Pessah : le mystère du chiffre quatre

par le Rav Raphaël Benizri

Livret d’étude de ce cours

Un livret à imprimer : une question par page, la réponse du Rav, sa source, et une leçon à débattre en famille.

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Cours entièrement consacré au chiffre quatre, donné à la demande de l’auditoire et présenté par le Rav Raphaël Benizri comme un avant-goût de son commentaire de la Hagada. Le quatre, dit-il, fait corps avec la création du monde et avec la naissance du peuple juif.

Des quatre mondes d’Atsilout, Beria, Yetsira et Assia jusqu’aux quatre bénédictions du Birkat HaMazon, en passant par un poème attribué à Ibn Ezra, ce cours déroule une même figure à tous les étages de la soirée de Pessah.

Ce que dit ce cours

Chemot commence par un vav de conjonction. Ce vav dit que l’Exode fait suite à la Genèse : la création du monde n’atteint sa finalité qu’avec la naissance du peuple juif et la construction du tabernacle — mamlekhet cohanim vegoy kadoch.

Chabbat HaGadol clôture le chabbat de la création. Interprétation personnelle du Rav : si Israël observait deux chabbatot il serait délivré — celui de la création et celui de la sortie d’Égypte. Chabbat HaGadol étant le préambule de la naissance du peuple, il est le grand chabbat, et sa haftara est celle de Malakhi, dernier des prophètes.

La création connaît quatre stades. Atsilout, l’émanation ; Beria, la création ex nihilo ; Yetsira, la formation ; Assia, la réalisation. Ces quatre étages répondent aux quatre lettres du Nom, dont la prononciation en Adnout marque la manifestation dans le monde de la matière.

Le chabbat est un temps hors du temps. Rien n’y a été créé, et c’est pourquoi il n’est pas dit du septième jour qu’il fut un soir et un matin. C’est le jour de récupération de la matière par l’esprit — celui où Adam, ayant manqué sa trajectoire dès le premier jour, entre pour restaurer son existence.

Yaakov est le nouvel Adam. Les anges montaient et descendaient pour vérifier le deyokno chel Yaakov, ce portrait d’Adam gravé en haut. Et en descendant en Égypte, Yaakov y porte ses enfants comme Abraham portait Its’hak sur l’autel : l’akéda du peuple juif, avec la même certitude que la mort n’aura pas le dernier mot.

Quatre cents ans d’esclavage, quatre fleuves du jardin d’Éden. Le décret d’exil est inscrit sous le signe du quatre parce que le peuple juif, comme Adam, doit acquérir une dimension universelle. Cette dimension ne se donne pas : donnée, elle ne vaudrait rien. Elle s’acquiert en raffinant le langage jusqu’à lui rendre son pouvoir de création.

Un poème attribué à Ibn Ezra a servi de point de départ. L’Unique, porté par quatre lettres et par quatre emblèmes — le lion, l’aigle, le taureau et Adam ; entouré de quatre anges, Michaël à droite, Gabriel à gauche, Ouriel devant, Raphaël derrière ; quatre étendards dans le désert, quatre coins du monde, quatre saisons, quatre coupes de victoire.

Israël n’était pas meilleur que l’Égypte. Les princes des nations plaidaient l’injustice : pourquoi l’un périt-il et l’autre survit-il ? La réponse tient en une phrase — je sauve celui qui porte mon nom, Israël. C’est aussi pourquoi les noms des tribus reçoivent le youd et le hé.

Les quatre emblèmes sont des facultés. Le lion, le sceptre royal ; l’aigle, l’envol, celui qui nous a portés sur des ailes ; le chor, à la fois la capacité d’encorner et la force économique d’un peuple ; et Adam, porté par cette force d’en bas tout en gardant la possibilité de prendre son envol.

Les quatre anges sont quatre chargés de mission que nous portons en nous. Nous ne vivons pas dans un monde angélique : Michaël est la bonté, Gabriel la force — car la bonté n’est ni démission ni faiblesse. Raphaël remédie aux déséquilibres, comme l’oreille tient l’équilibre du corps et comme izen a donné moznaïm, la balance. Le tout au service d’Ouriel, pour faire avancer la lumière dans le réel.

Les pères ont tracé les mêmes contours. Abraham est le hessed, Its’hak la guevoura, Yaakov la tiféret qui dose et corrige. Et si Yossef s’ajoute aux trois avot, c’est comme yessod : il est le père de la nation juive à partir de l’Égypte, le fondement du peuple.

Le départ n’est donné qu’à la neuvième plaie. Le peuple ne sort d’Égypte qu’une fois capable de saisir la lumière à travers l’obscurité — et le texte dit qu’ils ont alors vu chacun son frère. C’est cette vision de l’autre dans les pires moments qui fait l’unité et décide de la sortie de tous les exils.

Quatre matriarches, et le mérite des femmes. Sarah, Rivka, Rahel et Léa ont chacune écarté ce qui devait l’être. Rahel n’est pas enterrée à la Makhpéla mais au carrefour des chemins, chargée de retrouver ses enfants — et elle a mis Yossef sur la route, le politique qui précède l’avènement spirituel. Ce sont les femmes qui, les premières, ont résisté au décret de Pharaon, et c’est par leur mérite que les pères sont sortis.

