Tou BiChvat : le nouvel an des arbres

par le Rav Raphaël Benizri

Tou BiChvat est la quatrième des « têtes d’années » que recense la Michna — et la plus discrète. Le Rav Raphaël Benizri part de cette source unique pour montrer comment un simple repère agricole est devenu une fête, et pourquoi l’arbre est, de tous les êtres de la création, celui qui ressemble le plus à l’homme.

Ce que dit ce cours

Quatre têtes d’années. Le 1er Nissan pour le règne des rois, le 1er Elloul pour la dîme des bêtes, le 1er Tichri pour la création du monde et la chemita, et le 1er Chevat pour les arbres. C’est l’unique référence de la Michna — et elle ne parle ni de fête, ni de fruits, ni de quatre coupes. Tout cela est venu bien plus tard.

L’écologie n’est pas une préoccupation récente. Le midrash raconte que D.ieu fit faire à l’homme le tour de Son univers : regarde comme mon œuvre est belle, tâche de ne pas l’abîmer — car si tu l’abîmes, personne ne pourra la réparer. De là l’interdiction de bal tachhit, et la parole des Sages selon laquelle celui qui attente à la vie d’un arbre en fait entendre le cri d’une extrémité du globe à l’autre.

L’arbre, portrait de l’homme. Une verticale enracinée dans la terre, des ramifications aux quatre coins que l’on veut ramener à un seul tronc. Les quatre composants de la vie s’y retrouvent comme chez l’homme : le minéral enfoncé sous terre, le végétal, le feu que donne le frottement de son bois, l’animal qui rôde autour.

Le seul à n’avoir pas obéi. Il lui avait été demandé de donner un arbre-fruit, entièrement consommable ; il a donné un arbre faisant fruit. Cette désobéissance de la terre, créée au troisième jour, préfigure celle de l’homme, créé au sixième.

Manger est une mitsva. Contre le dicton, le Rav renverse : il faut vivre pour manger — parce que la nourriture est ce qui nous permet d’intégrer les constituants de la création et de les élever au rang de l’humain. C’est pourquoi la seule bénédiction d’origine biblique est celle qui suit le repas.

Les catégories de fruits. Ceux qu’on mange avec la peau, ceux dont on rejette le noyau, ceux dont il faut ôter la carapace — dix de chaque, correspondant aux quatre mondes. « Comme nous sommes portés à vivre de l’intérieur et non de l’extérieur. »

La orla et l’éducation. Trois ans sans consommer les fruits, la quatrième année dans un état de pureté, la cinquième seulement on en profite. Il en va de même de l’éducation d’un enfant, où les premières années font de lui un récepteur avant qu’il ne devienne un donneur.

Pourquoi l’arbre de vie fut interdit. La réponse la plus dense du cours. Adam est exilé du jardin et privé de l’arbre de vie — non par punition, mais pour qu’il ne vive pas éternellement sans possibilité de se reprendre. Ayant préféré la connaissance à la vie, il devra désormais se servir de la connaissance pour retrouver l’arbre de vie.

Et la dimension messianique. Si tu tiens une plantation en main et qu’on t’annonce la venue du Messie, ne la lâche pas : plante d’abord ton arbre, puis va l’accueillir. Parce que planter y contribue.

Transcription intégrale du cours

Alors cette étude, bonsoir tout le monde d’abord, cette étude est dédiée à les Abat Nahum de Yochebe et à David Raphael Ben Dayan. L’unique référence qui existe dans la Michna, à savoir qu’il y a quatre têtes de ponts dans le calendrier juif. il y a quatre têtes d’années. Le premier Nissan, c’est le décompte du règne de chaque roi. Le premier Elul, c’est l’adim des bêtes. Le premier Kichri, c’est celui que nous connaissons puisque c’est Rosh Hashanah, c’est l’anniversaire de la création du monde et le décompte des années, de la création et des lois relatives à la Shemitah, la septième année, le jubilé, les plantations et les verdures. Et enfin, le premier Shvat d’après Betchamah, c’est l’anniversaire Rosh Hashanah à l’Ilan des arbres, de l’arbre, du Ilan.

