Chavouot : le cinquantième jour, hors du compte

par le Rav Raphaël Benizri

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Des trois fêtes de pèlerinage, Pessah célèbre le passé et Souccot annonce l’avenir messianique. Chavouot, elle, célèbre le présent — et c’est pourquoi, seule de toutes les fêtes, elle n’a pas de date fixe dans la Torah. Elle n’est que le cinquantième jour, l’aboutissement d’un compte que nous menons nous-mêmes.

Dans cette deuxième étude, le Rav Raphaël Benizri montre pourquoi ce cinquantième jour ne se compte pas : il est au-delà du carré de sept, au-delà du safar, de la limite. De là il déploie le sens du ani, du moi irréductible, le jugement des fruits de l’arbre, le chofar du jubilé, et ce que signifie être « comme un seul homme, d’un seul cœur ».

Ce que dit ce cours

Les trois regalim célèbrent trois temps de l’histoire. Pessah, c’est le passé : retrouver nos racines à travers la sortie d’Égypte, à chaque génération, chacun se considérant comme sortant lui-même d’Égypte. Souccot, c’est l’avenir : tous les peuples réunis sous une même soucca, le projet messianique de l’histoire. Et celle qui célèbre le présent, c’est Chavouot.

C’est parce qu’elle est la fête du présent que Chavouot n’a pas de date précise. Elle peut tomber le 5, le 6 ou le 7 Sivan, selon la manière dont ont été consacrés les Roch Hodech qui précèdent. Nous avons opté pour un mois de trente jours et un mois de vingt-neuf, ce qui la fixe au 6 Sivan — mais en réalité elle n’a d’autre date que celle de l’achèvement du décompte du Omer.

Hag HaKatsir oppose le blé de Chavouot à l’orge de Pessah. La moisson du blé commençait à Chavouot, et l’offrande était faite de pain de blé, alors qu’au lendemain de Pessah on apportait une offrande d’orge. L’orge est réputée nourriture animale ; le blé est la nourriture principale de l’homme. Le passage de l’une à l’autre dit tout du chemin parcouru en quarante-neuf jours.

Yom HaBikourim est la fête des prémices d’Israël. Les agriculteurs marquaient les premiers fruits dès leur apparition et les apportaient au sanctuaire à Chavouot — ces fruits par lesquels la terre d’Israël a été louée.

La Bible ne fait aucune mention de la Torah à Chavouot. Ni le don de la Torah, ni la célébration de Matan Torah n’y figurent. Si nous les y rattachons, c’est parce que nos hakhamim ont dit que le cinquantième jour de la sfira est celui qui parachève notre création.

Il y a deux yetsirot dans l’homme, et la Torah de Chavouot est la seconde. L’homme a été formé de la terre, puis D’ lui a insufflé son souffle de vie : c’est son deuxième stade. Celle du olam hazé est périssable, celle du olam haba ne l’est pas — et l’impérissable, c’est ce souffle divin. La Torah de Chavouot est l’incarnation de ce souffle dans un peuple fraîchement sorti de la glaise égyptienne.

À la sortie d’Égypte, nous avons inauguré un autre temps. Ce temps-là est le nôtre, celui que nous sommes appelés à maîtriser et à renouveler. Et c’est parce que nous n’appartenons pas au temps de la création de l’univers que nous sommes un peuple hors du temps, sur lequel l’usure du temps n’a pas prise. Nous sommes toujours là.

Le ani, le moi, est ce qui ne se laisse réduire à rien. De la même manière que HaKadoch Baroukh Hou emprunte ce moi pour dire qu’il n’est réductible à aucune autre réalité, chacun d’entre nous aspire à ce « je suis qui je suis ». Je n’accepte pas d’être ramené à un chiffre, à un matricule, d’être additionné à d’autres. Hillel le disait : im ani kan, hakol kan — si le moi est ici, alors tout est ici.

Cette unicité tire sa sève de la Torah, qui a précédé la création. La Torah non plus n’est pas réductible au monde créé, puisqu’elle lui est antérieure : la création de ce monde n’est que le négatif du monde de la Torah. La lettre de la création est le beth, la dualité ; celle de l’unicité est le alef, par lequel commence la Torah. Tout le travail consiste à ramener les dualités vers l’unité.

La Torah a été donnée au Sinaï, mais elle n’a été reçue qu’à Kippour. Elle nous a été donnée, et nous ne l’avons pas totalement acceptée ni intégrée. Les secondes tables nous ont été remises le jour de Kippour, parce que nous avions accepté de faire table rase de tout ce qui creusait le fossé entre nous et notre prochain, entre nous et notre Créateur, et d’éliminer el zar, le dieu étranger.

