Introduction
Introduction à Mishlei
Eshet Hail, Hymne à la femme.
Eshet Hail, Hymne à la femme 1ere partie
Eshet Hail, Hymne à la femme 3eme partie
Eshet Hail, Hymne à la femme 2eme partie
Eshet Hail, Hymne à la femme 4eme partie
Mishlei est le livre le moins solennel de la Bible hébraïque. On n’y trouve ni récit national, ni prophétie, ni loi. On y trouve des conseils — sur les fréquentations, la paresse, l’argent prêté, la langue trop rapide, la colère, l’éducation des enfants.
La sagesse comme compétence
Le mot hébreu que l’on traduit par sagesse désigne aussi un savoir-faire, celui de l’artisan qui connaît sa matière. Chez Salomon, la sagesse n’est pas une contemplation : c’est une habileté à vivre. Elle s’apprend, elle se perd, elle se pratique.
D’où le ton du livre, souvent direct, parfois franchement moqueur. Le paresseux qui trouve toujours une excuse, le vantard, celui qui répète les confidences : Mishlei observe les hommes avec une précision d’entomologiste, et sans indulgence excessive.
Eshet Haïl
Le livre se termine par un poème alphabétique, Eshet Haïl, que beaucoup chantent le vendredi soir. On le lit souvent comme un éloge de l’épouse ; la tradition y a vu aussi une figure de la sagesse elle-même, et de l’âme.
Ce qui frappe dans ce texte, c’est qu’il ne loue presque que des actions : elle achète un champ, elle tend la main au pauvre, elle parle avec sagesse, elle rit du jour à venir. La grandeur y est entièrement faite de choses accomplies.
Un livre qui vieillit bien
La plupart des textes de conseils datent en une génération. Mishlei, non — parce qu’il ne parle pas des circonstances mais des tendances humaines, qui ne changent guère. On peut l’ouvrir à n’importe quelle page et y trouver quelque chose qui concerne la semaine que l’on vient de vivre.
À poursuivre
Les Pirkey Avot, le midrash Béréchit Raba et les trois Patriarches — les autres chemins de la philosophie juive.