Et ce que nous suivons, c’est la vie de Béthylène, à savoir que c’est plutôt le Shvat au moment où toute la sève endormie pendant l’hiver commence à remonter vers les branches de l’arbre et on repondre les premiers bours, le retour à la vie de cette nature endormie. Eh bien, si nous nous en tenions uniquement à la source de la mishnah, ce premier jour de l’an, cet anniversaire de l’arbre, ne signifie pas ou non plutôt ce caractère de joie, cet enrichissement servi en fruits que nous consommons, ce vin, ces quatre coupes de vin qui accompagnent l’accompagnement de ces fruits, tout cela est effectivement intervenu beaucoup plus tard et cela au fur et à mesure du développement de l’histoire et des caractéristiques de chaque époque a donné à cette fête ou à ce jour plutôt anniversaire d’une autre dimension. Bien sûr aujourd’hui de la plantation des arbres s’y rattache mais il n’est nullement fait mention d’un jour anniversaire de la plantation des arbres. Le problème écologique également, nous savons très bien quels sont ces problèmes qui menacent notre monde d’aujourd’hui, et la Torah a déjà donné quelques indications pour ne pas abîmer la nature.

D’, quand il a créé l’homme, dit-il à Agadah, il a pris l’homme et lui a fait faire un tour de tout son univers en lui disant, regarde combien est belle mon œuvre, tâche de ne pas l’abîmer, parce que si tu viens à l’abîmer, personne ne pourra en fin de compte la réparer. Donc, ces problèmes écologiques sont liés au baltashrit, à l’interdiction de détruire quoi que ce soit au niveau de la nature tant et si bien, comme on s’en dit, que celui qui attenterait à l’avis d’un arbre, entendrait ce cri de détresse de l’extrémité du globe à l’autre extrémité parce qu’ils privent en quelque sorte la nature de ce bien, l’humanité de ses ressources. Or, ce qui fait que ce jour anniversaire a plutôt pris l’allure d’une fête, c’est que nous avons vu au travers de l’arbre une symbolique qui traverse justement Toute la texture biblique est un ludique, à savoir que l’homme est à l’image de l’âme, qui à d’âme est sensé, il a une verticale, il est enraciné dans la terre.

Et combien nous tenons à cet enracinement. et Baluch Hashem nous en avons aujourd’hui goûté ce plaisir de trouver nos racines terrestres et puis ces ramifications aux quatre coins de la terre et cette volonté de ramener toutes Ces ramifications à un seul trône et en somme cet arbre nourricier de l’homme a vu le jour à la création du troisième jour de la création. Il est le seul à n’avoir pas obéi la fonction de D’ qui lui demandait de donner un arbre fruit, c’est-à-dire consommable, mais il a donné un arbre faisant fruit, c’est-à-dire avec un tant soit peu de déchets et c’est, dans le parallélisme de la création, cet arbre correspond à la création de l’homme le sixième jour.

Parce que je vous l’ai déjà dit, le premier jour c’est la lumière et nous avons les tenons de cette lumière le mercredi. à travers le soleil, la lune et toutes les étoiles, nous avons le deuxième jour, la séparation des eaux, et nous avons cette faune qui sort de l’eau le cinquième jour, Et enfin, le sixième jour, c’est l’homme, et l’homme est créé, et bien il porte en lui aussi cet ensemble de l’arbre. Il est fait à partir de ces quatre composants à phare, la terre, le minéral, le végétal bien sûr, le feu, l’énergie et enfin le médaver, l’humain. Et l’arbre, autour de lui, le minéral est bien enfoncé sous terre, l’animal rôde autour de son con, les vos oiseaux, effectivement, survolent le frottement de son bois donne du feu.

Il est alimentable, n’est-ce pas ? Et qu’est-ce qui manque ? L’air. Il en a besoin. Donc les quatre composants de la vie que l’on retrouve chez l’homme, la constitution, et bien se retrouve dans l’arbre et le péché, la confrontation de l’homme est à l’origine du premier péché. Le libre arbitre que l’arbre lui-même, dont taillissait l’arbre, se retrouve chez l’homme Alors que l’unique mitzvah qu’il a donné à l’homme, c’est de tout arbre, tu mangeras et tu remangeras. Pour ça, je dis, manger c’est une mitzvah. Contrairement au dicton qui dit il faut manger pour vivre et non vivre pour manger, nous nous disons il faut vivre pour manger parce que nous considérons que la nourriture est celle qui nous permet d’intégrer les élèves constituant la création et est élevé au rang de l’humain, de par l’échantillonnage que nous prenons, nous consacrons toute œuvre de la Torah.

