Le samedi soir, quand trois étoiles sont apparues, une flamme tressée s’allume, une coupe de vin est levée, une petite boîte d’aromates passe de main en main, et une courte bénédiction sépare le Chabbat de la semaine. Ce rituel s’appelle la havdala, « séparation ». Pourquoi du vin, pourquoi des épices, pourquoi une flamme, et qu’est-ce que cette bénédiction sépare au juste ? Cet article répond à partir de la Torah, de la Michna, du Talmud, de Maïmonide et du Choulhan Aroukh, en distinguant ce qui est halakha (loi pratique) de ce qui relève de la lecture morale ou mystique, et en signalant les divergences d’usage entre communautés.
La havdala est la bénédiction qui marque la sortie du Chabbat, comme le kiddouch (la sanctification) en marque l’entrée. Elle se dit à la synagogue dans la prière du samedi soir, puis à la maison sur une coupe de vin, avec trois bénédictions préalables : sur le vin, sur les aromates et sur la flamme (ordre mnémotechnique « YaBNeH » : yayin, besamim, ner, havdala). Elle conclut par la bénédiction « qui sépare le sacré du profane, la lumière de l’obscurité, Israël des nations, le septième jour des six jours de travail ». On ne mange ni ne boit (sauf de l’eau) avant de l’avoir dite, et, si on l’a oubliée, on peut la dire jusqu’à la fin du mardi. Hommes et femmes y sont tenus.
1. Un mot, une idée : séparer
Le mot havdala vient de la racine _bdl_, « séparer, distinguer ». C’est le verbe même de la Création : « Et D’ vit que la lumière était bonne, et D’ sépara la lumière de l’obscurité » (Bereshit 1, 4) ; « Il fit le firmament et sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament des eaux qui sont au-dessus » (Bereshit 1, 7). Le monde se construit en traçant des frontières.
La Torah reprend ce verbe pour la vie morale et rituelle : les prêtres doivent « distinguer entre le sacré et le profane, entre l’impur et le pur » (Vayikra 10, 10 ; voir aussi Vayikra 11, 47) ; les lévites sont « mis à part » parmi les enfants d’Israël (Bamidbar 8, 14) ; et Israël lui-même est « séparé des peuples » : « Je suis l’Éternel votre D’, qui vous ai séparés des peuples » (Vayikra 20, 24 ; Vayikra 20, 26). La havdala du samedi soir condense ces séparations.
Le Talmud en fait une règle de rédaction. Rabbi Yehoshoua ben Lévi enseigne que celui qui fait la havdala doit dire des séparations « semblables à celles que dit la Torah », et une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) donne la liste :
« Quel est l’ordre des séparations ? On dit : “Celui qui sépare le sacré du profane, la lumière de l’obscurité, Israël des nations, le septième jour des six jours de l’œuvre ; l’impur du pur, la mer de la terre ferme, les eaux supérieures des eaux inférieures, les cohanim des lévites et des israélites.” »
(Pessahim 104a) — הַמַּבְדִּיל בֵּין קוֹדֶשׁ לְחוֹל, בֵּין אוֹר לְחוֹשֶׁךְ, בֵּין יִשְׂרָאֵל לָעַמִּים, וּבֵין יוֹם הַשְּׁבִיעִי לְשֵׁשֶׁת יְמֵי הַמַּעֲשֶׂה, בֵּין טָמֵא לְטָהוֹר, בֵּין הַיָּם לֶחָרָבָה, בֵּין מַיִם הָעֶלְיוֹנִים לְמַיִם הַתַּחְתּוֹנִים, בֵּין כֹּהֲנִים לִלְוִיִּם וְיִשְׂרְאֵלִים
Le texte que l’on récite aujourd’hui n’en retient que quatre : sacré et profane, lumière et obscurité, Israël et les nations, septième jour et six jours de travail (formule donnée par Rambam, Michné Torah, Hilkhot Chabbat 29, 3 et par le Tour, Ora’h ’Haïm 299).
