Rosh Hashana
Introduction
Rosh Hashana
Tête de l’Année
Rosh Hashana
Fête de la Joie
Rosh Hashana
Bénédiction de la Vie
Roch Hachana ne se traduit pas par « début de l’année » mais par « tête de l’année ». La nuance est décisive. Un début, on le passe et on l’oublie. Une tête, elle, commande tout le corps : ce qui se joue là oriente les douze mois qui suivent, comme la pensée oriente le geste.
Un jour de jugement, et pourtant une fête
La tradition présente Roch Hachana comme un jour de jugement, où toute la création passe en revue. On pourrait s’attendre à une journée sombre. Or c’est une fête : on met de beaux habits, on dresse une table, on trempe la pomme dans le miel, on se souhaite une bonne année.
Cette apparente contradiction est peut-être le cœur du jour. Être jugé, c’est d’abord être pris au sérieux. Un monde sans jugement serait un monde où rien de ce que nous faisons n’aurait de poids. La joie de Roch Hachana n’est pas de l’insouciance : c’est la confiance de celui qui sait qu’il compte.
Le chofar
Au centre du jour, il y a un son. Pas un discours, pas une prière supplémentaire : une corne de bélier, brute, dont sortent des sonorités qui ne ressemblent à aucune musique. Un son long, des sons brisés, des sanglots courts.
Les commentateurs y ont entendu mille choses — un cri sans mots, un réveil, un appel, le rappel du bélier d’Abraham. Ce qu’ils partagent, c’est l’idée que certaines choses ne se disent pas. Il arrive qu’on ait besoin d’un son plutôt que d’une phrase.
La table et ses symboles
La pomme dans le miel pour la douceur ; la grenade, dont on dit qu’elle porte autant de grains que nous pouvons porter de mérites ; la tête de poisson, pour être à la tête et non à la traîne. Ces usages ne sont pas de la superstition : ce sont des façons de formuler un souhait avec le corps plutôt qu’avec des mots.
Ce qui commence vraiment
Roch Hachana ouvre dix jours qui mènent à Yom Kippour. Ce n’est donc pas une fin en soi, mais une porte. Ce qui se décide ici demande à être confirmé ensuite — et c’est pour cela que la fête est à la fois grave et légère, sans avoir à choisir.
À poursuivre
Le mois d’Elloul, qui prépare ces jours ; Yom Kippour, qui les referme ; et Souccot, la joie qui leur succède.