Pourim : la Meguila dans le présent

par le Rav Raphaël Benizri

On ne lit pas la Torah avec les yeux du passé : le passé n’est qu’un ensemble de simanim, de traces laissées sur le chemin, et c’est toujours l’avenir que le texte préfigure.

Dans ce cours, le Rav Raphaël Benizri lit la Meguilat Esther comme le secret de l’histoire juive au sein des nations — depuis nos divisions qui engendrent Amalek jusqu’à cette présence divine laissée en gage chez les nations, qu’Esther, dit-il, n’a pas fini de récupérer.

Ce que dit ce cours

Amalek attaque celui qui s’arrête en route. Il surgit quand on se fatigue, quand on pose le tablier en laissant aux autres le soin de continuer. Chaque fois qu’une marche montre des signes de lassitude, Amalek se faufile.

C’est nous qui engendrons Amalek. Il n’existe pas dans la réalité si nous ne le générons pas : il naît de la démission et de la fracture du peuple. Le premier Temple, puis le second, sont tombés sur des luttes intestines dont l’ennemi a profité.

Sur les ennemis extérieurs, la victoire est assurée. Le peuple a toujours su résister aux persécutions, avec cette main discrète de la providence. Ce qui le fragilise, ce sont les divisions internes que l’on ne parvient pas à faire converger vers un idéal commun.

Le nom de Hachem n’apparaît pas dans la Meguila. Non qu’il soit absent : il est constamment présent. Hormis le roi qui règne « de l’Inde jusqu’à Couch », chaque emploi du mot « hamélekh » désigne la providence divine, présente mais invisible.

Il y a un D’ créateur et un D’ révélateur. Le D’ extérieur, dans les forces de la nature ; le D’ intérieur, dans les consciences humaines. Le parcours spirituel consiste à passer du « maamar », la parole créatrice, au « dibour », la parole révélatrice.

L’homme ne peut revendiquer sa souveraineté seul. S’il se l’attribue en propre, cela devient une avoda zara. Il doit la partager avec tous, et la recevoir comme un don de Celui qui gère le monde — c’est son « adnout », ce qui le fonde.

Le récit se situe au début du second Temple. Le retour d’exil ne se fait pas en masse : cinquante mille juifs seulement font leur alya. Les rivalités arrêtent la construction — et chaque fois que l’on s’arrête en route, Amalek surgit.

Aucun événement sans messirout néfech. Sans Moché, pas de sortie d’Égypte ; sans Esther, pas de salut. Il faut un acte de sacrifice qui incite HaKadoch Baroukh Hou à mettre en mouvement son projet. Et c’est une femme qui clôture le récit biblique.

Haman est dans la Torah, et Mordekhaï aussi. « Hamin haets » — est-ce de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? Haman, c’est la prétention de l’homme à s’imposer par la seule raison. Mordekhaï, c’est « mor dror », la myrrhe pure, un parfum de liberté.

La Meguila s’achève sur des juifs de cour. Mordekhaï est « michné lamélekh », l’adjoint du roi ; Esther reste au palais. Nous avons défendu nos valeurs et été reconnus, mais nous n’avons pas repris le bâton de pèlerin : nous sommes toujours sujets d’un empire.

Pourim ne disparaîtra jamais. « Bizmanéhem », en leur temps, dans toute génération et toute famille : leur souvenir « lo yassouf ». Même rentrés sur notre terre, où nous sommes Bnei Israël et non plus Yehoudim, nous continuons de célébrer Pourim.

Ce que Pourim ajoute à Pessah. À Pessah, nous sommes sortis de l’avoda zara et avons accédé à la liberté. À Pourim, nous sommes restés serviteurs d’Ahachvéroch — mais nous avons dépassé le stade de la connaissance : la présence divine est autant dans le mal que dans le bien.

Les tyrans eux-mêmes sont des acteurs. Si la présence divine est aussi dans l’impur, alors Haman est un acteur d’une pièce dont le metteur en scène nous échappe. C’est cet au-delà du daat que Pourim célèbre, par l’ivresse et par le voile que l’on met sur ses yeux.

Le Midrach de Zeroubavel annonce une femme. À la fin des temps, une femme dirigerait le peuple, parce que c’est elle qui intègre. C’était déjà le calcul de Pharaon. Et l’intuition féminine, dimension prophétique, est ce qui permet d’accueillir les éléments des autres cultures.