2. Ce que dit la Torah : « Souviens-toi du jour du Chabbat »
La Torah ne contient pas de verset qui ordonne la havdala par son nom. Le fondement est le premier mot du quatrième commandement :
« Souviens-toi (zakhor) du jour du Chabbat pour le sanctifier. »
(Chemot 20, 8) — זָכוֹר אֶת־יוֹם הַשַּׁבָּת לְקַדְּשֽׁוֹ׃
Le Talmud lit ce verset comme une double obligation de « mentionner » le Chabbat à voix haute, à son entrée et à sa sortie :
« Nos maîtres ont enseigné : “Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier” : souviens-t’en sur le vin. »
(Pessahim 106a) — תָּנוּ רַבָּנַן: ״זָכוֹר אֶת יוֹם הַשַּׁבָּת לְקַדְּשׁוֹ״ — זוֹכְרֵהוּ עַל הַיַּיִן
Rambam en tire la formulation la plus nette de la halakha :
« C’est une mitsva positive de la Torah de sanctifier le jour du Chabbat par des paroles, comme il est dit : “Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier” ; c’est-à-dire : souviens-t’en d’un souvenir de louange et de sanctification. Et il faut s’en souvenir à son entrée et à sa sortie : à son entrée par le kiddouch du jour, et à sa sortie par la havdala. »
(Rambam, Michné Torah, Hilkhot Chabbat 29, 1) — מִצְוַת עֲשֵׂה מִן הַתּוֹרָה לְקַדֵּשׁ אֶת יוֹם הַשַּׁבָּת בִּדְבָרִים שֶׁנֶּאֱמַר (שמות כ ח) « זָכוֹר אֶת יוֹם הַשַּׁבָּת לְקַדְּשׁוֹ ». כְּלוֹמַר זָכְרֵהוּ זְכִירַת שֶׁבַח וְקִדּוּשׁ. וְצָרִיךְ לְזָכְרֵהוּ בִּכְנִיסָתוֹ וּבִיצִיאָתוֹ. בִּכְנִיסָתוֹ בְּקִדּוּשׁ הַיּוֹם וּבִיצִיאָתוֹ בְּהַבְדָּלָה
Distinguons deux niveaux. Au niveau de la Torah, selon Rambam, l’obligation est de sanctifier le Chabbat par la parole, à son entrée et à sa sortie ; la prière du soir et la bénédiction de havdala dans la prière suffisent à la remplir. Au niveau des Sages, le cadre est celui de la coupe de vin : Rambam précise que « c’est de l’ordre des paroles des scribes (divré soferim) de sanctifier sur le vin et de faire la havdala sur le vin », et que, même si l’on a déjà fait la havdala dans la prière, il faut la refaire sur la coupe (Hilkhot Chabbat 29, 6). Le statut exact de la havdala (de la Torah ou des Sages) a fait l’objet de discussions entre décisionnaires ; ici nous suivons la présentation de Rambam, et nous la signalons comme point à faire relire.
Le verset de Chemot 20, 8 a un pendant : « Observe (shamor) le jour du Chabbat pour le sanctifier » (Devarim 5, 12). Zakhor, « se souvenir », et shamor, « garder », sont à la base de toute la loi du Chabbat. Zakhor est la mitsva de la parole : kiddouch le vendredi soir, havdala le samedi soir.
3. Histoire : de la prière à la coupe
La prière d’abord
La plus ancienne forme de la havdala est une insertion dans la prière. La Michna (ordre Zeraïm, traité Berakhot) en fixe la place : « et la havdala dans [la bénédiction] ’honen hadaat » (Michna Berakhot 5, 2) : c’est la quatrième bénédiction de la prière en semaine, celle de l’intelligence (« Tu accordes à l’homme la connaissance ») que l’on dit à l’office du samedi soir (Atta ’honantanou). Rabbi Akiva voulait la dire comme une quatrième bénédiction à part entière, Rabbi Eliezer dans la bénédiction de remerciement (Michna Berakhot 5, 2).
Pourquoi dans cette bénédiction-là ? Le Talmud répond par deux raisons :
« Rav Yossef dit : puisqu’elle est sagesse, on l’a fixée dans la bénédiction de la sagesse. Et les Sages disent : puisqu’elle est de l’ordre du profane (’hol), on l’a fixée dans une bénédiction du profane. »
(Berakhot 33a) — מִתּוֹךְ שֶׁהִיא חָכְמָה, קְבָעוּהָ בְּבִרְכַּת חָכְמָה. וְרַבָּנַן אָמְרִי: מִתּוֹךְ שֶׁהִיא חוֹל, לְפִיכָךְ קְבָעוּהָ בְּבִרְכַּת חוֹל
La séparation entre sacré et profane est un acte d’intelligence : savoir distinguer est la première forme de sagesse. C’est pourquoi la première des bénédictions « profanes » de la prière quotidienne, celle de la daat (connaissance), accueille la havdala.
