Elloul : quand la malédiction est une bénédiction

par le Rav Raphaël Benizri

Le secret révélé en songe : la malédiction est elle-même la bénédiction.

« Que s’achève l’année avec ses malédictions, et que commence l’année avec ses bénédictions. » Mais de quelle malédiction s’agit-il ? La paracha Ki Tavo, lue avant Roch Hachana, ne s’achève sur aucune consolation — seulement sur la menace d’un retour en Égypte et d’une souffrance sans précédent.

Le Rav Raphaël Benizri part de cette question, celle-là même qui fut posée à Rabbi Chimon bar Yohaï dans sa grotte, pour dévoiler le secret des malédictions : elles sont, dans leur essence, une bénédiction. Le cours se poursuit sur les treize attributs, sur le chofar comme souffle premier de la parole, et sur les quatre acrostiches du mois d’Elloul.

Ce que dit ce cours

La question posée à Rabbi Chimon bar Yohaï resta d’abord sans réponse. Réfugié dans sa grotte avec son fils par crainte des Romains, il ne sut que répondre à ses disciples : comment l’année peut-elle commencer avec ses bénédictions alors que les malédictions demeurent ? Il se mit à pleurer et sombra dans un profond sommeil, jusqu’à ce que le prophète le réveille : dans ces malédictions, il y a un secret.

Le secret : la malédiction est en elle-même une bénédiction. Il n’y a pas vraiment de consolation à la fin de Ki Tavo, parce qu’il n’en faut pas — la menace elle-même porte le salut. Encore faut-il, pour le comprendre, revenir au verset de Devarim : « ki tolid banim ouvnei vanim ».

Deux séries de malédictions, deux destructions du Temple. Les premières, lues avant Chavouot, visent plutôt la destruction du premier Temple — et là une consolation existe, puisqu’il fut reconstruit soixante-dix ans après. Les secondes, lues avant Roch Hachana, visent la destruction du second Temple, commémorée elle aussi le neuf du mois.

« Venochantem » partage sa racine avec yachen, dormir. Lorsque tu mettras au monde enfants et petits-enfants et que vous vieillirez dans ce pays : ce vieillissement est un état d’indolence et de routine — le plus grand danger, celui qui peut conduire à l’autodestruction du peuple.

L’exil est arrivé deux ans avant l’échéance, pour empêcher la mort. HaKadoch Baroukh Hou a exilé son peuple de la terre avant que la menace ne se concrétise. Cet exil est une manière de le reconditionner ailleurs, pour qu’il se repense et décide lui-même d’une orientation nouvelle, celle qui le ramènera vers sa terre.

La vraie disparition du peuple serait son assimilation. Ce n’est pas l’anéantissement physique : c’est le moment où le peuple juif veut devenir comme les autres nations, où il est fondu et assimilé parmi elles, où l’on ne fait plus de différence entre un juif et un non-juif. Or D’ a promis que, comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre, cette descendance serait toujours présente.

L’image du ballon lancé contre le mur. Lancé avec force, il revient vers vous — moins fort, mais il revient, car il ne peut pas détruire le mur. Ainsi des épreuves terribles : le mouvement de déchéance qui commence au veau d’or et précipite vers Ticha beAv rencontre la promesse divine de ne jamais séparer le devenir d’Israël de l’être de la création. Elle le repousse en arrière, et il n’y a plus de choix : il faut se reprendre.

Elloul ouvre quarante jours pour façonner soi-même les tables brisées. Les malédictions qui précèdent Roch Hachana préparent le nouveau don de la loi qui arrivera à Kippour. Deux moyens y président : l’évocation des treize attributs de bonté, et le chofar.

« J’accorderai la grâce même s’il ne la mérite pas. » Tel est le secret des treize attributs révélé à Moché : je donnerai la grâce à celui que j’entourerai de cette grâce, la miséricorde à qui en bénéficiera. Il arrive un moment où HaKadoch Baroukh Hou met Lui-même de côté la menace « heref mimeni ve’achmidem » — laisse-moi, je vais détruire ce peuple — et accorde sa grâce.