Quatre verbes de délivrance. Vehotséti — je vous ferai sortir d’Égypte, et je ferai sortir l’Égypte de vous ; vehitsalti, engagement de bonté envers un peuple qui ne s’était pas révolté ; vegaalti, la rédemption rattachée à Yaakov ; velakahti, l’adoption comme peuple, une fois l’unité attestée en Égypte même.

Mitsraïm est la matrice des quatre exils. Babel, Madaï, Yavan et Édom : les trois premiers sont révolus, le quatrième est le nôtre. Et ces empires ont retourné contre nous les quatre éléments — éch, mayim, afar, rouah — nous combattant par le feu, par l’eau, par les travaux de la terre, en cherchant à faire disparaître notre esprit.

Leur haine s’est exercée à quatre niveaux. Le minéral, le végétal — le pain des larmes —, l’animal lâché contre nous, et l’humain réduit à la honte. Puis les quatre peines de mort du tribunal, sekila, serefa, hérèg et hénèk : celui qui a été étouffé n’a jamais pu faire entendre sa voix, n’a pas même quitté le ventre de sa mère.

Le peuple n’a pas été l’enfant gâté du Créateur. Il a été arraché au chaos, comme la création elle-même, qui souffre à son origine de quatre mots : tohou, vohou, hochekh, tehom.

Vayikra : l’homme est appelé avant d’être nommé. On ne saura qu’ensuite qui appelle. De même l’enfant ne reçoit son nom qu’après un chabbat traversé : la naissance, comme le sanctuaire, s’accompagne toujours de la prescription du chabbat.

Deux Torot : celle de Moché et celle d’Aharon. Torat Moché est la stricte pratique de la loi ; Torat Aharon est celle où l’amour peut aller jusqu’à l’excès pour ne pas laisser le peuple tomber — quitte à ce qu’il se reprenne ensuite de lui-même.

Michpatim tranche quatre cas de dommage. Chor, bor, mav’é, hev’er : le bœuf, le puits creusé sans précaution, la bête envoyée paître chez autrui parce qu’on veut profiter du bien des autres, et le feu qu’on a laissé courir. Ces quatre fléaux habitent l’homme — et c’est la mésentente des frères qui a jeté Yossef dans un puits puis dans une geôle.

La fête porte quatre noms. Fête du printemps, temps de notre liberté, Pessah, et Hag HaMatsot. Or la matsa est à la fois le pain de l’esclavage et le pain de la liberté : c’est cette ambivalence — une liberté couvée dans la servitude puis projetée au-dehors — que la matsa donne à célébrer.

Ni miel ni levain dans les sacrifices. L’un et l’autre dénaturent : à force d’éloges et de flatteries, on n’est plus sincère, on induit en erreur. La vraie proximité est celle de karov et bekérev, l’intérieur — D’ est en nous, non à côté de nous.

Cessez de situer D’ à l’extérieur de vous. Il nous habite, il est en Égypte en nous, et c’est là qu’il faut le libérer : passer d’Assia, l’étage des représentations enfantines que certains gardent encore à soixante-dix ans, puis de Yetsira, l’étage de l’image dont on nous a dit de nous méfier, jusqu’à Beria — le situer au niveau le plus sublime que l’on puisse concevoir.

Le Ma Nichtana est la soirée du questionnement. On l’a réduit à une chanson d’enfant, mais la question demeure : je suis né juif — pourquoi, et à quoi est-ce que je réponds ? Car j’ai quatre côtés en moi : parfois le hakham, parfois le racha aux réactions rebelles.

Quatre sacrifices pour quatre défaillances. Celui qui apporte un bœuf sert D’ par comparaison — je suis le meilleur, le plus proche ; celui qui apporte un mouton suit le courant ; celui qui apporte la min’ha a fait de D’ son gagne-pain, changeant de casquette comme on passe de gauche à droite. Chaque korban signale une faille.

Les quatre fils sont à mon image. Si j’ai à table un hakham, un racha, un tam, c’est parce que je suis ainsi : mes enfants représentent ce que je suis, avec un trait plus tranché. Ce n’est donc pas une raison de les rejeter, mais de trouver le langage adéquat à chacun.

Quatre langages, précisément. Le haged, autoritaire ; l’amira, douce ; le dibour, dialogue d’adulte ; et le pitouï, la séduction, pour celui qui boude et ne veut ni parler ni entendre.

La soirée elle-même est faite de quatuors. Kadech, our’hats, karpas — aspirer à la sainteté, se soucier de pureté, savoir partager même une herbe. Puis maguid et la bénédiction qui ôte au pain la malédiction du « à la sueur de ton front ». Puis les quatre mesures : maror, korekh, afikoman. Puis les quatre bénédictions du Birkat HaMazon.

Leïl chimourim : nous restons les sentinelles de l’humanité. Et le psaume 107, propre à la fête, fait rendre grâce à quatre rescapés — le prisonnier libéré, le naufragé, le malade relevé de son lit et l’égaré du désert qui n’a pas encore retrouvé son chemin. Le soir de la Hagada, nous sommes un peu tous ceux-là, et personne n’est définitivement perdu.

