Le Rav Raphaël Benizri conclut sa série sur les jours de jeûne par le livre d’Iyov, qu’il lisait enfant avec son grand-père après l’office. Le livre pose la question du tsaddik vera lo : pourquoi le juste souffre-t-il ?
Ce cours parcourt le livre entier — l’homme intègre du pays d’Outs, la fracture avec ses enfants, le rôle du Satan, les thèses des trois amis, la synthèse d’Elihou, puis la réponse de D’ — et le rattache au deuil de Ticha beAv, où D’ lui-même part en exil avec son peuple.
Ce que dit ce cours
Toute crise est une douleur d’enfantement. Chaque changement, chaque reconversion s’accompagne de douleurs qui prennent des allures tragiques. C’est ce qui rend la lecture d’Iyov appropriée aux tribulations qui sont à la source du neuf Av.
Nos sages proposent dix époques différentes pour situer Iyov. Du temps d’Avraham — et l’on pense au sacrifice de Yitshak —, au temps des explorateurs, ou encore à l’époque d’Ahachvéroch. Autant dire qu’Iyov est de toutes les époques et n’appartient à aucune.
Le Rambam distingue trois sources de malheur. Ce qui ne dépend pas de nous — la malformation, le tremblement de terre, l’accident ; les conditions historiques qui nous dépossèdent sans que nous y soyons pour rien ; et l’abus du libre arbitre, dont les conséquences retombent parfois sur la descendance.
Le portrait d’Iyov est plus réservé qu’il n’y paraît. Il est tam veyachar, yerei Elohim, vesar mera. Mais l’ordre trahit quelque chose : s’écarter du mal vient après la crainte, alors qu’on aurait dû commencer par là — et il n’est pas dit yerei Hachem, mais yerei Elohim, une crainte liée au D’ immanent, qui attend récompense.
Le mot hakham est absent du portrait d’Iyov. Le texte ne dit jamais qu’il était sage ou intelligent, ce qui incline à penser à une foi fondée sur la tradition et les croyances populaires plutôt que sur la connaissance.
Ses enfants font la fête, et lui offre des sacrifices à leur place. Il craint qu’ils n’aient renié D’ en leur cœur, mais ce sont des adultes : il y a là une fracture, une tradition qui ne se poursuit pas. Le Rav pose la question sans détour : où est la responsabilité d’Iyov ?
Rien n’est dit d’un hessed d’Iyov. Contrairement à Avraham, qui attendait les hôtes à la porte de sa tente, il n’est fait état ni de vie sociale ni de porte ouverte. C’est précisément ce qui permet au Satan de soutenir que ce service de D’ compense surtout des craintes personnelles.
Le Satan fait partie des messagers de D’. Son nom vient de satah, dévier, contourner ; or il faut parfois de la ruse pour éviter le danger. Il a donc sa place parmi les bnei Elohim, ces vertus incarnées qui gouvernent la création.
D’Iyov nous tenons les règles du deuil. On récite debout la bénédiction du juge de vérité — manière d’affirmer que l’on survivra malgré tout — puis on déchire son vêtement. Ce qui laisse sur sa faim, c’est qu’il ne partage sa douleur avec personne.
Ses visiteurs sont des reïm, pas des haverim. Le Rav distingue le dod, le haver et le rea : la Torah demande d’aimer le prochain et l’étranger, car l’amour se vérifie envers celui qui diffère de nous. Iyov n’a gardé que trois amis — et il y a de quoi dire : garde-moi de mes amis.
Trois amis, trois thèses. Elifaz : le malheur expie des fautes, les nôtres ou celles de nos prédécesseurs. Tsofar : D’ n’éprouve que les justes, pour les élever — position que le Rav rapproche de l’islam. Bildad : il est inutile de s’interroger sur la conduite du monde, il faut assumer son sort en restant fidèle.
Il y a pourtant une idée juste chez Elifaz. S’installer dans l’assurance de sa propre perfection, refuser de se remettre en question et de chercher comment sortir de l’épreuve, c’est un grave péché d’orgueil — et Iyov y tombe quand il énumère tout ce qu’il était et tout ce qu’on lui doit.
Elihou, le quatrième et le plus jeune, fait la synthèse et ajoute l’essentiel. Iyov se prend pour l’interlocuteur du juge de l’univers, sans voir que sa vie elle-même est une bonté et une bénédiction. Vouloir à tout prix mettre D’ sur la sellette est une audace démesurée.
Iyov est l’ennemi de lui-même : oyev. C’est quelqu’un qui n’a pas trouvé sa place ni sa fonction réelles, et qui réduit D’ à une fonction de juge, presque à une fonction sociale, au lieu de se pencher sur ses propres obligations.
Quand D’ sort enfin de son silence, Il commence par désavouer les amis. Ils ont mal jugé : Iyov ne devait être l’objet ni de leurs accusations ni de leurs soupçons, et ils n’avaient pas à porter de jugement sur sa foi.
Où étais-tu quand J’ai fondé la terre ? Pour comprendre le rapport de D’ à sa création, il faudrait d’abord comprendre la création elle-même. Et D’ ajoute : vos voies ne sont pas les miennes ; vous êtes focalisés sur l’individu, Moi Je gère l’univers entier, avec d’autres paramètres.
La fortune d’Iyov est restaurée après qu’il eut prié pour ses amis. Le détail est décisif : c’est en priant pour ceux qui l’avaient accusé qu’il retrouve tout, au double. D’ ne se réjouit pas de la souffrance du juste ; Il est en exil avec l’homme et pleure autant que lui.
Un passage du Talmud résume le remède : tendre la main. Un maître demande à un autre, malade : aimes-tu tes souffrances ? Ni elles ni leur récompense, répond-il. Alors le texte dit simplement qu’il lui tend la main et le relève — et plus tard les rôles s’inversent.
C’est pourquoi Iyov se lit à Ticha beAv. Nous avons perdu notre sanctuaire et forcé D’ à s’exiler avec nous. Nous avons trop souvent réduit notre foi à notre propre personne et à nos intérêts, sans hessed ni main tendue.
