Où faut-il chercher la cause de la destruction du Temple ? Le Rav Raphaël Benizri répond sans détour : pas à l’extérieur, mais au sein même du peuple. Cette étude remonte des fautes du désert jusqu’au fameux récit de Kamtsa et Bar Kamtsa, pour montrer comment l’intolérance entre courants juifs a livré Jérusalem.
Le cours part de la charte qui lie la terre et la loi, passe par la faute des explorateurs — véritable racine du neuf Av — et se termine sur une idée forte : l’exil n’est pas un châtiment, mais une thérapie.
Ce que dit ce cours
Le mot morasha, héritage, n’apparaît que deux fois dans la Torah : pour la loi et pour la terre. D’ n’a pas seulement révélé la loi, Il a dévoilé son lieu d’ancrage. La terre et la loi sont donc liées l’une à l’autre par une charte, et l’une ne se comprend pas sans l’autre.
Le peuple juif n’est pas né en terre d’Israël : sa matrice est en Mitsraïm. La terre n’a été ni conquise ni héritée par naissance, elle a été donnée comme un cadeau, comme un lieu d’épanouissement. Le lien qui unit le peuple à sa terre est celui de l’époux à son épouse.
Le poison de tout amour, c’est le vieillissement et la routine. La Torah prévient : lorsque tu auras des enfants et que vous vieillirez dans cette terre. Si l’amour ne se revigore pas, la terre finit par rejeter ses habitants — et la thérapie s’appelle l’exil.
Deux fautes du désert commandent toute la suite. Le veau d’or est un rejet de la loi, les meraglim un rejet de la terre ; l’un et l’autre s’accomplissent en quarante jours. Le veau d’or fut pardonné mais mis en sursis ; l’infidélité à la terre, elle, dut être expiée pendant quarante ans, jusqu’à la disparition de toute une génération.
L’argument des explorateurs était presque séduisant. Si nous avons une terre, disaient-ils, nous vieillirons comme toutes les nations : la France ne se reconnaît plus dans les Gaulois, et des cultures entières ont disparu. Restons donc sans frontières, dans le désert des nations. Kalev et Yehochoua ont tenu tête à ce raisonnement.
Le nationalisme reste, pour la pensée juive, quelque chose de rétrograde. Les frontières ne suffisent pas : elles doivent s’élargir au nom de la spiritualité d’Israël. La terre est un laboratoire, à conserver dans sa pureté, à l’abri des interférences.
La faute des explorateurs survient juste après l’érection du michkan. Ses quatre lettres nomment les quatre pouvoirs : melekh, chofet, cohen, navi. Le prophète en est le gardien, celui qui empêche les complicités et maintient l’équilibre — et c’est cet équilibre qui fait résider la Chekhina au sein du peuple.
Le sanctuaire perd sa raison d’être dès que chaque courant se croit le plus vital et veut exclure l’autre. C’est le sens de l’enseignement de Rabbi Yohanan : heureux l’homme qui garde une crainte, la marge de l’erreur, un peu d’espace pour l’autre ; celui qui endurcit son cœur connaîtra la chute.
Kamtsa et Bar Kamtsa sont des noms d’emprunt. Kometz veut dire une poignée : Kamtsa est celui qui se replie sur sa petite cellule d’amis, dont les inspirations sont partisanes, et pour qui quiconque ne pense pas comme lui ne peut pas entrer. Le Targoum traduit d’ailleurs la sauterelle par kamtsa — et il n’y a pas de roi chez les sauterelles.
Amour et haine s’écrivent avec les mêmes moitiés. Un amour vécu au point de vous isoler du reste de la communauté dégénère : comme la haine, il finit par dresser une cloison infranchissable entre l’homme et son prochain.
L’expulsé était pourtant celui qui demandait l’ouverture. Bar Kamtsa propose de payer son repas, puis la moitié des frais, puis toute la cérémonie, pourvu qu’on ne s’exclue pas malgré les avis divergents. Le maître de maison le met dehors manu militari.
Le silence des sages présents est le vrai scandale. Toute l’élite du pays et tous les maîtres assistaient à cette humiliation publique, et personne ne s’est manifesté : ils étaient invités, ils ne voulaient pas déplaire. C’est de ce silence que Bar Kamtsa a conclu qu’il pouvait les dénoncer à Rome.
La blessure faite à la bête vise la lèvre et l’œil. Le Maharal de Prague l’explique : l’œil, c’est la hokhma, la façon de voir et d’appréhender l’univers ; la lèvre, c’est l’expression, la manière de l’articuler. Le défaut, tolérable pour une offrande étrangère, devint un cas de conscience.
Le sacrifice ne fut pas offert, et Bar Kamtsa ne fut pas écarté non plus. On refusa de l’offrir de peur d’ouvrir la porte aux abus ; on refusa de supprimer le délateur pour ne pas sacrifier une vie à un défaut de bête. L’empereur y vit des séparatistes, et l’armée fut envoyée.
La destruction engage la responsabilité de plusieurs milieux à la fois. Ceux qui recherchent les faveurs des hautes sphères, ceux qui méprisent les autres couches de la société, et ceux qui abusent du pouvoir en s’entêtant dans leur manière de traduire la loi. Cette fausse humilité, disent les sages, a incendié le sanctuaire.
Même l’ennemi le plus acharné peut porter un rameau de lumière. Le midrach raconte que Néron, averti qu’Édom devrait rendre des comptes pour la destruction, se convertit — et que de lui sortit Rabbi Meïr, le maître de la Michna. Même dans le malheur et dans l’exil, de grandes choses restent possibles.
La racine du neuf Av est la nuit des pleurs des explorateurs. Vous avez pleuré pour rien, dit le texte : vous serez amenés à perpétuer ces pleurs chaque fois que vous refuserez de vous identifier pleinement à la terre et à la charte qui l’unit à vous. C’est aussi le neuf Av que mourait, année après année, la génération du désert.
