Livret d’étude de ce cours
Un livret à imprimer : une question par page, la réponse du Rav, sa source, et une leçon à débattre en famille.
Chavouot est la seule fête du calendrier juif qui n’ait ni date propre, ni rite spectaculaire, ni objet à saisir. Elle n’est que l’aboutissement d’un compte : quarante-neuf jours patiemment égrenés depuis le lendemain de Pessah. C’est précisément cette absence de particularité que le Rav Raphaël Benizri prend ici comme point de départ.
Car si la fête ne donne rien à faire, c’est qu’elle demande à l’homme de se donner lui-même. Derrière le mot Chavouot, « les semaines », se cache un autre mot de même racine : chevoua, le serment. Cette première étude suit ce fil, du sept de la création au serment réciproque de D’ et d’Israël, jusqu’à la figure de David HaMelekh et à celle de Ruth la Moabite.
Ce que dit ce cours
La particularité de Chavouot, c’est de n’en avoir aucune. Aucun signe extérieur ne marque ce jour : ni matsa, ni soucca, ni chofar. Marquer ce jour ne peut donc se faire que par un engagement de soi — dans la réalité de soi, dans celle de la création et dans celle du Créateur. Ce qui pose aussitôt une question redoutable : qui pourrait, et qui devrait, donner la preuve de sa propre existence ?
Le temps se partage en deux moitiés égales : le plein jour et l’absence totale. Dans la vie comme dans l’histoire, ces deux phases alternent. Le jour, nous manifestons notre présence par la bonté et par le don de soi ; réduits aux ombres de la nuit, c’est notre foi seule qui atteste réellement de ce que nous sommes. Le peuple juif a connu les deux, et n’a jamais consenti à la nuit qu’on voudrait lui imposer.
Il existe quatre mouvements dans le temps : le jour, la semaine, le mois et l’année. Le jour est fixé par les six jours de la création et le septième. De même qu’il y a une structure de sept dans l’espace — les quatre points cardinaux, le ciel, la terre et le centre de gravité —, il y a sept points dans la structure du temps. Aucun n’est réductible à un autre : c’est l’ensemble qui fait l’unité, et cette unité est de sept.
La semaine est le seul temps qui ne dépende ni du soleil ni de la lune. Le mois est réglé par le cycle lunaire, l’année par le cycle de la nature. Le chavoua, lui, appartient à la création sans être commandé par aucun phénomène naturel. C’est un temps que l’homme tient de lui-même, un temps où l’on entreprend quelque chose et où on le mène à bonne fin, avant d’en commencer un autre.
Si nous bénissons chaque matin « chelo assani aved », c’est que chaque jour est une création nouvelle. Une fois par semaine, une fois par mois, une fois dans la vie suffirait à dire « il ne m’a pas fait esclave ». Mais je ne suis jamais la personne d’hier ni d’avant-hier : chaque jour, ma réalité diffère de celle de la veille, et l’affirmation de mon identité, de ma nature, de mon potentiel, n’est jamais égale à celle d’hier.
Le mois, à la différence du jour, c’est moi qui le consacre. Le jour s’impose indépendamment de ma volonté ; le mois, je le proclame. Il est un appel au renouveau que je ne subis pas mais que je réclame. Quant à l’année, elle s’achève avec ses malédictions et fait naître le besoin d’aspirer à autre chose, d’effacer et de refaire.
Ni le péché ni le repentir n’étaient prévus dans la création. Le péché est un fait de l’homme ; et s’il n’y a pas de péché, il n’y a pas de place pour le repentir. Le repentir est donc lui aussi une invention humaine, née d’un besoin intense — et c’est David HaMelekh qui lui a donné son éclat particulier. C’est un premier fil qui relie Chavouot au roi d’Israël.
La tradition a retenu « les semaines » plutôt que les prémices, la moisson ou même le don de la Torah. Yom HaBikourim, Hag HaKatsir, le jour de Matan Torah : aucun de ces noms ne s’est imposé. Ce qui a été retenu, c’est le décompte — les sept semaines qui séparent la sortie d’Égypte du cinquantième jour. Le nom de la fête est le nom d’un compte.
