« Repentir » est le mot que l’on donne en français à la techouva, et il trompe un peu : on y entend la honte, le remords, le sac et les cendres. Le mot hébreu dit autre chose. Techouva vient de la racine chouv, « revenir » : on s’était éloigné, on revient. Que faut-il faire pour que ce retour soit valable ? Y a-t-il des fautes impardonnables ? Que change Yom Kippour ? Cet article répond à partir de la Torah, des prophètes, de la Michna, du Talmud, de Maïmonide et du Choulhan Aroukh, en distinguant la loi (halakha) de la lecture morale et mystique, et en signalant les usages ashkénazes et séfarades.
La techouva est une mitsva de la Torah (Ramban sur Devarim 30, 11) dont Maïmonide fixe le cœur en quatre gestes : abandonner la faute, la regretter, décider de ne plus la commettre, et la confesser devant D’ (Rambam, Hilkhot Techouva 1, 1 ; 2, 2). Quand la faute touche autrui, il faut en plus réparer et obtenir son pardon (Michna Yoma 8, 9). Elle est ouverte à tous, à toute heure et jusqu’au dernier jour de la vie ; les dix jours qui séparent Roch Hachana de Yom Kippour sont le moment où elle est la plus « proche » (Rambam, Hilkhot Techouva 2, 6). Elle n’est pas magique : on ne peut pas décider de fauter en comptant sur Kippour (Michna Yoma 8, 9). Mais aucune faute ne ferme la porte à celui qui revient (Rambam, Hilkhot Techouva 4, 6).
1. Un mot, une mitsva : ce que dit la Torah
La Torah ne définit pas la techouva en un seul lieu ; elle l’inscrit dans plusieurs scènes. La plus célèbre est la fin du grand discours de Moché, quand il annonce l’exil et le retour :
« Quand toutes ces choses t’arriveront, la bénédiction et la malédiction que j’ai placées devant toi, tu les prendras à cœur parmi toutes les nations où l’Éternel ton D’ t’aura dispersé ; et tu reviendras (veshavta) jusqu’à l’Éternel ton D’, et tu écouteras sa voix (…) alors l’Éternel ton D’ rétablira ton sort et aura compassion de toi. »
(Devarim 30, 1-3) — וְהָיָה֩ כִֽי־יָבֹ֨אוּ עָלֶ֜יךָ כׇּל־הַדְּבָרִ֣ים הָאֵ֗לֶּה הַבְּרָכָה֙ וְהַקְּלָלָ֔ה אֲשֶׁ֥ר נָתַ֖תִּי לְפָנֶ֑יךָ וַהֲשֵׁבֹתָ֙ אֶל־לְבָבֶ֔ךָ בְּכׇ֨ל־הַגּוֹיִ֔ם אֲשֶׁ֧ר הִדִּיחֲךָ֛ ה׳ אֱלֹהֶ֖יךָ שָֽׁמָּה׃ וְשַׁבְתָּ֞ עַד־ה׳ אֱלֹהֶ֙יךָ֙ וְשָׁמַעְתָּ֣ בְקֹל֔וֹ כְּכֹ֛ל אֲשֶׁר־אָנֹכִ֥י מְצַוְּךָ֖ הַיּ֑וֹם אַתָּ֣ה וּבָנֶ֔יךָ בְּכׇל־לְבָבְךָ֖ וּבְכׇל־נַפְשֶֽׁךָ׃ וְשָׁ֨ב ה׳ אֱלֹהֶ֛יךָ אֶת־שְׁבוּתְךָ֖ וְרִחֲמֶ֑ךָ וְשָׁ֗ב וְקִבֶּצְךָ֙ מִכׇּל־הָ֣עַמִּ֔ים אֲשֶׁ֧ר הֱפִֽיצְךָ֛ ה׳ אֱלֹהֶ֖יךָ שָֽׁמָּה׃
Le verbe est au cœur du passage : « tu reviendras » (30, 2), puis « Il reviendra » (30, 3), D’ revenant à son tour vers celui qui revient. La Torah en donne aussi la dimension concrète. Celui qui a fauté « confessera sa faute » (Vayikra 5, 5) ; celui qui a fait tort à autrui « confessera sa faute, restituera le principal et y ajoutera un cinquième » (Bamidbar 5, 6-7). C’est de ce dernier verset que Maïmonide déduit la mitsva de la confession (vidouy) : « Toute mitsva de la Torah, positive ou négative, si un homme en transgresse une, volontairement ou par erreur, quand il fait techouva et revient de sa faute, il est tenu de se confesser devant D’ » (Rambam, Hilkhot Techouva 1, 1).
