Bereshit : le commencement de la Création

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours ouvre l’étude de Bereshit par une mise à l’écart : il ne s’agira pas de savoir comment l’univers a été fabriqué, ni depuis combien de temps il dure. La question posée est autre, et elle est de principe : qu’est-ce que cela engage d’affirmer qu’il y a eu un commencement ? Le Rav Raphaël Benizri tient que tout le reste en dépend — le sens de l’histoire, la responsabilité de l’homme, la possibilité même de parler d’une volonté créatrice. Le premier mot du texte est lu comme le condensé de cette affirmation, et le cours s’emploie à en déplier les couches.

Le point de départ est linguistique. Le Rav part des lettres et du mot bereshit : pourquoi la Torah s’ouvre-t-elle sur un bet et non sur un aleph, ce que dit cette dualité initiale, et ce qu’annonce le nom Elohim employé au pluriel. De là il passe à ce que les sages placent avant la création elle-même : six réalités conçues avant le monde, énumérées et commentées une à une.

Le cours revient ensuite au texte du premier chapitre — les six jours et leur partage en deux étapes, le tohu vavohu, la lumière, l’aveu d’un monde volontairement inachevé — pour aboutir à une thèse sur la lecture : la Torah est l’outil donné à l’homme pour lire une création qu’il ne comprend pas d’emblée, comme la lumière a besoin d’un contenant qui la retienne. Il se ferme sur des questions de l’auditoire, portant sur le Chabbat et sur les règles d’interprétation.

Ce que dit ce cours

La question de l’âge du monde est écartée d’emblée. Le Rav refuse d’entrer dans la dialectique sur la durée de la création ou la manière dont l’univers a été fabriqué, et s’en tient à la lecture du texte, qui donne six jours. Ce qui compte n’est pas la date mais le fait que la conscience humaine et l’histoire du peuple juif aient un point de départ. C’est le principe d’un commencement du temps et de l’espace qui importe, et il est contenu tout entier dans le mot bereshit. On pourrait épiloguer un an sur ce seul mot ; le cours choisit de dégager ce qu’il engage.

Dire qu’il y a un commencement, c’est dire qu’il y a un but, et donc un libre arbitre. À la rechit répond une tachlit : l’histoire a un sens. Si le monde est le produit d’un hasard et d’une évolution partie d’un big bang que nous ne pouvons pas analyser, alors nous sommes nous-mêmes le fruit d’un hasard que nous ne contrôlons pas, déterminés par des lois dont nous ne sortirions jamais. La Torah ne demande donc pas de croire en D’ avant qu’ait été admis le principe d’un commencement : l’ordre est celui-là et pas l’inverse. S’il y a un commencement, il y a une volonté ; quand je décide de faire quelque chose, j’affirme la mienne et j’assume mes responsabilités, ce que je ne pourrais pas faire en n’étant qu’un maillon d’une chaîne d’événements. Le Rav ne rejette pas l’évolution : il la situe à l’intérieur de la création, non à sa place.

L’hébreu pense par ses lettres, et la Torah commence par un bet. Aucun alphabet, dit le Rav, ne concentre autant de pensée dans le signe lui-même. Le aleph se lit comme une hélice qui tourne : entrer dans le mouvement de la création, c’est entrer dans un mouvement continu où chacun doit assumer son rôle de l’intérieur. Mais le texte ne commence précisément pas par là, et ce choix est le premier enseignement. Car l’hébreu, quand il veut dire l’unité, va d’une dualité vers l’unité — et le bet est la dualité.

La dualité est la condition même de la création. On construit un foyer à partir de deux personnes, mais la polarité ne se limite pas au masculin et au féminin : monde d’ici-bas et monde d’en haut, pulsion du bien et pulsion du mal, on la retrouve partout. Dès l’instant où la volonté première décide de créer, il n’y a plus d’unité, il n’y a plus qu’une dualité. C’est pourquoi tous les livres commencent à la page bet : c’est le deux qui conduit au un, et non l’inverse. La même logique fait que l’intimité du couple se dit bia — la rencontre où l’unité se réalise — et que le bet est aussi le principe du baït, la maison, le foyer.

Le nom Elohim est une interrogation avant d’être une réponse. Le traduire par « D’ » est déjà une traduction fautive : le Zohar y lit éle mi, « voici les nombreux, qui ? ». Elohim est donc une question posée sur l’origine de la création, et la question elle-même oblige à répondre par une force unique et non par plusieurs divinités, même si le mot est au pluriel — ce pluriel disant la manière dont la création se présente à nous, sous ses multiples facettes. Les sages ont d’ailleurs relevé que sa valeur numérique est celle de hateva, la nature : rester dans l’optique d’Elohim seul, c’est rester dans la nature avec un grand N, et dans le principe de justice et de loi, car créer un monde exige des lois, et les lois de causalité qui gèrent le monde à ses différents niveaux sont plurielles. Atteindre l’unité suppose un stade supérieur, qui ne se manifeste pas dans la conception mais dans la réalisation. Lorsque le nom tiré du verbe être est joint à Elohim, il est dit qu’il y a de l’amour dans cette création : la stricte justice peut à un moment être suspendue, parce que l’amour en triomphe.

Six choses ont précédé la création du monde, à commencer par la Torah. C’est le premier enseignement de la Bible, mais ce n’est pas la première création : les sages enseignent que six éléments ont précédé l’univers, les uns créés, les autres seulement conçus avant d’être créés. Le Rav renvoie au midrash développé dans le traité Pessahim et les énumère. Le premier est la Torah : comme toute maison obéit au plan de l’architecte et à la conception de celui qui commande son habitation, D’ a pensé sa création et l’a fondée sur une loi. La Torah est ce plan, et à ce titre elle précède ce qu’elle règle.