Le sept, cheva, a engendré chevoua : le serment. L’alliance conclue entre Abraham et Avimelekh le montre en toutes lettres : sept brebis sont dressées, et le lieu s’appelle Beer Cheva parce que les deux hommes y ont prêté serment. Chavouot ne serait donc pas seulement la fête des semaines, mais la fête des serments.
Deux serments se répondent ce jour-là. Celui de HaKadoch Baroukh Hou, qui s’engage à ne jamais échanger ce peuple contre un autre ; et celui d’Israël, qui s’engage à rester attaché à son Créateur par le biais de la Torah. Toute la question du cours est de comprendre ce que veut dire « rester attaché par le biais de la Torah ».
On ne dit pas « je jure » mais nichba, à la forme passive : je suis juré. Comme nichmar veut dire « je suis gardé », nichba dit que je suis mû par une vérité qui me précède. Je n’ai pas décidé de venir au monde : ma réalité propre ne m’appartient que dans la mesure où je veux bien la prendre en main. J’appartiens déjà à un serment donné — celui de la création, qui s’est fait sans moi.
Les anges de service se sont opposés à la création de l’homme, et HaKadoch Baroukh Hou a jeté la vérité par terre. Au nom de la vérité et de la coexistence, ils objectaient que l’homme n’est que mensonge et violence, et qu’en le créant D’ mettait son monde en péril. Le Hessed plaidait pour lui, le Din contre lui. D’ a jeté à terre son propre sceau et a créé l’homme : il voulait que la vérité ne soit pas imposée d’en haut, mais que ce soit l’homme qui l’extraie des ténèbres de ce monde.
C’est de là que naît la loi orale. La loi écrite ne bouge pas : elle est intransigeante, on ne peut pas y toucher. La loi orale, elle, se discute — c’est précisément le lieu où l’homme extrait la vérité. Chavouot est le jour où l’homme procède lui-même à sa propre création : il refuse de rester dans une création faite à son insu et se donne une réalité propre.
On ne compte pas l’Omer à partir du dimanche, mais au lendemain de Pessah. Si ce compte était lié à la création, il commencerait le premier jour de la semaine. Or il commence le lendemain de Pessah, quel que soit le jour où celui-ci tombe. C’est la preuve que la structure de notre temps est la nôtre, celle de la découverte de notre propre réalité.
La finalité ne se compte pas : elle est en dehors du décompte. Ce que je vise, c’est le kol, la totalité — et kol vaut vingt plus trente, soit cinquante. Le décompte des quarante-neuf jours mène au takhlit, au projet final, où j’intègre la Torah. Car la Torah est donnée ; reste à l’apprendre et à l’assumer, et c’est tout le secret de la fête.
Dans le réchit, dans les prémices, se trouve déjà tout le reste. Le reste n’est qu’une évolution de l’embryon. Le réchit ne se compte pas parce qu’il est une totalité en soi ; il ne fait qu’étaler ses composants. La Torah, Israël, la création, les bikourim sont tous appelés réchit — et ce qui importe le jour de Chavouot, c’est de se rattacher à ce commencement.
On ferme les yeux pour dire le Chéma parce qu’on en ressort avec une autre vision du monde. Avant le Chéma, nous avons une vision morcelée des éléments de la création, sans savoir les associer. Après, nous ouvrons les yeux sur un monde Ehad. Et Ehad ne veut pas dire « premier des chiffres » : le un est l’unification de tous les éléments, tous les autres nombres y sont inclus.
Le Chéma comporte deux phases, et la seconde interdit d’exclure quoi que ce soit. La première affirme la présence de D’ dans tout l’univers, qu’il se manifeste par la bonté ou par la rigueur : il est Ehad. La seconde, « béni soit à jamais son règne glorieux », enjoint de ne séparer aucun élément du règne. Le Rambam range en deuxième position ce commandement, et dissocier un élément quelconque de l’ensemble équivaut à une idolâtrie.