Une mitsva proche de nous
Le Ramban voit dans la techouva davantage qu’une conséquence : un commandement explicite. À propos du verset « Car cette mitsva que je te commande aujourd’hui n’est pas trop difficile pour toi, ni lointaine » (Devarim 30, 11), il écrit que « cette mitsva » désigne la techouva mentionnée juste avant, car « Et tu reviendras à ton cœur » et « Et tu reviendras jusqu’à l’Éternel » constituent un commandement :
« Mais “cette mitsva” se rapporte à la techouva mentionnée : “Et tu reviendras à ton cœur” (Devarim 30, 1), “Et tu reviendras jusqu’à l’Éternel ton D’” (30, 2) : c’est une mitsva qu’Il nous ordonne d’accomplir ainsi. »
(Ramban sur Devarim 30, 11) — אֲבָל הַמִּצְוָה הַזֹּאת, עַל הַתְּשׁוּבָה הַנִּזְכֶּרֶת, כִּי וַהֲשֵׁבֹתָ אֶל לְבָבֶךָ (דברים ל’:א’) וְשַׁבְתָּ עַד ה’ אֱלֹהֶיךָ (דברים ל’:ב’), מִצְוָה שֶׁיְּצַוֶּה אוֹתָנוּ לַעֲשׂוֹת כֵּן.
Et le verset qui suit enlève l’excuse : « Elle n’est pas au ciel (…) elle est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour l’accomplir » (Devarim 30, 12-14). Le Ramban explique : on peut être « au bout du ciel » et sous la main des peuples, et pourtant revenir ; ce qui est « dans la bouche et dans le cœur », c’est la confession des lèvres et le retour du cœur (Ramban sur Devarim 30, 11). Quelques versets plus haut, la Torah décrit même une aide divine : « L’Éternel ton D’ circoncira ton cœur » (Devarim 30, 6). Rabbénou Yona y lit la promesse que D’ aide ceux qui reviennent, même quand leur nature ne leur permet pas d’atteindre l’amour de D’ (Rabbénou Yona, Chaaré Techouva 1, 1).
2. Les prophètes : « Je ne désire pas la mort du fauteur »
C’est chez les prophètes que le thème de la techouva devient un appel. Le texte central est celui de Yehezkel :
« Dis-leur : Par ma vie, parole de l’Éternel D’, je ne désire pas la mort du méchant, mais que le méchant revienne de sa voie et vive. Revenez, revenez de vos mauvaises voies ; pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ? »
(Yehezkel 33, 11) — אֱמֹ֨ר אֲלֵיהֶ֜ם חַי־אָ֣נִי ׀ נְאֻ֣ם ׀ אֲדֹנָ֣י ה׳ אִם־אֶחְפֹּץ֙ בְּמ֣וֹת הָרָשָׁ֔ע כִּ֣י אִם־בְּשׁ֥וּב רָשָׁ֛ע מִדַּרְכּ֖וֹ וְחָיָ֑ה שׁ֣וּבוּ שׁ֜וּבוּ מִדַּרְכֵיכֶ֧ם הָרָעִ֛ים וְלָ֥מָּה תָמ֖וּתוּ בֵּ֥ית יִשְׂרָאֵֽל׃
Même idée en Yehezkel 18, 21-23 et 18, 32 : le méchant qui revient « vivra, il ne mourra pas ; toutes ses fautes ne seront pas rappelées ». Hoshéa donne une consigne concrète : « Prenez avec vous des paroles et revenez à l’Éternel ; dites-lui : pardonne toute faute » (Hoshéa 14, 2-3). Yoël demande une rupture intérieure : « Déchirez vos cœurs et non vos vêtements » (Yoël 2, 12-13). Yeshayahou : « Que le méchant abandonne sa voie (…) qu’il revienne vers l’Éternel, qui aura pitié de lui » (Yeshayahou 55, 7). Malakhi : « Revenez à moi et je reviendrai à vous » (Malakhi 3, 7).
Le livre de Yona montre la techouva à l’œuvre : les habitants de Ninive reviennent de leurs mauvaises voies et le décret est annulé (Yona 3, 10). Les Sages en font une leçon de vie. Dans la liturgie des jeûnes, l’ancien de la communauté dit au peuple : « Mes frères, il n’est pas dit des gens de Ninive : “D’ vit leur sac et leur jeûne”, mais : “D’ vit leurs actes, car ils étaient revenus de leur mauvaise voie” » (Michna Taanit 2, 1). La techouva se juge aux actes.
3. Que faut-il faire ? La définition de Maïmonide
Les Sages ont beaucoup parlé de techouva ; c’est le Rambam qui a mis l’ensemble en ordre dans ses Hilkhot Techouva, les « Lois du repentir », dix chapitres du Michné Torah.