Le Rav donne une définition inattendue du juste qui souffre. Tsaddik vera lo, c’est un juste qui n’est plus de son temps, qui vit dans un passé et ne voit pas que le monde avance. La Torah dit d’ailleurs de s’adresser aux juges de son époque, sans décréter que la génération précédente valait mieux.
Iyov finit par dire : jusqu’ici je ne faisais que T’écouter, maintenant mon œil Te voit. Passer des discours et des recettes de foi à la réalisation d’une présence : c’est ce qu’Avraham avait atteint, dans un service par amour qui n’attendait rien et qui plaidait la justice pour les autres, jamais pour lui.
Aux questions sur la Choa, le Rav répond qu’il ne faut pas chercher de réponse. Ce qu’il faut réaliser, c’est que nous n’étions pas seuls à souffrir. Le peuple, lui, continue d’exister et de dire qu’il est présent, quand tant d’empires ont disparu.
Transcription intégrale du cours
Très bien. Donc nous allons faire un raccourci sur le livre d’Yaoub parce que une heure ne suffirait pas. Mais si je l’ai choisi pour conclure en quelque sorte cette série de cours, c’est parce que nous approchons de Tisha Be’ab. Et que nous avions l’habitude, moi je me rappelle étant jeune, Je restais après l’office, en compagnie de mon grand-père, et nous lisions quelques chapitres Nios. La raison est que Iof pose le problème de la souffrance de l’homme, et par extension celle du peuple juif. Et de ce fait, la lecture du livre diôme était recommandée comme une source de réflexion sur ces tribulations du peuple juif qui sont à la source du neuf âme et qui ont continué par le temps et à chaque fois qu’il y a un changement, une crise, une nouvelle orientation, une reconversion, eh bien il y a des douleurs de l’enfantement. Ces douleurs d’enfantement prennent, bien sûr, des allures tragiques, nous venons effectivement de se relever à peine, de nous relever à peine de la tragédie de la dernière guerre, et encore.
Et alors, se pose le problème de l’éclipse de D’, se pose le problème de Tzaddik vera alo, pourquoi le juste doit-il souhaiter. Alors, vous comprendrez peut-être que le temps de Iov n’est pas précisé et lorsque le Haramim se sont posé la question, à quelle époque a existé Iov ? Ils ont dit dix possibilités au bien du temps d’Avraham, et on comprend très bien avec le sacrifice d’Itzhak. Il y a ceux qui disent que Iov a existé au temps d’Emeraglim, c’est-à-dire de la route ouverte vers la terre d’Israël et l’installation du peuple sur sa terre, d’autres l’ont située par exemple à l’époque de Raj Veloche, c’est une manière de dire que Jov est de toutes les époques.
Il n’y a pas une époque précise où on peut le situer, mais nous pouvons considérer qu’il commence ses périples avec Avraham, puisque Avraham est mis à l’épreuve une dizaine de fois et le sommet de ces épreuves, c’est la demande par D’ du sacrifice de son fils Isinq, alors que la veille seulement, il lui disait « Kibi itzraq itzare l’khazala », « Sache que ta descendance, elle est promise à venir au travers de ton fils Itzraq ». Et le lendemain, il dit, eh bien, tu vas prendre ton fils, unique, celui que tu aimes tant, que tu as tant attendu, et vas aller au holà et tu vas le porter en holocauste. Pour moi, on comprend que les horizons se ferment pour Avraham.
Effectivement, il y a une allusion à cette époque, parce que le premier verset, il y avait dans le pays d’Outs, un homme, du nom de Job, cet homme était intégré droit, craigné en D’ et évitant le mal. Quand on nous décrit Ior, on le situe dans le pays d’Outs. Or, Outs, il est évoqué pour la première fois dans la généalogie de Terach, et là, Et on voit à la fois ruts, et bous, nous savons que il y a un ami qui vient voir, qui rend visite à il y a un an, et qui est de bous. Mais, ceci tout simplement pour dire que l’histoire de Yov est une histoire commune à toutes les époques, à tous les hommes et bien sûr à tout Israël.
S’il était juif ou pas, nous ne savons rien. La tendance est de dire que ce qui peut arriver à Iof ce n’est pas nécessairement ce qui arriverait à un juste qui relève de la croyance, disons, des enfants d’Avraham, ça peut être un injustes dénations, pourquoi pas ? Mais le problème est la souffrance, pourquoi ? Alors est-ce que c’est une résultante du comportement de l’homme, de ses déviations, de sa perversité, bien tout simplement, comme le fait Rambam dans son livre, à savoir que il y a des tragédies que l’on vit, mais qui ne dépendent pas toujours de nous. qu’un enfant naisse à une plaise mal formée, que nous soyons victimes d’un tremblement de terre, que nous soyons victimes d’un tsunami, que nous soyons victimes d’un accident de la grotte, et qui n’est pas de notre faute.
Tout cela peut arriver, et effectivement soulever de nombreuses questions, pourquoi moi ? Il y a aussi le fait qu’il y ait des conditions historiques qui soient totalement indépendantes de ma volonté, et auquel je suis soumis et qui me prive réellement de tout ce que j’ai espéré à ce jour. Ce n’est pas de mon fait, ça arrive, je suis touchée. Maintenant il y a le troisième volet, c’est effectivement celui de l’homme qui abuserait d’une manière ou d’une autre et qui subit les conséquences, et ces conséquences quelquefois ce n’est pas lui-même qui les subit, mais qui les fait subir à sa progéniture. En tout cas, le problème d’une malle dans laquelle se déballe l’homme quelquefois fois depuis sa naissance, épausée par le livre d’Iov, quelquefois de par les aspirations qui s’est fixées, Iov également en fait part, et du fait de la société dans laquelle nous vivons qui nous opprime dans une certaine mesure et qui nous prive de ce à quoi on aurait pu réellement rêver, c’est aussi une troisième possibilité.