Esther n’a pas dit son dernier mot. La Meguila reste déroulée : la présence divine laissée en gage au sein des nations n’a pas encore été récupérée. Esther reviendra clôturer ce qu’elle a entrepris, avant l’avènement messianique.

« Si tu te tais, le salut viendra d’ailleurs ». Mordekhaï avertit Esther : si tu ne fais pas le travail par toi-même, il se fera sans toi — et par une catastrophe qui élague la majeure partie du peuple. Esther dépasse alors ses craintes : « kaacher avadeti avadeti ».

On n’instaure pas une fête pour une intrigue de palais. Contre la lecture des critiques, qui font de Mordekhaï un agent de renseignement et d’Esther une juive assimilée, le Rav rappelle que le récit porte une portée cosmique, non une histoire de complicités et de jalousies.

Pourim se célèbre à Adar Cheni. On aurait pu le rattacher au premier Adar, mois de la naissance et de la mort de Moché. Nos sages ont préféré le greffer sur Pessah — car l’histoire d’Esther n’est pas encore close par la liberté.

Transcription intégrale du cours

Quand on suit bien le cours, on perçoit dans le cours toujours un certain parallélisme entre ce que dit le texte et ce qui se passe dans le monde. Parce qu’en réalité, on lit la Torah avec les yeux, non pas du passé. Le passé, tout simplement, c’est zionime, ce sont les traces, disons, les marques laissées sur le chemin. Mais nous sommes en train de toujours, de préfigurer l’avenir et nous le faisons à travers le texte du passé. Mais ce texte du passé, il est toujours projeté sur un futur. Nous ne sommes pas des nostalgiques d’un passé révolu auquel on ne se mesure pas, mais au contraire d’un passé que nous voulons faire aboutir à sa finalité.

Parce qu’à Malek, quand lui, il nous attaque, c’est lorsqu’on est en route et qu’on s’arrête, qu’on est fatigué, on ne peut plus continuer. Ça y est, on pose le tablier et on se dit que les autres continuent. Et lorsqu’on adopte ce discours en laissant par exemple aux autres le soin de prendre le relais, c’est là qu’Amalek se faut finir. Nous le remarquons chaque fois que dans l’histoire, il y a eu une marche qui a commencé à montrer des signes de lassitude et de fatigue, Amalek surgit, n’est-ce pas ? Or Amalek, c’est nous qui le générons. Il n’existe pas dans la réalité si nous ne le générons pas. Pourquoi ? Parce que cet Amalek est issu des signes de l’institut de démission du peuple juif et lorsque se fracture le peuple juif en plusieurs parties, il se fragilise parce que si vous interrogez l’histoire, quand le premier temple a été détruit, suite à ces tendances qui se se sont créés au sein du peuple et qui entretenaient des luttes incessantes, alors l’ennemi en a profité et il en est de même dans la destruction du second temple, si le peuple avait présenté front commun. Et si le peuple était véritablement convaincu de son projet d’avenir, les autres peuples n’arrivent à avoir aucune prise sur lui. Ce qu’il faut redouter toujours, ce sont les divisions au sein du peuple. Parce que sur les ennemis extérieurs, nous pouvons, nous sommes assurés de la victoire. Nous avons suffisamment de force pour résister. Baluch HaChem, nous avons su résister à toutes les, à toutes les persécutions et nous avons survécu jusqu’à présent. Il y a bien sûr une main discrète de la Providence qui participe, s’associe avec nous à notre, un autre parcours de l’histoire et ce qui nous fragilise toujours, ce sont ces luttes intestines que nous n’arrivons pas à terre ou à faire converger vers un but louable.

C’est le cas aujourd’hui, malheureusement, dans notre pays, on n’a pas encore su drainer ces forces vers un idéal d’Israël, un idéal qui, effectivement, doit répondre à l’attente des peuples et par les temps qui courent, combien la voie d’Israël Il est important, et ce n’est pas pour rien, qu’un Zalanski s’adresse son discours à Israël. Il sait qu’il partage avec lui un certain amour de la liberté. Et là-dessus, j’enclenche avec la lecture de Mégilent Esther. De Mégilent Esther, c’est effectivement le déroulement du secret de l’histoire du peuple juif au sein des nations. Parce que quand on s’interroge « minatora minai » on se dit « est-ce que c’est minatora » ? C’est « ve’anokhi astir astir etpanai ba’yomahu ».