Puis la coupe
Le Talmud raconte comment on est passé de la prière à la coupe de vin :
« Les hommes de la Grande Assemblée ont institué pour Israël des bénédictions et des prières, des sanctifications (kedoushot) et des havdalot. Au début, ils les fixèrent dans la prière. Quand ils s’enrichirent, ils les fixèrent sur la coupe. Quand ils s’appauvrirent de nouveau, ils les fixèrent à nouveau dans la prière. Et ils dirent : celui qui fait la havdala dans la prière doit [aussi] faire la havdala sur la coupe. »
(Berakhot 33a) — אַנְשֵׁי כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה תִּקְּנוּ לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל בְּרָכוֹת וּתְפִלּוֹת, קְדוּשּׁוֹת וְהַבְדָּלוֹת. בַּתְּחִלָּה קְבָעוּהָ בַּתְּפִלָּה. הֶעֱשִׁירוּ — קְבָעוּהָ עַל הַכּוֹס. חָזְרוּ וְהֶעֱנוּ — קְבָעוּהָ בַּתְּפִלָּה. וְהֵם אָמְרוּ: הַמַּבְדִּיל בַּתְּפִלָּה — צָרִיךְ שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס
La tradition rapporte donc que l’institution remonte aux « hommes de la Grande Assemblée » (Anché Knesset HaGuedola), la génération des sages du début du Second Temple, selon la tradition. Le récit, d’une grande sobriété, rattache la havdala aux fortunes du peuple : quand on est riche, on consacre le vin ; quand on est pauvre, on se contente de la parole. Le résultat final est cumulatif : prière et coupe (Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 294, 1).
Sur le plan historique, il n’existe pas de vestige archéologique propre à la havdala du Chabbat dont on puisse parler avec certitude ; ce que l’on peut dater, ce sont les objets rituels. La boîte à aromates (besamim), devenue un objet d’art, apparaît dans des références documentées entre le XIe et le XIIIe siècle et se répand largement aux XVIe et XVIIe siècles ; les communautés ashkénazes de Pologne et d’Allemagne ont favorisé les « tours » en filigrane d’argent, souvent ornées de clochettes et de petits drapeaux, tandis que les communautés séfarades ont davantage fait appel à des formes de fruits (d’après des synthèses de muséographie du judaïca ; à confirmer pour un lecteur qui voudrait citer ces dates).

4. Le déroulement de la havdala à la maison
L’ordre : YaBNeH
La Michna (Berakhot 8, 5) rapporte une dispute entre l’école de Chammaï et celle de Hillel sur l’ordre des bénédictions quand le repas se prolonge jusqu’à la sortie du Chabbat :
« L’école de Chammaï dit : la flamme, le repas, les aromates, la havdala. L’école de Hillel dit : la flamme, les aromates, le repas, la havdala. L’école de Chammaï dit : “qui a créé (bara) la lumière du feu” ; et l’école de Hillel dit : “qui crée (boré) les lumières du feu”. »
(Michna Berakhot 8, 5) — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, נֵר וּמָזוֹן וּבְשָׂמִים וְהַבְדָּלָה. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, נֵר וּבְשָׂמִים וּמָזוֹן וְהַבְדָּלָה. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים, שֶׁבָּרָא מְאוֹר הָאֵשׁ. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים, בּוֹרֵא מְאוֹרֵי הָאֵש
La halakha pratique, telle que la fixent Rambam (Hilkhot Chabbat 29, 24) et le Choulhan Aroukh, est celle-ci : vin, aromates, flamme, puis havdala :
« L’ordre de la havdala à la sortie du Chabbat : on bénit sur le vin, puis sur les aromates, puis sur la flamme. Et comment bénit-on sur la flamme ? “Boré méoré haèch” (qui crée les lumières du feu). Puis on fait la havdala. »
(Rambam, Hilkhot Chabbat 29, 24) — סֵדֶר הַבְדָּלָה בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּת. מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן וְאַחַר כָּךְ עַל הַבְּשָׂמִים וְאַחַר כָּךְ עַל הַנֵּר. וְכֵיצַד מְבָרֵךְ עַל הַנֵּר, בּוֹרֵא מְאוֹרֵי הָאֵשׁ. וְאַחַר כָּךְ מַבְדִּיל
Le Choulhan Aroukh (Ora’h ’Haïm 296, 1) l’exprime ainsi : « סדר הבדלה יין בשמים נר הבדלה וסימנך יבנ״ה » (« ordre de la havdala : vin, aromates, flamme, havdala ; et ton moyen mnémotechnique : YaBNeH »). Le Choulhan Aroukh ajoute qu’on veille à ce que la coupe ne soit pas « ébréchée » (pagoum), c’est-à-dire entamée. On en trouve l’écho talmudique : Rav Ashi explique que « une coupe de bénédiction exige une mesure minimale » (Pessahim 106a), et certains sages évitaient jusqu’à une cruche déjà entamée.
À noter : quand une fête tombe le samedi soir, l’ordre devient YaKNeHaZ (yayin, kiddouch, ner, havdala, zeman, la bénédiction chéhé’héyanou « du temps »), selon Pessahim 102b-103a, où la halakha est fixée comme l’avis de Rava (Pessahim 103a).