Il y a dans le livre de Hilo un aspect tragique, il y a un aspect idéaliste et il y a une troisième dimension prophétique. Après cette introduction, voyons de quoi il s’agit. D’un homme qui est tam yachal, tam, intègre, droit, yere et lokim, craignant D’, vessal mela et s’écartant de tout mal. Bon, qui dirait que c’est un homme parfait ? Non. Nous sommes loin de le croire, parce que être intègre et droit c’est un choix que l’on peut faire parce que nous n’avons pas les moyens de faire autrement. Ça peut arriver, un état de faiblesse. Yere Elohim, craignant D’, qu’est-ce que ça veut dire craindre D’ ? Rabbi Chaim Vittal dit, attention, il y a là une restriction dans la crainte de D’.
On ne dit pas, Yere Hashem, Yere Elohim, la crainte de D’, elle est liée à un D’ immanent. Mais non pas un dieu de l’au-delà, mais craindre D’ ce n’est pas dans un but précis, c’est parce qu’on a peur de lui, c’est parce qu’on attend de lui qu’il réponde à notre attente. Ce n’est pas gratuit le service de D’, ce service de D’ attend sa récompense. Qu’elle relève de l’ordre, ici bas ou de l’au-delà, c’est toujours un moyen de s’allier la grâce de D’. Et ce qui permet de dire que ce Yereh Elohim est quelque peu négatif, c’est que Sarmerah vient après, c’est carton de tout mal. C’est carton de tout mal, on aurait dû commencer par là, Sarmerah, Tarn Veachar, Yereh Elohim.
Disons que Salmera c’est quelqu’un qui ne veut pas faire de mal, ne veut faire de mal à personne, qui a opté pour une intégrité, une droiture et qui s’accroche effectivement à D’. Or, le label de Yereh Elohim, de crainte de D’, il a été donné à Avraham Avinu, aussitôt qu’il l’a consenti à offrir son fils en sacré vie. Alors donc, la crainte de D’ est véritablement d’une autre portée. Pourquoi le voir ici dans un sens restrictif ? Effectivement, il y a deux Yerat Elohim. Et là, il y a la Yerat Elohim qui est le fait de Satan. Et Satan, c’est celui qui hante toujours notre esprit. C’est celui qui nous remet en question. C’est celui qui nous mine, qui nous ronge de l’intérieur et qui nous réconforte dans une certaine mesure dans ce que nous croyons, qui nous donne une certaine assurance, mais il n’y a rien de gratuit, il attend quelque chose en échange.
Or le Satan fait partie des messagers de D’. Nous l’avons dans le texte. Je passe et lui est aimé, cet fils et trois filles possédaient cette mébreune mine, trois mille chameaux. Ces fils avaient coutume d’organiser un festin dans la maison de chacun d’eux à pour le rôle. c’est une idée importante. Voici un homme, juste droit, craignant D’ et s’écartant de tout mal. Que sont ses enfants ? Quelle éducation a-t-il donné à ses enfants ? Il y a là une déconnexion des enfants par rapport aux parents. Ses fils avaient coutume d’organiser un festin dans la maison de chacun d’eux, à tour de rôle, alors nous imaginons un petit peu ces enfants qui ne manquaient de rien et qui faisaient la Dolce Vita tous les jours, convient trois heures à manger, à boire avec eux, et lorsque le cycle de séjour de Vestin était remoulue, Job envoyait chercher ses fils pour apporter, les inciter à apporter des sacrifices au nombre de tous, pourquoi ? Parce que, car sauve je disais, peut-être mes enfants auront-ils commis quelques péchés et renié D’ en leur cœur.
Sans arriver à ce stade, il y a une rupture, il y a une fracture dans la famille, où est la responsabilité de Huyot ? Et il y a une chose que le texte ne dit pas, si Huyot était haram, si il était intelligent, si il était sage, nous avons un peu, nous sommes quelque me portait à croire qu’il s’agit d’une foi fondée sur la tradition, sur les croyances populaires. Parce qu’attention, tout le livre de Béréchite, il n’est pas fait mention d’hommes ayant rejeté la notion de D’, tout au long du livre de Béréchite. Que nous soyons, par exemple, le Yetzer léva adam raminé orav, c’est vrai que le man habite l’homme dès sa naissance, la pétachatatrovet.
Et petit à petit, l’homme essaye de s’en détacher jusqu’à arriver à l’âge de la barmite va où le Yézer Atov commence à occuper sa place. Mais jusque-là, il se débat avec le jeune garçon, Yézer Léva Adam, ce qui peut effectivement produire et générer, c’est le Râme, à cause, comme dit le Râme et Chimchon de Bélége, à cause de son jeunesse, de son absence, de maturité. C’est vrai, c’est vrai, mais ces enfants ont grandi. Nous avons à faire à des adultes. Il y a une tradition qui ne continue pas au travers des enfants, il y a une fracture, une brisure, et c’est ce qui va permettre au Satan de dire «allons, Ce service de D’ tel qu’il est conçu par cet homme-là, Iho, est une manière de compenser lui-même ses craintes, la preuve, c’est que pour le moment nous avons un descriptif de cet Iho qui n’a pas ouvert cette porte à tout le monde, où il n’a pas fait état d’un hesed où il n’est pas fait état d’une vie sociale comme la fée Avraham a vu nous et qui lui attendait ses hôtes à la porte de sa tante et c’est la raison pour laquelle Il y a beaucoup d’héloïmes quand arrive le jour où les fils de D’ viennent se présenter devant l’Éternel.
Nous savons que ces fils de D’ ne sont qu’autres, que les messagers de D’ et sont multiples. Et ces messagers de D’, nous en avons déjà parlé, à savoir que ce sont les vertus incarnées par chacun et qui gouvernent en quelque sorte l’ensemble de la création de par leur potentiel, de par leurs idées, de par leurs fonctions, et le Satan va aussi au sein d’eux, bien sûr que le Satan vient du verbe sato-dévié, n’est-ce pas ? Contourné, là, c’est vrai, Et quelquefois, il faut user de cela, il faut user de ruse pour éviter le danger, et Satan est important, même au niveau des pulsions de l’homme. Donc, par conséquent, il peut bien figurer au nombre de ses messagers de D’, et quand l’Éternel l’interroge et lui dit d’où viens-tu, Bellesotton répond que « j’ai visité, j’ai visité la terre, je l’ai parcourue en tout sens » et D’ de l’interroge intipoté « ton attention sur mon serviteur Jo » c’est-à-dire qu’il n’a pas son pareil sur la terre, à Kadoch-Valoukho témoigne qu’il n’a pas son pareil sur la terre, qu’il n’a pas son pareil sur la terre, Kadoch-Valoukho il est très généreux dans sa façon effectivement de concevoir ces créatures.
