Les 3 Patriarches — concentré de leurs confrontations

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours ramasse en une séance ce qui oppose chacun des trois patriarches à celui qui court à côté de lui. Avraham a Nimrod, Itzhak a Ishmaël et Avimélekh, Yaakov a Essav : à chaque génération se dresse une figure qui revendique la même place et empêche l’autre de se réaliser. Le Rav Raphaël Benizri montre que ces confrontations ne sont pas des épisodes familiaux mais la matrice d’une identité qui ne cesse de se conquérir. La question qui traverse le cours est celle de savoir ce qu’il faut incorporer de l’adversaire pour ne pas perdre pied.

Le point de départ est la restauration de l’homme universel, ce profil divin perdu pendant vingt générations et repris par Avraham sous le qualificatif d’Ivri, celui qui ne suit pas le mouvement de la masse. Le Rav rappelle que les patriarches vivent avant la Révélation, dans un temps sans commandements : ils ne transmettent pas des règles mais des middot, un modèle d’existence. De là s’ordonne le parcours : le hessed d’Avraham, la guevoura d’Itzhak, puis le combat de Yaakov pour tenir ensemble la voix et les mains.

Le cours avance ensuite vers la fin du chapitre vingt-sept et le départ de Yaakov, avec la question du droit d’aînesse, le rôle décisif de Rivka, l’obéissance au père et à la mère, puis les mariages d’Essav et l’alliance d’où naît Amalek. Il s’achève sur une différence de vocabulaire que le texte pose entre les deux frères : l’un marche, l’autre sort — et cette nuance, dit le Rav, marquera toute leur postérité.

Ce que dit ce cours

L’identité d’Israël se définit par un projet inachevé : remettre en place l’homme d’Adam. Il s’agit de reproduire cet homme universel dans son élan spirituel, celui qui porte en lui le profil divin. Ce profil a été perdu pendant vingt générations, jusqu’à Avraham, qui l’a repris. Mais il l’a repris avec un qualificatif propre, celui d’Ivri : l’homme qui refuse de suivre le mouvement de la masse et se met à l’écoute de sa spécificité et de sa mission. Chacun a en effet son propre secret, et l’un n’est pas l’autre.

Le mot qui dit le secret contient à la fois la fin et le commencement. Les kabbalistes en lisent les lettres comme le sof, la fin, et le roch, le point de départ. Il faut donc toujours se projeter sur le but à suivre et œuvrer tout au long de la vie, mais en restant fidèle à la matrice première. C’est la même chose que dit le médaillon qu’Avraham portait : sur une face un couple de vieilles personnes, sur l’autre un couple de jeunes. Il n’y a pas de rupture entre le passé et le devenir, mais une volonté de renouveler et d’insuffler sans cesse au passé que nous avons vécu.

Chaque patriarche est doublé d’un homme qui court en parallèle sur un chemin tout autre. C’est une constante : Itzhak a affaire à Ishmaël, qui le conteste ; Yaakov a Essav en face de lui. Ce ne sont pas seulement des rivalités internes à la famille, elles se rejouent à l’extérieur, dans la direction et dans la politique. Avraham a Nimrod, qui veut le démettre de sa spiritualité ; Itzhak a Avimélekh, qui veut le dépouiller de la terre promise ; Yaakov a celui qui veut lui ravir son droit d’aînesse et qui prétend être le véritable Israël. Tous ces adversaires sont des masques qui revendiquent la personnalité de l’autre et l’empêchent de se réaliser totalement.

Le titre d’Adam est finalement remplacé par celui d’Israël. Lorsque ce nom est atteint, il n’y a plus de changement de nom : on est bnei Israël. À ce moment-là seulement on est capable de transmettre à son tour cette réalité d’Adam. Mais on ne peut y accéder sans se référer à la vie des patriarches, qui occupe la fin du livre de Béréchit jusqu’à la Révélation. Avant la Révélation, du reste, il n’y a pas de commandements, seulement des comportements : jusqu’au don de la Torah il n’y a pas de règles à suivre ni de mitsvot, mais des middot, des manières d’être. Ce que nous avons à apprendre des patriarches n’est donc ni un commandement ni une règle de vie, mais un modèle d’existence, chacun dans sa spécificité et dans sa nature. Un peuple, en revanche, ne peut pas être laissé à l’improvisation de sa personnalité : il lui faut des repères pour le guider. C’est pourquoi on en finit avec les middot des patriarches et l’on commence avec les mitsvot.

Le parcours commence par l’ouverture de soi, le hessed d’Avraham. Rabbi Akiva a enseigné que toute la Torah repose sur « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ce « comme toi-même » signifie que c’est dans l’amour du prochain que tu te réalises toi-même : si tu ne fais pas preuve de cet amour, si tu ne t’ouvres pas sur l’autre, tu resteras replié, enfermé dans ton ego, incapable d’avancer. Ce qui permet d’avancer, c’est le hessed. Et ce hessed donne ensuite la guevoura, la force de se maîtriser soi-même et de devenir maître de sa propre personne.