Et d’ailleurs, la seule bénédiction qui tient son origine de la Torah, c’est le bilkat ha-mazol. Vesavata ou Berarta se rapporte à ce bien que Akkadosh Volokhou a mis à la disposition de l’homme. De la terre, cette fois évoquée aux coules le lait et le miel, une bonne terre, la bonne terre. parce que le texte commet-ce-t-on-va, et puis il dit à Aretsa-t-on-va, celle qui intègre en elle cette fruit. Les caractéristiques devraient être, lors d’un prochain coup, un peu développées, mais qui constituent la trame du peuple vivant sur ces terres. Et là-bas, il est dit «Ve arhalta ve sabata», «mangez a sa siéte», et manger à sa siété, c’est ce qui justifie la bénédiction parce que Tzaddik Orel les Sobhan Afshos, injuste, rassasi son âme, rassasi son être en intégrant tous les composants de la création en lui.

plus cette dimension métaphysique et morale qui, chez les Kabbalistes, a donné au jour Le caractère que nous connaissons aujourd’hui, à savoir manger, consommer le maximum de fruits. Chez les uns, c’était quarante fruits, dix fruits correspondant à chaque stade de création, allant de la axiloute, de la noblesse, jusqu’à celui de la réalité, alors il y a effectivement différents fruits. Ceux que nous mangeons avec leur peau, comme exemple le raisin, comme par exemple la figue. Ce que nous mangeons en rejetant le noyau à l’intérieur, ce que nous mangeons en consommant les petits noyaux à l’intérieur, que ce soit les pépins ou autres, est ce desquels il faudrait enlever la carapace extérieure, jeter la clipa pour ne manger que l’intérieur. Comme nous sommes portés plus à vivre de l’intérieur et non de l’extérieur, la Torah nous demande d’intégrer le monde de l’extérieur à nous-mêmes et de pouvoir se débarrasser de tout ce qui effectivement dérange les perrotes. Or, qu’est-ce que c’est que les les perrotes, disent nos sages, ce sont les mitzvot. L’arbre qui donne les fruits et qui les donne généreusement sans distinction entre les hommes, cela devrait porter à conséquence sur la conduite et le comportement de l’homme vis-à-vis de ses semblables et vis-à-vis de la nature, tout bichement, et de ce fait, un jour, qui appelle l’homme à sa responsabilité vis-à-vis, que D’ a mis à sa disposition et qu’il invite a donné ses fruits, tout comme l’arbre le donne, et ce sang tombait dans le travers du premier péché de l’homme, parce que le premier péché de l’homme c’était l’arbre de la connaissance et l’arbre de la vie.

Il fallait d’abord commencer par apprécier la vie, donner à la vie sa dimension morale et ensuite la parfaire avec la connaissance. Or, il ne fallait pas donner cette priorité à la connaissance et rendre cette connaissance quelque peu utilitaire. le jour de t’obligement, la reprise en main de ce péché de Adam Harishon à travers la consommation des fruits et à travers la bénédiction, principalement les fruits qui se rapportent à la terre, parce qu’une caractéristique de l’arbre c’est celui d’être enraciné sur sa terre, pour peu qu’on le déplace ou qu’on l’arrache à son milieu, il ne va plus pouvoir donner ses fruits. Il faudrait le replanter ailleurs. Mais il y a des terres qui sont beaucoup plus disposées que d’autres à tel arbre et à tel autre Il en est de même des peuples, et particulièrement de nous par rapport à la terre d’Israël et c’est la raison pour laquelle nous considérons l’exil comme soupçon de mort.

mais qui n’est jamais définitif, il y a possibilité de reprendre vie, de retrouver son souffle, tout comme l’arbre perd son feuillage et se renouvelle d’une manière cyclique, et bien le peuple juif le fait également, il est appelé à le faire, et cette symbolique prend corps dans notre façon de célébrer ce jour, j’ai dit, en le rattachant à l’ordre de la création. Certains ont les quarante fruits, dix de ceux qui ont un noyau à l’intérieur, dix de ceux qui n’ont pas de noyaux et qui ont une épluchure, une carapace extérieure, et ce pas. Dix de ceux qui n’ont pas de ni de graines, ni de pépins à l’intérieur, ni de carapace et tout simplement pour dire qu’ainsi est fait l’homme à ces différentes évolutions.