Le melekh n’est pas le mochel : l’un est élu, l’autre gouverne par la contrainte. Le mochel règne par la force, c’est la dictature. Le melekh, lui, est élu, et il est redevable de sa reconnaissance à ceux qui l’ont élu. Chavouot est le jour où nous reconnaissons notre roi, où nous nous reconnaissons en lui, et où nous faisons en sorte qu’aucun élément ne reste en dehors.
Chavouot est le jour de la naissance et de la mort de David HaMelekh. Nous ne connaissons pas le jour de sa naissance, mais celui de sa mort — et nous en déduisons l’autre, parce que la vie est un tout, un cycle entier de soixante-dix années allant d’une naissance à une seconde naissance. Ces soixante-dix années, David les tient d’Adam HaRichon, qui, voyant défiler les générations et découvrant que David n’aurait qu’une vie de trois heures, lui offrit soixante-dix ans des siennes.
David a occupé le trône de HaKadoch Baroukh Hou parce qu’il a rassemblé les brebis égarées. Tout son règne a consisté à ramener les éléments perdus. Et s’il prie, c’est que l’accès à la Torah demande une aide extraordinaire : sans que D’ nous accorde la sagesse et la capacité de comprendre, nous resterions longtemps imperméables à son enseignement.
Celui qui a dit de lui-même « je suis la prière », c’est David. Il a composé cinq livres qui font le pendant des cinq livres de la Torah : il en a assuré le complément. La prière est ce qui facilite l’accession à la Torah, et c’est par elle que se redécouvrent les secrets qu’une étude purement rigoureuse laisse fermés.
David vient de l’origine la plus répugnante, et c’était sa honte. Remontant son ascendance, il retrouve les filles de Loth, l’insolence de l’aînée qui nomme son fils Moav, « il est de mon père » — et Ruth, la Moabite. Les filles de Moav sont celles-là mêmes qui avaient tenté de dissoudre le peuple juif par les mariages, quand Bilaam, au nom des valeurs universelles, voulait le fondre dans la masse.
Le peuple juif embrasse l’humanité entière du regard, mais refuse d’être étranglé par la masse. Il faut affirmer la qualité avant de chercher à tout prix la multiplication et la quantité : c’est le sens du recensement dans Bamidbar. Ce n’est pas un repli, c’est la condition d’une vue d’ensemble.
Moav vaut quarante-neuf, et Ruth a franchi les portes de l’intelligence. De même qu’il y a quarante-neuf degrés de pureté, il y en a quarante-neuf d’impureté ; autant de chaarei bina que de portes de la bêtise. La force de Ruth, c’est le pouvoir de conversion de la Torah, qui a fait que la lumière éclaire sept fois plus que la lumière du jour. Son nom vient de ce qu’elle a irrigué HaKadoch Baroukh Hou — non de paroles de Torah, mais de prière, cette prière qui a la force de tout renverser et de transformer la malédiction en bénédiction.
En résumé : Chavouot est le jour où l’homme se définit face à celui qui dit « je suis l’Éternel ton D’ ». C’est aussi le jour où il comprend que la meilleure façon de se situer dans le monde est une vue globale : le monde n’est pas morcelé, c’est un puzzle très bien structuré, encore décousu, qu’il nous revient de reconstituer. Il faut pour cela retrouver sa dignité d’être — celle des enfants du roi, rassemblés au point de ne former qu’un seul homme.
Le but est une recréation du peuple, à l’image du jubilé. Sept années de chemita multipliées par sept font quarante-neuf, et mènent à la libération totale de toute servitude, au retour à la matrice d’origine. Il peut y avoir des moments d’égarement, il peut y avoir le péché ; mais il y a le repentir, et son maître d’œuvre est David HaMelekh, qui s’est placé au-dessus de la rigueur de l’étude pour retrouver, par la prière, les secrets de la Torah.
