Ce cours entre dans le texte de l’Échet Haïl, l’hymne qui conclut Mishlei, et il commence par une question de méthode : de quoi ce poème parle-t-il réellement ? Le Rav Raphaël Benizri refuse d’emblée de le lire comme le portrait d’une femme exemplaire dont on dresserait la liste des mérites. Il y voit une figure du féminin comme axe de toute chose, et donc une lecture de ce que sont l’union, l’acquisition, la fidélité et la transmission. La question posée est simple et redoutable : cette femme de vaillance existe-t-elle, et si elle ne se trouve pas, comment s’acquiert-elle ?
Le Rav part du principe que tout dans la vie est parabole, et que ce poème vient à sa place, à la fin d’un livre entièrement fait de mechalim. Il rappelle sa propre définition du judaïsme — un Juif n’est pas, il le devient — et l’applique au féminin : la vaillance n’est pas un ensemble de vertus définitivement acquises, mais une lutte permanente. De là il aborde le refus du mot baal, la construction alphabétique du poème, et le premier mot du texte, mi yimtsa, qui va trouver.
Le cours avance ensuite verset par verset sur les premiers éléments de l’hymne : la confiance que l’époux remet entre ses mains, le bien prodigué tous les jours de sa vie à elle et non de la sienne à lui, le refus de mélanger la laine et le lin, l’accord entre la main et la bouche. Il s’achève sur une question de l’assistance touchant à la maison de Yaakov et aux enfants d’Israël, et sur une dédicace du cours à la mémoire de la mère du Rav, de son frère et des victimes de l’agression subie.
Ce que dit ce cours
L’Échet Haïl conclut un livre de paraboles, et elle en est la clé. Tout dans la vie est parabole : nous abordons une réalité, mais sous forme d’image, dans un film ininterrompu qui passe par nous, nos enfants, nos petits-enfants. Sans ce féminin qui en est l’axe, plus rien ne tient. C’est la raison pour laquelle l’ultime hommage que Salomon veut rendre à sa mère prend la forme de cet hymne à la femme de vaillance. Le livre s’achève donc là où il devait s’achever.
La question « existe-t-elle réellement ? » est la même que la question « le Juif existe-t-il ? ». Un Juif n’est pas, il le devient. Nous sommes toujours dans un état embryonnaire : nous reprenons l’héritage génétique et spirituel qu’on nous laisse, et nous le travaillons. De la loi écrite nous faisons une loi orale, qui devient le centre de nos discussions et de nos passions, et de là naît un autre éclairage de la vie. Écrit, oral et Zohar sont les trois éléments de cette réflexion, et chacun y accède à son niveau.
Le féminin est ce qui ouvre la voie à la fécondation et au renouveau, et c’est pourquoi il ne se compare pas aux pierres précieuses. Le texte dit que sa valeur dépasse celle des perles. Les pierres précieuses, aussi précieuses soient-elles, sont à l’état statique : elles ne changent pas après la joie de les avoir possédées, elles relèvent du coffre-fort, on les enferme de peur qu’on ne les vole, et elles entretiennent la jalousie et les mauvais regards. Ce n’est pas cela que nous voyons à travers le féminin. Ce que nous y voyons est ce qui prolifère, se développe et se renouvelle.
Le Rav refuse le mot baal pour dire l’époux. Traduit en bon français, baali signifie mon maître, mon possesseur, mon propriétaire — et qui oserait dire cela ? Le prophète corrige le tir : viendra le jour où tu ne le définiras plus comme ton maître, mais où tu diras ichi, mon partenaire. Le masculin de icha est ich, non baal. C’est déjà dans cette perspective qu’Avraham descend en Égypte avec Sarah : pour lui elle n’est pas un objet, et il ne veut pas la voir rabaissée au niveau d’objet de désir extérieur.
Haïl désigne un ensemble de vertus, mais ces vertus ne sont jamais définitivement acquises. Elles relèvent d’une multitude de situations dans lesquelles nous nous trouvons et que nous cherchons à traverser au prix de nombreux efforts. C’est une lutte permanente. La femme est la révolution incarnée d’une société : c’est à travers elle que se meuvent la finance, l’art, la politique, le devenir spirituel, non seulement d’une famille mais d’un peuple. Elle ne cherche pourtant pas à se mettre au-devant de la scène ni à éclipser ce qu’elle fait. Ce combat est intérieur et non frontal : nous ne faisons pas d’elle un soldat sur le front, face à l’ennemi extérieur ; nous faisons d’elle une figure de combat acharné à l’intérieur de la maison, à l’intérieur du pays, à l’intérieur de la famille. C’est une femme constamment sur le qui-vive, qui ne laisse ni son mari, ni la société, ni la famille dans un état statique et amorphe. Rien n’est jamais atteint définitivement : tout peut basculer par l’inattendu, par un enfant, par un accident, par une maladie, par une mauvaise éducation, par une mauvaise fréquentation, par une mauvaise pression sociale.
L’hymne est bâti sur les vingt-deux lettres de l’alphabet, et ce choix n’est pas ornemental. Les lettres sont les moyens d’identification et les modes du chant, de l’expression, de la poésie. C’est pour cette raison que, lorsque les prophètes ont voulu traduire un état de sublimation, ils l’ont fait en parcourant toutes les lettres de l’alphabet hébraïque. Il y a différentes lettres parce qu’il y a différents moyens d’expression, et l’on a besoin de tous ces moyens pour faire une belle poésie, comme on a besoin de toutes les notes pour faire une belle symphonie.
