Ce cours clôt l’étude de l’hymne Eshet Haïl, au chapitre 31 de Mishlei, en s’arrêtant sur son dernier verset : « mensonge que la grâce, vanité que la beauté ; la femme qui craint D’, c’est elle qu’il faut louer ». Toute la séance porte donc sur une seule question : pourquoi le poème, après avoir énuméré les œuvres et les initiatives de cette femme, congédie-t-il d’un mot la grâce et la beauté, et pourquoi conclut-il sur la crainte plutôt que sur l’amour ? Le Rav Raphaël Benizri y répond en distinguant la beauté séparée des valeurs et la beauté qui les accompagne, puis en construisant une définition entière de la yira. Le cours se termine sur le verset final, « donnez-lui du fruit de ses mains », et sur deux questions de l’auditoire.
Le point de départ est un conseil de conduite : ne pas choisir ni louer une femme pour sa seule beauté, qui relève de l’usure du temps, mais pour ses valeurs propres. Le Rav objecte aussitôt à lui-même que le Tanakh, lui, ne cesse d’associer la beauté au féminin — Sarah, Rivka, Rahel — et qu’il la reconnaît aussi chez Yossef, chez le roi, chez David. Il passe en revue les explications traditionnelles du verset avant de les écarter au profit d’une lecture unique : ce sont la grâce et la beauté détachées de la crainte de D’ qui ne valent rien.
Le cours bascule alors sur la yira elle-même, définie par opposition à l’idolâtrie entendue comme idée arrêtée, puis par étages — crainte du châtiment, crainte de la faute, crainte du ciel, crainte de l’intelligence — jusqu’à cette dernière crainte qui est une marche ininterrompue et un dévoilement quotidien. Il aboutit à la lecture du verset de conclusion, où ce que la femme reçoit est son œuvre et non ses enfants, et se ferme sur une objection portant sur le sens littéral du mot « crainte », puis sur une réflexion liant beauté et mort.
Ce que dit ce cours
Le choix d’une femme ne doit dépendre ni de sa seule beauté ni de sa seule grâce. Si l’on doit louer son épouse, qu’on la loue pour ses valeurs intrinsèques et pour la crainte de D’. La beauté et le charme relèvent de ce que le temps use ; les valeurs propres à une personne, le temps ne les entame pas. Le même conseil vaut pour l’homme déjà marié, invité à ne pas s’attarder sur la beauté ou la grâce des femmes du dehors, mais à se pencher sur les qualités que véhicule la sienne.
Mais le texte biblique lui-même associe constamment le féminin et la beauté. Avraham dit à Sarah qu’il réalise qu’elle est une belle femme ; il est dit de Rivka qu’elle était belle ; de Rahel, qu’elle était belle d’aspect et belle dans ses attributs. La beauté masculine a elle aussi une réalité propre : Yossef est bel homme d’aspect et d’attribut, beau au-dedans comme au-dehors. Du roi, il est dit que nos yeux le verront dans sa beauté, et le machiah sera un être exceptionnellement beau. David est distingué par le prophète comme un jeune homme roux et agréable ; Avigaïl est appréciée pour sa beauté autant que pour son intelligence ; les filles de Iyov étaient très belles.
Plusieurs explications du verset ont été proposées, et le Rav ne s’y arrête pas. Certains ont dit que Shlomo, saturé par le nombre de femmes qu’il avait connues, en était venu à juger que ni la beauté ni la grâce ne comptaient plus. D’autres ont tenu l’hymne pour un poème funèbre, l’éloge d’une femme disparue que n’accompagnent plus ni la beauté ni la grâce, mais ce qu’elle a réalisé dans sa vie — lecture corroborée par le verset qui dit d’elle qu’elle se rit du dernier jour, c’est-à-dire qu’elle ne craint pas la mort. D’autres encore y ont vu l’hommage d’un mari disant à son épouse qu’elle compte pour lui par ses attributs spirituels et moraux. Le Rav revient plutôt à la sentence elle-même.
La grâce et la beauté ne valent rien lorsqu’elles sont indépendantes de la crainte de D’. C’est là toute la restriction du verset. Prises séparément de la valeur du féminin, elles ne sont plus que futilité et flash extérieur ; la relation reste alors tributaire d’un conditionnement du dehors et non du dedans. Elles peuvent même devenir source de faute et d’aliénation, la femme devenant objet du désir qu’elle projette au-dehors. Ce qui ne signifie pas qu’elle ne doive pas se faire valoir dans la société et s’y imposer.
La femme dont parle le poème n’est pas une femme « religieuse », et l’idolâtrie d’aujourd’hui, ce sont les idées arrêtées. Tout ce qui a été décrit d’elle — elle cherche au loin ce dont elle a besoin, ne recule devant aucune difficulté, se montre pleine d’initiative et de courage, sa lampe ne s’éteint pas la nuit — ne dessine pas une orthodoxe. Il vaut donc de rappeler la définition du Juif par la tradition : est juif celui qui rejette l’idolâtrie. Il y eut jadis des lieux de culte, des arbres, le soleil, la lune ; il y a eu depuis un transfert. Il existe des célébrités qui sont des idoles, et même des rabbins devenus des idoles. Dès lors qu’on s’arrête sur une idée et qu’on en fait un principe de vie duquel on ne bouge plus, on devient quelque peu idolâtre. Un Juif ne veut jamais se considérer comme ayant atteint son terme ni comme enfermé dans une idéologie, et l’on sait quels sont les effets néfastes des idéologies.