Transcription intégrale du cours
À Shavuot, quelle est la particularité de Shavuot? Aucune. Alors, comment finalement marquer ce jour? Ça, c’est par un engagement de soi, dans la réalité de soi, dans la réalité de la création, dans la réalité du créateur. C’est un peu compliqué. C’est un peu compliqué parce que qui finalement voudrait ou pourrait donner la preuve de son existence ? Faut-il le faire ? Est-ce que ma présence a besoin de preuves de sa propre réalité ? Pourrais-je être finalement réduit à la négation totale, comme je voudrais d’ailleurs, pour le peuple juif, de nombreux peuples ? Il vous aurait à nous enfoncer dans la nuit. Il y a dans la réalité du temps deux grandes dimensions. Elles sont égales à elles-mêmes à la fin lorsque nous faisons la totalité des jours et des saisons.
Il y a une moitié du temps où nous sommes exposés au plein jour et il y a d’autres où nous sommes dans l’absence totale, c’est la nuit, la nuit des temps. Dans la vie comme dans l’histoire, ces deux phases existent, or il s’agit pour nous de manifester cette présence. La gigue wapo ker hanzecha, clamée par la bonté, par le don de soi, notre existence, le jour, et lorsque nous sommes réduits aux ombres de la nuit, alors là c’est notre foi qui atteste réellement de ce que nous sommes. Pendant le temps, vous savez, il y a quatre mouvements. Le premier, c’est le du jour, et le jour a été fixé par les jours de la création, les six jours de la création plus le septième jour. Alors de la même manière que nous avons vu qu’il y avait une structure de sept dans l’espace puisque nous avions les quatre points plus le ciel, la terre et le centre de gravité, il y a également sept points dans la structure du temps.
Ils ne sont pas réductibles l’un à l’autre, mais c’est l’ensemble qui fait l’unité. L’unité, elle est de sept, elle n’est pas ni de deux ni de trois, et cette unité de sept affixait le deuxième temps qui est le chavouin, la semaine, mais la semaine n’est pas établie par un calendrier lunaire ni solaire. Le mois, oui, le mois est établi par l’Etoile Andréa Luna, l’année, effectivement, par le cycle de la nature, de la création, donc le Shabuwa, ce qui est la semaine, est un un temps de la création qui reste indépendant du phénomène de la création. Nous avons l’habitude de clamer quelque part notre réalité tous les matins par Shlora Sani Goi, Shlora Sani Havet, Shlora Sani Shifa, il ne m’a pas fait goi, mais cette bénédiction pourquoi la répéter tous les jours ? Pourquoi la répéter tous les jours qu’il ne m’a pas fait esclave ? Une fois par semaine, par mois, une fois dans la vie, c’est suffisant. Mais non, parce que nous considérons que chaque jour est une création nouvelle je ne suis jamais la personne d’hier ou d’avant-hier chaque jour je suis une réalité différente de la vie et de ce fait l’affirmation de mon identité de ma nature de mon potentiel n’est jamais égal à celle d’hier ou d’avant d’hier. Ça, c’est le jour. Le moi, c’est moi qui le détermine. Le jour, il est indépendant de ma volonté. Quoi qu’aujourd’hui, on a trouvé le moyen de neutraliser le jour et la nuit. Mais le moi, c’est moi qui le consacre et c’est un c’est un appel au renouveau étudié, non pas que je subis mais que je réclame, enfin celle de l’année, nous savons très bien que l’année se termine avec ces malédictions, nous avons besoin d’aspirer à autre chose, de gommer certaines choses et de refaire. Oui, il y a des choses qui n’ont pas été prévues dans la création. Ce qui n’a pas été prévu dans la création, le péché n’a pas été prévu dans la création. Il y a beaucoup de choses qui ont été prévues.