Le chofar est destiné à brouiller le Satan. Le Satan, c’est l’ange de la mort — celui qui entretient l’orgueil et la fierté démesurée, chaud comme un taureau fonçant sur l’homme. Ou bien c’est le hamor, qui a choisi de subir, de porter les fardeaux, indifférent à tout. Le son du chofar met la confusion dans ces deux tendances, l’une active, l’autre passive.

La harada n’est pas la peur : c’est un plan déjoué. Le verbe harad apparaît d’abord quand Yaakov, vêtu des habits d’Essav, vient prendre la bénédiction — saisissement au plus haut point. Puis quand les frères, remontant d’Égypte, retrouvent leur argent dans les sacs de blé. La harada, c’est ce saisissement qui arrête le cours d’un événement et oblige à le repenser autrement.

Le chofar est la nechama première, la parole en gestation. Trois stades manifestent la parole : nechama, rouah, nefech. L’enfant qui ne parle pas encore a sa nechima et n’exprime ses besoins que par ses pleurs. Le chofar, c’est ce souffle premier, quand la parole ne peut s’exprimer qu’à travers gémissements et pleurs — un son qui ne se traduit pas en paroles et n’épouse aucune musique.

Aujourd’hui, on a vidé ce son de sa résonance. Les enfants s’amusent avec le chofar, on organise des concours du meilleur chofar. Mais le chofar est l’épanchement de l’âme, son expression brute, ce que l’âme au plus profond d’elle-même peut exprimer.

Tekiat chofar veut dire « enfoncer ». Le verbe hébreu dit enfoncer un pieu, forcer un objet à s’emboîter dans l’autre. Pourquoi ce terme ? Parce que nous avons adopté un langage formel qui permet de maquiller les situations, de politiser, de séduire, de mentir, de tromper. Contre ce langage sorti de ses proportions — comme le furent les premières louhot — il faut un son nouveau.

Au Sinaï, tout s’est tu pendant que le chofar s’amplifiait. Un oiseau n’a pas gazouillé, une bête n’a pas sorti un son ; la terre s’est figée, toute relation s’est figée. Il faut recréer, retrouver un langage. Les deuxièmes louhot sont le deuxième langage, le dibour : le premier ayant été falsifié, il faut le restituer autrement.

Quarante jours pour restituer une saine communication entre D’ et l’homme. Indépendamment des textes qui varient selon les communautés et des dates de commencement, ce point est unanime. Le monde a été créé par la parole : il faut lui restituer sa force de création et sa vibration, de Roch Hodech Elloul jusqu’à Kippour.

Sur cinquante-sept acrostiches bibliques, on en retient quatre pour Elloul. Le premier est « Ani ledodi vedodi li ». La première falsification qui nous menace est celle de l’amour, quand la réciprocité manque. Or la relation que nous vivons dans l’absolu est celle que nous vivons en miniature dans le foyer — et si cet amour échoue, ce sont les enfants qui en subissent les conséquences en premier.

Le deuxième acrostiche : circoncire le cœur, c’est aller contre les données naturelles. Il faut opérer la circoncision au mal, ne pas le laisser dans sa nature brute. Il faut apprendre à aimer, ne pas rester insensible, ne pas donner un coup de pied à tout ce que les parents ont édifié — et inciter les nouvelles générations à honorer cet héritage. « C’est difficile », répète le Rav.

Le troisième : « ich lere’éhou oumatanot la’evyonim », la vie communautaire. Un mouvement d’unité où chacun se reconnaît à travers son prochain, et une générosité envers ceux qui manquent de tout — un manque qui peut être de consolation, intellectuel, ou de moyens d’existence.

« La réciprocité ne génère que de la violence. » Tu m’as dit, je t’ai dit ; tu m’as fait, je t’ai fait ; je te rends la monnaie. C’est la pire des conduites. Il faut savoir être dans une alliance — mais le Rav la considère autrement : non dans l’égalité totale, plutôt dans une inégalité en faveur de l’autre.