Pourquoi la crainte, et non l’amour ? Parce que pour l’amour, il faut être deux. Nous craignons D’, mais lui ne nous craint pas ; nous pouvons craindre un pouvoir, le pouvoir ne nous craint pas. Dans la crainte, nous sommes face à nous-mêmes et tenus de marcher à pas mesurés. Nous n’avons pas été consultés sur notre venue au monde, et si les dérèglements physiques trouvent souvent un remède, le dérèglement moral et spirituel, lui, attente à notre marche et déséquilibre notre existence. Il ne s’agit pas de vivre par peur de mourir le lendemain, mais d’aller de l’avant sans trébucher.
Nos sages ont rapproché la crainte et la vue. Voir un objectif devant soi, et le voir dans l’absolu, comme une marche ininterrompue, c’est avoir quitté le domaine de l’idolâtrie et libéré son être de son cloisonnement. La yira ainsi entendue, c’est coller à la réalité de la vie et ne pas chercher d’évasion dans les sphères spirituelles ni dans une éthique quelconque : réaliser son aspiration dans le réel et tâcher d’aller au-delà de cette réalité. Encore faut-il que la dose de spiritualité ne soit pas réduite au regard de la volonté de progresser.
C’est dans cette marche que se cachent la grâce et la beauté véritables. Ce que la femme entreprend épouse une progression ininterrompue, un dévoilement après l’autre ; et il n’y a pas de joie comparable à celle d’éloigner les doutes et de lever les secrets. La beauté extérieure et la grâce extérieure, elles, sont gagnées par l’usure. La ferveur des premières années ne se retrouve pas après trente ou quarante ans si elle n’a pas été entretenue par une volonté de dévoiler chaque jour quelque chose au-delà de la répétition des faits et gestes. C’est pourquoi le verset parle de yira et non d’ahava.
Cette crainte rend lumineux, et c’est de là que vient le mot qui dit la grâce. Le Rav rattache hen à la lueur, à ce troisième œil situé au-delà de la tête, d’où l’on considère les choses autrement, avec une certaine hauteur, sans s’en lasser. L’être que j’ai devant moi, les enfants que j’ai devant moi, je les découvre de jour en jour et je prends plaisir à prier pour eux. C’est aussi ce que D’ demande quand il résume toute la Torah : un peu de retenue, un peu de crainte, une mise en garde devant l’ineffable et le mystère de la vie. Il y a des choses qu’on n’expliquera jamais, qui font partie de nous ; les occulter revient à les traîner comme un boulet, alors qu’en les affrontant on finit par leur donner leur lumière.
La grâce est un don d’en haut ; la crainte, elle, se conquiert. Nos sages ont rapporté « mensonge que la grâce » à la génération de Moché et de Yehochoua, « vanité que la beauté » à celle de Hizkiyahou, et la crainte de D’ à celle de Rabbi Yehouda bar Ilaï. Moché a bénéficié d’une révélation d’en haut et la grâce lui a été accordée ; Aharon aussi. Hizkiyahou est roi d’Israël, né dans une dynastie, il n’a manqué de rien. Mais c’est chez Rabbi Yehouda bar Ilaï, qui n’avait pas de quoi manger et vivait dans la pauvreté totale, qu’il faut chercher la crainte : ses disciples se partageaient un même manteau pour s’asseoir et dévoiler les secrets de la Torah, dans un effort constant, chacun répondant de l’autre.
L’amour vient d’en haut et peut filer entre les doigts ; la crainte est une marche constante. Elle consiste à guetter les obstacles, à les éviter, à continuer coûte que coûte sans démissionner, avec en arrière-plan une volonté de servir et de partager la sagesse acquise. Tout se joue entre trois sphères : la tête, le cœur et la main — la main réalise ce que le cœur ressent. Les intellectuels et les moralistes ne sont pas toujours conséquents avec eux-mêmes : ils peuvent avoir un savoir extraordinaire sans le sentir de l’intérieur, et rester étrangers à leur propre pensée. Cela, c’est un charme, une beauté extérieure de la pensée, une éloquence qui séduit.
« Beaucoup de filles ont fait vaillamment » désigne des réalisations morcelées. Elles ont accompli, mais sans unité de vie ni unité de marche. En ce sens, on pourrait dire que l’Eshet Haïl n’existe pas dans la réalité et qu’elle est plutôt un ensemble féminin. La vraie Eshet Haïl est celle qui se réalise dans son individualité et son unité, ayant combiné le savoir et l’affectif de telle sorte que les deux vivent une lutte permanente d’ajustement entre la pensée, le vécu et sa prolongation dans la main. Ce qui la caractérise, c’est qu’elle n’a jamais fini : elle vit avec la conscience de l’infini.
Cette montée comporte nécessairement des descentes. C’est l’échelle qui touche le sol et dont le sommet atteint le ciel : on y monte et on y descend, on ne peut pas seulement monter. Des devoirs nous obligent à redescendre, et la descente sert à emporter avec soi ce que l’on avait négligé dans sa marche. Il ne faut pas laisser les enfants courir derrière : il faut savoir les prendre avec soi. On a parfois réalisé sa vie sans être parvenu à la transmettre, et l’on voit alors ses enfants à reculons, faute d’avoir su leur communiquer cette conscience d’une vision et d’une lutte ininterrompues.
