Yom Kippour : le livre de Yona et la mission d’Israël

par le Rav Raphaël Benizri

Kippour n’est pas d’abord un jour de pardon : c’est un jour de kappara, de couverture et de retour. Le Rav Raphaël Benizri ouvre ce cours par un midrach célèbre où l’on interroge tour à tour la sagesse, la prophétie, la Torah puis D’ Lui-même sur le sort du pécheur — et où seule la techouva ouvre un chemin.

De là, l’étude conduit à la haftara de Minha : le livre de Yona, récit autobiographique d’un prophète qui fuit sa mission, et miroir de la vocation d’Israël parmi les nations.

Ce que dit ce cours

Quatre réponses à la faute. La Hokhma répond que le mal poursuit le pécheur ; la prophétie, que l’âme qui pèche mérite la mort ; la Torah, qu’il apporte un acham, un sacrifice de culpabilité — mais celui qui ne peut pas se l’offrir reste sans remède. Seul HaKadoch Baroukh Hou répond : qu’il fasse techouva, et sa faute lui sera expiée. C’est le sens du verset « tov veyachar Hachem » : parce qu’Il est bon et droit, Il met les pécheurs sur la voie.

Kippour est la véritable tête de l’année. Nulle part dans la Torah, les Neviim ou les Ketouvim le premier Tichri n’est appelé Roch Hachana : on y lit Yom Terouah, le jour du chofar, ou Yom HaZikaron, le jour de la mémoire. L’expression Roch Hachana apparaît chez Yehezkel — appliquée au jour de Kippour. Le Rav l’explique par le décalage d’un jour entre année lunaire et année solaire, les fêtes étant calées sur les saisons solaires : Pessah la fête du printemps, Chavouot la moisson, Souccot la récolte.

Le Yovel enseigne la libération de soi. À Kippour, au terme du jubilé, on libère tout homme et l’on rend la terre à ses propriétaires initiaux : la terre n’est jamais vendue à perpétuité, seulement gérée quarante-neuf ans. Mais ce n’est pas d’abord la libération des autres qu’il faut penser : tant que nous restons asservis à nos propres idéaux relatifs et à nos conditionnements, nous ne sommes pas sortis de nous-mêmes.

La techouva n’a rien de magique. À Minha on lit la paracha des arayot, des unions interdites — rappel déconcertant que les luttes ne changent pas de nature parce qu’on a jeûné et prié avec ferveur. Le lendemain, la vie continue. La techouva véritable consiste à choisir une faiblesse précise et à décider de ne pas céder sur celle-là : s’accrocher à un aspect de la vie et vouloir le corriger, c’est la promesse de toutes les restaurations à venir.

Yona, la colombe et les trois sorties. La colombe de Noé sort trois fois : elle revient bredouille, puis avec un rameau d’olivier — il y a de l’espoir —, puis ne revient plus : elle a gagné sa liberté. Ces trois étapes se retrouvent chez le prophète Yona ben Amitaï, dont le nom vient de emet, la vérité. Il voudrait que tout repose sur la stricte vérité ; or la stricte justice, sans bonté, ne laisserait pas tenir le monde : « tsédek véchalom », la justice et la paix se retrouvent dans les bras l’une de l’autre.

Tarchich, ou la tentation du repli. Envoyé vers l’Orient, à Ninive, Yona part vers l’Occident, à Tarchich — le nom du joyau de sa tribu sur le pectoral d’Aharon. Il voudrait se confiner dans ce qu’il est, dans l’espace de sa tribu et de son peuple, pour s’épargner la déception d’enseigner à qui n’écoute pas. C’est la tentation permanente : fuir la confrontation, fuir l’autre, quelquefois se fuir soi-même.

Israël est responsable du lien avec l’humanité. On n’exige des nations que les chéva mitsvot bné Noah, les sept lois noahides, canevas moral de base sur lequel chacun brode sa voie. Mais celui qui doit veiller à cette structure, c’est le peuple juif — et le peuple juif, c’est Yona. Le Rav va jusqu’à dire que la dose d’antisémitisme dans le monde se mesure à la façon dont le peuple juif évolue vers le haut ou vers le bas, et que l’indifférence à la société environnante est elle-même une faute.

« Ivri anokhi » : je suis un passeur. Interrogé par les marins — soixante-dix hommes pour soixante-dix nations, chacun implorant son dieu et jetant ses instruments à la mer —, Yona ne se définit ni par un pays ni par un métier. Ivri, c’est celui d’au-delà du fleuve, mais aussi, de laavor, celui qui fait passer : le passeur du monothéisme. Toute sa prophétie tient en cinq mots — dans quarante jours, Ninive sera détruite ; tout le reste du livre est le récit d’un homme aux prises avec sa mission.

Ce qu’il n’a pas su transmettre passe par sa disparition. Jeté à la mer à sa propre demande, Yona apaise les flots ; les marins craignent alors l’Éternel, Lui offrent des sacrifices et font des vœux. Ils se sont approprié le D’ d’Israël en croyant supprimer Yona — c’est ce qu’ont fait les grandes religions. Mais le peuple juif, s’il connaît des descentes dans le chéol, n’en meurt pas : jeté dans les eaux, il finit par émerger.