Transcription intégrale du cours

Je me suis décidé ce soir d’aborder devant vous cette symbolique de quatre qui a été demandée la dernière fois et c’est un avant-goût d’un chapitre de mon prochain livre, Bézret Hachement-Libreux et qui se rapporte à un commentaire par thème de la Haggadah et je et je traite justement de la symbolique du chiffre 4 le soir de Pessar mais ce chiffre 4 qui fait corps avec la réalité de la création du monde et de la création du peuple juif. Vous savez très bien que la création du monde atteint sa finalité avec la naissance du peuple juif et la construction du tabernacle. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a un vape dans V. L. et Schémoth, un vape de conjonction dans le deuxième livre pour dire que le livre de Schemott fait suite au livre de la Genèse. Le livre de la Genèse traite principalement de la création du monde. Le livre de Schemott, de l’Exode, traite de la naissance du peuple juif et la finalité de cette naissance du peuple juif c’est un royaume de prêtres et un peuple sain donc un peuple qui s’affirme davantage par ses inspirations spirituelles sur une terre qui lui a été dévolue par un Kadocho Aloko pour qu’il puisse effectivement développer toutes ses aptitudes. Et à Pessach, c’est ce que nous célébrons en sorte. J’ai une une explication toute particulière, que je n’ai vue nulle part, pour le Shabbat qui précède Pessah et que l’on appelle Shabbat al-Gadol, le grand Shabbat.

Il y a différentes interprétations, soit parce que le rabbin ne cesse de prévenir son assemblée les minutieuses règles de Pessac et autre chose. Mais pour moi, le Shabbat ad-Gadol est d’abord et avant tout le Shabbat qui clôture celui de la création. Et c’est la raison pour laquelle nos sages nous disent que si jamais le peuple d’Israël observait deux chabatotes, alors ils seraient délivrés. Nous serions installés dans l’ère messianique. De quelle chabatote il s’agit ? Du Chabat de la création et du Chabat de la sortie d’Égypte. D’ailleurs, lorsque nous sanctifions le Le jour du Shabbat, nous rappelons la mémoire de la création et la mémoire de la sortie d’Égypte. Et parce que le Shabbat al-Gadol est le préambule de la création, de la naissance du peuple juif avec la sortie d’Égypte, c’est la raison pour laquelle on l’appelle le Grand Shabbat.

il n’y a rien d’autre qui marque ce Shabbat que l’Aftara de Malhari, c’est-à-dire du dernier des prophètes qui clôture le livre de la prophétie et où il est fait état effectivement de l’appellement des temps messianiques. Alors ceci dit, nous allons donc nous interroger sur la symbolique du quatre dans cette naissance du peuple juif. Or vous savez que dans l’évolution de la création, il y a quatre stades. Celui de l’émanation Celui de la création ex nihilo à partir du néant, celui de la conception, de la formation et celui de la réalisation. Laurent-Lébreux, ça se dit, olam ha’atsilout עולם האצילות, olam haberia עולם הבריאה, olam hayetsira עולם היצירה et olam ha’assia עולם העשיה, ces quatre lettres attestent de l’entité du monde dans son existence sur la structure du nom divin Yud-hé-va-hé, il y a quatre lettres que l’on traduit par lettres en quelque sorte, mais auxquelles on substitue non pas la lecture normale, mais les lettres à l’eff d’alet nun yud, que l’on traduit par Seigneur, Monseigneur, mais le alef d’alet nun yud est la manifestation de cet être dans le monde de la matière.

Il y a un monde de l’esprit qui est yudke vavke, un monde d’amour qui est yudke il y a le monde de la physique et non plus de la métaphysique qui est celui de Alev d’Alet-Nouni. Bien sûr, vous réalisez qu’elle est le fossé qui peut séparer ce monde de l’émanation de celui dans lequel nous nous retrouvons. Mais nous essayons toujours de ramener ce monde de la réalité vers le monde de la Atsilut, et cela se fait par le biais du Shabbat, qui est un temps qui ne fait pas partie du temps. Pourquoi ? Parce qu’il n’a rien été créé dans ce temps. Le jour du Shabbat est Et d’un jour qui est hors temps, et c’est la raison pour laquelle il n’est pas dit « Veillez, veillez, mon père, yom ha-shevei », il ne fut ni le soir, ni le matin, le septième jour.

Et c’est tout simplement le jour de récupération du monde de la matière par celui de l’esprit. C’est celui dans lequel s’inscrit la royauté de D’ réconcilié avec le monde, parce que c’est nous savons très bien que le adam a manqué sa trajectoire dès le premier jour il est entré dans le shabbat pour restaurer sa son existence ou récupérer ce qu’il a perdu, dites-vous que la création du nouvel Adam, c’est Yaakov Avinu, Yaakov Avinu pour lequel les anges montaient et descendaient pour voir s’il s’agissait bien du même portrait d’Adam, de la même stature, de la même image divine qui le porte, et il y a un Covavino, et celui qui, lors de sa descente en Égypte, est bien fait établi la jonction entre La promesse de D’ à Avraham est la descente du peuple juif en Égypte, c’est-à-dire l’aqedah du peuple juif en Égypte.

Tout comme Avraham a porté son fils sur l’autel, et bien il y a un corps porte ses enfants sur l’autel de l’Egypte mais ils sont assurés de la même manière au dernier moment que la mort épargnera cet enfant parce que D’ n’en veut pas et D’ s’y oppose et l’on sera de même pour le peuple juif et c’est la raison pour laquelle il y a un chiffre 4 qui est inscrit dans le décret d’exil du peuple juif 400 ans d’esclavage et oui qui se se rattache aux quatre courants qui émanent du jardin d’Éden et qui se propagent à travers tout l’univers. Et le peuple juif doit avoir ces dimensions universelles, tout comme Adam doit avoir ces dimensions universelles. Or, ces dimensions universelles ne s’acquièrent pas du jour au lendemain, elle n’est pas donnée, si elle était donnée, elle ne faudrait absolument rien.