L’homme, comme le monde, a besoin d’une loi pour se réaliser lui-même. Devant D’ nous sommes des serviteurs : de même que le monde doit obéir à des lois sous peine de ne pas fonctionner, l’homme a besoin d’une structure qui le gère et l’aide à se réaliser. Cette loi, c’est la Torah — à l’origine de la création de l’univers comme de la conception définitive du peuple juif.

Quarante-neuf malédictions avant Chavouot, quatre-vingt-dix-huit avant Roch Hachana. La paracha Behoukotaï, lue avant Chavouot, en compte quarante-neuf ; Ki Tavo, qui précède Roch Hachana, en compte quatre-vingt-dix-huit — soit deux fois quarante-neuf, cent moins deux. Si le premier avertissement n’a pas été intégré, on se retrouve devant deux séries.

Mem-tet, quarante-neuf, se lit dans les deux sens. Il y a quarante-neuf façons de traiter un problème objectivement, dans la pureté de l’esprit, tahor ; et quarante-neuf façons de l’assombrir, de le brouiller, tamé. Rabbi Méir pouvait jouer sur les deux plans et montrer qu’ils se nourrissent de la même source. Tamé, c’est mem-tet plus le alef — et le alef, c’est le cinquantième.

Le cinquantième ne se compte pas parce qu’il dépasse le safar, la limite. Il est en dehors des sept semaines, hors de ce carré de sept. Il n’est réductible ni à la journée de vingt-quatre heures ni à une sfira. Safar veut dire limite, calcul, gvoul, frontière — et dépasser cette frontière, c’est se trouver dans un état de transparence totale, où l’on regarde les choses, mais au travers d’elles. Chavouot, c’est le cinquantième jour.

Deux fléaux seulement empêchent l’homme de se libérer. Rav Alexandri, achevant sa prière, disait : nous voulons nous conformer à ta volonté, mais quelquefois c’est le se’or che-ba’issa, le levain de la pâte, et quelquefois le chiboud malkhouyot, l’assujettissement aux nations et à leur culture — ce qui nous tient en laisse et nous empêche de dévoiler totalement notre ani.

Ezra tenait Chavouot pour une tête d’année, parce qu’on y est jugé sur les fruits de l’arbre. Dire tête d’année, c’est dire que tout va d’après la tête, d’après la racine, d’après la source, et que tout le reste n’en est que le prolongement. À Pessah ce sont les semailles qui sont jugées, à Souccot c’est l’eau, à Chavouot les fruits de l’arbre.

Le blé, du temps d’Adam HaRichon, poussait comme un palmier. Il montait en hauteur, et c’était l’arbre du daat, de la connaissance. Mais une connaissance ne doit pas se réduire au bon et au mauvais : elle doit distinguer le sacré et le profane, le vrai et le faux. L’homme ne l’a pas compris, et l’arbre de la connaissance a perdu sa stature pour devenir péri haadama, un fruit de la terre, une graine.

La différence entre l’arbre et la graine, c’est celle du capital et du revenu. D’un arbre, tu prends le fruit et le capital demeure : il produira encore l’année prochaine. D’une herbe, quand tu l’as mangée, il faut recommencer, il faut semer à nouveau. Ce qu’Adam HaRichon a provoqué, c’est ce passage où tout se perd et où il faut sans cesse repartir de zéro.

Etz et etsa : l’arbre est aussi un conseil. Comment Abraham a-t-il accédé à la vérité ? Par ses klayot, ses reins, qui lui donnaient conseil — car de même que la fonction rénale filtre le sang et ses impuretés, la connaissance doit être filtrée pour qu’on lui trouve sa sève dans sa pureté. C’est pourquoi la Torah est etz hayim hi, un arbre de vie, un conseil de vie, pour tous ceux qui la soutiennent.

Hokhma et bina restent abstraites tant qu’elles n’ont pas été filtrées dans le daat. Le blé, c’est le daat : l’enfant n’appelle ses parents par leur nom qu’après avoir mangé de la graine de blé. Retrouver à Chavouot la dimension de l’arbre, c’est retrouver cette connaissance intégrée, et maintenir une balance entre ce qu’on projette sur l’autre et ce qu’on intériorise.

Le chofar n’est pas un instrument de musique. On ne le met pas dans un orchestre pour accompagner d’autres instruments ni participer à une symphonie. C’est un son qui reste indépendant, relié à rien : de la même manière que le moi ne se fond dans aucun ensemble, le chofar ne se prête à aucun alliage. Ce chofar a sonné à Matan Torah, allant en s’amplifiant.