Je vous l’ai dit tout à l’heure, le livre de Béréchite dans le Midrash on trouve qu’il y a eu bien sûr que le déluge est venu à cause du Hamas, des trois fléaux, des trois péchés capitaux disons-le ainsi, ou que le dôre Apalaga, la tour de Babel, elle a voulu effectivement atteindre D’ au sommet, et participer avec lui à la gestion de l’univers. Mais regardez comment Paro, comment Avime Ler, reconnaissent D’ et parlent de D’. Asouha’l Mikrob shem shem, depuis déjà les origines, tout le monde parle du Créateur, le monde parle de D’, même parle, oh quand il est consacré aux êtres, il lui dit « achare odia, achem otra et kozot » puisque l’Éternel t’a fait comprendre et partager tout cela, alors toi tu seras effectivement mon vice-roi.
la déviation commence réellement lorsque dans le livre de Schmott, lors de la conception du peuple juif, il y a, et ça c’est encore une fois une période où se situe Iof, il qui aurait été un des conseillers de Palau, qui aurait effectivement donné son avis en disant qu’il ne fallait pas jeter les enfants à la mer, et il ne fallait pas les supprimer, il fallait tout simplement les asservir. Quelqu’un qui condamne un peuple à l’asservitude, eh bien, il se trouve asservi à son tour. Aurait-il véritablement commis un péché ? Il y aurait également du temps de pharaon tout cela pour dire que lorsque, à cas de joie lourde ou à l’épreuve, il y a eu qui le livre entre les mains de Satan en lui disant que tu peux disposer, parce que tu peux au début le priver de ses biens.
Bon, il y a ceux qui renie leur foi après avoir tout perdu. qu’il y a ceux qui la gardent dans l’espoir de garder quelque chose d’autre, pas quand ils ont perdu également par des catastrophes naturelles tout leur bien et que même leurs enfants aient été pris en otage, qu’ils se retrouvent du jour au lendemain sans rien, comment voulez-vous, ils gardent sa foi en D’, alors le fait est que Iov est quelqu’un duquel nous avons appris les règles de deuil, à savoir, se lever pour dire que je survivrai malgré tout, et c’est la raison pour laquelle on fait le tzidoukadim debout, on se lève pour accepter le verdict divin et puis on déchire son vêtement. Alors la déchirure du vêtement elle est là, dans le de l’oeil que prend Yov pour tout ce qui lui arrive et ses enfants, mais ce qui un peu nous laisse sur notre faim, c’est qu’il ne partage sa douleur avec personne. Sa femme l’intervient une seule fois pour lui dire tu sais après tout ce que ce que tu as subi, tu peux effectivement, on parlait de halloween, tu peux tu peux maudire D’ et te suicider. Je lui dois répondre est-ce que nous allons effectivement accepter tout le bien de D’ et nous ne m’accepterions pas le mal, l’Eternel a donné, l’Eternel a repris, que ce non soit vu. C’est un paradoxe dans cette manière de Iov de servir D’. Le texte vous le fait touché du toit parce que Yov en réalité l’observe une période de deuil. Trois amis seulement viennent lui rendre visite. Vous savez qu’il y a trois mots qui traduisent le mot ami, yédite, le bien-aimé, travers, l’ami, et puis réa que l’on traduit par le prochain. Lequel préférez-vous, ami, bien-aimé, ou bien le prochain? La Torah ne n’a pas dit «Ve’ahavta lachabel chak hamocham» ou «Lidit chak hamocham». «Ve’ahavtem etager, vous aimerez l’étranger». Vous aimerez le prochain. Le prochain est autre que vous. Vous aimerez l’étranger, vous aimerez celui qui est différent de vous. L’amour se vérifie dans le fait que nous soyons portés à aimer quelqu’un de différent, non pas quelqu’un qui me ressemble. Et bien, ici, dans le texte de Iov, nous avons affaire à des réims. Nous n’avons pas affaire à des ravérims, à des ididims. Certes, ils viennent de loin pour consoler leurs amis. C’est drôle qu’un homme comme Iov, qui ne garde que trois amis par la suite, mais qui viennent, attention, c’est le cas de dire « mon D’, garde-moi de mes amis, je me chargerai de mes amis ». Parce que nous avons trois amis, mais quand on analyse leur intervention après trois jours, parce qu’il est conseillé de ne pas me rassimer à Adam, à Casso, à Sarato, on ne cherche pas à consoler l’homme et à discuter avec lui lorsqu’il est plein d’amertume.
Il faut le laisser parler. C’est à lui à vous adresser la parole. Et lorsque, effectivement, ces trois amis prennent la parole, nous avons trois discours différents. Eliphaz est le nom premier, il se situe comme le représentant de ESSA. Et nous avons Sophia qui d’après effectivement son discours se situe davantage dans la croyance de l’Islam. Nous avons l’Israël Tachourri qui lui aussi présente une autre tendance qui un petit peu est à cheval sur celle de éliphase et celle de sauvage. Quelles sont ces tendances ? La première, éliphase, est dit, écoute, en principe, s’il y a un malheur qui s’abat sur nous, nous en sommes pleinement responsables, nous sommes en train d’expiller des fautes nous avons fait ou si nous ne les avons pas fait nous-mêmes directement, nous subissons les conséquences de nos prédécesseurs. Par conséquent, arrête de clamer ton innocence quand tu veux le faire et de maudire ton jour de naissance parce que tu te crois victime de D’, non. En fait, ce qui t’arrive, tu le mérites quelque part et tu devrais scruter tes faits, tes actes et chercher à te repentir et à changer d’orientation paradoxalement rambam que par cette idée d’Elifaz en disant abuser d’une assurance quelconque en disant que nous sommes parfaits, que nous nous n’avons rien fait, que nous ne méritons pas cela et que nous ne devons pas nous remettre en question et voir de quelle manière on pourrait sortir de cette épreuve et maîtriser les choses, ça c’est une gava, c’est un péché d’orgueil, ce péché d’orgueil Faites état quelque part dans le chapitre 24, io, en disant, moi qui étais vécu de justice, de charité, moi qui étais respecté par tout le monde, aimé par tout le monde, et me voilà réduit à cela.