Avant la crainte de D’ viennent des craintes plus basses. Répondant à une objection de l’auditoire sur le sens littéral du mot, le Rav reconnaît avoir brûlé des étapes et les rétablit : il y a d’abord la crainte du châtiment, la peur que quelque chose ne tombe sur la tête ; puis la crainte de la faute, du faux pas, inhérente à notre vie — seul le bébé, qui ignore la valeur des choses, jette tout ce qu’on lui donne ; puis la crainte du ciel, celle de ce qui est plus haut que nous, où l’on passe un examen tout tremblant et où la peur peut faire perdre ses moyens. La crainte de D’ est autre chose : on y a de l’assurance, on fait les choses avec précaution, on ne casse rien sur son passage, mais on appréhende ce qui manque encore à son propre développement.
La seule femme à avoir mérité ce titre est Ruth, et Boaz est appelé homme de vertu. Ruth est une convertie, et la conversion, quand elle est honnête et sincère, est cette soif par laquelle chacun se réalise : c’est une techouva, une récupération de soi dans un autre mode de pensée, dans une autre portée de musique — la pensée relevant de la raison, la musique du ressenti. Encore a-t-on discuté du fait que Ruth et Boaz avaient un intérêt en jeu, alors que la crainte de D’ exige d’être dépouillée de tout intérêt. Si j’agis pour être respecté ou reconnu, l’attrait est extérieur et ne relève pas de la beauté intérieure. Or c’est la beauté intérieure qui doit illuminer l’extérieur, et non l’inverse.
La crainte de D’ est une sagesse qui a valeur d’éternité, et elle ignore donc la mort. Elle est l’ultime crainte, au-delà de la crainte du châtiment, de la faute, du ciel et de l’intelligence — car on peut aussi craindre de mal raisonner, de mal sentir les choses, d’être victime de sa naïveté ou de sa droiture. Cette valeur d’éternité tient au nom même employé par le verset, qui dit l’être et la réalité de la vie : chacun en porte une parcelle et lui donne du volume tout au long de son existence, jusqu’à ce qu’une connexion se fasse entre ce soupçon d’infini et l’infini. Le corps devient alors transparent, pellicule adhérant à la nechama.
La prière du matin va de la vérité à la beauté. Énumérant les attributs — vrai, ferme, juste, établi, fidèle, aimé — elle s’achève sur « beau ». La vérité est donc indissociable de la beauté, et la beauté de la vérité : cette beauté-là n’est pas vanité, cette grâce-là n’est pas mensonge, parce qu’elles épousent la recherche du vrai. Plus on découvre cette vérité, plus on devient soi-même transparent et capable de la porter plus loin. C’est pourquoi le mot « beau » clôt le parcours d’un esprit d’initiative permanente qui ne veut pas déposer les armes.
Le dernier verset lui donne ce qu’elle a fait, non ce qu’elle a enfanté. « Donnez-lui du fruit de ses mains » : ce sont ses œuvres, ce ne sont ni ses enfants ni ses petits-enfants. Elle a voulu donner, et ce qu’elle a donné, elle ne le perd jamais ; c’est investi, porté par ses enfants dans la mesure où elle l’a partagé avec eux, et sinon par son entourage. Quant à la beauté extérieure, interrogé sur son lien avec la mort, le Rav refuse de les associer : la beauté est un don du ciel, comme l’intelligence. Rabbi Yohanan, homme très beau, pleurait sur ce visage qui allait se traîner dans la poussière ; c’est cette beauté-là qui meurt, tandis que la beauté intérieure, celle qui accompagne la vérité, ne connaît pas de mort et relève des attributs du divin.
Transcription intégrale du cours
Comme on dit, le choix de la femme ne doit pas dépendre effectivement ni de son unique beauté, ni de sa grâce, surtout quand ils sont tout à fait extérieurs. Si tu dois louer ta femme, loue-la pour ses valeurs intrinsèques et surtout pour la crainte de l’éternel, nous aurons à définir ce que c’est que la crainte de l’éternel. À la femme on dira aussi de ne pas se réaliser uniquement à travers sa beauté et son charme. Tout cela relève de l’usure par le temps. Il y a quelque chose que le temps n’arrive pas effectivement à couper, ce sont les valeurs propres à chaque personne, et ce encore une fois, dans la crainte de l’éternel, que nous aurons à voir bientôt.
Enfin, à tout homme déjà marié, le conseil est donné de ne pas s’attarder sur la beauté de femmes extérieures ou sur également la grâce, il faudrait plutôt se pencher sur les qualités que véhicule son épouse. Mais ceci dit, la beauté, quand elle l’accompagne, la crainte de l’éternel, bien sûr, elle est estimée à sa juste valeur, c’est et nous avons la preuve. Sarah, Avraham, Ava, il n’y en a rien, je réalise que tu es une belle femme. Pour Rivka, il est dit qu’elle n’a rien, tu vas te marrer. La Gennefie était belle, la sphère, Rahel, et Rahel, elle était Elle était belle d’aspect et belle dans ses attributs. Joseph, la beauté même masculine, elle a une réalité propre.
Joseph est un homme beau d’aspect et d’attribut. Il a une beauté tant intérieure qu’extérieur. Dans le choix du roi, on insiste, « Melherbeu fio tehezena enenu » Un roi dans sa beauté, nos yeux verront. Ils assisteront à la venue du machiach, qui sera un être exceptionnellement beau. David quand il est choisi, Ah, mais le prophète distingue un jeune homme roux et agréable à boire et, en cas de j’en j’écoute lui dire, c’est celui-là sur lequel je porte mon choix. Avigayil est également apprécié pour sa beauté et pour son intelligence. C’est le bon travail, je vous le dis. En ce moment, je suis enceinte. Je vous jure que je ne suis pas mal. Et, de ce moment, je suis enceinte.