« Qu’est-ce que la techouva ? Que le fauteur abandonne sa faute, l’ôte de sa pensée et décide dans son cœur de ne plus la commettre, car il est dit : “Que le méchant abandonne sa voie” (Yeshayahou 55, 7). Il doit aussi regretter le passé, car il est dit : “Après mon retour, j’ai regretté” (Yirmeyahou 31, 19). Que Celui qui connaît les secrets témoigne qu’il ne reviendra plus jamais à cette faute, car il est dit : “Nous ne dirons plus : notre D’ ! à l’œuvre de nos mains” (Hoshéa 14, 4). Et il doit se confesser par ses lèvres et dire ces choses qu’il a décidées dans son cœur. »
(Rambam, Hilkhot Techouva 2, 2) — וּמַה הִיא הַתְּשׁוּבָה. הוּא שֶׁיַּעֲזֹב הַחוֹטֵא חֶטְאוֹ וִיסִירוֹ מִמַּחֲשַׁבְתּוֹ וְיִגְמֹר בְּלִבּוֹ שֶׁלֹּא יַעֲשֵׂהוּ עוֹד שֶׁנֶּאֱמַר (ישעיה נה ז) « יַעֲזֹב רָשָׁע דַּרְכּוֹ » וְגוֹ’. וְכֵן יִתְנַחֵם עַל שֶׁעָבַר שֶׁנֶּאֱמַר (ירמיה לא יט) « כִּי אַחֲרֵי שׁוּבִי נִחַמְתִּי ». וְיָעִיד עָלָיו יוֹדֵעַ תַּעֲלוּמוֹת שֶׁלֹּא יָשׁוּב לְזֶה הַחֵטְא לְעוֹלָם שֶׁנֶּאֱמַר (הושע יד ד) « וְלֹא נֹאמַר עוֹד אֱלֹהֵינוּ לְמַעֲשֵׂה יָדֵינוּ » וְגוֹ’. וְצָרִיךְ לְהִתְוַדּוֹת בִּשְׂפָתָיו וְלוֹמַר עִנְיָנוֹת אֵלּוּ שֶׁגָּמַר בְּלִבּוֹ:
D’où quatre composantes classiques : l’abandon de la faute (azivat hahet), le regret (harata), la confession (vidouy) et la décision pour l’avenir (kabbala leatid). Le Rambam donne même la formule du vidouy : « De grâce, Hachem, j’ai fauté, j’ai commis le mal, j’ai transgressé devant Toi, et j’ai fait telle et telle chose ; voici que je regrette et que j’ai honte de mes actes, et jamais je ne reviendrai à cela » (Hilkhot Techouva 1, 1). Il exige aussi que la confession ne soit pas un rite creux : celui qui se confesse sans avoir décidé d’abandonner « ressemble à celui qui s’immerge en tenant un reptile : l’immersion ne lui sert à rien tant qu’il ne l’a pas jeté » (2, 3). L’image, tirée des lois de pureté, est frappante (voir l’article sur le mikvé).
La techouva complète
Le Rambam distingue une techouva « complète » (gmura), celle de l’homme qui, retrouvant la même occasion, dans les mêmes conditions et avec la même capacité de faire, s’abstient, « non par peur ni par faiblesse » mais en raison de sa techouva (Hilkhot Techouva 2, 1). Il ne réserve pourtant pas la techouva aux seuls forts : celui qui ne revient qu’à l’âge de la vieillesse, quand il ne peut plus faire ce qu’il faisait, « bien que ce ne soit pas la techouva la plus haute, elle lui est utile et il est un baal techouva » ; et même celui qui a fauté toute sa vie et fait techouva le jour de sa mort, « toutes ses fautes lui sont pardonnées » (2, 1).
Les moyens du retour
Le Rambam énumère aussi des « voies » de la techouva : crier devant D’ avec larmes et supplications, faire la tsedaka selon ses moyens, s’éloigner de l’objet de la faute, changer de nom (c’est-à-dire dire « je suis un autre, je ne suis plus l’homme qui a fait cela »), changer ses actes, voire s’exiler, car l’exil rend humble (Hilkhot Techouva 2, 4). Le Talmud connaît une liste voisine : « Quatre choses déchirent le décret d’un homme : la tsedaka, le cri, le changement de nom et le changement d’actes » (Talmud de Babylone, Roch Hachana 16b, Rabbi Its’hak).
Quelles fautes ? Même les « défauts de caractère »
La techouva ne concerne pas seulement les fautes visibles. Le Rambam écrit : « Ne dis pas que la techouva ne vaut que pour les fautes d’action, comme l’adultère, le vol ou la rapine. De même qu’il faut revenir de celles-ci, on doit chercher ses mauvaises dispositions et revenir de la colère, de la haine, de la jalousie, de la raillerie, de la course à l’argent, aux honneurs, à la table… » (Hilkhot Techouva 7, 3). Il ajoute que ces fautes sont plus difficiles à quitter que celles qui s’accomplissent en actes, car on y est plongé. La techouva est donc un travail sur soi autant qu’une réparation d’actes.