L’idéal est d’atteindre cet état où il n’y a pas effectivement l’urnie de noyaux, Le monde est ainsi fait, Mishchami est paré d’arba harachim, à savoir qu’il se sépare déjà du jardin d’Eden en quatre voies, il faut tout simplement que l’homme sache servir parce que tout est indispensable à l’équilibre de la création et c’est et nous n’avons le droit de rien négliger dans cette création parce que nos sages disent que tout brun d’herbe est chargé ou est porteur d’un quelconque remède que nous n’avons pas découvert et dans les temps futurs il y aura même le buisson, même les arbres de ronce et d’épines qui seront porte-froues, c’est cette idée de l’arbre qui accompagne l’homme dans son ascension spirituelle, dans sa nourriture spirituelle, est le fait de cette date qui a été arrêté par nos singes pour le rosh shana la ilan. La ilan et non pas ets. D’ailleurs je ne sais pas si vous vous amusez tout simplement à écrire en lettres assyriennes le ayin et le tzadi. L’un côté de l’autre vous avez déjà un squelette de l’arbre qui qui est représenté par le mot « etes ». Or, il y a une différence entre « etes » et « ilanes ».

« Etes » a donné le mot « etes » un conseil, c’est-à-dire, il te demande un tant soit peu de réflexion, un temps soit peu, demi-dote, à savoir qu’il y a constamment de voir tes propres mesures, essaie plutôt d’appliquer toutes les lois relatives aux fumiers que nécessite la plantation d’un arbre au béchage, au sarclage, au fumage même autour de l’arbre pour empêcher que des insectes ne dévorent les racines, etc., essaye un petit peu au fin même de rapporter à ta propre évolution, les principes de l’arbre nourricier, et c’est, en somme, la raison pour laquelle le tzaddik, il est comparé, tzaddik katamari flach, ke’er ez bal evan comme un panier qui pousse haut dans le désert, comme un cèdre, même s’il n’est pas porteur de fruits, mais il s’impose par les racines qu’il enfonce profondément sur terre.

Ça c’est le tzaddik, il est à la fois Tamar, il est à la fois Erez, et que célèbre le de David Ameller, à quoi ressemble l’homme, à chers tolates, à chers mégués, qui, lui, s’adonnent à l’étude de la Torah. S’adonner à la Torah, c’est pas en fin de compte renoncer à tout ce qui est, tout ce qui constitue ce monde-ci. Faire en sorte que la Torah épouse le monde ici bas, la réalité de ce monde. Alors celui-là, ! Ce qui sera comme un arbre planté sur des courants d’eau,idades-ils-le-paient-louis, » Le fruit va le donner en son temps. Personne, les fruits ne poussent pas en même temps chaque aliment. La nourriture qui le donne en son temps ne va pas être le fruit de sa connaissance.

Chaque fruit a sa saison, il en est de même, de la nature humaine, il en est de même de toute éducation de soi, elle se fait pendant un certain temps, vous savez que pour l’arbre et la date de tout bichouac c’est une état réveillé, nous n’avons pas le droit de consommer les premiers fruits de l’arbre pendant les trois premières années. La quatrième année, nous devons les manger dans un état de pureté aïrushalaïm soit la contre-valeur des fruits, les manger dans un état de pureté, dans un bain spirituel, dans une atmosphère de ressourcement d’être et c’est seulement la cinquième année que nous commençons effectivement à profiter de cet arbre. Il en est de même de l’éducation enfant que nous commençons à partir de l’âge de cinq ans, également, sans tenir compte de ces premières années où il est plutôt un récepteur qu’un consommateur, c’est un fait qui peut arriver que nous soyons dans cet état de demande, mais le but, les hachpiyas, c’est donner son fruit, partager son fruit, arriver à ce stade donnent à tout bichement un caractère de jour de fête où il est interdit de faire de vidouilles, de faire des confessions de faute, où il est interdit de faire du respect, où il est interdit égane jeûner parce que pour autant que l’homme s’investisse dans l’éducation de soi à travers le projet de l’arbre qui lui-même n’a pas respecté les ordres divins, si nous n’étions là que pour ne pas faire de faute, alors nous aurions été des anges, nous aurions été privés de notre liberté d’action, cette liberté d’action qui en même temps, par l’ouverture qu’elle nous donne de l’erreur, nous permet quelque sorte de restaurer notre personne et de lui donner beaucoup plus de force, beaucoup plus d’ardeur, beaucoup plus de vie.