Et, je vous jure que je ne suis pas mal. C’est bon, je suis enceinte. Bref, B’not Iof, les filles de Iof étaient très belles. Donc vous voyez que le Tanakh, lorsqu’il parle du féminin, il associe également l’élément de beauté. Alors comment peut-on dire ? je sais que la chêne béhé bé la yaoufé, mensonge et la grâce et fumée et la beauté. Mais plusieurs tentatives d’explication ont été données à ce sujet, ce sont ceux qui ont dit que Jean-Mohamed Heller, étant donné le nombre de femmes qu’il a connues, il était saturé finalement, Et il a dit, la beauté ne compte plus, la grâce non plus, il faudrait s’arrêter davantage sur la valeur du féminin intrinsèque. Ceux-ci qui ont considéré que l’échec trahime était une horizon funèbre et qui faisait l’éloge d’une femme disparue et qui ne l’accompagnait ni la beauté ni la grâce, mais plutôt ce qu’elle a réalisé dans la vie.
Ces œuvres, comme le texte dit, c’est corroboré par le fait que dans « Ejetraïr » est souligné le fait que Vatishakh Lyon Maharon elle se rit du jour dernier, du dernier jour, c’est-à-dire elle se rit de la mort, elle ne la craint pas. Une autre tentative, c’est de dire que c’est un hommage que rend le mari insacré et qu’elle lui dit « pour moi, tu comptes beaucoup plus par ce que tu vaux du point de vue de tes attributs spirituels et moraux ». Mais nous n’allons pas entrer dans la justification de toutes ces attributs ou de toutes ces interprétations. Nous revenons davantage à la sentence de Salomon, à savoir que chez Kérachén bêbêlaïofi, quand ils sont indépendants de la crainte de l’éternel.
Alors à ce moment-là, effectivement, ils ne valent rien, tant par leur futilité, tant par le flash extérieur des choses qui fait que la relation avec le féminin reste tributaire d’un conditionnement extérieur et non intérieur. Alors, quand on prend la beauté et le charme et la grâce, séparés de la valeur du féminin, Quant à saïr, un shamaï, quand ça tient à la crainte de l’éternel, quand ça tient à la crainte de D’, alors effectivement ça n’a pas de valeur, ça peut être source de péché même, source d’aliénation. et la femme peut devenir effectivement sujet de la séduction ou de la tentation qu’elle projette à l’extérieur. Alors elle devient effectivement femme objet de désir. On ne sait pas par là que la femme doit effectivement se faire valoir dans la société et s’imposer.
C’est étonnant que cette crainte de l’éternel n’apparaît qu’à la fin de cette hymne consacrée au féminin. Parce que jusqu’à présent, quand on lit le Hégétraïde, bon, on a déjà dégagé certains aspects la semaine dernière, Mais si je devais continuer, donc elle va chercher au loin tout ce dont elle a besoin, elle ne recule devant aucune difficulté, face à toute épreuve, elle se montre pleine d’initiative et de courage Et tout ça pour assurer le bien-être de sa maison, avec dignité, avec courage, elle va même, sa lumière ne s’éteint pas la nuit, donc en somme, ce n’est pas une orthodoxe dont on parlerait, c’est pas une femme, comme on dit aujourd’hui, religieuse. C’est ce dont parle Shomohamelech, la notion, la notion religieuse, vous savez, je l’aborde parce que, quelle est la définition du juif par le Tendut ? C’est qu’on n’a qu’à faire c’est tout celui qui rejette l’idolâtrie est un juif.
Comment comprenez-vous ça ? Rejeter l’idolâtrie, qu’est-ce que c’est que l’idolâtrie ? Bon, c’était des lieux de culte, des arbres, le soleil, la lune, toutes sortes de manifestations extraordinaires dans le monde, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas, il y a eu un transfert de cette idolâtrie. Il y a des célébrités qui sont des idoles, il y a même des rabbins qui sont devenus des idoles. Lorsque l’on s’arrête sur une idée et qu’on en fait Un principe fondamental de vie duquel on ne bouge plus, on devient quelque peu idolâtre. L’idolâtrie, ce sont des idées arrêtées et un juif ne veut jamais se considérer comme ayant atteint son terme, atteint son projet, comme enfermé dans une idéologie, et nous savons très bien aujourd’hui quels sont les effets néfastes de ces idéologies et de ces…
Raph Benesri, vous avez encore éteint le micro, excusez-moi. Et ça c’est l’idolâtrie. On n’a malheureusement pas entendu la fin ici parce que vous aviez coupé le micro. Je ne le coupe pas, il a un effet sélectif, il se coupe de lui-même. Je disais que l’enfermement de l’être dans une idéologie quelconque, Aussi morale et spirituelle soit telle, relèverait de l’idolâtrie. Alors, qu’est-ce que c’est qu’il attachait ? Qu’est-ce que c’est que la crainte de l’éternel ? Pourquoi la crainte ? Pourquoi pas l’amour ? Pour l’amour, il faut être à deux. Pour la crainte, on craint D’, mais lui ne nous craint pas. Nous pouvons craindre un pouvoir, mais le pouvoir ne nous craint pas. Dans la crainte, nous sommes face à nous-mêmes et nous sommes tenus de marcher à pas mesurer parce que de toutes les façons.
