Hanoucca

par le Rav Raphaël Benizri
Hanoukkia à huit branches allumée pour Hanoucca
Beignet de Hanoucca (soufganya) saupoudré de sucre glace
Fiole d'huile pure, miracle de Hanoucca

Hanoucca

Hanoucca dans l’Histoire

Hanoucca

La Lumière de Hanoucca

Hanoucca

Maoz Tsour

Hanoucca

La Reeducation Juive

Hanoucca est une fête de résistance qui a choisi, pour se dire, l’objet le plus faible possible : une petite flamme, posée près d’une fenêtre, dans la nuit la plus longue de l’année.

Une guerre culturelle avant tout

L’affrontement avec l’empire grec ne fut pas seulement militaire. La Grèce hellénistique n’a pas cherché à détruire le peuple juif : elle a cherché à le convaincre. Elle apportait la beauté, la philosophie, le gymnase, une civilisation brillante — et demandait en échange que la Torah devienne une sagesse parmi d’autres.

C’est une menace plus subtile que la violence, parce qu’elle est séduisante. On peut résister à un ennemi ; il est plus difficile de résister à quelque chose que l’on admire.

La fiole d’huile

Le récit le plus connu tient en peu de mots : après la reprise du Temple, on ne trouva qu’une fiole d’huile pure, de quoi tenir un jour, et elle brûla huit jours.

Ce qui frappe, ce n’est pas la quantité mais la pureté. Il restait une seule fiole intacte, scellée, que la profanation n’avait pas atteinte. Le miracle ne commence pas par une multiplication : il commence par le fait qu’un peu d’intact avait survécu.

Une lumière tournée vers l’extérieur

La hanoukkia se place à la fenêtre ou près de la porte, de manière à éclairer la rue plutôt que la maison. On ne s’en sert pas pour lire ou pour travailler : sa lumière n’a pas d’usage. Elle est là seulement pour être vue.

Et l’on ajoute une bougie chaque soir plutôt que d’en retirer. Contre l’obscurité qui gagne, la réponse n’est pas de se protéger davantage — c’est d’éclairer un peu plus.

À poursuivre

Pourim, l’autre fête de délivrance de l’hiver, et les jours de jeûne, qui gardent la mémoire du Temple.