Le poème s’ouvre sur mi yimtsa : qui va trouver — et la question se retourne. Est-ce que la femme se trouve ? Est-ce que, l’ayant trouvée, on a vraiment trouvé ce qu’on cherchait ? Et la femme, a-t-elle trouvé son mari ? Ce qu’on a trouvé avant le mariage n’est pas ce qu’on découvre après, et il faut ajuster les choses : on peut avoir trouvé plus que ce qu’on attendait, ou beaucoup moins. Ce sont deux entités qui se rencontrent, venues de milieux différents, de formations différentes, avec des antécédents de part et d’autre, et il faut faire de cela un couple nouveau. C’est un défi qu’il faut réussir, parce que la vie des enfants en dépend. On enseigne que la fille d’untel est destinée à untel, et qu’il faut donc la chercher. Mais a-t-on cherché dans le bon sens, et comment saura-t-on que c’est bien elle ? Chercher du même au même, ce n’est que nourrir son ego : si je ne cherche que ce qui me ressemble, autant rester seul entre quatre murs et me développer séparément, à moindres frais et à moindre risque. Entre-temps, chacun a changé et évolué, parce qu’il dispose d’un libre arbitre. Il y a donc une première union et une seconde : une fois l’union consommée, il faut faire face à une réalité constamment différente, et l’homme comme la femme seront jugés d’après leur comportement mutuel.
Salomon dit avoir trouvé un homme entre mille, mais aucune femme. Un homme sur mille suffit à inspirer les mille autres. Cette notion d’adam se situe au sommet de l’évolution de l’homme, au terme d’un parcours qui passe par enoch, guever, ich : le modèle de l’homme qu’on ne réduit pas à son appartenance religieuse, nationale ou sociale. La femme, elle, n’est pas dite trouvée, et pour une raison précise : une femme ne se trouve pas, elle s’acquiert.
Cette acquisition n’a rien d’un achat. Ce n’est ni la voiture, ni la carrière, ni ce qu’on peut offrir. Quand on acquiert une femme, on lui donne une petite alliance, une somme symbolique — parfois de l’argent donné par le père. En réalité cela n’a pas de prix, et c’est précisément parce que sa valeur est inestimable qu’il s’agit d’une acquisition. Elle ne se trouve pas sur notre chemin : il faut la conquérir, et il y va de mon propre avenir. Ce que je cherche en elle n’est ni la richesse ni l’affirmation sociale, mais l’affirmation de ce que je suis au plus profond de mon être — car, disent nos sages, c’est la femme qui forge la volonté de son mari.
Le féminin rattache l’homme à ce monde, et cette attache est une vertu. Même le goût des cadeaux, des bijoux et des parures est une manière de rester attaché à la réalité des choses, de reconnaître que quelque chose peut encore être ajouté à la beauté du monde. Le Rav rapproche cela d’une lecture de la corde attachée au Grand Prêtre le jour de Kippour : l’explication habituelle est macabre, mais il en existe une autre — la crainte que cet homme, découvrant la sphère de la sainteté, refuse d’en sortir. On lui dit alors : tu prends là-bas un souffle, et tu reviens vers nous nous en faire profiter. Le féminin fait ce même travail de retour vers le réel.
« Le cœur de son époux a confiance en elle » : le verset raconte une dépossession volontaire. Le texte emploie ici le mot baal, que le Rav vient pourtant de juger réducteur. Mais ce qui précède éclaire tout : le baal se démet de sa notion de possession et de propriété, il lui remet en main les clés de tout. Et c’est de cette façon-là seulement que ce qu’il a amassé, son butin, ne sera pas perdu. Car ce butin, ce que nous avons emmagasiné au prix d’une vie et d’une carrière, n’est pas ce que nous emporterons avec nous.
Aux trois couronnes s’en ajoute une quatrième qui n’en est pas une. Il y a la couronne de la Torah, celle de la prêtrise, celle de la royauté : nous cherchons la consécration par des valeurs morales et spirituelles, l’appartenance à une élite, la capacité de servir de modèle, et chacun veut être roi dans sa demeure. On nous dit qu’il en existe une quatrième, la couronne du bon renom. Mais elle ne s’ajoute pas aux trois : elle vient se greffer sur elles. Il est bon de chercher à devenir une référence et le porte-parole de ces valeurs, à condition qu’il n’y ait aucune condescendance et que tout se fasse dans un esprit d’humilité. C’est dans cet élan d’humilité que l’époux situe sa femme à sa véritable position.
Nos sages avertissent d’ailleurs que l’Échet Haïl n’est pas seulement la femme. C’est aussi la Torah, c’est aussi le Shabbat. Ce que sera votre Torah, ce que sera votre Shabbat, la manière dont vous le célébrerez, dont vous le savourerez, dont vous goûterez la Torah, tout cela dépendra de l’Échet Haïl. Cela dépendra de cette femme de combat acquise au sein de la maison, à laquelle vous avez donné tout crédit parce que vous avez confiance en elle. Ce n’est pas une eau dormante que vous avez cherchée, mais une animatrice de l’esprit de la maison, dans une lutte permanente jour après jour.