4. Entre l’homme et son prochain : réparer, puis demander pardon
La techouva n’efface pas les torts faits à autrui. La Michna le dit en toutes lettres :
« Pour les fautes entre l’homme et le Lieu (D’), Yom Kippour expie ; pour les fautes entre l’homme et son prochain, Yom Kippour n’expie pas jusqu’à ce qu’il ait apaisé son prochain. »
(Michna Yoma 8, 9) — עֲבֵרוֹת שֶׁבֵּין אָדָם לַמָּקוֹם, יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר. עֲבֵרוֹת שֶׁבֵּין אָדָם לַחֲבֵרוֹ, אֵין יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, עַד שֶׁיְּרַצֶּה אֶת חֲבֵרוֹ.
Le Rambam décline l’exigence : celui qui a fait du tort à un autre n’est pardonné qu’après avoir rendu ce qu’il doit et l’avoir apaisé ; même si l’offense n’était que de paroles, il faut aller le trouver jusqu’à ce qu’il pardonne. Si la personne refuse, on vient avec trois personnes, puis une deuxième et une troisième fois ; si elle ne cède pas, on la laisse, « et c’est elle qui devient le fauteur » (Hilkhot Techouva 2, 9). Et inversement, celui qui reçoit la demande a le devoir de pardonner : « Il est interdit d’être cruel ; il faut être facile à apaiser et lent à se fâcher » (2, 10). Le Choulhan Aroukh reprend ces règles pour la veille de Yom Kippour (Ora’h ’Haïm 606, 1), et la Rema ajoute que celui qui pardonne ne doit pas être cruel, sauf s’il agit pour le bien du demandeur ; quant à celui à qui on a lancé une mauvaise réputation, il n’est pas tenu de pardonner.
Le Rambam signale un cas où l’aveu doit être public : l’aveu des torts commis envers un autre peut se faire devant tous, et l’orgueilleux qui « couvre ses fautes » n’a pas une techouva complète (« Celui qui cache ses fautes ne réussira pas », Mishlei 28, 13). En revanche, pour les fautes entre l’homme et D’, « il n’a pas à se faire connaître, et c’est même impudence que de les révéler » (Hilkhot Techouva 2, 5). La confession se fait donc à D’.
La Torah rattachait déjà les deux plans : celui qui fait tort à son prochain « commet une infidélité envers l’Éternel » (Bamidbar 5, 6). Réparer l’homme, c’est aussi revenir à D’.
5. Ce que la techouva obtient
Pardon, expiation : trois mots à ne pas confondre
La tradition distingue la techouva (le mouvement de retour), le pardon (seliha) et l’expiation (kappara). La Michna dit que la techouva expie les fautes légères, positives ou négatives, et qu’elle « suspend » le châtiment des fautes graves jusqu’à ce que Yom Kippour expie (Michna Yoma 8, 8). Le Rambam précise les degrés : pour une faute positive sans karet, le fauteur repentant « ne bouge pas de là avant d’être pardonné » ; pour une interdiction sans karet ni peine de mort par le tribunal, la techouva suspend et Yom Kippour expie ; pour les fautes passibles de karet ou de mort par le tribunal, techouva et Kippour suspendent, et les souffrances achèvent l’expiation ; et pour celui qui a profané le Nom de D’, la mort seule achève l’expiation (Hilkhot Techouva 1, 4). Ce texte décrit des degrés d’expiation, non des portes fermées : le paragraphe suivant le montre.
Les portes ne sont jamais fermées
Rabbénou Yona ouvre son traité par cette phrase : même si les fauteurs ont multiplié les transgressions, « Il ne leur a pas fermé les portes de la techouva » (Chaaré Techouva 1, 1, citant Yirmeyahou 3, 22). Le Rambam consacre un chapitre (le 4) aux vingt-quatre choses qui « retiennent » la techouva : ne pas se joindre à la communauté, mépriser les maîtres, haïr les reproches, entraîner la foule à fauter, etc. Mais il conclut : « Toutes ces choses, même si elles retiennent la techouva, ne l’empêchent pas : si l’homme fait techouva de celles-ci, il est un baal techouva et il a part au monde à venir » (Hilkhot Techouva 4, 6).
« Là où se tiennent les baalé techouva »
Les Sages vont plus loin que le pardon. Rabbi Abahou enseigne :
« Là où se tiennent les baalé techouva (ceux qui sont revenus), les justes parfaits ne peuvent se tenir. »
(Talmud de Babylone, Berakhot 34b, Rabbi Abahou) — מָקוֹם שֶׁבַּעֲלֵי תְשׁוּבָה עוֹמְדִין — צַדִּיקִים גְּמוּרִים אֵינָם עוֹמְדִין,
Le Talmud note qu’il y a un avis opposé (Rabbi Yo’hanan, qui réserve les prophéties de consolation aux baalé techouva et dit des justes parfaits « nul œil n’a vu, ô D’, hors de Toi ») ; la discussion est reprise en Sanhédrin 99a. Le Rambam retient la lecture la plus audacieuse : le baal techouva ne doit pas se croire éloigné des justes, il est « aimé et désirable devant le Créateur comme s’il n’avait jamais fauté » et sa récompense est plus grande, puisqu’il a goûté la faute et l’a vaincue (Hilkhot Techouva 7, 4). Il ajoute : « Hier il était haï, abominé, éloigné ; aujourd’hui il est aimé, désirable, proche, ami » (7, 6). Interdit aussi de lui rappeler ses actes passés : c’est une offense verbale (7, 8, d’après Vayikra 25, 17).
