Pessah : les quatre questions du Ma Nichtana

par le Rav Raphaël Benizri

Livret d’étude de ce cours

Un livret à imprimer : une question par page, la réponse du Rav, sa source, et une leçon à débattre en famille.

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Deuxième partie de l’étude de la Hagada. Le Rav Raphaël Benizri reprend là où le cours précédent s’était arrêté : les quatre questions du Ma Nichtana, qu’on aime confier à un enfant pour les chanter — à condition que les adultes n’en restent pas là.

Quatre niveaux de lecture, quatre exils, quatre âges de la vie, quatre états de la tsaraat, quatre fruits du péché d’Adam : le cours conduit jusqu’à la question du sage et jusqu’à une définition du hamets comme pur produit du temps.

Ce que dit ce cours

Le Ma Nichtana ouvre quatre voies de lecture. Le pchat, la littéralité ; le drach, l’allégorie ; le remez, l’analogie ; et le sod, le sens caché. Dès qu’on lit les quatre questions à ces quatre étages, elles prennent des allures entièrement différentes.

Chana veut dire à la fois répéter, changer et étudier. C’est en revenant sur le texte et en l’affinant qu’on s’en imprègne, et un changement s’opère nécessairement. Les quatre questions peuvent se parcourir dans le sens d’une évolution — ou, si elles n’ont pas été assez réfléchies, dans celui d’un rejet.

Et si les quatre questions étaient quatre réponses ? À l’unique interrogation du Ma Nichtana. On a déplacé le plateau pour éveiller l’attention de l’enfant, qui s’attendait à passer à table : ce qu’il découvre, c’est que nous sommes, et restons, en exil.

Les quatre exils traversent les quatre questions. Babel interroge l’enseignement qu’on tire de l’exil ; Madaï, le derekh erets, l’ouverture aux autres cultures ; Yavan, la logique pure à laquelle il faut savoir répondre ; Édom, qui prétend tout intégrer et nous servir une culture générale très vaste.

Quatre états de la tsaraat, quatre plaies à éviter. Se croire au-dessus des autres et n’avoir plus rien à apprendre ; s’ouvrir à n’importe quel courant au point de prendre l’accessoire pour l’essentiel et de devenir l’annexe d’un autre savoir ; et croire que tout est limpide, alors qu’aucune connaissance ne va sans son ombre, aussi fine qu’une pellicule.

Le couvre-chef est un exercice d’humilité. À la voûte céleste, l’homme substitue une petite voûte sur sa tête, qui le met en état d’écoute — parce que la transparence, chez nous, n’existe pas.

Le bleu est une couleur illusoire. Le ciel n’est bleu que par accumulation de couches d’air transparentes. Le blanc, lui, est le mélange de toutes les couleurs en mouvement — au repos, le même mélange donne du noir. De là le sens du talit noir et blanc, ou bleu et blanc : la ligne de partage entre la transparence, qui relève du céleste, et toutes les nuances de pensée en mouvement.

La lèpre finit par la rupture de la connexion. Le nétek est cette rupture, la karahat la désintégration qui commence : à force de suffisance, de complexe ou de croire tout limpide, on cesse d’être relié — et l’on souffre.

L’exil est physique, intellectuel et spirituel. Se plaire malgré tout dans son environnement ; ne plus trouver à qui parler, dans la société, avec ses enfants, dans son couple ; perdre ses repères. Quand tout cela arrive à la fois, on est en Égypte.

Faut-il sombrer dans la déprime ? Non. Puisque la transparence relève d’un autre monde, ma tâche est de réduire jour après jour l’opacité qui m’entoure et d’implanter dans le labeur un destin différent. C’est cela, ma liberté — car nous restons conditionnés par notre naissance, notre échéance, notre société, nos sentiments, et de ce conditionnement on ne triomphe que par la Torah.

Chacun est à son niveau, et il ne sert à rien de tracer des frontières. Les quatre questions sont aussi quatre âges, de la royauté de l’enfant chouchouté jusqu’à la haute sphère où seul un voile nous sépare de l’absolu — ce que notre langage appelle la couronne, celle que le Cohen portait à son niveau.