Elle doit être méritée, elle doit être acquise, elle doit être à l’écoute de tout l’univers créé par Aka dos Maluchos. elle doit raffiner son langage de telle sorte que doter le langage d’un pouvoir de création. C’est en somme ce qu’on nous demande à Pessar de faire, c’est restituer au langage, disons, sa portée, sa valeur, sa créativité. Comment je suis arrivée à développer ce thème de la Symbolique de Quatre, c’est en lisant un poème de Iben Ezra. Il est attribué à Iben Ezra, il n’est pas signé. Je veux vous le lire rapidement parce qu’il n’est pas long et qu’il a effectivement dédié à la fête de Pessa. Je lui parle en hébreu. Il y a quatre, nous sommes quatre, ce qu’il y a quatre, c’est d’ailleurs le bon.

Il n’y a que quatre. Il n’y a pas de plus. Il y a quatre temps. Cela veut dire qu’il n’y a pas de plus. Dans ses souvenirs, il y a quatre temps. Asparo n’it ba, hu v’chol chelo, degalim arba, he’emid nik ba, u’protsot arba, tzivale halelo, halelo shem ya, akolim beya, uvtokha datiya, shemo gadelo. Alors, je le traduis en le survolant. l’unique par quatre lettres, porté par quatre, ces quatre qui le portent sont quatre emblèmes, le lion, l’aigle, la figure d’aigle, l’emblème du taureau et celui d’Adam. Alors il est porté par ces quatre emblèmes. il est entouré de quatre, il s’agit de quatre anges qui nous accompagnent dans la vie, Michael à droite, Gabriel à gauche, ces noms vous en vous sont communs, Auriel devant et Raphaël derrière.

Ce sont les emblèmes de la légion de son peuple et son peuple justement, quand il marche dans le désert, il a quatre drapeaux et qui sont représentants de ces quatre emblèmes. En pinot arba, bam hotsinitba. Alors, voici que les coins quatre, aux quatre coins du monde, bam hotsinitba. De là, il a arraché celui qui était sur le point de se noyer. Et par les temps, par les périodes, par les saisons, quatre saisons, nous avons une symphonie de quatre saisons, nous aussi, et Tcharralo qui l’a bousculé, il a bousculé les quatre saisons, il ne les a pas respecté, au moment où il s’est emporté contre son peuple. Mais il se souvient de l’essence de ce peuple qui porte la marque Otyot Arba, qui porte la marque des quatre lettres, Asparonitba, parce que le peuple juif à la sortie d’Egypte, n’était pas mieux que celui d’Israël et on dit que les anges, parce qu’entendait par là les princes de chaque nation, ou les défenseurs de chaque nation, ou les génies de chaque nation, disent il y a tout de même une injustice. Le peuple juif n’est pas meilleur pour le moment que les autres peuples, pourquoi l’un est condamné à périr et l’autre à survivre, alors D’, il a dit, je sauve celui qui porte mon nom, Israël, des Galim Alors celui qui est promu à défier le temps, il a répondu par quatre fagnons, quatre drapeaux, et il a célébré sa victoire par quatre vers, il a célébré sa victoire par quatre vers, valait à l’élo et encore de joie le roux a ordonné de le louer de la sorte allez-nous chez miens et finit le le poème rendez grâce au nom de l’éternel à col in beya ceux qui porte le nom de dieu or vous savez que les tribus l’attribut d’Israël, si c’était Hanor, il s’appelait Ha-Hanorhi, l’attribut de Hanorhi.

Si c’était Shlomi-el, ça serait Shlomi-eli. Et ainsi de suite, il fallait ajouter le le yud et le hé. Le yud et le hé, vous savez très bien, conforme l’attribut premier de D’, dans yud-keh-vav-keh, c’est la raison pour laquelle ces deux lettres ont une valeur, disons, sacrée, de par exemple intrinsèque. Et au sein de l’Assemblée de l’Éternel, Shémoga Dello rendait gloire à son groupe. Voilà le poème. Alors maintenant, venons-en à notre symbolique de quatre. Donc la première chose est que la création du peuple juif s’articule autour de ces quatre lettres qui ne sont en réalité que la répétition de deux fois yutke yutke ba yom ha hu ye ye ha shem erad hushmo erad ce jour-là L’éternel sera, sera, yé yé, yá yá, ce sera plus yut ké vav ké, mais ce sera le transcendant et l’immanent, c’est-à-dire celui qui gère les cieux, celui qui gère l’esprit et celui qui gère la matière, ils seront confondus, les mahamarot et les dibrot seront comme les chérubins, enlacés l’un à l’autre, n’est-ce pas ?

Le mahamar, le mahamar le dire et le parler. Qu’est-ce que ça veut dire ? J’aurais l’occasion de l’expliquer parce que quand je dis, je me parle à moi-même, quand je parle, quand je parle, je m’adresse à quelqu’un d’autre et quand je me dis je n’ai pas d’interlocuteur, mais quand je parle, il y a un interlocuteur et il y a une possibilité même de contestation et de vérification de mon dire, alors j’espère que c’est le maintenant. Donc, toute cette évolution, cette communication divine qui, elle, se fait au travers des articulations de ces quatre lettres que j’ai évoquées tout à l’heure, je ne vais pas les répéter pour ne pas perdre de temps. Et elles sont portées par la force du Lyon, le sceptre royal du Lyon qui a été tendu au peuple juif, c’est l’emblème de Yehuda, l’envol d’une échère de l’aigle, et al-Khadoj Walokhoun nous a transporté al-Kanfein-e-sharim, sur les ailes d’aigle. On a préféré plutôt el-Hal aujourd’hui, il y a une échère. Et genre, c’est en somme le bœuf, mais pourquoi a-t-on choisi la possibilité d’encorner d’une part, mais aussi la force économique d’autre part, la cise économique de tout un peuple et Adam.

