Au lendemain de Kippour, le Rav Raphaël Benizri ouvre le cours sur Souccot par une distinction : on peut pratiquer les mitsvot sans en être pénétré, et l’on n’aura alors qu’un rituel religieux comme un autre. Souccot est la fête qui répond à cela — celle où la joie n’est pas un supplément, mais la preuve que quelque chose a été compris.
Ce que dit ce cours
La joie n’est pas le plaisir. Dans une relation amoureuse, ce ne sont pas les cadeaux que l’on se fait qui comptent, mais l’intimité que l’on partage. La joie naît de « contradictions qui se complètent harmonieusement » — c’est une plénitude, pas un agrément.
Le cercle. Ce qui caractérise Souccot, ce sont les hakafot : on tourne autour de la Torah, comme on tournait autrefois autour de l’autel. La figure géométrique idéale, celle où chacun se tient à égale distance du centre, et où tous se donnent la main.
Une maison fragile, et c’est le point. « Ma véritable maison, c’est la soucca. » Vulnérable à l’extérieur, mais solide à l’intérieur — elle entoure l’homme, dit le Rav, comme le féminin entoure l’homme, ce qui éclaire au passage les cercles que l’épouse trace autour de son mari sous la houppa.
Soixante-dix sacrifices pour soixante-dix nations. Souccot est la fête de l’universel : le peuple juif y offre des sacrifices au nom de l’humanité entière. C’est aussi la seule fête que les nations sont appelées à célébrer — ni Pessah, ni Chavouot. Parce que c’est celle qui est à leur portée.
Simhat beit hachoéva. Le rituel de l’eau versée sur l’autel, alors qu’on y versait d’ordinaire du vin. L’eau ne figure pas dans le récit de la création : elle est déjà là. Ce que l’on puisait, dit le Rav, ce n’était pas l’eau — c’était l’esprit divin à travers elle.
Danser, c’est lever le pied. « Ça suffit de gratter le sol, de rester confiné dans sa matière, dans ses chaussures. » La ronde comme effort de lévitation.
La souccat David. Nous ne demandons pas le retour d’un empire ni d’un vaste pays, mais d’une cabane : une maison qui ne soit pas un abri carcéral, ouverte à la nature, aux hommes, à toutes les tendances.
Pourquoi la joie précisément maintenant. Parce qu’à Kippour nous avons reçu les secondes Tables, après avoir brisé les premières. Nous avons donc surmonté l’écueil. Le Rav cite les hassidim : heureuse est notre vieillesse, qui couvre les égarements de notre jeunesse. « Heureux celui qui ne fait pas d’erreur — mais plus heureux encore celui qui est arrivé à se faire pardonner ses égarements. »
Une bulle de temps. Le mois de Tichri comme bein hachmachot, ce déclin du jour qui n’appartient ni tout à fait à la veille ni au lendemain, et se tient sur la balance des deux. Dans le temps, c’est cet entre-deux ; dans l’espace, c’est la soucca.
Transcription intégrale du cours
Je vous remercie tout le monde. Nous avons passé tous, je suppose, un bon quipour et nous nous préparons à la fête de la joie. La fête de la joie, parce que comme je vous l’ai dit, le tout n’est pas de pratiquer les mitzvot. On peut pratiquer les mitzvot sans en être pénétré, et en fin de compte, c’est un rituel religieux qui ne diffère pas des autres religions. disons-le ainsi, mais arriver, en fin de compte, à s’installer dans une spiritualité authentique, vraie. Et voir dans les mitzvot les instruments, tout simplement, ou les repérages du cheminement que je suis de telle sorte vivre dans l’intimité du divin, ça c’est merveilleux parce que ce qui est important dans une relation amoureuse, ce ne sont pas les cadeaux que l’on se fait mutuellement, et les plaisirs que l’on se paye ici et là, mais cette intimité que l’on partage, cette complémentarité qui fait notre joie, parce que la joie elle est effectivement dans l’ensemble de contradictions qui se complètent harmonieusement et qui donnent cette plénitude d’être. Ça c’est sous cote. Sous cote j’arrive à un niveau où je sens ce voisinage de D’, disons-le ainsi, mettons tout simplement une majuscule à ce dé, parce que, comme je vous l’ai dit, chacun réalise son D’ à son niveau, mais donnait une unité à à ces conceptions différentes mais qui se rejoignent dans leur racine ou qui font ou qui réalisent une figure géométrique idéale, celle du cercle, parce que ce qui va caractériser Sous cote, ce sont les akafotes que l’on fait autour de la Torah.