Le contraire du hakham n’est pas le racha, c’est le tipech. De l’idiot, on ne parle pas : le dialogue est impossible. Le racha, lui, a un sens critique développé — assez développé pour qu’on puisse renverser la vapeur et le retrouver à côté du sage.

La matsa et le maror sont tous deux dignes d’une bénédiction. Les peines que nous nous donnons valent une bénédiction, à condition d’en tirer le message. Faute d’outils ou d’intuition, on se laisse porter, et le maror devient synonyme de mavet — même valeur numérique, 446. Or nous sommes un peuple qui ne meurt point : nous avons traversé toutes les crises de l’humanité, nous y avons laissé des plumes, et nous sommes là.

L’unique commandement donné à Adam portait sur la nourriture. Non pas la bénédiction de croître et de multiplier, mais l’ordre : de tous les arbres tu mangeras, sauf de celui de la connaissance du bien et du mal. Et l’unique bénédiction imposée par la Torah, le Birkat HaMazon, ne concerne que le repas de pain.

Manger du pain, c’est restituer un monde. La terre a produit la plante, la plante a nourri l’animal, l’animal a nourri l’homme — et l’homme restitue le tout par son esprit à la source de la création. Le microcosme qu’il porte revient enrichi. Et tout pain que nous préparons est d’abord une matsa.

Quatre fruits pour le péché d’Adam. Le blé, qui était alors un arbre et fut réduit à l’état de plante ; la figue, tentation de la douceur ; la vigne, l’ivresse qui fait perdre conscience et ouvre au repentir ; et l’etrog, fruit réputé parfait, où Adam tomba dans le piège d’une perfection qui le faisait créateur à l’égal de D’.

Le nahach, c’est l’homme. Le serpent n’est pas une bête dressée devant lui de l’extérieur : le plus rusé, le plus avancé, le plus sage, c’est l’homme. Il porte ce nahach en lui — avec l’intuition et l’imaginaire qui vont avec.

Les tefillin ont remplacé l’uraeus des rois d’Égypte. Les Égyptiens portaient au front une tête de serpent, symbole de la connaissance ; la Torah y a substitué quatre parchemins : l’unité de D’, la sanctification de l’aîné, le rappel de la sortie d’Égypte et le rachat.

La lèpre est une maladie de l’enveloppe. Elle n’attaque que la peau : elle survient quand l’homme sort de son enveloppe et cesse de la tenir pour une limite. Le premier lépreux fut Adam, au moment de sa faute.

La question du sage porte sur le sens des lois. Des houkim en apparence, mais qui sont en réalité des édouyot, des témoins de la parole échangée avec le Créateur — et qui deviennent michpat, loi discutable, puisqu’il y a soixante-dix façons d’aborder la Torah.

Rien de sucré après l’afikoman. C’est la saveur de l’acte accompli qui doit rester : avoir dépouillé l’agneau de son côté idolâtre, en avoir fait un témoin de notre liberté et l’avoir restitué à son essence. On ne sort pas de là, c’est terminé.

Mitsraïm est un duel, et sans dualité il n’y a pas d’unité. Berechit commence par un beth. Le un n’existe que par rapport à deux, l’addition commence par un plus un : c’est en trouvant la connexion entre les deux bords qu’on en fait une unité de pensée.

Le hamets surgit de l’oisiveté. Tant qu’on pétrit la pâte, il n’y a pas de hamets ; il apparaît quand on l’a laissée au repos. Il n’est pas un ingrédient ajouté comme une cuillerée de levure : il fait partie de la farine. Le hamets est un dérivé du temps — et sortir de l’enclos du temps, c’est le début de la liberté de l’homme.