Donc, par perte de reconnaissance dont il souffre, de par sa pauvreté à laquelle il est réduit et la souffrance dans laquelle il est installé, ça le rend amer. mais il ne cherche pas, il dit à D’, énonce-moi tes chapitres d’accusation, je veux bien, je veux bien les considérer. Saufard adopte une autre loi, à savoir que D’, lui, n’éprouve que les justes, Et si, en réalité, nous sommes soumis à des épreuves, c’est surtout pour pouvoir accéder à un niveau supérieur lorsque nous aurons dépassé les épreuves. Et si, à cause de ce que l’on n’est pas sûr de notre promotion, ils ne nous imposeraient pas l’épreuve, or cette tendance, je vous ai dit, elle est soutenue par l’islam et on l’appelle d’ailleurs la méthode, le courant de Achaïa. C’est à savoir que D’ est juste dans tout ce qu’il fait et Et quand des malheurs s’abattent sur l’homme, c’est dans l’intérêt de l’homme, uniquement.
Troisième, celle que soutient Bildad de Chauré, c’est qu’il n’est inutile de chercher, se poser des questions sur la manière de D’ de conduire son monde. il est le maître de tout, il fait ce qu’il veut, nous sommes ses sujets et nous n’avons qu’un assumer notre sort tout en lui restant fidèle. C’est une manière effectivement de rejoindre, comme je vous ai dit, le deuxième volet, premier volet à savoir que nous avons une faute qui pèse sur nous, nous avons des fautes qui pèsent sur nous et D’ seul sait ce qui nous revient et ce qui ne nous revient pas. Alors il y a véritablement l’intervention d’un quatrième compagnon héliot qui qui est plus jeune et qui lui va faire la synthèse de tout et va donner raison un petit peu à Eliphaz, à Tzophar, à Bildad, mais il ajoute un autre élément.
Le dernier élément des Lichous, c’est l’homme se considère comme étant un véritable interlocuteur de D’, il veut réellement s’adresser au chauvet kola haretz, au juge de l’univers, il ne réalise pas que sa vie elle-même est une bonté, non une malédiction, une bénédiction en soi ? Et qu’a-t-il véritablement à vouloir aller dans les méantres de la justice divine et à vouloir à tout prix mettre D’ sur la selette ? C’est audacieux. Bon, vous dire que tous ces éléments interfèrent dans notre manière de voir les choses, de comprendre, de situer notre relation avec D’, ce n’est pas particulier à Iauve, comme son nom l’indique, Iauve c’est l’ennemi, à Iauve il est l’ennemi de soi. C’est quelqu’un qui effectivement n’a pas encore trouvé sa place réelle, sa la fonction réelle qui est en train, plutôt, de réduire D’ à une fonction de juge, mais à une fonction sociale, alors qu’il devrait plutôt se pencher sur ses obligations envers D’, dans quelles conditions que ce soit.
Et d’ailleurs, quand D’ ose enfin ou sort de son silence, parce que c’est ce que voulait Iov, que D’ se manifeste, qu’il lui parle, il commence d’abord par dire, par désenvoyer Éliphas et tous ses amis parce qu’ils ont très mal jugé Iov, et que Iov ne devait pas être l’objet de leurs accusations, de leurs soupçons, ils ne devraient pas porter de jugement sur la foi de Hio. Maintenant reste le problème de la volonté Hio de dialoguer avec D’ et de vouloir comprendre les choses. Nous avons dit au début que le mot de Haram était absent du discours plutôt de la présentation de la personnalité de Hilo. Mais en réalité, au travers de ses souffrances, on dirait qu’il fait l’école de sa véritable relation avec D’ l’aïr-at-el-okim et comme nous l’avions déjà présenté une fois, nous n’attendons rien de notre service d’un cadeau de joie ou de joie.
Nous nous sommes dévoués à sa cause, nous sommes des partenaires à part entière Parce que pour comprendre effectivement cette relation de D’ avec sa création, il aurait fallu que nous comprenions nous-mêmes les phénomènes de la création. C’est ce que dit D’ à Iaude, Où étais-tu quand j’ai fondé la terre ? Où étais-tu dans les structures que j’ai données à mon monde ? Est-ce que effectivement tu pouvais les comprendre ? Est-ce qu’aujourd’hui tu les comprends ? Est-ce qu’aujourd’hui tu les démontres ? Maintenant il n’y a que ça, tout te manque, tout, tu as tout compris. Il ne te manque que la justice tu voudrais la saisir, et tu voudrais toi devenir, en fin de compte, le garant de ma justice.
Quand dirambam, il dit, sache une chose, Vos voies ne sont pas les miennes, vos directions ne sont pas les miennes, votre manière de penser n’est pas la mienne, d’autant plus que vous êtes toujours focalisé sur l’individu, Vous êtes focalisé sur le détail de certaines groupuscules, mais moi, c’est l’univers entier que je gère et par conséquent, c’est d’autres paramètres, c’est un autre ensemble, c’est c’est la raison pour laquelle. Moi, je viens entrer dans ton système. Regardez, c’est merveilleux ce dernier passage au D’, au chapitre 42, après avoir, en lui restituant tout et en lui redonnant tout ce qu’il avait perdu, il lui dit, attention, sache que b’schou vachem etché vout le ehou, b’schou Il est arrivé à la fin de la chambre et il a dit à l’homme de lui donner la traduction.