La Providence Divine va se cacher, elle va se mettre un masque. on ne va pas la voir, le nom d’Achem n’apparaît pas dans l’Amygdala, il n’est pas présent, mais ce n’est pas qu’il n’est pas présent, il est constamment présent dans l’Amygdala, parce que chaque fois que nous allons lire Amêlèch, exception faite de Vaïhi, C’est la Chachverosh qui reine de l’Inde jusqu’à l’Éthiopie, jusqu’à couche, il y a 127 Médinotes. Et oui, tous les autres améliques font référence à cette providence divine. au maître de l’univers qui, lui, est présent dans ce monde. Mais nous ne le voyons pas. Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas les clés de cette vision de D’ au-delà de ce que peut nous révéler le texte dans sa havaïa.

Havaïa, vous savez qu’il y a deux façons de percevoir D’, c’est dans l’immanent, c’est-à-dire au travers de la création. Et celui-là nous est très proche parce qu’on peut nous-mêmes nous revendiquer le titre de Adon. Adon, nous voulons maîtriser les choses. Nous voulons une souveraineté, nous l’exigeons. Et si, en somme, nous revendiquons pour nous une relative autorité, un substantif pouvoir, eh bien, celui-là, on ne peut pas, cela qu’apparaît à soi, parce que ça va devenir une avodazala, ça va devenir une idolatrie. Il faut le partager avec tout le monde. Mais quand on la partagère avec tout le monde, il faut considérer que c’est un don qui vient de celui qui maîtrise tout, qui a la maîtrise de tout et qui gère le monde parce qu’il y a D’ créateur et D’ révélateur, D’ extérieur dans les forces de la nature et D’ intérieur dans les consciences humaines.

Alors, faire intégrer à la nature cette conscience et aller du mahamar de la parole créatrice à la parole révélatrice, ça c’est un parcours spirituel qui demande beaucoup d’énergie parce que l’homme effectivement ne peut affirmer son pouvoir, sa adnoute, aujourd’hui on dira son ADN adonne ça. Ce qui le fait, ce qui le tisse, ce qui le fonde, c’est uniquement à partir de Yutke Vavke. Ça c’est l’autre perception de D’ et cette perception de D’ de yutke vavke est une perception intérieure du divin en l’homme. Ça c’est l’admoute la ressemblance. Alors, on s’est interrogé sur Esther parce que maintenant nous sommes parmi les nations et parmi les nations, le peuple quand se déroule cette histoire, il y a plusieurs mais la plus probable, la plus juste est celle qui la situe au début de la construction du second temple, le retour du peuple juif de son exil, mais il ne se fait pas en masse. Le mouvement sioniste à ce moment-là, il est très faible, il n’y a que cinquante-mille juifs qui font leur alliée en Israël et qui veulent redonner au pays sa physionomie antérieure et du fait de des rivalités encore une fois, ce temple que l’on voulait reconstruire, il est arrêté. Et comme je l’ai dit tout à l’heure, chaque fois que l’on s’arrête en route parce qu’on est en train de se demander si on est dans la bonne direction. Alors Amalek surgit. Quand Amalek est apparu pour la première fois, c’est dans le chemin entre la sortie d’Égypte et la révélation de D’ sur le mont Sinai.

Et voici que le peuple se demande, est-ce que finalement l’éternel nous suit ? Bon, parce que si l’éternel nous suit et qu’il est là présent, alors on ne devrait pas rencontrer des difficultés sur notre chemin, on devrait chaque fois obtenir ce ce que nous souhaitons, l’assistance, l’aide et nous assurer du triomphe sur tous les obstacles qui peuvent se produire. Or, il n’y a aucun événement qui puisse se produire dans l’histoire sans qu’il y ait une Messie Ruth Nefesh, sans qu’il y ait un acte d’abnégation totale, de dévouement collectif, de don de soi. C’est ce qui, effectivement, incite Akkadosh Baruch Hu à mettre en mouvement tout son projet futur de la création. Et ceci se vérifie sans Moché, il n’y aurait pas eu de sortie d’Égypte, sans Esther, il n’y aurait pas eu de libération de l’antisémitisme juré de Hamman, c’est-à-dire du problème de la liquidation, de la volonté de liquidation, une fois pour toute du peuple juif.

