Le Rav Raphaël Benizri consacre cette étude au premier chapitre d’Eikha, le livre des lamentations lu le soir de Ticha beAv. Verset après verset, il montre que ce texte ne pleure pas seulement la destruction du premier Temple, mais tous les drames de l’histoire juive, jusqu’aux plus récents.
De la solitude de la cité devenue veuve jusqu’aux routes de Tsion désertées par les pèlerins, la lecture est sans complaisance : l’ennemi le plus redoutable est intérieur, et c’est de l’intérieur que doit venir la reconstruction.
Ce que dit ce cours
Si l’on écrivait un livre de lamentations pour chaque drame, il ne resterait pas un seul jour de joie dans l’année. C’est pourquoi les sages ont préféré tout concentrer dans la période dite Bein hametsarim, du dix-sept Tamouz au neuf Av, avec des restrictions plus sévères encore à partir du premier Av.
Le deuil national est le plus tragique de l’histoire juive. Tant qu’un peuple peut se défendre et se réaliser, il connaît des victoires et des pertes comme dans toute guerre. Mais quand on le prive de toute indépendance, il perd ses forces — et le Rav ajoute que l’État actuel donne les moyens de se défendre, si le peuple n’était pas miné de l’intérieur.
Le second Temple n’était qu’une pause. Yehezkel, quand il trace les plans du futur sanctuaire, dessine ceux du troisième Temple et non du second : signe que cette étape ne devait servir qu’à une prise de conscience. De fait, quarante mille olim seulement sont revenus, quand des millions restaient à Babel.
Il y a trois Eikha dans le Tanakh, et une question première. Celui de Moché sur les divisions du peuple, celui de Yechayahou sur la cité devenue prostituée, celui de Yirmiyahou sur la solitude. Tous trois remontent au ayeka adressé à l’homme : où es-tu ?
Sans Jérusalem, il n’y a pas de sainteté d’Eretz Israël. Yerouchalayim en est le cœur, la tête, l’esprit, l’essence même. C’est pour s’être vêtue d’autres cultures et prêtée à d’autres philosophies qu’elle est comparée à une femme qui offre ses secrets à tout venant.
Le peuple d’Israël n’est pas d’abord un ensemble : il est fait d’individualités. Quand une individualité ne se construit pas, pour elle-même et dans sa famille, c’est une cellule cancérigène qui attaque peu à peu toutes les autres. L’histoire se lit comme un tout, mais à partir de chacun.
Rabati am ne veut pas dire nombreuse, mais grande. La cité s’imposait par la grandeur de son peuple, non par sa quantité. Dès que la qualité se mesure quantitativement, la perte de substance est considérable.
Le texte dit ke’almana : telle une veuve, et non veuve. L’époux est parti très loin sans laisser d’adresse, mais elle ne peut pas refaire sa vie, et il reparaîtra. À aucun moment le peuple juif ne peut être abandonné — D’ dit d’ailleurs par son prophète qu’Il ne donnera jamais d’acte de divorce.
Il est même interdit au peuple juif de pleurer sur son sort et de soupirer. C’est un moyen de défense : rester dans la joie, ne pas montrer qu’on a perdu l’espérance. S’il est permis de pleurer, c’est la nuit, en secret — et le jour, les larmes ont marqué le visage sans ravager l’esprit.
La consolation d’Eikha n’est pas une condoléance. Sa consolation à elle, c’est sa propre reconstruction et le refus de perdre le lien avec sa terre — d’où la prière trois fois par jour pour la reconstruction de Jérusalem et le retour à Tsion.
Le Rav donne sa définition du sionisme. Être un vrai sioniste, c’est faire de Yerouchalayim sa pierre angulaire ; il n’y en a pas d’autre. Tsion réunit le Sanhédrin, le Temple et le palais royal : trois paramètres encore absents, mais vers lesquels on est en marche.
Oyev et tsar ne désignent pas la même chose. L’oyev est l’ennemi avec qui l’on peut vivre en bons termes, faire des affaires, entretenir un voisinage — mais qui ne nous aime pas. Le tsar, l’oppresseur, déclare sa haine franchement.
Yehouda a été exilée par la pauvreté et par l’excès de servitude. La pauvreté n’est pas seulement matérielle : c’est aussi une pauvreté d’esprit, celle de la haine qui se répand entre les partis, et qui prête le flanc à ceux qui persécutent.
Mérov avoda : nous avons trop voulu plaire. Trop d’ouverture, trop de tolérance, trop donné — et cette générosité d’esprit s’est révélée servilité. Il aurait fallu faire valoir nos propres valeurs auprès des nations, au lieu d’entrer dans leur mode de pensée.
Bein hametsarim ne dit pas seulement les détresses. C’est aussi le rétrécissement à l’intérieur de ses propres frontières : la prisonnière d’une lecture de la Torah adaptée pour trouver place parmi les nations. Transmettre le message, oui ; se donner la liberté de l’accommoder, c’est cela, bein hametsarim.
Les routes de Tsion sont en deuil faute de pèlerins. Les trois solennités servaient à se recycler spirituellement, à nouer des contacts, à retrouver les chefs spirituels. Une halakha strictement observée mais qui ne projette pas vers l’autre est, dit le Rav, une autre forme d’idolâtrie.