Transcription intégrale du cours

Charles le Horma, en interrogeant la sagesse, rôtait Mahoncho, le pêcheur. Comment peut-il effectivement payer sa dette ? Mahoncho, quel serait son châtiment ? Alors, la logique veut qu’il soit rongé par le remords de sa faute. Et elle a répondu, que les pêcheurs soient poursuivis par leur mal. Donc, il n’y a pas de remède. En posant la question au prophète, à la prophétie, en lui posant la même question, qu’elle serait le mode réparateur d’un pêcheur, il se dit que l’âme qui a pêché mérite la mort. C’est trop nul, alors il n’y a aucune autre possibilité, c’est ce que voudrait la logique des prophètes. Alors on se tourne vers la Torah et on pose la question à la Torah, le pêcheur qu’elle serait, son maudré parateur, elle dit, il y avait un charbide capellon qui l’apporte sacrifice, qu’il fasse l’aveugle de son péché et il sera expié. Et pour celui qui ne peut s’offrir un sacrifice, il n’y a pas de remède. Alors on se tourne vers un kadouche baloucrou, le dernier recours, et un kadouche baloucrou vous répond qu’à cela le tienne, qu’il fasse tes chauves vains, qu’il décide de faire un retour sur soi, un retour vers ses sources, un retour vers ses racines, mais il capte l’eau et il va être absurde. On va lui expier sa force. Et à ce sujet, on applique effectivement Le verset de Télil, chapitre le psaume 25, Tove yasha la shen, l’Eternel est bon et droit, halken yorech haka im badel.

C’est la raison pour laquelle il met les pécheurs sur la voie. Alors on pose la question, il est bon pourquoi? À quoi se vérifie sa bonté ? On répond à sa rectitude. Il est droit, comment cela se vérifie ? Parce qu’il est bon, parce qu’il est ordre et parce qu’il veut toujours initier le pêcheur sur le chemin du retour étant donné qu’il Il ne veut pas condamner à mort le pécheur, au contraire qu’il veut à tout prix qu’il opère un retour sur soi et qu’il vive. Ce Midrash épouse bien le thème de Kippur qui est en fait le Rosh Hashanah, parce que je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, il n’est nulle part écrit que le premier Tishri est Rosh Hashanah.

Dans la Torah, dans les Nevi’im, dans les Ketubim, on ne trouve pas de référence au premier pichri comme étant le premier jour de l’an. Et nous-mêmes, quand nous célébrons Rosh Hashanah, nous disons Yom Telurah, le jour du son du Chopard, Ou bien Yom Azikalon, vous suivez, le jour de la mémoire, donc Rosh Hashanah, il n’est mentionné comme jour de l’an, que dans les écritures de nos sages, qu’il le met en avance avec les quatre têtes d’années que nous connaissons, ou que compte Calandrier Mais le terme lui-même de Rosh Hashanah, à quoi il est appliqué, à quelle fête il est appliqué parmi les fêtes, on le trouve dans les fresquelles appliquées au jour de Kippur. Le Kippur est le jour de Rosh Hashanah. Curieux ? Non. Si nous tenons compte qu’il y a une tête d’année lunaire et une tête d’année solaire, et que les fêtes juives ne sont calculées que d’après les saisons solaires, puisque Pesach et le Chaga Aviv, c’est la fête du du printemps, le Shavuot, Chag Akatsir, la fête de la moisson, Chag Asif Sukkot, c’est la fête de la récolte, et à propos de la fête de Sukkot, il est dit, Betset HaShana, Lorsque sort l’année, c’est-à-dire que la fin de l’année est véritablement à sous-cote et non pas à Rosh Hashanah, Si nous tenons compte qu’il y a un jour de battement entre l’année solaire et l’année lunaire ensemble, qui pour s’inscrire comme solaire, et il y a, si vous voulez, un glissement qui s’opère entre l’année lunaire et l’année solaire c’est-à-dire que pendant tous les âmes immorales, pendant tous les jours, c’est une phase entre le passé et le présent où se superposent deux années, l’année lunaire et l’année solaire, pendant un un jour avant Kibourg et pendant un jour après Kibourg, puisque nous arrêtons de lire le psaume de la chaîne Oridhishéminéhéra, l’éternel, il est ma linière et mon secours, Oridhérochashana, les malinières à Rosh Hashanah et mon secours à Kippur que à Rosh Hashanah Rabbin.

Et entre les deux, nous sommes, jusqu’à Kippur, en train de réciter des slichotes, des supplications de pardon, mais à partir de Kippur. Et jusqu’à Auchan, des appels à la substance, à une aide de D’ pour que nous soyons remis dans la bonne direction de pensée, c’est ce qui ressort. Donc, le jour de Kippour, où il est imposé, au terme du jubilé, de libérer tout homme et de restituer et de rendre à la terre également son autonomie, son indépendance, en la restituant à ses propriétaires initiaux, puisque la terre n’est jamais vendue à Duitam et Ternam, mais toujours pour une gestion de 49 ans, et ce qui fait que le jour de Kippour, en en quelque sorte, c’est celui où se repense réellement la libération de soi, parce que ce n’est pas la libération d’autres vies à laquelle il faut penser en premier lieu, Si nous sommes, nous, restés conditionnés par nous-mêmes, asservis par des idéaux très relatifs, très subjectifs, et si nous sommes restés également tributaires de notre mode de vie et de pensée, alors nous ne sommes pas arrivés à sortir totalement de nous-mêmes et à nous ressourcer à la base.