« Elle lui prodigue le bien et non le mal tous les jours de sa vie » — de sa vie à elle. Le texte ne dit pas les jours de la vie du mari. Au-delà même de la mort de celui-ci, elle continue la tâche commencée avec lui et la mène à son terme. La mort ne l’arrête pas ; ce n’est pas une étape finale. Elle poursuit un travail formateur et rénovateur, à travers le souvenir, à travers les enfants, à travers ce qui reste ineffable dans l’être de son mari.
Prodiguer le bien sans faire le mal n’a rien d’évident. On peut prodiguer le bien tout en faisant le mal : il suffit que je cherche à te dépouiller de ton identité, à t’arracher à ta famille et à ta culture, en considérant que ce que je te donne vaut mieux que ce que tu avais, et que je te modèle à ma manière. Alors je n’ai rien fait. Nous ne sommes pas des photocopies à reproduire : chacun a sa personnalité, sa manière de vibrer à son judaïsme. L’essentiel est de ne pas dévoyer ce judaïsme, de ne pas le vulgariser, de ne pas le détourner de sa beauté et de sa valeur propre. Le féminin ne regarde pas comment son mari devrait être aux yeux de la société : il lui donne les moyens de s’affirmer sans le dénaturer, parce qu’il n’en fait pas un produit manufacturé.
Il y a en l’homme un être impérissable, et c’est lui que le féminin travaille. Il existe deux registres pour dire D’ : le Nom qui dit l’être et que personne ne peut définir, et le nom par lequel on le perçoit à travers ce qu’il a créé et réalisé. Il en va de même de l’homme. Il y a une différence entre le ma et le mi : quand on demande qui tu es, répondre avocat, médecin ou propriétaire de tel magasin, c’est répondre par sa fonction, par son ma, non par son mi. Le mi, c’est ce que tu es, ta valeur propre, ton essence. La vie évolue entre les deux : par ce que je réalise, les gens me perçoivent ; dans mon être, je suis en mutation permanente, et c’est cela que la mort n’atteint pas.
Le féminin ne mélange pas la laine et le lin. Il ne soumet pas les gens à une même catégorie de pensée et de conception. La laine est la couverture de l’animal, le lin vient de la végétation : ce sont deux mondes différents, celui du néfech et celui du rouah. Or chez l’homme il y a la nechama, qui est au-delà des deux : le néfech est le niveau des fonctions biologiques et sensitives de l’être. Le travail de l’Échet Haïl ne se fait donc pas au niveau de la couverture que l’on change selon les saisons, par esprit d’opportunisme. Le verset dit qu’elle fait ce qu’elle fait be-héfets, c’est-à-dire selon ce que l’autre désire : ce n’est pas ce qu’elle-même impose : c’est ce à quoi l’autre aspire, et qu’elle veut réaliser comme tel. Le verset joue par ailleurs sur une orthographe identique : sa main et sa bouche s’écrivent de la même manière, et ce que sa main fait rejoint ce que sa bouche dit. Ce qu’elle dit est ce qu’elle fait, ce qu’elle fait est ce qu’elle dit. Il faut que la chose devienne volontaire, que la volonté de l’homme puisse s’y exprimer : ce sont là, dit le Rav, les premiers éléments de l’Échet Haïl, la suite étant reportée au cours suivant.
Une question finale porte sur les deux formes d’adresse au Sinaï. « Tu diras à la maison de Yaakov et tu annonceras aux enfants d’Israël » : la maison de Yaakov, c’est le féminin, puisque c’est lui qui fonde la maison, et nos sages enseignent que sa maison, c’est sa femme. La priorité lui est donc donnée, et ce qui sera dit ensuite aux enfants d’Israël en dépend. Les deux verbes sont d’ailleurs différents : le premier est un langage persuasif, un langage de beauté et de séduction, et c’est lui qui guide et qui relie l’ensemble. Il est promis pour les temps futurs que les nations diront : à la lumière des familles de Yaakov, suivons la voie de l’Éternel.
Transcription intégrale du cours
Nous abordons le vif du sujet, c’est-à-dire l’étude de textes d’Eshetraï. Nous avons dit que cette femme de vaillance qui conclut tous les paraboles de la vie, tout dans la vie est parabole, tout dans la vie. Nous abordons une réalité mais sous forme d’image, c’est un film ininterrompu à travers nous, nos enfants, nos petits-enfants. Mais sans ce féminin qui est l’axe de tout, rien ne va plus. Et bien, c’est la raison pour laquelle l’ultime hommage que Shlomo Améler voudrait rendre à sa mère, c’est l’hymne à la femme de Vaillance. Alors, existe-t-elle en réalité ? Est-ce que le juif existe ? Bon, vous savez très bien quelle est ma définition. Un juif n’est pas, il le devient.
Nous sommes toujours dans l’époque que nous vivons, dans un état embryonnaire. on reprend l’héritage et génétique et spirituel qu’on nous laisse et nous allons le travailler. Et au fur et à mesure, nous le développons et de ce qui a été écrit, de la loi écrite, nous faisons une loi orale, elle devient le centre de nos discussions, de nos passions Et en somme, nous développons une autre lumière, un autre éclairage de la vie. Eh bien, ce sont les trois éléments de réflexion à partir de l’écrit, de l’oral et du zohar, de cet éclairage, de cet éclairage qui devient source d’inspiration, source d’inspiration pour tout le monde et chacun à son niveau et par conséquent le Eshetraïm, la femme qui est le fondement, le féminin je dirais, qui est le fondement de tout cela parce que seuls les féminins ouvrent la voie à cette fécondation, cette prolifération, ce développement, ce renouveau. Et oui, on comprend que la Qu’une femme ne se compare pas à des pierres précieuses, aussi précieuses soient-elles, nous sommes très contents de les posséder, mais elles sont à l’état statique, elles ne changent pas après la joie de les avoir possédés, etc.