Et c’est pour cela que nous, dans la mesure où la estère clôture le récit biblique, et c’est une femme qui le fait. Et lorsqu’on s’est demandé est-ce qu’il est inscrit dans la Torah, alors c’est la même question que l’on s’est posé pour Aman. Aman est-ce qu’il est inscrit dans la Torah? Alors on s’est dit non, Aman c’est Aminah. Est-ce que de l’arbre, que je t’ai ordonné de ne pas manger, que c’est de l’arbre de la connaissance, de cette volonté de l’homme de s’imposer par sa connaissance, comme s’il pouvait tout atteindre, tout comprendre, Et comme s’ils pouvaient tout soumettre à la maîtrise de la raison, au pouvoir de la raison puissante. Non, ce n’est pas possible.

Et quand on s’est demandé, la même question, on l’a posée pour Mordekhai, Mordekhai minatoram inayin. Alors on a trouvé que Mordeh Ror, c’est Mordekhai. Or, qu’est-ce que c’est Mordeh Ror ? Un parfum de liberté. Deror, c’est la liberté, mais c’est un parfum. C’est un homme qui est capable de se mesurer à toutes les situations et d’affirmer avec force, sans judaïsme, ses convictions – ne parlons pas pour le moment de judaïsme, j’en parlerai après – de ses convictions face à un monde oppressant et qui l’expose à la mort. Eh bien, cet homme-là est effectivement l’homme qui est capable de continuer de prolonger l’histoire du peuple juif, parce que comment finir la Megillah qui Mordekhai a Yehudi ?

Oui, le juif Mordekhai, c’est lui qui cherche le bien pour son peuple, je vous lis le texte. Oui, Mishnei l’Amelech ha-Veloche, il est l’adjoint du roi ha-Veloche. Mais bon, alors, Eric Zemmour, il n’a qu’à, effectivement, réduire ses ambitions. On ne peut être que Mishnei l’Amelech ha-Veloche, on ne peut être que l’adjoint. L’adjoint du roi ha-Veloche, le Gadolai Yehudim vera tzul ero vechav, pour tous les Juifs considérés, agréés par tous ces peuples, dont l’est-ce que les hameaux cherchent le bien pour son peuple, et dont le chalume les Chorzarous. Ça aussi, c’est un mystère. Où est Esther ? Qu’est-ce qu’elle est devenue ? Mais finalement, qui a sauvé le peuple juif ? Ce n’est pas Mordekhai. Mordekhai a sonné l’alarme du peuple, mais celui qui l’a sauvé, c’est la femme, c’est Esther, celle qui a finalement sacrifié sa vie à vivre avec.

Arrache-Véroche, elle s’est condamnée à vivre avec Arrache-Véroche, et on n’entend plus parler. Qu’est-ce qu’elle a devenue ? Eh oui, ça aussi. Voilà que nous avons défendu nos valeurs, nous avons été reconnus par le roi Arrache-Véroche, mais nous restons toujours les les juifs de Kour, les sujets d’Achage Veroche. Avdé Achage Veroche Anan. La question est de taille. Donc nous n’avons pas accédé à la liberté. Nous n’avons pas pris le bâton de Pellerin pour retourner dans notre pays, on s’est accommodé d’une situation au sein des nations parce qu’ils nous ont reconnus. Et alors vous comprendrez que lorsque nos sages se sont posé la question, question, étant donné que nous devons célébrer la fête de Pourim tous les ans, oui, parce que c’est comme ça que c’est écrit, on aurait pu considérer que la fête de Pourim était limitée à une certaine période, où elle était limitée, effectivement, à être célébrer uniquement l’exil, mais pas en Israël, une fois que nous avons réintégré le pays.

Non. Mais on nous dit que les Qayyem étaient mis à Purim, à El Bismal Neheb, il faut accomplir la cérémonie, la fête de Purim, le souvenir de Purim. dans leur temps, dans toute génération, toute famille. Ils ne disparaîtront pas des juifs et leurs souvenirs ne connaîtront pas de fin de leur progénéture, mais attendez, la progénéture et Yehudim, c’est la même chose. Bien sûr, si tu me dis que le Yahavu mitokha Yehudim, j’ai compris. Non, Yehudi, c’est un attribut du peuple juif en exil. Nous sommes des Judels en exil. D’où est-il de la tribu de Judas ? Très bien, parce que c’est le royaume de Judée qui a été le dernier exilé. Les tribus d’Israël se sont sont disséminés et nous n’avons plus eu connaissance de leurs traces qu’on retrouve à peine difficilement aujourd’hui. Mais nous avons un autre titre. Quand nous réintégrons Dans le pays, nous ne sommes plus des hirudim, nous sommes des Israël, nous sommes israélims.