Vidre nous sommes, nous sommes là, alcool kha kha ta khaï, on nous a mis au monde, on ne nous a pas consulté, mais nous avons le réflexe de la douleur que nous avons commencé à ressentir étant jeunes déjà, par certains dérèglements physiques, mais on peut y trouver un remède, mais le dérèglement moral, le dérèglement spirituel, celui-là, il va attenter à notre vie, à notre comportement, notre marche qui va déséquilibrer notre existence, notre havaïa, c’est la havaïa de l’être, c’est cette existence qu’il a, mais cette existence en absolu, nous ne vivrons pas par crainte de la mort le lendemain. Non, nous marchons avec la volonté d’aller de l’avant sans trébucher, sans tomber. Nous avons peur de lâcher. Alors, ce n’est pas pour rien que nos sages ont établi une connotation entre « il y a la crainte » il y a la vue, voir un objectif devant soi, mais le voir dans l’absolu, le voir comme une marche ininterrompue fait que nous sommes à ce moment-là, nous avons quitté le domaine de l’idolâtrie, le cloisonnement de notre être, nous l’avons libéré, nous allons toujours de l’avant vers des découvertes au fur et à mesure dans le quotidien, ça c’est ir-attachem. Ir-attachem c’est coller à la réalité de la vie et ne pas chercher d’évasion dans les sphères spirituelles ou dans une éthique morale quelconque, réaliser ce qui est mon idéologie, mon aspiration dans la réalité et essayer d’aller au-delà de cette idéologie ou de cette réalité. Et en somme, c’est comme ça que nous fonctionnons, c’est comme ça que nous marchons, mais il faudrait pas que cette que ces doses de spiritualité ou que soit très réduite par rapport à notre volonté de progresser dans la vie, de percéver. Et c’est en cela que Yael attaché est important. Ici c’est la conclusion de tout ce que nous avons dit, à savoir que ce féminin qui vit sur le qui vit, l’attente, le combat permanent et qui ne veut pas baisser célébrant et qui s’agit toujours sur différents fronts pour découvrir ce qui fait le ciment de l’amour, c’est la crainte. Alors cette crainte qu’il déploie dans sa progression vers l’ineffable, l’absolu, tout ce qui échappe à la rationalité de l’être et qui relève davantage de l’adhésion du cœur à ce que je fais parce que nos sages se méfient de toute volonté de rationalisation à tout prix de la vie, de la même manière qu’on ne rationalise pas l’amour, on ne rationalise pas la vie. Et de la même manière que l’on adhère à la vie avec une absence de retenue, sauf qu’on prend garde de ne pas trébucher, de ne pas tomber, et bien ça c’est ce qui est le plus important. Maintenant nous pouvons un peu comprendre ce que veut dire le roi dans son texte. A savoir, ce que la femme entreprend dans la vie, épouse une marche ininterrompue de vision de dévoilement après dévoilement alors dans cette marche ininterrompue se cache la beauté et la grâce il n’y a pas de joie comme celle d’éloigner tous les doutes, de lever tous les secrets et ceux-là, nous les conservons avec nous. Tout ce qui est beauté extérieure, tout ce qui est grâce extérieure. Bon, 500 ans, c’est gagné par l’usure.
On a la ferveur et l’enthousiasme de l’amour des premières années, on ne va pas le retrouver tout le temps, après 30 ans, après 40 ans si on ne l’a pas, entretenu par une volonté de chaque jour dévoiler quelque chose, mais qui est au-delà de mon quotidien, la répétition des faits et gestes. Alors c’est pour cela qu’ici on ne parle pas de Ahava, on parle de Hir’a, et la Hir’a c’est celle qui effectivement fait que l’homme devient lumineux, si il s’agit de la femme bien sûr, parce que c’est celle de Halen. D’où vient le mot Halen ? De le veillot à la érochée, la lueur, le troisième œil, on pourrait dire, il est au-delà de ma tête, où je vois les choses, je considère les choses autrement, avec une certaine hauteur, et je ne m’en lasse pas.
l’être que j’ai devant moi, les enfants que j’ai devant moi, et bien de jour en jour je les découvre, de jour en jour je prends un plaisir à prier pour ne pas les voir, faire un quelconque faut pas Et, pour les satisfaire au mieux, c’est l’idée première, je dirais, de se y rattacher. Et c’est la raison pour laquelle, lorsque D’ a voulu résumer toute la Torah, Qu’est-ce qu’il te demande D’ ? Je te demande un peu de retenue, un peu de crainte, que tu te mettes en garde, mais que tu te mettes en garde devant l’ineffable, devant l’absolu, devant le mystère de la vie, parce qu’il y a des choses que tu ne vas jamais expliqué, et qui font partie de toi, et tu vis avec, mais tu ne leur as pas donné la dimension qu’il faut. Alors quelquefois, ça devient un jour parce que tu cherches à l’occulté et tu le traînes comme un boulet de canon, mais non, essaye de l’affronter, tout en prenant soin petit à petit tu vas le découvrir et petit à petit il va faire corps avec toi et tu vas ensemble lui donner sa propre lumière et quand tu vas le dévoiler et bien tu vas être la Eshetraïl. Pourquoi ? Parce que toi, Eshetraïl, tu as une intuition que l’homme n’a pas.
