Mishlei — introduction

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours ouvre l’étude du livre de Mishlei, que l’usage place entre Pessah et Chavouot, et il commence par demander pourquoi. Que vient faire un recueil de dictons sur le chemin qui mène au don de la Torah ? La réponse engage tout le reste : sans dérekh érets, sans une manière d’être élaborée, il n’y a pas d’accès à la profondeur de l’enseignement. Le Rav Raphaël Benizri part de là pour situer Mishlei parmi les trois œuvres de Salomon et pour montrer ce qu’est réellement un machal.

Le cours est dédié à la mémoire du frère du Rav, récemment disparu, et il annonce que l’ensemble des cours de l’année sera consacré à l’élévation de son âme. Le point de départ est un enseignement de Rabbi Elazar ben Azaria, lu dans les Pirkei Avot pendant ces mêmes semaines : la chaîne qui lie Torah et dérekh érets, sagesse et crainte, connaissance et intelligence, et qui s’achève sur la farine. Cette fin apparemment prosaïque est en réalité le but : élever le profane au niveau du sacré.

De là, le cours avance vers la nature du machal, vers la place de Mishlei entre Chir haChirim et Kohélet, puis vers un midrash qui réduit progressivement les six cent treize commandements jusqu’à un seul. Il se poursuit par les questions de l’assistance, sur la maturité respective de Kohélet et de Mishlei, et s’achève sur un verset du chapitre vingt-quatre que le Rav dit avoir entendu chanter par son père. Le dernier texte du livre, l’Échet Haïl, est explicitement renvoyé au cours suivant.

Ce que dit ce cours

On lit Mishlei entre Pessah et Chavouot parce que la révélation demande une préparation qui n’est pas d’abord intellectuelle. Il faut s’imprégner de dérekh érets : s’il n’y a pas de dérekh érets, il n’y a pas de Torah, et s’il n’y a pas de Torah, il n’y a pas de dérekh érets. C’est un enseignement de Rabbi Elazar ben Azaria dans les Pirkei Avot, que l’on lit précisément durant ces semaines. Le traité s’appelle l’enseignement des pères, et sans cet enseignement des pères il n’y a aucun accès à la profondeur de la Torah. La préparation au don de la Torah passe donc par une manière d’être avant de passer par un savoir.

La chaîne de cet enseignement s’achève sur la farine, et c’est bien là son aboutissement. S’il n’y a pas de sagesse il n’y a pas de crainte, et s’il n’y a pas de crainte il n’y a pas de sagesse ; s’il n’y a pas de connaissance il n’y a pas d’intelligence, et s’il n’y a pas d’intelligence il n’y a pas de connaissance ; et pour finir, s’il n’y a pas de farine il n’y a pas de Torah, s’il n’y a pas de Torah il n’y a pas de farine. On ne s’attend pas à ce qu’un tel enseignement se termine sur le pain quotidien, comme si c’était là le sommet. C’en est pourtant le sommet, parce que le but est la sanctification du profane. Parvenir, par la sagesse, par la crainte, par la connaissance, à élever le profane au niveau du sacré : alors seulement le but est atteint.

Le texte n’est pas lu, il est entendu — le verbe même de la lecture est celui du cri. Chaque fois que nous lisons, le texte crie, il interpelle, il attend une réponse et engage la discussion. Il faut donc entrer avec lui dans un échange, et non le parcourir. Mais la limite de la sagesse est le silence : il vient un moment où l’intelligence, qui est limitée, ne parvient plus à sonder la profondeur du texte. Ce silence n’est pas un renoncement, c’est une autre manière de s’exprimer, une autre manière de s’émerveiller, une autre manière d’intégrer la sainteté du texte.

Trois textes du roi Salomon jalonnent l’année, et ils ne disent pas la même chose. Chir haChirim se lit à Pessah, Mishlei à Chavouot, Kohélet à Souccot. Le premier est l’expression de l’amour de jeunesse : il célèbre la sortie d’Égypte et prolonge le chant de l’assemblée d’Israël avec Moché, jusqu’à sa reprise dans les temps à venir. Le deuxième est l’aboutissement d’une réflexion approfondie, écrit à l’âge de la maturité. Le troisième vient confronter cette maturité aux autres cultures et aux autres civilisations.

Le machal n’est pas seulement le dicton populaire. On le traduit par proverbe, par dicton, mais aussi par discours prophétique, par réflexion de taille. Il existe une sagesse populaire dans toutes les langues et dans toutes les cultures, et celle-là, nous la partageons avec les autres nations. Mais il y a une sagesse où s’infiltre la connaissance de D’, la volonté de connaître D’ : elle est prophétique, et Bilaam la connaissait. Il y a enfin un machal qui est une forme de poésie, qui impose la réflexion et la profondeur de pensée.

Le mot machal partage son étymologie avec mochel, celui qui gouverne. C’est par cette sagesse que nous gérons notre vie dans la pratique, parce que dans son essence elle demeure impénétrable. Et le machal nous engage nous-mêmes : nous croyons être une réalité alors que, dans notre essence, nous ne sommes pas cette réalité. Ce que nous sommes est une conception première, une idée à la base, un sentiment à la base, une façon d’être. Nous sommes nous-mêmes une énigme dont il faut sortir.