Kippour et le quinze Av étaient les jours les plus heureux de l’année. C’étaient les jours où les jeunes filles sortaient, vêtues d’habits empruntés, à la rencontre de leur prétendant — car l’essentiel était de construire l’avenir sur de nouvelles cellules familiales, souci des cohanim et des gardiens de la cité.
Les adversaires ont pris le dessus parce que les oyevim sont devenus des tsarim. Ce sont eux qui occupent désormais les postes de commande, tenus non par des hommes valeureux, vertueux et détestant le profit, mais par qui mène campagne sur un slogan.
Israël sait qu’elle n’est pas sans tache dans cet exil. Elle a négligé ses valeurs, ses repères, ses critères, et voulu s’émanciper comme les autres nations. Plus grave : ses enfants ont été pris en otage, manipulés — et quand les enfants ne reçoivent plus d’éducation digne, l’avenir du peuple est compromis.
L’ennemi est à l’intérieur, et c’est ce qui rend le salut si difficile. Que Yerouchalayim se souvienne, dans ses jours de pauvreté, des trésors qu’elle possédait : adhérer à sa propre histoire reste la perche tendue. Mais si l’ennemi est intérieur, personne ne viendra aider du dehors.
Le Rav refuse pourtant de finir sur une note triste. La génération a connu le drame de la dernière guerre, mais aussi ce sourire qui lui a permis de reconstruire son peuple et son pays. Le second Temple n’a pas excédé soixante-dix ans : que cet État ne reste pas, lui aussi, une simple ébauche.
Le sanctuaire espéré n’est pas d’abord un lieu de sacrifices d’animaux. C’est un lieu où l’homme sacrifie sa bestialité, tout ce qui le réduit et le ronge, pour faire valoir en lui l’image de D’.
Aux questions sur l’unité d’Israël, le Rav répond sans idéaliser. Nous ne serons jamais un peuple d’un seul tenant — nous sommes nés de douze tribus. Mais il existe des dénominateurs communs qu’on ne peut perdre de vue : la Torah, la terre et le peuple. Et la clé, dit-il, est dans l’éducation.
Transcription intégrale du cours
Lors du dernier cours, abordé les grandes lignes de Tisha Be’hav à travers le Midrash et je vais immédiatement enclencher avec vous une étude du premier chapitre de Echa. Echa est le livre d’élémentation sur la destruction du premier temps. Mais ce n’est pas seulement sur la destruction du premier temple. C’est sur tous les drames vécus par le peuple juif, ou appelés à les vivre tout au long de son histoire. Il faut vous dire que pour nous la destruction du premier temple inclut toutes les autres tragédies de notre histoire. Et si on venait effectivement à écrire un livre de lamentation pour chaque pogrom et instaurer un jeune pour toutes épreuves difficiles que nous avons à endurer au sein des peuples dans notre exil et sur notre terre, eh bien, on ne pourrait plus avoir un jour de joie dans l’année. Nos sages ont préféré que l’on concentre tout dans cette période que l’on appelle Benhamet-Sarim. Benhamet-Sarim, c’est entre les limites. Cela a lieu le mois de Havre, mais ça commence à partir du 17 Thamuz jusqu’au 9 Havre. Évidemment partir de Rosh Rodesh Ab, les, disons, les plaisirs, les jouissances deviennent encore beaucoup plus sévères, mais il faut qu’on se mette dans la tête que cette destruction du temple que nous pleurons, cela inclut effectivement toutes les misères que nous avons eues à vivre et tout dernièrement la Shoah. Et ces drames que nous ne cessons encore de vivre même dans notre pays aujourd’hui, du fait de cet antisémitisme ou ou anti-sionisme arabe entretenue principalement, essentiellement par le monde de Edom parce que si les armes n’étaient pas fournies par ces pays-là pour nous combattre et si en fin de compte les ennemis d’Israël ne mettaient pas la pression sur les pays Limitrophe pour saper toute installation ou toute reconstruction du peuple juif sur sa terre, nous aurions été bien loin.
Et c’est en somme ce que pleure le prophète Hermia Arou à travers cette lamentation parce que le deuil national est plutôt le deuil le plus tragique de l’histoire du peuple juif, parce que tant qu’on nous donne le pouvoir de se défendre, de se réaliser, de combattre par nous-mêmes. Alors nous sommes dans une guerre comme dans une guerre. Il y a des victoires, il y a des pertes, mais lorsqu’on nous prive de toute possibilité de vivre dans une relative indépendance, c’est là que le problème se complique et c’est là que nous perdons effectivement toutes nos forces. Il se trouve qu’aujourd’hui, nous avons, nous disposons d’un état. Ce n’est pas l’idéal, mais nous avons les moyens de nous défendre, nous avons les moyens de montrer au monde ce dont nous sommes capables. Mais si, en fin de compte, nous n’arrivons pas comme il faut à le faire, c’est parce que nous sommes minés aussi de l’intérieur. Nos singes ont dit que la construction du second temple n’était pas appelée à durer. C’était simplement une pause, une récréation dans l’histoire d’Israël. Le prophète Ezekiel lui, quand il a fait l’ébauche du futur sanctuaire, il a fait celui du troisième temple et non du deuxième temple. Normalement il aurait dû effectivement tracer l’ébauche du second temple, Mais non, le second temple n’était qu’une étape en vue de permettre au peuple de prendre conscience.