Pourquoi ici, d’afka Eshetraïl, Ishaïr attaché miti talal ? Parce que la Ira, En ce sens, nos harami m’ont dit, est-ce que finalement la crainte de l’éternel serait-elle quelque chose de petit, pour Moshe, oui. Moshe, c’est quelqu’un qui n’a pas les pieds sur terre, il est sur la montagne céleste, il peut monter. Alors, nous ne sommes pas comme Moshe, nous ne sommes pas comme Moshe d’ailleurs, quand nos singes ont dit « shekel hachen vehe velayofi » ils ont dit que « shekel hachen » c’est le roche de Moshe et de Joshua. C’est la génération de Moshe et de Joshua. « He velayofi » c’est la génération de Haizkiah. C’est la génération de Rabbi Houda Bar-Abi-Alai, on se demande, n’est-ce pas?
Alors la grâce, la grâce c’est du temps de Moshe, ah oui Moshe, Moshe il a bénéficié d’une révélation d’en haut et la beauté lui a été accordée. Finalement, la beauté qui est innée en l’homme, elle n’est pas le fait de nous-mêmes. Cette base-là, on nous l’a donnée. La grâce également, c’est un don du ciel. Alors, ils ont eu la grâce, Moshe a eu la grâce, Aaron a eu la grâce. Maintenant, Yovim, Yovim, Chizkiah, il est roi d’Israël, mais bon, il est né dans une dynastie royale, il n’a manqué de rien. Mais il attachait pour la chercher chez Rabbi Uda Ben Eli. Rabbi Uda Ben Eli n’avait pas de quoi manger. Il était dans la pauvreté totale.
Et les disciples de Rabbi Eli pour étudier la Torah se disputaient intalites pour se couvrir assis, assis, se couvrir assis, pour dévoiler les secrets de la Torah dans un état de pauvreté, par un effort constant de même, défiant toutes les difficultés et partageant les responsabilités et effectivement la garantie de l’un vis-à-vis de l’autre, la responsabilité de l’un vis-à-vis de l’autre, eh bien ça c’est ir attachem. Donc ir attachem, ce n’est pas comme Ahava Tashem, Ahava Tashem, la Ahava, elle vient d’en haut, tu sais, on va la découvrir par la suite, on va y accéder par la suite, parce qu’elle peut nous filer entre les doigts. Mais la Hirah, C’est ce qui fait que nous sommes dans une marche constante en guettant tous les obstacles et en essayant de les éviter et en continuant à marcher coûte que coûte, sans démissionner, sans s’arrêter, et plus encore, avec tout simplement ce en arrière-plan, cette volonté de servir. Cette sagesse partagée, cette science que l’on veut, partagée avec les autres, c’est l’âge attaché. Or, comme nous le savons, nous, tout est voulu entre trois sphères, la tête, le cœur et la main. La main elle va réaliser ce que le cœur ressent, la tête elle va. Peut-être, je dis peut-être parce que tous les intellectuels, tous les moralistes, tous les philosophes ne sont pas conséquents avec eux-mêmes, ils peuvent avoir savoir extraordinaire, mais dans la réalité, ils ne sentent pas de l’intérieur ce qu’ils disent, ils ne le vuent pas de l’intérieur, ils restent étrangers à leur façon de penser. Alors ça, c’est qu’un charme est une beauté, une beauté extérieure d’une pensée, un charme qui séduit par son élocution, par son éloquence. Alors non, non, non, il faut que ce soit une expression de cœur et ça c’est une vision, c’est une autre vision, ça c’est ce qu’on appelle cette vision du cœur qui elle vibre à toute chose et elle a peur de se perdre en cheveux, ça c’est effectivement Yer HaTashem et dans ce cas-là, dans ce cas-là, nous pouvons considérer que ce verset de Shekerahen, et la conclusion de tous les attributs énoncés en haut à travers des vins de l’air, à savoir que Rabotmano Tassouhaïl, beaucoup de filles ont réalisé des progrès.
Ils les ont faites, mais les ont faites d’une façon force, morcelée. Ce n’est pas une unité de vie, ce n’est pas une unité de marche. Alors on peut à ce moment-là dire que Echidraïl n’existe pas dans la réalité, mais c’est un groupe féminin qui réalise de Echidraïl. Mais Echidraïl, la vraie Echidraïl, quand elle se réalise à elle-même dans son individualité, dans son unité, c’est elle qui, en somme, a combiné et la sagesse et son savoir et son affectif de telle sorte que les deux vivent une lutte permanente d’ajustement de la pensée et du vécu et de sa réalisation de yagdh, de sa prolongation dans la main. Et ça, c’est ce qui fait l’echitraïne, c’est qu’elle n’a jamais fini. C’est qu’elle vit avec la conscience du non fini, mais je dirais pas le non fini, la conscience de l’infini. La conscience de l’infini est aussi de l’infinité, de la remise en question ?
La remise en question n’est pas une remise en question, c’est la volonté de gravir des marches dans cette échelle qui touche le sol et dont le sommet atteint le ciel, et où on monte et on descend, on ne peut pas que monter. Bon, c’est une montée, c’est une ascension vertigineuse, et combien même nous voudrions en quelque sorte nous obstiner à monter. Il y a des devoirs dans la vie qui nous obligent à effectuer des descentes et cette descente qu’on le dirait très bien la pensée c’est pour amener avec nous quelque chose que nous avons négligé dans notre marche ininterrompue, or il faut faire attention de ne pas laisser les enfants courir derrière Oui, il faut savoir les prendre avec soi et c’est très important. C’est très important parce que quelquefois on a réalisé notre vie, mais on se demande pourquoi on n’est pas arrivé à transmettre ça à nos enfants et on les voit un peu à reculons, ils n’ont pas pris exemple sur nous, nous ne l’avons pas peut-être inspiré d’exemple, nous n’avons pas su leur transmettre nous-mêmes, c’est-à-dire à ta chaîne. Dominer à cet enfant cette conscience de la La vision ininterrompeuse et de la lutte ininterrompeuse ne lui permet à aucun moment de rester au lit longtemps et de faire la grâce de D’.