Le carnel a dit à l’homme de lui donner la traduction. Après, il lui a prié pour ses amis et lui a rendu au double ce qu’il avait pour ses amis. Le chrétien a dit à l’homme de lui donner la traduction. D’ est retourné avec l’homme. Il ne vaut pas croire qu’Arkadeu Shmurokho se réjouit de la souffrance du juste. Il pleure autant que D’ est en exil avec l’homme. Il souffre avec lui. Ce qu’il attend, c’est qu’il tente la main à son regard. Il y a un passage dans l’Italien où Rabih al-Hannam vient voir Rabi Khayyat qui était malade et qui lui demande, «Havibin al-Haiswim, est-ce que tu aimes souffrir?» Il lui dit, «Lorraine velo secaralu», «Non, je ne veux pas, je ne veux même pas de la récompense.
Si c’est pour me promouvoir à un autre monde, je n’en veux pas, je ne veux Alors, le texte dit, il lui tente la main et il le relève. Il le relève pour dire, il le guérit de cette façon-là. Tendre la main à l’autre, faire preuve de cet amour vis-à-vis de l’autre. C’est une manière de traduire cet amour de D’ et de remédier à tout ce qui ne va pas, à tous les maux de la société. Et par exemple, c’est Rabbi Johana Ben Zakai qui tombe un jour malade et Rabbi Halina vient le visiter. Il lui dit, tu aimes ces Isoulims ? Il lui dit, non, je n’en veux pas, je ne veux pas de leur récompense.
L’autre fois le texte nous dit, il lui tend la main et le relève, tendre la main à l’affliger à ceux qui ont tout perdu. ça c’est la manière de consoler, c’est la manière de remercier et c’est la manière de Shava Sheth et Chevut Iov de faire retourner D’ avec Iov, alors nous pourrons comprendre le fait que la lecture de Iov a été réservée au jour jour de déchaveu, où nous avons perdu effectivement notre sanctuaire et nous avons forcé D’ Valohan à s’exiler avec nous. Il pleure autant que nous, il est affliché autant que nous. Nous n’avons pas su donner à notre foi sa véritable dimension, son niveau. Nous l’avons trop souvent réduite à notre unique-person.
Nous l’avons réduite à nos propres intérêts. nous n’avons pas su faire preuve d’un récepte de bonté, d’une main tendue vers l’autre. Or, nous devons savoir que chaque fois qu’il y a des crises, c’est qu’elles préparent une naissance nouvelle. J’ai commencé par le dire, il y a des douleurs d’enfantement, le monde paye, il est juste plus que tout le monde parce qu’ils sont au centre de tous, ils sont les garants de tous, mais cette reconversion, c’est ce qu’on appelle une méton-psychose, un gril-gaule où on passe d’une ère à l’autre, et ce passage d’une ère à l’autre exige des nouvelles structures, une nouvelle réadaptation, même au niveau de nos gouvernants, de nos juges. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle la Torah nous dit, pour vous adresser aux juges de votre époque. Vous ne devez pas dire, n’est-ce pas, que c’était bien il y a quelques années, la génération passée, non, Tzaddiq, Tzaddiq vera allo, le juste disait Rabin Ahmed de Brésilet, Tzaddiq vera allo, un juste qui souffre, c’est un juste qui n’est plus de son temps, qui continue à vivre dans un passé, mais il ne sait pas que le monde avance et qu’il faudrait effectivement se ressourcer et se réadapter aux nouvelles structures, aux nouvelles dispositions et il ne faudrait pas conserver le langage du passé à toute fin parce que c’est le seul qui vaille, non, il y a de la même manière qu’il y a chez l’homme une évolution qui se fait depuis sa tendre enfance et passant par des crises diverses, dans la vie d’un peuple aussi, et celle du peuple qui doit être effectivement le gardien des valeurs pour les nations, il faut savoir dépasser ces crises et ne pas s’enliser tout en disant qu’Avraham, je suis cendre et poussière c’est là c’est là c’est la raison pour laquelle il y a un peu de cendre on va on va se refaire à partir de ces cendres et poussières nous n’allons pas nous enliser il y a aussi fini comme ça, quand il dit à D’, jusqu’à présent les schémas, au-delchématira, quand on me parlait de D’, je nécessite de l’écouter au travers de discours, de sermons, de recettes, de foi. Non, ata-a-emira-atra, maintenant je te vois, maintenant je réalise ta présence, réaliser D’ devant soi. Quelle merveille, ça c’est réellement Avraham qui a été le seul dans le texte à lui, de réémer en foi en l’éternel, parce que le service d’Avraham est un service B.A.A.B. un service Brahmo, qui n’attendait absolument rien, qui, effectivement, défendait la justice, pas pour lui, mais la justice pour les autres, pour ceux dont les corps morts, ils demandaient un D’, un chauffette-colas, un exoïa, un zémishpah, mais pas pour lui, eh bien, ça, c’est le véritable passage de l’homme en toute phase de reconversion être.
Je m’arrête là et je voudrais laisser une place pour les questions, si vous en avez. Mes rêves d’oeuvre à Benizri, j’ai une question à la lumière de la lecture que j’ai pu faire ce matin. Je n’ai pas eu le temps de lire les trois chapitres parce que j’ai déjà pris quatre heures pour le premier chapitre. Et la petite remarque que je sors de cette étude matinale, D’abord, je remercie la personne qui a pensé à étudier Iof, parce que c’est vraiment merveilleux. Je me suis retrouvé un peu dans le personnage au Hashem. Disons que pourquoi est-ce que D’ a-t-il besoin, parce qu’on sait bien que dans le Tania, il est indiqué dans le Tania, que notre âme, l’âme de chaque juif, a juré à D’ qu’il serait juste.