Et l’Israël, c’est autre chose. Parce que l’Israël, c’est Sarah-elle, c’est le combattant pour D’. Or ce combat pour D’, nous ne pourrons pas le faire d’une manière explicite au sein des nations, nous ne pouvons le faire que lorsque nous avons retrouvé notre identité nationale. Et malgré tout, lorsque nous avons retrouvé notre identité nationale, nous devons célébrer, nous devons continuer à célébrer la fête de Pourim tant et si bien que nos sages affirme que si tout effet venait à disparaître, Pourim ne disparaîtra pas. Alors si Pourim ne disparaîtra pas, c’est qu’il est beaucoup plus important que Pesach. Or Pesach, c’est le point de départ de la naissance du peuple juif, de l’histoire du peuple juif. Et c’est l’accès à la liberté, tandis qu’à Purim nous sommes restés les serviteurs d’un empereur à Khash-veloch.

Non, mais il y a quelque chose que nous avons atteint à Purim et que nous n’avons pas commis à Pesach. Après ça, il s’est agi de sacrifier l’idole égyptienne, c’est-à-dire nous sommes sortis de la havaudance d’Allah, nous sommes sortis des cultes étrangers. Or vous savez, il y a une définition, tout celui qui renie le culte étranger est par définition juif. Ceci est valable pour les Juifs de la Diaspora, ceci n’est pas valable pour les Juifs d’Israël, parce que pour les Juifs d’Israël, il ne faut pas que renoncer au culte de l’Avodazara. Pour être Juif, il faut le rappeler peut-être à notre ministre des cultes. Et ici, il y a autre chose à faire, autre chose à réaliser à travers soi.

Bon, mais quelle est la particularité de Bruyne ? La particularité de Bruyne, c’est que nous avons dépassé le stade de la connaissance et nous sommes dans un état de l’au-delà de la connaissance, donc dans l’au-delà de la connaissance. Il n’y a pas de différence entre le bien et le mal. Là, la présence divine est lait, autant dans le bien que dans le mal, autant dans l’impur que dans le pur, autant dans l’interdit que dans l’imperdit. Alors, mais si la présence divine est là, dans l’impur comme dans le mal, Ça veut dire que finalement, Hamann, il est aussi un acteur qui est mis sur la scène par celui qui maîtrise toute cette pièce internationale de l’humanité.

Ça veut dire que les grands tyrans de ce monde sont également des acteurs nus par cette présence divine au sein des nations, que le peuple juif ait accès à cet état de l’au-delà de la connaissance à travers Pourin, comment la célébrons-nous par un état d’ivresse ? Dans un état d’ivresse, nous avons laissé effectivement la raison de côté. Nous ne sommes plus là en train de créer des séparations de pensées, des analyses, nous ne sommes plus en train de disséquer les choses, nous savons que nous vivons avec un masque, nous vivons dans une pénombre et que les choses, pourquoi nous, chaque fois que nous devons célébrer l’unité de D’, nous mettons la main sur notre visage, nous fermons les yeux parce que cette unité que nous prenons, nous ne sommes pas capables de l’atteindre, de la comprendre. Elle est au-delà de cette connaissance.

leur accéder à cette connaissance par la voie de Esther parce que, attention, dans le migrant chez Zéro Babel il y a un passage intéressant, à savoir qu’à la fin des temps il y aura une femme qui serait à la direction du peuple juif, qui gérerait tout. Pourquoi une femme ? Parce que c’est elle qui intègre tous les éléments de culture, tous les mouvements de pensée, et ces mouvements de pensée, ils sont effectivement répartis au travers des nations, à travers le féminin, rappelons-nous que Pharaon, c’était son projet, faire disparaître les hommes et ne garder que les femmes, tout simplement pour faire passer tout le génie juif par la matrice égyptienne et appeler cette présence divine à être constante, permanente au sein des nations, alors que jusqu’à présent elle n’est que micrée, elle n’est qu’accidentelle, elle n’est que fourtuite, elle est commandée par les événements et ensuite elle subit des déplacements, des massahotes d’époque en époque, mais elle n’est pas permanente. C’est ça la différence entre un prophète d’Israël et un prophète des nations. Un prophète des nations est prophétise par par intermittence, un prophète d’Israël, c’est quelqu’un qui est installé dans la permanence de la révélation de la voie divine.