Le chofar du jubilé s’appelle yovel, et il rappelle chacun à sa source. Quand on a compté les chemitot, sept fois sept, on arrive à la cinquantième année : chacun retourne à sa famille, à sa propriété, à sa racine. Même celui qui a voulu rester esclave par attachement devra sortir au yovel, parce que ce renoncement à disposer de soi ne lui est pas accordé.

Babel et l’Égypte sont les deux origines de cet enfermement. Babel a créé la confusion, un tohu dans la vie de l’humanité, et les gens ont perdu l’acuité de leur vision et de leur pensée. L’Égypte, elle, a imposé la première le chiboud malkhouyot. Soit notre pensée se nourrit de plusieurs sources sans distinction et reste dans la confusion, soit nous nous vendons pour garder un certain standing de vie, au lieu de rester les serviteurs de Hachem.

« Tu retourneras en Égypte sur des bateaux » : ces oniyot, ce sont les ani. C’est ce moi que chacun a perdu et que vous chercherez à vendre à vos ennemis — mais il n’y aura pas d’acheteur, personne n’en voudra. Tu seras obligé de retourner à toi-même. Et si la femme de valeur est comparée aux navires du marchand, c’est qu’elle a la force intuitive de changer son moi à tout moment, et qu’elle n’en use que pour bâtir sa maison.

« Comme un seul homme, d’un seul cœur » ne veut pas dire fondus en un. Cela veut dire que chacun s’est éclipsé pour donner sa réalité à l’autre, qu’il a appris à s’effacer quelque peu pour que ce soit véritablement un tsibour, un ensemble rassemblé. Nos sages le disent : quand la Torah parle au pluriel, elle s’adresse à chaque membre ; quand elle parle au singulier, elle s’adresse à l’ensemble constitué.

Il ne s’agit pas de fêter un anniversaire, mais de reprendre le souffle de la Torah. Puisqu’il n’y a pas de date anniversaire pour le don de la Torah, Chavouot est le présent permanent : reprendre ce souffle dans sa pureté initiale, et le partager avec les autres. C’est le présent qui prépare l’avenir — ce jour où retentira une grande sonnerie du chofar pour l’humanité entière.

Transcription intégrale du cours

Vous savez qu’il y a trois fêtes importantes dans le calendrier juif, c’est le Shalosh Régalim, les trois fêtes où le peuple se rendait à Eru Shalaim, et ces trois fêtes célèbrent trois événements dans l’histoire. un passé, c’est Pesach. Pesach nous sommes toujours en train de nous retrouver nos racines à travers la sortie d’Égypte. Et Bechol, Dolvador, HaYavadam, Lirot et Asmo, Keilu Yatsaimim Yitzrayim, chaque génération, il est du devoir de chacun de se considérer comme sortant d’Egypte et puis nous avons Sukkot, Sukkot qui est le projet de l’avenir et tous les peuples vont se réunir sous une même sukkah et tous les peuples vont célébrer la fête de Sukkot, c’est le projet messianique de l’histoire, la rencontre du peuple juif et de tous les autres peuples et celles qui célèbrent le présent, c’est Shavuot, Shavuot, c’est la raison pour laquelle elle n’a pas de date précise, elle peut être le 5th Sivan, le 6th Sivan, le 7th Sivan, tout dépend comment on a concentré le Rosh si les deux mois sont de 30 jours, alors c’est le 7, si les deux mois sont de 29 jours, alors c’est le 5.

Et nous avons opté pour un mois de 30 jours et un de 29, et de ce fait, nous avons en quelque sorte établi que la fête de Chavarote maintenant se trouve fixée au si-si-bani. Mais en réalité, il n’y a pas de date précise pour la fête de Chavarote, elle est tout simplement l’aboutissement du du décompte de Sifirata Homer, du décompte du Homer, qui a commencé au lendemain de Pesach, et là, c’est la raison pour laquelle la fête de Shavuot, c’est la fête des semaines. Depuis quand on fête les semaines ? Depuis quand on fête les semaines ? Non, mais Il y a différents noms à la fête de Shavuot, celle du katzir, celle de la moisson, la moisson de blé.