On va faire ces akafotes autour de la Torah parce que nous n’avons plus de sanctuaires. Avant, on le faisait autour du Mizbehah. Et le Mizbehah, ce qui était important dans son rituel, c’est qu’on associe le minéral, l’eau, la cendre, la pierre, le végétal, la farine, l’huile, l’animal et enfin l’homme doué de la parole qui donne un sens à tout cela et qui s’alimente de cela en vue de servir un idéal de vie. Un idéal de vie, vous savez, engager des enfants à vivre par les temps qui courent, c’est une gajure, hein ? Ce n’est pas facile, ce n’est pas facile, c’est… Quelles sont les garanties que nous avons ? Déjà nous luttons très fort pour arriver sur la responsabilité de prolonger cette vie au travers de nos enfants, Alors que les temps sont incertains, il faut beaucoup de foi, et de la foi chacun en a à son niveau.
Sans cette foi de base, qui quelquefois repose sur l’absurde, bien souvent. Mais moi, je préfère ne pas la fonder sur la sûreté. Pour moi, il y a une certitude. La certitude, c’est que ce monde a un sens. Ce n’est pas possible que ce monde soit véritablement le fruit du hasard et que moi, je sois là en train de jouer au loto tous les jours mais pas pour gagner d’argent, pour en perdre, alors est-ce que ça vaut vraiment la peine ? Mais si je me dis que ce monde obéit à une volonté supérieure, et que je suis l’associé du Créateur dans la finalité de ce monde, eh bien tout se justifie. À ce moment-là, le minéral, le végétal, l’animal sont là pour répondre également à une volonté d’être, de servir, une cause.
Mais une cause qui ne soit pas limitée, comme je vous l’ai dit, au petit moi, à ma petite famille, à ma nation, elle est universelle. C’est la fête de l’universel, c’est la fête où le peuple juif offre 70 sacrifices au nom de 70 nations qui composent l’humanité. Vous me demanderez pourquoi 70 et je vous répondrai que l’homme microscopique il est structuré d’après cette attribut, cette modèle d’existence et ces modèles d’existence sont insérés dans une structure également de 10 échelons qui font que quand on insère le 7 dans le 10, on va arriver à ces septante échantillons, 70 échantillons, de l’humanité et qui sont là pour juger, pour juger de notre évolution parce que le tribunal lui-même, le grand tribunal doit être de soixante-dix membres, représentant ces sensibilités qui existent à travers les nations et qui sont comprises dans la cellule du peuple juif.
Alors, on appelle l’affect de Sukkot Zman Simchatenu le temps de notre joie parce que nous avons accédé à ce stade au de la libération du conditionnement qui était Pesa, de la naissance de la conscience morale à Chavoie Haute, j’arrive, en fin de compte, à structurer ma maison. Ma maison, ce n’est pas celle où je vis à Dvita M’Eternam et à laquelle j’aspire et pour laquelle je m’endette toute ma vie pour m’offrir le meilleur confort qu’il soit. Mais non, ma véritable maison, c’est ma soukain, c’est celle qui est au seuil de ma maison, au toit de ma maison, au balcon de ma maison, pergola. Elle est Elle jouxte ma maison, elle est vulnérable, elle est fragile, fragile à l’extérieur mais combien solide à l’intérieur.