Rappelons-nous que Adam, à Richonne, D’ l’a exilé du jardin d’Eden après cette faute où il a mis son livre arbitre à l’épreuve, mais attention, il lui interdit de manger de l’arbre de vie parce qu’il va vivre à jamais ? Non. Pourquoi lui interdire l’arbre qui va lui donner cette éternité, non, il ne fallait pas qu’il mange de la vie en ayant sali ses vêtements, en ayant sali son âme, en n’ayant pas la possibilité de se reprendre, de se restaurer, de trouver sa nature originelle, d’opérer son retour à la source et c’est la raison pour laquelle je lui dis maintenant que tu as préféré l’arbre de la connaissance à celui de la vie et D’ sait que l’arbre de la connaissance va plutôt te poser des problèmes si tu ne sais pas apprécier la vie, tu devras désormais d’abord te servir de la connaissance pour retrouver l’arbre de vie.

D’ a dit à l’homme de manger Mikol Hexagan Achol Tochel, de tout arbre du jardin, tu mangeras et tu remangeras. Mais, donc, il pouvait manger aussi de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, puisque cet arbre de la connaissance du bien et du mal était inclus dans Mikol Hexagan Achol Tochel. Seulement, il fallait trouver le moyen d’en manger, tout en savourant, mais non pas en négligeant cet autre aspect et vouloir à tout prix, mettre à l’épreuve l’ordre divin, la connaissance de D’, et c’est la raison qu’elle. Quand ils ont interprété les Mitzvahs de la Mitzvah que le bonheur de D’ a donné à l’homme, de tous les Mitzvahs de la Mitzvah, le Mitzvah de la Mitzvah est positif.

Il convient de faire. « Ome etsada a tovara loto chalvumenu » « Zot mitzvat lota ase, elu mitzvat lota ase » Ce sont les mitzvot qu’il ne faut pas faire. Donc il n’y avait que deux mitzvot qui se rapportent à la « akhila » au fait de manger. Et nos Hakhamim disent que ces deux mitzvot qui se rapportent au fait de manger comprennent ou a inclus tariag mitzvot et six-cent-treize mitzvot. Les six-cent-treize mitzvot étaient comprises uniquement dans l’injonction de manger de l’arbre, de ne pas manger de l’arbre de la connaissance et de manger de tous les arbres. Et d’ailleurs, nos singes ont été même jusqu’à dire c’est-à-dire que de la connaissance du bien et du mal ne se distinguait pas des autres arbres.

C’était le même, sauf qu’il était marqué par ce mouvement divin négatif, à savoir qu’il ne faut pas le toucher, qu’il ne faut pas en manger, la femme a voulu effectivement le rendre cela peu, je dirais, beaucoup plus praticable en ajoutant l’interdiction de le toucher. Nous le savons tous. Or, c’est là qu’a été le canal du péché du premier homme. ajouté, considéré que l’ordre divin était imparfait et qu’il fallait encore lui ajouter un maître. Ça veut dire que l’homme n’était pas encore confiant en lui-même, qu’il n’était pas capable. Et lorsque l’homme a transgressé l’ordre essentiel qu’il a lui-même ajouté, à savoir de ne pas le toucher, et l’a laissé attenter à ce commandement d’Hila. Ceci pour dire que la jouissance de l’homme de ce monde est la seule manière de consacrer cette œuvre de D’.

Parce que, à ce moment-là, on y associe, on y intègre les éléments de la création et on leur donne une dimension morale et spirituelle. Aussi, c’est la raison pour laquelle tout Messiaen commence par là, à savoir la place que l’on accorde à l’arbre et aux fruits qu’il porte. Le prophète Irméa a dit, «Ve a temare Israël vos montagnes d’Israël, en péchentis ou vous porterez vos bros, vous porterez vos fruits qui carèvent à mille à vaux, parce que mon peuple se prépare à revenir parmi vous». Le bourgeonnement nouveau de la création est une manière, en quelque sorte, d’insuffler une vie nouvelle, un peuple qui à travers de longues épreuves, mais à l’homme aussi, à l’homme qui, tout dans l’itinéraire de sa vie, s’impose des étapes d’évolution semblables à celles de l’arbre, mais une longévité de vie qui ne va même autant, parce que l’arbre lui est capable de vivre même des centaines d’années et de ces fruits de l’arbre, il faut voir les fruits de l’homme qui eux aussi marquent des échéances qui ne sont pas limitées dans le temps.

parce que c’est et ça est, c’est et ça est, la descendance est donnée, traduite en hébreu par le verbe iat-so-stir, descendre, mais c’est sortir, c’est une sortie ininterrompue, une sortie ininterrompue de soi, à travers ses enfants, à travers ses petits-enfants. Je m’arrête là pour vous laisser des questions. Il y a encore beaucoup de choses à dire et cette dimension messianique de laquelle j’ai parlé est tellement mise en valeur par nos haramimes qui ont dit que si tu tiens une plantation en main et qu’on t’annonce la venue du Messie, et bien ne l’abandonne pas, ne la lâche pas, plante d’abord ton arbre et va accueillir le messie parce que la plantation de cet arbre contribue, concourt à l’avènement messien.