Le vin
La havdala se fait sur une coupe de vin (« coupe de bénédiction », kos chel berakha). Rambam précise (Hilkhot Chabbat 29, 6) que l’on bénit sur le vin puis qu’on sanctifie. Si l’on n’a pas de vin, le Choulhan Aroukh admet les boissons de grande consommation locale, appelées ’hamar médina (littéralement « le vin du pays »), sur le précédent du Talmud : le sage Amémar, de passage dans un endroit où il n’y avait pas de vin, avait d’abord refusé la bière, puis, apprenant que le vin y était rare, avait fait la havdala sur la bière (Pessahim 107a). Le Choulhan Aroukh (Ora’h ’Haïm 296, 2) reprend la règle : on ne fait pas la havdala sur du pain, mais on peut la faire sur une boisson qui est le « vin du pays », à l’exclusion de l’eau. Le Rema ajoute qu’il vaut mieux faire la havdala sur un vin dont la coupe est entamée que sur de la bière.
Un cas de conscience classique : un homme qui n’a pas de quoi acheter du vin à la fois pour le kiddouch du vendredi et pour la havdala doit l’acheter pour la havdala, « car le kiddouch peut se faire sur le pain » (Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 296, 4). L’achat d’huile pour la lampe de ’Hanouka passe d’ailleurs avant celui du vin de la havdala (Ora’h ’Haïm 296, 5).
Les aromates
Pourquoi des épices ? Rambam donne la raison la plus simple :
« Pourquoi bénit-on sur les aromates à la sortie du Chabbat ? Parce que l’âme s’attriste du départ du Chabbat : on la réjouit et on la réconforte par un bon parfum. »
(Rambam, Hilkhot Chabbat 29, 29) — וְלָמָּה מְבָרְכִים עַל הַבְּשָׂמִים בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּת מִפְּנֵי שֶׁהַנֶּפֶשׁ דּוֹאֶבֶת לִיצִיאַת שַׁבָּת מְשַׂמְּחִין אוֹתָהּ וּמְיַשְּׁבִין אוֹתָהּ בְּרֵיחַ טוֹב:
Cette explication renvoie à deux enseignements talmudiques. D’abord, celui de Rabbi Chimon ben Lakich (Resh Lakich) : D’ donne à l’homme une « âme supplémentaire » (néchama yétéra) la veille du Chabbat et la lui retire à sa sortie :
« Resh Lakich a dit : D’ le Saint, béni soit-Il, donne à l’homme une âme supplémentaire la veille du Chabbat, et à la sortie du Chabbat Il la lui reprend, comme il est dit : “Il cessa et se reposa (vayinafach)” (Chemot 31, 17) : dès qu’il a cessé [de travailler], malheur (vaï) à l’âme (néfech) perdue. »
(Beitsa 16a) — רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: נְשָׁמָה יְתֵירָה נוֹתֵן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בָּאָדָם עֶרֶב שַׁבָּת, וּלְמוֹצָאֵי שַׁבָּת נוֹטְלִין אוֹתָהּ הֵימֶנּוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שָׁבַת וַיִּנָּפַשׁ״, כֵּיוָן שֶׁשָּׁבַת וַוי אָבְדָה נֶפֶש
Ensuite, le principe que la bénédiction sur les odeurs concerne ce dont « l’âme profite et non le corps » :
« Rav Zoutra bar Toviya dit au nom de Rav : d’où sait-on que l’on bénit sur l’odeur ? Il est dit : “Que toute âme loue Yah” (Tehilim 150, 6). Quelle chose est-ce dont l’âme profite et dont le corps ne profite pas ? C’est l’odeur. »
(Berakhot 43b) — אָמַר רַב זוּטְרָא בַּר טוֹבִיָּה אָמַר רַב: מִנַּיִן שֶׁמְּבָרְכִין עַל הָרֵיחַ? — שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּל הַנְּשָׁמָה תְּהַלֵּל יָהּ״. אֵיזֶהוּ דָּבָר שֶׁהַנְּשָׁמָה נֶהֱנֵית מִמֶּנּוּ וְאֵין הַגּוּף נֶהֱנֶה מִמֶּנּוּ? — הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה הָרֵיח
Le Choulhan Aroukh précise que l’on bénit sur les aromates « si l’on en a » et que l’on n’a pas à en chercher à tout prix (Ora’h ’Haïm 297, 1) ; il écarte les aromates d’une salle d’eau, ceux des morts et ceux d’un banquet idolâtre (Ora’h ’Haïm 297, 2, d’après Michna Berakhot 8, 6). Le Rema indique l’usage ashkénaze de tenir le vin dans la main droite et le myrte (hadass) dans la gauche, puis d’inverser pour la bénédiction (Ora’h ’Haïm 296, 6).