Par crainte ou par amour
Rabbi Lévi dit : « Grande est la techouva, car elle atteint jusqu’au Trône de gloire » (Talmud de Babylone, Yoma 86a). Le Talmud distingue ensuite deux qualités de techouva. Reich Lakich : « Grande est la techouva, car les fautes volontaires deviennent pour lui des fautes involontaires » ; mais ailleurs il dit que « les fautes volontaires deviennent des mérites » ; la contradiction se résout ainsi : « ici par amour, ici par crainte » (Talmud de Babylone, Yoma 86b). Autrement dit : revenir par crainte du châtiment, c’est déjà transformer le tort en simple faux pas ; revenir par amour, c’est le transformer en mérite, car la faute devient ce qui nous a fait grandir. Le Rambam fait de l’amour le sommet de la voie : il n’est pas juste de servir D’ pour recevoir les bénédictions ou échapper aux malédictions (Hilkhot Techouva 10, 1 ; 10, 3).
Un exemple du Talmud
Le Talmud raconte Rabbi Elazar ben Dordaïa, qui n’avait « laissé aucune prostituée au monde sans avoir été avec elle ». Une femme lui dit que, comme son souffle ne reviendrait pas à sa place, sa techouva ne serait pas acceptée. Il supplia les montagnes, les cieux, le soleil, les étoiles d’intercéder ; chacun répondit qu’il devait d’abord prier pour soi. Il comprit alors : « La chose ne dépend que de moi », pleura jusqu’à ce que son âme sorte, et une voix céleste dit : « Rabbi Elazar ben Dordaïa est destiné à la vie du monde à venir » (Talmud de Babylone, Avoda Zara 17a).

6. La techouva n’est pas magique
Certaines idées reçues doivent être corrigées d’emblée. La Michna est nette :
« Celui qui dit : je fauterai et je ferai techouva, je fauterai et je ferai techouva, on ne lui donne pas les moyens de faire techouva. Je fauterai et Yom Kippour expiera, Yom Kippour n’expie pas. »
(Michna Yoma 8, 9) — הָאוֹמֵר, אֶחֱטָא וְאָשׁוּב, אֶחֱטָא וְאָשׁוּב, אֵין מַסְפִּיקִין בְּיָדוֹ לַעֲשׂוֹת תְּשׁוּבָה. אֶחֱטָא וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, אֵין יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר.
Le Talmud rapporte une opinion plus indulgente, celle de Rabbi (Yéhouda Hanassi), selon laquelle Yom Kippour expie même sans techouva, sauf pour trois cas (celui qui rejette le joug, celui qui « découvre le visage » à l’égard de la Torah et celui qui annule la circoncision) ; la discussion conclut que, même dans ce cas, la techouva « a besoin » de Kippour, alors que Kippour n’a pas toujours besoin de techouva (Talmud de Babylone, Yoma 85b). Le Rambam retient que Kippour expie pour ceux qui reviennent (Hilkhot Techouva 1, 3).
Rabbénou Yona, de son côté, avertit que celui qui retarde sa techouva alourdit sa faute : à chaque jour de retard son châtiment s’aggrave, car il sait qu’il a un refuge et n’y court pas ; celui qui répète la même faute s’habitue à la tenir pour permise, ce qui rend le retour plus difficile (Chaaré Techouva 1, 2 ; 1, 5). On voit que la tradition ne méprise pas la fragilité : elle demande de travailler, pas de devenir parfait d’un coup.
7. Quand revenir ? Toute l’année, et surtout les jours redoutables
Tous les jours. « Reviens un jour avant ta mort », dit Rabbi Eliézer (Pirké Avot 2, 10). Ses élèves lui demandent : « Mais l’homme sait-il quel jour il mourra ? » Il répond : « Raison de plus, qu’il revienne aujourd’hui, de peur de mourir demain, et il passera ainsi toute sa vie en techouva » (Talmud de Babylone, Chabbat 153a). Le Rambam le reprend : « Que l’homme se voie toujours comme près de mourir » (Hilkhot Techouva 7, 2). Et : « Même si la techouva et le cri sont toujours bons, durant les dix jours entre Roch Hachana et Yom Kippour elle est excellente et acceptée immédiatement, comme il est écrit : “Cherchez l’Éternel quand Il se trouve” » (Yeshayahou 55, 6 ; Hilkhot Techouva 2, 6). Le Talmud précise : le verset parle de l’individu ; la communauté, elle, est exaucée chaque fois qu’elle crie (Roch Hachana 18a).