Commençait à Shavuot et nous devions effectivement apporter une offrande au sanctuaire constituée de pain à base de blé, Alors qu’au lendemain de Pésas, c’était une offrande à base de sérolime, à base d’or, l’orge étant réputé comme une nourriture animale, alors que le blé est la nourriture principale, la nourriture de base de l’eau. Donc, pour cela, la fête de Chavarote est appelée Chag Akatyr, la fête de la moisson. Elle est également appelée Chag Abikurim, la fête des prémices, puisque les agriculteurs se chargé d’apporter les premiers fruits de la première récolte, ce qu’ils avaient effectivement pointé lors de leur apparition, les premiers fruits, ils les apportaient au sanctuaire à l’occasion de la fête de Shavuos, le Yom HaBikurim, la fête à partir des fruits de l’Eretz Israel de laquelle a été loué la terre d’Israël et c’est pour cela qu’ils s’appellent le Mabicoury. Mais il y a un autre nom, en tout cas dans la Bible, il n’est pas du tout fait mention du don de la Torah à Shavuot et la célébration du matin Torah à la fête de Shavuot, elle n’y est pour rien. Nous, nous la rattachons parce que nos haqamins nous ont effectivement qui est victimement dit que le 50e jour de la séfira, c’est celui qui est victimement un chef ou par un chef, notre création, de la même manière que l’homme a été créé A partir de la terre, le Kadoch Waluchuk l’a formé, mais il ne parvient pas à venir chez Mata Hayim.

Il a un souple, il lui a donné son souffle, le souffle de vie. Ça, c’est le deuxième stade de la itsyra de l’homme. Il y a deux itsylotes dans l’homme, il y a deux créations dans l’homme. est celle du Olamazé et qui est périssable et celle du Olamaba qui est impérissable, celle de l’avenir, mais celle qui est impérissable, c’est celle de ce souple divin qui a été mis en l’homme, Et la Torah de Shavuot est quelque peu l’incarnation de ce souffle divin dans le peuple d’Israël fraîchement sorti de la glace égyptienne. Alors, ce temps de la création du peuple juif ou du parachèvement de la création du pape juif n’entrent pas dans le dans le cycle du temps de la création et vous vous rappelez que je vous ai dit que nous avons, nous avons inauguré lors de notre sortie d’Egypte un autre temps, un autre temps, celui qui est à nous, celui que nous sommes appelé à maîtriser. Nous devions renouveler le temps, lui donner une nouvelle dimension et c’est parce que nous n’appartenons pas autant de la création de l’univers que sommes un peuple hors temps, et que l’usure du temps n’a pas prise sur nous.

Nous sommes toujours là, nous dévions ce temps de la création, et nous sommes dans ce temps qui est au-delà des sept, sept fois sept, quarante-neuf, n’est-ce pas? Parce que nous l’avons expliqué la dernière fois lorsque nous sommes, lorsque nous avons commencé à entrevoir la création comme comme un tout au travers des sept jours de la création et son Shabbat qui est son tout pour ce pays, et bien on l’a refait, on a reproduit le même topo pour ce temps qui est celui du Holam Abba, celui du monde futur, et nous sommes en train de le forger dans un présent permanent, avec un anis, un moi, qui reste le projet de Adam al-Jewel, du premier homme, oui, parce que de la même manière qu’un cadeau de Jolot-Roult emprunte le « ami », le « moi » pour dire « je ne suis pas réductible à une autre réalité et je ne peux être associé à aucune autre réalité », eh bien il en est de même de chacun notre nom, nous sommes chacun, nous aspirons tous à ce ami, ami roux, vélo-affaire, je suis, qui je suis, vélo-affaire, je ne, je n’accepte pas que l’on me réduise à un chef, à une matricule, à ce que l’on m’additionne à d’autres, non, Je suis unique, unique en ce que je représente, mais c’est une icité qui est à l’image de celle de la Cadeau-Chamaloukou, ou de quoi elle tire toute sa terre de la taurens, de la loi, qui elle non plus n’est pas réductible au point de la création puisque la Torah a précédé la création de ce monde, la création de ce monde n’est que le négatif du monde, de ce monde de la droite, de ce olamaba.

Alors nous, pour nous, ce monde est périssable. Il y a une limite de 6000 ans, 7000 ans, on va recommencer, le peuple n’est pas soumis à ce temps. Et le Ani, qui est une reconversion du Aïn, de ce qui n’est pas palpable, de ce qui n’est pas sédissable, de ce qui n’est pas contrôlable, Eh bien, c’est celui que je cherche à retrouver dans le Hanokhi, c’est pour cela qu’il disait «im anikad akolkan», si le «ani», si le «moi» est ici, alors tout est ici. Mais Al-Qadosh Waloukhou qui a dit « Ani rouve lo acher », je suis moi et non pas d’autre. Et non, c’est, eh bien, et non pas un autre. Il n’y a rien qui soit associé à mon moi.