Le quatrième acrostiche parle du meurtre involontaire. « Vé’ana lo Elohim leyado » : à celui qui a tué par accident, D’ donne une possibilité de refuge et de reconsidération. Il est sous le poids du remords, car il y a eu mort d’homme et cela ne se répare pas. Le message vaut pour toute crise non voulue : je vais t’aider à te rebâtir à partir de là.

Nous sommes aussi victimes des accidents des autres. De leur inconduite, de leur irresponsabilité. Nous ne l’avons pas voulu : les autres nous engagent dans la guerre, et cela finit par nous atteindre. C’est sur ce quatrième point que le Rav interrompt sa réflexion, en annonçant qu’il la reprendra plus tard.

Transcription intégrale du cours

À la nouvelle année, la nouvelle année, que nous accompagnons toujours de ce vœu «fichle shana vikil loteha», que s’achève l’année avec ses malédictions, «tahel shana vikil choteha», et que commence l’année avec ses bénédictions. Alors, de quelle malédiction s’agit-il ? Vous savez qu’Eza a instauré qu’avant Shavuot, c’est-à-dire avant la célébration du don de la Torah, nous lisions une paracha de Klaalot de malédiction, c’est-à-dire de menaces de mort qui pèsent sur le peuple lui si jamais il ne respecte pas la finalité de la sortie d’Égypte, d’une part, et il a instauré aussi qu’avant Rosh Hashanah, nous lisions une autre parachaute de malédiction. et celle de la parachaquitavo de la semaine qui vient et cette paracha ne se termine pas par des paros de consolation comme l’est la première paracha qui précède Chavoie et on se demande pourquoi, pour quelle raison, pour quelle raison.

Et ce qui nous déboussole, c’est que c’est le fait que les chiffres HMITREIN-BARMIYOTKITSA et KETSACHEM sur une menace de retour en Égypte, de souffrir comme nous n’avons jamais et on se demande où ça va nous mener et comment on peut dire alors qu’il s’achève l’année et ces malédictions ces malédictions sont là et nous les lisons tous les tous les ans et nous n’allons pas les effacer ces menaces pèsent sur nous alors comment on peut commencer l’année avec ces bénédictions. C’est une question qui a été posée Arabichim al-Balukhaï et qui n’a pas su répondre. Lui qui était dans sa grotte réfugié avec son fils, de peur d’être pris par les Romains et soumis à des violences physiques parce qu’il continuait à maintenir l’étude de la Torah, et de savoir que ses disciples ont réussi à lui adresser cette question parce qu’il ne savait que répondre, lui-même s’est mis à pleurer et à sombrer dans un profond sommeil quand le prophète te réveiller en lui disant dans les deuxièmes bénédictions, dans les deuxièmes malédictions, il y a un secret, c’est qu’il n’y a pas vraiment de consolation. Pourquoi ? Parce que la malédiction est en elle-même une bénédiction. Que la malédiction soit une bénédiction, c’est un peu surprenant. Mais pour cela, il faut revenir à un autre texte de Devarim, Chytonite, Banym, Ogné, Banym, Veno-Shantem-Barak. Vous savez, avant le jour de Tishaveh, alors qu’il s’agit de la commémoration de la destruction du premier et du second temple, et nous savons très bien que les premières malédictions sont plus orientées vers la destruction du premier temple. Il y a eu une consolation puisque il y a eu la reconstruction de 70 ans après du second temple, mais les les deuxièmes malédictions visent plutôt la destruction du deuxième temple, qui est commémoré également le 9-1.