Cela relève un peu du coffre-fort. Ils sont enfermés parce qu’on a peur qu’on nous les vole. Ils entretiennent une certaine jalousie, de mauvais regards. Non, ce n’est pas ça ce que nous voyons au travers du féminin. Le féminin, bien sûr, abrave. Quand il va en Égypte avec sa femme, ça va. Il n’y en a y a d’un qui qu’ils savent pas tout mal. Bien sûr, pour moi, tu es acquise. Mais maintenant, au vu des autres, tu deviens effectivement un objet de désir extérieur. Et je ne voudrais pas te voir rabaisser à ce niveau. Parce que pour moi, ce n’est pas en tant que dans la relation Baal-Baal, il y a une horreur de ce mot Zébali.
Zébali. Qu’est-ce que ça veut dire, Zébali ? Si je devais traduire en bon en français, c’est mon maître, c’est mon possesseur, C’est mon propriétaire, mais qui oserait dire ça, c’est Baal-i. Non ? Alors, Hosea corrige le tir, Ve-hayab ayomahu, et viendra le jour où tu ne le définirais pas en tant que Baal, en tant que maître. Mais tu diras Ishi, mon partenaire. Dans la vie, Ishi, c’est les autres y carré Isha kemi Ish lukoha Zot. Alors le masculin de Isha serait Ish et non pas Baal. Zot Ishti Donc, pour revenir à Echet hayil mi yimtsa אשת חיל מי ימצא (Michlei 31,10), hayil c’est quoi ? Hayil c’est un ensemble de vertus. Mais de vertus, est-ce qu’elles sont définitivement acquises ? Non, elles relais d’une multitude de situations dans lesquelles nous nous trouvons et que nous cherchons à acquérir au prix de nombreux efforts. C’est une lutte permanente. Une d’une femme, elle est effectivement la révolution incarnée d’une société. C’est au travers d’elle que se meut la finance, l’art, la politique, le devenir spirituel, non pas seulement d’une famille, mais aussi d’une société, d’un peuple. Mais elle ne veut pas se mettre au devant de la scène, elle ne veut pas éclipser tout ce qu’elle fait, nous avons déjà vu qu’elle le faisait à pas feutrer, ce combat est le même de l’intérieur et non de l’extérieur.
Nous ne faisons pas d’elle un soldat sur le front face à l’ennemi extérieur, mais Nous faisons d’elle effectivement une figure de combat acharné à l’intérieur de la maison, à l’intérieur du pays, à l’intérieur de la famille. Alors c’est la raison pour laquelle, quand il commence son hymne, qui est bâti sur les différents modes de langage, ces différents modes de langage c’est l’alphabet hébraïque, ce sont les 22 lettres de l’alphabet hébraïque, et qui constitue effectivement les moyens d’identification de lettres. C’est Nagila venis meha bar, nous nous réjouirons en toi, bar, valeurs arithmétiques de bar en toi, ce sont les 22 lettres de l’alphabet évraillique. Ce sont les modes de chant, d’expression, de poésie, si vous voulez, et ça c’est la raison pour laquelle quand les prophètes ont voulu traduire un état de sublimation, Ils l’ont fait au travers de toutes les lettres de l’alphabet hébranique.
Alors, on commence par dire mi yimtsa מי ימצא, mi yimtsa, qui va trouver. Est-ce que la femme en la trouve ? On est vraiment à sa recherche. Et quand on l’a trouvé, a-t-on vraiment trouvé ce qu’on cherchait ? Cette question peut la retourner. Est-ce que la femme a-t-elle trouvé son mari ? En réalité, il n’y a que des mots d’approche. Ce qu’on a trouvé avant le mariage, ce n’est pas ce qu’on découvre après le mariage. Il faut ajuster les choses. Ça peut être, ça peut effectivement se discuter, ou bien dans un sens où on a trouvé plus que ce qu’on attendait, ou bien beaucoup moins que ce qu’on attendait, n’est-ce pas ? Il faut se dire que ce sont deux entités qui se rencontrent, qui viennent de différents milieux, de différentes formations.
Et effectivement, avec des antécédents de part et d’autre, il faudrait faire de cela un nouveau couple, de nouvelles combinaisons, de nouvelles données. C’est un défi, et qu’il faut réussir, parce que la vie des enfants en dépend. Et on l’entend souvent, on n’a que la femme que l’on mérite ou l’homme que l’on mérite. Est-ce vrai ? Si on parle du principe que déjà à la naissance, bat ploni li floni, la fille d’un tel sera pour tel, c’est-à-dire qu’on nous a déjà destinés à la naissance, Quelle serait notre âme sœur ? C’est formidable, alors maintenant il faut la chercher, mais à-t-on chercher dans le bon sens ? Et comment on va savoir que c’est véritablement l’âme sœur ?