Elle m’entoure, elle m’habille, elle m’habille tel une femme habille son mari. Vous vous rappelez de ces cercles que vous avez faits autour du mari lors de la choupa ? Vous avez fait des encafotes ? Vous avez compté cette encafote ? Pourquoi ? Parce que le féminin est la muraille de l’homme Et la souqa, et comme le féminin habite l’homme et l’entoure de toute part, et constitue pour lui sa muraille, la souqa est de même nature. Mais alors que à paix, ça, je pense à la liberté. Ça vaut honte au niveau de la moralité auquel je m’engage. C’est au côté celui de la responsabilité. Dans la gratuité totale, en attendant rien, uniquement la joie de pouvoir compléter un tant soit peu ce qui manque à quelqu’un d’autre, c’est dans cet esprit d’ouverture, de complémentarité, que je savoure ces choix. Nos singes ont dit qu’il y a deux mitzvot dans lesquels l’homme s’immerge le vin rituel propre au féminin plus qu’au masculin et la mitzvah de la sukkha propre au masculin plus qu’au féminin. En somme, l’intériorité de cette sukkha c’est le féminin et c’est pour cela que le féminin en est dispensé. Respectons-le. Ce n’est pas une exclusion. Et ce féminin, il émerge de cette eau. Or vous savez qu’il y a une mitzvah à Sukkot, entre autres mitzvot parce que la sukkah est véritablement une source de nombreuses mitzvot. Les quatre minimes, le loulable, le étrogue, le hadassah, la la souqa elle-même, la joie de la souqa, les hakafot, les osha’anot, tout cela ajouté à tout cela, le nissou khamayi, le fait de verser de l’eau sur l’autel, ce rituel de verser de l’eau sur l’autel à Sous-Côte, a été le sommet de cette joie à Sous-Côte, et on a appelé cela « Simchat beth asho eva ». Cette joie, c’est la joie du puisage.
On puise l’eau, on puise l’eau du très fond, des eaux inférieures qui ont été en quelque sorte injustement laissées pour le besoin de l’homme ici bas et on a séparé les eaux inférieures des eaux supérieures que l’on appelle Shamaïm, les cieux, Shamaïm, là-bas il y a de l’eau, or vous savez que l’eau est un élément qui ne relève pas dans le répertoire, ou qui ne figure pas dans le répertoire de la création. On ne sait pas quand l’eau a été créée, Mais d’emblée nous sommes déjà dans un monde où l’eau existe on dirait, puisque l’esprit divin il plane au-dessus des eaux, d’où vient l’eau ? Oui, ce sont les eaux essentielles à toute vie et elles sont leur existence concomitante, simultanée avec l’apparition, la manifestation de l’esprit divin.
Qu’est-ce qu’on a d’épuisé ? Ce n’est pas l’eau qu’on a d’épuisé, on a d’épuisé l’esprit divin au travers de cet eau et on l’a versé sur l’autel, comme pour consacrer l’autel, c’était en général, ce qu’on versait sur l’autel, avec le sacrifice quotidien, c’était le vin, pas l’eau. Mais cette fois, c’était le retour à cette au-génératrice de toute la création parce qu’elle a un effet purificateur, germinateur et en même temps nourricier. Rien ne peut se faire sans cela. Alors, la mitzvah de Nissour Chamaïm se faisait avec un cérémonial extraordinaire. C’était, on descendait les poanimes, on descendait les marques de l’hôtel et on allait vers les eaux du Chinoise, pisaient ses dos en chantant, en sonnant du corps, et Chirama à l’autre contigué des degrés, des quinze degrés correspondant aux quinze marches.
Et qu’est-ce qui caractérise cette joie qu’aujourd’hui nous essayons en quelque sorte de reproduire tout au long des mi-fêtes par des danses dans les synagogues, dans dans les salles de fêtes, avec une maison crête, etc., mais des rôles, toujours constituées cette figure géométrique idéale où s’inscrit l’ensemble du peuple juif, mais pas seulement celui du peuple juif, de l’humanité entière, puisque nous sommes les représentants de cette humanité et que nous nous donnons les mains pour ça, pour danser, pour lever le pied, disons-le, danser, c’est lever le pied, mais le pied ça suffit de gratter le sol, de rester en conseil dans sa matière, dans ses chaussures, elle est un effort de lévitation, Ça c’est en somme la choix de la fête sous côte et c’est notre voeu le plus cher qu’on nous disant Arachmanou Yaquim et Tzouka David Anoufele.