Lecture spirituelle (mussar et kabbale). La notion d’« âme supplémentaire » est la base de lectures kabbalistiques : le Chabbat élève l’homme, et la sortie du Chabbat est un deuil léger, adouci par le parfum. C’est une lecture, non une obligation ; la halakha demande simplement de bénir sur un bon parfum.
La flamme
La flamme de la havdala a une origine particulière, que le Talmud rattache au premier homme :
« À la sortie du Chabbat, le Saint, béni soit-Il, donna à Adam le premier une connaissance semblable à celle d’en haut : il apporta deux pierres, les frotta l’une contre l’autre, et il en sortit du feu. »
(Pessahim 54a) — וּבְמוֹצָאֵי שַׁבָּת נָתַן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא דֵּיעָה בְּאָדָם הָרִאשׁוֹן מֵעֵין דּוּגְמָא שֶׁל מַעְלָה, וְהֵבִיא שְׁנֵי אֲבָנִים וּטְחָנָן זוֹ בָּזוֹ, וְיָצָא מֵהֶן אוּר
Selon cette tradition, le feu, pensé la veille du Chabbat, n’a été « créé » dans les faits que le samedi soir, par la main de l’homme. Rambam en tire une règle : on bénit même sur un feu tiré de pierres ou de bois à la sortie du Chabbat « parce que c’est le début de sa création par les hommes », alors qu’à la sortie de Kippour on ne bénit que sur un feu qui « s’est reposé » (Hilkhot Chabbat 29, 27).
Plusieurs règles pratiques en découlent :
- On ne bénit sur la flamme que si l’on peut en profiter (Michna Berakhot 8, 6 : « on ne bénit pas sur la flamme avant d’avoir profité de sa lumière »), c’est-à-dire être assez proche pour distinguer une pièce de monnaie d’une autre (Rambam, Hilkhot Chabbat 29, 25 ; Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 298, 4).
- La flamme préférée est une torche (avoukah), d’où la bougie à plusieurs mèches tressées ; le Rema précise qu’une bougie à deux mèches compte comme une torche (Ora’h ’Haïm 298, 2).
- L’usage de regarder ses ongles et la paume de ses mains à la lueur de la flamme est rapporté par le Choulhan Aroukh, et le Rema en donne la forme, avec renvoi au Zohar (Ora’h ’Haïm 298, 3). C’est un usage d’origine kabbalistique ; chacun y reconnaît le geste de « profiter » de la lumière en l’utilisant.
- On ne bénit pas sur une flamme appartenant à un idolâtre ou allumée pour les morts (Michna Berakhot 8, 6).
La bénédiction de séparation et le rite
La formule de base est donnée par Rambam :
« Béni sois-Tu, Éternel notre D’, Roi du monde, qui sépare le sacré du profane, la lumière de l’obscurité, Israël des nations, le septième jour des six jours de l’œuvre. Béni sois-Tu, Éternel, qui sépare le sacré du profane. »
(Rambam, Hilkhot Chabbat 29, 3) — וְזֶה הוּא נֹסַח הַהַבְדָּלָה. בָּרוּךְ אַתָּה ה’ אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם הַמַּבְדִּיל בֵּין קֹדֶשׁ לְחל וּבֵין אוֹר לְחשֶׁךְ בֵּין יִשְׂרָאֵל לָעַמִּים וּבֵין יוֹם הַשְּׁבִיעִי לְשֵׁשֶׁת יְמֵי הַמַּעֲשֶׂה בָּרוּךְ אַתָּה ה’ הַמַּבְדִּיל בֵּין קֹדֶשׁ לְחל:
Divergences d’usage. Le Rema rapporte l’usage ashkénaze de réciter avant la havdala des versets de salut et de bénédiction, qui ouvrent sur « Voici, D’ est mon salut » (Yéchayahou 12, 2-3), « Je lèverai la coupe des délivrances » (Tehilim 116, 13) et « Pour les Juifs il y eut lumière et joie » (Esther 8, 16), et de regarder la coupe et la flamme pendant la bénédiction. Il rapporte aussi l’usage de laisser déborder un peu de vin sur la table avant de conclure (« signe de bénédiction ») et de l’utiliser ensuite pour éteindre la flamme et, pour certains, s’en frotter les yeux « par affection pour la mitsva » (Ora’h ’Haïm 296, 1). Le Rema indique aussi que l’on fait la havdala debout « dans ces pays » alors que le Choulhan Aroukh la veut assise (Ora’h ’Haïm 296, 6).
L’opposition entre la lecture du Choulhan Aroukh (assis) et celle du Rema (debout) illustre une règle fréquente : le Mehaber (R. Yossef Karo) reflète la pratique séfarade, le Rema la pratique ashkénaze.
