Les Jours de Jeune

par le Rav Raphaël Benizri
Homme en talit en prière pendant le mois d'Elloul
Le Rav Raphaël Benizri enseignant sur la destruction du premier Temple de Jérusalem

Ticha beAv : la destruction du premier Temple
Le récit de la chute de Jérusalem en 586, la brisure des tables de la Loi et la lecture d’Eikha devant le roi Yehoyakim. Voir le cours et sa transcription →

Le Rav Raphaël Benizri enseignant sur le dépassement de soi et la figure d'Iyov

Ticha beAv : le dépassement de soi
Une introduction au livre d’Iyov : la foi sans connaissance, et le Machiah né le jour de Ticha beAv. Voir le cours et sa transcription →

Le Rav Raphaël Benizri enseignant sur les causes profondes de la destruction du Temple

Ticha beAv : à l’origine de la destruction
La faute des explorateurs, l’aggada de Kamtsa et Bar Kamtsa et la haine gratuite qui a livré la ville. Voir le cours et sa transcription →

Le Rav Raphaël Benizri enseignant sur le livre de Job et la souffrance du juste

Ticha beAv : le livre de Job
La souffrance du juste, le rôle du Satan, les thèses des trois amis et la réponse de D’ à Iyov. Voir le cours et sa transcription →

Le Rav Raphaël Benizri enseignant sur le livre d'Eikha, les lamentations de Ticha beAv

Ticha beAv : le livre d’Eikha
Le premier chapitre d’Eikha commenté verset par verset : la cité devenue veuve et l’ennemi intérieur. Voir le cours et sa transcription →

10 Tevet : le siège de Jérusalem — cours vidéo du Rav Raphaël Benizri

10 Tevet : le siège de Jérusalem et l’obscurité du mois
Le siège de Jérusalem par Nabuchodonosor, ce jeûne que Zacharie cite en dernier, et le seul jeûne qui se tiendrait même un chabbat. Voir le cours et sa transcription →

Le calendrier juif comporte plusieurs jours de jeûne, et presque tous tournent autour d’une même blessure : la destruction du Temple de Jérusalem, deux fois, à des siècles d’intervalle.

Pourquoi continuer à jeûner

La question se pose légitimement. Ces événements sont vieux de deux mille ans ; Jérusalem est reconstruite. À quoi bon entretenir un deuil aussi ancien ?

La tradition répond que ce n’est pas d’un bâtiment qu’il s’agit. Ce qui s’est perdu avec le Temple, c’est une certaine manière d’être ensemble et une certaine proximité. Tant que ce qui a causé la chute n’a pas disparu, la chute n’appartient pas complètement au passé.

Tich’a BeAv

Le neuvième jour du mois d’Av est le plus grave. La tradition y regroupe une série de catastrophes, comme si une date pouvait devenir poreuse et attirer à elle les malheurs. On y lit les Lamentations, on s’assied bas, on jeûne un jour entier.

Les Sages ont proposé du second Temple une explication qui n’a rien perdu de sa force : il n’est pas tombé à cause d’un manque d’étude ou de piété, mais à cause de la haine gratuite entre les gens. Un peuple savant et pratiquant peut se défaire par la seule manière dont ses membres se traitent.

Les autres jeûnes

Le 17 Tamouz ouvre les trois semaines qui mènent à Tich’a BeAv. Le 10 Tevet rappelle le début du siège. Le jeûne de Guedalia, au lendemain de Roch Hachana, commémore un assassinat politique qui acheva de disperser ce qui restait. Le jeûne d’Esther, lui, précède Pourim et change de couleur, puisqu’il débouche sur la délivrance.

Le jeûne comme mémoire

Jeûner, c’est inscrire un souvenir dans le corps plutôt que dans un discours. Une communauté peut oublier ce qu’elle a lu ; elle oublie moins facilement ce qu’elle a vécu physiquement. Ces journées ne servent pas à cultiver la tristesse — elles servent à empêcher qu’une leçon coûteuse ne se perde.

À poursuivre

Les fêtes juives du calendrier, et Hanoucca, qui rappelle la reprise du Temple.