Transcription intégrale du cours

Bonsoir chers amis. Nous continuons notre réflexion sur l’Angada et si vous vous rappelez bien, nous nous étions arrêtés à ces quatre questions que l’on aime bien confier un enfant pour les chanter. C’est très bien d’inciter un enfant à chanter les quatre questions à condition qu’on n’en reste pas là au niveau des adultes. Oui, donc le Manistana qui nous met, qui nous projette sur quatre voies de réflexion, les quatre voies de réflexion sont la littéralité, c’est le pchat, l’allégorie, c’est le l’analogie, c’est le remèze, et le sode, c’est le sens caché des choses. Alors quand on s’ouvre sur ces quatre modes de pensée, les quatre questions prennent des allures différentes. Nous avons dit qu’il y avait quatre questions dans Manishthanai qui correspondaient aux quatre niveaux d’interprétation, mais aussi aux quatre types d’enfants que nous avions en face de nous, mais plutôt aux quatre âges.

que nous traversons au fur et à mesure du temps et alors nous pouvons effectivement les passer dans un sens d’une évolution positive ou malheureusement d’un rejet total et on part de mais on finit par chez Nodéa Lishol. Et là c’est malheureux. C’est que la question de Manistana n’a pas été réfléchie, suffisamment réfléchie, parce que n’oubliez pas que dans dans la racine du mot Shano, il y a d’abord le fait de répéter Shanaï, Shano, Shano d’étudier, Shannen affuté, Shannen changé. Donc, au fur et à mesure que nous étudions et que nous revenons sur notre texte et que nous l’instituons, et bien, on s’imprègne de tout cet enseignement, il y a nécessairement un changement qui s’opère. Alors, donc, la question c’est Manistana, à l’aïlandais, Nicolas Lefebvre.

On pourrait effectivement voir les quatre questions au travers des quatre interrogations, mais on pourrait tout simplement considérer les quatre interrogations comme étant en mettant quatre réponses à l’unique question, Manistana, Halai, Lahaze, Micola, Leloute. Nous avons déplacé le plateau pour susciter l’attention de l’enfant, qui à sa temps à ce que nous passions directement à table, qui va effectivement se demander ce pourquoi nous avons déplacé le plateau et nous nous sommes mis à lire un texte, à réciter un texte ou à épiloguer sur le sens de l’amatsa et plus c’est que nous sommes où nous restons toujours en exil. En exil, nous le sommes à n’importe quel moment dans la vie. Il ne faut pas se leurrer. Il y a quatre exils, et ces quatre exils sont au niveau de Babel, de Madaï, de Yava et d’Hedom. Et les quatre questions également concernent ces quatre exils de l’être qui s’interrogent sur l’enseignement que l’on peut tirer de l’exil, qui s’interrogent sur le derelès que nous apporte l’exil, c’est-à-dire l’ouverture d’esprit sur d’autres cultures, sur d’autres modes de pensée, mais que nous intégrons parce qu’il faudrait leur donner et leur substituer une réponse dans ce que nous allisons par nous nous-mêmes dans cette analogie que nous faisons au travers de nos textes, et il y a effectivement la rationalité du Yavan, la Grèce, qui elle nous oblige à répondre d’un mâche tachible Apicoros, à répondre à la logique pure, qu’à ça ne tienne. Mais par-delà, il y a Val, il y a Edom.

Mais Edom, elle, qui est l’équivalent de Rome, elle prétend intégrer toutes ses cultures, cette ouverture sur la science, cette ouverture sur la logique et nous servir effectivement l’ensemble tant et si bien qu’avec et d’hommes on peut se considérer comme ayant une culture général, vraiment très vaste. Nous nous devons répondre à tout cela et éviter, éviter quatre fléaux, quatre plaies. Vous savez nous venons de lire cette semaine la paracha relative, ce que que l’on traduit à la lèpre, la lèpre qui est, disons, la conséquence. Quatre états de l’être, c’est l’être, c’est lorsque l’on est porté par le sentiment que nous connaissons tout, nous sommes mieux que les autres, nous n’avons plus rien à Ça paraque, c’est lorsque, c’est vrai, nous constatons que, ou nous estimons que nous n’avons pas, nous ne connaissons pas tout, mais on s’ouvre à n’importe quel courant de pensée.