Jérusalem assiégée avait de quoi tenir vingt et un ans. Trois grandes fortunes avaient tout donné aux résistants. Mais les factions qui dirigeaient la ville, incapables de s’entendre entre l’attaque et le dialogue, ont brûlé les stocks alimentaires pour forcer le peuple affamé à la guerre.
Rabban Yohanan ben Zakaï se fait sortir de la ville en se faisant passer pour mort. Il obtient de Vespasien la ville d’étude de Yavné, sauvant la spiritualité du peuple — mais d’autres maîtres l’ont blâmé pour avoir cédé à la pression au lieu de chercher à réunir les forces intérieures.
Le roi Hizkiyahou, lui, avait résisté aux Assyriens et gardait pourtant un remords. Selon le récit, il apparaît à Rabban Yohanan pour le rassurer : les circonstances n’étaient pas les mêmes, car de son temps l’étude de la Torah unissait le pays du nord au sud.
Ce qui a décidé de l’exil, c’est avant tout la sinat hinam. La haine gratuite poussée jusqu’au bout entre les factions du peuple : voilà, pour le Rav, la vraie cause, celle qu’il faut chercher en nous plutôt qu’à l’extérieur.
Il n’y a pas de « péché originel », et l’exil n’est pas un châtiment. Le Rav écarte l’expression comme étrangère au judaïsme : il n’y a que la faute de l’homme, celle que tout homme commet. S’il n’y avait pas de but éducatif, le mot châtiment n’aurait aucun sens — on règle la facture de ses actes, et l’exil est une thérapie.
Transcription intégrale du cours
Destruction du temple, de la destruction de l’eurochalin, mais en l’introduction, je voudrais un peu faire une mise au point, à savoir que nous avons deux sortes d’héritages, deux fois c’est écrit Moracha dans toute la Torah. Morachat à propos de la Torah elle-même, du don de la loi, et Morachat à propos du don de la terre. Comme D’ nous a donné la loi, nous a révélé la loi, il nous a également dévoilé quel serait notre lieu d’ancrage ou le lieu d’ancrage de cette loi. Autrement dit, la terre et la loi sont intimement liés par une charte l’un à l’autre. En réalité, nous ne sommes pas nés en Kenan, nous ne sommes pas le produit d’une terre d’Israël.
Notre matrice est plutôt en Egypte, c’est là que nous sommes nés, que le peuple juif est né. Et il nous est interdit de retourner en Egypte. Qui aspire à retourner dans le ventre de sa mère ? Non, il s’agit donc du lieu d’épanouissement et ce lieu d’épanouissement a été déterminé par un Kado Shwa Rukhu et il a été donné par un Kado Shwa Rukhu. Donc, nous ne l’avons pas conquis, nous n’y sommes pas nés, mais il y a une alliance qui nous unit à la terre d’Israël comme serait l’amant à son épouse. Et c’est la raison pour laquelle, dans tout mariage, on rappelle «Sostasis akara vetagel v’kibbutz bane aletoha» que ce mariage va réjouir la mère devenue stérile ou la femme devenue stérile parce qu’elle va témoigner du rassemblement de tous ses enfants en son sein.
Il s’agit de la terre d’Israël et c’est la raison pour laquelle ce lien d’amour qui unit le peuple juif à la terre d’Israël, il est un choix réel, il présente un danger, tout comme un amour qui se laisse vieillir. Le poison de tout amour est le vieillissement et la routine. Lorsque on s’installe dans le quotidien et qu’on n’est plus capable, effectivement, de revigorer cet amour, de lui donner chaque fois une dimension nouvelle. Et la Torah nous a prévenus en disant qu’i toli d’banim u bne banim, lorsque tu auras des enfants et des petits-enfants, on va nous chanter en bas à l’ex, et que vous vieillissiez dans cette terre, alors il y a une thérapie, parce que si en fin de compte cette terre vous rejette, parce que vous vous n’observez pas les bases morales de conduite ou de comportement vis-à-vis de la terre, la thérapie c’est l’exil et là-bas vous irez servir des divinités Aets va Eben.
Aets va Eben, les adorateurs du bois et de la pierre. Vous savez très bien à quelle religion cela fait référence, à quelle culte, à quelle pratique, n’est-ce pas ? Le voie, c’est le christianisme, la pierre, c’est celle de l’Akabah, celle de l’islam, et c’est comme ça que nous nous sommes retrouvés, tantôt chez Essam, tantôt chez Ishmael, Et qu’est-ce que nous avons fait là-bas ? Nous avons appris à redécouvrir notre identité parce que malgré toutes les tentatives d’émancipation, nous n’avons pas trouvé notre place au sein de ces peuples, nous n’avons pas trouvé de lieu d’accueil, Et nous nous sommes, à ce moment-là, retournés vers nos sources et aspirés à un retour en Israël. Mais faut-il que ce retour se fasse sur les bases d’une unité retrouvée autour des règles basiques de la loi.
Ça, c’est ce que le texte de la Torah dit, et ceci en fonction de deux péchés qui ont eu lieu dans le désert. Je vous le rappelle, il y a eu le péché du vaudan, il y a eu le péché des explorateurs. Le péché du veau d’or revient à un rejet de la loi, le péché des explorateurs à un rejet de la terre. Paradoxalement, les deux se font dans un temps de quarante jours, quarante jours d’absence de mochers, 40 jours de la durée des explorateurs et nous savons très bien qu’elle en est, disons, le résultat et c’est la raison pour laquelle le prophète Hermia dit Si le péché du Vaudor a eu une réparation immédiate, puisque D’ a pardonné le péché du Vaudor, mais il a dit attention, vous êtes en sursis, le jour où vous recommencerez Mais à ce moment-là, je me souviendrai de ce péché du vau d’or, de cette première infidélité.
