Pessah

par le Rav Raphaël Benizri
Carafe et verres de vin pour les quatre coupes du séder de Pessah
Matsa ronde de Pessah
Zeroa, l'os grillé du plateau du séder de Pessah

Pessah

Introduction

Pessah

Pessah

Reflexions sur Pessah

Pessah

1ere Étude

Pessah

Haggada – 1ere partie

Pessah

Le Chiffre 4

Pessah

Pessah

Haggada – 2eme partie

Il y a une phrase, au cœur du séder, qui décide de tout le reste : chacun doit se considérer comme étant lui-même sorti d’Égypte. Non pas se souvenir que d’autres en sont sortis — sortir. Pessah n’est pas une commémoration, c’est un exercice.

Ce que veut dire « Égypte »

Le nom hébreu de l’Égypte, Mitsrayim, évoque l’étroitesse, ce qui serre et enferme. La sortie d’Égypte est un événement historique, et elle est aussi le nom donné à toute sortie hors d’un lieu trop étroit : une habitude, une peur, une image de soi dont on n’arrive pas à se défaire.

C’est pour cela que la fête revient chaque année. On ne sort pas d’Égypte une fois pour toutes.

Une soirée construite pour les enfants

Le séder est peut-être l’objet pédagogique le plus abouti de la tradition. Tout y est conçu pour provoquer une question : on trempe, on change l’ordre des choses, on cache un morceau de pain azyme, on chante. Le plus jeune demande pourquoi cette nuit est différente, et le récit ne commence qu’après cette question.

La transmission ne descend pas d’en haut : elle répond. Rien ne se dit tant que personne n’a demandé.

Le pain de la hâte

La matsa est le pain de gens qui n’ont pas eu le temps d’attendre que la pâte lève. C’est le pain de la pauvreté et, en même temps, celui de la liberté — parce que la liberté est arrivée trop vite pour qu’on puisse s’y préparer confortablement.

On mange aussi des herbes amères. Le récit ne cache pas l’esclavage ; il le met sur la table, littéralement, à côté du vin et de la joie. Une liberté qui aurait oublié d’où elle vient serait fragile.

Sortir, puis recevoir

Pessah ouvre le compte du Omer, quarante-neuf jours qui mènent à Chavouot. La sortie d’Égypte n’est pas une fin : c’est le début d’un trajet vers le Sinaï. Être libéré ne suffit pas — encore faut-il savoir ce que l’on va faire de cette liberté.

À poursuivre

Le compte du Omer, qui commence au lendemain de la fête ; Chavouot, vers lequel il conduit ; et Souccot, la troisième fête de pèlerinage.