Voilà si vous avez des questions avec plaisir. C’est pas une contradiction de dire que d’un côté la faute de l’homme c’est d’avoir voulu parfaire pour l’air de divin, quand quelque part le divin a créé l’homme pour parfaire sa création ? Oui, D’ a voulu que l’homme soit son associé dans la création, si il avait créé un monde parfait, un univers, et que l’homme n’aurait plus rien à y apporter, à ce moment-là, ce monde aurait été son cimetière. Excusez-moi le terme, bien souvent lorsque nous avons hérité de tout dans la vie et que nous n’avons pas forgé notre personne, nous nous sommes laissés aller par un courant destructeur et nous n’avons rien fait de notre vie.

Or les épreuves pour l’homme sont formatrices et il était important, le péché de l’homme n’est pas un péché, encore une fois, que l’homme a commis, il est prévu dans la création de l’univers, c’est ce péché, l’agenda premier de l’homme et de l’âme. Ce n’est pas possible que l’homme arrive à ce méaude de parfait sans passer par celui de Adam. Ce sont les mêmes lettres, Adam et méaude. Celui qui fait de ce monde Chacun dans ses possibilités, nous n’avons pas tous des mêmes possibilités, mais nous avons chacun des ressources différentes, comme tous les peuples à travers l’humanité entière, Chacun a en soi des richesses, des missions à accomplir, surtout ne sombrant pas dans l’orgueil d’un peuple élu qui jouirait uniquement de la Providence Divine, laquelle serait retirée aux autres peuples.

Les autres peuples, comme Rambam le dit, bénéficient également d’une providence, mais d’une dimension à leur mesure, parce que c’est ce qu’ils sont capables de faire, à moins qu’ils ne veuillent à tout prix se lancer un autre défi. Cela est possible, alors la porte est ouverte. Mais encore une variété de la nourriture, comme la variété des arbres, la variété de la nature, comme la variété de la forfait, qu’il y a, le monde a besoin de cette variété pour son équilibre. Je pourrais vous demander encore une petite question, mais alors pourquoi est-ce qu’on parle de Chret à Rishon ? Pourquoi on ne parle pas de Massa à Rishon ? Si, quand on parle d’un crevasse d’Israq, alors on ne parle pas, c’est vrai, j’ai désolé.

Alors, écoutez, il y a trois mots que l’on traduit par péché, traite, avaune et péchant. Péchant, c’est un acte rebelle, se mettre face à une synagoque le jour de qu’il pour effumer sa clope, ça c’est un péchant, parce que si tu veux fumer ta clope, au moins, retire-toi dans un coin, je ne trouve pas le verbe, voilà, tu es là en train de défier les autres. Le Havon, c’est du verbe AVER, cet ordre, contourné, il y a une vie de détourner la loi, à son profit. Mais on peut faire le Havon même en respectant les lois de Kashrut, même en respectant le Shabbat, attention. À partir du moment où on détourne la loi à Sophie, c’est un avocat.

Il y a le « ret ». « Ret », c’est une erreur. On a commis une erreur au début. Ce n’est pas ça ce que je voulais, mais j’ai manqué mon but. J’ai cru bien faire, mais ça s’est retourné contre moi. Donc l’erreur de Adam Arishon s’est arrêtée, il ne veut pas se conformer à la volonté divine sans chercher à comprendre, il faudrait être très prudent parce qu’on peut manquer Et effectivement, c’est marqué, c’est distance. Question ? J’ai bénéficié Péchat, l’un des péchés Péchat, comme le prime, Péchat ? Péchat, Péchat du verbe Pachoua. D’ailleurs, il y a une consonance même en français, péché. Le péché est un acte de rébellion. Avant que vous me citiez toutes les sortes de fruits avec la peau, les grains, etc., vous avez parlé de la noblesse à la réalité, et j’ai pas compris le fil.