Et c’est la raison pour laquelle cette étape de retour du peuple juif de l’Exil en Israël, Elle n’a été que d’environ 40 000 en Olim en Israël, alors qu’il y avait 10 millions d’exilés en Babel qui n’ont pas fait leur retour, alors que Cyrus, dans un moment, disons, de bienfaisance, de clémence envers Israël, avait autorisé ce retour. Ce que son fils, Arhachméloge ou son petit-dite, et ça dépend des historiens, va vouloir interdire sous la pression de Hamas. Bon, ceci dit, voyons dans le texte ce dont se plaint le prophète Hermia. Nous avons dit qu’il y avait trois Echats dans le Tanakh. Celui de Moshe Rabbeinu, du chef politique d’Israël, du chef spirituel également d’Israël. Celui qui a réalisé à la fois la sortie d’Egypte et qui a mené le peuple devant le Mount Sinai pour lui assurer sa constitution, futur au travers de la torrent et qui se plaint, et ça l’évadite, les divisions au sein du peuple ne lui laissent pas de répit, ne lui laissent pas augurer d’un futur bien heureux pour le peuple juif. Et le prophète Yéchaïa continue sur cela en disant « Echa haïta lezona kiriyane emala » Comment c’est-elle prostitué ? Comment Jérusalem qui représente le cœur d’Eretz Israel ? Parce que sans Jérusalem, il n’y a pas de sainteté d’Eretz Israel. Ce qui fait la sainteté d’Eretz Israel, c’est d’abord Yerushalayim. Yerushalayim c’est le coeur, c’est la tête, c’est l’esprit, c’est l’essence même de la terre d’Israël. Et or, elle s’est dotée d’autres vêtements, d’autres cultures, Elle s’est prêtée à d’autres philosophies. Elle est telle une femme prostituée qui offre ses secrets à tous les noms.
Echa est à l’isona que vienne maintenant. Ça c’est le deuxième Echa. Mais le troisième Echa c’est celui-là. Comment est-il resté solitaire ? La solitude que nous prévoyons, c’est celle d’un peuple far des nations, d’un peuple de Kohanim, de Mamlérek, de Kohanim Begdoye Kadosh, un royaume de prince, mais un peu plus sain. Or, ce n’est pas le cas. pourquoi un état de dérision tel d’un peuple qui a sombré entre les griffes des autres nations. Or, disent nos sages, que tous ces trois écrans se retrouvent dans le premier écrans, mais qui lui se dit, celui à Yeka, où es-tu ? C’est l’interrogation première. En somme, nous ne sommes pas un peuple qui voyons d’abord le clan, c’est-à-dire l’ensemble.
L’ensemble d’Israël, il est d’abord fourné d’individualité, et dans la mesure où chaque individualité, par rapport à elle-même, par rapport à sa famille, ne se construit pas, il y a comme une cellule cancérigène à l’intérieur du peuple d’Israël qui petit à petit attaque toutes les autres cellules. Et c’est la raison pour laquelle nous sommes toujours en train de voir notre histoire comme un tout, mais à partir de chacun d’entre nous, tout dépend comment il agit, tout dépend comment il se réalise, tout dépend comment il se projette à travers les autres. Et chez nous, le principe sacré, c’est celui de la relation de l’époux à son époux. La relation de l’époux à son épouse, elle est intégrée par D’ et l’assemblée d’Israël, et celle du père à son fils, également cette relation.
Or, dans cette relation, pour qu’elle puisse effectivement bien fonctionner, attention, je vois que, pour qu’elle puisse bien fonctionner, elle faut qu’elle soit régie par l’amour. C’est important. Alors que dire, Mia ? Échai hachva vada da’i rabati’ah, ha’y’ta ke’almanah, rabatiba goyim, salati ba’ midinot, ha’y’ta l’amas. Traduction, quoi est siège solitaire ? La ville au peuple immense, elle est comme une veuve, l’immense parmi les nations. La princesse des cités, elle est à l’accordé. Alors nous avons déjà commencé par dire « Ahir abatiam » la cité, c’est Yerushalayim. Ahir abatiam, celle qui est imposée par la grandeur de son peuple, pas par la quantité de son peuple. Parce qu’à partir du moment où cette qualité se mesure quantitativement, alors il y a une paire de substances considérables.
Alors il y a deux bas d’altes, soit celui de la solitude du sommet, soit celui de la solitude au stade inférieur. Mais, quoi qu’il en soit, nous dit le texte Haïtake Almana, elle sera toujours telle une veuve, et pas une veuve réellement, parce que son époux, il a voyagé très loin, il est parti sans laisser d’adresse, Mais cela ne veut pas dire qu’elle peut refaire sa vie avec quelqu’un d’autre. Il faut qu’elle attente. Mais il va faire son apparition. Et c’est la raison pour laquelle le texte dit, Haïtake Almana, elle est-elle une veuve, mais pas réellement une veuve, parce qu’à aucun moment le peuple juif, subissant cette haine des nations ne peut être abandonné. Pour lui, ces épreuves font partie de son recyclage permanent, de son au-delà de vie, et par conséquence, c’est quand sa vie doit les considérer, non pas au point de s’en réjouir, Non, mais de s’interroger et de se dire à Yéka où j’en suis.