Itzhak aime avant d’avoir demandé des preuves. Le texte dit qu’il a vu que la bénédiction ne s’était pas altérée, qu’il y avait une lumière permanente dans la demeure, que l’atmosphère ne souffrait d’aucune pénombre : Rivka reproduisait pour lui le modèle spirituel de sa mère, et alors il a aimé. Il n’a pas eu besoin de mettre la personne à l’épreuve, il l’a aimée avant même qu’elle ne lui en donne les preuves. Cet amour est un crédit ouvert, bâti sur la confiance. Nos sages se sont demandé comment accéder à l’amour des créatures : faut-il d’abord une ligne spirituelle affirmée, un amour de D’ que l’on projetterait ensuite sur son prochain ? Ou bien est-ce l’amour du prochain qui conditionne notre évolution spirituelle ? Ces deux amours s’enchevêtrent et font corps ensemble, et il ne faut jamais chercher à définir l’un par l’autre. Parfois c’est l’image de D’ dans l’homme qui me projette vers lui ; parfois c’est la présence de l’autre qui m’impose celle de l’Autre par excellence.

On ne se connaît soi-même qu’à travers le miroir du texte biblique. Si l’on n’épouse pas le personnage que l’on est en train d’étudier sous tous ses aspects, on demeure incapable de comprendre la Torah, d’en pénétrer le secret et d’y trouver une solution à ses propres problèmes. Je ne retrouve pas en moi la vie entière d’Avraham, mais des épisodes sont là pour me dire que je suis Avraham ; d’autres pour me dire que je suis Yossef, que je suis Yehouda. À une plus petite échelle, c’est présent. Le texte, en me révélant son secret, me révèle à moi-même. Les quatre niveaux d’interprétation, de même, ne se superposent pas : ils s’imbriquent, et le sens littéral est lui-même un secret, lui-même un midrash, lui-même une allusion. Ce n’est pas une facette d’interprétation qui viendrait s’ajouter aux autres, c’est la même interprétation qui se déploie selon quatre entrées. C’est de la même manière qu’il faut lire les patriarches : non comme des étages séparés, mais comme un texte unique qui se lit à plusieurs profondeurs à la fois.

Toute la lutte entre Essav et Yaakov tient à ce qu’il faut incorporer. Si l’on ne trouve pas le moyen d’associer les mains d’Essav à la voix de Yaakov, si l’on sépare la voix de l’esprit et de la prière des problèmes inhérents à la vie de tous les jours, on perd pied. On perd pied parce qu’on n’a plus la force de combattre, et le monde est alors livré à la violence — la violence d’Amalek. C’est pourquoi Itzhak peut bénir Yaakov une fois qu’il l’a reconnu comme kol : parce qu’il ne dépendra plus d’une force extérieure, la lutte interne engagée dès la conception étant résorbée dans une seule personne. Cette victoire intérieure a un coût immédiat : elle met Yaakov en difficulté, elle l’oblige à fuir son frère, elle l’éloigne vingt ans de ses parents. Mais lorsqu’il revient et qu’il engage le combat avec Essav, il peut revendiquer le titre d’Israël. C’est là que se joue la reconnaissance d’Adam, et c’est pour cela que ce départ n’est pas un simple exil.

Tout cela, cependant, dépend des femmes. Ce n’est pas pour rien que le serpent voit d’emblée en la femme l’acteur principal de l’histoire : s’il vient à bout de la résistance féminine, il a gagné. Il y est arrivé, et Adam en a souffert. Chez les patriarches, ce sont Sarah, Rivka, Rahel et Lea qui redressent la situation. C’est la femme qui affirme sa maîtrise et sa personnalité, qui ne se laisse pas faire, et qui rappelle à l’ordre : Sarah au sujet d’Ishmaël, Rivka au sujet d’Essav, Rahel et Lea au sujet de Lavan.

Nous vivons sur deux calendriers en un. Il y a le calendrier de la création, qui commence à Tichri, et celui du peuple d’Israël, qui commence à Nissan. Celui de Nissan est celui de notre propre histoire ; celui de Tichri est celui de l’humain et de l’universel. Roch Hachana relève du din, de la justice, et du mérite d’Itzhak ; Pessah, avec l’appel adressé à quiconque a faim ou est dans le besoin, relève du hessed. Et entre ces deux se situe Chavouot, le don de la Torah, où les middot deviennent commandements.

Ces commandements deviennent nécessaires quand le peuple entre en contact avec d’autres cultures. Il faut alors l’aider à ne pas se disperser, car un Juif ne peut pas se définir par rapport à une autre culture. On dit un Juif français, un Juif allemand, un Juif américain, un Juif polonais : tu n’es donc pas seulement juif, tu es aussi français, allemand ou polonais, et ta personnalité se trouve quelque part altérée par cette autre appartenance. Là où l’on nous a reconnus, on nous a reconnus comme individus et non comme collectivité : citoyens à part entière, mais sans jamais pouvoir nous réclamer d’une force collective nationale, citoyens français, belges ou allemands de confession juive. Or le Juif n’est pas une religion : il est Israël, il est Adam.