Alors, ce jour du Tija V-1, la lecture de l’intorin s’articule sur Kitholite Banim ou Bnei Banim, Lorsque tu mettrais au monde des enfants et des petits-enfants, mais nos chantets ne va pas avec. Si vous allez vieillir dans ce pays, et alors, ce vieillissement peut conduire effectivement à une autodestruction du peuple juif. À ce échelon. Mais à cause de Joloro a fait que ce vieillissement ne conduise pas la mort. De quelle manière ? Parce que deux ans avant que la menace de mort ne se concrétise, il a exilé son peuple de la terre, et cet exil est une manière de le reconditionner ailleurs pour qu’il se repense à nouveau et qu’il décide lui-même d’une nouvelle orientation, celle qui le ramènera vers sa terre.

Et au fond, le terme de Vénoshantem, ce vieillissement, partage sa racine avec le verbiageon Shena. Shena, dormir de cet état d’indolence, de routine, est même le plus grand danger. Le plus grand danger parce que les enfants et les petits-enfants Vivre dans d’autres conditions, de nouvelles conditions, ce n’est pas seul des parents, des arrières-grands-parents, etc. Le monde avance et le monde avance avec un « chadech m’étouvo b’echolim tamit ma’atzebe l’echi » Il renouvelle la vie. les conditions de vie ne sont pas les mêmes, puisque nous avons dit qu’il y a un commencement et par conséquent il y a une finalité et il y a donc un but, il y a une histoire qui se fait depuis la création jusqu’au enlevé du monde océanique, alors ce fait un jour n’est pas ou une génération n’est pas le même ou la même que celle qui a été vécue et cela est attesté par le mouvement des générations, leurs épreuves nouvelles et la manière dont ils surmontent, dans ces générations, surmontent ces vaux frais.

Alors, le Haramin nous enseigne que le fait de précéder l’échéance de la disparition du peuple parmi les nations, c’est-à-dire la disparition du peuple parmi les nations, c’est quoi ? C’est lorsque le peuple juif veut devenir comme des autres nations. Il est là, il est fondu dans les nations, il est assimilé dans les nations. Alors, c’est ça sa forme de disparition. On ne fait plus différence entre un juif et un non-juif. Alors, le Kaddosh Melechon a promis que le peuple juif ne disparaîtra jamais. Qui jamais qu’un jamais mechadashim ve’a haretz haredashim, comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre, ya’amot zarachem vishimchem. Votre descendance sera toujours présente. Le peuple juif est lié à l’existence physique de ce monde, et par conséquent, on ne peut un seul instant imaginer cette disparition du peuple juif, alors que se passe-t-il lorsque qu’en cas de vol au fond amène des flûres, impose de dures épreuves au peuple juif.

Ce n’est pas, ce n’est jamais pour le bannir de la terre, mais c’est toujours pour lui permettre de survivre, de passer ses épreuves et de renouveler ses énergies de vie. Et de ce fait, les quélalentes, les malédictions, sont en fait dans leur essence une bénédiction. C’est un phénomène que nos anges ont traduit par l’image suivante. Quand vous envoyez avec force un ballon contre un mur, bien, il revient vers vous, bien sûr, pas avec la même intensité, avec une intensité moins forte, mais il a rencontré un mur, il ne peut pas le détruire et il revient, mais il se pose dans la pensée juive. Le même phénomène, mais la force opposée quand vous envoyez une balle, celle des épreuves terribles que D’ impose à son peuple parce que les ditables de la loi, le jour de l’arrêt de la célébration de la Torah, a été profané par le péché du Vodok et de la commence véritablement une déchéance, une décadence, et elle nous précipite vers le kisha abéable, vers la destruction totale.

40 jours après, les tables de la loi ont été détruites, les premières tables de la loi. Alors, nous sommes sur une route glissante, imprécipise vers le néant, mais à ce moment-là, Surgit cette promesse de D’ de ne jamais séparer le devenir du peuple juif de l’être, de la création de l’univers. Et alors, il y a ce mouvement de déchéance qui rencontre cette force première, la promesse de D’, et celle-là, elle la pousse très fort vers l’arrière, fait qu’il n’est pas possible de choisir, au contraire, maintenant il faut se reprendre et c’est ça le phénomène de les premières malédictions précédentes, la précédente qui font un tout avec les malédictions de Président Rosh Hashanah et les malédictions de Président Rosh Hashanah qui évoquent la destruction du second temps et qui préparent le nouveau don de la loi qui va arriver à Kippur. Alors cela commence à Rosh Rodesh et Lula.