Adam est en somme celui qui est supporté, gardé, protégé par cette force en bas, cette possibilité de prendre son envol et de domestiquer le tout, telle une bête que l’on peut effectivement maîtriser, vivre avec sans crainte. C’est celui-là le short avec une acuité de vision qui le caractérise. Alors, ces facultés dont a été doté le peuple dans la sphère de Hatsinut, dans la sphère de l’émanation, parce que pour le moment, il est conçu comme il a été conçu le monde, n’est-ce pas ? Eh bien, il est supporté ou accompagné par quatre chargés de mission. Ces quatre chargés de mission que nous disons des anges, que nous traduisons par ange, et que nous portons en nous, qui nous accompagnent, sachons-le, nous ne vivons pas dans un monde, nous ne vivons pas dans un monde angélique, mais nous sommes appelés à être ces personnes qui sont une référence de chesed au travers de la tribu de Michael, de force au travers parce que la bonté n’est pas tout simplement une démission, une marque de gentillesse, quelqu’un d’incapable qui a choisi cette voie. Non, il y a une force de Gabriel, et il y a une possibilité, Vous savez, quand on perd le don de l’ouïe, alors on ne le tient plus totalement, on l’équilibre.

« Ozen aduné », le verbe « azen », équilibré, « mosnaïm », balance, n’est-ce pas ? Alors, qui donne à ces deux attributs, ces deux facultés, attributs de bonté, attributs de force, ça, l’équilibre qu’ils font, c’est Raphaël. C’est celui qui remédie à tous les déséquilibres qui peuvent arriver, mais tout cela en vue d’Auriel, d’avancer, de faire avancer la lumière de l’absolu, la lumière de D’, Auriel. Donc, la conception du peuple juif au moment de sa création suit ces contours-là que lui ont tracé les avottes, que lui ont tracé ses pères. Parce qu’Avraham était la tribu de Chazen, Itzraq est celui de Guivourin. Yaakov est celui de Emmett. C’est celui qui va effectivement mettre l’équilibre, doser les deux attributs et les corriger.

Et enfin, Matot Yosef, parce que, vous savez, on ne compte toujours que trois avotes, mais Yosef fait partie de la série des avotes, parce que c’est lui qui est effectivement le père de la nation juive à partir de l’Egypte, C’est lui qui est le constituant, c’est lui qui représente le yesode du peuple juif, le fondement du peuple juif, et c’est Matote Youssef qui ori elle, or le peuple juif. Le peuple juif n’entreprend sa sortie d’Égypte que lorsqu’il est capable de saisir la lumière à travers l’obscurité, c’est la neuvième plaie d’Égypte, alors à ce moment-là, le coup d’envoi est donné pour la naissance du peuple juif. Mais cette naissance du peuple juif, encore une fois, elle est liée à la quadrature, si vous voulez, des quatre matriarches.

Sarah qui a évacué Ishmaël, Rivka qui a évacué Essav, Lea qui a évacué Lavanne. Rahel, Yosef dont l’office Yosef et Binyamin vont effectivement, eux, déterminer l’avènement final. Rahel m’évacue à Albania, Rahel n’est pas enterrée dans Ma’arat HaMarpela, elle a une sépulture à part, elle est au carrefour des chemins, elle pleure ses enfants, c’est qui est chargé de les retrouver, qui a-t-elle mis sur sa route son fils Joseph, et son fils Joseph est le politique qui, effectivement, doit être, doit précéder, constitue plutôt la première étape de l’avènement messianique avant l’avènement spirituel final. Donc vous voyez très bien que ces quatre pères, ces quatre mères qui se sont, dans les femmes, dans les descendantes, se sont distingués par la première résistance manifestée au projet au décret de Pharaon qui ont entouré leurs maris et qui les ont incité à se rebeller contre le décret de Pharaon, et bien, bisruth nashim tzed kaniyot par le mérite de cette femmes vertueuses sont sorties nos pères d’Egypte. Le chiffre 4 est qui, en somme, va lui aussi déterminer quatre étapes de la sortie d’Egypte qui sont dans ces quatre promesses de D’ Véotseti, je vais vous faire sortir de l’Égypte, je vais faire sortir l’Égypte de vous.

Véhitsaldi, je vais vous délivrer. Donc Véotseti, c’est un engagement de bonté totale d’un Kadech Maluchov envers le peuple juif, puisque le peuple juif, lui, ne s’est pas rebellé, dans son compte de concentration, l’Egypte, contre le persécuteur, paro. Et nous avons encore dans vehitsalti והצלתי, vega’alti וגאלתי, Goel Israel, Gaal Israel, Ça se rapporte à Yaraqov, nous le disons dans la prière de Rabbi. Et enfin, «V’la karti etrem li’l’eram, je vous adopterai qu’on peuple lorsque la l’unité du peuple juif est attestée en Egypte même, même puisque quand ils ont décelé la lumière, le texte dit qu’ils ont vu chacun son frère dans l’obscurité. Ils se sont vus, et cette vision de l’autre dans les pires moments de la vie, c’est ce qui fait l’unité du peuple juif qui décide de la sortie d’Égypte, c’est-à-dire de la sortie de tous les exils.