Adam était d’abord cette pensée première, et son vêtement a changé de nature. Le premier homme était sans corps et sans couverture, revêtu d’une tunique de lumière, et la pensée que D’ avait avec lui devait le guider — de sorte que sa connaissance ne se limitât pas à celle du bien et du mal, mais épousât la vie au-delà du bien et du mal. Se réduire à une connaissance pure, être un intellectuel tout court, un philosophe, un rat de bibliothèque, n’a pas de place dans le judaïsme. Lorsque l’homme a péché et a voulu se limiter à cette forme de connaissance, il a été pourvu d’un corps et d’un vêtement : la tunique de lumière est devenue tunique de peau. Et lorsque nous nous engageons dans une voie réductrice de la connaissance, fermée à D’ comme au prochain, la peau atteste d’une fermeture de la pensée et impose un confinement, le temps que l’homme réfléchisse à sa manière d’être.

Les trois fêtes dessinent trois stades de la pensée de soi. Penser à soi et à sa propre libération, c’est Pessah. Penser à sa relation avec D’, c’est Chavouot. Penser à sa relation avec le monde entier, avec l’humanité, c’est Souccot : sortir de sa maison, sortir de son machal, sortir de son énigme, sortir des quatre coudées dans lesquelles on s’enferme en croyant être le noyau de l’univers. Si nous sommes voués à une vie qui traverse les civilisations, c’est que nous sommes tenus de servir l’humanité entière.

Un midrash réduit progressivement la Torah, de six cent treize commandements à un seul. Rabbi Simlaï enseigne que six cent treize mitsvot ont été données à Moché : trois cent soixante-cinq interdictions, selon le nombre des jours de l’année solaire, et deux cent quarante-huit commandements positifs, selon le nombre des membres du corps humain. David les réduit à onze principes, dans un psaume qui décrit celui qui marche intègre, pratique la justice, dit la vérité de tout son cœur, ne calomnie pas, ne fait aucun mal à son semblable, ne se rétracte pas d’un serment fait à son détriment, ne prête pas à intérêt et n’accepte pas de présent aux dépens de l’innocent. Celui qui agit ainsi ne chancellera jamais.

La réduction se poursuit de prophète en prophète. Ichaya ramène l’ensemble à six principes : marcher dans les voies de la justice, professer la droiture, mépriser le profit malhonnête, ne pas se servir d’une main corruptrice, fermer l’oreille aux calomnies, fermer les yeux pour ne pas être témoin du mal — et celui-là se tient sur les hauteurs. Michée réduit à trois : pratiquer la justice, aimer la bonté, marcher avec discrétion avec D’. Ichaya revient ensuite à deux : gardez la justice et pratiquez la charité. Amos, enfin, maintient tout sur une seule colonne : cherchez-moi et vous vivrez.

Cette recherche unique suffit à couvrir toute la Torah, et tout le reste est machal. Le reste est la couverture protectrice de l’homme, mais cette couverture a un but : sortir de sa maison pour communiquer avec le monde extérieur, avec le monde des nations, qui lui aussi voudrait faire une souka. Seulement il n’y est pas encore apte, malgré les incommodités qu’elle impose. Il abandonne la souka parce qu’il cherche le confort dans sa pratique de la loi, il cherche ses commodités, il cherche une loi utilitaire.

L’épreuve de la souka est justement celle où les nations ont échoué. Elles ont réclamé devant D’ en disant : tu as été favorable au peuple juif, tu lui as donné la Torah, mais si tu nous l’avais imposée comme à eux, nous aussi nous l’aurions acceptée. Il leur a été répondu par une seule épreuve : faire une souka et y demeurer. Le lendemain, le soleil a été sorti de son étui et elles n’ont pas supporté la chaleur. Or la loi dispense celui qui est indisposé de rester dans la souka : ils pouvaient sortir. Mais ils ne sont pas seulement sortis, ils ont donné un coup de pied à la souka, et c’est ce coup de pied qui a prouvé qu’ils n’avaient pas encore cette maturité.

La maturité n’est pas un état acquis, c’est un approfondissement continu. L’homme avance et acquiert une certaine maturité s’il approfondit son étude et élargit son angle de vue. Mais s’il en reste à ses marques premières, à ce qu’il a compris à dix-huit ou vingt ans, il gardera à quatre-vingts ans les données de base de ses vingt ans. Ces données ne sont plus d’actualité : nous ne pouvons déjà pas nous en accommoder physiquement, à plus forte raison lorsque c’est l’esprit qui s’ouvre davantage sur la sphère de la pensée. Encore faut-il l’avoir entretenu pendant toutes ces années, pour se présenter avec un savoir capable de passer au crible les idées préconçues et les préjugés.

Mishlei n’est pas entièrement de Salomon, et cela ne le retire pas de sa pensée. Les deux premières parties sont de lui ; viennent ensuite les paroles des sages, puis des paroles compilées par les hommes de Hizkiya, quelques générations plus tard. Elles font pourtant partie de cette même pensée. Il est dit par ailleurs que Salomon a écrit trois mille mechalim et mille cinq chants, alors que l’addition des versets qu’on lui connaît n’atteint pas ce chiffre. C’est que ses enseignements ne se tiennent pas au seul niveau du pchat, de la traduction littérale : il y a toujours l’allusion, le sens allégorique, le sens mystique, et lorsqu’on multiplie ces niveaux le compte se retrouve.