Nous commençons à compter ces 40 jours où, effectivement, nous essayons de repenser notre existence, notre vie et de façonner par nous-mêmes l’étable de la loi que nous avons détruit les premières fois dans notre groupe. Et comment le fait-on ? Il y a deux choses. Il y a l’évocation des 13 attributs de bonté des dieux, parce que tout est bédilevaïa aval. Bédilevaïa aval ? Que veut dire ce bédilevaïa aval ? On demande à Kadojvalocho de se rappeler de nos pères, d’Avraham, de Yitzhah, de Yaakov, de David, de Shomot, Et on lui demande de nous accorder ses grâces, et de nous sauver, de soigner les malades du peuple d’Israël, etc. Et toujours, B’dil Vayavol, B’dil Vayavol, B’dil Vayavol.

Qu’est-ce que ça veut dire ce B’dil Vayavol ? À cause de Vayavol. Et Vayavol c’est quoi ? C’est l’évocation des 13 attributs de la loi. la loi. Mais quel est le secret de ces 13 attributs de la loi ? C’est quand D’ Marokhoun a dit à Moshe, maintenant que tu me demandes le secret de ma conduite envers le peuple d’Israël, sache que dans ma perspective de vie et de français, c’est Je donnerai la grâce à celui que j’entourerai de cette grâce, et je raconterai la miséricorde à celui qui bénéficiera de cette miséricorde. Et ils ont donné une interprétation, j’accorderai la grâce même s’il ne la mérite pas, j’accorderai la miséricorde, ou même s’il n’en est pas digne. C’est-à-dire qu’il arrive un moment où un cadeau-cheval ou lui-même met de côté cette menace de Heer-ef-miméni-ve-h-migdéne, laisse-moi je vais détruire ce peuple et donne accord de la grâce à son peuple.

Et nous, dans nos prières, dans l’évocation de ces treize tribus de grâce, nous disons « Fais-nous ceci, accorde-nous cela, mais il va y avoir, mais il va y avoir puisque tu nous l’as promis ». Ça, quand tu nous l’as promis, quand tu t’es manifesté à Moshe lorsqu’il est intervenu, lorsqu’il est intervenu pour demander un sursis pour le peuple et tu lui as promis que ce sera ainsi. Ça c’est la première. La deuxième, la deuxième c’est le le chauvin. Et le chauvin, il est conçu pour l’arbev et la satan. L’arbev et la satan, la confusion du Satan. Qu’est-ce que le Satan ? Le Satan ou à satan ou à yetzalala ou un satan ou Mahakhamavet, c’est l’ange de la mort.

Le Satan, c’est celui qui, effectivement, entretient chez nous un sens de l’orgueil, de la fierté des misurés. Ou bien, ça c’est quand il est chante, quand il est comme un taureau fonçant sur l’homme, bien comme le hambe, quand il a choisi de subir les choses, de rester à sa place, de rester debout, de ne faire attention à rien, en ne pas veiller, il supporte les choses, Qu’a-t-on mort le médecin, le fardeau, il le supporte, mais il est indifférent actuel. Alors, ça c’est le mal-ahamad, ça c’est le satan, ça c’est le mal-ahamad, celui-là c’est l’ange de la mort. C’est l’ange de la mort. Et comment les arbées de Satan, comment se met la confusion dans ces deux tendances.