Pourquoi, effectivement, je suis réduit à cela alors que je suis, je détient la promesse non seulement de mon créateur et je l’ai connue parce qu’elle s’est réalisée à un certain moment cette promesse, n’est-ce pas ? Il était effectivement un royaume respecté par les nations admirées, les rois et les princes voulaient conclure des alliances avec le roi Salomon. Donc, ce petit pays, ce minuscule pays a une fois dans son histoire attiré vers lui la reconnaissance des nations et on a vu que chaque habitant d’Israël Chacun sous sa ville, chacun sous son figuier, jouissant d’une certaine aisance, sérénité. Alors, si ceux-là, en fin de compte, si ses promesses se sont réalisées, pourquoi aujourd’hui c’est elle au lieu que ce soit les nations qui lui payent le tribut, c’est elle qui paye les tribus aux nations. C’est elle qui doit effectivement quitter sa reconnaissance, supplier les peuples qu’elle soit admise au sein des nations.
Aïta la masse, pourquoi doit-elle payer pour ça ? Bacho tifke balayla, vedim ata alehiya. En la menahemi kol oaveha, kol re’eha bagdouba, hayoula le’oyvim. Traduction, elle pleure, elle pleure dans la nuit. Le peuple juif ne sait pas pleurer. Il lui est interdit même de pleurer sur son souffle, il lui est interdit même de soupirer. Et c’est un moyen de défense aussi. Rappelez-vous, cet enseignement de l’Inyot b’simha Tammit, être toujours dans la joie. ne pas montrer que l’on a perdu toute espérance, que l’on est atterrié, que l’on ne peut plus se relever. S’il est permis de pleurer, c’est uniquement la nuit en secret, elle pleure dans la nuit, elle pleure dans la nuit. Le jour envoie la trace de ses larmes sur ses joues parce que, oui, dans la nuit, elle a perdu des êtres chers et ceux-là ont marqué son visage, ils l’ont ravagé, mais ils n’ont pas ravagé son esprit.
Dimaata alehiya, sans son glau et sur l’ajout seulement. Elle n’a pas de consolateur, consolateur attention qu’est-ce qu’un consolateur, c’est pas la même consolation, ce ne sont pas les condoléances que l’on présente quelquefois par sympathie, par respect à la famille ou à des êtres chers, non la consolation c’est par sa propre construction, c’est par le fait qu’elle ne veut pas perdre le lien qui la rattache à sa terre d’Israël. Et nous avons déjà dit que la terre d’Israël, le don de la terre d’Israël, a précédé le don de la Torah, parce qu’il ne pouvait y avoir de vie pour le peuple juif, qui puisse être l’image de ce monde-ci, reflet du monde futur, que à travers une terre.
Et celle-là, c’est la terre d’Israël que D’ a destinée au peuple, non pas pour richesses terrestres, mais pour ces richesses spirituelles, nous avons eu l’occasion déjà de le dire. Alors, ça c’est sa consolation, n’hamo n’hamo ami umar el-hoqerem, lorsqu’il s’agit d’avoir une double consolation, parce que l’on a souffert doublement, et l’on a souffert doublement, pour quelle raison ? Tout simplement parce que nous avons pris sur nous d’être un royaume de prêtres et un peu plus sains. Et pour quelle raison ? Et également, nous avons péché doublement ? C’est parce que nous avons permis à l’intérieur du peuple d’Israël qu’il y ait également des autorités qui se succèdent et auxquelles nous nous sommes soumis. Nous avons accepté de composer avec elles, nous continuons à le faire quelque part, n’est-ce pas ?
Or, cela ne peut être admis, le peuple d’Israël doit être le seul maître sur sa terre. Et c’est avec cela qu’il se console, et c’est cela qui est fait l’objet de la prière constante, permanente, Chaque jour, trois fois par jour, c’est la reconstruction de Jérusalem, le retour à Sion, et le retour à Sion ou à Jérusalem, c’est la même chose. Être Sioniste, un vrai Sioniste, c’est celui qui fait de Yerushalayim sa pierre angulaire de lui. Il n’y a pas d’autre sionisme que cela puisque sion, en fin de compte, je vous l’ai déjà dit, c’est la réunion d’un édrain d’une part, du temple, d’autre part et du palais royal. Nous avons besoin de ces trois paramètres pour fonctionner normalement.
Nous ne les avons pas mais nous sommes en voie, en marche, ce n’était pas d’un jour à l’autre. Mais sachez tout de même que chaque fois que nous pleurons la destruction du premier temps, eh bien nous pleurons d’une part la perte de notre identité, de notre sol et de notre sanctuaire. Parce que c’est impossible de vivre à l’étranger sans accepter quelque part d’adopter les mœurs et les coutumes et la culture des autres. Et cela, en fin de compte, c’est tel un vêtement de mode qui altère notre façon de penser, notre façon d’être. En Torah Ketorat Eretz Yisraël. Il n’y a pas de Torah comme la Torah d’Eretz Yisraël. Pourquoi ? Parce que elle n’a été conçue que pour se réaliser pleinement et totalement en Eretz Yisraël.