Alors nous comprenons que le jour de quitton, le moment de être à la zone, le moment où s’agréait véritablement la prière de l’homme qui a le souci de se retourner à lui-même, de se redécouvrir un autre langage, comme nous le faisons, inconnus de formuler autrement nos aspirations, c’est le moment de Minkha. Mais paradoxalement, au moment de Minkha, nous lisons une paracha un peu déconcertante parce qu’il s’agit de toutes les liaisons interdites. Et on se demande, le jour qui pour, nous sommes véritablement dans une une journée presque assette, qui pense à des liaisons interdites, qui pense à ces instincts de base pervers. C’est pour nous dire que de toutes les façons, la Tishouba, idéale à laquelle nous pensons Et que nous nous allons atteindre au plus haut point n’est pas possible.

La Té Chauvin suppose de nombreuses étapes parce que les luttes que nous allons avoir à subir ne vont pas changer de nature, comme par un effet magique, parce que nous avons On a observé un jour de jeûne et nous avons prié avec ferveur et par magie nous avons éliminé tous nos péchés et nous allons faire pour neuf. Non, le lendemain, la vie continue comme s’il n’aurait rien été, mais la techova suppose que l’on prenne une décision sur une faiblesse bien précise que nous voudrions surmonter et dire qu’à la domination de cette faiblesse, nous tenons à tout prix et nous ne voulons pas céder, bien s’accrocher à un effet de la vie et vouloir le corriger, c’est promesse d’avenir pour toutes les restaurations possibles et c’est la raison pour laquelle. L’Aftarain qui a été prévu pour la circonstance est celle de la prophétie de Jonas. Jonas est un prophète qui vit des tourment de son engagement total envers D’. La vie avec D’ n’est pas sans tourment, le contraire serait tout à fait faux. Un homme engagé dans la voie de la spiritualité passe par des épreuves difficiles. Aussi nos singes l’ont dit qui accède à un niveau supérieur de pensée et de lutte, son instinct devient encore plus agressif, plus obstiné que celui qui affecte, qui affecte celui qui est responsable, qui est beaucoup plus grand.

Or, il y en a, quels sont ces tourments ? Vous savez, Rambam dit que pour accéder à la prophétie, Il faut une logique imparable, essayer de l’absolu, de l’infini, de l’au-delà. Ce n’est pas à la portée et on peut faire fausse route facilement. Et quand on y arrive, l’or devient un traitement. C’est la possibilité de retour à une morale très stride. Il ne veut pas de compromis. Rien. Sa logique le lui a interdit. Et c’est la raison pour laquelle il déclare « A nef e shachotet i tamut » L’être qui pêche mérite la mort. La mort est la face par laquelle l’être va se recréer, mais dans une autre vie, dans un autre monde, au travers de l’enfant, d’un proche parent, mais lui-même, sa mission Il l’a fini, il l’a accompli, il n’y a point d’autre ouverture pour lui.

Et c’est ce qui va se passer, c’est ce qui va nous expliquer Yonah. Mais si je dois parler de Yonah, je dois aussi me rattacher à la première manifestation de ce Yonah dans la Torah. Lorsque le déluge s’est mis dans le monde, une hoare se sert de Iona, de la colombe. La colombe est devenue le messager de la paix par la Suède, mais parce qu’il y a eu un premier renvoi et Iona, la colombe, n’a pu se poser nulle part, elle est vite retournée dans l’arche. La deuxième, elle est sortie, mais elle est retournée avec un rameau d’olivier à son bec qu’elle conserve, c’est-à-dire, il y a de l’espoir. Avant, c’était la mort, le déluge.

Il n’y a rien, elle cherche un abri. Cette fois, il y a de l’espoir. La troisième fois, quand elle sort de l’arche, elle ne revient pas. Elle a gagné sa liberté, elle ne cherche plus à être paternalisée, entre guillemets par Noé. Vous savez ces trois étapes ? Nous allons les retrouver chez le prophète Iona et vous allez voir comment cela est merveilleusement décrit parce que le fait d’avoir ni dans l’image d’avoir incarné dans la colombe cette sensibilité du prophète, ou cette vision du prophète, qui lui est en quête de vérité. Comment s’appelle ce prophète ? Amitai vient du mot émette. Lui, il veut que tout repose sur la la vérité, qui ne veut pas, qui refuserait, oh nous savons très bien que c’est impossible, la vérité exigerait la stricte justice, et la stricte justice, le monde ne pourrait pas tenir, ce serait introsse, ce serait cruelle, sans le hesed, sans la bonté, C’est quand l’amour, que la justice et la paix également se retrouvent enlacés l’un dans les bras de l’autre.

Or, nous partons du principe et nous l’avons déjà dit. Chacun répond ici-bas à une mission, il y a ceux dont la mission dure 20 ans, 30 ans, 40 ans, un jour, 80 ans. Mais chacun quand il a rempli sa mission, il peut se retirer. Il n’y a pas de chose qui n’ait pas de place, il n’y a pas d’homme qui naît son moment, qui ne répond à un moment donné dans l’histoire. Et c’est comme ça qu’il faut considérer la création dans son ensemble. Nous pouvons être la challah du monde, mais nous ne sommes que la challah, il y a l’autre pâte. Mais la challah a consacré le reste de la pâte. Nous sommes cette challah de l’humanité si vous voulez.