Itzhak est l’homme de la terre, et il ne se contente pas de rouvrir les puits d’Avraham. Il a compris qu’il ne suffit pas de reprendre l’ouvrage du père : il faut forer son propre puits, réaliser sa propre œuvre. C’est le sens de ce puits qu’il nomme Rehovot, parce que D’ a élargi devant lui. Et c’est cet enseignement qu’il veut transmettre à Yaakov, replié pour sa part sur l’étude, la spiritualité et l’amour, et qui ne se voit ni travailler la terre ni conduire un troupeau. Il devra pourtant le faire, et il le fera chez Lavan, où il ne s’agissait pas de s’amuser — et c’est grâce à cela qu’il a réussi.

Le droit d’aînesse n’est pas le fait d’être l’aîné. L’aîné, c’est physique, c’est biologique. Le droit d’aînesse, lui, n’est pas nécessairement biologique : il a un caractère spirituel. Essav croyait n’avoir cédé que le titre d’aîné, qui à ses yeux ne valait rien puisqu’il disparaîtra avec celui qui le porte. Mais le droit d’aînesse est ce qui permet de transmettre, et c’est cela qu’il réclame ensuite — comme c’est cela que d’autres nous réclament encore.

Rivka envoie son fils fuir, et elle sait où elle l’envoie. Elle ne l’envoie pas dans un lieu de sécurité totale : Lavan est aussi un problème. Mais c’est un autre pays, où l’animosité n’a pas atteint la même limite, et elle lui dit d’y passer quelques jours, le temps que la colère de son frère diminue. Elle est consciente d’être la mère de l’un comme de l’autre. Elle parle pourtant à Yaakov et n’échange pas un mot avec Essav ; elle ne parle pas davantage à son mari, et ne renoue avec lui qu’après l’épisode des bénédictions — jusque-là, chacun vit dans sa sphère. Sa préférence tient à ce qui lui avait été annoncé pendant sa grossesse : deux personnalités se disputeraient l’hégémonie, et le grand finirait par se plier aux exigences du plus jeune. Il est probable qu’elle n’en ait pas fait part à son mari.

Le texte distingue soigneusement à qui chacun des deux frères obéit. D’Essav, il est dit qu’il a écouté la voix de son père ; il n’est jamais dit qu’il ait écouté sa mère. De Yaakov, le texte dit qu’il écoute son père et sa mère. Le père est celui qui est chargé de ton éthique et de ton esprit ; la mère est celle qui te donne les moyens de te défendre dans le quotidien. Il faut être à l’écoute de l’appel de D’ et aussi de l’assemblée d’Israël : on ne peut faire la sourde oreille ni à l’un ni à l’autre. Essav, même dans son élan spirituel, ne pouvait entendre que le père.

La crainte suivante porte sur la postérité, et donc sur les épouses. Essav a pris des filles de Canaan, et ce qui était en jeu était l’altération de la personnalité d’Adam par un syncrétisme religieux introduit dans la voie spirituelle. L’enfant issu de ces mariages ne serait pas celui d’Avraham, ne serait pas Ivri, ne restituerait pas cette souche que l’on gardait jalousement depuis les origines et que l’on ne voulait pas morceler. C’est pourquoi Itzhak recommande à Yaakov de ne pas prendre de filles cananéennes et d’aller chercher son épouse dans la famille de Nahor, restée attachée à cette souche — non par le côté masculin, mais par le côté féminin.

Essav tente de corriger le tir, mais il s’y prend à l’envers. Pour corriger, il aurait fallu qu’il renvoie les femmes qu’il avait déjà prises. Au lieu de cela, s’apercevant que ces femmes ne plaisaient pas à son père, il va prendre une fille dans la lignée d’Ishmaël. Or derrière Ishmaël se cache toujours Essav, qui y dissimule son identité, et c’est de cette alliance que naîtra Amalek. Une nouvelle identité se constitue alors, celle d’Édom — le rouge — et le texte le dit expressément.

Un seul verbe sépare définitivement les deux frères. Le texte dit d’Essav qu’il alla vers Ishmaël : il a marché. De Yaakov, il n’est pas dit qu’il a marché : il est dit qu’il est sorti, qu’il a quitté. Il ne reste pas dans l’état où il était, il sort de sa coquille et entreprend une marche nouvelle. C’est là la différence qui marquera les deux postérités : l’une va bon train en gardant toujours le même profil, l’autre est du côté du hadach, de ce qui se renouvelle.