Tandis que l’infidélité à la terre, elle n’a pas été immédiatement pardonnée. Il fallait l’expiller pendant 40 ans d’exil. Et la génération qui s’est montrée incapable de saisir l’importance de cette terre d’Israël pour le peuple juif comme un lieu de la réalisation de ses aspirations spirituelles parce qu’il ne fallait pas se contenter de frontières nationales, parce que le nationalisme restera quelque peu rétrograde aux yeux de la pensée juive. Il faudrait que ces frontières puissent s’élargir, « Yama va kedma tzafona va legva » au nom de la spiritualité d’Israël. c’est ce qui importe le plus, et le laboratoire, c’est cette terre d’Israël gardée à l’abri de toutes les influences étrangères, de toutes les inictions, de toutes les interférences, il fallait conserver la terre dans sa pureté originelle, et c’est la raison pour la terre.
Au début, les explorateurs, s’ils ont refusé la terre, c’est pour ce qu’ils ont dit. Mais enfin, si nous avons une terre, nous allons à notre tour vieillir comme toutes les autres nations, la France ne se reconnaîtrait plus dans les Gaulois ni les Gaulois dans les Français. Et l’en est de même pour tous les états ou toutes les cultures qui ont disparu, et de ce fait, il n’en resterait absolument rien. Donc, restons sans frontières dans le désert des nations et essayons de vivre avec les nations, mais cela a été refusé. se revusait grâce à deux personnes qui ont tenu tête, Céé au Chouard et Talaire, et les deux représentent deux dynasties, l’une de David et l’autre de Mashiach ben Youssef, messianisme socioculturel, si vous voulez, et ce messianisme socioculturel est appelé à céder sa place au messianisme de David, ça vous le savez.
donc si nous voulons remonter à la source de l’exil et de la destruction du sanctuaire parce que n’oubliez pas que le péché des explorateurs lui intervient après que le mishkan, que le temple, ait été mis sur pied or vous savez quelles sont les lettres de Mishkan, le sanctuaire, que l’on traduisant par sanctuaire. Mais le Mishkan, ce sont les lettres d’eux, même Meller, le Rouen, Shin, Shofet, Kaf, Kohen, le corps enseignant, le corps éducatif, donc le corps judiciaire, le corps éducatif, le légalisateur au sommet et ensuite le noun c’est Navi. Navi, lui, le prophète, il est le gardien de toutes toutes ces entités de telle sorte qu’il n’y ait pas de complicité intérieure qui puisse amener une déchéance de l’un et de l’autre, et qu’il puisse rester un équilibre harmonieux entre le Méler, le Chauffet et le Cohen, et c’est cela qui amène en fin de compte la chérina, c’est-à-dire la prédence divine, a résidé au sein du peuple.
Dans les deux cas, dans les deux péchés, on voit que la chérina se retire du peuple d’Israël. Elle revient avec, effectivement, Shlomo Haméler, lorsqu’il construit le sanctuaire et que la paix est retrouvée au sein des frontières et que le peuple constitue une homogénéité sûre alors, enfin de compte, le sanctuaire a sa raison d’être. Il n’a plus sa raison d’être au moment où ces courants commencent, chacun, à se considérer comme le plus vital, le plus essentiel, et à vouloir dominer l’autre ou l’exclure, Et nous arrivons effectivement à cette merveilleuse aggadah que vous connaissez de nos sages dans le traité de Guitin. Et là, dit Rabbi O’chanan, que veut dire le verset ? L’écriture, H.G. Adam, le portrait de Tamik, Heureux est l’homme, qui garde une certaine crainte tout le temps.
La crainte de l’erreur, la marche de l’erreur. L’un, un temps soit peu, d’honnêteté et un peu d’espace. Pour l’autre, cet homme sera bien heureux. Ou Makhshe-Libbo y polvera. Makhshe-Libbo, celui qui entourcit son cœur, eh bien connaîtra la chute, la décadence, la déchéance. Et Rabbi Yohanan dit, « À quel événement s’applique ce verset ? » Et il dit, « A kamtsa et bar kamtsa, harba Yerushalayim. » C’est à propos de Kamza et Bar Kamza, à cause de Kamza et Bar Kamza, que Yérushalayim a été détruit. Je vous rappelle la source. A Kamtsa bar Kamtsa, Haruv Yerushalayim. Ensuite, à Tarnigola v’Tarnigolta, Haruv Turmalka. Il y avait une agglomération juive qui s’appelait Har HaMelech Turmalka, la montagne du roi.
Et pour un coq et une boule, cette agglomération a été rasée par l’armée romaine. Et puis, à ce cas, d’Héréspac, Haroub-Bétard. Et pour un pan de carrosse, Bétard, qui était une ville citadelle juive, a été entièrement détruit. en Kamsa et Balkamsa, vous l’avez peut-être étudié déjà, Tarnigola et Tarnigoltas, vous savez qu’ils avaient l’habitude quand il y avait de nouveaux mariés, il y avait une coutume de faire promener devant eux un coq et une poule, pour le souhaiter comme ça, travers de ces deux êtres une fécondité. Et puis, chaque fois qu’un garçon naissait ou une fille naissait, alors on plantait un chêne d’un côté et un cypré de l’autre, lorsqu’il se mariait, on l’est coupé pour la préparation du feu de la fête ou de la fête elle-même. Voilà, alors il s’est trouvé qu’une fois la légion romaine s’est emparée de ce coq et de cette poule devant les mariés et là le cortège qui les accompagnait s’est jeté sur ces ravisseurs et la lutte qu’on a découlée a été à à l’origine d’une effusion de sang, il en est de même de ce chêne qui a été coupé parce que la fille de l’empereur, son carrosse s’est cassé le long du parcours et ils n’ont admis qu’il y ait une atteinte à cette symbolique d’une vigile, mais c’est un riz païen à la base, et la lutte, encore une fois la dispute qui en a résulté, a donné lieu à une fusion de sang.