Le trône céleste est le principe de la limite, et le monde à venir celui du sens de la vie. Deuxième élément, le kissé hakavod dit la capacité de ne pas se laisser déborder par cette création, de la gérer, de la limiter, de l’arrêter ; le Rav le rapproche de Chaddaï, l’attribut affiché sur les portes de nos maisons, la mezouza fixant les limites de nos activités dans un espace déterminé. C’est le principe de la providence : ce monde n’est pas laissé au hasard, D’ ne s’est pas retiré une fois la création faite, il continue à la gérer. Le troisième élément est le gan eden, et il dit que ce monde n’est pas un enfer, contrairement à ce que d’autres religions en ont perçu : nous ne sommes pas ici pour purger une vie vécue comme une malédiction. La vie est véritable, et ce monde offre à l’homme la possibilité de se révéler et de se réaliser comme être créé à l’image de D’. Le quatrième élément est le guehinom : une habitation qui cesse d’être source de bien-être peut devenir une tombe, et la nature se venge quand ses lois ne sont pas respectées. Il y a dans la nature même un déterminisme du bien et du mal.

Le repentir et Israël ont été conçus avant le monde qu’ils concernent. Cinquième élément, la techouva précède la création : la possibilité de corriger les égarements de l’homme était prévue avant même qu’il y ait un homme pour se tromper, car il ne fallait pas qu’il soit condamné à perpétuité par ses fautes. Le Rav en précise le principe : remettre l’univers dans sa projection initiale. Sixième élément, Israël — et parce qu’il a précédé la création, il ne disparaîtrait pas même si la création venait à disparaître ; le mot désigne ici le principe de l’homme pour qui le monde a été créé. Une discussion ancienne demande qui a précédé quoi, la Torah ou Israël, et les avis étaient partagés : sans la Torah Israël n’existerait pas, sans Israël la Torah n’aurait pas de raison d’exister. Elle rejoint la controverse de Hillel et de Chamaï sur le ciel et la terre, l’esprit et la matière ; Rabbi Chimon bar Yohaï a tranché en disant qu’on ne peut pas séparer ces créations les unes des autres, qu’elles sont entrelacées et dépendantes.

Le six est le chiffre de la création, et il se retrouve dans l’homme. Nous vivons ces six jours à travers nos six sens : on en compte cinq d’ordinaire, mais le Rambam en ajoute un sixième, l’intuition. Il nous arrive d’être visités par une idée qui va au-delà de ce que nous sommes en train de vivre ; il y a une préscience, et chacun la possède à son niveau. De même qu’il existe une échelle d’audition et une échelle de vision, il existe une échelle d’intuition, et c’est celle qui, en se raffinant, devient le sens prophétique. Le six est aussi l’espace — quatre points cardinaux, plus le bas et le haut — et les six mots du Chema, qui disent l’unité ; et le six est le seul chiffre de la dizaine dont les diviseurs le reconstituent.

Les six jours se partagent en une étape statique et une étape en mouvement. Les trois premiers jours installent sans animer : le premier jour la lumière, qui n’est pas encore en mouvement et ne le sera qu’au quatrième ; le deuxième la séparation des eaux d’en haut et des eaux d’en bas ; le troisième le dévoilement de la terre. Ces mêmes espaces se mettent ensuite à vivre par les êtres qui les habitent, aux quatrième, cinquième et sixième jours. La cabale distingue trois jours qui déterminent le Chabbat et trois jours qui s’en nourrissent : pour les kabbalistes, la création effective ne commence donc pas le premier jour mais le quatrième, là où les choses prennent place dans le mouvement, les trois jours suivants étant mus par le rayonnement du Chabbat.

Le mot bereshit contient plusieurs de ces enseignements. On le lit bara chit : il a créé six, six dimensions, le six étant le chiffre de la création. On le lit aussi comme baït et roch : une pensée première dans la conception de cette maison qu’est l’humanité, et l’indication que le temps et l’espace sont créés simultanément, inutiles à séparer, l’un étant l’émissaire de l’autre. Le Rav y lit enfin la structure d’Israël, réparti parmi soixante-dix peuples et formant en quelque sorte la soixante et onzième nation. Il n’y a pas lieu de concevoir l’humanité selon un seul point de vue : il y a place pour une pluralité de pensées et d’idéologies, à condition qu’elles visent un but suprême et trouvent leur centre de gravité commun.

La création à partir du néant suppose d’abord que le néant ait été voulu. Nous sommes dans une création ex nihilo, mais elle n’est pas vraiment à partir de rien : ce néant, D’ l’a voulu avant de procéder à la création. Le premier verset énonce l’idéal de la création, le ciel et la terre d’un seul tenant ; mais D’ se refuse à nous donner un monde parfait, car dans un monde achevé nous n’aurions aucun mérite, rien à y faire, aucune capacité à prouver. Le Rav lit cette imperfection voulue jusque dans les lettres : les finales de bereshit bara Elohim composent emet, la vérité, mais une vérité qui n’est pas dans l’ordre idéal, tandis qu’à la fin du récit, dans la formule qui dit ce que D’ a créé « pour faire », les mêmes lettres finales se lisent dans l’autre sens. Le monde est laissé à l’homme avec cette tâche.

Le tohu vavohu est le désordre où s’inscrit pourtant un ordre. La terre y est composée de quatre éléments, et elle est porteuse de quatre grandes civilisations — Babel, Madaï, Yavan et Edom — quatre exils qui se succèdent dans une course à la domination et brûlent les fondements de la création. Au milieu de ce désordre que l’humanité produit, il y a un ordre divin : yehi or, celui qui décide de la lumière. Le Rav relève que or a pour valeur numérique 207, comme ein sof, l’infini. Lorsque l’homme décide de sa trajectoire dans une évolution non pas horizontale mais verticale, en spirale, il se trouve comme l’associé de D’ dans la réalisation de cet univers.