Sachez que Mitzrayim est la matrice des quatre exils, matrice des quatre exils qui sont Babel, Madaï, Yavan et Edom. Les trois premiers Babilon, la Médie et la Grèce, nous les avons dépassés, ils révolus, périmées, et d’hommes, c’est celles dans lesquelles nous vivons, ils nous ont persécuté, nous avons fait notre bain de sang, si vous voulez, dans ces quatre empires, dans ces quatre puissances, et ils ont voulu retourner les éléments de la création contre nous, Et nous, nous combattre par le feu, nous combattre par l’eau, nous combattre par l’écraveau de la terre, nous en sevelir dans les murs, dans les bâtiments, faire de nous un peuple de musée, et ils ont voulu, comme ça, le roi enterrer, faire disparaître totalement notre esprit.

Donc les quatre constituants de la terre, le minéral, le hache, le maï, le hafar et le roi, et ils nous ont, ils les ont transformés, ils les ont transformés en éléments de persécution de notre être et c’est pour cela que nous déplorons, nous déplorons le fait que leur haine se soit manifestés à quatre niveaux minérals, les hemdima végétales, ils nous ont nourris du pain de larmes, Ils ont lâché la bête de la forêt contre nous, et ils nous ont réduits à la honte et à la décrépitude des nations. Ils nous ont fait de nous un vil homme, ils nous ont persécuté, réduit aux quatre, ils nous ont imposé, les quatre. Décrets de mort, ce qu’il a, c’est les fins, érec, véhénec.

Il y a ceux qui sont morts par l’appellation et sont les seuls, disparus en cendres par l’incinération. Éric, ceux qui ont été victimes de l’épée, et ceux qui ont été étouffés, qui n’ont jamais pu faire entendre leur voix, même dans le ventre de leur mère, ils n’ont pas encore quitté, ils n’ont pas encore vu la lumière du jour. Mais le peuple qui pouvait effectivement porter en lui toutes ses vertus à sa naissance n’est pas celui qui a été l’enfant gâté du père créateur, mais c’est un enfant qui a été arraché à ce cao dans lequel se trouvait la création à son origine, puisque la création également à son origine, elle souffre de ces quatre mots vers Arez, Haïta, Tohu, Boho, Chosher, Théom, il y a quatre formules du chaos.

Alors, malheureusement, lorsque nous sommes sortis d’Égypte, nous avons dû affronter. Il y a quelque chose, je le dis au passage dans le Courant des Parachiotes, j’ai dit tout à l’heure que la création du monde était clôturée par la mise sur pied du mishkan du sanctuaire et la manifestation de D’ au Helmoïde dans ces temps d’assignation. Ici, on a finalement clôturé, et aussitôt, le livre de Vahikra dont nous avons lu la première parachaïe hier, cet appel, un appel de Moshe. Qui appelle Moshe ? On ne le sait pas. On le saura après. Mais va-y, craint El-Moshe, l’homme est appelé, l’homme est appelé, on va lui donner un nom par la suite. Mais ceci veut dire que le nom ne sera donné que le Shabbat à la fille, le Shabbat, le garçon quand le premier Shabbat est déjà dépassé.

Pourquoi ? Parce qu’il faut effectivement que l’on traverse ce Shabbat de restructuration. Il faudrait que la naissance de l’enfant s’accompagne d’un Shabbat. Parce que de la même manière que le sanctuaire s’accompagne toujours à sa conception et à sa réalisation du Shabbat, de la prescription du Shabbat, cela est valable aussi pour tout un enfant qui vient au monde. Et ce ne sera pas fini pour lui parce qu’effectivement, il aura à affronter ce qu’on appelle toratam ishpatim. Il y a deux Torahs, en somme, chez nous. Il y a ce qu’on appelle la Torah de Moshe, et il y a la Torah de Aaron. La Torah de Moshe, c’est la Torah de la halacha, de la stricte pratique de la loi.

Torah Tahron, c’est la Torah où l’amour, quelquefois, peut faire des erreurs, des abus, des excès, peut être à l’origine de cela. Alors, on va rattraper, on va récupérer Aaron est capable de laisser poindre le vaude-or par amour pour le peuple juif parce qu’il ne voudrait pas le laisser chouard totalement. Alors, on va un petit peu le laisser faire, il va se reprendre par lui-même. Alors, Mishpatim, la paracha des lois, elle précède la paracha du Mishkan, parce que le Mishkan va en quelque sorte récupérer les fautes du peuple juif, tandis que la Torah de Mishpatim, non, elle va trancher dans quatre cas de dommages, quatre cas de dommages qui sont la force, c’est-à-dire le pied que l’on a creusé, et quelqu’un est tombé par une d’advertences là-dedans, on n’a pas pris les mesures qu’il faut. Le feu, on n’a pas également.