Elloul. Le mois qui précède est le temps de préparation. Les Séfarades se lèvent à l’aube pour les seli’hot (prières de supplication) à partir de Roch ’Hodech Elloul jusqu’à Yom Kippour ; les Ashkénazes ne commencent les seli’hot que le dimanche qui précède Roch Hachana (ou celui de la semaine précédente si Roch Hachana tombe un lundi ou un mardi) et sonnent du chofar après l’office du matin depuis Roch ’Hodech (Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 581, 1, et glose de la Rema). Les seli’hot reprennent les attributs de miséricorde de Chemot 34, 6-7, dont le Talmud dit que D’ s’est enveloppé comme un officiant et a montré à Moché l’ordre de la prière : « Chaque fois qu’Israël fautera, qu’ils agissent devant moi selon cet ordre et je leur pardonnerai » (Roch Hachana 17b).
Roch Hachana. Trois livres sont ouverts : celui des justes parfaits (inscrits et scellés pour la vie), celui des méchants parfaits (pour la mort) et celui des moyens, « suspendus de Roch Hachana à Yom Kippour » (Roch Hachana 16b, Rabbi Yo’hanan). Le chofar y est un réveil : « Réveillez-vous, dormeurs, de votre sommeil ! Examinez vos actes, revenez en techouva et souvenez-vous de votre Créateur » (Rambam, Hilkhot Techouva 3, 4). Le Rambam ajoute que chacun doit se voir « comme à moitié coupable, à moitié innocent », si bien qu’un seul acte peut faire pencher la balance (3, 4 ; Talmud de Babylone, Kiddouchin 40b).
Les dix jours et Kippour. La Rema écrit que chacun doit, durant ces jours, « fouiller ses actes et en revenir », et qu’une faute douteuse demande plus de techouva qu’une faute certaine, car le regret est plus fort quand on sait qu’on a fauté (Ora’h ’Haïm 603, 1). La veille de Kippour, à Min’ha, on dit le vidouy avant le repas qui précède le jeûne (Ora’h ’Haïm 607, 1) ; et le même vidouy se redit chaque année, même quand on est resté dans sa techouva : « Ma faute est toujours devant moi » (Tehilim 51, 5 ; Rambam 2, 8).
Usages qui divergent. Deux coutumes de ces jours divisent les décisionnaires. Les kapparot, rite de la veille de Kippour où l’on fait tourner un coq au-dessus de la tête : le Choulhan Aroukh écrit que « il faut empêcher cet usage », tandis que la Rema répond que beaucoup de décisionnaires l’ont rapporté, qu’il est suivi « dans ces pays » et qu’il ne faut pas le changer, en recommandant de donner la valeur de la volaille aux pauvres (Ora’h ’Haïm 605, 1). Le tashlikh, rite de Roch Hachana où l’on va près de l’eau dire le verset « Tu jetteras au fond des mers tous leurs péchés » (Mikha 7, 19), est rapporté dans la glose de la Rema (Ora’h ’Haïm 583, 2). En cas de doute, on suit la coutume de sa communauté.
8. Avant le monde, ou à l’œuvre dans l’histoire
Une techouva préexistante. Une tradition talmudique fait de la techouva l’une des sept réalités créées avant le monde : « Sept choses ont été créées avant le monde : la Torah, la techouva, le jardin d’Éden, la guéhenne, le trône de gloire, le Temple et le nom du Machia’h » (Talmud de Babylone, Pessa’him 54a, avec les versets Tehilim 90, 2-3 : « Avant que les montagnes soient nées (…) Tu fais revenir l’homme à la poussière et Tu dis : revenez, fils d’Adam »). Le sens est profond : la possibilité de se reprendre n’est pas une rustine ajoutée après la faute ; elle est dans le projet de la création.
Le premier repentant ? Un midrach raconte que Adam rencontra Caïn, qui sortait de son jugement. « Comment s’est passé ton jugement ? » « J’ai fait techouva et j’ai été arrangé. » Adam se frappa le visage : « Telle est la force de la techouva et je ne le savais pas ! » et il récita aussitôt « Mizmor chir leyom hachabbat » (Bereshit Raba 22, 13). C’est une aggada (récit moral), non une halakha.
Lectures de penseurs. Le Rav Kook a consacré à la techouva un recueil de réflexions, Orot HaTechouva. Le Tanya ’hassidique consacre sa quatrième partie à la techouva (Iguéret HaTechouva), et le Rav Soloveitchik a laissé des discours réunis par Pinhas Peli (Soloveitchik on Repentance). Nous ne les citons que comme pistes : la halakha ne dépend pas d’eux.