La Torah a précédé la création parce qu’elle en est l’outil de lecture. De même qu’on ne peut concevoir ce monde sans la loi de causalité — sans elle il échapperait à notre gestion et serait un enfer — on ne peut le détacher de l’esprit qui a présidé à sa création. La Torah n’est pas une conception de la vie ni une façon de voir les choses : c’est torat haïm, la loi de la vie, et c’est l’unique raison pour laquelle le livre s’ouvre sur un chapitre de la création qui, sur le plan scientifique, n’apporte aucun éclairage déterminant. Le Rav le confirme par le mot même de lecture : la lecture ordinaire se dit kria, mais mikra désigne un appel intérieur à lire, où le texte suggère sa lecture et où l’on lit ce qu’il suggère ; et le mem initial fait du mot un keli, un ustensile, un outil. Cet outil est nécessaire précisément là où l’obscurité règne sur l’abîme, là où nous ne comprenons rien et ne savons ni interpréter ni lire. On peut commencer avec une approche fruste ; en approfondissant, en cherchant à décoder, on découvre un trésor de pensée. Comme les merveilles de la création appellent l’émerveillement et le questionnement, le texte appelle sa propre lecture.

Toute lumière a besoin d’un contenant, et l’homme se caractérise par le vêtement. Une lumière sans keli, sans pellicule ni membrane pour la retenir, s’éparpille. Le monde a été conçu de telle sorte que l’enveloppe adhère au fruit, au corps, à la lumière, et participe elle-même à son intensité. Les animaux n’éprouvent pas ce besoin ; l’homme si, et même lorsqu’il opte pour la nudité totale, il garde une cordelette, un ruban, quelque symbole du vêtement. C’est ce qui fonde le port des tsitsit : que nos vêtements rayonnent, qu’ils ne soient pas opaques, qu’ils ne cachent pas notre propre lumière et ne deviennent pas un manteau d’hypocrite. Le vêtement est d’ailleurs la première chose qu’Adam a ajoutée à sa nature, après la faute, quand il a pris des feuilles pour se couvrir.

Le Chabbat a été sanctifié pour l’humanité entière, non pour les seuls Juifs. À la question de savoir pourquoi les nations n’y ont aucune part, le Rav répond que le point de départ est faux : le Chabbat est devenu la propriété du peuple juif, il ne l’était pas dans le projet. Adam n’était pas juif, il était le prototype de l’humanité entière, et le peuple d’Israël en est de même l’embryon. Il n’y a pas de raison d’existence pour le peuple juif s’il n’y a pas les autres peuples, ni pour les autres peuples sans lui : Israël est le centre de gravité de l’humanité comme le Chabbat est celui de la création. Les lois données après le déluge, révélation qui suit le premier échec de l’homme, ne comportent pas le Chabbat ; celui-ci n’apparaît comme commandement que dans le Décalogue, qui l’impose à la fois comme célébration de la création et comme mémoire de la libération d’Égypte.

Dans Chabbat il y a le verbe revenir. La sainteté de ce jour implique la notion de retour et de ressourcement, et le Rav en donne pour illustration une scène rapportée par les sages : à la veille du Chabbat, Adam rencontre Kaïn qui vient de tuer son frère et lui demande comment il s’en est sorti. Kaïn répond qu’il a avoué sa faute, exprimé ses regrets, et qu’il lui a été permis de reconsidérer sa trajectoire de vie. Adam comprend alors qu’il existe une possibilité de repentir devant D’, ce qu’il n’avait pas deviné, et récite aussitôt le cantique du Chabbat. Le verbe chouv, retourner, est celui-là même de la techouva.

Les outils d’interprétation sont la Torah elle-même, à travers treize règles. Interrogé sur ces outils qu’il avait évoqués sans les nommer, le Rav répond qu’il s’agit de la Torah, et renvoie aux treize middot de Rabbi Ichmaël : treize voies par lesquelles le texte se commente, comprenant l’analogie, la déduction, l’exception et la règle générale. On a le droit de fouiller le texte et de le retourner de l’intérieur ; on n’a pas le droit de l’évacuer ni de le détruire. Ces treize règles épousent les treize attributs de D’, et le Rav relève qu’entre le premier Elohim du texte et sa seconde occurrence il y a treize mots. C’est ce que demandait Moché en disant « fais-moi connaître tes voies », et à quoi il lui fut répondu qu’il ne pourrait appréhender que par derrière — c’est-à-dire à travers ces treize attributs.

Transcription intégrale du cours

Par Bereshit, la Bible marque le point de départ de l’histoire du peuple juif. Nous n’allons pas discuter de la manière dont le monde a été créé, dont cet univers a été créé. du temps que cela a pris, nous nous limitons à la lecture du texte, qui est celle de six jours et très significative, mais nous tenons en quelque sorte à ne pas entrer dans la dialectique de l’âge de la création. Il y a combien de temps qu’elle a démarré ? Pour nous, c’est 5783 ans que la conscience humaine, que l’histoire du peuple juif a commencé. C’est ce principe qui nous importe, c’est lorsque l’histoire, le temps et l’espace ont un commencement. Et ceci est contenu dans le principe du mot béréchi.