Faites attention. Tout cela est symbolique, attention, parce que ce bord, ce maveille, cette bête que l’on envoie dans les champs parce qu’on veut profiter, on veut profiter des biens des autres. Et alors cela habite l’homme. Et l’homme est capable de nuire à son prochain. Il est né avec ses itzalims. Ses itzalims sont à l’origine, ses instincts, n’est-ce pas, Donc la sortie d’Égypte, la descente en Egypte, elle est liée également à cette passion qui consomme l’être, cette déconsidération de l’autre, ce mépris de l’autre, tout cela en somme ces quatre fléaux qui ravagent notre être et bien sont là à l’épreuve dans notre séjour en Egypte et ils sont parce que ils en ont été à l’origine nous savons très bien que c’est la maison tante des frères qui a fait que le père que joseph se retrouvait dans un puits qui se retrouvait victime de ses patients qui se retrouvait également dans une géole et ainsi de de suite. Donc, tout cela porte atteinte à le Yud Kevavke, à la Havaïa, à l’être dans sa transcendance et à l’être dans son émanence. J’espère que vous me suivez toujours. Alors, c’est pour cela que vous allez retrouver dans la fête de Pessah ? Non.

Il y a quatre noms de la fête de Pessah, vous le saviez ? Oui, vous le savez. Il y a, on l’appelle c’est le Hag Aviv, la fête du printemps. Shamol est Chodesha Aviv. Pesach, c’est celle que nous connaissons. Zman Cheluteinu, c’est le temps de notre liberté. Mais quel est celui que nous retrouvons et que nous célébrons ? C’est Chag Amatzot, que l’on traduit par des parasites. Mais la matzah qui est en même temps le pain de l’esclavage et en même temps le pain de la liberté, cette ambivalence de la liberté qui est couvée dans l’esclavage et et qui, un jour ou l’autre, elle est projetée vers l’extérieur, c’est celle que nous célébrons à travers la medsa, c’est la raison pour laquelle aussi, il y a ceux qui ont fait et établi une relation entre medsa, qui veut dire dispute qu’orelle, et qui l’ont rapprochée à Metsart et Fronterie, et ceux qui ont dit Matsa non, c’est le pain de parole, le pain de la foi, de la foi en l’homme, le pain où effectivement l’homme retourne à sa nature originelle, celle d’Adam, où il n’y a pas, vous savez que dans les sacrifices il était interdit d’apporter du miel et d’apporter du levain. Pourquoi ? Parce que ça dénature le pain, ça dénature le sacrifice. Si je dois effectivement te faire des éloges et des éloges et te vanter, et t’enfler avec ça le séor, ce je ne suis pas, je ne suis pas sincère envers toi, au contraire, je t’induis dans l’erreur. Or, quand je vois le gros dit, si tu veux véritablement te rapprocher de moi, si tu veux ma proximité, c’est kerev, kerev c’est l’intérieur, be kerev ami, be kerev ami, Je suis, je suis, Je suis à l’intérieur de la terre, je ne suis pas à proximité de la terre, c’est comme ça que nous devons ressentir en quelque sorte, notre judaïsme c’est à l’intérieur de nous-mêmes, la lumière, la présence de D’, c’est à l’intérieur de nous-mêmes.

Assez de situer D’ à l’extérieur de vous. Il nous habite. Il est en Egypte, en nous, il faut pouvoir le libérer. Pour le libérer, il faudrait passer du stade de l’Asiat, c’est-à-dire de l’enfant, auquel on lui donne toutes les représentations de D’, n’est-ce pas? Certains le gardent même à l’âge de 76 ans, et ensuite à celui de la conception, celui de l’image, mais attention, on nous a dit, ne vous fiez pas à l’image, ne vous fiez pas à toute représentation, passer à la bébé 1, passer à l’état au stade de la création et situer-le dans la noblesse de l’être, au niveau le plus sublime que vous pouvez imaginé. Et c’est cela, et c’est cela les quatre vers, les quatre vers qui je vis en quelque sorte, même la Aghada, la soirée de Pesach, il y a quatre étapes. Aujourd’hui on a un petit peu, on s’amuse avec elle, le Manistana, on le donne aux jeunes enfants, elle chante Manistana, Manistana, et on s’amuse autour, mais il y a tout de même un message dans ce Mégitana, parce que c’est la soirée du questionnement. Je suis né juif, je suis né juif, pourquoi ? Qu’est-ce que je vis à travers ce Je réponds à vous. Parfait, je ne suis pas. J’ai quatre côtés en moi. Je suis quelquefois, je suis le haqqa, je suis l’intellectuel. Je me réclame de cette élite, mais quelquefois, je suis de la chatte. J’ai comme ça des réactions rebelles, écoutez, vous savez, hier j’ai dit qu’il y avait quatre sacrifices, quatre types de sacrifices, il y a celui de choc. Celui qui apporte un boeuf, c’est baisable. Alors, il y a ceux qui disent, moi, allez, allons-y, allons-y pour un boeuf. Je vais comme ça traduire mon amour à D’.

Non, ce n’est pas en offrant des cadeaux royaux à sa femme, à son épouse, que l’on a effectivement acqui son épouse. Ce n’est pas ça. Il ne faut pas faire le caïd avec un sacrifice. On ne sert pas D’ avec un sens aigu. Je suis le meilleur, je suis le plus proche, etc. C’est assez. Et on ne le sert pas non plus comme un moton. Celui qui apporte un moton, attention, tu te sens, tu es dans le courant, tu fais comme les autres, etc. C’est une faute. Il faut apporter un sacre-vis pour ça. Tu le fais, et tu le fais parce que tu te considères, tu veux prendre ton envol avec ça et tu te dis ah mais enfin de compte je vais vivre mon judaïsme, des fois je suis sur cette branche d’eau, une autre fois je suis sur cette branche, je ne veux pas me définir comme tel, par moment je le suis, par moment je ne le suis pas. Et puis Il y a ceux qui finalement, D’ leur perche de salut, s’il ne leur gagne pas, alors min ha, ils auraient apporté une offrande de frérés.

