Fêtes Juives

par le Rav Raphaël Benizri

Je veux partir à la découverte de …

Famille réunie autour de la table de Roch Hachana
Rosh Hashana

Rosh Hashana

Le Nouvel An

Paysage de montagne évoquant le mont Sinaï à Chavouot
Chavouot

Chavouot

Le Don de la Torah

Scène de l'Égypte ancienne évoquant la sortie d'Égypte à Pessah
Pessah

Pessah

La Fête de la Liberté

Les Cohanim au service du Temple de Jérusalem
Yom Kippour

Yom Kippour

Le Grand Pardon

Famille allumant la hanoukkia autour de la table de Hanoucca
Hanoucca

Hanoucca

La Fête des Lumières

Fidèles en prière devant le Kotel pendant le mois d'Elloul
Eloul

Le mois d’Eloul

Le Mois de l’Introspection

Le 9 Av : illustration de la destruction du premier Temple de Jérusalem
Jours de Jeune

Les Jours de Jeune

Le Jeune, arme du souvenir

Cabanes de Souccot dressées dans un village
Souccot

Souccot

La Fête des Cabanes

Foule en costumes lors des réjouissances de Pourim
Souccot

Pourim

La Fête de la Joie

Champ de céréales évoquant le compte du Omer
Omer

Le mois d’Omer

Le Mois de la Préparation

Le calendrier juif n’est pas un simple découpage du temps. C’est une pédagogie. Chaque fête revient à date fixe pour retravailler en nous quelque chose de précis : le jugement à Roch Hachana, le pardon à Yom Kippour, la fragilité à Souccot, la liberté à Pessah, la réception à Chavouot. L’année n’avance pas en ligne droite — elle tourne, et à chaque tour elle repasse sur les mêmes points, un peu plus profondément.

Un temps qui enseigne

Les fêtes ne commémorent pas seulement des événements anciens. Elles réactivent une expérience. À Pessah, il ne s’agit pas de se souvenir que d’autres sont sortis d’Égypte : il s’agit de sortir soi-même de ce qui nous tient. À Souccot, il ne s’agit pas de se rappeler que nos ancêtres ont vécu sous des cabanes : il s’agit d’accepter, une semaine durant, de vivre sous un toit qui laisse passer les étoiles.

C’est pourquoi les mêmes fêtes ne produisent jamais le même effet d’une année sur l’autre. Elles trouvent chaque fois une personne différente.

L’automne : les jours redoutables

Le mois d’Elloul ouvre la marche et prépare le terrain. Viennent ensuite Roch Hachana, tête de l’année et jour de jugement ; les dix jours de retour sur soi ; puis Yom Kippour, où tout se resserre autour d’une seule question. Souccot referme la séquence en la retournant : après la gravité, la joie, et une maison de branchages pour rappeler que la sécurité ne vient pas des murs.

L’hiver et le printemps

Hanoucca et Pourim se répondent : deux fêtes de survie, l’une contre l’effacement culturel, l’autre contre l’anéantissement physique, l’une avec une lumière minuscule, l’autre avec un rire. Puis vient Pessah, la grande sortie, suivie des quarante-neuf jours du Omer qui conduisent à Chavouot et au don de la Torah. La liberté seule ne suffisait pas : il fallait ensuite recevoir quelque chose à en faire.

Les jours de jeûne

À côté des fêtes, quelques jours de jeûne tiennent la mémoire des destructions et des ruptures. Ils ne sont pas là pour entretenir la tristesse, mais pour empêcher l’oubli — et pour rappeler qu’une communauté qui se souvient de ses fractures est mieux armée pour les réparer.

Les cours réunis sur cette page prennent chaque fête une à une et cherchent, sous les usages, l’idée qui les porte.

À poursuivre

Roch Hachana, Pessah, Hanoucca, les jours de jeûne — et la parasha de la semaine.