Donc, en vertu de cela, pourquoi est-ce que D’ a besoin d’envoyer une force, en l’occurrence le Satan, pour mettre en doute la justice, la tzikut de Iof ? Vous m’auriez dit, voilà, j’envoie une force pour sauver une ville, parce qu’il y a des recheïns, Mais qu’est-ce qui fait finalement que Job est un personnage complètement à part, et qui fait qu’on a besoin d’envoyer le Satan ? Le Satan, c’est ton voisin de palier, quelquefois, je t’en prie. Aujourd’hui, je ne l’ai pas identifié, n’est-ce pas ? mais sachez que le Satan, il vit parmi nous, avec nous, l’or, quelquefois, ça peut être, même le fils, ça peut être, même la femme, ça peut être le mari pour la femme, le Satan, attention, c’est celui qui prend le contre-biais de tout et qui remet en question tout.
Il faut en être conscient. Vous sommes d’accord ? Merci Raoul. Autre question. Je n’ai pas une autre question, mais j’avais une autre remarque qui m’est venue pendant l’écoute de votre cours. Je suppose que si on part du principe qu’on n’est pas certain de l’existence de Yof, à plus forte raison, je suppose que tous les personnages qui l’entourent, y compris ces trois amis, on n’est pas sûr non plus de leur existence. Écoutez, Si nos hachamis m’ont dit, Yov lo haya ve lo n’y haya, masha’Allah haya. Yov n’a pas existé, n’a jamais existé, mais c’est une parabole, c’est un modèle, un modèle d’être. C’est pour dire attention, Yov c’est vous, c’est moi, c’est l’autre. Il ne faudrait pas nous focaliser sur un Iauve dans l’histoire, un Iauve particulier.
Ce Iauve du malheur, il nous habite, mais toujours à différents niveaux. Peut-être pas celui-là dans sa totalité, mais je dirais que tous ceux qui malheureusement ont vécu cette tragédie de notre siècle, étaient tous déirés, et certainement ces Ces questions n’ont cessé de les hanter et les réponses qu’ils ont essayé de trouver ce sont des faux fuyons, ce n’est pas tout, on ne tente pas tout simplement s’interroger sur sa véritable situation elle-même, par rapport à tout ce qui nous arrive, et faire qu’on achème la terre, mais on observe un deuil, mais de ce deuil on doit se relever. Ce n’est pas possible, parce que si le deuil n’est pas un être à se relever, ce n’est pas seulement une mort qui nous affecte, c’est la mort de plusieurs générations.
Or, je l’ai dit, quand on bénit le vent de D’ et on dit « balourdeyana emet » C’est en position de mots qu’on le récite parce qu’on affirme par l’un que de ce deuil, on doit se relever. Javier Nisrig, est-ce qu’on peut dire qu’à la vue du premier pérégue, du premier chapitre, le principal problème réside dans l’éducation des enfants ? Donc le principal problème, le point négatif, c’est dans la gratte éducation de ces enfants ? Écoute, tu poses une question très importante parce que ce n’est pas un problème de nos jours uniquement. C’est un problème qui a existé bien auparavant. Yov nous met le doigt dessus, est-ce que finalement, lorsque les enfants ont déserté l’héritage des parents, ils ne sont pas tenus quelquefois à des principes arrêtés, et nous avons toujours cru que l’ancien langage, la vieille enseigne est la plus valable et il faut l’imposer et nous ne sommes pas mis au niveau des enfants pour nous mettre à l’écoute de ce qu’ils cherchent, de ce qu’ils demandent et adapter notre langage à leurs questionnements. Et ça, je ne sais pas, est-ce que ces enfants qui font l’annoba tous les jours de Iyôme, est-ce que c’est le fait d’enfants rebelles qui rejettent tout cet héritage des parents, tout ce patrimoine des parents, ou bien est-ce un vice d’éducation, une désertion des parents qui fait que eux-mêmes n’ont pas su, et nous avons malheureusement, à ce jour, vous verrez quelquefois, des enfants d’illustres rabbins qui n’ont pas suivi la voix des parents, qui ont déserté.
Aujourd’hui on appelle ça Khosri Michelin, pourquoi ? Parce qu’il y a eu un décalage dans notre manière de communiquer avec la nouvelle génération, les nouvelles structures d’une génération. Monsieur Bénissri, vous avez peut-être répondu à la question. Vous avez terminé de répondre à la question de Mani. Oui. J’avais une petite question. Pourquoi j’ai l’impression que dans ce livre de Job, la femme de Job est relativement absente, elle n’est pas très très présente. Et que le nom de la femme de Job, qui est je crois Sati-Satilis, est finalement très ressemblant au nom de Satan. C’est peut-être une équilibration de ma part. Parce que le Satan au sourdé, c’est sa femme qui l’incite à maudire D’, parce que c’est elle qui devient la complice de Satan.
C’est ce que voudrait obtenir Satan, c’est ce que voudrait obtenir Satan. Et le problème c’est qu’à aucun moment Yovne a associé sa femme à ses malheurs. On nous parle de sa femme, c’est pour nous dire tout simplement qu’elle lui dit maintenant que tu as tout perdu, ça y est, détache-toi de D’. Cesse de croire en lui, maintenant je vous dirai que ces moments peuvent effleurer qui assistent impuissant à la souffrance de son enfant, à la maladie de son enfant, à D’ nous plaise et qui peut se poser de nombreuses questions et qui pourrait rejeter la responsabilité sur l’absence du D’. Ça effleure l’idée. N’oublions pas que le verbe kafor, qui veut dire « coffertre négat », c’est le même verbe que capère expié.
Qu’est-ce que l’on expie ? Les moments de faiblesse, les moments de rébellion contre D’. Ça peut arriver, mais il ne faudrait pas s’installer là-dedans. Vous savez, la Bible est merveilleuse parce qu’elle a ouvert ses portes à tous les temps, à tous les courants de pensées, même aux mécréants. Et dans la Gada de Pesach, nous faisons une place de choix également à un de nos enfants qui est Racha, et on lui dit Racha ma’oumer, que dis-tu mon pauvre ami ? Et on essaie de trouver le langage adéquat pour qu’il reste à notre table, pour qu’il ne l’invite pas. Et le livre de Huyot, en principe, dans toute philosophie religieuse qui se respecte, il n’aurait pas dû trouver sa place dans le canon biblique.