Maintenant, qu’en est-il de kamtsa et balkamtsa, je vous le lis parce que c’est uniquement pour rafraîchir votre souvenir et en même temps pour expliquer parce que kamtsa et balkamtsa sont des noms d’emprunts. Ce sont deux personnes, je dirais, qui ont ou qui vivent les mêmes extrémismes de part et d’autre. Nous allons le comprendre, parce que KAMTSA, KOMETS, veut dire une poignée. Vous savez, dans l’amour, à partir du moment où cet amour est prononcé au point de vous isoler du reste de la communauté, eh bien, il peut effectivement générer, donc Ahava Sinha, si vous les mettez l’un au-dessus de l’autre et que vous les coupez dans le milieu, vous obtenez avec les mêmes mots d’un côté et de l’autre Ahava et Sinha, amour et haine, parce que la haine, en quelque sorte, établit une séparation infranchissable entre une cellule et une autre, il en est de même de l’amour qui pourrait aussi, à juste titre, constituer une cellule infranchissable entre l’homme et son prochain, et n’en parlons pas du coup.
Alors, comme ça, c’est ça. D’ailleurs, le comète, c’est l’homme qui se replie sur lui-même, qui devient une petite poignée, qui ne veut pas se mêler à tout le monde. Il a sa propre cellule d’amis. il est très bien là-dedans, il ne veut pas d’autres personnes, il a ses inspirations idéologiques, son parti, il s’interdit de composer avec quelqu’un d’autre, non, tout celui qui n’est pas de son parti et qui ne pense pas comme lui, eh bien, n’est pas son ami, il ne peut pas être à l’intérieur. Alors, voilà qu’au moment où le pays traverse une crise, l’ennemi est à la porte. Il y avait un homme, on ne dit pas comment il s’appelait, Kamtsa et Barkhamsa, nous verrons que ce sont des noms d’emprunt parce qu’on n’a pas trouvé ces noms ailleurs.
Et comme ça, dans le Talgoum, dans la version araméenne de Hagar, de Hagar sauterelle, comme signe parce que c’est dans ce pullement, dans cette masse de personnes que par la suite vous vous retrouvez dans des divisions insoutenables qu’il n’y a pas d’union possible. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on dit « il n’y a pas de roi chez les sotrens ». Et c’est quelqu’un qui effectivement est là pour, on dit, Yov dit « chéri Robibikno, tout son muscle est dans son ventre ». Alors, il y avait un homme, de la Hameh Kamza, qui avait, son ami était Kamza, et il s’en est venu, il s’en est venu. Il s’en est venu vers Kamza. Il a fait sauf ça.
Ça arrive, on fait des banquets, pourquoi il a fait des banquets, c’était pas une mariage, ni bar mitzvah, ni une brit mila. Non, on se retrouve entre amis et on essaye de passer une bonne soirée. Ça, c’est effectivement, c’est la haute bourgeoisie de l’époque. Et comme d’habitude, à l’époque, il n’y avait pas de carte d’invitation, on invitait par personne interposée. Il avait un adjoint qui est chargé de se rendre auprès de personnes déjà de mon temps quand on invitait au mariage, même quand on envoyait les cartes aux différentes familles si on n’envoyait pas une délégation pour les inviter personnellement, les proches ne venaient pas parce qu’ils n’ont pas reçu d’invitation verbale. Donc, il avait fait cette invitation verbale en disant à son ami Kamsa, Mais il se trouve que c’est que ce cet adjoint qui a chargé peut-être quelqu’un ou qui a trop bien faire, a invité quelqu’un qui était son ennemi, qui était Barkhansa, qui était du clan opposé.
Parfois quand il y a une fête de 250 personnes, de 100 personnes même, si on a un invité qui s’éjoint et ça arrive que des personnes entrent dans un mariage, bien qu’elles ne soient pas invitées, on ne va pas pour ça. Pour autant, exiger qu’il parte hors-là, en fin de compte, et ne supporte pas que cet homme-là puisse être présent à ce banquet et il ordonne à son adjoint de lui demander de sortir. Mais l’autre, il n’accepte pas de sortir. Il a honte. En réalité, l’autre se prête davantage à une ouverture. Il voudrait tant rester, il voudrait tant être admis dans cette société et faire entendre sa voix. Il n’y a pas de mal. c’est pas la peine qu’on continue tout simplement à nourrir un même idéal sans accepter une différence, une nuance, un autre courant d’idées. Mais pour son propre cavaude, il est capable de payer, il se propose de payer son repas, il se propose de payer la moitié des frais de la cérémonie et quand le le maître de séance se refuse il dit je suis prêt à payer toute la cérémonie mais ouvrez vos portes et qu’on puisse effectivement ne pas s’exclure même si nous avons des avis divergents, des croyances opposées, mais il ne faudrait pas que la haine s’installe définitivement entre nous. Et Manu Menitari, le maître de séance, le le prend et le met à la porte. Or il y avait là-bas non seulement la fleur du pays, mais il y avait aussi tous les rabbins qui étaient là. Ils auraient dû se manifester, ils auraient dû dire quelque chose, mais eux aussi ils sont sous la botte de cette personne, n’est-ce pas ? Et ils ne voudraient pas déplaire, ils sont des invités, ils veulent pas se n’aider, ils assistent à une albanate palline, à une humiliation publique de cet homme que l’on s’en remet une maîtrise, alors ceux qui veulent le défendre, ils n’ont rien vu, ils ont fait un bruit de réimploi.