Béréchi, on peut épiloguer là-dessus toute une année. Mais nous n’allons pas le faire parce que je ne sais pas si cela sera très profitable. Ce qui est important, c’est de savoir que de toutes les façons, le fondement de la la fois juive, est fondée sur le principe de l’âme du commencement. Dire qu’il y a une réchite, c’est qu’il y a une tachlite, c’est qu’il y a effectivement un but. L’histoire a un sens. Si nous disons que le monde est le fait d’un hasard et d’une évolution partie d’un big bang que nous ne pouvons guère analyser, alors de toutes les façons, nous serions là le fruit d’un hasard que nous ne pouvons pas contrôler. nous serions déterminés par les lois de la nature et nous ne pourrions pas nous en sortir, qu’on se réutilise donc de la conscience humaine.

La Torah ne demande pas de comprendre D’, de croire en D’, tant que nous n’avons pas admis le principe d’un commencement. Si il y a un commencement, il y a une volonté, il y a un libre arbitre. Quand je décide de faire quelque chose et bien j’affirme effectivement mon rat de son, mon libre arbitre. J’assume mes responsabilités. Si j’appartiens à une chaîne d’événements que je ne contrôle pas, alors je ne serai jamais je ne pourrais jamais l’affirmer, mais le principe d’un esprit créateur, d’un D’ créateur ne s’impose à nous qu’à partir du moment où nous avons admis le commencement et le principe de la création. contraire à l’idée d’une évolution. L’évolution ne se vorrait qu’au travers, qu’à l’intérieur de cette création.

Alors, le texte nous y invite par l’analyse même de ce mot bérechit. Vous savez, l’art de la langue hébraïque est de s’exprimer à travers d’abord les glyphes de ces lettres, les signes. Il n’y a pas d’alphabet qui ait un sens aussi marqué dans la lettre, qui concentre en elle toute une pensée. Vous prenez le aleph, vous avez cette hélice qui tourne et qui vous dit attention, Si vous entrez dans le mouvement de la création, vous êtes dans un mouvement continu, vous êtes comme cette hélice d’un ventilateur qui tourne et vous devez assumer à l’intérieur votre rôle. Mais la Torah n’a pas commencé par Aleph, elle a commencé par un bête. La langue hébraïque, quand elle veut traduire l’unité, elle va d’une dualité vers l’unité.

Le bête c’est la dualité, on construit un foyer à partir de deux personnes. Mais il n’y a pas que cette dualité du masculin et du féminin, elle se retrouve partout. Au niveau du monde ici-bas, du monde de l’au-delà, au niveau de l’alahat, de l’azadin, au niveau de la pulsion du bien, du mal, partout on va retrouver cette polarité Au sein de la création, parce que à partir du moment où la volonté première décide de créer, il n’y a plus d’unité, il n’y a qu’une dualité. Et c’est la raison pour laquelle tous les livres commencent par la page Bête, pas par Aleph. c’est le Bête qui nous amène vers le Aleph, c’est le Deux qui implique le Un, et c’est pas le Un qui amène vers le Deux et c’est la raison pour laquelle le beau venir c’est aller de la dualité vers l’unité Et c’est comme ça que l’intimité du couple même est traduite par le terme de bi-a.

Réaliser cette unité, cette rencontre intime de l’un avec l’autre. Ça c’est le principe du baït. C’est le principe du foyer, c’est le principe de la maison. C’est le principe de l’affiliation de Bath, le Hallet, où il va apparaître, pour la première fois, il va apparaître dans Eloquim. Il va apparaître dans Eloquim que l’on traduit par D’. Fausse traduction, parce que même le Zohar traduit « elemibala » « eloquim » dériverait du multiple « voici les nombreux, c’est, mi, qui ». Donc le elemibala, le eloquim est une interrogation sur l’origine de la création. Mais quand on s’interroge sur l’origine de la création, on est obligé de croire en un D’, une force, non pas plusieurs divinités, mais éloquim et pluriel.

Oui, parce que c’est comme ça que la création se présente à nous, sous ses multiples facettes. Et lorsque nous restons uniquement dans l’optique de Eloquim, c’est-à-dire de la nature avec un grand N, parce que nos haramims nous ont suggéré de voir en Eloquim la valeur numérique de Ateva. Ateva veut dire la nature et Eloquim n’en est que l’équivalent et Eloquim est aussi le principe de justice de loi. Loi, oui, parce que la création d’un monde exige des lois. Les lois de causalité, qui effectivement gèrent le monde à différents niveaux, sont plurielles. Maintenant, pour atteindre l’unité, il faudrait passer à un stade supérieur, mais cela ne se manifestera que dans la réalisation et non pas dans la conception.

Le jour où Hashem, c’est le verbe haïo, c’est l’être, Elohim, alors là on nous a dit qu’il y a un amour dans cette création, Il n’y a pas que le principe de justice qui régit la création, il n’y a pas que les lois de la causalité, ils peuvent être, à un moment, suspendus parce que l’amour triomphe de toute cette stricte justice. C’est le premier enseignement de la Bible, mais qui n’est pas la première création, parce que nos sages nous enseignent qu’il y a eu six créations qui ont précédé le monde, l’univers. Oui, il y a eu six éléments qui ont précédé la création. Quels sont ces éléments-là ? Je vais tout simplement vous citer un midrash, et le texte est développé dans Pessahim Nundalek, le trédé Pessahim.