Et on prend l’accessoire pour l’essentiel. On se réduit face aux autres cultures. Alors, on devient l’annexe, l’accessoire d’un autre savoir. Bahir, c’est lorsque nous considérons que tout est limpide, tout est transparent. Bahir, or il n’y a pas de connaissances qui ne laissent pas une ombre. De la même manière qu’il n’y a pas un objet qui ne projette pas une ombre aussi fine soit-elle, quasi invisible, une pellicule, pas une écorce. Donc, il faudrait que l’homme puisse porter avec humilité ce couvre-chef, C’est qui peint, qui le met un peu à l’état d’ouverture et d’écoute, de qui peint un chamay de la voûte céleste. Cette voûte céleste, moi je lui substitue une autre voûte sur ma tête, qui exige de moi une certaine humilité.

Parce que, comme vous le savez, la transparence n’existe pas. Le bleu, c’est une couleur illusoire, le blanc-bleu, le bleu-blanc. Le bleu, c’est l’accumulation de la transparence. Le ciel est bleu parce qu’il y a une accumulation des conches d’air et qui nous donne ce bleu que nous admirons, qui se reflète également sur le bleu des eaux transparentes et ainsi de suite. Et le blanc, comme vous le savez, c’est le mélange de toutes les couleurs en mouvement. Quand elles sont en mouvement à une vitesse X, vous ne voyez que du blanc. mélangez toutes les couleurs sur une sous-coupe et vous la faites tourner et elle est blanche. Par contre, si vous les mélangez, si vous mélangez toutes les couleurs et qu’ils sont au repos, c’est noir.

Comprenez maintenant le sens du tallit noir et blanc et ceux qui le portaient bleu et blanc. C’est la ligne de séparation entre la transparence et toutes les couleurs en mouvement et au travers de toutes les couleurs il faut voir toutes les nuances de pensée, la multitude de comportement d’approche et la transparence elle relève du céleste elle n’est pas à mon niveau alors quand je pêche par suffisance complexe ou encore ça c’est sa part ou parce que je crois que tout est limpide. Alors, qu’est-ce qui m’attend ? Le NETEQ. Le NETEQ, c’est quand je commence à perdre les cheveux. C’est quand les choses commencent à se désintégrer à ces filochers. Néhétèque, c’est la rupture. Alors en ce moment-là, je ne suis plus connecté, je souffre quand la connexion disparaît. Tout le monde est dans mon cas.

Alors la lèpre qui frappe l’homme est également présente le soir de Pesach, lorsque nous sommes en train de nous interroger nous-mêmes sur cet exil physique. Faut-il se plaire quelquefois dans l’environnement dans lequel on vit, l’exil intellectuel, lorsqu’on ne trouve pas avec qui parler, lorsqu’on s’entend plus, lorsqu’on est un incompris, ne parlons pas de l’exil spirituel, et quand tout à la fois intervient, alors effectivement nous sommes en Égypte parce que l’Égypte est l’essence de l’Egypte. Raph Benizri n’a disparu. Raph Benizri, vous nous entendez ? Il y avait plusieurs réseaux. Oui, ça va ? Nous vous avons perdu une petite minute. Alors, holà, holà, et où vous m’avez perdu ? À l’exil. Vous m’appelez où vous m’avez perdu ?

Depuis l’Egypte. À l’exil. Oui, je vous ai dit que l’exil a quatre niveaux. Il est l’exil physique, l’exil intellectuel, l’exil de la pensée. lorsque nous sommes incompris, ça arrive, ça arrive au niveau social, au niveau des enfants, au niveau du couple, l’exil spirituel, lorsque effectivement nous ne retrouvons pas nos repères, ou bien lorsque nous sommes désorientés, notre attente n’est pas celle-là. Raph Benesri, nous avons encore un petit problème. Nous sommes aussi désorientés. Oui. Raph Benesri a carrément disparu. Il y a peut-être des problèmes de réseau chez lui. Non, c’est chez lui parce que chez nous, tout va bien. vous êtes parti oui oui est-ce que vous pouvez vous rejouer vous vous reconnectez merci beaucoup merci beaucoup voilà c’est revenu c’est revenu c’est revenu vraiment un c’est parti nous sommes là oui oui oui nous Donc, je parlais de cet ensemble qui effectivement nous déconnectait de la réalité, de nos attentes, et fait que le printemps que nous attendions tant, il ne brille pas comme on l’aurait voulu.