En tout cas, lui, on l’a dit du, puisque personne n’a réagi à ce scandale. Eh bien, je vais vous dénoncer aux autorités romaines. Il le fait et il va dire aux autoritaires, mais attention, il y a un clan qui se prépare à se rebeller contre vous. Alors il lui dit, comment met-tu la preuve ? Il lui dit, c’est très simple, vous voulez le vérifier. Vous envoyez un sacrifice, de votre part, à offrir aux sanctuaires et vous allez voir s’ils l’acceptent et s’ils le font, les étrangers peuvent apporter des sacrifices. Nous sommes très rigoureux sur le plan du sacrifice, à savoir qu’il ne faut pas qu’il présente le moindre défaut, mais il y a certains défauts pour lesquels les sacrifices de ces personnes étrangères sont malgré tout admis, et tout cela par esprit d’ouverture, de bienséance, et surtout quand il s’agit de l’empereur Romain. Mais cet homme-là, qui est chargé d’apporter un un veau bien gras au sanctuaire et de l’offrir, comme de la part de l’empereur, il se permet à l’insu de ses compagnons de lui faire une petite blessure au niveau de la lèvre au niveau de l’œil. Alors en principe pour un sacré vice étranger comme je vous l’ai dit tout à l’heure cela ne présente pas de problème mais si c’était effectivement un sacré vice disons d’un membre de la communauté juive, il n’aurait pas été admis. Donc il arrive avec ce beau, et vous pouvez vous demander pourquoi au niveau de la lèvre et au niveau des cieux, le Marat de Prague a une bonne explication en disant d’un côté les yeux c’est la horma, c’est la la sagesse, c’est la science, c’est une façon de voir les choses, d’appréhender l’univers et le Nivsevataïn, l’expression des lèvres, une manière de l’exprimer et de l’articuler, Il y a effectivement une différence dans les cultures et au plus haut niveau entre ce qui se passe dans le monde non juif et dans le monde juif.
Nous sommes beaucoup plus rigoureux et nous sommes beaucoup plus tolérants vis-à-vis des autres. Ça, on n’a pas finalement à devoir le prouver. Donc, ce sacrifice aurait dû être porté sur l’autel, mais il y a un rabat qui dit « Ah non, si finalement on accepte ce sacrifice, on va dire que le temple est ouvert à n’importe quel animal et ça va ouvrir la porte à de nombreux abus ! » Il ne faut pas ! Alors que faire ? Alors, il y a un qui dit, ce balkanza, pardon, il est dangereux, il a été nous vendre auprès de l’empereur et il sacrifie notre existence, alors supprimons-le. On va dire que, supprimons-le parce qu’en somme, c’est le dîne d’un Mossère, celui qui victimement vous dénonce, il a ce dîne-là, il faut le bannir.
Ils vont dire, pour un petit défaut dans la bête, parce qu’on ne pouvait pas sacrifier, on a sacrifié une vie, cela ne se fait pas. Ils l’ont laissé en vie, mais ils n’ont pas offert le sacrifice. Et quand cela arrive aux oreilles du roi, aux oreilles de l’empereur, il dit voilà, donc ce sont des séparatistes, des racistes, ils ne veulent pas d’ouverture, or nous voulons le brassage de tous les peuples, même dans le respect de leur tradition, et c’est comme ça que l’armée a été envoyée, Néron est sur place, mais lorsqu’on dit, c’est toujours la gada qui raconte, mais en tout cas, avant de passer à cela, je dois dire que ce que cette légende expose à l’ensemble de la communauté d’Israël, c’est que la destruction du temps engage la responsabilité de tous ceux qui effectivement cherchent avoir l’effet d’œuvre des hautes sphères de l’état du monde extérieur, ceux qui pratiquent un certain mépris vis-à-vis des autres couches de la société qui ne sont pas de leur rang, ceux qui ne veulent pas admettre d’un autre côté que le pouvoir soit entre les mains des rabbins, des rabbins qui abusent de leur pouvoir et qui montrent une certaine obstination et un certain entêtement dans leur manière de traduire l’al-Aqsa par de nombreuses hésitations et des pilpoulimes au travers de la loi.
Donc, Rabbi Ohanan dit que l’anvétanoto, cette non-détermination ou cette humilité à l’extrême mais qui est fausse de Zechariah, C’est elle qui a été, à l’origine, de la destruction de notre maison, Beto, de la famille, de notre sanctuaire, Erhalo, et de la destruction et de l’exil de notre terre, les Galout-Meatos. Donc, quand on analyse les mobiles de la destruction du sanctuaire, il ne faudrait pas les chercher à l’extérieur. Il faut les chercher en nous, au sein de nos rangs, au sein de nos courants que nous entretenons avec une intolérance extrême des uns aux autres. Et de ce fait, il faut réapprendre à vivre ensemble. Mais nous ne pouvons rien plus rendre à vivre ensemble que sous la roulette des peuples étrangers, malheureusement, qui nous obligent à nous replier sur nos riteaux, sur nos sanctuaires et qui nous apprennent à recomposer notre vie.
Et c’est alors le mitrache, ce mitrache continue en disant que Néron quand il a eu, quand il a décidé de faire sa descente sur Jérusalem, C’est à ce moment-là qu’il a envoyé ces flèches de toutes parts pour moi, si ça va le réussir et tout concorder, toutes les flèches allées en direction d’Hiroshalaïm, mais il a décidé tout de même d’interroger un enfant et de lui dire quel est le verset que tu as étudié aujourd’hui psoculipsocrate, alors, il lui dit, il va arriver un jour que je demande des comptes à Edom. Je l’ai chargé effectivement de détruire mon sanctuaire, mais il devra rendre des comptes pour l’avoir détruit. Alors Néron, d’après la légende, toujours dit, « Quoi ? Il va, D’ se sert de noix pour détruire le sanctuaire et moi je vais devoir payer cette note par la suite.
» Il a décidé de se convertir, c’est de Néron, disent nos sages, qui est sorti, Rabinéir, le maître de la Mishnah, celui qui a éclairé les yeux d’Israël, Donc en somme, une manière de nous dire attention, même les mille ou plus acharnés d’Israël, il peut avoir dans sa descendance un rampeau qui va éclairer ou remonter le génie d’Israël. Et c’est ce qui arrive. Donc elle mesure, on va rattacher Rabi Meir à Neyron, une chose est certaine c’est que Rabi Meir, quand on remonte à ses origines, elles sont, elles ne sont pas juives entièrement. Donc, c’est un enseignement de taille, à savoir que même dans le malheur, même dans l’exil, il y a encore de grandes choses qui peuvent être réalisées.