Je les repentis non plus, parce que s’il n’y a pas de péché, il n’y a pas de place au repentir. Donc le péché c’est un fait de l’homme et le repentir c’est également quelque chose dont l’homme a ressenti un intense besoin et qui a donné à se repentir un éclair particulier c’est le roi David et nous verrons qu’il y a une relation entre la fête de Shavuot et le roi David. Maintenant revenons à Shavuot qui est la fête des semaines. On n’a pas retenu Yom HaBikurim le jour des prémices, on n’a pas retenu Chagat Katsir la fête de la boisson, le jour de Matin Torah le jour du temps de la Torah, il est presque passé sous silence, mais Shavuot, le décompte des semaines, des sept semaines qui séparent la sortie des Jibs, au don de la Torah, au cinquantième jour, Ça oui. Or quel est le sens de Shavuot ? Nous avons dit que Shavuot, c’était en rapport avec les sept jours de la création Shéva. Mais Shéva, le sept, a engendré aussi Shévois qui le dire serment et cela est clairement énoncé dans l’alliance qui est conclue par Avraham et Ammineller. Il a dressé cette croissote, cette brebis pour la conclusion de l’alliance et ils ont appellé la ville où s’est passé cette alliance belge et va qui chame michbert rouschenais parce que là bas ils ont traité serment tous les deux donc ici on a associé on a associé le 7 chez va hache moi serment ce qui voudrait dire que j’avoue autres ne voudrait pas dire elle ne voudrait pas tout simplement dire la fête des semaines, mais la fête des serments. Le serment que D’ Waloukou fait, par lequel il s’engage vis-à-vis d’Israël, à savoir qu’il ne va jamais changer ce peuple contre un autre. Et le serment que le peuple d’Israël fait avec D’ dans cette alliance, le Brit-Arsinaï dans cette alliance, à savoir que lui non plus.
Il restera attaché à son Créateur par le biais de la Torah. Mais rester attaché par le biais de la Torah, qu’est-ce que ça veut dire ? Il y a là un sens profond lequel, c’est que Shavoie, il y a un fond de discussion qui me dérange, Je disais que le verbe chamoua, quand je dis je prête serment, je jure, animishma, c’est un nifal, ce n’est pas un verbe actif. Comme vous dites, Anishomé, je garde, Anishmar, je le suis gardé, mais Anishovéa, en principe, je devrais dire, je jure, n’est-ce pas, Anishovéa, non, Anishmar, pourquoi ? Parce que je suis nue par la vérité, je suis nue par ma propre réalité de création. Je n’ai pas décidé de ma venue au monde, cela a été décidé indépendamment de moi.
Donc ma réalité propre ne m’appartient que dans la mesure où je veux bien la prendre en main. Donc je suis venue à l’origine par ceux qui ont pris la décision de me faire venir au monde et en fait si la réalité du monde est celle de D’ puisque la création entière est celle de la volonté divine, Par conséquent, tout dans cette création appeste de ma volonté d’y adhérer et de me considérer comme un élément dans l’ensemble de cette création. Je pourrais être un élément passif, je pourrais, au contraire, être un élément actif. Mais de toutes les façons, j’appartiens déjà à un shmua. J’appartiens déjà à un serment donné, celui-même de la création qui s’est faite indépendamment de moi.
Et nous savons très bien que lorsqu’D’ a voulu créer l’homme, il y a les anges de service qui se sont émus. Au nom de quoi ? Au nom des vertus indispensables au maintien de l’équilibre du monde. La vérité, la coexistence, chacun peut dire « l’homme n’est que mensonge, l’homme est un élément incompressataire, le monde ne pourrait pas tenir la création à Kadoj Volochou, allait mettre véritablement en péril son monde en créant l’homme et le Hezé qui était en faveur de l’homme, le Ghiboura non, la rigueur ne voulait pas de la création de l’homme et qu’est-ce qu’il fait à Kadoj Volochou ? Il a jeté la vérité par terre et il a créé dans un moment des mois lorsque les anges de service se sont vus interloquer par ce geste de D’ qui jette par terre son sceau de vérité puisque le sceau de D’ il est vérité et, à cause de je vois le coup de répondre, j’ai décidé non pas que la vérité soit imposée d’en haut et elle n’a rien à voir avec les hommes, je voudrais que la vérité soit le fait de l’homme. C’est à dire, c’est l’homme qui va extraire la vérité des ténèbres de ce monde et ce sera effectivement la loi orale.