Du même au même ? Non, ça c’est véritablement nourrir son égo. Si je ne cherche que ce qui me ressemble, que ce qui est moi-même, alors on n’a rien fait. autant rester seul entre quatre murs et se développer séparément, à moindre frais, à moindre risque. Mais si on doit le faire, si on doit le faire, alors on nous dit non, sachez qu’il n’y a pas… n’y a pas, sans saisir vous Grichonne. La première tentative d’union, c’est lorsque on a décidé pour vous, à la naissance, quelle serait votre âme sœur. Mais entre temps, vous, vous avez changé, vous avez évolué, parce que vous disposez d’un arbitre, parce qu’on ne vous a pas mis dans un conditionnement tel que vous allez rester fidèle à ce qu’on vous a transmis aux conditions dans lesquelles vous avez évolué, vécu, etc. Et on est de même de l’âme seule. Donc il y a un zivou il y a une première union, il y a un zivukshenny, il y a une deuxième union.
Alors ne l’interprétez pas mal, en réalité, il se trouve que la femme qui nous est destinée dans notre première union est une tout autre que l’on retrouve au fur et à mesure que l’on vit avec elle parce que avant de la connaître nous étions effectivement conçus et vouer l’un pour l’autre, mais une fois l’union consommée, il s’agit à ce moment là de faire face à une autre réalité qui est constamment différente et la femme et l’homme seront jugés d’après leur comportement mutuel. Il y a donc dans l’évolution d’un couple, une marche ininterrompue avec des épreuves permanentes, mais qui sont le fermement de cette union, de cette réussite, de ce développement qui se prolonge au travers de nos enfants. Et bien c’est ça ce que dit J’ai trouvé un homme entre mille personnes, entre mille, j’ai trouvé un homme qui mérite qualité d’Adam. Nous avons déjà dégagé cette notion d’Adam qui, elle, se situe au sommet de l’évolution de l’homme au travers de Enosh, Gehver, Isch et puis Oui, Adam, qui est le modèle de l’homme, on ne réduit pas à des qualificatifs, par rapport à son appartenance religieuse, à son appartenance nationale, à son appartenance sociale.
Adam, il est au-dessus de toutes ces considérations. Alors, Jean-Marc Méler dit, oui, j’en trouve un pour mille, et cela suffit. Cela suffit effectivement à inspirer les mille autres personnes. Mais une femme ? Entre mille, je ne l’ai pas trouvé. Pourquoi ? Parce qu’une femme ne se trouve pas, elle s’acquiert, elle vaut de l’argent. Enfin, ce n’est ni la voiture, ni la carrière, ni tout ce que vous pouvez lui offrir. Parce que, quand on acquiert une femme, qu’est-ce qu’on lui donne ? Des sous, une petite alliance, à savoir, quelquefois, c’est le père qui nous a donné de l’argent de poche pour l’acheter, n’est-ce pas ? Et avec ça, on consacre la femme à la maman, c’est tout à fait symbolique.
En réalité, ça n’a pas de prix, mais c’est une acquisition, c’est une acquisition parce que elle a une valeur inestimable. Je vais y arriver, parce que c’est par elle que je vais réaliser ma vie. Alors, donc, est-ce que tu as le temps d’y aller ? Non, nous n’allons pas la trouver sur notre chemin, et combien même nous la trouverions, il faudrait l’acquérir, il faut la conquérir, il y va de mon avenir, et ce n’est pas, Je ne cherche pas à travers elle, ni la richesse, ni l’affirmation de ce que je suis, et sur le plan social, l’affirmation de ce que je suis profond de mon être. Ça, c’est ce que nos sages ont exprimé au travers de la sentence « Isha osaretson balad » C’est la femme qui forge la volonté de son mari.
autrement c’est elle qui le porte réellement, alors c’est la raison que tout se joue sur le crédit que nous pouvons emmener à l’autre si nous l’approchons avec suspicion, méprise, condescendance. Et si nous cherchons à en faire notre propre sosie, notre miroir, nous avons certainement manqué notre vie. Ce n’est plus Echetraï. Je répète que c’est une femme de combat. C’est une femme qui est constamment sur le qui-vive, qui ne laisse pas son mari, ou qu’il ne laisse pas la société, ou qu’il ne laisse pas la famille, dans un état statique, amorphe. Bon, on a effectivement atteint notre but. Nous n’avons jamais atteint. Nous restons avec une certaine, disons, anxiété, une volonté, au moins de maintenir la tille que nous avons, auxquelles nous sommes parvenus, parce que tout peut basculer, tout peut basculer par l’inattendu, par l’enfant, par, à D’ ne plaise, un accident, une maladie, une mauvaise sortie, une mauvaise éducation, une mauvaise fréquentation, une mauvaise pression sociale.
Or, le féminin c’est celui qui ramène tout vers l’intériorité de l’être, vers l’intérieur, et qui le retravaille, qui lui donne un état de fermentation permanent pour qu’il puisse Effectivement, paraît toute difficulté, tout problème niveau, mais c’est là sa richesse. Donc, ce yin-tsa, matso trouvée, effectivement, elle ne se trouve pas. Elle se trahit, elle ne se trouve pas, elle s’acquiert. Elle s’acquiert quand on investit en elle. On investit en elles, ce n’est pas l’investissement en bijoux, quoique cette tendance du féminin à chérir les cadeaux, les bijoux, les parures, c’est une manière de rester attaché à la réalité des choses, à la réalité de ce monde, c’est réaliser qu’il y a quelque chose qui pourrait ajouter, même dans cet élément de coquetterie, un plus de beauté.