Alors, faut-il véritablement sombrer dans le désespoir, dans la déprime ? Non, c’est cela la réponse principale à tous nos questionnements, parce que à partir du moment où nous avons intégré l’idée que cette transparence d’être, elle relève d’un autre monde. Mais moi, si je suis là, c’est de jour en jour. Réduire cette opacité qui m’entoure, c’est pour implanter dans le vaillis, c’est-à-dire dans le labeur, dans la peine que je me donne, le futur, le V.A.I.A. Je le fais à des stades différents. Et c’est cela ma liberté. C’est cela mon mouvement de libération, parce que la liberté reste à l’heure. C’est de toutes les façons, nous ne pouvons pas l’être, nous sommes conditionnés par notre jour de naissance et notre échéance de vie, nous sommes conditionnés par la société dans laquelle nous évoluons, nous sommes conditionnés par le savoir que nous Nous ne pouvons pas emmagasiner tellement il est vaste, nous sommes conditionnés sentimentalement.

Alors, mais ce conditionnement, on triomphe de ce conditionnement, par la Torah. Nous sommes sortis d’Égypte. Et le fait d’accéder à cette notion d’anarchie, c’est-à-dire à cette verticalité d’être de l’homme qui aspire à la hauteur, Et ce, à travers une ascension spirituelle, son ascension spirituelle, c’est cela la libération de chacun d’entre nous. Alors, les quatre questions concernent le haqam, le rachat, le tabb le sheynod, les quatre types d’enfants que nous sommes, de la base jusqu’à la tête, de marghout, de cette royauté. l’enfant est roi, il est chouchoté, et nous allons gravir des échelons petit à petit, petit à petit, jusqu’à atteindre la sphère de Horma, jusqu’à atteindre la sphère de la haute sphère. Ce qui nous sépare de l’absolu, c’est la, disons, le voile qui reste entre cette kippa et la vose céleste.

C’est ce que nous appellerons dans notre petit langage le keter, la couronne. Le Coen l’a porté à son niveau aussi. Mais ce que nous devons savoir, ce que nous devons admettre, c’est que chacun à son niveau a ses dix degrés d’ascension, qui est une unité d’ascension, qui est une échelle humaine, et il ne faudrait pas commencer à établir des frontières et des limites entre ceux-ci et ceux-là. Ça ne sert à rien. Vous savez, quel est le contraire de haqqa dans dans l’aïgada, quel serait le contraire de haqqam ? Ce n’est pas racha, ce n’est pas le mécréant. Le contraire de haqqam c’est ti pèche. Ti pèche c’est l’idiot. Alors pourquoi on n’a pas dit ti pèche ma’ou omer ?

L’idiot on ne parle pas. Avec un idiot, le dialogue est impossible. Le racha est encore mieux que lui. parce que le rachat a un sens critique qui est développé au point où nous pouvons effectivement renverser le vapeur et le retrouver à côté du haram, au service du haram. Bon, ça c’est entre parenthèses, entre guillemets. Alors donc, nos quatre questions, nous avons dit de s’apparence à la Torah, par exemple la Mitzvah de la Matzah, la Mitzvah du Maror. Nous sommes dignes d’une bénédiction. Nous faisons une bénédiction à la Hilat Matzah et nous faisons une bénédiction à la Hilat Maror. Nous considérons que le Maroc, que les peines que nous nous donnons valent une bénédiction. Elles sont porteuses d’un message pourvu qu’on puisse en tirer toutes les sens, toute la richesse de ce message.

mais quelquefois nous manquons d’outils, nous manquons d’inspiration, nous manquons d’intuition. Alors, malheureusement, nous nous laissons emporter et le maror devient synonyme de Mavet, la mort. Parce que la valeur numérique de Mavet et de Maror est la même, n’est-ce pas ? 1446. Or, nous sommes un peuple qui ne meurt. Ceci est vérifié. Nous avons traversé toutes les crises de l’humanité. Nous avons laissé des plumes, c’est vrai, mais nous sommes là. Nous sommes là, tels que nous avons été, que nous avons été enégés, tels que nous avons été dans nos moments de gloire, capables de percevoir la parole de D’, capables de l’entendre, capable de générer des prophètes de nos rangs, qui feraient que tout le peuple de D’ ne soit composé que de prophètes, avec cette intuition que le porte au nu.