5. Qui, quand, et que faire si on l’a oubliée
Quand ?
La havdala se dit à la tombée de la nuit, quand trois étoiles « moyennes » sont apparues (Rambam, Hilkhot Chabbat 5, 4). L’horaire exact varie selon le lieu et l’usage de la communauté : on consulte le calendrier local. À la synagogue, le chantre la dit pour ceux qui n’ont pas de vin (Rema, Ora’h ’Haïm 295, 1). Même si l’on a entendu la havdala à la synagogue, on la fait à la maison si l’on avait l’intention de ne pas s’en acquitter par là (Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 296, 7).
Interdits avant la havdala
« De même, dès que le jour est sorti, il est interdit de commencer à manger, à boire, à faire un travail ou à goûter quoi que ce soit avant d’avoir fait la havdala. Boire de l’eau est permis. »
(Rambam, Hilkhot Chabbat 29, 5) — וְכֵן מִשֶּׁיָּצָא הַיּוֹם אָסוּר לוֹ לְהַתְחִיל לֶאֱכל וְלִשְׁתּוֹת וְלַעֲשׂוֹת מְלָאכָה אוֹ לִטְעֹם כְּלוּם עַד שֶׁיַּבְדִּיל. וְלִשְׁתּוֹת מַיִם מֻתָּר
Le Choulhan Aroukh (Ora’h ’Haïm 299, 1) reprend la règle, avec une nuance : celui qui était déjà à table avant la tombée de la nuit n’a pas à s’interrompre. En pratique, c’est le sujet le plus fréquent de questions : on consultera un rabbin pour les cas concrets (malade, voyage, repas prolongé).
Si on l’a oubliée
« Celui qui a oublié de faire la havdala à la sortie du Chabbat la fait jusqu’à la fin du mardi (yom chelichi). »
(Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 299, 6) — שכח ולא הבדיל במוצאי שבת מבדיל עד סוף יום ג׳
L’origine est talmudique : « les fils de Rabbi ’Hiya » disaient que celui qui n’a pas fait la havdala peut la faire pendant toute la semaine, et Rabbi Zeira fixait la limite au mercredi (Pessahim 106a). Rambam (Hilkhot Chabbat 29, 4) et le Choulhan Aroukh retiennent « jusqu’à la fin du mardi », avec une opinion minoritaire qui limite à dimanche, que le Rema écarte. Dans ce cas on dit la bénédiction du vin et « qui sépare le sacré du profane », mais non les bénédictions sur la flamme et les aromates, qui ne se disent que le samedi soir.
Qui est tenu ?
Hommes et femmes sont tenus. Le Choulhan Aroukh écrit :
« Les femmes sont tenues à la havdala, comme elles le sont au kiddouch ; mais il y a un avis contraire. »
(Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 296, 8) — נשים חייבות בהבדלה כשם שחייבות בקידוש ויש מי שחולק
Le Rema en conclut que, par prudence, les femmes ne font pas la havdala pour elles-mêmes mais l’entendent d’un homme. Selon les communautés, l’usage varie sur ce point : on suivra l’avis de son rabbin, notamment pour le cas d’une femme qui vit seule.
6. Après la havdala : Éliyahou, Hamavdil, Melavé Malka
Éliyahou HaNavi
On chante « Éliyahou HaNavi » à la sortie du Chabbat. Le Tour (Ora’h ’Haïm 295) en donne la raison, d’après un auteur plus ancien :
« On a l’habitude de mentionner Éliyahou le prophète, et [l’auteur abrégé « B »H »] explique la raison : car il est destiné à annoncer la délivrance ; et il est dit dans Erouvin (43b) qu’il est promis à Israël qu’Éliyahou ne vient ni la veille des Chabbats ni la veille des fêtes. C’est pourquoi nous prions : puisque le Chabbat est passé et qu’il peut venir, qu’il vienne et nous annonce [la délivrance]. »
(Tour, Ora’h ’Haïm 295) — ורגילין להזכיר אליהו הנביא ופירש ב »ה הטעם לפי שהוא עתיד לבשר הגאולה ואיתא בעירובין (מג:) מובטח להן לישראל שאין אליהו בא לא בערבי שבתות ולא בערבי י »ט וע »כ אנו מתפללין כיון שעבר השבת ויכול לבא שיבא ויבשרנו
La promesse invoquée vient du Talmud :
« Il est déjà promis à Israël qu’Éliyahou ne vient ni les veilles de Chabbat ni les veilles de fêtes, à cause de la peine [des préparatifs]. »
(Erouvin 43b) — כְּבָר מוּבְטָח לָהֶן לְיִשְׂרָאֵל שֶׁאֵין אֵלִיָּהוּ בָּא לֹא בְּעַרְבֵי שַׁבָּתוֹת וְלֹא בְּעַרְבֵי יָמִים טוֹבִים, מִפְּנֵי הַטּוֹרַח.