La façon dont Salomon se nomme dans chacun des trois livres est elle-même un enseignement. Dans Chir haChirim, il n’a besoin ni de son père ni de son titre : dans cet amour, nous sommes tous de la même étoffe, nous savons tous traduire cela, il nous manque seulement l’expression. Dans Mishlei, il se dit fils de David et roi d’Israël : il lui faut nommer son ascendance et rappeler qu’il gouverne, car c’est par cette sagesse que la vie se gère dans la pratique. Dans Kohélet, son nom ne figure plus : celui qui a rassemblé en lui les connaissances des autres cultures et fut le plus sage des hommes appartient alors à une assemblée, à un kahal, où il faut convaincre et se mettre à l’écoute pour aboutir à la conclusion de tout : craindre D’ et garder ses commandements.

La crainte dont il s’agit n’est pas la peur. C’est une crainte d’élévation, située au-delà de la connaissance : une soif de connaître accompagnée de vénération, de respect, de la volonté de sentir la proximité de D’ sans se brûler. Il ne s’agit pas d’aller au fond sans vouloir revenir vers les humains, sans reconnaître la réalité de ce monde et sans chercher à la consacrer. La pratique des lois est un art d’être, tout simplement ; et cet art d’être, nul ne le détient totalement. Le Rav rappelle à ce propos l’image des mains croisées : la vérité se tient au point de rencontre de la vérité céleste et de la vérité terrestre, car celle du ciel n’est pas humaine, et celle de la terre est atteinte par la commodité de l’homme.

La question posée à la fin du cours porte sur la hiérarchie entre Kohélet et Mishlei. Kohélet montre l’inanité des autres voies de connaissance, celles qui aboutissent à des impasses, qui ne permettent plus à l’homme d’avancer et qui le mettent en opposition avec ce qu’il pense et avec ce qu’il aurait voulu être. C’est de là que vient l’exigence d’un savoir suffisamment approfondi pour affronter les autres cultures. Et de la libération de Pessah à Chavouot, temps du don de la Torah, on parvient à Souccot, temps de nos réjouissances, parce que la libération spirituelle devient joie lorsqu’elle est partagée.

Le cours se referme sur un verset entendu dans l’enfance. Le Rav raconte avoir été réveillé, à vingt ans, par un verset du chapitre vingt-quatre : j’ai passé près du champ d’un paresseux, près du vignoble d’un homme privé de sens, et voici qu’il était envahi par les ronces, l’enclos de pierres en ruine ; j’ai contemplé ce spectacle et j’en ai tiré une leçon — un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, un peu de mains entrelacées pour reposer, et la pauvreté s’introduit chez toi comme un rôdeur, la misère comme un guerrier armé. Son père le lui récitait en le chantonnant, car trois livres de la Bible ont une cantillation différente des autres : les Psaumes, Mishlei et Iyov. Cette mélodie, dit-il, s’est aujourd’hui largement perdue. Et le livre, qui met d’abord l’homme en garde contre la femme étrangère et la culture étrangère, s’achève sur un hymne au féminin : l’Échet Haïl, réservée au cours suivant.

Transcription intégrale du cours

De Mishlei que nous avons coutume de lire pendant les Shabbatot, il sépare Pesach de Shavuot. Mais je commencerai par le dédier à mon regretté frère Shalom, avec lequel j’entretenais des relations très étroites et qui vient de nous quitter subitement. Je crois que tous les cours que je donnerai cette année seront les Ailus nishmato pour l’élévation de son âme. Ceci n’exclut pas que j’associe même à l’occasion et je ne souhaite pas que vous ayez besoin de le faire si vous avez un yartiat ou un événement que vous voudriez, n’est-ce pas, entourer de cette couronne de la Torah ou consacrée par cet enseignement de la Torah. pourquoi on étudiait ce livre entre Pesach et Shavuot, tout simplement parce que à la préparation de l’Athora révélée, il y avait la nécessité de s’imprégner de Derer Parce qu’il n’y a pas de route à l’Eretz, il n’y a pas de Torah.

Il n’y a pas de Torah, il n’y a pas de route à l’Eretz. C’est un enseignement de Rabbi El-Azhar Ben Azariah dans le Pirkei Avot que nous lisons également entre Shavuot, entre Pesach et Shavuot, Érabira Azar Ben Azariah dans le chapitre 3 de Pilkéavot, et le Pilkéavot, nous l’avons déjà vu, que c’est l’enseignement des pères, et sans cet enseignement des pères, nous n’avons aucun accès à la Torah, à la profondeur de cet enseignement de la Torah. Et à long terme, nous avons dit qu’il n’y a pas de sagesse, qu’il n’y a pas de crainte, qu’il n’y a pas non plus de sagesse, qu’il n’y a pas de connaissances, qu’il n’y a pas d’intelligence, s’il n’y a pas d’intelligence, s’il n’y a pas de connaissances, et pour finir, «im enkema en tora», s’il n’y a pas de farine, s’il n’y a pas de tora, «im en tora en kema», s’il n’y a pas de tora, s’il n’y a pas de farine.

Alors bien sûr, on ne s’attend pas à finir cet enseignement de la Biennaz de Benazéria sur la farine comme si effectivement c’était l’aboutissement, mais en fait c’est l’aboutissement. C’est l’aboutissement, pourquoi ? Parce que le but est la sanctification du Prophète. arriver à, pas via la sagesse, via la crainte, via la connaissance, à élever le profane au niveau du sacré, alors on a véritablement atteint le but. Et en somme, nous apercevons ces deux marches. constatons dans la consécration des trois œuvres de Salomon que nous lisons ou que nous étudions, parce que chaque fois que nous lisons, n’oubliez pas que le verbe Karo s’est crié, le texte crie, le texte t’interpelle, il faut répondre, il faut engager avec lui la discussion. On l’a dit que c’est Yag-la-Hormash-etika, que la limite de la sagesse et le silence c’est lorsque véritablement nous sommes arrivés au point où notre intelligence limitée, elle n’arrive plus à sonder la profondeur du texte et Bien sûr, ce silence tout de même, c’est une autre façon de s’exprimer, c’est une autre façon de s’émerveiller, c’est une autre façon d’intégrer cette sainteté du texte.