Mais attention, la bénédiction n’est méritée que si Nous continuons à permettre à cette patte de nourrir son monde. Et c’est d’abord le premier enseignement de Jonas qui est appelé à apporter son message à Ninny. Ninny n’est pas une ville juive. C’est une ville qui est présente, une structure d’une culture qui se respecte et qui a son niveau, puisque nous n’exigeons des autres que les sept lois noiries, les sept éléments de morale de base, chacun évolue à partir de ces sept lois de morale, mais celui qui est chargé, effectivement, de gérer d’abord la conservation de cette structure des sept lois noirs, et de tauser petit à petit, les enseignements qui peuvent se greffer là-dedans à différentes tendances, ça c’est le peuple juif, et le peuple juif est Iona, il est cette colombe, mais pour autant que nous que cette colombe ait été investie d’un pouvoir, elle ne peut en quelque sorte prétendre avoir la bénédiction inconditionnelle de son Créateur, de son Roi, de son Père.

Il y a des règles à suivre, il faut à tout prix soigner la relation avec le reste de de l’humanité, parce que ce qui affecte l’humanité nous affecte et ce qui nous affecte finira par affecter le reste de l’humanité et nous l’avons dit. La dose d’antisémitisme dans le monde, elle se calcule d’après le mode d’évolution vers le haut du peuple juif ou vers le bas malheureux, et nous devons être à l’écoute de cela. Ce n’est pas la peine d’accuser les autres d’un antisémite obsessionnel, parce que, quelque part, nous devons dire que nous l’avons aussi induit dans une certaine vie. Et récidemment, si nous avons laissé la situation, si nous sommes restés indifférents à l’évolution de la société environnante, Et nous ne sommes plus dans notre stade, ou dans notre ménage, ou dans notre zone, ou dans notre ville orthodoxe, religieuse.

Et nous avons en quelque sorte négligé le contact avec les autres. Ici aussi, nous avons péché et tout se passe d’une relation disons orpusculaire, minuscule, minuscule et elle devient par la suite elle s’étend du microcosme au macrocosme et de cela nous devons être à qui beaucoup ? A cela nous devons être très attentifs. Très attentifs parce qu’il n’y a pas de retour vers moi qui ferait abstraction de ces dimension. Alors, expliquons, nous avons dit qu’il s’agit de Yonah, Yonah ben Amitai, nous ne savons pas d’où il vient. On suppose qu’il est de la tribu de H.R. et qu’il porte sur lui le joyau de sa tribu, qui est al-Shish, parce que chacun est une perle en soi, sur le pectoral de Aaron-a-Kohen, les tribus étaient représentés par des perles, il y avait 12 perles, chacune avait sa valeur intrinsèque, pour dire attention, c’est un joyau, et c’est la raison pour laquelle quand on envoie Yola en lui disant va animer, il dit non, moi je vais aller à Tarshish, on m’envoie à l’Orient, moi je vais à l’Occident, et je vais à Tarshish, qu’est-ce Parce que Tarchisch c’est le joyau de sa tribu, lui il voudrait se confiner dans ce qu’il est, dans l’espace de sa tribu et de son peuple, et il ne voudrait pas s’investir.

Pourquoi ? Parce que les déceptions seraient trop grandes, ce vrai c’est pas facile de jouer comme ça à l’enseignant, vous savez très bien comment ça se passe dans une classe avec les élèves, l’enseignant cherche un petit peu à mettre sur la voie tout l’ensemble de la classe et la classe au contraire réagit en voulant mettre le professeur dans son collimateur de penser à qui mieux, mais il faut trouver moyen de communiquer, de dialoguer, mais malheureusement La voie que nous choisissons toujours, c’est celle de l’affilé, nous fuions, nous fuions la confrontation, nous fuions l’autre, quelquefois nous fuions nous-mêmes, nous ne voulons pas nous rendre à l’évidence de certaines choses, il vaut mieux ça, il faut imaginer je suis heureux. Mais quand Yona prend ce chemin de la fuite, pourquoi il le prend ? Tout simplement parce que la mission est trop lourde. La mission est trop lourde. C’est qu’il ne veut pas fuir D’, il ne veut pas fuir sa conscience, mais lui voudrait à tout prix que l’autre le suive inconditionnellement. Ce n’est pas possible, mais je suis conscient alors que si jamais je dois donner un enseignement, non pas selon la logique pure, mais en y mêlant un tant soit peu de compréhension, de générosité, alors les choses vont être altérées quelque peu. C’est comme ça qu’il faut marcher. Je suis consciente, je ne veux pas aller de l’avant parce que j’ai peur de me dénaturer moi-même. Ça c’est le prophète, c’est le problème que l’on rencontre tout le temps parce que si on doit se rabaisser à parler le langage des autres, et à vouloir les intégrer, et à vouloir les adopter, alors il faut s’emputer soi-même de sa dignité, de son œuvre et de sa fierté, de ses exigences, un point c’est tout.

Mais le prophète est saint, le prophète est celui-là, et Akkadosh Maloukhou doit combattre cet aspect de la prophésie, parce que quand on demandera par la suite à Iona pour quelles raisons vous avez fui le premier ordre divin, il dira tout simplement « je que D’ est miséricordieux et qu’il va regretter un peu le mal qu’il a annoncé, qu’il va lever la menace. Et finalement, nous serons… J’aurais fait une mission pour rien, c’est moi qui serais édicule. J’aurais eu des exigences que même D’ n’a pas. Alors Pourquoi ? Mais je continuais à être, se jouer entre les mains de D’. Je ne veux pas, c’est bien qu’il n’ait pas pris part pour hanté par ses pensées le jour de Kippon.