C’est celui-là, c’est parce que Ani de l’Al-Qadosh Waloukhou se révèle au peuple juif à nos rires. Nous savons très bien que la lettre de la création est le bête, La dualité, mais par contre celle de l’unité, de l’unicité, c’est celle du alètre puisque la Torah commence, elle, par un alètre. Il faudrait ramener ces dualités vers l’unité, et ces dualités, elles existent également en l’homme lors de sa création. Nous avons parlé de Weitzel. Il y a deux créations, comme il y a deux alliances, deux révélations de la Torah. Le Shavuot est reconnu comme Zman Matan Torah Peno. Il est le temps de Matan Torah. Il est en même temps dans la bouche de nos sages Azzeret, nous avons une fête qui s’appelle Chmine et Azzeret, qui clôture la fête de Sukkot, et il y a Azzeret qui clôture la fête de Pesa, c’est-à-dire l’achèvement de Pesa est dans cette révélation, hors cette révélation, elle s’est faite en deux temps. On nous a donné la Torah, on nous a donné la Torah au grand sinal, mais nous ne l’avons pas reçu, nous n’avons pas totalement accepté, nous n’avons pas totalement intégré. Quand nous avons finalement reçu la Torah, le jour de Kippur, les deuxièmes tables de la loi, nous ont été déduits le jour de Gippourg, quand nous avons accepté de faire table rase de tout ce qui creusait le fossé entre nous et notre prochain, entre nous et notre créateur, et nous avons éliminé Elzar, c’est D’ étranger, les divinités étrangères d’El, exactement, c’est-à-dire force.

Mika Mochaba Elimachen, c’est le El, il est dans la négation, le A, il faudrait effectivement Essayez de faire abstraction de cette affirmation du moi qui est au-delà de cette humilité que nous devons reconnaître devant D’, parce que devant D’ nous sommes des avadims, qu’ils sont mes serviteurs à moi. Nous sommes des serviteurs, oui. Pourquoi ? Parce que de la même manière que le monde dans sa création doit obéir à des lois, sinon il ne va pas fonctionner comme il faut. Et l’homme aussi a besoin d’une structure qui le gère et qui l’aide effectivement à se réaliser par lui-même. Et il est obligé de se conformer à ces lois. Et cette loi, c’est la Torah. La Torah qui a été à l’origine de la création de l’univers est celle qui est à l’origine de la création du peuple juif, de la formation, de la conception définitive du peuple juif.

C’est la raison pour laquelle nous sommes à Ezra un story, que avant Shavuot et avant Rosh Hashanah, nous soyons rappelés à l’ordre par un parachat de blachotes et de clalotes, de bénédictions et de malédictions, paradoxalement il y a 39 malédictions dans dans la Parachute vers le Kotaï, et dans le Parachute Kitabo, qui précède la Rosh Hashanah, il y a 98 malédictions, et 98 c’est 2 fois 49, pourquoi ? Parce que quand on arrive au Shashana et que nous n’avons pas intégré le premier avertissement de Berukotay. Nous nous retrouvons effectivement culpabilisés par deux malédictions, deux séries de malédictions qui sont sans moins de et, or, tum, a, tam, et, mat. Mat c’est 49. Là il y a 49 façons de traiter le problème objectivement et dans la pureté de l’esprit, mais il y a deux façons, 49 façons d’insombrir le sujet, de le boucher, de le confondre.

