Le Mois d’Eloul

par le Rav Raphaël Benizri
Homme en talit en prière pendant le mois d'Elloul
Chofar en corne de bélier sonné à Roch Hachana
Le Rav Raphaël Benizri enseignant sur Elloul, dernier mois de l’année juive

Elloul : quand la malédiction est une bénédiction
Pourquoi la malédiction de Ki Tavo est en elle-même une bénédiction : les treize attributs, le chofar comme souffle premier de la parole et les quatre acrostiches d’Elloul. Voir le cours et sa transcription →

Le Rav Raphaël Benizri enseignant sur le rôle et la fonction de l’homme pendant le mois d’Elloul

Elloul : le rôle de l’homme
Elloul comme exploration de soi : la fonction irremplaçable de chaque homme, les trois parachiot du Chéma et le refus de toute hiérarchie spirituelle. Voir le cours et sa transcription →

Le Rav Raphaël Benizri enseignant sur la particularité irremplaçable de chacun au mois d’Elloul

Elloul : la particularité de chacun
Chacun est une lettre du Séfer Torah : « Ani ledodi vedodi li », la valeur numérique de Bina, les sélihot et la libération de l’âme captive. Voir le cours et sa transcription →

Le Rav Raphaël Benizri enseignant sur le mois d’Elloul et le bilan de l’année écoulée

Elloul : le bilan de l’année
Pourquoi le douzième mois est le temps du bilan : la moisson d’Elloul, les secondes tables de la Loi, la circoncision du cœur et l’appel du chofar. Voir le cours et sa transcription →

Elloul : retrouver ses sources — cours du Rav Raphaël Benizri

Elloul : retrouver ses sources
Le youd, la techouva et le retour aux Avot : la lettre du mois, les 974 générations effacées, les trois niveaux du retour et le respect des parents comme axe de toute la Loi. Voir le cours et sa transcription →

Elloul est le dernier mois de l’année, et le seul dont la fonction soit entièrement tournée vers ce qui vient après. Rien ne s’y célèbre. C’est un mois d’approche.

Le roi dans le champ

Une image de la tradition hassidique a fait le tour du monde juif : d’ordinaire, pour voir le roi, il faut franchir des portes, obtenir une audience, respecter un protocole. Mais il arrive que le roi traverse la campagne, et alors chacun peut s’approcher de lui, dans ses habits de tous les jours, et lui parler.

Elloul serait ce moment. Non pas que quelque chose ait changé du côté du roi — mais la distance, elle, a diminué.

Faire les comptes

Le travail d’Elloul porte un nom : le bilan de l’âme. Il ne s’agit ni de se flageller ni de se rassurer, mais de regarder l’année écoulée avec une honnêteté ordinaire. Qu’est-ce que j’ai commencé et abandonné ? À qui ai-je fait du tort sans le réparer ? Qu’est-ce que je répète chaque année en me promettant que ce sera la dernière fois ?

Ce sont des questions de comptable plus que de mystique. Elles demandent surtout de ne pas mentir.

Le chofar chaque matin

Dès le début du mois, on sonne le chofar chaque matin. Ce n’est pas encore le chofar de Roch Hachana, celui du jugement : c’est un réveil quotidien, un rappel que la date approche.

Il y a une sagesse pratique là-dedans. Personne ne peut se transformer en un jour. Un mois entier de petits rappels vaut mieux qu’une résolution héroïque prise la veille — et c’est sans doute pourquoi la tradition a placé Elloul avant Roch Hachana plutôt que de nous laisser arriver sans préparation.

À poursuivre

Roch Hachana et Yom Kippour, vers lesquels ce mois prépare.