C’est merveilleux ! Et bien, le féminin, il est de cette nature, il est de cette nature conditionnée, qu’il se rattache à ce monde et qu’il ne veut pas en quelque sorte sortir de ce qui est la réalité propre, c’est ça, mettre sur pied l’homme, vous Vous savez que le jour de Kippur, on retenait par une ficelle, par une ficelle, on retenait à la jambe, on retenait le coin de Gadol qui entrait au sein des saints. Mais pourquoi ? Ce qui est admis en général, c’est que, allez, on a peur qu’il ne meure et qu’on ne puisse pas aller le retirer. Mais il y a une autre idée, qui n’est pas macabre, c’est qu’on a peur que cet homme-là, lorsqu’il découvre la sphère de la sainteté, qu’il renonce à tout et qu’il ne veuille pas en sortir, qu’il veuille rester dans cette sphère de sainteté, du saint des saint alors on lui dit non non mon cher ami tu vas être en contact avec le monde de l’infini où l’espace n’occupe pas de place et mais de là bas tu tu prends un souffle d’oxygène et puis tu reviens vers nous et tu nous fais profiter de de cet apport de spiritualité que tu as aspiré, tu la partages avec nous, c’est bien ?
Le féminin c’est ça, le féminin c’est ça. c’est qu’on ne doit pas, en fin de compte, évaluer le féminin à son apport matériel, réel, soit sur le plan financier, soit sur le plan d’intérières, soit sur le plan de la beauté, mais sur ces valeurs intrinsèques qui elles seules font la valeur de l’homme. D’ailleurs, dans le texte, on verra que lorsque l’homme lui accorde ma taqla, le va à la, et on a utilisé le mot ba’al pour vous dire son mari, son époux, or je viens de définir le mot Baal comme étant un peu, disons, réducteur au féminin. Mais regardez un petit peu ce qui précède, bataq ba levala, c’est-à-dire que le Baal se démet de sa notion de possession de propriétaires, de maîtres, bâtardas, il le lui donne, il le lui confère, il le partage avec elle, ils sont bémés, il lui remet en main les clés de tout, bâtardas les balas, mais c’est de cette façon-là, c’est de cette façon-là, véchalal, l’eau Les chalales au yersal, c’est de cette façon-là que ce qu’il a en lui, son butin, ce qu’il a amassé, ce qu’il a acquis, il ne va pas le perdre.
Parce que tant que ce chalal, chalal c’est le butin, c’est ce qu’au prix d’effort, Deux luttes que nous avons emmagasinées pendant toute une vie, pendant toute une carrière. Mais ce n’est pas ce que nous allons prendre avec nous. C’est basé à nous, non. Et il y a trois ketarim, disent nos sages. Keter Torah, Keter Malkhut et Keter Kehuna. Nous avançons et nous marchons dans la recherche de la consécration par la taurin, par des valeurs morales, par des valeurs spirituelles. Nous cherchons ces vêtements, attention ! Nous nous cherchons à appartenir à une élite intellectuelle, comme vous voulez, nous voulons être capables effectivement de servir de modèle aux autres, kéuna, kétel kéuna, oui, nous sommes à même de donner des sois-disant des leçons, c’est affreux de se voir dans cette situation là, tout le temps.
Il y a un quatrième, c’est Keter Shem Tov, et Keter Marchut, il y a chacun un roi dans ce domaine. Nous cherchons effectivement à nous imposer à la cellule dans laquelle nous évoluons. On nous dit qu’il y a un quatrième. Et un quatrième, c’est Keter Shemtov, Keter Shemtov, alors il y a le bon renom, la couronne du bon renom, la couronne du bon renom, qu’est-ce que c’est, alors elle ne me dit pas qu’il trois couronnes et quatre couronnes. Non, la couronne du bon renom, elle vient se griffer sur la couronne de Marroute, sur la couronne de Torin, sur la couronne de Kéuna. C’est bien de chercher à devenir un modèle, une référence, c’est bien de chercher effectivement à maîtriser bien des choses et d’avoir de portée, d’être le porte-parole de ces valeurs. Mais attention, pas de condescendance vis-à-vis des autres, dans un esprit d’humilité. C’est comme ça qu’il faut voir un petit peu votre situation par rapport aux autres et c’est comme ça que nos sages voient. En somme, le batahbal, le bala, c’est celui qui, dans un élan d’humilité situe sa femme à sa véritable position. Maintenant, sa femme, nous avons dit sa femme. M. le ministéri vous exagérez, vous allez me dire. Mais nos harami m’ont dit attention c’est l’échitraïne, c’est pas la femme, c’est l’échitraïne, c’est la Torah, c’est le Shabbat, ah, alors nous ne sommes pas en train de parler du féminin, nous sommes en train de parler de la science, nous sommes en train de parler du Shabbat, nous sommes en train de parler de la Torah, là aussi, ce que vous serez en Torah, ce que vous serez le shabbat, le repos du shabbat, comment vous allez le célébrer, comment vous allez effectivement savourer le shabbat, comment vous allez savourer l’arki de la Torah, Cela dépendra de la femme de combat que vous avez effectivement acquise au sein de la maison et à laquelle vous avez donné tout crédit parce que vous avez cette confiance en elle, C’est à ce titre-là que vous l’avez acquise, c’est ce que vous avez cherché en elle, vous n’avez pas cherché une eau dorvante, vous avez cherché au contraire une animatrice de l’esprit de la maison dans une lutte permanente jour après jour, alors qui qui fait que tout ce que j’ai, chalade tout ce que j’ai mis de côté, tout ce que j’ai arraché à la sueur de mon front, l’ohir sale, il ne va s’offrir d’aucun moment, je ne vais pas le regretter, je ne vais pas le considérer un jour ou l’autre comme ayant contribué quelque part à ma défaite, à mon échec, au contraire, elle a su lui donner de la valeur, elle a su le valoriser et c’est pour cela que je dis par la suite, à quoi se reconnaît, tout cet investissement du féminin aux côtés de son mari, «Gemalat utto velora kole mechayen», le texte aurait dû dire «Gemalat utto velora», il lui prodigue le bien et non le mal, tous les jours de sa vie, la vie de qui ?