Or, nos sages disent, quand a été détruit le premier temple, quand a été détruit le second temple, quand il y a eu les grands malheurs du judaïsme, l’inquisition, les dates noires de la Shoah, c’est le 9 av. Quand a-t-il commencé le 9 av ? Lorsque les explorateurs sont venus de leur exploration au bout de 40 jours, et Bati Sakola Eda Kola, il est dit que toute l’assemblée, elle Elle va la voir et se mit à pleurer. Mais elle a eu cette nuit. Cette nuit, la nuit connue, la nuit déterminée. Et nous… Nous avons dit à Kadosh Waluchul, au peuple d’Israël, « Vous avez pleuré pour rien, vous serez amené à perpétuer ces pleurs chaque fois que vous refuserez de vous identifier avec la terre d’Israël pleinement et la charte qui unit la terre d’Israël à Saint-Morachand.
Là, c’est la racine effective d’une neuf âme, la jeunesse d’une neuf âme. Elle commence d’abord dans le pêcher des explorateurs et elle se poursuit à travers de nombreuses échéances, parce que même dans le Midbar, la génération du Midbar, la génération sortie d’Égypte de 20 ans et plus, elle devait expier ses fautes dans le désert et mourir dans le désert. C’est le Neuf Habs qu’a intervené cette élimination d’une partie du peuple à chaque fois, tout au long des 40 ans, jusqu’à une régénérescence du peuple d’Israël qui aura la force et le courage de faire la conquête, mais selon la volonté de l’éternel, Parce qu’après le péché des équateurs, il y a eu une tentative de tous les désespérés pour faire, pour reconquérir la terre par eux-mêmes.
Mais Moshe leur a dit, à partir du moment où on ne peut pas répondre à la volonté de D’, parce que ce que disait Caleb, c’est «im hev etzachem banu», c’est pas si D’ nous désire, si la volonté de D’ est en nous, c’est elle qui nous anime, alors nous réussirons. Si elle ne nous anime pas, on ne réussira pas. Bien, il faut croire que ce «hev etzachem» est en nous, si aujourd’hui, nous avons retrouvé un état, il faudrait que nous puissions le garder sur des basses saines de morale, sur une unité du peuple juif, sur des cellules familiales saines, un héral, une spiritualité également qui recherche la transparence et la pureté, et enfin que ce soit que l’amour de notre terre guide tous nos pas. Et bien, or, ce qui a effectivement démoli la terre. On nous dit qu’il y avait trois grands richards, trois grosses fortunes en Israël qui étaient là et qui auraient pu résister à ce siège de trois ans qu’a entrepris Vespasien autour de la cité de Rosh Halaim. Comme dit le maharal, une cité spirituelle telle que Rosh Halaim, elle ne tombe pas vite. Et s’il n’y a pas réellement une défection au niveau de ces habitants. Or, on nous dit qu’il y avait trois brigands qui dirigeaient la ville de Jérusalem, le sieste de Jérusalem, qui ne s’en vendaient pas entre eux. Les uns voulaient attaquer de front l’ennemi, les autres moulets tentaient un dialogue et leur interdisait le dialogue et il était impossible de trouver un dialogue commun. Alors qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont brûlé tout le stock alimentaire qu’il y avait dans la ville pour obliger les gens affamés à prendre les armes et à vouloir effectivement aller en guerre.
contre la puissance occupante. Or, là, il y avait trois grosses fortunes qui se sont dévouées pour tout donner à ces résistants. Ils avaient de quoi résister pendant 21 ans. 21 ans, s’ils n’avaient pas tout démoli, ils auraient pu effectivement ne jamais ouvrir les portes, parce que jamais une armée n’aurait pu tenir 21 ans de siège, et là 3 ans de siège c’était déjà très difficile, mais le fait que le peuple est cédé à cette division, cela a affrégué le peuple et c’est là que Rabbi O’Aman ben Zalkaï a appelé un neveu qui était membre de ces légions qui se disputaient entre elles en disant maintenant tu dois me sortir de là et vous connaissez l’histoire, à savoir qu’il m’a dit il faut faire le mort pour qu’on puisse vous sortir de là et c’est en sortant de là, C’est en sortant de Jérusalem qu’il a demandé à l’Espatien de lui donner Yavné-er-Ramea et quand on lui ouvrait les portes, en contrepartie, on lui ouvrait les portes de Jérusalem.
C’est une façon de dire au moins que la spiritualité du peuple juif ne soit pas entamée, mais il a été brimé pour cette tentative par d’autres rabbins de l’époque parce qu’il n’aurait pas dû céder à la pression de l’ennemi, au contraire il aurait dû essayer de trouver de l’intérieur des forces pour réunir toutes les parties du peuple et essayer de se battre parce que d’ailleurs il y avait en quelque sorte à la fin de sa vie il a dit le roi Hizkia qui va apparaître, qui va venir et qu’est-ce qu’il a fait Hizkia ? Hizkia c’était le roi d’Israël qui a résisté aux légions babylioniennes et il n’a pas voulu se rendre et les armées babylioniennes ont été frappées d’une épidémie qui a ravagé 183 000 soldats et ils ont dû se replier et c’est comme ça que Jérusalem a été sauvée du bien et il avait le remords, il a dit peut-être, n’ai-je pas tout fait, j’aurais dû effectivement faire acte de voix totale tout comme est-ce qu’il y a, et résister et compter sur une intervention divine pour cela, mais là le problème, la question reste ouvert, et pour, comme on le dit pour Rabbi Orhan Abed-Zakai, il n’a été tranquillisé que lorsque le Roi Chisquia lui est apparu et lui a dit tu as bien agi, parce que les circonstances n’étaient pas les mêmes au sein de la population juive, on sait que l’enseignement de la Torah a été diffusé du nord au sud, de l’est à l’ouest, dans tout le pays.