C’est ça. Le chemin m’attrape. Le chemin m’attrape. Le chemin m’attrape. Maintenant tu m’entends, non ? Oui, maintenant, oui. Et à partir de quel moment tu ne me suivez pas ? Comme ça, c’est… Vous avez fini avec le mouton, le oiseau, qui part d’une branche à l’autre, n’est-ce pas ? On change casquette en politique, ça se fait aujourd’hui. On passe de gauche à droite facilement. Et celui qui a fait de ça son gagne-pain, la farine, il faut dire, alors, on dit, attention, sachez que ce corban atteste effectivement d’une certaine défaillance en vous, à quatre niveaux, de la même manière qu’elle existe à ma table. Les enfants que j’ai devant moi, il ne faut pas leur en vouloir si j’ai un haqqam, un rachat à table, un tamaj, un rachat à table, c’est parce que moi je suis, et c’est mon image, mes enfants sont à mon image.

Ils représentent un peu ce que je suis, ce que je suis, mais tout simplement ça a été tranché quelquefois, ça a été mis en exergue, alors ils sont comme ça. C’est tout, et c’est la raison pour laquelle ce n’est pas pour ça que je vais les détester, ce n’est pas pour ça que je vais les rejeter. À ce niveau, au contraire, je dois trouver le langage adéquat à chacun. À ces quatre niveaux, il y a quatre expressions de langage. Quatre expressions de langage qui sont dans la gada de Pesach, le haged, un langage autoritaire. Amor, je vous l’ai dit tout à l’heure, c’est un langage doux. Daber, c’est un dialogue, un dialogue d’adulte, n’est-ce pas ?

Mais celui qui me boude, qui ne veut pas me parler, qui ne veut pas m’entendre, allez, je vais, je vais l’amadouir, attpétachlo, il y a le langage de la séduction, ça c’est un autre langage. Alors il y a ces quatre langages, donc vous voyez, ce chiffre de quatre vient, bien sûr qu’il y a des nuances entre, entre, mais ça ce sont les matrices. Ce sont les matrices que l’on retrouve maires dans la structure de la soirée de Pessard. Parce que quand vous regardez, quand vous observez la structure de la soirée de Pessard, vous savez qu’un déch’ tu aspires à la sonxification, c’est le plus sublime. Alors, il faut un peu de la pureté, il faut une pureté d’une main, n’est-ce pas ?

Il faut avoir le sens du partage, le partage même du karpas, c’est une herbe à peine, A peine si on a de quoi manger, il n’y a même pas le chérot, mais savoir, savoir partager. Ça, c’est la première, le premier quatuor du céder, si on peut l’appeler ainsi. Et puis, il y a le deuxième, ma guide, alors tu vas parler, tu vas emprunter ton langage aux quatre mouvements qui se présentent devant toi, aux quatre personnes qui t’habitent. Alors, sache qu’il y a ma guide Roahsa. Ici, il faut faire la bénédiction. Il faut faire la bénédiction, parce que bon, sa bénédiction, c’est que tu élèves tes mains, tu élèves tes mains, tu vas partager son pain, Tu vas enlever à ce pain la malédiction première, celle qui a baisé à ta pératoriale.

À la sûre de ton front, tu mangeras ton pain. Alors, choulhan en l’air, voilà le deuxième couture. Ensuite, il y a le troisième couture. Le troisième couture, c’est lorsque tu as pris, allez, une mesure de Mat-sa, tu as pris. un chérôve de Maroche, et tu l’as mangé. Ensuite, tu as fait le collège. Ensuite, tu as fait la vie commune. Tu as quatre mesures. Et ensuite, tu as fait la bélgique d’Amazon avec quatre bénédictions. Il y a quatre bénédictions de la bélgique d’Amazon. Je vois que l’heure avance trop. Je n’ai pas fini. Mais sachez, je vais conclure, je vais conclure. Sachez que terminons la soirée de Pesach, la veille de Pesach, l’Elshimorimo, une veille, une veillée de gardes, sentinelles, nous sommes des sentinelles, nous restons des sentinelles de l’humanité.

Alors c’est l’el shimurimu, la chaîne, alors il y a quatre mouvements de chant aussi. Le shir, le hal el, n’est-ce pas ? Et là-dessus, nous terminons dans ce shir, je n’ai pas le temps, Mais il y a quatre eaux d’eau. Le psaume propre à la fête de Pessah, c’est l’hommage rendu par quatre personnes qui sont tenues de glorifier le nom de D’. Soit parce qu’ils étaient en prison, ils ont s’en sorti. Soit parce qu’ils ont l’air escapés d’un naufrage, ils ont traversé les mers et ils ont évité. Troisièmement, celui qui a été malade sur le lit du morgue, Et oui, il était en danger, et le quatrième, celui qui est resté égaré dans le désert, celui qui n’a pas encore retrouvé sa route, celui qui n’a pas encore retrouvé son chemin, et bien le soir de la gada, nous sommes un peu tous et toutes ces personnes réunies, Mais nous retrouvons notre unanimité, notre cœur dans le champ parce que à aucun moment nous ne pouvons nous considérer comme définitivement perdus.

Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi tous les cours sur Pessah.

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