Nous ne parlons pas d’un empire de David, nous ne parlons pas d’un vaste pays. Nous l’appelons Souqat David, la cabane de David, ce qu’il a réalisé dans David dans sa vie, c’est un esprit, une maison qui n’est pas justement un abri carcéral pour l’homme, mais ouvert, ouvert à la nature, ouvert aux hommes, ouvert toutes les tendances et avec la possibilité d’associer tous les ingrédients en un élément au service de D’, c’est qu’est-ce que nous faisons au travers du loulav, du étrogne, je pense puisque c’est symbolique du étrogne, c’est-à-dire de l’homme parfait, de l’être parfait, du loulav, de cet homme qui lui s’affirme par sa verticalité, et bien sûr, elle l’indace par son parfum. Elle n’a à la base qu’une amie parfum, ni saveur, et pourtant, elle est là.
Elle a son mot à dire. D’ailleurs, la dernière journée de Hoshain al-Arabah, nous n’utilisons plus que l’al-Arabah pour dire que nous sommes un petit peu ce suenuyo de al-ishkhol, nous ne savons pas poser de questions. Mais ce qui nous unit c’est d’abord et avant tout cette volonté de se fonder dans une communauté, de réaliser un peuple, de réaliser une humanité. Alors ça, c’est soukot, ça c’est une vision parce que vous savez que le mot soukot vient du verbe sakor, srakh, couverture, nous voulons cette couverture, cette couverture nous voulons la partager avec tout le monde. J’ai parlé tout à l’heure de responsabilité, oui nous sommes responsables, nous constituant une couverture l’un pour l’autre, mais quand nous sommes pénétrés de ce devoir, de se couvrir mutuellement, alors nous avons une vision, nous accédons une vision prophétique, parce que Sokhé Beruach HaKodesh, Sarah avait le nom de Yisca parce que elle pouvait effectivement voir au-delà des choses l’autre versant, le sacré de toute approche de tout mouvement de vie et c’est la raison pour laquelle est mis particulièrement sur ces choix force de sombrer dans des soucis quotidiens, dans les problèmes et de les ruminer chaque jour avec le lot de déception, d’inconvenance. Alors nous perdons de voir le délai de toute chose. Nous avons une vision très limitée. Nous avons cédé à la défaite, au désespoir. Or le fait de tenir le loulable le jour de ce code, c’est de dire nous avons gagné, nous avons gagné, nous avons, certes nous n’avons pas une vie idéale, sans faute, c’est pas possible.
Mais n’oubliez pas qu’on nous a donné les deuxièmes tables de la loi, nous avons été les briseurs des premières tables et c’était le scandale et D’ dit ça y est, je vais changer ce peuple, je vais faire de, je vais faire un nouveau peuple de Moshe. Allez, Moshe lui dit, mais vous prenez un risque, parce que si ce peuple avec trois pieds, une table à trois pieds, si elle n’a pas tenu le coup, comment veux-tu qu’une table à un seul pied puisse résister par la suite. Non, nous allons changer de direction, nous allons prendre, nous allons prendre une autre pédagogie, nous allons arborer notre philosophie de vie et nous allons gagné. C’est ce qui se passe, à qui pauvre on nous a donné les deux secondes tables de la loi. Et avec ces secondes tables de la loi, nous avons effectivement bravé la menace d’anéantissement, de disparition, de dissolution par D’ lui-même. Et nous avons gagné. Nous sommes contents, nous Nous sommes contents parce que nous avons surmonté les écueils et nous pouvons dire, vous savez ce que disaient les Hasidismes à l’époque.
Les Hasidismes à l’époque disaient, heureuse est notre enfance qui n’a pas terminé notre vieillesse. Ce sont les personnes, elles-mêmes, qui ont eu une vie tranquille, une vie douce, mais ceux qui ont fait de chou, enfin, ceux qui ont fait des erreurs et qui se sont repris. Alors ils ont eu une vie heureuse et notre vieillesse qui couvre tous les écarements de notre chaîne. C’est merveilleux. Et c’est ce que j’ai fait, c’est de la route. C’est de la route pour la vie, pour la vie de l’époque. Après la vie de nos enfants, on ne demande pas de la vie de nos enfants. Et après la vie de nos enfants, on se déplace de la vie de nos enfants.