et pas ailleurs. Donc il faut savoir que l’on peut s’accommoder de tous ces amants, de toutes ces personnes, de tous ces États qui nous ont ouvert leurs frontières, qui nous ont accordé le droit de résidence, vu la citoyenneté. Bon, cela n’a pas été facile à arracher, mais il ne faut pas oublier que tout ça a été perdu du jour au lendemain. Malheureusement, la dernière guerre nous a montré et nous gardons encore les séquelles bien profondes de ce retour, de ce chéoside, de l’Allemagne nazie, et c’est Nicole Oraveja, tous ceux qui nous ont aimé, tous ceux qui nous ont aimé, ne nous ont jamais véritablement aimé. Leur amour était plus un amour d’intérêt, plus un amour de hésed, une bonté, une clémence, une tolérance, mais aurait vraiment aimé le peuple d’Israël, nous voyons très bien que même les peuples qui sont prétendument nos alliés, ce sont ces mêmes peuples qui arment aujourd’hui les ennemis d’Israël. Donc oui, comment concilier cet amour dans un rapport de peuple à peuple ? Korea et Abakdouba, et c’est la raison pour laquelle il m’y a dit, tous ses amis, tous ceux qui se sont déclarés, ses amis, ils ont été, en réalité, ses ennemis. Au moment où il fallait qu’ils donnent l’épreuve de leur amour, ils se sont avérés être être. Bon il y a une différence entre Tsar et Oyèv. Oyèv c’est c’est un ennemi, on peut vivre avec un ennemi en bons termes, il nous déteste, mais on fait des affaires avec lui, on entretient de bons rapports, de voisinages, de sociétés, mais au fond de lui-même, il ne nous aime pas.
Nous le voyons, nous en avons des preuves aujourd’hui malheureusement, quand bien même nous serions venus que ce soit tout à fait le contraire. Alors, la distinction entre Oyev et Tsar, ça c’est l’oppresseur. L’oppresseur te déclare sa haine d’une façon franche. Et c’est pour cela qu’ici, il a mis Oyev en rapport avec Ohève. Vous voyez, Oyev et Ohève, quelle est la différence ? Un yud et un hé. Je n’insiste pas là-dessus. Alors, mais quelle est l’essence de l’ixime ? Galta, Yehuda, Meoni, Je passe au verset 3. Galta, Yehuda, Meoni, Umero, Avoda. Yehuda a été exilée par pauvreté, par trop de servitude. Elle a siégeé parmi les nations sans trouver le repos. Tous ses persécuteurs la teignent entre les détresses.
Et Oudin a été exilé par la pauvreté. De quelle pauvreté s’agit-il ? Il y a une pauvreté matérielle mais il y a aussi une pauvreté d’esprit. Faut-il ouvrir les yeux pour s’en rendre compte aujourd’hui quand on voit comment la haine est parcenée au sein du peuple par différents partis, différentes positions, différentes vues, et cela prête le flanc à d’autres, aux nations qui nous persécutent, qui nous haïssent, et nous sommes là. Qu’Altaï et Houda n’aient pas oublié, ils ont profité de nos faiblesses, de nos luttes internes, de notre pauvreté d’esprit. Omerova voda, alors que veut dire à ce moment-là Omerova voda, la traduction c’est par trop de servitude, oui, par trop de servitude, nous voulons plaire à tout, faire preuve d’une trop grande ouverture d’esprit, nous voulons tolérer, donner, servir, oui, de retour. Nous avons fait la preuve de tout cela, mais cela ne nous a pas aidé. Nous avons cherché des solutions, montantes provisoires. Nous avons payé de nous-mêmes. Nous avons aidé les autres. Nous leur avons trop donné. Cette servitude, qui est une générosité d’esprit qui s’est par la suite vérifié, comme nous sommes réduits, nous avons montré une certaine servilité vis-à-vis des autres nations, or ce n’est pas cette servilité qu’il fallait montrer, c’est plutôt tout à fait le contraire dans le domaine de l’esprit, comment allions-nous imposer notre façon de voir les choses et comment allions-nous servir nos propres valeurs aux autres nations ? Nous ne l’avons pas fait, nous avons voulu plutôt entrer dans le mode de pensée des autres nations et nous avons payé la facture de cela. Et alors on a préféré à ce moment là Comptez sur les autres nations comme quoi sur leur humanisme et nous allons nous installer parmi eux.
Or Yermia ici le reproche qu’il fait au peuple, c’est que les exilés ont pris goût à leur statut d’exilé, ils n’y pensent plus. Yashva Bagoyim, il considère qu’il faut véritablement composer avec les autres peuples. Et alors Lomas Amanoah, mais même en acceptant cela, est-ce qu’elle a trouvé le repos espéré, est-ce qu’on le sait ? Non, l’hommage à Maloar, elle n’a pas trouvé le repos, elle n’a pas trouvé la reconnaissance. De temps en temps, il y a des flambées qui remettent en question tout son acquis et Et tous ces persécuteurs l’ont atteint, l’ont comprimé entre les frontières. Entre les frontières, comment traduit le texte ici ? Entre les détresses. M. Nussbaum, très détresse, Benhamet Salim, c’est effectivement entre ses propres frontières qu’elle s’est dérachée et elle a été prisonnière de l’idéologie ou de la lecture qu’elle a voulu donner de la Torah pour trouver sa place parmi les nations.
Elle avait honte, elle était gênée de présenter cette Torah comme étant réellement un message divin propre au peuple juif, chargé de le transmettre et pas de l’imposer, de le transmettre comme fondement de pensée à une autre ouverture d’esprit, mais de là jusqu’à lui-même Prendre la liberté de l’adapter ou de l’adopter à la réalité, ça c’est bena metzalim. Qu’on l’a fait ici, voire bena metzalim, tous ces persécuteurs l’ont atteint, l’ont coincé, bena metzalim. Alors, d’adresse sillonne avec l’hôte mi beli ba emmoet. Continue le texte en disant Les routes de Sillonne sont enduyées, sans venant au rendez-vous. Toutes ses portes sont désolées, ses prêtres soupirent, Ces verges sont affligées, et elles-mêmes, c’est amer pour elles. D’Arrête, Sillon, Avellot, les voies de Sillon sont endeuillées.