Matt, Tam, il y a 49, vous pouvez effectivement jouer sur les deux plans et montrer qu’ils ils se nourrissent de la même source, Aleph, Tameh, Tameh, Tameh et Aleph et le Aleph c’est le cinquantième, pourquoi ? Parce que le cinquantième est en dehors de ses chevaux hautes, de ses sept fois sept quarante-neuf, de ses carrés de sept, alors qu’on commence le cinquantième, On ne compte pas, parce que c’est un temps qui n’est pas réductible à la journée de 24 heures. Il n’est pas réductible à un séphirat. Nous avons dépassé le SPAR, nous avons dépassé le SPAR, nous avons dépassé la limite. SPAR veut dire une limite, un calcul, un Gvoul, une frontière. ce soir, mais nous avons aussi expliqué que arriver à dépasser cette limite, cette frontière, c’est dans un état de transparence totale, où on regarde les choses, mais au travers de Mahavah et Shavuot c’est le cinquantième jour. Alors nos sages nous ont prévenu d’ailleurs et Rabbi Alexandre qui quand il finissait sa prière il disait il avouait les bonheurs sur Ola, maître du monde, nous voulons à tout prix nous conformer à ta volonté, mais peut faire quelquefois, le levin de la pâte nous empêche, et chez Aboud Malhout et cette mainmise des nations, de la culture des nations, de la masse que représentent ces influences sur nous-mêmes et qui nous tient en laisse et qui nous empêchent de dévoiler totalement notre âme, notre anochisme, de nous mesurer à ce souffle divin que tu as… Mais elle ne relève pas de ce monde qui est réductible aux chiffres et à des limites ça c’est les deux fléaux qui effectivement empêchent l’homme de se libérer et c’est la raison pour laquelle est-ce là, considérons que Chabot était aussi un rechercheur, c’était aussi une tête d’année. Quand on dit tête d’année, ça veut dire que tout va d’après la tête, tout va d’après la racine, tout va d’après la source. Tout n’est que le prolongement de cela. Alors, nous n’allons jamais s’en poser la question, mais si finalement le nombre des quatre plaquines, des quatre saisons où est jugé, où sont jugés quelques éléments de l’univers. L’homme est jugé principalement en roche-sonar, alors on comprend très bien qu’avant roche-sonar on soit prévenu, mais comment considérer le Shavuot comme étant dans un Rosh Hashanah et la réponse de la Gemara, nous pensions que nous devrions parler de B’erot HaIlan parce que nous sommes jugés au travers des fruits de l’art, à propos des fruits de l’art.

Nous sommes les semeins qui sont bénis, et nous sommes jugés, nous sommes jugés sur alors pourquoi en fin de compte ne retenir que ces deux, parce que la raison de l’homme a souffert du fruit du premier grand arbre qui a été, disons, mal ou abusé par l’homme. Le ets, ets adha-tovala, elle s’adapte à la connaissance du bien et du mal. L’origine est là. L’origine est là parce que nos sages disent que le blé du temps de Agamabichoni était comme un palier. Il poussait c’était l’arbre en hauteur, et c’était l’arbre d’hidaat, de la connaissance. Mais une connaissance ne veut pas se réduire aux bons et aux mauvais, aux biens et aux mails, mais aux sacrés et aux faibles, aux vrais et aux faux.

Et ça, l’homme ne l’a pas compris, l’homme ne l’a pas intégré. Alors, l’arbre de la connaissance a perdu de sa stature. Il est devenu Peria Adama, ruie de la terre, une semence, une graine. Quelle est la différence ? Un arbre, bien sûr, tu prends le fruit, tu le manges, mais le capital est là ! Ce n’est pas parce que tu as mangé le fruit que tu as perdu le capital, il va encore reproduire des fruits l’année prochaine, etc. Alors, tu as conservé le capital, tu as usé, tu as pris le fruit. Par contre, quand cela devient un zéra, une herbe, une graine, un pri à Adama, quand tu le manges, il faut replanter, il faut semer à nouveau pour que tu puisses avoir une nouvelle récolte.

Et bien, ce qui s’est passé chez Adama Lichon, c’est qu’il a fait perdre à l’arbre sa coma, sa statue. Et c’est devenu pri à Adama où finalement tout se perd et il faut recommencer à nouveau. Bien, Shavuot nous dit, Perot à Ilan, nous devons effectivement être jugés pour les fruits de l’âme. Ilan, je l’ai déjà expliqué, la différence entre Aïdz et Ilan, c’est que Aïdz, Noha Khamem a dit, le rabbis Juvah Ej il fait un rapport entre Ej et Ejsa. Ejsa c’est le conseil. Le conseil ? Où ils ont situé Noha Khamem le conseil ? Avraham comment il a accédé à la vérité ? À travers ses clayotes, ce sont ses reins qui lui conseillent.

que c’est rein, de la même manière que la fonction rénale filtre le sang, filtre toutes les impuretés, eh bien, c’est ça, c’est la connaissance, il faut la filtrer, il faut lui trouver, il faut lui trouver l’équipement, ça sert dans sa pureté, et c’est la raison pour laquelle, quand nous parlons de Toronto, nous parlons d’Ait Saheem. Ait Saheem est la mahasique qui nous parle. Elle est un arbre de vie, un conseil de nous, un secret de la vie pour tous ceux qui la soutiennent. Il s’agit de retrouver cette dimension de l’âme qui, elle, a l’enfant, la capacité de t’appeler Abba-Immah, par Khamimundi, le bébé, n’apprend à appeler son père sa mère par leur attribut, par leur nom, que lorsqu’il a mangé de la graine de blé.