Et c’est ce que j’ai fait. Heureux celui qui ne fait pas d’erreurs, mais heureux celui qui est arrivé à se faire pardonner ses égardements. Donc vous voyez pourquoi la fête de Sous-Côte est véritablement tant d’une plénitude d’être dans la joie jamais la Torah n’a mis l’accent sur la joie de vivre, pourtant qu’à Sukkot. Ah j’appelle ça, finalement le terme de joie n’existe pas. À Shavuot, une seule fois, à Sukkot, trois fois. Et Sukkot, vous savez, il a un attribut, Chag. Si vous parlez uniquement de Chag, sans dire ni Pesach, ni Shavuot, ni Sukkot, et que vous dites Chag, c’est certainement Sukkot. Pourquoi ? Parce que d’où vient le mot Chag ? Chag vient du mot Serk, ma Chag c’est le compas.
En fait, vous tracez le cercle avec ce qu’on voit en Hougues. Hougues, effectivement, c’est le cycle de cette lumière, de cet éclairage qu’apporte chaque tête, Mais, à sa dimension, celle de sous-côte, la réhara, l’irradiation de lumière est immense. Vous savez pourquoi elle est immense ? Parce que même les égarements, nous leur avons donné un sens positif. On a en somme positive et même nos égarements et on les a intégrés dans une courbe de la vie qui fait qu’aussi ils ont leur place. Alors dire qu’à sous-côte nous sommes effectivement cette ouverture qui fait que la fête de Sukkot est haga asif, elle est la fête de la récolte, elle est la fête du bilan. Qu’est-ce que nous avons fait de notre liberté de pesa ? Qu’est-ce que nous avons fait de la Torah que nous avons reçue en Jawad ? La plénitude d’être de Sukkot va donner un sens à cette liberté, parce qu’une libération sans la conscience serait dangereuse, sans la conscience morale. La conscience morale qui, elle, ne serait pas partagé avec l’autre et qui se confinerait à un renfort d’être personnel, ça aussi c’est une déviation de vie, mais une conscience morale qui respire l’ouverture extérieure, la sortie vers la nature, la sortie vers le monde extérieur et la pleine responsabilité de l’homme pour ce monde qui est éphémère mais auquel nous donnons une foi telle qu’il ne peut à aucun moment disparaître et il ne peut être pour aucune source de choix.
Alors, vous comprenez que nous sommes tenus d’associer toutes les nations à ces choix, et toutes les nations ne sont tenues de célébrer par la suite que la fête de soukote, paradoxalement, pas celle de Chabot, pas celle de Pessah, la fête de soukote, la fête de soukote parce que c’est celle qui effectivement est à leur portée. Ce qu’on cherche, c’est cette joie de vie, c’est cette complémentarité de la vie, mais il ne faudrait pas que ce soit une joie éphémère, une joie petite, excusez-moi le terme, une gueule de bois le lendemain, avec le retour à une triste réalité quelques heures après. Non, ce n’est pas une joie de drogue, c’est une joie qui permet à l’être de se régénérer totalement et d’appréhender le monde autrement, le faire, alors que nous sommes à la veille des temps de l’automne, encore une fois du déclin de la nature et d’une période où où la nature va être en phase d’hibernation.
Bien, nous, nous sommes les veilleurs de la nuit, les veilleurs de cette nuit, plein de foi, plein de joie. Je vais m’arrêter là pour vous dire, pour vous souhaiter, chers amis, de compter à cette joie à travers votre fête de soukote. Moi, je mets un accent particulier à la célébration de la fête de soukote parce que c’est ça la véritable philosophie. c’est où nous sommes au seuil d’être dans la société à l’intérieur et en dehors à la fois à l’intérieur de la maison et en dehors de la maison, à l’intérieur du temps et en dehors de ce temps. Parce que, comme je vous l’ai expliqué une fois, tout le mois de Ticherie, nous sommes dans une bulle de temps, une bulle de temps qui est semblable à Bénaché-Machote.