Monsieur Béniserie, moi je voudrais revenir un peu plus à l’expression proprement dite de crainte de D’, parce que je comprends tout à fait votre développement, mais j’ai du mal à l’articuler au sens littéral, parce que dans « crainte de D’ », il y a une notion de peur de D’. Si vous voulez, ce que vous dites est tellement déconnecté du sens premier, ou en tout cas de celui qui apparaît, qu’on a du mal à articuler l’explication ici. Oui, c’est de ma faute. Non, non. Non, enfin, parce que j’ai brûlé des étapes et en principe, je ne dois pas. Parce que, avant d’arriver à Yerat HaShem, il y a Yerat HaOneSh. On a peur du châtiment, on a peur que quelque chose ne tombe sur la tête.
Toujours, hein ? Il faut pas casser la vaisselle. Ensuite, il y a Yerat HaChet, la crainte du mauvais pas, du faux pas. Donc, ça c’est inhérent à notre vie, il n’y a que l’enfant qui n’a pas la conscience de cela et qui jette tout quand il est bébé, vous n’allez pas lui donner un verre en cristal à tenir pour boire, il va vous le jeter et il ne sait pas encore la valeur de choses, mais il va prendre conscience. Donc il attend au lèche, il attend à jamais la crainte du ciel. La crainte du ciel, c’est craindre ce qui est plus haut que nous ou ou de là de nous, quelquefois faire un examen tout tremblant, nous ne sommes pas sûrs de nous-mêmes.
Qu’est-ce qui nous attend ? Et oui, il peut y avoir, on peut perdre sur place notre assurance et la peur nous a fait perdre tous nos moyens et nous on a répondu à trottin, ça c’est l’ajjamaï et l’attacher c’est autre chose j’ai beaucoup d’assurance, j’ai dépassé cela, je suis, je fais les choses avec précaution je ne casse rien sur mon passage, je respecte tout le monde Je prépare bien tout ce qui m’attend, même mon cours, mais j’appréhende quelque chose qui me manque à mon développement, quelque chose qui est resté fermé dans ma façon de voir les choses, et à laquelle je n’ai pas fait attention, je ne peux pas prétendre tout d’expliquer, je ne peux pas prétendre tout comprendre, d’autant plus qu’il y a des choses qui, quand elles ne présentent pas d’intérêt pour moi immédiat, je les laisse de côté.
Je vais vous dire, Boris a été déclaré Ishraïl, c’est un homme de vertu, a été reconnu Eshetraïl, une femme de vertu. Alors la seule Eshetraïl qui ait mérité ce titre s’éroute, entre parenthèses, parce que c’est une convertie. une convertie, elle a cette soif quand elle est honnête, sincère, puisque c’est dans la conversion des idées que nous nous réalisons tous. c’est chaque fois une téchouvain, une récupération de soi, mais dans un autre mode de pensée, dans un autre mode, dans une autre portée de musique. La pensée relève de la raison, la musique relève effectivement du ressenti, de la manière dont on chante, le cœur, de l’approche de ce sentiment que l’on a. Alors on a dit que finalement, Ruth et Boaz se sont dit de sa vikime, c’est juste, étant donné qu’il y avait un intérêt, une jouissance qui était inhérente à leur engagement et que ce n’était pas totalement gratuit parce que ce n’était pas en vue de partager dans la gratuité, ce que l’on détient, ce que l’on a, parce que pour que ce soit un tachem, il faut que ce soit dépousé de tout intérêt, parce que si, en fin de compte, je le fais, parce que je veux que l’on me respecte, je veux que l’on me reconnaisse, Alors, il y a déjà un attrait qui est tout à fait extérieur et qui ne relève pas de la beauté intérieure.
En principe, c’est cette beauté intérieure qui doit illuminer l’aspect extérieur, mais ce n’est pas l’aspect extérieur qui doit illuminer l’intérieur. Donc pour que ce soit ainsi, il faut que ce soit véritablement désintéressé, mais nu par cette sagesse de la crainte de D’. La crainte de l’éternel est une sagesse au medet laad qui a un caractère d’éternité, une valeur d’éternité, et donc si elle a une valeur d’éternité, elle ne connaît point de face. Et ça c’est l’ultime, l’ultime ira. Quand on a dépassé, ira-t’aonesh, ira-t’achet, ira-t’chameim, ira-t’assekhel. Hein ? On a peur effectivement de trébucher, de mal raisonner. Non, mais, ou même de mal sentir les choses. On peut se tromper, on est quelquefois victime de sa propre naïveté, ou de sa propre droiture, disons-le.