L’une active, l’autre passe par le son du chauffeur. Le son du chauffeur. Ah oui. Aïttaka chofar behir beham lui hiradu, va-t-on sonner du chofar dans une cité ? Et le peuple ne va pas trembler, ne va pas entrer dans le désarroi harada. Aujourd’hui, on parle des haridines, mais on ne sait pas ce que c’est. Or, la référence de Haridim, c’est dans les paroles des prophètes, « shim’u d’evalashem » à Haridim el-débaro. Écoutez la parole de D’, vous qui tremblez, qui est dans le désordre. Lorsque vous entendez la parole de D’. Pour cela il faut remonter à l’origine du verbe Harod dans le texte lié. Quand apparaît pour la première fois le verbe c’est lorsque Ya Hakom, vêtue de vêtements dressables, se présente devant Itzhak pour prendre la bénédiction, et là-bas il est dit, «Vayah herad Itzhak haradag ezolad me’ot».

Et «Itzhak» fut saisi d’un tremblement ou d’un désorouan au plus haut point, parce que, vous pensez, un mode, un plan de fonctionnement, Mais le fait qu’il y a un cove et qu’il surgit devant lui avec le vêtement de la sable, alors son plan a été joué. Son plan a été joué, ça c’est le harada. Quand on retrouve ce sens de harada, une deuxième fois, une deuxième fois lorsque les enfants durent un cove, remontent d’Égypte, chargés de tous les sacs de blé que Youssef a donné à chacun de ses frères pour combattre la famine qui s’est vissée en terre d’Israël et dans son vrai la famille. Et alors quand ils ont ouvert, Ils ont retrouvé leur argent, et je me dis un petit temps, ils ont retrouvé l’argent qu’ils avaient donné à Yosef pour payer ce blé, et les frères se demandent, mais qu’est-ce qu’on leur prépare ? Ils s’appuient, ils se trompent, ils pensaient qu’ils étaient le bon courant de l’histoire, il s’avère que non. Alors la harada c’est quoi? La harada c’est ce ce saisissement qui arrête le cours d’un fait, d’un événement et qui oblige à le repenser autrement, à le situer autrement. Et ça c’est la force du Chauffeur.

Est-ce qu’on va sonner du Chopin dans une cité et le peuple ne va pas tromper, ne va pas s’assurer qu’il est là parce qu’il a été du Chopin ? Malheureusement, aujourd’hui, on a quelques peu enlevé à ce Chopin toute sa résonance, sa vibration profonde dans la conscience et dans les dents. Aujourd’hui, les enfants s’amusent avec le Chopin. Et il y a un concours du meilleur Chopin, mais Chopin, c’est l’étanchement de l’âme. Quel étanchement de l’âme ? Il y a trois stades dans la manifestation de la parole. Ne feche. Roi. Nishama. Ça montre très bien que lorsqu’D’ a distingué l’homme de tous les animaux par le souffle de la parole, nefesh haya, cela a été appelé nefesh haya, la parole a été appelée nefesh haya, mais ce nefesh haya c’est un souffle en mouvement, un un souffle en mouvement qui a été articulé, il est devenu népêche, il est devenu paroïde.

Mais maintenant, ce sou, il était parti connante de la nishima, de la respiration. Un enfant, il ne sait pas encore. Il a sa Nishima, mais il ne s’est pas encore donné à son souffle. Quoique ce soit rien qu’à travers ses pleurs, c’est par là qu’il exprime ses bœufs. Mais par la suite, il va articuler ce souffle. Il va lui donner un corps. Il va lui donner un nez. Qu’est-ce que le chauffard ? Le chauveur, c’est la neshamah première de la parole. Quand elle va pouvoir s’exprimer, elle ne le fait qu’à travers les loulets, les halets, les pleins, les gémissements, les pleurs. Il n’y a pas, c’est la parole dans sa gestation prière. Donc nos singes quand ils ont parlé du chauffard, ils ont parlé d’un son qui ne peut pas se traduire en parole.