Transcription intégrale du cours

Très bien. D’accord, alors bonsoir. Nous continuons notre réflexion à propos de cette identité d’Israël qui est toujours en train de se réaliser en vue de mettre en place le Ben Adam, le Ben Adam, le fils de Adam. c’est-à-dire reproduire cet homme universel dans sa, dans son élan spirituel qui porte en lui ce profil divin et on a dit qu’il a malheureusement perdu pendant 20 générations jusqu’à Avraham, mais Avraham l’a repris, mais il l’a repris avec le qualificatif de Ivri. Et Ivri, c’est-à-dire, c’est l’homme qui ne veut pas suivre les mouvements de la masse, qui veut effectivement se mettre à l’écoute de sa spécificité, de sa mission, de son setter. Vous savez, le mot setter, c’est secret. Chacun a effectivement son propre secret. Et l’un n’est pas l’autre. Et les Kabbalistes, quand ils analysent le Moséter, ils disent Sof, Tor, Roch. Il y a trois lettres dans le Moséter, sa mère, ses hommes, la finalité. Donc c’est le cours de la vie, de l’histoire et Roche c’est le point de départ. Alors c’est-à-dire que en principe il faut toujours se projeter sur le but à suivre, et après tout au long de la vie que nous avons devant nous, pour rester fidèle à Roche, à la Matrice Première, et on dit que le matbéat d’Avraham, le médaillon qu’Avraham portait, parce qu’il portait un médaillon, elle est bonne, qu’il y Il y avait un couple de vieilles personnes, et de l’autre côté, un couple de jeunes hommes et jeunes filles.

Autrement dit, il n’y a pas de rupture entre le passé et le devenir, il y a une volonté de renouveler et d’insuffler toujours un son neuf à ce passé que nous avons vécu. C’est comme ça que l’on bâtit le nom d’Adam, c’est de cette manière-là que les avotes ont essayé de reproduire ce Adam déchu, et nous avons dit que c’est un corps qui le réalise, mais effectivement chaque père, ça c’est une constante dans la vie, les pères, en tant que Pères, ils ont toujours quelqu’un qui court avec eux en parallèle mais dans un chemin totalement différent. Avraham a commande de compétition l’hôte. Itzraq, évidemment, à faire avec Ishmael, qui le conteste, et il y a encore, bien sûr, et là elle s’avère.

C’est l’opposé, mais tout cela ce sont des masques qui revendiquent la personnalité de l’autre, qui empêchent l’autre de se réaliser totalement, et pas seulement au sein de la famille, parce que ce qui se passe au niveau d’Avraham, au niveau de Itzhak et de Yaakov, c’est au sein de la famille même, mais même à l’extérieur. au point de vue hitna aghout, au point de vue direction, au point de vue politique. Nous avons évidemment avec Avraham affaire à Nimrod, Imrod qui veut démettre Avraham de sa spiritualité, avec Itzraq nous avons Avimelech qui veut dépouiller Avraham de la terre promise. Et enfin, chez Yaakov, nous avons Egan, un autre qui veut ravir à Yaakov son droit d’Aenès et qui prétend être, lui, le véritable Israël.

Nous avons dit que ce titre de Adam, il est remplacé par Israël, quand Israël accède à ce titre, alors il n’y a plus de changement de nom, on est bené Israël. À ce moment-là, on est capable de transmettre un autre tour, cette réalité d’Adam. Mais ceci, nous ne pouvons pas ensemble, nous, le découvrir sans se référer à la vie des avotes, à la vie des patriarches. Et la vie des patriarches, si vous voulez, avec elle est régie, c’est à la fin du livre de Berichit et jusqu’à Matan-Toran, jusqu’à la Révélation. Parce que jusqu’à la révélation, il n’y a pas de règle assue, il n’y a pas de mitzvot, il y a des mitzvot, il y a des comportements d’être, c’est tout.

Ce que nous avons à apprendre de nos patriarches, ce ne sont pas des commandements, ce ne sont pas des règles de vie, mais c’est un modèle d’existence. Et chacun dans sa spécificité, chacun dans sa nature, évidemment, avec en premier lieu cette ouverture de soi, c’est le Hessez d’Avraham, et c’est la raison pour laquelle Rabi’en qu’il va disait que tout repose, tout à toi repose, sur ve-av-tal-re-ach-acham-mou-cha. Tu aimeras ton prochain comme toi-même, mais ce comme toi-même, ça veut dire, c’est dans l’amour de ton prochain que tu te réalises toi-même, si tu ne fais pas preuve de cet amour. Si tu ne t’ouvres pas sur ton prochain, tu vas rester replié sur toi-même, enfermé dans ton égo, tu ne vas pas pouvoir évoluer, avancer. Ce qui te permet d’avancer, c’est le Hesed. Ensuite ce Hesed, qu’est-ce qu’il te donne ? La il te donne la force de maîtriser ta propre personnalité, de te rendre maître, ça c’est le parcours des avocés quand on est devenu maître de soi dans cet amour et attention on accède à un autre, parce que je l’ai dit et je le redis, celui qui a fait preuve d’un amour proprement dit, sans avoir besoin de mettre à l’épreuve la personne, parce qu’il Trinca a véritablement aimé Rifkin, mais il l’a aimé, le texte nous dit, quand il a vu que la sapate ne s’est pas détérioré, qu’il y avait effectivement une bénédiction, qu’il y avait un air, une lumière permanente dans sa demeure et que l’atmosphère ne souffrait nulment d’une pénombre quelconque. Vous voyez un béat, elle reproduisait pour lui le modèle spirituel de sa mère, alors il a aimé. Il y a un corps, il n’a pas besoin de mettre à l’épreuve de la personne. Il l’aime avant même qu’elle lui en donne l’épreuve.