Oui, parce qu’il y a quatre mondes. Le monde de cette émanation, que l’on appelle asyloute. Et puis, il y a le monde de la béléa, de la création. Béléa qui vient de bar, c’est-à-dire projeté à l’extérieur. On a projeté à l’extérieur cette émanation, en extérieur, pour réaliser un monde. C’est comme une pensée, au début qui couvre chez nous, Et puis, qu’on projette à l’extérieur, ça s’appelle Bli’a. Et puis, il faut donner forme à cela. Nous avons une idée, nous n’arrivons pas à l’exprimer. Nous cherchons les mots, nous lui donnons forme. Ça, c’est olamaitzira. Et quand nous l’avons, nous avons donné forme Et nous avons finalisé, c’est initial, c’est hola, ha’asya, c’est le monde de la réalité.

Alors, ces quatre mondes se retrouvent, celui de l’Atsilut, il est difficilement, on le perçoit difficilement, perceptible. Nos singes disent que c’est Haïan, c’est Cet Aura qui trône au-dessus de l’homme. Beria c’est cette volonté de l’homme de créer, de chercher l’originalité même dans ce qu’il fait, de lui donner une forme. Yetsira, nous faisons. Sura, on donne forme et ensuite on finalise. Maintenant le passage entre le projet initial et ce que j’ai entre les mains, c’est élinguer beaucoup de choses. L’arbre pour qu’il pousse très haut, il faut aussi élarguer en bas toute tranche qui vient petit à petit sauvagement se pousser pour qu’il empêche de prendre son élan. Alors effectivement, mais dans cet élagage, il y a une perte d’énergie. Ça, on aura l’occasion peut-être un jour d’en parler, parce que ces quatre mondes vont revenir constamment dans notre façon d’aborder le monde, d’aborder le prochain même. Parce que cette lumière qui fait que nous nous reconnaissons dans l’autre et que nous intégrons la lumière de l’autre, le visage de l’autre en soi. Mais cela procède non pas de la réalité d’être, parce que dans la réalité nous sommes constitués à peu près de la même façon, mais dans l’orain, dans ce qui fait la particularité de chacun, et la reconnaître à travers l’autre, et lui donner une forme, ça c’est véritablement les premiers pas de l’amour, de l’autre. C’est la sortie de soi vers l’autre. Mais ça, c’est un autre chapitre.

Autre question ? Il n’y a pas vraiment une question, mais je voulais demander, est-ce que par hasard, tous les cours que vous les écrivez, est-ce que c’est une trace écrite que vous auriez communiqué ? Non, la trace écrite, je te l’allais, Nathaniel, je ne l’écrirai pas, c’est vrai que je me suis amusé à écrire trois livres jusqu’à présent, en français, plus des commentaires sur les prières et sur le rituel du Shabbat qu’autre chose. Je suis en train d’écrire en évreux un autre sujet, mais la sortie de soi, la sortie de l’Égypte dans lequel je suis en train de le pas ces cours là, ces cours je ne les écris pas, j’ai quelques notes bien sûr que je prends mais la pâte de chaque cours comme ce que j’ai donné par le le passé, ils sont le fruit d’une pensée avec vous.

Alors trois points, moi je voulais poser quelque chose, oui, à un certain moment vous avez parlé de Est et vous avez dit Ilan, mais vous n’avez pas développé Ilan, elle est Merci. Alors, l’évolution verticale de l’arbre, c’est celle qui est la relation entre le ciel et la terre. Et pour reprendre une autre terminologie, entre le transcendant et l’immanent. Ilan, nos sages le rapprochent numériquement de la somme du tétragramme Et Alef Dalet Nunyut Adonai qui est égal à 65, 65 plus 26 c’est 91 alors c’est la La manifestation de D’ dans la chéhrina, c’est alef dalet nuniut, le tendant, l’être dans sa notion totalement abstraite, elle est l’équivalent de Vincis. Alors quand nos harami m’ont dit Rosh Hashanah la ilan, et non pas la note, non pas le premier an des arbres, mais le premier an de ilan, c’est-à-dire c’est là où l’homme doit réaliser que le Aix, l’arbre qu’il a devant lui, repit véritablement ce qu’il détient lui-même parce qu’en chacun d’entre nous, il y a une part de transcendance et une part d’immanence.