Le verset qui fonde l’attente est celui de Malakhi : « Voici que Je vous envoie Éliyahou le prophète avant que vienne le jour de l’Éternel, grand et redoutable » (Malakhi 3, 23). Samedi soir est donc le premier moment où l’on peut espérer son arrivée ; d’où le chant, qui exprime aussi l’espérance messianique.
Le chant « Hamavdil »
Le chant « Hamavdil bein kodech lé’hol » est attribué à Its’hak ibn Guiyat (Espagne, XIe siècle ; 1030-1089 environ), à l’origine composé pour l’office de Néïla de Kippour ; il s’est installé dans la liturgie du samedi soir. L’attribution à Ibn Guiyat est une attribution traditionnelle, non établie avec certitude.
Le Melavé Malka
Le Talmud encourage à prolonger le Chabbat à table :
« Rabbi ’Hanina a dit : on dressera toujours sa table à la sortie du Chabbat, même si l’on n’a besoin que d’une olive. »
(Chabbat 119b) — וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לְעוֹלָם יְסַדֵּר אָדָם שֻׁלְחָנוֹ בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּת, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ אֶלָּא לִכְזַיִת
Rambam l’énonce comme une règle : « pour l’honorer à son entrée et à sa sortie » (Hilkhot Chabbat 30, 5), et le Choulhan Aroukh (Ora’h ’Haïm 300, 1) précise l’expression : « pour accompagner le Chabbat » (lelavot et haChabbat). La Michna Beroura (300, 1) commente : il s’agit de mettre une nappe sur la table, selon l’usage de respect, sans être tenu de cuisiner davantage que ce qu’on a besoin de manger. Cette « escorte de la reine » (Melavé Malka) est donc la dernière marche du Chabbat.
7. Que veut dire la havdala ? Plusieurs niveaux de lecture
Halakha. La havdala accomplit l’obligation de sanctifier le Chabbat par la parole à sa sortie. Sa structure (vin, aromates, flamme, formule de séparation) est fixée par les sources que nous avons lues ; ce qui est interdit avant elle (manger, boire, travailler) est défini par Rambam et par le Choulhan Aroukh.
Hagada et mussar. La havdala enseigne l’art de distinguer. Une journée de vie sacrée ne s’achève pas par une chute mais par une bénédiction ; on ne passe pas du Chabbat à la semaine sans en prendre conscience. Le Talmud en fait même le critère de l’intelligence : la havdala est insérée dans la bénédiction de la daat (Berakhot 33a).
Kabbale et ’hassidout. La lecture de l’« âme supplémentaire » (Beitsa 16a) ; les ongles et le Zohar (Rema sur Ora’h ’Haïm 298, 3) ; le retour des « méchants » au guéhinam après le Chabbat, raison, selon le Tour, pour laquelle on allonge la prière du samedi soir (« Vihi noam », « Véatta kadoch ») afin de retarder ce retour (Tour, Ora’h ’Haïm 295 ; Rema, Ora’h ’Haïm 295, 1). Le Tour précise qu’en Sépharad on ne suit pas cet usage et qu’on commence directement « Orekh yamim » (Tour, ibid.). Ce sont là des lectures aggadiques et kabbalistiques, non des règles de la halakha.
Histoire et archéologie. Voir plus haut : pas de trace archéologique de la havdala en tant que telle ; des objets (boîtes à aromates) depuis le Moyen Âge ; une institution attribuée par le Talmud aux hommes de la Grande Assemblée.
Idées reçues sur la havdala
« La havdala n’est qu’une coutume. » Non : c’est une obligation, dont Rambam fait remonter la base à la Torah (zakhor) et dont le cadre de la coupe est une institution des Sages (Hilkhot Chabbat 29, 1 et 29, 6).
« Seuls les hommes la disent. » Le Choulhan Aroukh écrit que les femmes y sont tenues (Ora’h ’Haïm 296, 8) ; la question est de savoir si elles la disent elles-mêmes ou l’écoutent (voir ci-dessus).
« Si l’on a manqué le samedi soir, c’est trop tard. » On peut la dire jusqu’à la fin du mardi (Ora’h ’Haïm 299, 6).
« Éliyahou HaNavi est un simple folklore. » L’usage est rapporté par le Tour (Ora’h ’Haïm 295) et s’appuie sur Erouvin 43b et Malakhi 3, 23-24.