Cet amour, c’est un crédit qu’il donne, il est bâti sur la confiance. C’est en ce que Yaakov représente effectivement à la fois le aimet et l’ahave, la vérité, la vérité parce qu’il a su faire preuve de ce hesed, de cette gmoura face à Essav et de cet amour qu’elle a témoigné. Alors qu’elle est là, nos sages se sont interrogés. Cet amour qu’on nous demande, Ahavat Abedou, l’amour de créature, comment effectivement le dispenser? Comment y accéder? Est-ce qu’il passe par Ahavat Hachem? Est-ce qu’il passe par l’amour de D’, est-ce qu’il faut d’abord avoir une ligne spirituelle affirmée pour la projetée sur son prochain ou bien c’est l’amour du prochain qui lui conditionne notre amour de D’, notre évolution spirituelle. Alors c’est l’œuf et la poule, et nos saint Jean dit que ces deux amours sans chevetre, ils font corps ensemble et il ne faut jamais chercher à définir l’imparlo.

Et par conséquent, des fois, c’est l’image de D’ en l’homme qui me projette vers lui, et des fois, c’est la présence de l’autre qui m’impose, celle de l’autre par excellence, avec un grand A, ça c’est Israël, ça c’est le Atami, ça c’est effectivement le projet que se disputent Essav et Yaakov, parce que ce sont deux tendances et ma foi, ça il il faut le savoir, sinon on ne le comprend absolument rien, et ceci dans l’étude même de la Torah et si on veut se connaître et se connaître soi-même, c’est à travers le miroir du texte biblique. Vous savez, si on n’épouse pas le personnage bigné que nous sommes en train d’étudier sous tous ces aspects, nous sommes incapables de comprendre la Torah, de pénétrer son secret, de trouver même une solution à nos problèmes.

Mais c’est dans la mesure où la vie d’un brave, je ne le trouve pas entièrement en moi, mais des épisodes sont là pour me dire que je suis un brave. Des épisodes sont là pour me dire que je suis l’extrême, je suis Yosef, je suis Yehuda. Je vis cela au travers des étapes de la vie, peut-être à une petite échelle, mais c’est présent. Alors à ce moment-là, je suis ce personnage-là, je suis ce texte. C’est le livre de mon histoire à moi, de l’histoire d’Adam, du Adam que je veux être. celui qui est porteur de ce profilure divin, oui, et c’est la même manière par laquelle il faut voir quand même les exégètes bibliques, on dit que nous avons quatre niveaux d’interprétation, les quatre niveaux d’interprétation, il s’interfère, je ne dirais pas qu’il se superpose, il s’embrie. Le pchante que sens littéral est lui-même un sot, est lui-même un secret, est lui-même un midrache, est lui-même un remède. Ce n’est pas une autre fatale d’interprétation. Il vécore avec la même interprétation, avec les quatre interprètes du texte. Alors à ce moment-là, le texte me révèle son secret, mais en même autour qu’il me révèle son secret, il me révèle à moi-même.

Voilà pourquoi la lutte entre Essav et Arakos est déterminante. déterminant, pourquoi ? Parce que si on n’arrive pas à trouver le moyen d’incorporer Essav, c’est-à-dire de mettre ses vêtements, d’avoir Aya Daïm et d’Essav vers kolkholyako, nous séparons entre la voix de l’incombe, la voix de l’esprit, la voix de la prière et les problèmes inhérents à la vie de tous les jours. Nous perdons pied. Nous perdons pieds, parce qu’à ce moment-là, nous n’avons pas la force de combattre et qu’au-delà d’Ingabar, le monde est livré à la violence. Quelle violence ? Celle d’Amalek. Or Amalek, Il est généré par qui ? Et ça c’est le problème qui est abordé à la fin, lorsque Yaakov arrive à convaincre son père Itzhak qu’il peut être un kolkhoi Yaakov veayada yemedai, s’avent ?