On décompte, maintenant nous n’avons fait qu’un zoom sur le livre d’Huyot, mais il y a des passages révoltants. Essayez quelquefois de lire quelques chapitres, c’est une belle poésie d’ailleurs, mais vous verrez, ça n’a rien à voir avec les traités de bonne conduite vis-à-vis de D’, du Créateur. Or pour nous, toute l’existence de D’ repose sur la création du monde. D’ existe parce qu’il a créé le monde, le monde existe parce que D’ existe. Nous ne pouvons pas séparer l’existence de D’ du monde, et nous ne pouvons pas séparer le monde de l’existence de D’. Parce que si D’ avait mis au monde, si D’ avait mis au monde un univers et qu’il avait abandonné à son sort, ce qui serait D’ d’Aristote, alors il nous aurait donné un cadeau empoisonné, mettre un enfant au monde et l’abandonner à son sort, ce sont des parents dignes ça, on ne peut pas l’imaginer.
Si le monde existe, c’est qu’un D’ existe. La réalité de D’ et du monde sont intimement liées. Autre question ? Pour éventuellement aller vers une note optimiste, vous avez fait le rapport entre la souffrance de Joves et la souffrance de tous nos frères pendant la Shoah, quelle serait la réponse du monde juif aujourd’hui par rapport à ça, par rapport à un deuil, un véritable deuil de ces tristes événements, de ces événements qui nous touchent encore nous aujourd’hui, quelle serait notre réponse pour le futur ? La réponse est celle que donne le Ravko, à savoir qu’il ne faudrait pas chercher de réponse à ce que nous avons vu, mais ce qu’il faut réaliser, c’est que nous n’étions pas seuls à souffrir, même D’ a souffert avec nous, il était présent même dans Il a pleuré autant que nous. Nous l’avons pris avec nous et nous a pris avec nous.
Ce que dit à juste titre Mbam, à savoir que nous n’avons pas les mêmes paramètres de pensée. Nous ne pouvons pas réduire D’ à notre condition humaine. Mais pour la prochaine, nous continuons à exister, nous continuons à vivre, nous sommes vivants. Et pour la prochaine, aujourd’hui, puisque jamais le peuple juif est là, face à tous ces détracteurs, il dit, je suis présent, alors que de nombreux empires ont disparu et continuent à disparaître. Voilà, alors je vous souhaite bonnes vacances, les infochènes nous rencontrons après les vacances et entre-temps profitez bien. Merci beaucoup. Merci, merci beaucoup. Bonsoir, merci M. Benissri. Au revoir. Merci infiniment. C’était un cours magistral. Au revoir. Merci infiniment. magistrale. C’est un cours qui fait du bien, mais qui est douloureux aussi. Il fait réfléchir aussi, oui. On a beaucoup apprécié. Au revoir à tous, bonne vacances. A vous aussi. Bonne Ça reprendra début septembre en fait ? On ne sait pas vraiment ?
Je ne sais pas. Nous venons de faire ça par le premier message. Comment ? Nous reprendrons le 23 août. Ah oui ok. Vous enverrez un petit mail, j’imagine. Nous enverrons donc la communication par WhatsApp, par mail, par Facebook, par mail également. d’accord ok d’ailleurs si je peux me permettre pour les bruxellois pour les bruxellois donc pour ceux qui sont qui sont à bruxelles jeudi nous organisons une visite guidée bruxelles la juive au moyen oui nous allons passer par toutes les étapes qui ont donc parlons de souffrance aujourd’hui et nous allons passer par par les étapes qui voilà qui ont fait souffrir la jeune communauté juive au 14e siècle en 1369 où nous avons été accusés d’avoir profané des hosties et où nous avons été donc emprisonnés c’est le premier pogrom de bruxelles si je peux m’exprimer ainsi, et nous allons passer par tous les endroits où la communauté juive vivait à cette époque-là, et par tous les signes, par toutes les preuves de ce qui s’est passé à ce moment-là.
C’est à toi d’organiser quelque chose pour les Israéliens, c’est à toi aussi. À terme, nous allons essayer de théâtraliser nos visites guidées, c’est-à-dire qu’elles seront aussi sur YouTube, mais pour le moment, ce n’est pas possible. En tout cas, Luc, je te trouve, je te colle à cavote, ce que tu fais est merveilleux, Luc. Vraiment, merci infiniment, merci. Est-ce que cette visite est reprise dans l’agenda ? Alors, cette visite est reprise dans l’agenda de la Maison de la Culture Juive, absolument. Et c’est cette semaine ? C’est cette semaine, c’est le 16, le 16 à 14 heures. Ah, d’accord. le 16 à 14 heures et dimanche nous aurons l’occasion d’aller visiter le carré juif du cimetière du diwek à Hucle.
Ah oui, c’est extraordinaire ça. C’est très très chouette, c’est très très chouette. C’était pas le 12? C’était pas le 12? Je crois qu’il n’y a pas une erreur. Ah non, ah d’accord. Vous avez raison, il y a eu ça aujourd’hui, mais il y a tellement de monde qu’on le refait la semaine prochaine. Ah d’accord, ok. Et alors sur le site, il y a toutes les informations ? Absolument, il y a toutes les informations, absolument. Vous réservez soit par mail, soit en téléphonant au guide. Son numéro de téléphone est inscrit. D’accord, très bien. Ok, très bien, merci. C’est super, merci beaucoup. Merci beaucoup, bonsoir. Manuelle, j’espère que j’aurais le plaisir de te voir à Natania. Tu as quand même remarqué que ma question était beaucoup plus accessible, on sent quand même que j’ai fait un petit travail ce matin. Bonnes vacances à tout le monde.
Tu dois absolument poser des questions courtes. Elles étaient courtes, elles étaient très courtes, mais j’ai fait un effort, j’ai fait un effort. Luc, donc toi tu voulais terminer par une note de poésie, c’est plus ce que tu as dit, moi j’aurais voulu terminer par une note d’humour en disant que celui qui perd son travail, malheureusement, c’est ça la source de tous les malheurs, celui qui perd son job, évidemment. Bonne soirée, au revoir, au revoir, au revoir.
Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi les jours de jeûne.