Et c’est ce qui nous permet, en quelque sorte, de nous recycler, de rénover nos ressources, de donner chaque jour à notre vie une coloration, une manière d’être parce que nous ne sommes pas tous les jours ce que nous avons été hier et nous ne serons pas demain ce que nous sommes aujourd’hui. Le cheminement de l’être évolue toujours entre le passé qui lui est irrécuperable, le futur qui est son devenir et le présent jouent le rôle de boussole d’orientation de l’homme. Alors le ilan c’est en quelque sorte cette part d’image qui est engagée dans ce monde-ci et dans ces épreuves. Le transcendant est la possibilité qu’il a de prendre de la hauteur et de ne pas rester conditionnés par ce qui l’on se tourne constamment.

des mesquineries de la vie. Alors la relation justement avec la terre est une relation de couple. Je vous cite Ishaïa, comme jeune homme s’unit à une jeune fille, il va à l’ourbanaïr ainsi enfants, s’agissant du peuple, s’unissent à la terre. Autrement la relation de l’homme et de la terre, une relation de couple. Et c’est la raison pour laquelle la terre est la perspective de l’homme dans l’injonction de D’ de marcher au-devant de lui et nous l’avons dit c’est ce l’ère l’étreinte. Merci monsieur Bénisserie, quel mouvement extraordinaire, quel pensé en mouvement extraordinaire que vous avez voté. Merci de nous faire ce privilège, merci beaucoup, c’est un don merveilleux. Il y a trois petits points à dire, le premier c’est d’abord il y a des questions pour savoir où est-ce qu’on peut trouver vos livres M. le Rav Benizri, où est-ce qu’on peut trouver vos livres ?

Ah écoutez, mes livres ne sont plus sur le marché, tout simplement parce que le premier livre que j’ai confié à quelqu’un pour, je n’en ai pas vu, un franc. Mais j’ai payé tous les frais de transport et de ne plus les vendre et celui qui les veut je les lui envoie et en réalité, et je n’en fais pas un commerce, il faudrait tout simplement soutenir l’édition du prochain livre avec. On va organiser une cagnotte avec plaisir, Agassé, on va organiser une cagnotte, ce n’est pas compliqué. Le deuxième point c’est pour Nathaniel, tous les cours sont enregistrés, on peut les retrouver à la maison de la culture juive, les réécouter. Le troisième point, aujourd’hui c’est, j’avais dit que j’allais promettre, ça fait un an donc les deux filles je salue ici la Risia et et Jeanette euh qui sont là aujourd’hui on a dédié le cours euh à la à la mémoire de leur mère qui décidait il y a un an à Rivecalais à Batnachon Nous avons dédié le cours à leur à sa mémoire et euh je voulais je voulais annoncer ça pour ce soir pour Jeanette et Risia qui est des États-Unis qui qui se trouvaient exactement euh avec nous ce soir. Donc je remercie à à tous. Merci. Bonsoir. Merci. Bonsoir. Merci beaucoup. Bonsoir. Bonne fête. Bonne fête C’est vraiment tout ce qu’on dit sur l’écologie, le développement, tout ce qu’il a dit aujourd’hui c’est tellement ça en fait, c’est vraiment ce rapport à la nature qui pourrait être élémentaire, mais je suis émue d’entendre vraiment ce que j’avais pris de note et que c’est une pensée C’est vraiment en réel comme ça, c’est extraordinaire.

Ça se voit ? Oui, ça se voit, mais tu peux penser qu’il y a malgré tout une structure des notes, et qu’après il est tellement imprégné de tout ce dont il s’agit, mais malgré tout tu peux penser qu’il y a quand même une structure, un cadre derrière tout ça, mais finalement c’est le fruit de la Bible qu’il a mangé quand il s’est donné tous les enseignements. Et pour finir, est-ce qu’on peut avoir un grand privilégier finalement ? Il faut prendre contact avec le privilégier. Il faut lui demander. Je pense qu’il faut lui demander à lui. Il faut lui écrire un message à lui et il vous les enverra. Salut à vous tous ! Je ne sais pas, peut-être qu’il y a un moyen d’organiser quelque chose entre nous pour rééditer et organiser quelque chose comme ça, parce que ça peut être bien qu’il y ait des traces et que quelque chose perdue.

Pour le faire en privé et pas sous l’égide de la Maison de la culture juive en tout cas. Oui, d’accord. Mais ce serait chouette. Vous avez le mail de Raphaël Dénissous ? Oui. Vous pouvez le marquer ? Je vous l’indiquerai à chacun. Vous avez tous mon numéro. Bonne semaine. Salut Muriel, tout va bien ? A la prochaine. Au revoir. A la prochaine. Au revoir.

Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi toutes les fêtes juives.