Le blé c’est le d’art. Nous savons très bien que dans la sphère de la connaissance, Horma et Bina, la science, la sagesse et l’intelligence, restent abstraits tant qu’ils n’ont pas été filtrés dans le date, dans la connaissance intégrée par l’homme. De la même manière, au niveau des qualités humaines, essaie de vouloir le fait de se projeter sur l’autre totalement, ou bien de vouloir de se ressaisir et de tout d’intérioriser, il faudrait effectivement essayer de maintenir un certain équilibre, une certaine balance dans cette magnificence et dans ce qui est Hod, Netzah, nous avons ce sens de l’éternité, nous, Baruch Hashem, tous les jours, tout ce que nous entreprenons nous ne nous entreprenons pas avec l’antise de la mort. Mais non, nous sommes constamment en train de faire des projets comme si nous étions broués à l’éternité. Mais on s’aperçoit qu’on perd un peu que telle une fleur qui s’étiole, eh bien nous sommes aussi en train de se ravourir, de vieillir, de perdre nos forces, etc.

Et l’unique manière de perpétuer la chose, c’est dans l’Iessode, l’Iessode c’est la procréation. C’est une manière de défier la mort. Alors c’est par ces trois pôles Chez l’homme, tout se pense et se régit, et bien Chavrot, qui est celui des semaines d’un temps que nous avons décidé de compter pour nous-mêmes et dans lequel nous situons notre vie pour ne pas rester tributaire des lois de la nature qui, effectivement, sont affectées par la mort ? Alors, nous sommes en train de sonner du chauffard. Ce chauffard, il a sonné pour nous, à Matin Tora. Matin Tora va écrire un chauffard au lèvre et avec mes hôtes. La voix du chauffard allait en s’amplifiant. Or le chauffard, ce n’est pas un instrument de musique.

Il ne va pas s’allier, on ne va pas le mettre dans une, dans un orchestre. et pour accompagner les autres instruments de musique et le faire participer à une symphonie. Le chauffard, c’est un son qui reste indépendant. Il n’est relié à rien. Il est de la même manière que mon ami est un jeu qui, lui, ne se font dans un terroir, et bien le chauffard aussi, c’est un son qui ne se prête pas à un alliage quelconque, et ce chauffard de Chabuote, de Matantora, il à Paris pour inviter tout le monde à revenir, ici à l’exercice et ici à la chambre de la chambre, qui doit retourner à sa famille, à sa propriété, à sa racine, à sa source.

C’est la cinquantième année, quand nous avons compté les chimitres 7×7, les chimitres agricoles 7×7, Et nous arrivons à la cinquantième année, le jubilé, le chauffard-tabelle, l’ourbelle. C’est ce souffle divin qui n’est plus enfermé, ni par Bilbo la Ta’at, ni par le Chiavoud Malchouliot. Bilbo la Ta’at. Alors que la confusion, la confusion de la connaissance, la confusion des idées, ce qui est à l’origine, on dit que à jour, à jour de la Syrie, quand Sanheri est apparu sur la scène de l’histoire, Bill Bell est allé, il a confondu, il a créé un tofu dans la vie de l’humanité entière et les gens ont perdu cette attuité de vision, cette attuité de pensée et il y avait un deuxième élément.

c’est l’Egypte, la servitude de l’Egypte. Il y a deux facteurs qui empêchent ce « moi » de se libérer, soit parce que notre pensée est en train de se nourrir de plusieurs sources, son distinction et elle reste dans la confusion totale ou bien nous avons décidé pour garder un standing de vie de se vendre, de se vendre, de devenir le les autres, au lieu de rester avec la chaîne, de devenir au roi de Chloé ou à dire qu’il est bien Israël, l’Avadim, l’Avadayem. L’homme macron qu’elle est avec, il ne peut être vendu en qualité d’esclave. Non, pas du tout. Et ça, chère Boudd-Malchouiote, qui a été le premier à à l’appliquer, c’était l’Egypte, Mitzraïm, c’est le raison pour laquelle Baïa Baïomaou, ce jour-là, le jour futur, c’est lui que nous forgeons dans le présent de Chavoie, puisque nous avons dit que la fête de Chavoie est le présent, le Père Manon, puisqu’il n’y a pas de date anniversaire pour le temps de la Torah.

La Torah, il ne s’agit pas de célébrer un anniversaire du temps de la Torah, il s’agit de rendre le sou, tout simplement, de cette Torah, mais dans sa pureté initiale, initiale et de la répercuter, de la partager avec les autres. Alors c’est le présent qui prépare cet avenir. Alors, ce jour-là, il y aura une grande sonnerie du Chauvin pour l’humanité entière. ou ba’ua obdim me’er tzachor, be’anitahim be’er tzachor. Et il y a ceux qui vont perdre leur route, be’er tzachor. La terre, on a effectivement confondu toutes les valeurs parce que nous n’avons cherché que la jouissance présente dans tout ce que nous faisons, l’immédiateté du plaisir. Ceux qui sont perdus, et l’enfant qui perd son chemin, c’est qu’il a des parents.