Bénaché-Machote, vous savez, c’est le déclin du jour, le déclin du jour entre le soir et la nuit tombante. Il y a encore ce déclin du jour, et ce déclin du jour est plein de promesses. Et nous ne savons pas ce déclin du jour, est-ce qu’il relève du jour passé ou du jour à venir ? Est-ce qu’il relève ? Il est à la fois sur la balance des deux, il est à la fois sur le passé et sur l’avenir, dans le temps c’est ça. Dans l’espace, c’est la soukha, nous sommes à la fois dans le haraï, dans l’ephémère et dans le fixe. Ase soukha trakeva, ase keva haraï. Le fixe devient l’ephémère et l’ephémère devient le fixe dans lequel on s’installe, ça c’est dans l’espace.
Dans l’humain, je vous l’ai déjà dit, je vous l’ai déjà dit, il y a ces périodes que l’on partage à la fois avec les grands-parents, le passé, les antécédents, les petits-enfants, l’avenir, et nous sommes, et nos années, nos années qui nous sont propres, qui ne viennent pas empiéter sur le passé de mes parents et de mes grands-parents, et qui n’empiètent pas sur ceux de mes enfants et de mes petits-enfants, sont ce présent qui est furtif parce que le présent n’a pas de consistance réelle, il est éphémère, il est dans le croisement du passé et du présent, mais c’est là où je me situe et c’est celui-là mon puits de joie, ma, mon secret d’être, là-dessus, haksameya.
Si vous avez des questions, posez-les avec plaisir. Bonjour Mifri, moi j’avais une question, mais c’était pas par rapport au cours de, d’aujourd’hui, pas par rapport au cours de soukot, mais par rapport… Je n’entends pas elle évoluant, tu es toujours évoque, muette. C’est l’éphémère. Je voulais poser une question, mais qui n’était pas par rapport au cours d’aujourd’hui et au cours sur Soukote, mais par rapport à la semaine dernière et au cours sur Kippour, parce que vous avez fait une sorte de parallèle entre le destin du peuple juif, le destin ou ce que doit assumer le peuple juif, et une sorte d’antisémitisme dans le monde en disant que finalement lorsque le peuple juif ne se comporte pas comme il doit se comporter, alors ça donne naissance à cet antisémitisme.
Ça donne d’une certaine façon naissance à cet antisémitisme quand le peuple juif n’assument pas son destin et ne se comportent pas comme ils devraient se comporter. L’ensemble du peuple juif, vous avez dit ça ou quelque chose comme ça la semaine dernière et ça m’a perturbé. C’est ce que D’ dit par l’intermédiaire de Moshe, à savoir qu’il a dressé des peuples pour être comme des pics à nos côtés, pour nous réveiller de notre torpeur, de notre laisser aller de nos tentations à vouloir être à tout prix comme les autres. Or nous avons une responsabilité, c’est à ce titre que nous sommes des koanimes, nous sommes des prêtres des nations, nous sommes, on sommes chargés de l’heure, de la conservation du fondement moral de la société. Nous sommes les agents de sécurité d’une part et nous sommes les dirigeants, je ne dirais pas les moniteurs. Vous admettez avec moi que lorsque un chef de gouvernement fait une faute qu’il ne tient pas parole, qu’il a en quelque sorte bafoué son électorat. C’est beaucoup plus grave que quelqu’un qui vous a fait à vous une promesse, un corps de métier, qui vous a fait une promesse qu’il n’a pas tenue et qui vous a laissé dans le pétrin.
Parce que là, en somme, vous jouez à l’égalité, qui serait effectivement le plus consciencieux du moral ou qui serait le plus rusé, mais si déjà les élus de la nation se permettent ce que le papeuple lui viole tous les jours, alors ces élus de la nation sont loin d’être les représentants dignes. Que va faire la nation ? Eh bien, elle va les dénoncer, elle va les ouspier, elle va les rejeter, elle va les dénoncer. C’est notre lourd au sein des nations. C’est un joug très lourd et en même temps… Nous sommes ces élus. Je pense qu’il y aurait tout. C’est pas nous qui le disons, c’est eux d’ailleurs. C’est eux qui le disent. C’est eux qui le reconnaissent.