Il y avait une unité du peuple autour de l’étude de la Torah, et par contre, il y avait des déchéances d’un autre niveau, mais ce qui a, disons, décidé du sort de l’exil, c’est d’abord et avant tout la sinatrinam, la haine gratuite, et pousser jusqu’au bout entre les différentes factions. Voilà, je me récarque de laisser une place à toutes les questions possibles. C’est un sujet… Bonsoir, bonsoir maître. Je voudrais vous confier la question qui s’est imposée pendant l’écoute de votre cours. Un peu plus forte. Si je me réfère à un autre de votre cours, il me semble que vous m’entendez. Un peu mieux. Si je me rappelle bien, le nom d’H.M. a été coupé en deux, à deux reprises dans l’histoire, à savoir la création du monde, la faute originelle et la destruction du temple.
Donc je voulais vous demander simplement quel serait le lien entre la faute originelle et la destruction du temple. Ça, c’est un sujet en soi. D’abord, il ne faut pas parler de faute originelle. Il n’y a pas de faute originelle. C’est la faute de l’homme. La faute que tout homme fait. J’ai péché par orgueil, dit l’autre. Parce que, à force de vouloir s’affirmer dans son entièreté, il y a infailliblement une faute. Il faut partir du principe que nous ne détenons jamais toute la vérité, même si nous avons percée dans cette quête de la vérité, eh bien, elle n’est pas la vérité, je vous ai déjà dit, elle est à la croisée des chemins, elle est quand Yosef reprend son père en lui disant « non, mon père, c’est celui-là, Lélé, mets ta main dessus » et Il lui dit non, si j’ai croisé mes bras, sache mon fils que c’est dans une intention bien précise à savoir que si les deux doivent réussir, c’est dans la croisée de leur chemin.
pas chacun séparément, pas l’un parallèle à l’autre, ça, c’est important, et cela l’est autant, vous savez, le Aaron, on dit que le Aaron, l’arche, a été enseveli, et on ne la retrouve plus. Dans le second temple, l’arôme de la loi, l’arche de la loi n’existe pas. Elle ne figure pas pourquoi. Tout simplement pour laisser la loi se développer indépendamment de la loi écrite. Qu’on ne revienne pas à la lettre de la loi et à vouloir à tout prix l’appliquer tel qu’elle ait été écrite, il faut lui permettre de s’oxygéner, de se développer, de s’ouvrir. Et c’est la raison pour laquelle l’arche qui contient les tables de la loi écrite a été ensevelie. Tout simplement. Ça va ?
Donc pour revenir à ça, le péché, le péché de l’homme qui est un associé de D’, et c’est en cela parce que si D’ donne la Torah sans permettre à l’homme de la décoder, Alors, l’ordre est là, et les pieds et manies est devant la loi. Non, ce n’est pas ça. Qu’est-ce que la loi orale ? C’est une ouverture de la coquille de la Torah écrite, de la loi écrite. Et c’est une façon de lui donner un plus de résonance. Parce que si on veut, toute la loi écrite, elle est dans le premier commandement donné à l’homme. Il y a un commandement positif et un commandement négatif. De tout arbre, vous mangerez et vous mangerez, c’est le commandement positif.
Le monde, je voulais donner pour votre jouissance pleine et entière, une seule chose, je vous demande. de la connaissance du bien et du mal. Celui qui substitue le bien au mal et le mal au bien et qui risque de vous induire dans cette erreur, dans cette confusion des choses, celui-là vous l’interdit de grâce. Quand vous vous mettez à vous fier uniquement à votre raison, sans lui et sans laisser à votre raison sa axiloute, sa source d’émanation, sa source d’inspiration. Alors que ça, vous êtes en faute, sachez-le. Voilà. Autre question. Oui, monsieur Benizri, pour faire bref… Pourquoi le… Luc Reissman, vous m’entendez ? Ah oui, c’est chez moi. M’entendez-vous ? Oui, maintenant oui. Voilà. Pour faire bref et pour ne pas amener trop d’éléments dans ma question, je voudrais tout simplement…
Vous savez, lorsqu’on parle de destruction du temple, de destruction de Jérusalem, finalement, on ne pense qu’à sa reconstruction. Aujourd’hui, peut-on dire qu’au niveau symbolique, avec l’état d’Israël, peut-on dire que le temple est reconstruit ? Alors, d’abord il faut savoir ce que c’est, qu’est-ce qu’il a représenté le sanctuaire ? Est-ce que le sanctuaire était un abattoir consacré à D’ ? Non, certainement pas. Tous les sacrifices se faisaient dans l’annexe du temple, mais dans le sein des saints, on ne sacrifiait pas. Donc, ce qui a été important dans le sanctuaire, c’était d’abord et avant tout cette présence de D’ qui attestait d’un point de référence et d’un point de convergence de toute l’assemblée d’Israël. C’est une manière de retrouver l’unité à différentes étapes de l’année, les trois fêtes de pèlerinage, si vous voulez, entre guillemets, mais c’était les trois fêtes où l’identité d’Israël se renouvelait dans la perspective de chaque événement, soit de la sortie d’Égypte, soit de la libération, soit du ressourcement par la Torah, soit du ressourcement par l’exil qui est la souqa.
Alors, ce sont les temples qui étaient porteurs de cette trilogie et c’est en cela que nous aspirons à sa reconstruction comme, disons, un lieu qui pourrait effectivement faire drainer non seulement toutes les consciences juives vers lui, comme l’était toutes les tribus d’Israël, le Michigan était au centre et toutes les tribus étaient autour, mais toutes les consciences universelles, les peuples iront dans l’avenir, iront dans nous à la maison de Yaakov, « Veo dreinu mit derechab v’nelechabe orchodam » qu’il nous guide dans nos voies, qu’il nous dirige, c’est… On ne va pas redevenir les hommes des pratiques, des vides-votes, dans leurs moindres détails. Celui qui veut les pratiquer dans les moindres détails, grand bien lui fasse, mais dans leur essence, dans leur esprit, c’est essentiel, sinon que de défigurer.