Il y a ceux qui ont été effectivement créés et il y a ceux qui ont été projetés, conçus avant d’être créé. Alors quelles sont ces six choses ? Un Torah. La Torah a précédé la création. Effectivement, ce n’est pas comme toute maison obéit à un plan de l’architecte et une conception première de celui qui commande son habitation, et bien D’ a pensé sa création. Il a doté ou il a fondé sur une loi qui est la Torah. Donc cet aura, plan de la création, elle a précédé la création. Deuxième élément qui a été créé, qui sait un kavod, qui sait un kavod, le trône céleste. C’est comme ça qu’on le traduit. D’alors, que veut dire ce trône céleste ? C’est le principe de ne pas se laisser débordé par cette création, de pouvoir gérer cette création, de pouvoir la limiter, l’arrêter. D’ailleurs Shaddai, un attribut de D’, Shaddai que nous affichons sur les portes de nos maisons, et qui sont les limites de notre répartition dans l’espace, ou de nos activités dans l’espace, dans un espace déterminé, bien ces limites sont là par une mésousa, fixées par une mésousa, et ça c’est le trône céleste, c’est la providence. On va se limiter là pour ça, c’est pour dire que ce monde n’est pas laissé au hasard. Une fois créé, D’ s’est retiré et l’a abandonné, non, il continue à le gérer. Troisième élément, le monde de l’au-delà.

Oui, Ganaide, comme je l’ai signalé tout à l’heure, ce monde n’est pas un enfer, comme d’autres religions l’ont perçu. Nous ne voulons pas dans ce monde pour purger une vie comme une malédiction. Au contraire, la vie est véritable. Ce monde offre à l’homme la possibilité de se révéler et de se réaliser en tant qu’être créé à l’image de D’. Donc ce Ganaïde c’est véritablement le projet de ce monde où l’esprit va se délecter de cette proximité du divin, de cette présence spirituelle de sa révélation. Mais il y a aussi Guilnot. Le Guilnot, l’enfer a précédé la création. Comment l’enfer a précédé la création ? Bon, une habitation quand elle n’est pas source de bien-être, le couple, elle peut devenir également sa tombe de l’or du vent.

L’histoire, la nature se venge du fait qu’on ne respecte pas ses lois. Il y a dans la nature même un déterminisme, si l’on veut, du bien et du mal. Ça c’est le quatrième élément, le cinquième élément. dans la création, c’est la Te Chupa, le repentir, le repentir en précédent de la création. C’est-à-dire que le fait de pouvoir corriger les égarments de l’homme, les erreurs, cela aussi a été conçu avant même la création. Il ne fallait pas que l’homme soit condamné à vitam et fernam par les erreurs qu’il commet. Il a la possibilité de corriger. Et le principe de la kishuvah, c’est ça, c’est remettre l’univers dans sa projection initiale. Cinquième élément, sixth élément, Israël. Israël a précédé la création et du fait qu’il a précédé la création, même si la création venait à disparaître, Israël ne disparaîtra pas.

Qu’est-ce que ça veut dire Israël ? C’est le principe de l’homme pour qui le monde a été créé. Il y a toute une discussion qui a précédé qui ? Est-ce que la Torah a précédé Israël ou la création d’Israël a précédé la Torah ? Et les avis étaient partagés. Sans la Torah Israël n’existerait pas, sans Israël la Torah n’a pas de raison d’exister. Cette discussion rejoint celle de Hillel et de Shamaï. Qu’est-ce qui a précédé quoi ? Le ciel ou la terre ? L’esprit ou la matière ? Alors, pour Hillel c’était la matière d’abord, et pour Shamaï c’était l’esprit d’abord. Le Ciel a précisé, Orabi Shimon Valohay a tranché, il a dit, ce n’est pas possible de séparer les créations l’un de l’autre, elles sont entrelacées, elles sont dépendantes l’un de l’autre, et de ce fait Israël, dans le projet de la création, est comme l’homme dans la finalité de cette création de six jours.

Six jours comme nous sommes en train de les vivre au travers de nos six sens. Oui, on parle généralement de cinq sens ce nom. Mais Rambam dit qu’il y a un sixième sens. Et le sixième sens, c’est l’intuition. Nous sommes nus, quelquefois, par une idée qui va au-delà de ce que nous sommes en train de vivre. Nous la présentons. Il y a une préscience. Et chacun a ce sens à son niveau. Parce que, comme il y a une échelle de valeur, une échelle d’audition, une échelle de vision, Il y a également une échelle d’intuition, et c’est celle qui, en se raffinant, devient un niveau A, devient le sens prophétique, qui habiteraient chacun à un niveau premier de la création étant donné que l’homme a été créé à l’image de D’, alors cela épouserait également notre environnement qui a quatre points cardinaux, puis le sens de la base et de la hauteur et les six jours de la création sont célébrés également au travers de notre schéma, un schéma Israël, de notre profession de foi, un schème éloquénois, chez Mérad, 6 paroles qui traduisent cette unité du 6 qui est l’unique chiffre dans la dizaine qui présente, qui soit divisible. Par 6 égale 1, par 3 égale 2, par 2 égale 3, 3 plus 2 plus 1 et grâce. Or, il y a dans la création deux étapes. En réalité, il y a une étape statique, premier, deuxième jour, troisième jour, premier jour lumière, mais cette lumière n’est pas en mouvement encore, elle le sera que le quatrième jour.

Deuxième jour, c’est les eaux d’en bas et les eaux d’en haut, la séparation entre les eaux. Le troisième jour, c’est la terre, le dévoilement de la terre. et ensuite ces mêmes espaces commencent à, disons, vivre, à se mettre en mouvement par les êtres qui les habitent le quatrième jour, le cinquième jour et le sixième jour. Il y a trois jours, dit la cabale, qui détermine le Shabbat, le septième jour. Et il y a trois jours qui se nourrissent du Shabbat, par conséquent pour les Kabbalistes, la création effective ne commencerait pas le premier jour, mais à partir du quatrième jour, là où les choses prennent place dans le mouvement de la création, et les trois autres jours qui suivent le Shabbat, c’est le rayonnement du Shabbat qui les bouge.