Vous savez que, nous pour les vacances, il fallait se rendre aux trois Grandes Solennités, Chabuote et Soukote à Hirushalayim pour se recycler spirituellement, pour nouer de nouveaux contacts, se retrouver aux côtés des chefs spirituels du peuple, parce que ce qui importe dans le judaïsme, ce n’est pas le fait de vivre dans un mouvement de repli, toute l’alahe dans la plus stricte observance. Si cet alahe ne me projette pas sur l’autre, elle ne vaut rien, c’est une autre forme d’idolâtrie, parce que je me suis enfermé moi-même dans des pratiques qui ne me projettent pas sur mon prochain, sur ma société, sur mon peuple. Or, il faut véritablement que Je sors de mes limites et que je puisse aller au-devant des autres, mais ce n’est pas une escapade en montagne ou au bord de la mer pour des vacances.
Non, ça, c’est bon, on peut le faire, rien ne l’interdit, mais ce qui est important, c’est d’aller vivre spirituellement cette Torah dans la ville mère, c’est-à-dire Jérusalem, où étaient concentrées tous les Gaïanimes, au port de la ville, toute l’élite, et on pouvait aller de bête-mitrage en bête-mitrage pour écouter tel rave, tel conférencier, tel éducateur, tel juge, parce que les chéarines à l’époque, c’était là où se trouvaient les tribunaux, ce sont eux qui surveillaient les portes de la ville, les portes de la cité, ce sont les gardiens de la cité, et gardiens de la cité à l’époque ce n’était pas le bagasse, intégrer une personnes du Bagatz dans le Bédin à Elion aujourd’hui c’est tout à fait, il y a deux autorités et l’une ne reconnaît pas l’autre. Alors ce que déplore encore une poïrmien c’est d’Arhètes, ce sont les routes de Sion qui sont en veillée, non pas parce parce qu’Israël a été voué à la désolation une fois que son peuple a quitté, mais même lorsqu’il est revenu, les revenants n’ont pas fait preuve d’une résurrection spirituelle, d’une volonté de résection spirituelle de la vie.
Or, c’était ça ce qui faisait la fête, c’est là les réunions solanelles, les fêtes solanelles c’est par leurs réunions solanelles, c’était ça ce qui faisait la richesse d’un peuple qui ne voulait pas se laisser emporter par un esprit, un esprit statique, un esprit rigide, mais toujours en éveil, toujours en éveil. Mais ce qui était les gardiens de la cité ne sont plus là, les chefs spirituels ne sont plus sollicités, ne sont plus sollicités, au contraire, bien souvent l’objet du mépris. Mais tout l’autre était à nous gâte. Or, à l’époque, quel était le souci ? Le souci, c’était le mariage des jeunes filles qu’il fallait à tout prix. Auquel il fallait à tout prix trouver un prétendant.
Mais tout l’autre était à nous gâte. Et on avait instauré, deux jours, Yom Kippur, attention, le Yom Kippur était le jour de rencontre des jeunes hommes et des jeunes filles à l’époque, c’est-à-dire, c’était l’occasion pour les jeunes filles de se rendre, de sortir, d’emprunter des vêtements, de beaux vêtements, et de sortir à la recherche de leur amoureux, de leur prétendant et le 15 du mois d’avril. Et nos harami m’ont dit qu’il n’y avait pas des jours aussi heureux que ceux-là tout au long de la fête de l’année parce que ce qui était important c’est de construire l’avenir sur base d’une nouvelle cellule, d’une nouvelle famille, il ne fallait pas laisser la jeune fille attendre et chercher par elle-même à l’extérieur et D’ sait où elle va atterrir.
C’était une façon de faire rencontrer les familles, de peser les normes d’une nouvelle famille. C’était le sujet qui préoccupait les koanimes, qui occupait les gardiens de la cité. Véhi Marla, aujourd’hui, elle ressent de l’amertume, elle ne peut plus, elle ne peut plus. Hayyut Saré à l’héroge, pourquoi ? Parce que ses ennemis ont déclaré Lorraine, ils ne sont pas restés oyèves, ils sont devenus Tsarîm. Ça arrive, c’est-à-dire que ce sont eux qui occupent les postes de commande. Les postes de commande ne sont plus occupés par des personnes valeureuses au sein du peuple juif, qui veut mener sa campagne sur base d’un slogan. Où sont donc ces hommes qui étaient élus au sein du peuple alors qu’ils étaient un Chehaïl, des hommes vertueux, ils éloquent craignant D’, son ebatsa, détestant le profit. Alors ce sont ceux-là qui sont devenus les opresseurs, ce sont devenus ces gouvernants. Alors quand les opresseurs sont devenus des gouvernants, ces ennemis, ces ennemis qui n’osaient pas, eux, déclarer leur haine, mais qui entretenaient de bonnes relations, de bonnes conformités, n’est-ce pas, Shalou ? Ils ont retrouvé leur qui étude. Ils sont rassurés qu’il y a un non, Israël est consciente que dans cet exil elle n’est pas sans tâche, c’est elle qui a voté, c’est elle qui a négligé ses propres valeurs, ses repères, ses critères, elle a voulu, effectivement, s’émanciper, tout comme les autres nations, et, oh la laïa, est-ce qu’il y est le plus dangereux, c’est que si les adultes pouvaient tout au moins garder certains frontières, oh la laïa, accrochez-vous du flexage.