Parce qu’une loi, c’est comme un être humain, elle a un corps, mais elle a une âme. Or, qu’est-ce qui est important dans la vie de l’homme, c’est son âme, cette conscience d’être. Autrement, même cette conscience d’être, il ne l’aurait pas. Je ne sais pas si l’animal a une conscience d’être. Oui, merci. Je voudrais rebondir sur ce que Samuel Walzer a dit tout à l’heure entre le péché originelle et la destruction du temple. Vous avez dit une phrase en passant lors de votre premier cours de cette série, vous avez dit que le péché originelle était programmé. Une phrase qui m’a beaucoup marqué parce qu’elle veut dire énormément de choses et à mon avis on pourra discuter des heures et des heures.
mon avis, on pourra discuter des heures et des heures, mais je voudrais mettre ça dans le contexte du fait que si ce péché originel est programmé… Je vous en prie, évitez ce péché originel, il est chrétien. Cette expression de péché originel, le péché d’origine qui nous pèse sur les épaules et duquel on ne ne peut pas finalement se débarrasser sans cette aberration, non, il n’y a aucun péché qui pèse sur nous. Alors parlons de l’interdit, de cet interdit qui était en fait dans la transgression, était programmé, donc si c’était programmé à ce moment là pourquoi la punition de l’homme ou le fait qu’il soit chassé et qu’il soit livré à lui-même est quelque chose qui a pu comme quelque chose comme je sais pas négatif. Alors il y a deux aspects toujours dans l’euroneche, il va s’amuser avec nous, il va se venger de nous, il va nous battre, on peut l’imaginer comme ça, Ça m’a été gêné, ça m’a été gêné.
Il va se réduire à notre niveau. Le rônech est tué. Tout simplement s’il n’a pas un but éducatif, s’il n’y a pas réellement dans ce un remède une thérapie, dans cette épreuve, j’ai enlevé le mot rônech, châtiment. Nous, en fin de compte, on va dire, la notion de châtiment, elle n’existe pas, nous payons la facture, nous la réglons pour un août, pas trois mois, c’est payé. Tu règles ce que tu as fait, les retomber, chaque acte, effectivement, a des conséquences, elles peuvent être bénéfiques, mais tu vas pouvoir les rattraper, les récupérer, et c’est dans ce sens que l’exil est une thérapie, il n’est pas un châtiment. Il n’est un châtiment que lorsqu’il est réduit à son expression la plus élémentaire.
Et cela, ce ne se conçoit pas, je vous le dis franchement, c’est un père qui châtirait son fils d’une façon irrémidiable, c’est pas permis, il a cessé d’être père. Nous sommes des coffres. Autres questions ? Trop de questions après un court aussi intense, trop de questions. Merci M. Vénizer. Alors, passez de bonnes vacances. Merci beaucoup, mais je pense que nous nous voyons quand même la semaine prochaine. Ah bon ? Il me semble, oui. Merci beaucoup. Comme vous l’avez dit, la Torah ne prend pas de vacances. Oui, c’est vrai. Non, avec la Torah, c’est toujours les vacances. Alors, qu’est-ce qu’il y a ? La vraie thérapie, maître Benedict, la vraie thérapie, ce n’est pas le jeu de mots thérapie.
Est-ce que ce ne serait pas Israël ? P2 ou P12 ? Non, c’est happy. Déjà, peace vient de la brette au rouffard. C’est vrai ? Ah, peut-être, oui. En tout cas, merci beaucoup et à la semaine prochaine. Merci, à la semaine prochaine. À la semaine prochaine. C’est extraordinaire, si vraiment le mot thérapie vient de l’hébrotérophat, c’est extraordinaire. Alors oui, certainement. Alors le grec? Oui, absolument, trophée, thérapie, thérapie. C’est la même chose. Il ne faut pas le redire, sinon on va encore avoir des problèmes. Non, mais si vous voulez compléter, c’est que telouphan vient de verber un mot raffé, faible, n’est-ce pas ? Une personne qui est faible a besoin d’un trouphan, d’un remontant. Donc la trouphan vient de remédier à une déficience.
Voilà, la langue éphraïque est merveilleuse, c’est la preuve qu’elle est une langue révélée. Voilà, merci beaucoup. Vous avez dit, je n’ai pas entendu, c’est la preuve qu’elle est ? Pardon ? Vous avez dit, c’est la preuve qu’elle est, je n’ai pas entendu, révélée. Quelle est une langue révélée ? Une langue révélée, oui. Voilà. Merci infiniment. Allez. Au revoir. À la semaine prochaine. Au revoir. Merci beaucoup. Si vous avez encore un autre sujet, vous me le mettez. Au revoir. Merci beaucoup. Au revoir. À bientôt. Merci beaucoup. Merci, merci beaucoup. Ce cours, nous sommes une cuir de jovence. Bon, Rachane, c’est bien. Benesri, je ne voulais pas vous poser cette question-là, mais comme on est en fin de cours.
J’avais remarqué que dans le psaume du jour, c’est-à-dire du mercredi, il y a une malédiction, qui serait par rapport à une maladie, à la dysentrie sur les enfants. Or, aujourd’hui, on est dans un virus qui ne touche pas les enfants. Est-ce qu’on pourrait retirer de cela quelque chose, un enseignement ou…? Non, mais écoute, tout touche les adultes enfants ou les enfants adultes. Bon, je mourrai ! Allez, une bonne soirée ! Bonne soirée ! Au revoir !
Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi les jours de jeûne.