Donc le haqqam, sa question, son questionnement, va être sur la madsa. La madsa, je vous ai dit que l’enfant ne commence à parler lorsque, disent nos sages, que lorsqu’il a commencé à goûter le pain, lorsqu’il a commencé à mâcher du blé, et dans ce pain, c’est ce que la Torah a donné. Vous savez, c’est étonnant. La première mitzvah de la Torah qui a été donnée à Adam, l’homme-homme, je ne parle pas de bénédiction, la bénédiction c’est de croître et de se multiplier, mais la mitzvah, L’ordre de ne pas commettre d’erreur est lié à la consommation du fruit de la terre. De tous les arbres du jardin tu mangeras et tu mangeras, et de la connaissance du bien et du mal, celles qui font le bien dans le mal et le mal dans le bien, D’ ne va pas en alimenter, mais cela se rapporte à la nourriture. Est-ce que c’est véritablement le premier commandement que nous attendions du Créateur ? Je ne dirais pas le premier. L’unique, et c’est un fait que l’unique bénédiction imposée par la Torah ne concerne que la consommation du pain. On ne fait de vulcans qu’Amazon que lorsque on a pris un repas à base de pain, à base de ces aliments complets, parce que du produit de la terre de nourrir son corps et principalement son esprit et de cette façon là il a intégré les quatre éléments qui ou plutôt trois, les trois éléments essentiels qui ont présidé à la formation de l’univers c’est à dire la terre qui a produit la plante, la plante qui a nourri l’animal, l’animal qui a nourri l’homme et l’homme qui restitue tout cela par son esprit à la source absolue de la création. Autrement dit, c’est une restitution d’un monde, d’un microcosme enrichi que l’homme porte en soi à travers la mat-sa, à travers le lehrer, à travers le pain. J’ai dit mat-sa parce que tout pain que nous nous sommes en train de préparer est une masse heureuse.

Vous savez qu’il y a quatre types de fruits que l’Adam aurait consommé lorsqu’il a pêché. Alors nos singes se sont interrogés sur ces quatre fruits et ils ont dit qu’il a mangé l’arbre duquel il a mangé, c’était le blé à l’époque, c’était encore un arbre. Il aurait été réduit à l’état de plantes après le péché d’Adam. D’autres ont dit non, il a péché parce qu’il a cédé à la tentation du fruit doux de la figue, Téhéna. Mais on a un projet de Téhéna, c’est que Tohana, en réalité, cherchait une manière de s’affirmer. Et, en principe, nous savourons l’interdit, malheureusement. Quatrième chose, quatrième élément, ceux qui ont dit non, c’est la ville qui s’est enlivrée. Il a perdu son esprit, il n’était plus conscient.

Ceux qui lui ouvrent une heure, un repentir, mais il y a d’autres qui ont dit non. Le fruit qu’il a consommé, c’est l’étroque, c’est le cédran. Le cédran était considéré comme un fruit parfait. Il est tombé dans le piège de cette perfection qu’il s’est attribuée, qui faisait de lui, n’est-ce pas, un homme capable d’être créateur comme D’. Donc nous savons très bien que le Nahash qui lui parle n’est autre que l’homme. Ce serpent, c’est l’homme. Ce n’est pas tout simplement un animal qui se dresse de l’extérieur à l’homme, mais c’est l’homme qui est le plus rusé d’entre les bêtes, mais qui est le plus rusé, qui est le plus savant, qui est le plus sage.