Alors, où se trouve tout cet enseignement ? On nous dit dans Béréchit, Béréchit c’est Barachit, Barachit il a créé six, il a créé six dimensions, le six c’est le chiffre de la création. Nous reviendrons là-dessus, parce qu’il est très expressif dans un autre domaine, Mais, il y a aussi un autre sens dont vérifie ces bêtes roches, c’est qu’il y a une pensée première dans la conception de cette maison, de ce foyer de l’univers, de l’humanité, pardon. Et ce baïte et roche, roche c’est le temps et baïte c’est l’espace, l’espace c’est le temps, sont créés simultanément à partir du moment où l’on conçoit la création. Il est inutile de séparer le temps de l’espace, l’un aussi est l’émissaire de l’autre, il fonctionne ensemble, il se détermine de la même façon, et ce bérechit, il est également la structure du peuple d’Israël, combien sommes-nous en Israël, nous serons toujours pas plus. On a beau se compter en millions, mais dans notre essence, nous resterons simiriens et dans notre répartition dans le monde, nous sommes répartis sur 70 peuples et nous sommes, si vous voulait le soixante-et-onzième, la soixante-et-onzième nation, parce que l’humanité a été utilisée, chacune selon sa nature propre, ses idéologies propres, parce qu’il est inutile de concevoir humanité avec un seul point de vue, un seul mot de vue, une seule pensée. Non, il y a place pour une pluralité de pensées, une pluralité d’idéologie, mais faut-il tout simplement qu’elles visent un but suprême et qu’elles se rencontrent, qu’elles aient leur point de gravité, leur centre de gravité dans le principe du chapin. Nous saurons revenir avec elles.

Donc premier point de réflexion. Nous sommes dans le monde d’une création ex nihilo. Ex nihilo à partir du néant. Mais la création ex nihilo n’est pas vraiment à partir du néant. Ce néant, D’ d’abord l’a voulu, avant de pouvoir procéder à la création. C’est-à-dire que ce qui précède la création, c’est le monde du Taoumouli. Si je devais m’exprimer autrement, j’aurais dit que le premier verset, Berichit Barra Elohim Aytashamayin Be’et Haaretz, au commencement l’Éternel a créé le ciel et la terre, ça c’est l’idéal de la création, qui est résumé ainsi, mais D’ se refuse à nous donner un monde parfait. Alors à ce moment-là nous n’aurions aucun mérite et nous n’aurions rien à faire là-dedans et nous ne pourrions pas commettre d’épanouissement et nous ne pourrions pas aussi prouver nos capacités.

Alors, la terre était tourue, la terre était tourue et est tourue, la terre était tourue, la terre était tourue, c’est terre composée de quatre éléments, Le feu, l’air, maïm, l’eau et le domaine, la matière, elle est aussi porteuse de quatre grandes civilisations qui sont Babel, Madaï, Yavan et Edom, quatre exiles univers qui se succèdent dans cette course à la domination et qui brûle effectivement les fondements de la création, mais au milieu de tout ce désordre que l’humanité va créer, il y a ordre divin, hiri-or, celui qui décide de la lumière, ça c’est D’, vous remarquerez que c’est la première fois que je parle de D’, parce que le or, ça a valeur numérique, c’est 207 et l’infini, enso, et également comme valeur numérique, 207, et lorsque l’homme, dans une évolution non pas horizontale mais verticale, en spirale, décide de sa trajectoire, comme l’a voulu le faire drap à la gare mais avec un autre esprit, alors il se trouve comme l’associé de D’ dans la réalisation de cet univers. D’ crée, Barô, l’homme et l’autre Serge. Il donne une forme à cette création.

La création de l’homme, la création de D’ attestent d’une volonté d’imperfection. Et c’est la raison pour laquelle Béréchite, Bara et Loquim, les finales de ces lettres, Béréchite, Bara et Loquim, s’en émettent la vérité, mais une vérité qui ne se n’est pas dans l’ordre idéal. Par contre, à la fin de la création, le monde que D’ laisse à l’homme le soin de pas faire, à Sherbara et Lokim l’Aansot, le final de Barat, il a créé D’, l’a assaut pour, par faire, faire. Là, les finales de l’être s’émettent dans l’autre. Bien, cette analyse première, bien sûr, soulève la question de l’interprétation du texte. Est-ce que nous voulons en mon nom, faisons pas dire au texte que nous voulons finalement. C’est la raison pour laquelle on dit que la Torah a précédé la crise, de la même manière que nous pouvons pas concevoir. Ce monde sans la loi de la causalité, autrement, il aurait échappé à notre gestion, ça aurait était un enfer, on ne peut pas non plus le détacher de l’esprit qui a présidé à sa création. L’esprit qui a présidé à sa création, c’est l’artocrate. L’artocrate n’est pas une conception de vie. Ce n’est pas une façon de voir les choses. Non, c’est Torah trahime, c’est la loi de la vie. C’est là qu’intervient effectivement la foi de chacun d’entre nous. C’est l’unique raison pour laquelle la Torah a commencé par ce chapitre de la création, qui sur le plan scientifique a priori et ne nous apporte aucun éclairage déterminant, ils ne répondent pas à toutes nos questions physiques et métaboliques, mais c’est pour nous dire que si véritablement nous croyons que ce monde a un sens, qu’il répond à une volonté, alors à ce moment-là, la la lecture de la Torah. Comment on le dit en hébron ? Mikra. Mikra, c’est pas cria, la lecture on dit c’est cria en général. Mais Mikra, c’est un appel de l’intérieur à la lecture. C’est-à-dire, le texte me suggère la lecture, et je lis ce qu’il me suggèrent. A partir du moment où cet Torah est la loi de l’univers, il vient de la même manière que les merveilles de la création appellent mon émerveillement, mon questionnement et dans les domaines de la Torah quand je l’aime. Or, quand vous avez un même au début d’un verbe, mikra, nizbeah, nishkafahim.