C’est très bien de s’encager dans ce monde avec D’, en prenant aller le chemin de la vérité et de le parsemmer de bondé. Mais quelquefois, cela revient vers nous comme un boulet de canot. Et nous essuyons les gratitudes et nous devenons l’objet de Raïr, parce que les autres peuples vivent dans un relatif confort moral et intellectuel que l’on ne connait pas. C’est ça ce que fait Yonah. Yonah, il doit à tout prix, parce que dans le livre de Yonah, En tout cas, toute sa prophétie se limite à cinq mots. Rôd, arbaïn, vieux, vénére, vénère, paréte. Dans quarante jours, la ville de Lénier va être détruite. Mais tout le reste, c’est le récit autobiographique. De l’homme confronté à la mission de D’ que lui impose D’.

Alors, il préfère fuir, fuir vers lui-même, de devant D’. Il ne veut pas être en face à face avec D’. Nous croyons qu’on s’ennuie, mais nous avons une foi apostérieure. Nous ne voulons pas affronter cette foi avec D’ dans toute sa somme, l’exigence d’une part et son extrême santé. D’autre part, nous sommes incapables. C’est là-dessus que se termine. Mais faut-il abandonner ? Surtout ne pas céder au désespoir, ça c’est la première leçon. La première leçon, c’est à aucun moment les jeux et les restes, et combien même, nous n’avons avancé d’un pas sur un kilomètre que nous avions affaire, ce sera ce pas-là, et c’est suffisant, il y aura quelqu’un d’autre qui continuera Mais au moins, nous avons, Père, amorcé notre voie, et on nous a prévenu, lo alecha amelachalig’mon, tu n’es pas tenu de finir le travail.

Mais si tu n’es pas tenu de finir le travail, le travail. Tu n’es pas pour autant libre de te dire non, c’est trop pour moi. Alors c’est ce que décrit le texte. Merci. Donc le voilà, on est prêt à payer le prix de cette fuite et de le le prendre en charge, c’est ce que fait Ola, mais il oublie qu’on ne peut pas échapper à D’, qu’on ne peut pas échapper à l’infini, qu’on ne peut pas échapper à ce que D’ attendu. D’ était conscient en créant son monde de toutes les turpitudes, son univers jusqu’à l’avenir à son terme. Mais il s’est investi avec l’idée qu’il ne va pas lâcher son monde, parce que lâcher son monde, c’est signer son propre échec. D’ peut-il échouer.

L’homme, oui, pas D’. Pourtant, il est dit, quelquefois, Viniha Malala, il a regretté. Il est dit que Viniha Malala, l’éternel, a regretté. Quoi qu’il a regretté. Il y a un sens, un langage un peu humain pour nous le rendre à la portée, mais non. Il y a des méthodes qui ne réussissent pas, dont l’éducation d’un enfant. On adopte une voie, et on pense que c’est celle-là la meilleure, et c’est celle-là qui doit réussir. Non ! Si tu te rends compte de tes échecs, de ce mode d’éducation qui n’est pas arrivé à son but, alors il faut tout simplement appliquer une autre méthode d’éducation, chercher une autre voie. Alors les voies sont infinies. Il faut beaucoup de hormas, beaucoup de sagesse, beaucoup de stratégies pour arriver. Et ça, c’est la fuite, c’est la solution la plus facile, mais elle ne nous réussira pas parce Lorsque l’homme s’avoue vaincu face à la liberté qui lui a été laissée de se réaliser par lui-même, à ce moment-là, cette liberté lui est fautée et lui est rabie.

Et on l’oblige. De quelle manière ? Alors nous prenons, nous prenons les flots, nous prenons la mer, nous prenons l’eau. Et voici qu’une tempête empêche cette onia, onia c’est qui elle vogue au gré des vagues et du vent, à Ania, et nous sommes à ces recherches, tous à l’unique, mais les chevaliers chevalent, elles ne nous mènent nulle part, mais le monde est désorienté, lorsqu’ils s’avèrent que tout ce que nous avons programmé, tout ce que nous avons envisagé, quelques Voilà un petit virus, il peut tout désintégrer et nous obliger à tout repenser, et pas seulement le peuple juif en question, mais l’ensemble de l’humanité, parce qu’il y en a, il veut bien être avec les mallachimes, avec les représentants de tous les autres peuples, parce que c’est Malachem, il était en nombre de 70, il représente les 70 nations, les 70 cultures, n’est-ce pas ?

Mais chacun, conservateur comme il est, comme le mot met l’art, comme vous voulez conserver de la viande, vous la mettez dans de la saumure, les conservateurs sont comme ça, n’est-ce pas ? C’est rester dans un mode de vie tranquille, carré, sans mouvement, sans une trop grande France, et surtout sans tempête, sans risque de tout briser, de tout casser, mais lorsque la menace de se fait forte, chacun implore son D’, chacun met en avance sa philosophie de pensée, chacun met en avance sa croyance, chacun met en avance sa croyance, chacun de la validité, du salut qu’il propose. C’est vrai que la perception de D’ est différente à plusieurs niveaux. Elle est différente depuis Hashem jusqu’à Elohim.