C’est l’homme, mais l’homme a effectivement cette faculté de n’achèche et n’achèche et chkabonné, il porte ce n’achèche en lui, il porte ce don de même d’aller de l’avant, de l’intuition, de l’imaginaire, et vous savez, les égyptiens, qu’est-ce qu’ils portaient confilactaires, les rois égyptiens portaient confilactaires, une tête de serpent, parce que pour eux c’était le symbole de la connaissance. Nous nous avons substitué, ou la Torah a substitué, à ce serpent que les égyptiens portaient au niveau de leur front, de leur couronne, les parchemins de la Torah, la proclamation de l’unité de D’, la sonxification de tout aîné, le rappel de la sortie d’Égypte, la nécessité de racheter tout depuis D’. Et ici aussi vous voyez ces quatre éléments comme s’il fallait, si j’avais le temps j’aurais effectivement fait l’analyse et l’analogie entre ces quatre éléments que nous portons sur notre l’autre, Franc, Contéphilie et bien sûr ces quatre questions, ces quatre plaies dont souffre l’homme et qui sont à l’origine de sa lèpre, etc. parce qu’on nous dit que le premier lépreux était le nachash. C’est-à-dire que le premier lépreux était l’homme. Lorsqu’il a péché, et bien, ce qui est hors la lèbre, ce n’est pas une maladie interne, c’est une maladie externe.

Elle n’attaque que la peau, c’est-à-dire l’enveloppe de l’homme. C’est lorsque l’homme, en fin de compte, sort de son enveloppe et ne la considère plus comme telle, comme une limite, alors c’est là que la lèpre survient, c’est là qu’elle le touche. Donc je reviens à mes quatre O à mes quatre enfants et je dis, le haram va s’interroger sur la mat-sa, sur l’essentiel de sa nourriture, celle qui va libérer l’énergie de la matière et la restituer sous forme, restitué dans son essence, ça, à sa création première, mais cette fois enrichée parce qu’elle a justifié en quelque sorte son existence. Il a libéré. Ce que nous faisons, c’est que nous libérons cette énergie, mais nous ne la laissons pas au service de nos plus bas instincts, au contraire nous levons un niveau suprême de spiritualité à son niveau de création première, de son mahamar. Elle devient mahamar, elle devient porteuse de parole. Or n’oublions pas que Pesach, c’est le Pesach, c’est la bouche qui est en mouvement, c’est la bouche qui est en parole, c’est celle qui libère cette science de l’homme, tandis que par c’est la mauvaise bouche, c’est celle qui voit tout dans sa matérialité d’être et au point même d’en faire une divinité. Oui, il y a ceux qui ne vivent que dans le monde de l’économie, il y a ceux qui ne vivent que dans le monde de l’art, il y a ceux qui ne vivent que dans le monde de la science, et ceux aussi qui ne vivent.

Alors, tout cela, toutes ces quatre vies, lorsqu’elles ne sont pas canalisées vers une libération d’être, celle qui triomphe de la mort. Parce que la première mise à donner au peuple juif, corrélativement avec la sanctification du temps, C’est le sacri, le sacrifice pascal, c’est le c’est, c’est reprendre ces divinités égyptiennes, cette idolâtrie, cet animal pour lequel on a considéré que cela méritait effectivement, de sacrifier son temps pour le mettre à sa table. Mais non, ce n’est pas pour le mettre à sa table, c’est pour le mettre sur l’autel du Tréau, parce que même notre table, elle est considérée comme un autel, parce que notre table est dine de bénédiction, elle est porteuse de bénédiction. C’est comme ça que nous restituons cette Alors, nous comprenons que la question du sage va se porter sur ma aidut, ma hukim, ma mishpatim, achertir vacham elokenu et trem, c’est-à-dire quel est le but, quel est le but de ces lois.