C’est un keli, un ustensile, un moyen, un outil. Oui. La Torah est l’outil de la création. On l’a commencé dans Bereshit, Barah et Loquim. Et ha-shamayim, et ha-aretz, et nous a suggéré dans la lecture de «Ve’a’aretze etatohu vavohu, ve’hoshech halpenetihum, ve’hoshech halpenetihum, ve’hoshech halpenetihum, Finale, lettre finale qui est l’îme. Quand l’obscurité règne sur l’abîme, nous avons besoin que nous ne comprenions rien, que nous ne savions pas interpréter le texte, que nous ne savions pas le lire. Nous avons bien, nous avons besoin d’un outil. La Torah nous a livré cet outil et quand on l’a lu comme il faut, alors à ce moment-là il y a aussi le mot Keli. C’est ce qui veut dire, un exégène, que l’on commence peut-être avec une approche impure, mais quand on l’a approfondi, quand on cherche à la décoder, eh bien, on découvre qu’il y a là-dedans un trésor de pensée, et que les outils qui nous ont été livrés à travers ces trois sont des moyens de donner à l’homme la possibilité de se débarrasser de ses nettements.

parce que toute lumière a besoin d’un queli, d’un contenant, d’une pellicule, d’une membrane qu’ils puissent contenir ces lumières et ne pas les laisser s’éparpiller. C’est ainsi que le monde a été conçu, chez Amal et Olamo de Daï, quand ce clipa, ou ce béguet, ou ce vêtement, ou c’est du sensible, adhère au fruit, adhère au corps, adhère à la lumière et participe lui-même à l’intensité de cette lumière. Or, ce qui caractérise l’homme dans sa création première, c’est le vêtement. Nous le verrons par la suite. Les autres s’être créés, les animaux n’ont pas besoin d’être morts, n’éprouvent pas ce besoin. Mais l’homme, oui, mais même quand il opte pour la nudité totale, Quelquefois, il y a une petite ficelle, cordon, un petit ruban dont il éprouve le besoin de marquer sa personne par la présence d’un symbole du vêtement, mais c’est la raison pour lesquels, bien sûr, nous portons les titils aux vêtements parce que nous voulons que nos vêtements rionnent, qu’ils ne soient pas opaques, qu’ils ne cachent pas notre propre lumière et qu’ils ne deviennent pas un manteau d’hypocrite.

Nous approchons ces filaments parce que le béguet, en quelque sorte, c’est la première chose que l’homme a apporté à sa nature, lorsqu’il a pêché, lorsqu’il s’est retrouvé dans les capacités d’approcher cette lumière divine, alors il a pris le des ronds, des feuilles de piquet pour cacher sa négligité, c’était son premier boulot. Voilà, je vais peut-être m’arrêter là pour ce premier cours. Si vous avez des questions à poser, jusqu’à présent vous ne m’avez pas interrompu, vous m’avez écouté, mais j’aurais tant voulu savoir un petit peu ce que vous en pensez. Et s’il y avait des questions, bien sûr, avec Rémy. J’aurais une petite question, Kodara, bonsoir, si vous permettez. À propos, vous avez dit à un moment que le Shabbat a été une clé de la création, avait un poste central, je ne sais pas exactement quelle expression vous avez donnée.

Ce qui est étonnant, quand même, c’est que dans la création, le Shabbat, c’est que pour les juifs entre guillemets, les non-juifs n’ont pas de Shabbat. Comment se fait-il si jamais le Shabbat est la création et qu’il serait censé être l’exemple pour les autres nations, toujours qu’il y a une espèce de collaboration, qu’on est l’exemple des autres nations, comment se fait-il qu’eux n’ont aucune part même minime dans le Shabbat ? Bien, d’abord, le point de départ de ta pensée, à savoir que le Shabbat est la propriété du peuple juif et il est devenu la propriété du peuple juif. Quand D’ a pensé sa création, quand il a sanctifié le Shabbat, il a sanctifié pour l’humanité entière.

Adam n’était pas juif, Adam c’était un prototype de la création divine de l’humanité entière et par conséquent le peuple d’Israël est lui aussi l’embryon de l’humanité entière. Il ne faudrait pas séparer le peuple juif du reste de l’humanité. Je l’ai répété plusieurs fois, il n’y a pas de raison d’existence pour le peuple juif s’il n’y a pas les autres peuples, et les autres peuples ne peuvent pas exister non plus sans le peuple juif. Le peuple juif représente en quelque sorte le centre de gravité de toute l’humanité comme le Shabbat représente le centre de gravité de toute la création par la sainteté. Le Shabbat, D’ l’a sanctifié, c’est le jour sanctifié par D’ que les nations ne l’adoptent pas.

Ça, c’est un autre problème, mais à l’origine, il n’est pas conçu uniquement pour le peuple juif. Mais c’est les lois de Noir, pourquoi les lois de Noir n’inclutent pas une partie du Shabbat ? Très bien, alors les lois noirines et la révélation post-dilluvienne, c’est-à-dire Après le premier échec de l’homme, il y a une révélation, et la révélation de D’ à l’humanité se limite à cette loi, pas à dix, comme dans le décalope. Le respect du Shabbat, lui, n’apparaît que dans les dix commandements. la mitzvah de respecter le Shabbat. Or, vous savez, en Égypte, le Midrash dit que le peuple juif respectait le Shabbat, respectait le septième jour, et Palau respectait lui aussi cette institution chez le peuple juif parce qu’il la voyait comme une reprise d’alènes indispensable pour reprendre à nouveau le travail sur de bonnes bases. Il fallait pas épuiser les forces humaines, il fallait leur donner un peu de répit, qu’ils reprennent leur souffle au travers du Shabbat. Et le Shabbat c’était un jour de repos, c’était pas un jour de Saint-Étienne. Le décalope l’a imposé comme un jour de célébration du fait de la création de D’ et l’a imposé comme le fait de la libération d’Égypte, de la libération de l’homme, et dans la mesure où l’humanité va accéder un jour à cette double reconnaissance d’une part d’un maître créateur du monde et d’une volonté de l’homme de se, disons, de s’affranchir de tout ce qui l’opprime, je le dis au niveau de la nature comme au niveau de l’homme, alors le Shabbat deviendrait également le de l’humanité qui est inconvertible, il commence effectivement par le respect du Shabbat.