Ces enfants ont été pris en otage par ces opresseurs, ils ont été manipulés, ils ont été manmenés. Et quand les enfants ne sont plus à même de recevoir une éducation digne de leurs parents, de leur entourage, Alors, l’avenir du peuple est compromis, et si on perd tout son hadara, toute sa glorieuse, toute sa beauté, et à la fin, on se retrouve effectivement dans cette situation sans issue. Je m’aperçois un peu, je m’avance dans l’œil. Zakhra yérushalaïm yéne’oniya omroder Or ce qui est, ce qui peut être encore une perche de salut pour le peuple, c’est d’adhérer à son histoire. Zakhra yérushalaïm, que yérushalaïm se souvienne encore. Dans ces journées de pauvreté et de ces rébellions, tous ces trésors dont elles disposaient avant qu’aujourd’hui elles se retrouvent.
Elle se retrouve aujourd’hui entre les mains d’un ennemi, mais cet ennemi est à l’intérieur d’elle. Si l’ennemi est à l’intérieur, qui va l’aider ? Il n’y a pas d’aide. Chers amis, je ne voudrais pas finir sur cette note triste, cette entrée en matière au commentaire de Hera, mais vous avez dû vous rendre compte que ce qu’elle a dit il y a 2000 ans, c’est notre génération l’a vécu, d’abord dans le drame de la dernière guerre, mais elle a été le témoin de ce sourire que D’ a fait au peuple juif en lui donnant la possibilité, tout comme pour le second temple, de reconstruire son peuple, de reconstruire son pays. Il ne faudrait pas que nous perdions la chance de redonner un souffle nouveau à notre peuple, à notre valeur, et à réaliser l’intégralité de ce que D’ le joie l’on nous a donné dans nos frontières, de telle sorte que nous puissions véritablement être les maîtres de nos propres gouvernements et ne pas devoir s’appuyer sur des ennemis qui ne nous reconnaissent pas, des personnes qui déterminent, qui osent interférer dans notre projet d’avenir, parce que si d’aventure, si d’aventure, nous ne lisions pas et râmes comme il faut parce que c’est ça le souvenir. La mémoire active c’est de le réaliser constamment et de tirer la leçon à savoir que le deuxième temple qui était une ébauche de renaissance n’a pas excédé 70 ans, mais que ce ne soit pas la quenébauche et que nous puissions finalement mener à long terme cette esquisse d’un État qui, dans la capitale rocoum internationellement, sera Jérusalem, mais cela dépend de nous.
Chivému hachemelech havenachonva ha’techemelu chikeyde. Qu’on fasse un retour sur nous-mêmes, n’est-ce pas, et qu’on essaye de renouveler nos jours, notre façon de vivre, notre façon de nous repenser, Que qu’édem, que qu’édem, comme l’ont pensé nos ancêtres, nos anciens, ils ont rêvé de ce Jérusalem et ils continuent aujourd’hui au travers de leurs prières à vouloir retrouver ce sanctuaire, dans ces murs capables, n’ont pas tant de sacrifices d’animaux partout au loin. Les sacrifices d’animaux ne sont rien face aux drames des sacrifices humains qui sont faits de l’autre côté, et ça n’a pas de comparaison, mais c’est tout simplement Le fait que l’homme essaie de sacrifier sa bestialité, tout ce qui le réduit, tout ce qui le détruit, qui le roule de l’intérieur, pour faire valoir le tsel et le melokim, l’image du D’ qui importe en nous, que ce soit ainsi. Amen.
Voilà, si vous avez des questions à poser, avec plaisir. La première question, je vous laisse savoir pourquoi est-ce qu’on compare Israël une veuse et pas une femme seule, une femme isolée, une femme séparée, parce qu’elle n’est pas veuse. Achilleboko n’est pas mort. Pourquoi l’appeler veuse ? Peut-être parce que le temple a été détruit, on est Parce qu’une veuve ne cesse encore de pleurer son mari, elle ne cesse de pleurer son époux. Si elle est divorcée, il y a eu une rupture, et le mieux c’est en fin de compte d’oublier. La veuve, c’est inattendu, mais nous avons dit, nous avons précisé, telle une veuve est pas une veuve. Parce que l’alliance que nous avons avec D’, je l’ai dit en introduction, c’est celle d’un père et fils ou d’époux à épouse.
L’assemblée d’Israël est l’épouse de D’. Et quand D’ parle par la voix de son prophète, et dit « est-ce que tu penses que je vais te donner un acte de divorce, tu peux attendre, je ne te répéterai jamais ». J’ai une autre question beaucoup plus importante. Je n’ai pas très bien compris le paradoxe entre le fait d’avoir un ennemi à l’intérieur, donc on le ressent très fort aujourd’hui, et le fait d’avoir une unité d’Israël quand on sait que l’ennemi est de saint Israël. Comment est-ce qu’on peut faire une unité quand une part d’Israël est une ennemie de l’autre ? Ce n’est pas dans le sens où c’est deux versions différentes de la Torah. C’est une version, il y a un camp qui est pour et plus ou moins pour et contre, plus ou moins.