Nous devons, n’est-ce pas ? Ces lois qui sont hukim, ce sont des dhoms au début, nous paraît comme telles et c’est comme ça qu’on les enseigne mais attention ce sont des témoins, ce sont des phares et ce sont des signes qui attestent de la parole que nous avons échangé avec le Créateur et qui est en dépôt chez nous Mais nous ne la mettons pas à l’abri de toute logique, au contraire, ça devient mishpah, ça devient loi, ça devient jurisprudence, ça devient aussi un chapitre de loi que que l’on peut discuter, parce qu’il y a 70 façons d’aborder l’étude de la Torah, mais la réponse que nous donnons aux Chachas, c’est « En maftirin acharapes achafikomad Mais sache que nous ne pouvons pas conclure le Pesach, c’est-à-dire se remettre à manger après Pesach, après que l’on ait effectivement dépouillé l’agneau pascal de son côté idolâtre de sa matérialité, que nous l’ayons fait, que nous en ayons fait un signe témoin de notre liberté, de notre capacité de le libérer de son animalité et de le restituer entièrement dans son essence, enrichi d’une parole d’être parce qu’il va aussi s’additionner, s’ajouter à notre façon d’aborder des choses, de les voir, alors il n’y a plus de victuailles, il n’y a plus de douceur, afikoman, on ne sort pas de là, on n’a pas fini, c’est déterminé, c’est la saveur de cet acte que l’on a accompli dans la fête de Pesach et qui assumerait notre libération au travers de la loi, qui fait que nous avons effectivement méritait cette sortie. Mitzraim, je vous ai dit que c’est un duel. Mitzraim, c’est les limites de notre vie par le jour de naissance et l’échéance de la mort. Ce sont les limites physique, intellectuelle, spirituelle, vous pouvez les trouver toujours cette dualité, c’est par la dualité que commence le livre de Béréchic, la lettre Bête, de l’unité, On est effectivement en quête de cette unité, mais toujours à partir d’une dualité, et sans la dualité, il n’y a pas d’unité.

Parce que le un n’existe que par rapport à deux, n’est-ce pas ? C’est l’addition qui commence par un plus un, donc par mitzrayim, par deux bornes, n’est-ce pas ? Et nous allons effectivement trouver la connexion entre ces deux bornes et en faire une unité de pensée. Cette dualité est à tous les niveaux, Et ça, il faut encore beaucoup rediscerter à ce sujet longtemps, si on doit le faire. Donc, c’est pour la raison d’ailleurs, pour laquelle la question, la question dans «Mais n’est-ce qu’elle n’a pas changé?» La première question, «Mais n’est-ce qu’elle n’a pas changé à la nuit-là depuis toutes les lèvres?» Je peux aller à l’hôtel pour manger une pâte au matzah. Et à l’hôtel, le matzah, cette nuit, est entièrement matzah.

Or, matzah, je vous ai dit, tant que nous continuons à pétrir la pâte, il n’y a pas de hametz. Quand le hametz intervient, c’est lorsque nous avons cessé de pétrir la pâte. Lorsque nous l’avons laissé au repos, le hamet surgit dans l’oisiveté de l’être. C’est lorsqu’on s’ennuie, qu’on ne trouve rien à faire. Alors il y a le hamet. Il y a un hamet. Ce hamet, il a une saveur, c’est celui qui donne une saveur au pain. Et à Chavoie Haute, on apporte effectivement le pain avec Ramez, mais pour apporter le pain avec Ramez, il faut d’abord être passé par l’Amanza, c’est-à-dire qu’il faut se travailler constamment. Il faut se travailler constamment pour ne pas s’enliser dans des problèmes de toutes sortes.

Il y a des moments dans la vie où on nous a donné le Shabbat, le Shabbat, nous sommes au repos, les jours de fête, nous sommes au repos. Mais c’est à ce moment-là que notre Chamex, Nous pouvons vérifier… Il fait partie de… Le ramex n’est pas l’ingrédient que l’on a joué. Ce n’est pas comme dans la recette de gâteau, ajouter une cuillerée de levure. Non, attention, le ramex ici fait partie de la farine. Et il s’agit tout simplement… C’est le temps qui commande le ramex. Le ramez est un dérivé du temps, et sortir de l’enclos du temps, c’est là le début de la libération, c’est là le début de la liberté de l’homme. Je vais m’arrêter là, je vous laisse les questions à poser.

Vous voyez, je n’ai pas fini avec Haram, mais il y a moyen de continuer. Mais il y a beaucoup de péssage dans la vie, il faut les aider.

Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi tous les cours sur Pessah.

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