Un chêne est, si vous voulez, le sommet de l’être dans ce que nous pouvons nous concevoir. Mais Eloquim, c’est la manière de le percevoir à notre niveau, chacun comment il perçoit son D’. Et cette perception de D’ qui passe quelquefois par le culte des morts, qui passe par une piété aveugle quelquefois, primaire, et qui ne cherche pas un épanouissement dans sa façon de percevoir D’, et bien jusqu’au point de se transformer en Eloïne, à Hering, en d’autres divinités. Ça devient une autre façon de servir. Mais c’est une idolâtrie, ce n’est plus D’. Alors, effectivement, c’est une croyance, c’est une croyance qui se respecte parce qu’à un quelconque niveau, elle garde un certain espoir chez la personne, une certaine exigence morale que nous pouvons respecter.

Elle est primaire, si vous voulez, mais on ne va pas la balayer. Il vaut mieux ça qu’autre chose, que rien du tout. Mais chacun a ses instruments, nous avons nos instruments, nos mitzvot, nos instruments par lesquels enfin on fait de la spiritualité, de la sainteté, les autres ont aussi leurs pratiques, leurs pratiques religieuses, leurs pratiques de vie philosophique, mais qui sont d’un autre, de l’autre, mais ça les sert à eux pour avoir un minimum de morale, de dignité, de fierté humaine du manif. Alors, les incourir chez les loin, le texte reconnaît, chacun a un plan son dieu, mais cette fois ils ont jeté tous leurs instruments parce que ils s’aperçoivent que rien de tout ça n’est des êtres, et que fait Yona ? Yona, Yara, Elia, Ketenshvina, c’est le moment de dire aux autres, mais mais finalement vous voyez que vos philosophies, que vos croyances ne vous servent pas et c’est le moment de transmettre un enseignement dans l’incertitude que vit le monde, lui qui préfère pour se retirer au fond de la cale du bateau, pour pas échapper à la dame et dormir.

Oui, or ce sont les autres qui vont leur éviter. Voilà une interrogation qui se répète dans l’histoire, à savoir qu’en le voulant, les autres peuples continuent à avoir les yeux tournés vers le peuple. vers le premier peuple qui a apporté au monde cette révélation de l’absolu. Et ils le reconnaissent, ils le reconnaissent. Du moins les grandes religions nous le savons très bien. Et même celles qui ne sauraient faire face à cela. Ils ont conservé Avraham, Les enfants des concubines d’Avraham, ils ont aussi emporté avec eux des éléments de cette croyance d’Avraham. Alors, celui, Rav Achorbeil, le chef de celui qui se veut, effectivement le coordinateur de toutes ces croyances, comme l’a été Ytro, il lui dit, Alors malé khanidam, si tout le monde est en effervescence et tout le monde s’inquiète, tout le monde s’agit, et toi tu te permets de t’assoupir et de te plonger dans une mode, dans une anesthésie de pensée, comme qu’elle a et elle n’aurait rien, implore ton D’.

Proclame ton D’, ce n’est pas seulement crier, c’est proclamer. Il y a un certain dévouement qui est jeté sur le peuple juif. Peut-être que D’ des Juifs va vite trouver la solution à nos maux. C’est dit clairement, ou laï, peut-être, ils ne sont pas certains, et c’est la raison pour laquelle ils veulent jouer le tout pour le tout, pour voir qui est le véritable responsable de ce fléau qui menace le monde et chacun se chètre effectivement l’accusation des uns ou des autres, donc citons à telle propre, telle autre propre, telle croyance, à telle ou telle croyance, et à telle ou telle confiance, et on joue les sortes, et on se met à nous-même, qui est la source, qui est la source de ce mal, et voici que le sort désincompare à Zare, tout le temps en Lionne, et on peut le dire à Lionne, Il est à l’origine, il est à l’origine de tout, à partir du moment où c’est Yona qui a donné cette croyance au monde, alors c’est lui qui est à la source et comment ils veulent, eux, comment ils nous approchent, comment ils approchent Yonah, de quelle manière, «al-kidan al-danu ba’asher l’iné».

Si ce mal nous affecte, c’est que… «ma melah techa» Est-ce que tu as fait ton melaha ? Ce n’est pas «avodah». «Avodah» c’est le travail. Dans l’Avodan, on est Aivete, on est un esclave. Dans une melaha, on est malach. Melaha, c’est une mission, on est le messager. On porte un message, ma melah lecha. Donc, quel est ton message ? Par quel art tu es venu au monde ? Et qu’est-ce que tu dois enseigner à lui ? Mais Aïe, t’avoue, d’où viens-tu ? « Ma al tsecha ve’y misé ham’at. » Ma al tsecha, nous avons parlé toujours de la terre qui a précédé la Loi. La promesse de la terre a précédé le tome de la Loi.

« Lech lecha me al tsecha », nous l’avons répété à l’entreprise, à savoir que D’, d’abord, destine une terre, un lieu d’ancrage du peuple pour la réalisation de son idéal de vie, et c’est cette terre où évolue le peuple. Va-yom el aleem eivri alam. Et là, il a répondu, eivri al-nukri. Je suis de l’autre. Eivri al-nukri. Ça veut pas dire que je suis d’une terre bien éleveur. Je suis de l’autre riz. Ça veut dire que je suis d’abord, Je m’identifie d’abord en mon ancêtre, Abraam. « Ve’everan nahar » « Yadu havotechem le’olam » « Ve’everan nahar » « la rive du fleuve » « de l’autre côté de la mer » « de l’autre côté de l’eau » N’est-ce pas ?