Il n’y a pas une loi interdisant au nom juif de respecter les règles du Shabbat ? Pardon ? Il n’y a pas une loi qui interdit au nom juif ? Oui, oui, c’est écrit que le Goy qui fait le Shabbat n’est pas dans l’esprit du Shabbat épassiblement. Pourquoi ? Parce qu’il a violé l’esprit du Shabbat, il ne l’a pas, il ne l’observe pas. comme un dimanche, ce n’est pas observer le Shabbat. Il y a des juifs qui le font, qui l’observent comme un dimanche. Bon, ce n’est pas à nous à juger, mais l’idée est la suivante, que la sainteté de ce jour, elle-même, implique la notion de retour, de ressourcement de l’aide. Ce ressourcement de l’aide, d’ailleurs Adam Harishon, quand il veille de Shabbat, il rencontre Kaïne, qui vient de tuer son frère, et il lui demande comment t’en es-tu sorti ?

Il m’a dit, mais j’ai avoué ma faute, j’ai exprimé mes regrets, et un cas de joie-le-croc m’a permis de reconsidérer ma vie, ma trajectoire de vie, et voilà. Alors il lui dit, ainsi, et moi je ne l’ai pas deviné, je ne l’ai pas su, Il y a donc une possibilité de repentir et de redorer son blason devant D’. Qu’est-ce qu’il a dit ? Qu’est-ce qu’il a récité immédiatement, disent nos âges. Mismosh il yoma Shabbat. Il a récité le cantique du Shabbat. En effet, dans le Shabbat, il y a le verbe Shuv, retourné. Il y a le sens de la Teshubah, voilà. Ou dans le futur, en fait, les non-juifs sont une forme de juif, et ils feront le Shabbat alors, si j’ai bien compris.

Parce qu’il n’y a pas de connaissances. Ils auront choisi d’adhérer à la Torah, ce qui n’est pas obligatoire. Je le dis, encore une fois, tout le monde ne peut pas faire, n’a pas la possibilité de faire des études, n’est-ce pas ? De hautes études. Il y a des, mais ce n’est pas pour cela qu’ils ne valent rien. Non, ils ont aussi leur mission, ils peuvent la remplir dans le cadre de ce qu’ils peuvent faire. Mais par contre Israël, il a une mission beaucoup plus importante qui lui est imposée, mais qui l’a accepté, il est même de faire à l’origine, et qui a engagé ses descendants, tous ses descendants, rappelez-vous que D’ n’a pas voulu leur donner un torrent, il leur a dit qu’elle garantit pour vous me donner.

Alors ils ont essayé de trouver toutes sortes de garanties, quand ils ont dit nos enfants, nos petits-enfants seront les 40, alors il leur a dit maintenant chez vous. Voilà. Merci beaucoup. Rav Benizri, vous aviez parlé des outils que la Torah nous donne pour pouvoir expliquer inexplicable. Vous ne les avez pas nommés, alors pardonnez-moi mon impatience. Est-ce que les outils, ce ne serait pas tout simplement la Torah elle-même ? Oui, c’est la Torah elle-même. Rabbi Ishmael dit qu’il y a 13, dans les 13 middels de Il y a 13 voies, 13 règles par lesquelles la Torah est commentée. Alors nous aurons peut-être un jour l’occasion de nous pencher sur ces 13 règles qui comprennent l’analogie, le phénomène de déduction, etc., et l’exception et la règle générale.

Tout ça s’est énoncé dans les 13 mois d’exploration, parce que c’est ça à Port-Bas-Vas-Port-Bas. On a le droit de fouiller le texte, de le retourner à l’intérieur, on n’a pas le droit de l’évacuer. À fort bas on n’a pas le droit de le détruire, c’est pas à fort hautin, c’est à fort bas à l’intérieur. Donc tu es à l’intérieur des règles, des treize règles qui époussent en quelque sorte les treize attributs de D’, n’est-ce pas ? Parce qu’il y a treize attributs de D’ et si vous faites aussi un raccourci avec le texte que nous avons commencé maintenant à interpréter, le Eloquim, depuis le premier Eloquim, jusqu’à la manifestation du deuxième Eloquim, il y a 13 mots, c’est-à-dire que l’approche du alève de Eloquim, qui est le petit alève, puisqu’il est inscrit dans la nature même de la création, et pas par-delà de la création.

Alors, il faudrait avoir cette presse clé en main. C’est ce qu’a demandé Moshe lorsque D’ se présentait à lui, Lorsqu’il a demandé, après le péché des adorateurs du bouddh, il lui a dit « O Géhenéna et de l’achicha, fais-moi connaître tes voies » Il lui a dit « Tu vas m’affronter, tu vas m’appréhender par derrière, mais pas par devant, par devant tu ne pourras pas, de part, derrière, comment, au travers des 13 attributs. Ces 13 attributs, ce sont ces 13 mots. Alors on fera le parallèle de l’intention au volume au moment vif. Voilà. Merci. Merci beaucoup. Votre question.