Chavouot
1ere Étude
Chavouot
2eme Étude
Chavouot
Le Livre de Ruth
Chavouot
L’histoire de Ruth
Chavouot est la plus discrète des trois grandes fêtes. Pas de soucca à construire, pas de séder à préparer, pas de rituel spectaculaire. Un jour, une nuit d’étude, et l’événement le plus considérable de l’histoire juive : le don de la Torah au Sinaï.
Sept semaines d’attente
La fête n’a pas de date propre dans la Torah : elle tombe au terme des sept semaines comptées depuis Pessah. Elle n’existe que comme aboutissement. C’est déjà un enseignement : ce qui a été reçu au Sinaï n’aurait pas pu l’être le lendemain de la sortie d’Égypte. Il a fallu quarante-neuf jours pour que des esclaves libérés deviennent capables de recevoir quelque chose.
Donner et recevoir
La tradition parle du « don » de la Torah, et note aussitôt que le don ne suffit pas. Un cadeau posé sur une table n’appartient à personne tant que quelqu’un ne le prend pas. Chaque génération, et à l’intérieur d’elle chaque personne, doit refaire ce geste de réception — sinon le Sinaï reste un événement du passé au lieu d’être une relation.
La nuit d’étude
L’usage veut que l’on veille toute la nuit de Chavouot à étudier. Le midrash raconte que le peuple s’était endormi au matin du don de la Torah et qu’il fallut le réveiller ; la veillée serait une réparation de ce sommeil.
Il y a quelque chose de juste dans cette image. On ne se prépare pas à recevoir en dormant. Et une nuit passée à étudier avec d’autres produit un type de compréhension qu’une lecture solitaire ne donne jamais.
Le livre de Ruth
On lit à Chavouot le livre de Ruth — l’histoire d’une femme venue de l’extérieur, qui choisit librement de rejoindre un peuple et une alliance, et dont descendra le roi David. Placer ce récit le jour du don de la Torah n’est pas anodin : il rappelle que l’appartenance la plus profonde peut être un choix, et que la fidélité vaut plus que la naissance.
À poursuivre
Pessah et le compte du Omer, qui mènent à cette fête ; Souccot, la troisième fête de pèlerinage.