Alors, le texte que nous lisons à Pessac, c’est Chira Chirim, à Shavuot, c’est Michelet, à Sukkot, c’est Koehelet. Ce sont celles-là les trois œuvres du roi Salomon. L’une, shira shirim dit-on, c’est l’expression de son amour de jeunesse, il célèbre la sortie d’Égypte. Il est l’intonation future d’Aziashir Moshe, la projection de ce champ de l’assemblée d’Israël avec Moshe, C’est celle qui sera reprise sous forme du quantique des quantiques, de l’essence du quantique dans les temps à venir. Dans les temps à venir, lorsque nous serons sortis, effectivement, de notre discours au travers des dictons, au travers du machal. Vous savez, le machal que l’on traduit par proverbe, que l’on traduit par dicton populaire, que l’on traduit également par un discours prophetique, par une réflexion de taille.

Cela se retrouve bien sûr dans les différents versets, Mais je ne vous prendrai pas beaucoup de temps pour vous citer ces versets. Comment le Machal, parce que c’est comme ça qu’on commence, le Michelet-Chalombe et David-Meller-Israël, il s’agit de Michelin, mais qu’est-ce que le Machal ? Une science populaire, un dicton populaire, il y en a dans toutes les langues, il y en a dans toutes les cultures, c’est vrai. Il y a eu ce geste populaire que l’on peut effectivement trouver chez les autres nations. Pour l’anecdote, je vais vous dire que dès tant jeune, je me rappelle à l’âge de 9 ans, J’étais réveillé par Zichlonolivraha, mon père, par ce verset Me’at Sh’enol, Me’at Tenouma, Me’at Hibbouki Adayim.

Je vous le lis parce que c’est intéressant, étant donné que six ans après, à l’école normale, Ce n’est pas par ce verset que j’ai été réveillée, mais par les quatre saisons de Vivaldi. En fin de compte, je passais d’une extrême à l’autre, mais je dois vous trouver ce verset. Tant pis par émotion je ne le retrouve pas, maintenant il va me revenir, vous savez, j’avais pourtant noté, il ne m’échappe pas, mais je n’arrive pas à le trouver. Tant pis. Je vous le résume. Peu de sommeil, peu de sieste, peu de main entrelacée, c’est ce qu’on nous disait. La voie des haroussins, de ceux qui pratiquent le zen, c’est celle qui, effectivement, profite à l’ombre. C’était ça, l’essentiel, mais effectivement, c’est beaucoup mieux traduit par le texte.

Je vous donnerai Vincent Tachem tout à l’heure, parce que je ne vais pas m’échapper. Je n’arrive pas toujours dans une Bible, comme j’ai l’habitude. Donc il y a une sagesse populaire, effectivement. C’est celle que nous partageons avec les autres nations. Mais nous l’avons dépassé. Il y a une sagesse où s’infiltre la connaissance de D’, la volonté de connaissance de D’. Elle est prophétique. Bilaam la connaissait. C’est un fait. Il y a un Machal qui est une forme de poésie. la réflexion, qui impose la réflexion, qui impose la profondeur de pensée. Et enfin, il y a le mâchâle qui nous engage à nous. Parce que le mot mâchâle partage son étymologie avec le mâchôle gouverné géré.

Nous croyons que nous sommes véritablement une réalité telle que, mais dans notre essence, nous ne sommes pas cette réalité. Cette réalité a été une conception première, et une conception première, c’est une idée à la base, c’est un sentiment à la base. c’est une façon d’être comme le fut Adam Harishchon, comme le fut le premier homme, Haru. Il était sans corps, sans couverture, n’est-ce pas ? Et c’est surtout cette pensée première que al-Qadosh Maloukh au partage avec lui, qui devait le guider et ce qui fait que sa connaissance ne devait pas se limiter uniquement à celle du bien et du mal. Elle fallait qu’elle épouse la vie au-delà du bien et du mal, L’au-delà de la connaissance du bien et du mal, se limiter à être un intellectuel tout court, un philosophe, un rat de bibliothèque pour la connaissance promou, n’a pas de place dans le judaïsme.

A Kadosh Baruch Hu, bien sûr, quand l’homme a péché et a voulu, effectivement, se limiter à cette forme de connaissance, A Kadosh Baruch Hu lui a donné un corps, la pourvue d’un corps, d’un vêtement. Côte-notte Or, il vient donner une, il a mis une peau, alors qu’il était, qu’il avait une tunique de lumière. Mais c’est devenu Côte-notte Or, et c’est la raison pour laquelle, lorsque nous sommes engagés dans une voie réductrice de la connaissance, et qui fait que nous ne sommes plus ouverts ni sur D’, ni sur notre prochain et sur D’ à travers notre prochain, alors nous sommes atteints de l’être. Notre peau, elle devient et atteste d’une fermeture de pensée et d’une nécessité de confinement jusqu’à ce que l’homme réfléchisse un peu sur sa manière d’être, sa relation à autre, sa relation à D’.