La loi écrite n’est que l’œuvre, ne saura qu’elle ne bougera pas, elle est là, elle est intransigeante, on ne peut pas le toucher. Par contre, la loi orale, on en discute. Et de ce fait, qu’est-ce que Chavroth ? Chavroth, c’est lorsque l’homme lui procède à sa propre création. Il ne ne veut plus rester dans la semaine d’une création indépendante de lui qui s’est faite à son âge. Non, il se crée lui-même, il se donne une réalité propre et depuis la A la sortie d’Égypte, il est en train de compter son charbois, sa structure s’est dans le temps. Et c’est d’autant plus important que cette structure de s’est, elle n’est pas liée à celle de la création, Parce que dans ce cas-là, on aurait dû commencer à compter les jours à partir du dimanche.
Or, on ne compte pas les jours à partir du dimanche, on peut dire, du lendemain de Bézat. Et tout dépend si Bézat tombe lundi ou si Bézat tombe le mardi. Alors, il y a toujours une, c’est au lendemain de Bézat, c’est la structure de notre temps, de la découverte de notre réalité, et la découverte de notre réalité, elle ne reste tributaire que de la réalité qui englobe l’ensemble de nous. Oui, parce que le jour, je vous ai dit, c’est une unité de temps de créacité. Le mois, c’est ainsi l’année, c’est un situ de la nature. Le chabroi, c’est quoi ? La semaine, c’est quoi ? La semaine, c’est lorsqu’on entreprie quelque chose et on l’amène à bonne fin. À bonne fin, tu as sanctifié le septième jour, c’est la finalité du ciel et de la terre, de la création du ciel et de la terre. Alors ce qui fait que la semaine, je suis chaque fois en train d’achever un processus d’être et que je mène à sa propre réalité et j’en commence un autre, je commence un autre mais ceci dit je vise quoi ? Je vise la totalité, Le col. Que veut dire col en hébreu ? C’est le tout. Chamay, col, valeur numérique, 20 plus 30 c’est 50.
La finalité ne se compte pas, elle ne fait pas partie du décompte. La finalité est en dehors du décompte parce que c’est le but, c’est ce que je voulais atteindre. l’achat de la boîte, le décompte des semaines, des 41 jours, il m’amène un coin, il m’amène à cette karnit, à ce projet final, à ce projet final où je suis Mekabelle Etatoga, Je suis en train d’intégrer la Torah, de recevoir la Torah, parce que la Torah est donnée. Faut-il apprendre, l’assumer, de quelle manière, ça, c’est tout le secret de l’Akhet-e-Bosha. Vous savez que Konoha Khamenei a instauré la récitation du schéma deux fois par jour, une fois pour le matin et une fois à la tombée de la nuit.
Et cette récitation du schéma correspond à l’étude minimum de l’intoran, C’est-à-dire que celui qui n’a pas le temps de se découvrir à travers la Torah, il va se découvrir dans le schéma israélien et vous le savez toujours, dans le réchit, dans les prémices se trouve tout le reste, le reste n’est qu’une évolution des prémices, l’embryon, la source, c’est réchit, et réchit ne se compte pas, parce elle c’est une totalité, elle va tout simplement écaler tous ses composants et découvrir sa véritable portée. Or, ce qui importe le jour de Chabrot, c’est se rattacher à ce récit, sera attaché à des prémices, la Torah qui est appréhensible, l’Israël qui est appréhensible, la création qui est appréhensible, les Bikurim qui sont appréhisables, donner un sens, une quête essence à tout ce que nous faisons, de telle sorte que notre projet aboutisse, l’Himalay Kevodo et Kola Alex, qu’on ait une vision d’ensemble de tout l’unité.
Vous savez, il y a une tradition qui consiste à fermer les yeux au moment de réciter le Chèmbre. Pourquoi ? Vous savez, la réponse est très simple. C’est d’y achem et l’opel, achem et graphe. Écoute, Israël l’éternel est notre D’, l’éternel est un. C’est une autre vision du monde. Avant le schéma, nous avons une vision morcevée, différents éléments de la création de mon dieu et nous ne savons pas les associer dans un ensemble. Quand nous avons récité le Ehad, nous ouvrons les yeux sur un monde de Ehad. Or Herade, on a l’habitude de traduire par un, mais ce ne sont pas les, ce n’est pas la diction première, non, le un, c’est l’unification de tous les éléments, dans le un se trouvent tous les autres chiens, où l’ensemble est inclus dans ce « Un », dans ce « Errat ».