Mais pourquoi HM ? Quel est le sens du mot HM ici ? Bon, ça se voit que vous n’avez pas assisté au dernier cours. D’accord. parce que HM, c’est une avaya. HM, c’est la vie, la réalité de l’être. Alors nous, nous avons un sou de HM pour chacun d’entre nous. Et nous essayons de lui donner du volume tout au long de notre vie. Et quand nous lui donnons du volume, il y a une connexion qui se fait entre ce soupçon d’infini que je porte en moi et l’infini dans sa grande dimension. Et c’est ça, c’est lorsque l’Avaya de l’être devient un Yi-ye, il sera Ya-ya. Le futur est appelé à devenir deux fois Yut-ke, parce que dans Yut-ke-vav-ke Il y a une part qui est révélée et une part qui est cachée, que j’essaie effectivement de découvrir parce que c’est le keli, c’est l’instrument, c’est le bas, c’est le récipient, c’est le corps qui contient la nechama, qui contient l’esprit en minuscule, parce que l’esprit en majusculpe, c’est celui du très haut, et alors petit à petit ce qu’elle est va devenir transparent et il va devenir une film-pélicule adhérent à l’anichama, adhérent à l’anichama, Donc ce yé yé, ça va faire deux fois yut-kei, yut-kei, pour, alors yut-kei, vous savez que aujourd’hui le nom du tétragramme est tendu, c’est-à-dire yud égale 20, et égale 15. Alors on arrive au compte de 72 secondes.
Il y a fait 10,85,95, donc si nous prenons le nom de l’Éternel avec son chélie et le c’est 95 plus au collège, c’est 16. Vous savez que dans la prière du matin, en éliminant les attributs, on part de « hémete » et on aboutit à « yafé ». « Hémete » et « yatsi » et « nachon » et « kayam » et « yachal » et « ne’emman » et « haub » Alors nous citons tous les attributs, du divin jusqu’à Yafé, Yafé est la conclusion. Et bien, la vérité est indissociable de la beauté, et la beauté est indissociable de la vérité. C’est cette beauté qui n’est pas éveille, c’est ce haine qui n’est pas éveille parce que il épouse totalement cette recherche du vrai et on ne les lutte pas, bien souvent bien sûr la vérité elle blesse parce qu’on ne le supporte pas, mais on cherche petit petit à petit, effectivement, à la découvrir, mais plus on la découvre, plus on devient en quelque sorte, quelque peu transparent, et nous pouvons l’assumer plus loin, parce que nous nous y sommes, par-delà ces limites. Et c’est pour cela que l’œil a fait, clôture le parcours de ce héros, de ce yosem, comment je vais traduire yosem, de l’esprit, est pris d’initiative, d’initiative permanente qui ne veut pas se lasser, qui ne se lance pas, qui ne veut pas déposer les armes et qui veut continuer. Or, celui qui veut continuer en changeant général l’esprit, l’esprit de vie, il arrive en somme à des états limités de fatigue. Le cœur, le cœur lui, il ne demande qu’à apprécier de plus en plus la vie et à jouir de cette vie tout au long, mais quelquefois pas à travers soi mais à travers les autres, à travers les autres, c’est-à-dire les enfants, les petits-enfants.
C’est pour cela qu’il finit son texte par dire « Qui va faire les loges ? » C’est son œuvre, ce ne sont pas ses enfants, ce ne sont pas ses petits-enfants, Ce n’est pas de ce qui est dit. Non. Elle, elle a posé des affaires. Elle, elle a voulu donner. Et ce qu’elle a donné, elle ne le perd jamais. Il est investi et bien sûr, dans la mesure où elle l’a partagé avec ses enfants, Et ses enfants le porteront, sinon son entourage également le porteront. Viageur Charlie, aux portes, il y a des portes de sortie pour tout le monde. Voilà, autre question ? J’avais une autre réflexion, vous parlez de Yafé, c’était plus une réflexion.
Cette notion de beauté, en général, dès lors, comme elle est en lien avec la perfection, elle est souvent associée à une idée de mort. Est-ce que c’est de ça que vous parlez quand vous parlez d’une beauté extérieure ou d’une… Non, justement, moi je n’associe pas à la mort. La beauté de toutes les façons, la beauté, elle a été donnée, elle est venue avec le sens de la beauté. Le sens de la beauté ce n’est pas comme celui de l’éthique, l’éthique c’est vous qui allez en quelque sorte essayer de forger votre propre éthique, la beauté, la beauté qui vous est donnée est une beauté extérieure, elle vient du ciel, c’est un don du ciel, c’est comme l’intelligence c’est un don du ciel, la beauté est un don du ciel, Maintenant, vous, cette beauté qui est un don du ciel, vous savez ce que dit Rabi Orhanan à ses disciples qui sont venus le voir et qui lui disaient «mais pourquoi pleures-tu?»
Ils l’ont trouvé en train de pleurer. Vous savez, je pleure pour ce beau visage qui va se traîner dans la poussière du jour au lendemain. Ce sens de beauté extérieure, c’était un homme très beau. Alors bon, il y a-t-il cette beauté extérieure ? Je la regrette, c’est pour elle que je pleure. J’aurais tant voulu la prendre avec moi. Alors effectivement, cette beauté se meurt. cette beauté sourite, cette beauté suce, mais cette beauté intérieure, cette beauté qui accompagne effectivement la vérité. Laïra, proprement dite, elle ne connaît pas de mort. Merci. Elle relève de ses attributs de beauté du divin. On ne peut pas dire qu’elle est beau, on ne connaît pas son visage. Voilà, autre question.
Merci beaucoup M. Bénigri, j’ai pris le cours en cours, je n’ai pas pu le prendre à 19 ans, c’est toujours un tel plaisir. Toujours en voiture ? Oui, je tenais malgré tout à l’assister à votre cours. Très bien, très bien. Bon, c’est un coup. On parle de cette marche ininterrompue, c’est bien de la faire même en voiture. Vous voulez que tu sois capable d’arriver ? Oui, absolument. Merci, M. Benesri, merci beaucoup, à la semaine prochaine. Merci. Merci. Merci beaucoup. Merci, M. Benesri. Merci beaucoup. Merci infiniment.
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