Parce qu’il y a effectivement trois stages. C’est penser à soi, à la libération de soi, c’est bien ça. Penser à sa relation avec D’, c’est Shavuot. Penser à sa relation avec le monde entier, l’humanité, c’est Sukkot. sortir de sa maison, sortir de son mâchal, sortir de son énigme, sortir de ses quatre coudées dans lesquelles on s’enferme en pensant que nous sommes véritablement le noyau de l’univers. Or nous ne sommes, nous ne sommes réellement voués à une vie éternelle qui défie les autres nations, les autres cultures, les autres civilisations qui leur survient, c’est parce que nous sommes tenus de servir l’humanité entière. Et c’est la raison pour laquelle le livre par lequel nous consacrons la fête de soukote est celui, non celui, de la maturité acquise par Salomon à travers Michelet à Chabot, qui est complété par l’ir attachem par la crainte de l’éternel or c’est une crainte attention qui se situe au delà de la connaissance pas une crainte une peur attention c’est cette soif de connaître mais avec la vénération, le respect, la volonté de sentir cette proximité de D’ sans se brûler comme le furna d’Aviou, c’est aller à fond sans vouloir revenir vers les humains, sans vouloir reconnaître la réalité de ce monde et arriver à le consacrer, c’est c’est ça, une enkema, un tola, alors nous n’arrivons pas. Nous, à ce moment-là, c’est la mort.

Or, il ne faudrait pas dire « shoni vi chiyo » Chachamim, il y a un beau midrash que je voudrais vous lire. Je l’ai préparé pour vous, j’espère que je vais le trouver, qui ne va pas m’arriver comme celui qui m’a dit d’arriver tout à l’heure, mais où en sommes-nous ? Rav Darash Rabi Samlai dit que 613 mitzvots ont été donnés à Moshe, 365 interdictions qui m’invitaient à moi, comme le nombre de jours dont j’ai mal laissé l’air, et 248 commandements positifs, qu’elle n’est pas en relation avec 248 membres constituant l’UNA. Il y a donc une manière de calquer la réalité de l’homme, machal de l’homme, disons l’énigme de l’homme, sur les 248 mitzvot. Tandis que les interdits sont étalés sur l’année solaire, sur les jours de l’année solaire.

Alors, ça il y a 613, mais David et Aïn-Midan, à la Chantestre, il les a réduits à à onze commandements. C’est un verset, Teilim 15, Hemiya Gourbea Olerra, l’éternel qui, je vous le lis, celui-là, c’est facile à trouver, son de David, éternel qui séjournera sous ta tante, qui habitera sur ta montagne sainte, celui qui marche, intègre, pratique la justice et dit la vérité de tout son cœur, qui n’a pas de calomnie sur la langue, ne fait aucun mal à son semblable et ne profère point d’outrage contre son prochain, qui tient pour méprisable quiconque mérite le mépris, mais honore ceux qui craignent l’éternel, qui ayant juré à son détriment ne se rétracte point, qui ne place pas son argent à intérêt et n’accepte pas de présent aux dépenses de l’innocent, celui qui agit de la sorte ne chancèlera jamais. Ça c’est le Somme 19 et ce sont les 11 principes qui résument l’ensemble de la Torah. Mais cela ne s’arrête pas là.

Yishuaïa, le prophète Yishuaïa, et Enidam al-Shisha, lui, il a tout résumé à six principes de base. ou le tzedakot, celui qui marche dans les voies de la charité, de la justice, d’auvers mes charimes, qui professent la droiture, mon esbet saa et kshot, celui qui méprise le profit, celui qui Celui qui ne se sert pas de ton corrupteur, celui qui bouge son oreille pour ne pas entendre les calamités, celui qui ferme les yeux pour ne pas être témoin du mal. Alors, celui-là, en fin de compte, l’Héromim Ishkon, lui, il se place sur les hauteurs de la Torah. Ça ne s’arrête pas là. Le prophète Micha, l’Azhar, réduit à trois, il dit à toi, être un bonhomme et que D’ t’aidera à ce que tu fasses, et tu le fais parce qu’ils font un trial de l’amour d’Azel, et tu dois aller avec ton D’.

C’est le troisième principe, faire un trial. Pratiquer la justice, le jugement, rendre la justice, L’amour de la bonté, de la pratique de la bonté, et marcher dans la discrétion avec D’. Il y a une compétition, alors Rishayaho, il dit non, on n’a pas besoin de tout ça, on a besoin de deux. Quo Amar Hashem, Chimrou mishpat v’hassut tzedaka, Observez la justesse v’hassut tzedaka, et pratiqué la chakitté, pratiqué la bonté. Ba Amos, Viens le prophète Amos, Ve’emidam halachat, et il est maintenu uniquement sur une colonne, pas de principe. Quo Amar Hashem, l’hôpital d’Israël dirchoumi, Etez-vous à ma quête, cherchez-moi et vous aurez la vie, et vous bénéficierez de la vie. Donc nous sommes partis de 613.000 votes et nous sommes arrivés à une seule.

