Mishlei – Le Livre des Proverbes

par le Rav Raphaël Benizri
Sage penché sur un texte ancien, illustration du livre des Proverbes

Introduction

Mishlei — introduction — cours vidéo du Rav Raphaël Benizri

Mishlei — introduction
Pourquoi ce livre se lit entre Pessah et Chavouot, ce qu’est un machal, et comment le midrash réduit les 613 mitsvot à un seul principe. Voir le cours et sa transcription →

Eshet Hail, Hymne à la femme.

Mishlei : Eshet Haïl, 1re partie — cours vidéo du Rav Raphaël Benizri

Mishlei : Eshet Haïl, 1re partie
Le statut juridique de la femme, puis son retournement : le jardin d’Éden, la finalité et la royauté du féminin. Voir le cours et sa transcription →

Mishlei : Eshet Haïl, 2e partie — cours vidéo du Rav Raphaël Benizri

Mishlei : Eshet Haïl, 2e partie
Pourquoi lit-on l’Eshet Haïl la veille de chabbat, et pourquoi Ruth : ich et icha, et les trois techouka. Voir le cours et sa transcription →

Mishlei : Eshet Haïl, 3e partie — cours vidéo du Rav Raphaël Benizri

Mishlei : Eshet Haïl, 3e partie
Une femme ne se trouve pas, elle s’acquiert : les premiers versets de l’hymne, le refus du mot baal, le ma et le mi. Voir le cours et sa transcription →

Mishlei : Eshet Haïl, 4e partie — cours vidéo du Rav Raphaël Benizri

Mishlei : Eshet Haïl, 4e partie
Mensonge que la grâce, vanité que la beauté : le dernier verset et la crainte de D’ comme marche ininterrompue. Voir le cours et sa transcription →

Mishlei est le livre le moins solennel de la Bible hébraïque. On n’y trouve ni récit national, ni prophétie, ni loi. On y trouve des conseils — sur les fréquentations, la paresse, l’argent prêté, la langue trop rapide, la colère, l’éducation des enfants.

La sagesse comme compétence

Le mot hébreu que l’on traduit par sagesse désigne aussi un savoir-faire, celui de l’artisan qui connaît sa matière. Chez Salomon, la sagesse n’est pas une contemplation : c’est une habileté à vivre. Elle s’apprend, elle se perd, elle se pratique.

D’où le ton du livre, souvent direct, parfois franchement moqueur. Le paresseux qui trouve toujours une excuse, le vantard, celui qui répète les confidences : Mishlei observe les hommes avec une précision d’entomologiste, et sans indulgence excessive.

Eshet Haïl

Le livre se termine par un poème alphabétique, Eshet Haïl, que beaucoup chantent le vendredi soir. On le lit souvent comme un éloge de l’épouse ; la tradition y a vu aussi une figure de la sagesse elle-même, et de l’âme.

Ce qui frappe dans ce texte, c’est qu’il ne loue presque que des actions : elle achète un champ, elle tend la main au pauvre, elle parle avec sagesse, elle rit du jour à venir. La grandeur y est entièrement faite de choses accomplies.

Un livre qui vieillit bien

La plupart des textes de conseils datent en une génération. Mishlei, non — parce qu’il ne parle pas des circonstances mais des tendances humaines, qui ne changent guère. On peut l’ouvrir à n’importe quelle page et y trouver quelque chose qui concerne la semaine que l’on vient de vivre.

À poursuivre

Les Pirkey Avot, le midrash Béréchit Raba et les trois Patriarches — les autres chemins de la philosophie juive.