Il ne peut pas épouser un mouvement de musique. est dans son expression brute, ce que l’âme au plus profond d’elle-même peut exprimer sanishima, sanishima, et c’est pour cela que l’on parle de tekehachofar, tekehachofar. Que veut dire le verbe taqoa en hébreu ? Le verbe taqoa en hébreu veut dire « enfoncer ». L’itqoaïa t’aide, c’est enfoncer un pieux, c’est forcer un objet, s’emboîter dans l’autre. Et pourquoi on a choisi ce terme de « tiquer un chauffard, enfoncer le chauffard ? » Le sens est que nous avons adopté un langage un peu formel qui nous permet un peu de maquiller toutes les situations, de politiser notre langage, de séduire, de mentir, de tromper, Mais pour combattre ce phénomène d’un engage qui est sorti de ses proportions, comme le furent les premières diberrot, les premières parcoles, par le hetaïdé, il faut un son nouveau, le son du chauvin.

C’est pour cela que, au moment où D’ au peuple d’Israël, il va y coller un chauffard au lèche. Le son du chauffard allait en s’amplifiant. Le son du chauffard va en s’amplifiant. Tout ce que tout le monde savait. Un oiseau n’a pas gazouillé. Une bête n’a pas sorti un son, la terre s’est figée, toute la création. Il faut recréer, il faut retrouver le langage. Le recréer est que ce phénomène de recréation du langage qui va nous amener au deuxième dibeirote. Au deuxième dibeirote, c’est le deuxième langage, c’est le dibou. Le dibou premier, la kadochmaroukou, a été falsifié, a été faussé. Il faut maintenant le restituer autrement. c’est ce à quoi nous nous appliquons à partir de ce recherche de chez nous.

Puisque, indépendamment de tous les textes qui varient selon les communautés et des dates de commencements, des séros, etc., il y a quelque chose qui est unanime à l’ensemble des communautés, C’est que quarante jours avant la restitution d’une saine communication entre D’ et l’homme, on a commencé à sonner du chauffeur. On a commencé à redonner à ce souffle premier dans l’homme sa véritable nature. Or, le monde a été créé par la parole et restitué à la parole, sa force de création, de livraison. Ça c’est ce à quoi nous nous attendons au début, depuis le roche au bêche et l’eau jusqu’à qu’évidemment nous allons conclure cette libération de l’être de tous les artifices de la parole par le son du chauveur.

Or, des archivistes du Chopin ou ceux qui nichent leurs munats. Vous savez, Arami m’ont trompé des rachetés vôtres pour le mois des Lèvres. Et vous, Aleph l’a maitre, Pape l’a maitre ? Si on venait à voir tous les rachetés vôtres qu’il y a dans la Bible, Ils sont au nombre de cinquante-sept, mais ce qu’on trouve en général, et ce que l’on retient, c’est quatre. Qu’en sont ces quatre ? Ani, ledo-bi, vedo-bi-li, ani, a-let, ledo-bi-udame, vedo-bi-li, va, et puis dame. Alors, la première falsification qui menace l’être, c’est celle de l’amour. Quand il n’y a pas cette réciclocité dans l’amour. Annie Védopi, mon bien-aimée, t’as moi et moi je suis à mon bien-aimé. C’est le secret de la reconnaissance de toute personne.

c’est de se créer de son existence même. Parce que il faut savoir que ce que la relation que nous vivons avec D’ dans l’absolu, c’est celle que nous vivons en bain, en miniature, dans la relation assourge. Il faut donner à cet amour l’ekidoshin, le sens de la sainteté, le sens de la sainteté. c’est ce que nous essayons de faire, et de cela dépend la réussite du premier. Mais celui-là il engage une génération, l’éducation de toute génération, parce que si cet amour échoue, il va en subir les conséquences premières, ce sont les enfants. Alors le deuxième, là c’était l’beaute de Elul, au mal, la chame est l’évavra, est l’évavra à lèvres de être, l’évavra l’amède lèvres l’évavra, et est l’évavre et le coeur, l’évavre et l’élul, C’est à la erreur de passer sans danse, parce que la circoncision, c’est quoi dans ça ?