Alors, Itraq peut dire qu’en Baluchie, il mérite cette bénédiction parce qu’il ne va pas défendre d’une force extérieure mais cette lutte interne depuis la conception, elle est résorbée par le fait que Yaakov a pris en main cette capacité de être simple et il a intégré lui-même. Donc ça le met en but avec la vanne, ça l’oblige à fuir son frère, ça l’oblige à s’éloigner pendant 20 ans de ses parents, mais quand il revient, il peut, en engageant le combat avec Esa, revendiquer le titre d’Israël, revendiquer la reconnaissance d’Adam. Or nous avons dit que tout cela, dépendait de qui, dépendait de la gémétrice, c’est-à-dire de la femme. Ce n’est pas pour rien que le serpent, au début, voit en la femme la victime, l’acteur principal de l’histoire. S’il arrive réellement à venir à bout de la résistance féminine, alors il a en fin de compte gagné sa cause. Et malheureusement il a gagné. Il est arrivé, il est arrivé, et Adam on a super. Or, chez l’épatriarche, qu’il va réellement redresser la basse, c’est ça, c’est c’est la femme qui, elle, affirme sa maîtrise de la situation, sa personnalité, qui ne se laisse pas faire, et qui, rappelle alors l’ordre et Avraham pour Hishmael, et Itraq pour Raysa et Rahel et Lea pour l’Avante.

Démarche qui va reprendre avec les enfants d’Israël en Egypte, les enfants d’Israël en Egypte, vous savez très bien que Shemot c’est la naissance du peuple juif alors que la naissance, la création du monde s’est ébéréchie. Or nous, nous avons deux calendriers en un. Nous avons le calendrier de la création qui commence à Pichli, mais nous avons le calendrier du peuple d’Israël qui commence à Nisan. Celui de Nisan, c’est celui de notre propre histoire. Celui de Tichri, c’est celui de l’Humain, de l’Universel. Mais nous devons les livres, l’un dans la crainte, l’Universel est dans la crainte. c’est cela, le Pesach, c’est dans la boule, c’est Shirachilin, celui de l’universaire, c’est c’est le dîner, c’est la justice.

C’est là, le jour de Roger Schneid, du typo, c’est marrakelle d’être un caillon de la histoire, c’est le mérite de l’histoire que nous avons. C’est le vie de Koldiq Pini et de TV Echol, Tout celui qui a faim, on va lui servir à manger. Tout celui qui est dans le besoin, on va l’aider. Ça, c’est affaire. Donc, ces deux-là, effectivement, se situent là, le Chabrot, le Matantora. le maitre Torah, lui, c’est les mitzvot. Ce ne sont plus les mitzvot. Les mitzvot sont devenus des commandements. Un peuple, on ne peut pas le laisser dans, disons, l’improvisation de sa personnalité. Il faut lui donner des éléments pour le guider sur la voie de la réussite. Alors, on a fini avec une idote des avotes et on commence avec les mitzvot, les commandements, et ces commandements s’imposent lorsque le peuple connu l’exil, qu’il est venu en contact avec les cultures, qu’il s’est mis en contact avec d’autres cultures, Et il faudrait l’aider, effectivement, à ne pas se disperser, à ne pas être un juif qui se définit par rapport à une autre culture.

Van Nytou avait l’habitude de dire « je suis un juif français et l’autre est un juif allemand, l’autre est un juif américain, l’autre est un juif polonais ». Donc tu n’es pas que juif, tu es aussi polonais, tu es aussi allemand, tu es aussi français. Il y a une personnalité qui est quelque part altérée par ton appartenance à une autre culture, à une autre citoyenneté. Où véritablement tu peux être, un Israël tout court, un Juif tout court, c’est lorsque tu es dans ton propre pays, l’Israël, alors tu sais d’être allemand, français, paulais, mémoritaire, etc. C’est cette identité que nous réclamons, mais que nous n’avons pas, qu’on n’a pas voulu nous reconnaître. en tant que peuple. Rappelons-nous dans les pays où nous avons, où on nous a donné, où on nous a reconnus, on nous a réconnus en tant qu’individualité, non en tant que collectivité.

Nous sommes des citoyens à part entière, mais nous ne devons jamais nous réclamer Comme une force collective, nationale ou haute, non, ça jamais, au contraire. Si on nous reconnaît et on nous accorde des droits, c’est pour être des juifs, non, des citoyens français de confession juive, des citoyens belges de confession juive, des citoyens allemands de confession juive. Alors, être juif ça devient une religion, or le juif n’est pas un juif, le juif c’est Israël, il est Adam, il est Adam. Alors, tout cela va nous expliquer cette dernière partie, cette conclusion du chapitre 27. Nous avons déjà dit qu’il y a là une lutte entre deux points de vue. celui d’Israq qui est Isha Adama, qui est l’homme de la terre, qui a réalisé qu’on ne peut pas tout simplement se contenter de rouvrir les anciens puits d’Avraham.

Non, il faut forer son propre puits, il faut réaliser sa propre œuvre, alors à cette œuvre qu’il a lui, faite sa pèvre au gâteau, qu’il réhime Hashem l’un ou l’autre, se mettre cet enseignement à Iraqo qui lui est replié. Surtout sur l’étude, la spiritualité, l’amour. Mais il est le seul. Il ne se revoit pas en train ni de travailler la terre, ni de conduire un troupeau, il doit manifester sa volonté de le devenir, de le faire aux besoins. Et il le fera. Chez Labade, on ne s’amuse pas pour mettre la mais il l’a fait, il l’a fait et c’est grâce à ça qu’il a réussi. Mais est-ce que c’est pour cela seulement qu’il a été chez Lavagne ?