Et il est en train de les chercher. Ça, c’est comme les Belges. Je suis le plus bel des Métraïens. Ceux qui, effectivement, se sont exclu, eux-mêmes, des Métraïens en ce moment-là, j’ai aimé les Adonis et j’ai aimé les Banais. J’ai aimé ma femme, mes enfants, je ne veux pas quitter mon maître. Non, mais le temps, nous n’avons pas mal fait. Il va être esclave à jamais, mais non, pas à perpétuité. Au-delà de l’aubelle jusqu’à la 50e année, il devra à tout prix sortir parce que Cet esclavage ou ce fait de disposer de lui-même ne lui est pas accordé. Il devra se reprendre lui-même, c’est ce que c’est dans le deuxième livre. parce que c’est ce parachat de Gitao, où se trouvent ces engagements par la pédiction et les malédictions, se terminent dans parachat de Gitao, Alors, qu’est-ce que c’est la Oni Yot ?

Le M’chal donne une explication très intéressante. La Oni Yot, c’est le ami. Le ami que chacun a perdu. Mais vous allez le vendre, vous allez le vendre, vous allez le vendre. le ami que chacun a perdu. Mais vous allez le vendre, vous allez chercher à le vendre. Tu vas chercher à le vendre à tes amis. Elle connaît. Il n’y a pas d’acheteur, il n’y a pas d’acquerreur. Personne n’en veut. Personne n’en veut, tu vas être obligé de retourner à toi-même. N’est-ce pas ? c’est d’abord de réalité, d’ailleurs c’est pour cela que, quand on loue les vertus d’une femme, Aïtake oni otsu ohe, aïtake oni otsu ohe, mais la femme c’est celle qui a la force, la vertu de changer son âne à tout moment, parce qu’elle a des forces mènes beaucoup plus importante que celle que c’est de l’homme intuitif dans le domaine de l’intuition qu’on enchaîne tout mal à l’école s’en va et chez Marie-Cola elle est beaucoup plus forte que l’homme et bien c’est ce anis par lequel tout simplement elle pratique la soeurale, le commesse mais attention, c’est uniquement pour meubler son foyer, bâtir sa maison, orner sa maison, assurer le bien-être de son mari, de ses enfants à chaque heure. Nous sommes à la recherche de ce ami, dans ce anorim, avec un chauffard intérieur qui est celui du malta d’Ora, mais maintenant il faut le réaliser individuellement. Mais quand on a été vayahacham Israel, neigei d’ahad, lorsque Israel se trouve qu’i shahad comme un seul homme, un seul cœur, ça ne veut pas dire qu’ils se sont tous vendus en un.

Non, ça veut dire tout simplement que chacun s’est éclipsé pour donner la réalité à l’autre. Il a appris à s’effacer quelque peu devant l’autre pour que ce soit véritablement un cibourg. Un cibourg, c’est sa vogue, c’est rassemblé, c’est regroupé. C’est regroupé, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nos haramiens disent que lorsque la Torah s’adresse aux pluriennes, elle s’adresse à chacun des membres de la communauté. Mais quand elle s’adresse, quand elle parle au singulier, c’est à l’ensemble, à un ensemble constitué, un ensemble constitué. Alors l’ensemble constitué, c’est celui que nous réalisons à qui pour ? Celui où chacun affirme son moi au travers de ce souffle qui lui est particulier. il est, c’est Hachavod, et c’est la raison pour laquelle un accent particulier est mis dans la célébration de ce jour, qui encore une fois, il est plus conçu comme azzeret, comme clôture d’un conte, plutôt qu’un jour de matin Torah.

Et d’ailleurs, dans la Torah, cette notion de «zman matam toratenu», du temps où la Torah a été donnée, ne figure pas, je le répète, «chag ha-shovorot» la fête des semaines, «chag ha-katsir» la fête de l’hommo-son, «chag ha-bikurim» la fête des primes. Voilà, si vous avez une question, vous pouvez arrêter. La première question, c’est que j’ai dû peut-être mal comprendre, mais vous expliquez qu’il pourrait être dans quelque sorte la réalisation du peuple juif dans son ensemble, dans la communauté.

Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi tous les cours sur Chavouot.

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