C’est Birchum et Vérion. Lorsque l’on cherche effectivement un cadeau de joie l’enfant, Cette recherche d’un cadeau de joie lourde est suffisante pour couvrir l’ensemble de la Torah. Donc tout le reste, il est machal, il est effectivement la, disons, la couverture protectrice de l’homme. Mais cette couverture protectrice, elle a pour but autre chose, celle de sortir de sa maison pour communiquer avec le monde extérieur, le monde des nations qui lui aussi voudrait une souqa comme nous. Mais seulement il n’est pas pour le moment encore apte à demeurer sous cette souqa malgré toutes les incomodités que cela lui procure. Alors il abandonne la souqa parce que lui cherche le confort dans ses pratiques de la loi, il cherche ses commodité, ils cherchent une loi utilitaire. Alors, nous passons d’abord par Michelet à Chavuote, ou de Pesach à Chavuote, nous sommes passés par Michelet. Or, nous avons dit que ces trois livres qui ont été écrits par Salomon, l’un est l’expression de la jeunesse, de cet amour, l’autre est l’aboutissement d’une réflexion approfondie au travers du mâchal, au travers du fait que ce que nous sommes, c’est un modèle, c’est un exemple, c’est une réalité qui a un enseignement à donner. Et cet enseignement qu’elle donne, ce n’est pas qu’elle le prend dans le monde de la nature, dans le comportement des animaux qui, dirait-on, ont été presque conçus pour cela. Si la Torah n’avait pas été donnée, bien sûr celle-là qu’on aurait cherché les différents enseignements. Non, il y a une dimension de plus dans celui qui a été pourvu du Tzelém Elohim, de l’image de D’ en lui. Il y a une dimension supérieure, et ça c’est effectivement la Torah, c’est la raison pour laquelle nous concluons le Pilkéavot tout au long des Shabbatot prisés par Pesah de Shavuot par un sixième chapitre qui n’est pas dans Pilkéavot mais que l’on a ajouté et qui est entièrement consacré au nom de la Torah.

Alors on dit que Salo, Shlomo Hameler aurait écrit ce livre à l’âge de sa maturité. Ce n’est pas tout le livre de Michelet qui a été écrit par lui, j’ouvre une parenthèse On trouve effectivement dans les premiers chapitres cette notion du père qui parle à son fils, des dictons qui sont pris de la vie courante et qui magnifie l’enseignement de la Torah, l’enseignement de la sagesse et qui Mais l’homme regarde contre Ishazallah, contre la femme étrangère, contre la culture étrangère. Là aussi j’ouvre une deuxième parenthèse pour dire que dans la rime il est dit que La sagesse de Schlomo a été telle qu’il a écrit trois mille méchalimes, trois mille dictons, trois mille enseignements et mille cinq chants.

Quand on additionne tous les versets qu’il a écrits, nous sommes loin de trouver ce chiffre. Nous n’atteignons même pas le mille. Si nous additionnons, nous sommes en 1915, en 1975, versés à la rousantine. Mais c’est que le machal, les enseignements de Schloemohaméler ne sont pas uniquement au niveau du pchat, de la traduction littérale. La traduction littérale importe peu, ce n’est pas qu’elle n’est pas valable, il y a comme il y a Rémès, Drache, Sode, il y a toujours l’allusion, il y a toujours le sens allégorique, il y a toujours le sens mystique, alors ce qui fait que lorsque nous multiplions par ne serait-ce que par trois les enseignements de Salomon, nous nous retrouvons effectivement avec ce… c’est intitulé d’une sagesse qui, dans le chant, dans l’amour, il n’y a pas de « Amnerech David », du roi David, schlomo, fils du roi David, ou schlomo, roi d’Israël, shira, shiringa, sheli, schlomo, tokur.

C’est ça le mot, dans cet amour, nous sommes tous de la même étoffe, nous savons tous traduire cela, il nous manque l’expression, mais en réalité, c’est un mot, nous le ressentons, nous le vivons intensément en nous. Par contre, Michelet, Michelet Shlomo Ben David, il a besoin de citer son ascendance, son père, il a besoin de dire attention ce n’est pas une simple personne, c’est Mère Israël, c’est celui qui gouverne Israël, or je vous ai dit que le mot mâchâle partage son sens avec le mot mochêle qui veut dire gouverner, gérer. C’est par cette sagesse que nous gérons notre vie dans la réalité, dans la pratique, parce que à son essence elle est impénétrable. Il arrive le moment où le silence s’impose. Et ça met les risques là-haut. Tandis que dans le livre de Coélette qu’il écrit, le nom de Schlomo ne figure pas, il a un nom d’emprunt. Quand on est en train de confronter ces idées avec les autres cultures, les autres civilisations, la philosophie, en général, alors nous ne sommes plus le mot, ou le mot machal aussi, figure en filigrane inversement, nous sommes cohélites, nous appartenons à un khal, nous appartenons à une population générale, Il faudrait effectivement essayer de convaincre l’un l’autre, et pour aboutir à ce que tout s’arrête, la finalité de tout chose, il faut se mettre à l’écoute, à l’éloquence de D’ et à la Mitzvah de l’Av Shemot, il faut craindre l’éternel, il faut craindre D’, mais par quoi ?

votre affichement par la pratique de ces commandements qui s’imposent à soi et c’est en ce portant comme modèle de Adam et le Adam, il y a le verbe là-dedans de Damo, ressemblance, du semblable, parce que je ne suis pas uniquement ce que je suis, que je suis pour moi-même, alors je ne suis rien. Finalement, je m’ani, je suis Tama, je ne suis pas Ami. Il y a une différence entre le « ma » et le « mi », je l’expliquerai en profondeur une autre voie. Mais il faudrait que je me porte sur mon semblable. Et mon semblable, ce « mon semblable », c’est à la fois D’, c’est à la fois le prochain, c’est à la fois mon épouse. Regardez un peu ces images qui se posent devant moi, elles ne sont pas de même nature, mais ils ont une essence à l’intérieur qui fait que je peux communiquer avec elles et que je peux intégrer l’autre et lui à son tourment intégré. Bien, ça, c’est le sens de Coélet. C’est pour cela que là-bas, le nom de Chlomo ne vigue pas des vrais Coélet. Ben David, le fils de David, Coélet est le fils de David, celui qui a rassemblé en lui toutes les connaissances des autres cultures, d’entre tous les hommes, et bien, celui-là ne s’appelle plus Shlomo, c’est «hashalom shelo».