Du point de vue, il y a effectivement deux départs. Il y a effectivement deux départs. Le texte, à la fin du chapitre 27, lorsque un sable apprend que sa bénédiction a été déviée, et qu’il ne pourra pas prétendre à son droit d’aînès, Et nous avons fait la différence entre le droit d’Aenès et l’aîné d’Humain puisque l’aîné, tout simplement, c’est physique, c’est biologique, mais le droit d’Aenès n’est pas nécessairement biologique, le droit d’Aenès, il a un caractère spirituel. Alors c’est celui qui le revendiquait, il pensait qu’il n’avait cédé réellement que ce titre d’aîné. Ce titre d’aîné ne valait rien, c’est D’. Celui-là, il ne passe pas par héritage. Qu’est-ce qu’il va en faire ? Un jour ou l’autre il va mourir, il ne sera plus gêné.

Mais le droit des naisses, c’est celui qui va pouvoir transmettre, et c’est celui qu’il réclame, c’est celui qu’on nous réclame aussi, que les autres vendent. Alors, que faire lorsque nous nous sentons assaillis par cette force extérieure qui nous en veut ? Parce que elle n’a pas obtenu la reconnaissance que l’on a ? Ryfka dit, voici que Esam se prépare à te tuer, et oui, on reprend qu’à une évelle, on revient. Que faire réellement devant, face à des personnes qui nous en veulent, parce que nous arrivons très bien à mener les deux choses à la fois. Et non seulement nous, nous arrivons à l’éliminer, mais nous réussissons, nous réussissons parfaitement. On aurait voulu que nous soyons uniquement de confession juive, mais nous ne sommes pas uniquement de confession juive.

Nous sommes Israël et nous pourtant, nous avons porté les mains de l’insable. nous les incorporons, parce que, et nous les incorporons avec le mot de Yaakov, « a kol kolia a’aqom ve’a yada’i medes ». Ça fait partie de nous-mêmes. Ce ne sont pas d’autres mains. Ce ne sont pas des mains étrangères. Ce sont nos propres mains qui obéissent à kolia aqom. Alors, Hevel a cru qu’il pouvait vivre tout de même aux côtés de son frère, Edwin Cahill. Finalement, il a été victime. Oui, son frère l’a tué. Et sauf se prépare à tuer également. Alors que l’on sait la mer, il faut avoir ce plein dès que ça semble mauvais, ne pas rester sur place et espérer des journées.

« Combe rachlecha dirithka asan, » à son fils. « El lavan achiharana, » mais où est l’enfant ? Il ne l’envoie pas. Un endroit où il va être en sécurité totale. L’aval, c’est aussi un problème. Mais il est, pour le moment, c’est un autre pays où cette animosité n’a pas atteint cette limite. Et là-bas aussi, pense que tu ne vas pas trouver la même quittude que tu trouveras dans la terre provise, mais pense toujours à Yamim, à Hadim, à passer quelques jours jusqu’à ce la colère de ton frère diminue, alors elle est consciente, Rivka, qu’elle elle est à la fois la mère de Esa et de Yaakov, Rivka parle à Yaakov, elle n’a pas échangé un seul mot avec Esa, ça parle, il traque sans le fait, sans la provocation de Yaakov qui est dirigé par sa mère, il risquait aussi de ne pas avoir de contact avec son père.

C’est le silence absolu. Riefka ne parle pas à son mari. Elle ne change avec lui des propos qu’après ce détournement de bénédiction. Jusque-là, chacun vit dans sa sphère, dans sa vie. Et ce qui fait qu’à la fin, il y a un respect que les parents, vous, que les enfants, vous, à leurs parents, on ne dit pas qu’ils savent à écouter la voix de sa mère ou à y respecter sa mère. Non, Vaishma essaim l’école à vivre, il a écouté la voix de son père, ce qui n’est pas le cas de Yaakov, pardon, parce que pour Yaakov, le texte dit Vaishma Yaakov est la vive et l’immort, Yaakov va écouter son père et sa mère, père et la mère.