Les 974 générations. Le Talmud rapporte, au nom de Rabbi Chimon Ha’hassid, que 974 générations « furent écourtées » avant d’être créées (’Haguiga 13b ; voir Zeva’him 116a). Le Rav Benizri s’en sert pour dire que l’imperfection est inscrite dans la création, et que la techouva devait donc la précéder (voir plus bas).
9. Un peu d’histoire
Du Temple à la techouva seule. Au temps du Temple, Yom Kippour comportait un service que décrit la Torah : le grand-prêtre confessait les fautes d’Israël sur le bouc émissaire (Vayikra 16, 21). Le Rambam rappelle que le bouc émissaire expiait pour toutes les fautes de la Torah, mais seulement pour ceux qui avaient fait techouva (Hilkhot Techouva 1, 2). Après la destruction : « À notre époque, quand le Temple n’existe plus et que nous n’avons pas d’autel d’expiation, il ne reste que la techouva. La techouva expie toutes les fautes » (Hilkhot Techouva 1, 3). Le retour et la prière prennent ainsi la place du sacrifice.
10. Ce qu’enseigne le Rav Raphaël Benizri
Le Rav Raphaël Benizri revient souvent sur la techouva dans ses cours d’Elloul, de Yom Kippour et de la parasha. Ce qui suit est tiré de ces cours oraux publiés sur ce site.
- Un retour à trois niveaux. Dans Elloul : retrouver ses sources, le Rav explique que « les dix jours de techouva ne durent que dix jours ; leur préparation, elle, demande un mois entier ». Le retour se vérifie à trois niveaux : envers soi (se défaire des « enveloppes » de la mode et du conformisme pour retrouver ce qui nous caractérise), envers le Créateur (par la prière) et envers le prochain, en qui une parcelle de lumière a été déposée comme en moi. Il distingue aussi deux qualités de pardon : être pardonné et ne plus rien se voir confier, ou être pardonné et recevoir la possibilité de s’affirmer davantage ; c’est à cette techouva-là, dit-il, que nous aspirons.
- La techouva précède le monde. Dans Bereshit : le commencement de la Création, il range la techouva parmi les éléments conçus avant la création : l’homme ne devait pas être condamné à perpétuité par ses fautes. Il y rapporte le midrach d’Adam et de Caïn (Bereshit Raba 22, 13), et note que le mot Chabbat contient le verbe chouv, « revenir ».
- Quatre réponses à la faute. Dans Yom Kippour : le livre de Yona et la techouva, il ouvre par le midrach où l’on demande à la Sagesse, à la Prophétie, à la Torah puis à D’ lui-même le sort du fauteur ; seul D’ répond : « qu’il fasse techouva et il sera pardonné » (voir Talmud de Jérusalem, Makkot 2, 6). La techouva n’a rien de magique, souligne-t-il : la vie continue le lendemain de Kippour, et la techouva véritable consiste à choisir une faiblesse précise et à décider de ne pas y céder.
- Du couple au père et au fils. Dans Elloul : le rôle de l’homme, Roch Hachana est la relation d’un couple qu’on prépare, Yom Kippour celle d’un père à son fils (« kerahem av al banim », Tehilim 103, 13) ; la techouva est l’impulsion qui monte « d’en bas ».
- Péché et repentir, deux faits de l’homme. Dans Chavouot : la fête des serments, le Rav observe que ni le péché ni le repentir n’étaient prévus dans la création ; le roi David donne au repentir son éclat particulier.
Ces lectures sont celles du Rav ; elles prolongent les sources sans les remplacer.
11. Idées reçues sur la techouva
« La techouva, c’est devenir pratiquant. » Non : la techouva concerne tout homme, y compris celui qui observe tout. Le Rambam demande à chacun de chercher ses mauvaises dispositions (colère, jalousie, orgueil) et d’en revenir (Hilkhot Techouva 7, 3). Le terme de « baal techouva » désigne celui qui est revenu d’une faute, il ne désigne pas une catégorie sociologique.
« Yom Kippour efface tout automatiquement. » Non : il faut la techouva, et pour les torts envers autrui il faut d’abord apaiser la personne (Michna Yoma 8, 9 ; Rambam, Hilkhot Techouva 2, 9).
« Certaines fautes sont impardonnables. » Non : le Rambam reconnaît des degrés d’expiation (1, 4) et des obstacles à la techouva (chapitre 4), mais conclut que ces obstacles « n’empêchent pas » le retour (4, 6). Rabbénou Yona dit que D’ « n’a pas fermé les portes de la techouva » (Chaaré Techouva 1, 1).
« Il faut passer par un intermédiaire. » La Torah demande de se confesser « devant D’ » (Rambam, Hilkhot Techouva 1, 1 ; Hoshéa 14, 3 : « Prenez avec vous des paroles »). Rabbi Akiva dit : « Devant qui vous purifiez-vous, et qui vous purifie ? Votre Père qui est aux cieux » (Michna Yoma 8, 9). Pour la réparation envers autrui, en revanche, c’est avec la personne lésée qu’il faut se réconcilier.