Hashalom shelo, c’est comme ça qu’on a traduit, shira shirim hashel l’shlovo, c’est celui qui, au travers de cet amour, dispense la paix autour de soi, la compréhension, l’intelligence humaine, parce que Horma va de pair avec Tebona dans Michelet, quand nous avons atteint sous-côte alors que nous sommes partis de Heloutenou. Nous avons fait, nous nous sommes libérés de nos contraintes, de notre servilité. Nous avons atteint la libération zemman matantolateno par la Torah, une libération spirituelle et Et quand nous la partageons avec les autres, ça devient Zman Simhateh, le temps de nos réjouissances. C’est notre joie. Vous savez très bien, nous l’avons déjà dit, qu’il y avait trois formes de joie, La simha, c’est lorsque nous avons effectivement travaillé pour, oeuvrer pour quelque chose et nous avons attendu le résultat, nous l’avons obtenu, alors nous sommes smerim, nous avons atteint notre but, nous sommes comblé.

Voilà pour ce qui est de la nature de Michelet. Alors je vous ai dit que dans Michelet, ce ne sont pas tous les textes du roi Salomon qui sont mentionnés, Mais il y a également une part, les deux premières parties sont de Michelet, ensuite il y a une part des sages du vrai haqqami, le texte dit du vrai haqqami, les paroles de chaz, de sage, et puis il y a les paroles qui ont été compilées par un chef Hiskia, les hommes de Hiskia dans quelques années de plus, mais elles font partie de cette pensée de Schlomo, mais laquelle aboutit, sur quoi ? Sur Echetrayim et Yidza, la magnificence de la femme de Vaillance. Or, le Shlomo Améler a commencé par le mettre en garde contre la femme étrangère, Isha Zalah. Ça mérite d’être lui.

Ce texte d’Ishasara, il dit qu’il dénonce dans ses premiers propos en engageant l’homme dans la voie de la connaissance et il dit Pourquoi mon fils t’éprendre d’une étrangère et prodiguer les caresses à une autre compagne, car l’éternel a les yeux fixés sur les voies de l’homme ? Observe la trace de tous ses pas, l’impie est pris dans ses péchés comme dans un lacet, il s’embarrasse dans les entraves de son crime, il meurt faute de loi morale garé par l’excès de sa folie. Mais à la fin, c’est un hymne au féminin par lequel il termine son livre, et cela en dit long, nous n’avons pas le temps de l’aborder Et maintenant, je vous laisse poser d’abord vos questions, il fera l’objet du prochain cours Bézrat HaChem, nous aurons à étudier le Echetrahi, le dernier texte de Michelet.

Raph Benizri, une petite question à mon avis qui ne pose pas de gros problèmes. Vous avez dit tout à l’heure que le texte de Michelet était un texte de maturité. Mais est-ce que, alors, mais lequel est le plus mature, celui de Coelet ou celui de Michelet ? Alors celui de Coelet, il va montrer l’inalité de toutes les autres voies de connaissances qui aboutissent, qui finissent sur des impasses et qui ne permettent plus à l’homme d’avancer et qui mettent l’homme en opposition avec même ce qu’il pense, ce qu’il aurait voulu être. Et ça, je l’ai dit, je l’ai suggéré, parce que les autres nations ont réclamé, On fait une réclamation devant D’ en lui disant, mais tu as été finalement très favorable au peuple juif et tu lui as donné la Torah, mais nous aussi, si tu nous avais donné la Torah et si tu nous avais imposé la Torah comme tu l’as faite en élevant la montagne sur eux et en les menaçant de mort s’ils ne les acceptent pas, mais nous aussi, on aurait accepté, on aurait été à ce moment-là dans tes faveurs, tu l’aurais dit, c’est très bien, je vais vous soumettre à une seule épreuve, si jamais vous vous en sortez, c’est très bien, votre réclamation sera justifiée et peut-être que j’écriviserai ma ligne de conduite, mais Mais si vous n’y êtes pas, alors il leur a dit, écoutez, je vous demande tout simplement de faire une souqa et de vous asseoir sous cette souqa pendant cinq jours.

Si vous arrivez à le faire, c’est simple, sortir dehors et manger en plein air, c’est pique-nique. Et voici que le lendemain, en cas de joie lourde, on voit un soleil brûlant. Le texte dit « Otsirhamam inartika » Il a sorti le soleil de son étui et ils n’ont pas supporté. Mais il existe une voie que « Mitztah el patour min asuka » que celui qui est indisposé par la souca, s’il y a une forte pliée qui ne peut pas, alors bien sûr qu’il peut rentrer à la maison. Le temps n’est pas favorable. Mais eux, non seulement ils ont quitté la souca, mais ils lui ont donné un coup de pied. C’est ce coup de pied qui était en plus.