Vous savez, dans la matrice du schéma, il y a deux phases. La première, c’est affirmer la présence de D’ dans cet univers. dans l’ensemble de cet univers, à travers tous ses composants, il est Ehad, il est Ehad qui se manifeste par la bonté ou qui se manifeste par la rigueur, il est Ehad. Il y a combien de lettres dans Shemail Zahra ? Il y a 25, mais aussitôt que nous avons proclamer cette unité de D’, il y a une deuxième qui nous en joint, de ne pas séparer un élément quelconque. C’est important, c’est important, parce que, comment a-t-il appelé le Mélère ? Ahadam, Ahada. Ahada, c’est celui qui aime et Ahel est un. C’est celui qui regroupe tous les éléments du peuple.
Il y a une différence en hébreu entre Mosheil et Meller. Mosheil, celui qui gouverne par la contrainte, c’est la dictature. Méler, il est élu, l’élu du peuple, et celui qui l’élit est évidemment aussi important que le Méler, parce que le Méler lui doit, lui est redevable de sa reconnaissance. faire en sorte qu’aucun élément ne sorte de sereine de D’. Ça c’est le deuxième commandement que Rambam classe dans son Sefer Amidzot et qui dit que dissocier un élément quelconque de l’ensemble équivaut à une idolatrie. Maintenant, dire que Chavotte, c’est un jour où nous-mêmes nous allons reconnaître notre voie, nous reconnaître en lui et essayer de faire en sorte qu’aucun élément ne reste en dehors. Intégrer l’ensemble, avoir cette vision d’ensemble, c’est pour cela que le jour de chapeau est associé à la naissance du roi David comme à sa mort, étant donné la naissance du roi David, nous ne la connaissons pas.
Par contre, le jour de sa mort, nous déduisons celui de sa naissance parce qu’il est admis que la vie d’Exaticim, elle est un taux. C’est un cycle entier, il est de la naissance à la mort, qui est une nouvelle, une seconde naissance, une structure de 70 années, c’est ce que fut la vie de David Amére, une vie qui lui a été donnée par qui ? Une vie qui lui a été donnée par Agamalichon. Adam Alshon a fait étaler devant lui, avait défilé devant lui les générations avec les personnes élites de chaque génération. Il a vu que David Ameller n’avait que une vie et Et le maire de trois heures, il a dit pourquoi, il a dit moi je lui donne 70 ans de ma vie.
Adam Alishon dans 70 ans d’avis, Adam Alishon est ce livre qui porte David Améler. Comme David a Mellert, David a Mellert, c’est lui qui est le roi d’Israël, le roi attesté d’Israël, de lui et de Shlomo. On a dit qu’il y a Chaval qui s’est un chef, il a occupé le trône de D’. Il aimait l’air parce que dans son règne, ce qu’il a cherché, c’est à rassembler toutes les breviers garés, tous les éléments perdus. Et c’est la raison pour laquelle David Melechi c’est l’aéroport du Caïn, parce que l’accès à la Torah, pour effectivement l’assimiler, Il faut une aide extraordinaire à Tadoj Wawo, sans que Tadoj Wawo ne nous accorde de la sagesse et de la capacité de comprendre.
Nous serions longtemps imperméables à l’enseignement de la Torah, or l’accession à la Torah et facilité par quoi ? Par la prière qui a été Anitephila qui a dit de lui-même je suis la prière. C’est David Améletch. Et David Améletch, il a composé 5 livres de VT et Ligne qui sont pendant 2, 5 livres de la Torah. Ils ont assuré le complément. C’est Oh, la vie d’Abdel, d’où viens-t-il ? Il vient de la toubra, de l’impureté, la plus répugnante. Vous me rappelez les filles de Lot qui tombent enceintes de leur père. Et la rotspah, l’insolence, va jusqu’à ce que la fille de l’hôte dit « Cet enfant Moab, il est de mon père, il est du père, un enfant d’inceste » et rots, elle est Moabien, elle de Moab, et c’est elle la gueule de David Améler.