la vie de son compagnon, la vie du mari. Non, c’est sa vie à elle parce que au-delà du mari, outre-tombe, elle continue à le servir. Elle continue à cette tâche qu’elle Elle a commencé avec lui à la finaliser, la mort ne l’arrête pas, c’est pas une étape finale, elle n’a pas conclu au travers même du souvenir de son mari, de sa descendance. Elle continue un travail formateur, rénovateur et gemalatou tor velola. Comment on peut prodiguer le bien sans le mal ? Est-ce que vous avez un peu réfléchi à cette idée ? Gemalatou tor velola, prodiguer le bien. Bien sûr, si je te prodigue le bien, je ne te fais pas de mal. Eh oui, on peut prodiguer le bien tout en faisant le mal.
Vous allez me dire comment. Et la réponse est très simple. Si, en fin de compte, je cherche à te dépouiller de ton identité, de ce que tu es, à te ravir à ta famille, à ta culture, et en considérant que ce que je te donne vaut mieux que ce que tu n’as eu jusqu’à présent, et je vais effectivement te modeler à ma manière, je n’ai rien fait, ça s’appelle protéger le bien. Bien sûr, la Torah effectivement te donne d’autres moyens et, excusez-moi de vous le dire, nous sommes tous déconvertis, n’est-ce pas ? Portant de ce point de départ, nous ne sommes pas nés juifs. On nous a donné au travers de notre naissance parce que que par nos antécédents, par nos antécédents, nous sommes juifs, mais nous devons-nous devenir, nous devenons l’affirmé, nous devenons, ou bien nous le rejetons, tu as beau indire un juif et un juif. Bon, il est, il est théoriquement, il est, mais qu’est-ce que j’ai à faire de son existence. Et oui, sa réalité de juif, c’est celle qu’il travaille tout chaque jour, mais chaque jour à sa mesure. Nous ne sommes pas là des photocopies à reproduire, n’est-ce pas ? Et chacun a être victimement l’image, à tout point de lui, non ? Chacun a sa personnalité, chacun a sa manière de vivre et à son judaïsme, mais l’essentiel c’est de ne pas le dévoyer ce judaïsme, de ne pas le vulgariser, de ne pas lui donner, de ne pas le détourner de sa voix majestueuse, de sa beauté, son art, de sa valeur intrinsèque, mais chaque juif dans sa façon de se réaliser, à travers le Torah bien sûr, à travers le Shabbat, c’est un souffle nouveau au fur et à mesure respire, ou bien à travers son étude, ou bien à travers sa célébration de Chabac, ce parfum de sainteté qu’il goûte, qu’il savoure le septième jour, en vue du huitième.
Et le féminin est celui qui ne voit pas comment il devrait être son Marie, à l’extérieur, à l’image de la société, qu’elle se présente, mais c’est lui, je dois le réaliser en tant que tel, sans le dénaturer et lui donner les moyens de s’affirmer davantage, ça c’est que mal à tout au vélo là. Pourquoi ? Parce qu’elle n’en fait pas un produit manufacturé, elle n’en fait pas un produit artificiel, elle n’en fait pas un produit surchargé. Non, c’est le produit de base, mais il a une meilleure étiquette, une meilleure une meilleure façon d’être et c’est cela s’il y a différentes lettres c’est parce que il y a différents moyens d’expression et nous avons besoin de tous ces moyens d’expression pour réaliser une belle poésie et nous avons besoin de toutes les notes musicales pour faire une belle symphonie. Bien, ça, c’est « Gémalatou tovelora kol yéme chayéa » « Kol yéme chayéa », ce n’est pas « kol yéme chayéa », ce n’est pas sa vie à lui, tant qu’il est là, même quand il n’est Voilà, même quand il est absent, il continue effectivement à se soucier de ce qu’il est, de ce qu’il sera, au travers de sa propre personne, au travers de ses enfants, de sa progeniture, bien sûr, mais au travers de ce qu’il est dans l’ineffable, parce que de la même manière qu’il existe deux attributs de HM. HM, c’est l’être du vers brailleau être qui peut définir l’être personne ne peut le définir l’être ne se définit pas c’est l’essence de tout bon mais je peux en le révisant en lui donnant une image en le percevant au travers de ce qu’il a réalisé de ce qu’il a créé de ce qu’il a formé il est il est éloqué, il est élémi, élé. Voici ce qu’il a fait, voici ce qu’il a réalisé, donc à travers de ces réalisations. Et bien dit, un colombe, c’est la même chose.