Alors ? Mais attention ! « Evri » je veux dire aussi Ça vient aussi du verbe bravo, le passé. Je suis un transporteur. Je suis celui qui véhicule les idées, qui véhicule la profession de foi, qui véhicule l’humanité ici. Je suis le passeur, en quelque sorte, et t’as jamais loqué un charaï de m’y aller. Vous, oui, et je suis le passeur de quoi ? Je suis le passeur de Hachem et de l’Eternel qui est au ciel. C’est-à-dire celui qui est chargé d’établir le lien entre le ciel et la terre. C’est le seul. Aniyare je le crains. « Asher asa etayam ve’etayabashah » Cette définition, « Asher asa etayam ve’etayabashah », celui qui a créé la mer et la terre ferme, ça aussi nous interpelle, parce qu’il craint le ciel.

« Ve’etashem elokeh ha’shamayi » D’ du ciel. Oui, alors la mer est la terre fermée. Il y a trois éléments ici, trois éléments, shamaïm, yam et yabasha. Je rappelle tout simplement que nous avons traversé la mer. Yabasha, à pied sec, ayam vete yabasha. Donc, le miracle de la création de l’homme et l’okea shamaï, c’est au travers de la traversée de la mer des jonques, de la mer de lapin, qu’un cadeau de jouet au courant a chargé le peuple lui d’être sans porte-part. Donc, c’est, il y a une, un, dans la bouche de Yonah, un aveu, et, aussitôt, voyez-les voir, un machiné de Abdullah, une crainte envahit ces hommes, et, pourquoi, il y a ou ki-me-achem, ou milif-ne-achem, si il se définit ainsi, c’est que, en réalité, il fuit achem.

Milif-ne-achem, c’est ce qui est dit, milif-ne-achem, yonah, affi de devant D’, tachicha, milif-ne-achem, et eux ont reconnu dans ces propos qu’Igla M, tu es responsable, tu es à l’origine de ce phénomène. Tout ça, là, c’est un antisémitisme d’un autre tenant, mais vous savez, vous le réduisez petit à petit, par n’y faut, vous retrouvez l’antisémitisme grâce, vulgaire, mais il y a de cet antisémitisme d’une grande dimension, de cette mise en accusation du peuple juif, parce qu’il ne répond pas à sa mission, quelque chose que l’on retrouve même dans les pas fonds de l’antisémité. Alors que devons-nous faire l’ishto qayamé alem et que la terre se calme, alors ça on n’y va pas. Là, Yonah dit aux malachim, aux nations lui-même, la sentence de mort qu’ils vont lui appliquer, jetez-moi la mère, jetez la mère, c’est à dire, c’est la refonte, c’est ce que vous voulez, François, tout le, tout le fils qui naîtrait, jetez-le, c’est lui qui le demande maintenant. Si vous voulez, à ce moment-là, vous n’aurez plus de garant, de vos mots et de soucis en ma personne. On va se débrouiller à trouver un remède. Mais bien bien sûr, ils se sont lavé les mains, les nations, lui-même, il a décidé que ce poids lourd que D’ met sur ces défauts, il ne peut pas l’assumer à lui seul et il préfère Il n’y a pas que lui qui l’a dit, mais lui aussi, il doit le laisser dans cet affrontement permanent, à l’ingratitude du peuple dans le désir, au désroi de ce peuple.

Je ne veux pas porter le poids de ce peuple, il m’a nourri l’idée, je le crée, mais prends ton peuple, assume-le, prends ton humanité, assume-la, assume-la, c’est vrai, le peuple juif veut se dire, mais pourquoi moi, je vais m’encombrer des problèmes. suffit ce que j’ai à endurer. On le dit en privé pour nos petits problèmes quelquefois. Nous avons suffisamment de problèmes nous-mêmes alors pourquoi on va s’encombrer des problèmes ? Et ils se lavent les mains consciemment. Là-dessus je crois que je dois finir parce que effectivement il le prend, il le jette à la mer, et il dit à D’ « quand je l’invente à Zidane, tu l’as voulu, tu l’as désiré, ce peuple lui-même, il s’est avéré incapable d’être ton représentant, il t’aime, il t’aime, il t’aime, il t’aime, il t’aime, il t’aime, La mer s’est calmée, et cette fois, Bayer-e Hoa, Anashimir, Agdola, Etachem, ce que y’en a, n’a pas su se marrer par sa disparition.

Parce que Bayer-e Hoa, Anashimir, Agdola, Etachem, maintenant cette crainte qu’ils ont eue au début, Et cette fois, c’est « Ba-ye-re-ou », « Yer-ah-gdo-la » au deuxième stade, au troisième stade. Non, leur crainte, c’est de la chaîne. « Ba-ye-re-ou » « Yer-ah-gdo-la » est la chaîne. qu’ils font des vœux de fidélité. Qu’est-ce qu’ils ont promis? Nous ne savons pas grand-chose, mais en tout cas, ils ont adopté D’ d’Israël. D’ d’Israël, ils se le sont approprié, en supprimant Yolande, en croyant avoir supprimé Yolande, c’est ce que se sont fait les grandes religions. Mais ils ont pour autant ignoré le sort du peuple juif. Or, le peuple juif, s’il connaît des descentes dans les, comment on dirait ça, Mais dans le shéol, dans le trépas, il n’est pas mort pour autrement.