David Améler quand il cherche à remonter à son ascendance, il se retrouve dans celle de Bénôte Moab, Bénôte Moab les filles de Moab qui ont essayé de dissoudre le peuple juif par des mariages maîtres, lorsque Pilâme, au nom des valeurs universelles, a voulu que le peuple juif se fonde dans la masse. Or, le peuple juif, il a eu une vue d’ensemble sur l’univers entier, sur l’humanité entière, mais il ne veut pas se mettre dans un rouage, à l’intérieur de ce rouage, où il risque effectivement d’être étranglé par la masse. Avant tout, il faut affirmer la qualité avant de chercher à tout prix la multiplication et la quantité. Alors c’est le sens du recensement dans mes doigts. Quelle est la force de route, c’est sans pouvoir de conversion de la toubra qui est arrivée à son concours, en charebina, en porte de l’intelligence, en porte de l’entendement.
c’est-à-dire qu’elle a fait que le jour éclaire le 7 fois plus que la lumière du jour et c’est pour cela que nous évoquons le jour de Shabbat, la présence de Ruth qui est de Moa. Moa a une valeurs numériques de 39, de la même manière qu’il y a 39 de grès, de pureté, il y a 49 de sagesse, de la même manière qu’il y a 49 chars, les binas, chars, les hormas, les portes de sagesse, les portes de sagesse, il y a également de la bêtise de l’idiotie. Alors c’est cette faculté de route chez l’évêta, son nom est dû au fait qu’elle a érigé un chateau choix au fond, non pas de parole de la Torah, mais de prière, et pour accéder aux valeurs profondes de la Torah, il nous faut cette prière qui est en elle la force de tout de renverser, et de transformer la malédiction en bénédiction.
Si je devais me résumer, Chomot est la fête où l’homme se définit par rapport à la réalité de D’ Anokhi Hashem Elokecha Je suis l’Eternel Ton D’, c’est le jour où aussi il réalise que la meilleure façon de se situer dans le monde est dans cette vue globale d’un ensemble qui fait que le monde n’est pas morsené, mais au contraire, un puzzle très bien structuré, mais du tout est de savoir comment il est monté. Nous sommes devant un puzzle qui est décousé, dévité, il faut le reconstituer, et quand on l’aura reconstitué, on verra beaucoup plus clair, mais pour cela, il faut retrouver sa dignité d’être, et la dignité d’être, la dignité de vie, c’est au travers de ce que Kadoj Waruho a considéré lui-même comme étant Mishmato, comme étant sa loi, sa manière de fonctionner par lui-même.
Alors, c’est… On est béne et médaille. Dans ce cas, on est, à ce moment-là, les enfants du roi, les enfants du prince. Se retrouver dans le Mahamad al-Tinay, dans ce rassemblement comme un seul homme, avec un seul frère, de Mohammed al-Tinay, c’est ça le but de Chavrante. Chavrante, c’est une recréation du peuple qui, en image des sept années de Chmita, multipliée par sept, quarante-neuf années de Chmita, amène au jubilé, amène à la libération totale de toute rédiction d’être à l’esclavage et un retour à la matrice d’origine. Il peut y avoir des moments déterminants, il peut y avoir le péché, mais il y a le repentir. qui a été le maître d’œuvre d’Europe antique, c’est David Améler, et le Humage vel Rukamal, c’est le discours d’un homme, d’un illustre homme qui s’est placé au-dessus, au-dessus du poing, au-dessus de cette rigueur de l’étude, de cette rigueur de la Torah, et qui a permis par la prière à redécouvrir les secrets de la tête.
Alors si vous avez des questions, avec plaisir.
Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi tous les cours sur Chavouot.
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