Il y a en lui un être impérissable. Cet être impérissable, c’est un chêne. Et c’est, nous l’avons déjà dit, valeur numérique de Adam, 45, valeur numérique c’est ma. C’est quoi ? Vous savez, il y a une différence entre ma et mi. Quand nous cherchons à identifier une personne, on dit mi. Mais quand je te dis mi, atta, tu ne me dis pas non, je suis avocat ou je suis médecin ou je suis le propriétaire de ce magasin. Non, ça c’est ta fonction, ça c’est ton MA, c’est pas ton MI. MI, c’est ce que tu es, c’est ta valeur propre, ton essence. Ton essence c’est Yut Ke Vav Ke, c’est ton être. Ton MA, MA valeur numérique 45, ton MA, c’est effectivement ce que tu as réalisé.
Alors, la vie évolue entre ce main et ce nid, ce que, effectivement, je réalise, c’est par là que les gens me perçoivent et me reconnaissent, mais dans mon être, je suis en mutation permanente, et ça, c’est l’innéphable de l’homme, que la mort n’atteint pas, Et c’est, en somme, ce que le féminin cherche à faire de malade ou de veloura poleméhaïa parce que ce féminin, il est très sensible. Il ne mélange pas les produits, il ne mélange pas la laine et le lin, il ne mélange pas. Il ne soumet pas les gens à une même catégorie de pensée et de conception, non. Il y a dans la végétation un tas de végétaux et chacun avec effectivement ses vertus, Les remèdes, c’est, disons, sa vitalité, mais il y a dans la matière animale, la laine, c’est la couverture de l’animal, le lin, c’est la couverture à partir de la végétation, ce sont deux mondes différents, c’est le monde de méfèches et le monde de lois, Et chez l’homme, il y a l’anéchama, l’anéchama est au-delà de l’effèche et l’ouaille.
L’effèche, c’est le bas niveau de l’existence de l’homme, ce sont les fonctions biologiques de l’être. L’ouaille, ce sont les fonctions affectives de l’être, sensitives de l’être. Neshama, c’est au-delà. Donc le travail de Eshetraïen, lui, ne se fait pas mis au niveau du tzémer, de la couverture de laine, ou de la couverture de l’un selon les saisons, par un esprit d’opportunisme. Non, as behefets ka per, elle fait ce qu’elle fait, elle le fait behefets, behefets, ça veut dire ce que l’autre désire, ce à quoi il aspire, ce à quoi il tente, mais elle veut le réaliser en tant que telle. «B’chevetz kapea kefia» Kapea, de sa main, kefia, par sa bouche, c’est la même orthographe. C’est «outuli kapea, outuli kefia».
De sa, sa main, rejoint sa bouche, Ce qu’elle dit, c’est ce qu’elle fait. Ce qu’elle fait, c’est ce qu’elle dit, c’est ce qu’elle traduit. Et tout ça, behéphète. Il faut que la chose devienne volontaire. Il faut que la volonté de l’homme puisse exprimer là-dedans. C’est ça, ce sont les premiers éléments d’Eschedrake. Je m’arrête là, si vous avez des questions à poser avec plaisir, je continuerai la prochaine fois le reste. L’Ikhvod arabe, je voulais vous demander la différence entre le Thomas le Béthiakhov et le Taghid le Bené Israël. Oui, eh bien, le Thomas de Béthiéraco confirme que tu donneras priorité à la maison de Yaakov et la maison de Yaakov, c’est le féminin puisque le baï, celui qui le fonde, c’est le féminin et nos harami m’ont dit Bétho zo ishto, sa maison c’est sa femme, sa femme c’est sa maison.
Et donc, tout dépendra qu’au-tom’a le Béthiaacombe, de ce que tu diras à la maison de Yaakov et de ce que fera la maison de Yaakov, t’as guède, Ednais Israël. Tu confroneras à ce moment-là les enfants d’Israël. Les enfants d’Israël sont tributaires de Béthiaacombe. D’ailleurs, dans le discours des temps futurs, les nations diront «Beth Yaakov l’echouven el chabe orachem». C’est «A la lueur des familles de Chakhov, allons suivant la voie de l’Éternel». C’est ça. Béth Yaakov représente les femmes et Bené Israël les hommes. Les hommes. Très bien. Et il y a deux formes de langage. C’est que le Tomar a mort. C’est un langage doux, c’est un langage persuadif, c’est un langage séducteur. Je n’irai pas jusqu’à faire le rapprochement entre amour et amour.
Amour en espagnol. Non, mais bon, ce langage persuasif, ce langage de beauté, ce langage de séduction, c’est lui qu’il va taguer, taguer de guide, c’est attacher, c’est le muscle, c’est lui qui rattache tous les membres, tout le squelette et qui le fait fonctionner. Alors, ça c’est le Kage de l’Israël, cela dépend de Béti Hakon. Autre question, j’ai oublié de dire que ce cours était dédié à la mémoire de ma mère, d’abord dont c’est aujourd’hui les Atsiates, de mon frère Shalom et des victimes de cette agression que nous venons de subir encore de la part de nos ennemis. Voilà. Sur ce, je vous quitte. Je vous attend une bonne semaine. Et à la semaine prochaine. Toda Raba, à la semaine prochaine.
Une autre réaction à poser. Ça va ? On y réfléchit, hein ? Que D’ vous protège tous, que D’ vous protège tous en Israël. Amen. Bonsoir, Mme Canet. Bonsoir. C’est vraiment terrible ce qu’on passe. Fatigué ? Voilà, allez. Merci beaucoup, M. Bénézri. Merci beaucoup. À la semaine prochaine. Merci beaucoup.
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