12. Questions fréquentes sur la techouva
Quelles sont les étapes de la techouva ?
Selon le Rambam : abandonner la faute, la regretter, décider de ne plus la commettre et la confesser devant D’ à voix haute (Hilkhot Techouva 1, 1 ; 2, 2). S’il y a un tort envers autrui, on y ajoute la réparation et la demande de pardon (2, 9).
Comment demander pardon à quelqu’un qu’on a blessé ?
On va le trouver, on répare ce qui peut l’être et on demande pardon, même pour une offense de paroles. S’il refuse, on revient accompagné de trois personnes, jusqu’à trois fois (Rambam 2, 9 ; Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 606, 1). Au-delà, on n’est plus tenu de le solliciter, mais la Rema recommande de dire devant dix personnes qu’on a demandé pardon.
Faut-il se confesser à un rabbin ?
Non. Le vidouy est une confession devant D’ (Rambam 1, 1) ; pour les fautes entre l’homme et D’, il n’y a pas à les révéler (2, 5). On peut en revanche demander conseil à un rabbin pour savoir comment réparer ou quelle conduite adopter.
Que faire si l’on retombe dans la même faute ?
Rabbénou Yona distingue la chute isolée de la faute répétée, devenue « permise » à ses yeux, qui rend la techouva plus difficile mais ne la ferme pas (Chaaré Techouva 1, 5-6). Le Rambam décrit la techouva complète comme la capacité de s’abstenir quand l’occasion se représente (2, 1). Retomber n’empêche pas de revenir de nouveau.
Pour aller plus loin
- Yom Kippour : le sens du jour du Grand Pardon
- Roch Hachana : le sens du Nouvel An juif
- Le mois d’Elloul : le temps de l’introspection
- Yom Kippour : le livre de Yona et la techouva (Rav Benizri)
- Elloul : retrouver ses sources (Rav Benizri)
- Roch Hachana et le chofar
- La tsedaka
- Le yétser hara, le penchant au mal
- Le mikvé
Sources et références (36)
- Chemot 34, 6-7
- Vayikra 5, 5 ; 16, 21 ; 25, 17
- Bamidbar 5, 6-7
- Devarim 30, 1-3 ; 30, 6 ; 30, 11-14
- Yeshayahou 55, 6-7
- Yirmeyahou 3, 22 ; 31, 19
- Yehezkel 18, 21-23 ; 18, 32 ; 33, 11
- Hoshéa 14, 2-4
- Yoël 2, 12-13
- Yona 3, 10
- Mikha 7, 19
- Malakhi 3, 7
- Tehilim 51, 5 ; 90, 2-3 ; 103, 13
- Mishlei 28, 13
- Michna Yoma 8, 8-9
- Michna Taanit 2, 1
- Pirké Avot 2, 10
- Talmud de Babylone, Yoma 85b ; 86a-b
- Talmud de Babylone, Roch Hachana 16b ; 17b ; 18a
- Talmud de Babylone, Berakhot 34b
- Talmud de Babylone, Sanhédrin 99a
- Talmud de Babylone, Kiddouchin 40b
- Talmud de Babylone, Chabbat 153a
- Talmud de Babylone, Pessa’him 54a
- Talmud de Babylone, Avoda Zara 17a
- Talmud de Babylone, ’Haguiga 13b ; Zeva’him 116a
- Talmud de Jérusalem, Makkot 2, 6
- Bereshit Raba 22, 13
- Ramban sur Devarim 30, 11
- Rambam, Michné Torah, Hilkhot Techouva 1, 1-4 ; 2, 1-6 ; 2, 8-10 ; 3, 4 ; 4, 1-2 ; 4, 6 ; 5, 1 ; 7, 2-8 ; 10, 1 ; 10, 3
- Rabbénou Yona de Gérone, Chaaré Techouva, porte 1
- Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 581, 1 ; 583, 2 ; 603, 1 ; 605, 1 ; 606, 1 ; 607, 1 (avec les gloses de la Rema)
- Rav Avraham Its’hak Hacohen Kook, Orot HaTechouva
- Tanya (Rabbi Chnéour Zalman de Liadi), quatrième partie, Iguéret HaTechouva
- Pinchas H. Peli, Soloveitchik on Repentance: The Thought and Oral Discourses of Rabbi Joseph B. Soloveitchik, Paulist Press, 1984
- Cours du Rav Raphaël Benizri : Elloul : retrouver ses sources ; Bereshit : le commencement de la Création ; Yom Kippour : le livre de Yona et la techouva ; Elloul : le rôle de l’homme ; Chavouot : la fête des serments
Article de la rédaction de Pensées Juives. Les passages attribués au Rav Raphaël Benizri sont tirés de ses cours publiés sur ce site.