« N’importe quelle bougie suffit. » Le Choulhan Aroukh demande de préférence une torche, c’est-à-dire une flamme de plusieurs mèches réunies, et il reconnaît qu’une bougie à deux mèches est une torche (Ora’h ’Haïm 298, 2, Rema).
Questions fréquentes sur la havdala
À quelle heure fait-on la havdala ?
À la sortie du Chabbat, c’est-à-dire à la tombée de la nuit, quand trois étoiles moyennes sont visibles (Rambam, Hilkhot Chabbat 5, 4). L’heure exacte dépend du lieu et de l’usage de la communauté, et se trouve dans les calendriers locaux.
Peut-on boire ou manger avant la havdala ?
Non, sauf de l’eau (Rambam, Hilkhot Chabbat 29, 5 ; Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 299, 1). Celui qui était déjà à table avant la tombée de la nuit peut poursuivre son repas selon l’avis dominant.
Que faire s’il n’y a pas de vin ?
Le Choulhan Aroukh admet une boisson qui est le « vin du pays » (’hamar médina) (Ora’h ’Haïm 296, 2), à l’exclusion de l’eau ; l’opinion qui préfère malgré tout le vin dans une coupe entamée à la bière est celle du Rema. Dans les autres cas, on consultera un rabbin.
Les femmes doivent-elles faire la havdala ?
Le Choulhan Aroukh écrit que les femmes y sont tenues comme au kiddouch, avec un avis contraire ; le Rema conseille qu’elles l’entendent d’un homme (Ora’h ’Haïm 296, 8). On suivra l’usage de sa communauté.
Pourquoi éteint-on la flamme avec le vin ?
Le Rema rapporte l’usage de verser un peu de vin de la coupe après la havdala, d’en éteindre la flamme et, pour certains, de s’en laver les yeux, « par affection pour la mitsva » (’hiouv mitsva) (Ora’h ’Haïm 296, 1). C’est un usage ashkénaze, non une obligation.
Peut-on la dire en retard, lundi ou mardi ?
Oui, jusqu’à la fin du mardi, avec la bénédiction du vin et la formule de séparation seulement (Ora’h ’Haïm 299, 6).
Quelle est la différence avec le kiddouch ?
Le kiddouch ouvre le Chabbat sur une coupe de vin et sanctifie le jour ; la havdala le clôt. Tous deux se fondent sur « Souviens-toi du jour du Chabbat » (Chemot 20, 8 ; Rambam, Hilkhot Chabbat 29, 1).
Pour aller plus loin
- Les fêtes juives : le sens de chaque fête en cours vidéo
- « Parfums de Shabbat » : le livre du Rav Benizri
- « Les Arômes d’une bénédiction » : les berakhot
- Glossaire des mots hébreux du judaïsme
- Livrets gratuits : questions à poser à la table de Chabbat
- Pourquoi huit bougies à Hanoucca ? Le sens des 8 lumières
- Qu’est-ce que le Chabbat ?
- Pourquoi les femmes allument-elles les bougies de Chabbat ?
- Qu’est-ce qu’un mikvé ?
Sources et références (18)
- Bereshit 1, 4 ; 1, 7
- Chemot 20, 8 ; 31, 17
- Vayikra 10, 10 ; 11, 47 ; 20, 24 ; 20, 26
- Bamidbar 8, 14
- Devarim 5, 12
- Yéchayahou 12, 2-3 ; Tehilim 116, 13 ; 150, 6 ; Esther 8, 16 ; Malakhi 3, 23-24
- Michna Berakhot 5, 2 ; 8, 5 ; 8, 6
- Talmud de Babylone, Berakhot 33a ; 43b
- Talmud de Babylone, Pessahim 54a ; 102b-103a ; 104a ; 106a ; 107a
- Talmud de Babylone, Beitsa 16a
- Talmud de Babylone, Chabbat 119b
- Talmud de Babylone, Erouvin 43b
- Rambam, Michné Torah, Hilkhot Chabbat 5, 4 ; 29, 1 ; 29, 3-6 ; 29, 24-25 ; 29, 27 ; 29, 29 ; 30, 5
- Tour, Ora’h ’Haïm 295 ; 299
- Choulhan Aroukh, Ora’h ’Haïm 294, 1 ; 295, 1 ; 296, 1-8 ; 297, 1-2 ; 298, 2-4 ; 299, 1 ; 299, 6 ; 300, 1 (avec les gloses du Rema)
- Michna Beroura, Ora’h ’Haïm 300, 1
- Piyout « Hamavdil bein kodech lé’hol », attribué à Its’hak ibn Guiyat (XIe siècle)
- Synthèses sur l’histoire des boîtes à aromates (besamim) : Forgotten Judaica, « Understanding the Besamim Box »
Article de la rédaction de Pensées Juives.