J’aurais dit, vous voyez, donc, ok, finalement, de cette loi que je vous ai donnée, de cette épreuve à laquelle je vous ai soumise, ce qui prouve que vous n’avez pas encore cette maturité. Pourquoi cette maturité ? Tu sais, il y a nos ronds. L’homme, au fur et à mesure, il avance, il acquiert une certaine maturité. Si jamais il approfondit son étude, alors il va élargir son angle de vue, mais s’il reste sur ses marques premières, sur ce qu’il a compris à l’âge de 18 ans, à l’âge de 20 ans, et qu’il ne poursuit pas, qu’il n’approfondit pas, c’est-à-dire à l’âge de 80 ans, il va garder les données premières, les données de base de 20 ans, mais elles sont périmées, ces données de base de 20 ans. Elles ne sont plus d’actualité, qui va dire ? Physiquement déjà, nous ne pouvons pas nous affomoder, elle aura plus forte raison, quand c’est l’esprit qui, au fur et à mesure que le corps arrive à maîtriser ses passions et ses envies et qu’il s’ouvre davantage sur la sphère de la pensée, mais il faut qu’il ait suffisamment entretenu cela pendant les autres années pour qu’il se présente avec un savoir digne d’annihiler toutes les idées préconçues, tous les préjugés, et arriver à sauve-d’avoir la conclusion de Coélet, la finalité de toute chose, est à éloquimer avec Mitzvot Avshémoz, il y a une crainte d’élévation de Romémouth, Celle qui nous conduit à la pratique de ces lois parce que la pratique de ces lois c’est un art d’être, tout simplement.

Or cet art d’être, nul ne peut le détenir totalement. Je vous l’ai déjà dit, dans ce dernier renseignement de Yaakov, à ses frères qui se disputaient et qui ne voulaient pas reconnaître Joseph, il a dit, c’est très bien, vous ne reconnaissez pas Joseph, mais sachez que dans la vie, si vous voulez la vérité, il faut croiser les mains et c’est au point de rencontre de ce croisement que se situe la vérité parce que il y a une vérité céleste et il y a une vérité terrestre qui vont l’une à la rencontre de l’autre, c’est au point de rencontre de ces deux vérités du céleste et de la terrestre, du divin et de l’humain, que se situe la vérité.

Parce que celle du ciel, elle n’est pas humaine, et celle de la terre, celle de l’humain, elle est quelque peu atteinte de cet égaux d’être, de cette commodité de soin, alors il faudrait essayer effectivement de se trouver au point d’intersection de ces deux faisceaux lumineux. Autre question ? Merci beaucoup, M. Ben-Dazai. Merci beaucoup. Vous avez évidemment étudié Michelet, ce n’est pas en une heure, ce n’est pas en trois quarts d’heure, mais je vous invite à le lire, ne serait-ce qu’en français, à avoir une idée de tous les enseignements qui s’y trouvent et qui sont porteurs effectivement d’une réflexion profonde. quelquefois, ça tombe sous la loi de la logique pure, mais des fois, ça nous amène à dépasser certaines, disons, mesquineries de pensée ou limites de pensée.

Monsieur Béniserie, par hasard, avez-vous retrouvé le proverbe que vous vouliez ici ? Celui de Vivaldi, qui a été remplacé par l’état de saison de Vivaldi. Lesquels sont célestes aussi, alors que Vivaldi, au début de sa vie, était un enfant très voyou. Voyez-vous, le gouvernement en Belgique, on l’appelle pour le moment le gouvernement Vivaldi, mais cela ne nous aide pas beaucoup. Mais Vivaldi a réellement été un voyou. Ah le voilà, et Schatzen, voilà, ça c’était l’horloge réveillée de mon enfance. J’ai passé près du chant d’un paresseux, près du vignoble d’un homme privé de sens. Et voilà qu’il était tout envahi par l’ivraie, l’errance, l’errance en recouvrait la surface. L’enclos de pierre était en ruine. Je contemplais ce spectacle, j’y donnais mon attention, et de cette vue je tirais une leçon à dormir encore un peu, rester un peu assoupli, entrelacer un peu les mains pour reposer.

Cependant, la pauvreté s’introduit chez toi comme un rôdeur et la misère comme un guerrier armé. chantant encore Mon Père Zichronon l’ivrachan, me réciter pour me réveiller ces versets en les chantonnant parce qu’il y a trois livres dans la Bible qui ont une intonation différente, des notes différentes. Ces trois livres qui ont des noms différents, ce sont Emmett, Téhilim, Aleph, celle de Asheré, même c’est Michelet, Le taf, c’est celui de Iyov, Iyov c’est Alek, taf c’est Peheli et le mème c’est Michelet. Ils ont une musique différente. Aujourd’hui ça s’est perdu malheureusement. Nous, nous l’avions apprise dans le hédère, je la connais encore aujourd’hui, je n’ai plus à qui la transmettre, alors il faut l’enregistrer, voilà. Mais alors ce que je viens de vous dire maintenant, et ça se trouve au chapitre 24, verset 31-30.

Et vous pourriez nous la chanter? Je n’allais pas poser cette question. Je peux me-a-t-t-che-not, me-a-t-t-en-ou-mot, me-a-t-t-he-bo-qui-a-da-y-y-m-li-sh-cav, ou-vam-y-ta-lekh-re-she-cha, ou-ma-so-re-cha-ke-i-sh-ma-y-rem. Voilà. C’est magnifique. Merci beaucoup. On m’a vu étant roué. Excusez, mais… Merci. Une autre voix aurait été… porteuse de l’ancien…