De quel Père et de quelle Mère t’as l’étude ? Pourquoi cette insistance ? Le Père, c’est celui qui est chargé de ton éducation. La mère, c’est elle qui te donne les moyens de te défendre devant le quotidien de bel-être. Alors quelle est ta mère ? Tu n’es c’est Israël, c’est l’assemblée d’Israël. Tu dois à la fois être à l’écoute de l’appel de D’, mais aussi de l’assemblée d’Israël. tu ne peux pas faire la sourde oreille à l’un ou à l’autre. Et Yaakov avait cette capacité. Tandis que le Rissa, même dans son élan spirituel, il ne pouvait écouter qu’Avi et pas il. Alors là, ça présente un problème grave. Et surtout lorsque se pose celui de la postérité, celui des enfants, parce que c’est ça ce qui travaille le plus ensemble, en seconde lieu, la…

Rilka et Itraq, parce que Itraq, il appelle son fils, d’abord pardon, Rilka, elle dit « Lama ishkel gam shenei chen yumei chad », moi je dois vous perdre tous les deux, et je suis votre mère, je resterai votre mère, à la fois de Yaakov et de Haïtab, cette préférence donnée, un et un contre, vient même du fait qu’on m’a calmé quand il y avait cette lutte dans la conception de mes enfants et qu’on m’a dit, verra via vossa et il y il y a deux personnalités, deux forces personnalités qui vont se disputer, l’hégémonie, et finalement à la fin le grand se pliera aux exigences du petit, du jeune, mais probablement elle n’a pas fait cas de cela à son mari et maintenant ce dont elle a peur c’est d’échouer sur l’autre registre. Quel est l’autre registre ? C’est celui de la la femme de Yanko, c’est celui de l’autre, d’autant plus qu’elle savait à lui altérer la personnalité d’Adam en prenant des filles de Kanan qui étaient mon rappeur, qui sont devenus les guides spirituels, ceux qui voulaient à tôt prix introduire leur Sainte-Créole dans la voie spirituelle des saintes, le synchrétisme religieux, et là il y a un échec. Il y a un échec parce que l’enfant issu de ces mariages ne sera pas Évry, ne sera pas celui de Avraham Évry, ne sera pas celui de l’homme que Avraham voulait reprendre qu’il gardait jalousement depuis les origines de Hezer, qui nous avons parlé de cette souche indifférentielle du premier homme et qu’on n’allait pas morceler comme ce fut le cas de dames d’Andorra-Palada et lui il l’avait repris en son compte et on a enlevé les écorces de Ishmael et de Hissam, mais maintenant s’il y a Hittite, Hivni qui interfèrent Dans cette procréation, il sera Harami, l’enfant sera Harami, sera Ivrim Itzri, ce profil d’Adam qui pourrait effectivement redonner, restituer cette souche indifférenciée ce ne sera plus possible. Or, c’est ce qui se passe avec Elsan malheureusement, parce que il essaie de corriger le tir, mais pour corriger le tir il aurait fallu qu’il évacue les filles de Huiti, de Hivy, qu’il avait prises, les deux femmes, qui étaient molatoires.

Oh, non, ce qu’il fait, comme il se perçoit que ces femmes ne plaisaient pas tellement à son père puisque il a fait la recommandation à son frère, il y a un corps, de ne pas entre des filles canaanites et d’aller choisir sa future femme dans la famille de Nahor qui est restée attachée à Eber. Pourquoi elle est restée attachée à Eber ? Pas par le côté masculin, c’est par le côté féminin. Le côté féminin qui était capable de procréer, lui, il a gardé encore en lui cette possibilité de reproduire cette souche indifférenciée et ça, ce sont ses riftans, c’est les uns, les deux, c’est or, peut-faire et ça, et on va choisir une fille, pensons qu’elle va bien faire, dans la lignée de Ishmael, Mahalat Bait Ishmael, et ça nous l’avons vécu et nous le vivons encore dans l’histoire, puisque derrière Ishmael se cache toujours Aissa, ou Aissa cache son identité.

Et lorsqu’il y a une alliance de Ishmael et d’Elsa, qui va naître de ce blin, Amalek, Et le fruit de cette alliance de Risa avec Ishmael, c’est la création d’une nouvelle identité, Celle qui est mise en évidence parce que là le texte dit qu’elles savent où est Dom. Elles savent c’est elle. Il y a une nouvelle identité qui se fait jour. C’est celle de Dom. Et donc, ça rappelle effectivement, c’est le rouge, c’est le soleil, et il y a les infrarouges et les ultraviolets. Ceux qui sont les cours de durée, c’est toujours les infrarouges, les ultraviolets, c’est le jaune, c’est un rayonnement plus grand. Mais l’homme, l’homme-là, c’est l’essentiel, c’est l’essentiel, l’essentiel ou l’essentiel. Et il est, il est en va-yé-lèche.

Il marche. Tu sais, le texte dit va-yé-lèche, l’essentiel et l’esmaël. Il y a une petite nuance à laquelle on ne fait pas toujours attention. C’est va-yé-lèche, l’essentiel et l’esmaël, il a marché. Pour Yaakov il n’est pas dit qu’il a marché, il est sorti, il a quitté, il ne reste pas à l’état où il était et il avance. Non, il sort de sa coquille et il entreprend une nouvelle marche. Ça c’est la différence qui restera toujours et qui marquera les deux postérités, celle de Hexenhaar. Allons-y, son bon train, et essayons de garder toujours le même profil, Alors que celle de l’Israël, c’est le hadash, c’est le mitra tesh, c’est le renouveau permade. Voilà, je m’arrête là si vous avez des questions.

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