Sauf qu’ils cherchent effectivement, de part notre conduite ou nos comportements, à nous ravir ce titre. ce qu’ont essayé les grandes religions, mais ils ont reconnu que nous avons été les premiers, nous avons été les aînés de cette conscience morale universelle. Écoutez, ça se vérifie malheureusement, ça se vérifie et il ne faut pas l’initier parce que je dis toujours les torts sont partagés quand quelque chose ne marche pas dans un couple, il ne faut pas, il ne faut pas pas condamner circonstance atténuante la femme ou le mari. Certain. Et si l’amour a généré la haine, il y avait un amour initial, s’il a généré la haine, il faut voir où se situait effectivement le microbe, le poison, le virus, le corps aujourd’hui on dirait le COVID.
Mais peut-être que même si le peuple juif était la perfection, il y aurait toujours cet antisémitisme, probablement. Mais ça c’est déjà, tu sais, un élève, un élève paresseux au fond de la classe, il va toujours, mais avec une certaine admiration, haïr le majeure de la classe. Bon, mais ça c’est moins grave, c’est beaucoup moins grave, parce que ça c’est une prise de jalousie un peu plus seulement, mais pas le fait de te dire, vous ne représentez pas ce que vous entendez être, vous ne faites pas votre devoir. Dans la joie, dans la joie et la santé. Continuez ce qu’elle vient de dire. Alors passez une bonne fête et sachez que votre corps vous est ouvert.
Je crois que notre animateur voulait poser une question. On ne va pas pousser trop loin. On est déjà tard, on poserait à une autre occasion. C’est un effort. Non, la seule chose que je veux dire, c’est qu’en fait, si c’est une sorte de balance, l’antisémitisme vis-à-vis du judaïsme, c’est-à-dire qu’en fait, l’antisémitisme a un rôle. Moi, je crois que si jamais on aurait été parfait, il n’y aurait pas d’antisémitisme. Et le but de l’antisémitisme, c’est de nous parfaire à nous. Ça, c’est mon idée. Je ne sais pas si vous pouvez la partager. Et, prenez l’exemple, nous aurons l’occasion de voir, Avraham, il a mené la guerre contre l’idolâtrie et il a décidé de prendre une autre direction, de mener une vie solitaire dans un pays qui lui a été indiqué qu’il n’appartient à personne, mais qui lui est réservé.
Or, en la faveur, je ne vous dirai pas la faveur, il y a une disette, il y a une famine. Déjà, en descendant en Egypte, on cherche à l’avaler, on cherche à le diluer, On cherche à lui ravir sa source d’inspiration, qui est sa femme. Qu’est-ce qu’il a fait ? Il n’a encore rien fait. Il vient avec de l’argent pour se nourrir, parce que, bon, il y a une crise dans le pays, mais c’est tout à fait normal. Allez demander à paro, quelle a été son tentation première, on ne sait pas, mais en tout cas par la même HM lui signifie, Saches que ce n’est pas seulement contre l’idolâtrie que tu dois mener ton combat, mais contre les personnes qui sont là en train de ravir ton titre, de vouloir te spolier de ton titre pour le garder pour eux.
Ça, c’est ce que la parole voulait. Voilà. Merci beaucoup, M. Benizra. Chag sameach à tous. Chag sameach. Merci beaucoup. Chag sameach à tous. Il n’y a pas qu’une semaine prochaine, on reviendra dans deux semaines. Mais le cours de la semaine passée, est-ce que vous pouvez le mettre sur YouTube ? Alors, le cours, on ne l’a pas encore mis, j’espère pouvoir le mettre encore ce soir. Sinon, ce sera pour jeudi. C’est gentil, parce que moi, j’ai pas toujours l’occasion de commencer les cours à 20 heures. Il n’y a pas de problème. De toute façon, tous les cours seront toujours mis, mais avec les Chagim, on a un petit peu de retard. Merci à tous. Raksameach à tous, raksameach.
Raksameach.
Ce cours fait partie de la série Souccot du Rav Raphaël Benizri.