Donc je veux dire, comment est-ce que vous pouvez demander qu’il y ait une unité avec des personnes qui sont viscéralement contre la Torah. Bon, alors c’est effectivement une bonne question. Si vous faites le rapport avec ce qui se dit aujourd’hui, nous sommes entre la droite et la gauche, comme on veut le voir ainsi sommairement, Il y a une droite qui repose principalement sur ses anciennes valeurs, sur son ancien acquis, sur l’amour de l’État d’Israël, du retour à Sion, plein et entier. Et bien bon, cette gauche voudrait en quelque sorte n’est pas être le reflet de la gauche des nations et combien même elle est supportée par elle et soutenue par elle et vouloir plutôt rompre avec tout le côté disons biblique de la tâche d’Israël à ses valeurs Parce que, disons-le franchement, sans la reconnaissance de la Bible, il n’y a pas de reconnaissance de terre d’Israël.
La terre d’Israël ne nous appartient pas et nous n’avons pas à la réclamer. Nous ne la réclamons qu’à partir de la reconnaissance de l’héritage de la Biblique et pas autrement. Alors, la clé est dans l’éducation. Or, si cette éducation ne se fait pas à la base, et si, à l’intérieur du pays, il y a toujours une volonté de laïcité dans les écoles, ça risque de prendre beaucoup, beaucoup de volets et justement je m’empeignais hier à table avec un gendre à moi et il me disait mais peut-être c’est, ce sont les temps messianiques. Alors je lui ai répondu, si c’est le temps lycéenique, eh bien qu’il vienne, mais je ne veux pas y assister parce que ces temps lycéeniques nous les payerons très chers.
Et si c’est au prix d’une mutilation au sein du peuple par des frères et ennemis, je ne veux pas en mettre le témoin parce que malheureusement c’est ce qui risque de se passer. à force de semer la haine et de multiplier les frontières, entre les personnes, alors à quoi bon ça te l’est à construire un pays si c’est pour le donner aux autres, pour l’offrir sur un plateau d’argent aux autres, nous y avons investi tellement tellement de vie, tellement d’efforts, tellement de génération, tellement d’amour, et mettre une autorité palestinienne à l’intérieur d’Israël, c’est la mort d’Israël à long terme. Je dis à long terme, pour ne pas dire après les chiences. On ne peut pas, à l’intérieur des frontières qui ont été assignées au peuple juif par le même livre qui nous a donné la terre, on ne peut pas installer un corps ennemi.
C’est tout simplement offrir un terrain d’atterrissage à tous ceux qui pourraient effectivement venir leur donner leur prêtée main forte pour nous rejeter de notre terre. Je ne comprends pas qu’il puisse y avoir des gens qui ne voient pas ce mal et je ne comprends pas qu’on puisse aujourd’hui prêter une place déterminante parce que c’est elle qui aujourd’hui maintient le gouvernement en place à des personnes qui ne reconnaissent même pas l’État d’Israël, qui la combattent au fond de nez, où nous sommes arrivés, ça c’est un détrait de erreur. Donc finalement, excusez-moi, parce que vous parlez tout le temps d’art d’outre, d’unité, en fait il n’y a pas de possibilité d’unité quand d’un autre côté il y a une telle opposition à des aspects fondamentaux.
C’est problématique, c’est problématique. Nous ne serons jamais un peuple d’un seul moule, d’un seul tenant. Nous nous sommes formés à partir de 12 tribus. Bon, ça va. Mais il y a des dénominateurs communs que nous ne pouvons pas perdre de vue. Sinon, ce n’est pas possible de les dissuader. La Torah, la terre d’Israël est le peuple d’Israël comme disait Lora Fouck. Mais Lora Fouck ne le dit qu’au travers de la Torah elle-même. Ce n’est pas la peine, il n’a jamais existé de peuple juif pratiquant la Torah depuis le jeune enfant jusqu’au plus grand dans l’ensemble. Il y a eu cette période dans l’histoire du peuple d’Israël. Mais il y a des lignes rouges qui n’ont pas été franchies.
Et quand elles ont été franchies, c’était par non pas des organisations, c’était uniquement des individualités qui ont été combattues. C’est à ce moment-là que servait le Bagaz à l’époque. Il était le veilleur de nuit de toutes ces fuites qui prenaient corps dans la nuit d’Israël, dans les moments les plus sombres d’Israël. Mais ce que déplore Yeshaïa, c’est s’arrayer sur les rimes de l’Avriganabine. C’est quand les ministres sont devenus des rebelles et des amis de voleurs, des compagnons de voleurs. Alors là c’est beaucoup plus difficile, beaucoup plus difficile. Autre question, voilà, donc le prochain cours, on va étudier Iau, parce qu’on a l’habitude de lire Iau. Le jour de Tishabe-Av, vous savez que le jour de Tishabe-Av, on ne peut pas étudier la Torah parce qu’on a été infidèles à la Torah. Qu’est-ce que nous allons l’apprendre au moment où nous avons tout perdu ? Si nous avons tout perdu, si nous sommes dans la déprime alors que la Torah devait être notre source de joie, notre source d’inspiration, eh bien on ne l’étudie pas le jour de Tishaveh. Le jour de Tishaveh est interdit d’étudier la Torah mais par Par contre, on peut étudier Ehra et on peut étudier Io.
Alors on vient, à la semaine prochaine, shavu rato.
Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi les jours de jeûne.