S’il est jeté dans les eaux, il va pouvoir un jour ou l’autre émerger. C’est ce que nous verrons peut-être un autre cours, un autre jour. Maintenant, si vous avez des questions à poser à mes amis, Je crois que j’ai dépassé là. Il y aurait vraiment énormément de questions, Yves, vas-y, allez-y. Je peux commencer, mais en fait, c’était un petit peu une question qui se retourne sur elle-même plusieurs fois, mais si on dit qu’on a une sensibilité d’enseignement par rapport au non-judice, comment c’est-il qu’on puisse pas leur enseigner la Torah ? Est-ce que c’est pas un petit peu paradoxal que la théorat, c’est en fait ce qui guide notre vie, qui fait de nous, en fait, les enseignants ?

Et d’un autre côté, c’est cet enseignement qui nous fait de nous des enseignants que l’on ne peut pas enseigner. C’est un petit peu bizarre. Et si on parle d’enseigner par l’exemple, pourquoi est-ce qu’on devrait être en contact avec les non-juifs si on doit servir d’exemple ? Je ne comprends pas très bien ce paradoxe entre le fait d’être responsable de l’enseignement sans pouvoir enseigner. La physique quantique tu ne peux la donner et la transmettre qu’à des personnes qui qui sont volontairement portés à cela et qui veulent, et qui ont les compétences voulues, qui ont le potentiel pour aborder des études physiques d’un très haut niveau, mais ce signe n’est pas d’enseigner les éléments de physique préliminaires, n’est-ce pas ?

dans les physiques, c’est juste pour toi, mais la physique que tu vas apprendre dans les hautes sphères de l’université, celle-là, elle raisonne des dispositions volontaires pour cela, et que tu t’engages effectivement à la mettre en pratique, à faire des exercices, et s’imposer tout, parce que ce n’est pas une science simple. Ça passe par des exercices d’application. Alors, si tu ne peux pas apprendre les exercices d’application, tu ne comprendras jamais rien. Alors, autant ne pas t’aventurer dans ce domaine-là, à transmettre cette science à des personnes qui ne veulent pas de l’ordre de ces exercices d’application. Tu peux leur donner ce qui ne les engage pas. Mais c’est mon regard, je veux suivre un cinémator et je veux suivre par clinique.

On lui dit à tout, il est interdit. Alors ce n’est pas logique, parce que si vous me dites, c’est parce que la personne n’est pas engagée, je lui dis alors, laisse-le s’engager, enseignez au non-juge, regarde qui veut s’engager, et en fonction de qui veut s’engager, et bien, ouvre la porte, mais dans le principe, on sort la porte dès le départ. Donc pour l’arabe, je ne l’ai pas compris. Donner la réponse par toi-même. À partir du moment où tu viens pour pratiquer, pour faire les exercices d’application de la Torah, tu peux étudier la Torah. Nul ne t’empêche. Mais, te l’apprendre comme une philosophie, c’est un sou. C’est interdit. Comment peut-on enseigner le non-juif alors que Si on a un rôle, comme vous vous présumez, qu’on a un rôle en sénégalement…

C’est la raison pour laquelle je t’ai dit, on se contente des sacs lois noirs. Et là-dessus, on commence à gréter. Le canevas moral de l’humanité, c’est les sacs lois noirs. Les autres lois, c’est une broderie qui vient petit à petit, à l’aigu. C’est logique, parce qu’il y a une base qu’il n’y a pas de choix, il n’y a pas de choix. Par exemple, vous avez raconté dans notre classe que vous aviez les élèves les plus assidus, c’est D’ qui est le plus con, si je ne me trompe pas, à l’époque. Mais il n’y a pas, je ne le renseignais pas de la Torah, je le renseignais de la pensée juive. La différence. Quelle est la différence ?

La pensée juive, ce n’est pas de la Torah, la pensée juive c’est d’une philosophie juive. Mais la Torah, celle qui te fait rentrer dans les arcanes de la finesse de l’étude de la Torah, ce n’est pas possible sans te frotter à elle, n’est-ce pas ? Si tu ne te frottes pas à elle, rien ne passe. D’accord. C’est bien, merci beaucoup. Il faut donc un roti. Merci beaucoup. Autre question? Oui, Rav, moi je voulais dire quelque chose. Koravah ben Shimon. Oui. Vous m’entendez, Rav? Oui, oui, je t’entends. Koravah. Est-ce que vous pourrez faire un cours juste sur le Mashiach, parce qu’ici à Tiberiade en Israël, tous les Jabanis me disent qu’avec tous ces incendies et ces inondations, ce sont les plaies qui annoncent l’avenue du Mashiach.

Oui, moi je réponds à cela, que je ne suis pas prophète et que le Mashiach est de toutes toutes les époques, et qu’il y a le machiaque de Lubavitch, il y a le machiaque aussi des des gens de Oman et il y a le machia de Hadmoury, mais c’est… vous savez, il faut d’abord définir et dire ce que c’est que le messianisme, il faut distinguer entre le messianisme et le machia. Il y a différents messianismes, mais il y a un seul machia. Mais quand on on parle du machia, il a différents noms, différents attributs, un jour ou l’autre, on abordera cette question, mais il ne faut pas que cela te travaille abusifement, pourquoi ? Tout simplement parce que le machia, s’il venait maintenant, il ne va pas résoudre si toi tu n’es pas prêt à l’aider, à y adhérer, à l’adopter, à répondre à ces exigences et bien il serait venu pour rien.

C’est dommage. j’ai compris non pas du tout non non pas du tout voilà alors passer un bouquet pour vous et au plaisir de vous retrouver Merci beaucoup Monsieur Bénissri, merci. Gaëlle tu m’as trop fait rire.

Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi Yom Kippour et toutes les fêtes juives.