C’est une manifestation première, c’est aller contre la nature, l’ordre, les naturelles et les morales. Un circoncision, alors le réveil premier est d’opérer la circoncision. Hommage ! Il ne faut pas le laisser dans sa nature première, dans sa nature brute, il faut l’y reconcilier à travers sa chair, donc il faut lui apprendre à aimer, à ne pas rester insensible, à ne pas donner un coup de pied à tout ce que les parents ont édifié. d’essayer d’inciter les nouvelles générations au vrai héritage des parents. C’est difficile, c’est difficile de nous répondre par un chèque de la main, mais nous ce que nous évoquons dans nos prières, C’est un gros tapote, l’énergie, l’énergie de nos passifs, c’est un, elle qui nous donne, c’est à cette source qui nous donne.

Alors Elul nous engage non seulement à donner un thonus à notre amour de sainteté, mais à mettre davantage l’accent sur l’éducation de nos enfants qui engagent également notre avenir. Il y va de nous-mêmes, de notre fierté, de notre éducation. Et un troisième aspect. Je demandais au maqamim, on devait le chercher, est-ce que nous avions besoin de ces portes-manteaux ? Oui, mais ce qui importe, je vous l’ai toujours dit, c’est l’idée qui se profile à travers « Ish l’ereh ou matanot l’evionim ? » C’est dans la Mégiladester, à savoir qu’il y a un mouvement d’unité du peuple juif, où chacun se reconnaît à travers son prochain, au matanos de la Syrie, et dont sa générosité a donné à ceux qui manquent de tout, à ceux qui manquent de rien et se manquent, attention, il peut y avoir différents clients, un manque de consolation, un manque intellectuel, un manque de moyens physiques d’existence, etc.

Donc elle est le troisième point fort de la reconsidération de ce nouveau, c’est notre vie communautaire et qui, elle, ne peut retrouver sa communication, sa facilité de communication, l’unité qu’au travers d’un ton de soif. Je le dis souvent, la résumérosité ne génère que de la violence. Tu m’as dit, je t’ai dit, tu m’as fait, je t’ai fait, je te rends la monnaie, etc. C’est la pire des conduites, du comportement de l’homme. Non, vous saurez toujours, Brita Hesse, dans une alliance, oui une alliance nous engage à par égale à faire des choses, mais moi, je la considère avec Brita Hesse, c’est je ne vais pas situer la chose dans l’égalité totale, mais dans une inégalité en la faveur de vous.

Ça, c’est le troisième chapitre de la réflexion, et enfin un quatrième. «Véa elokim inna liyato, ve senti leham akom». Il s’agit de quelqu’un qui est tué par inadvertence. Et un cadeau sur le haut lui donne une possibilité de refuge, de reconsidération de l’accident duquel il a été l’auteur sans le voir et qui le ronche parce qu’il a eu le mort. Et ça ne lui donne pas de répit sous le poids du remords. Alors, et vous, c’est quoi ? Il y a des moments de crise dans la vie. Il y a des situations qui ne sont pas voulues. Il y a des erreurs que l’on a connu. C’est que c’est le plus fort de monde. et ça me poursuit, je vais aider à te rebâtir à partir de là.

C’est un fait parce que même quand nous ne faisons pas d’accident nous-mêmes, quelquefois on est victime des accidents de la part des autres, de leur inconduite, de leur irresponsabilité, etc. Donc, nous ne l’avons pas voulu. Les autres, on les engage dans la verre, sont en commun. Et ça nous coûte. L’ordre de s’activer à ma courbe, c’est un changement. C’est le quatrième. Je crois que je vais devoir m’arrêter ici. Je continuerai cette protection pas la semaine prochaine, parce que je vais entrer dans un événement familial de choix bel pour la Chine, si ça me veut. Alors nous ne retrouverons qu’un jour. Voilà si vous avez des questions à poser avec plaisir. je voulais vous poser une petite question. Avec toutes vos explications sur le chauffard, on se demande comment est-ce qu’on peut écouter réellement et intégrer le chauffard avant Rochana ou avant Kipo. Parce que tant qu’on n’a pas été nettoyé entre guillemets par

Une étude du Rav Raphaël Benizri. Retrouvez tous les cours de la série sur le mois d’Elloul.