Eh bien, nous ne pouvons pas approcher le texte de la Mégila sans d’abord avoir précisé l’objectif de la récupération de cette présence divine qui a été laissée par Esther dans un enclos comme gage. au sein des nations, mais qui n’a pas été suffisamment employé à bon escient, et l’a récupérée et l’a ramenée vers nous. Lui donner sa trajectoire et lui assurer sa permanence. Parce que les nations ont et le peuple juif quand il vit parmi les nations, il assure une vocation, il remplit un rôle. et un rôle d’éducation de, ou tout au moins, de révélation des valeurs au travers de ce qu’il innove chaque jour. Parce que ce passage duquel j’ai parlé, d’une parole qui se transforme en d’hyper, c’est-à-dire de la science, qui, elle, verse dans le spirituel et qui, en somme, ramène tous les éléments de la création vers leur source spirituelle, parce que c’est ce que nous faisons à travers le Corban. Le sacrifice, c’est quoi ? Le sacrifice, c’est le fait de ramener tous les éléments, l’inert, le domaine, le tsomeya, le végétal, le hai, le vivant, l’animal et Et l’homme les ramener autour, les ramener dans une élévation de feux purificateurs.

C’est cela, le seul feu, nous avons dit, à ce moment, ascensionnel, vers le haut, C’est le restituer à sa source, à la parole qu’il a créée, au souffle qu’il lui a donné vie. Eh bien, c’est en somme ce que l’homme est appelé à faire au sein des nations. Mais ceci doit à tout prix, coûte que coûte, se réaliser. C’est ce que dit Mordekhai à Esther. Mordekhai, Esther a un moment d’éditation. Je ne peux pas me présenter devant le roi des nations si je ne suis pas appelé. Alors, Mordekhai lui dit attention, si tu ne te présentes pas de toi-même, Si tu ne fais pas le travail toi-même, sache que le salut du peuple juif viendra d’un autre endroit.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que ça viendra des nations citrant-achlant de l’autre côté. Mais de l’autre côté, comment cela se va se produire ? Par une Sho’in. C’est une Sho’in, c’est à ce moment-là une menace qui élague la majeure partie du peuple pour laisser en vie quelques éléments. Et c’est à ce moment-là que Esther dépasse ses réserves ou ses doutes ou ses craintes, et elle dit qu’Acher avanti avati, puisqu’il faut se sacrifier pour ce peuple, Et bien, comme l’a fait mon ché, K’asher avati avati, je vais disparaître dans ce olamaze, je vais sacrifier mes mots olamaba pour sauver le peuple juif. Parce que, effectivement, c’est Esther qui n’a pas encore dit son dernier mot.

La méguilin reste ouverte, elle reste déroulée, déployée tout au long de sa lecture, parce qu’elle va apporter une autre façon de lire les événements, de les traduire et de les dépasser, parce que l’intuition qui habite la femme, elle est plus importante. Ça, c’est une dimension prophétique chez le féminin qui fait qu’elle, elle peut finalement saisir ce qui est par-delà la logique de part son intuition, c’est la raison pour laquelle Esther n’a pas encore achevé son travail à la fin des temps. Elle reviendra, elle reviendra pour clôturer ce qu’elle a entrepris. C’est de Esther que l’on parle, celle qui va gérer le peuple avant l’avènement messianique. Ça c’est, en supervisant la Mégilan, parce que cette Mégilan, on aurait pu la réduire effectivement comme le font les critiques libriques, à une intrigue amoureuse courante dans les palais de l’époque, dans les cours, les femmes de cours, n’est-ce pas ?

Mais attention, c’est bien sûr les complicités de l’un et de l’autre, les suspicions de l’un et de l’autre. Amman se venge, Haraj Veloch se venge de sa femme qui ne veut pas lui obéir. Il prend une autre femme qui, elle, au contraire, va au-devant de lui sans qu’elle soit appelée par lui. Et il y a, on a donné, on a un petit peu profité des noms perses de Mordekhai, Murdoch, de Esther, Astray, pour dire que finalement ce sont des juifs assimilés, des juifs de cour qui ont renoncé à l’heure, qui ont renoncé un peu à leur nom juif et qui vivent dans le palais, qui ont accédé à des postes qu’ils voudraient conserver à tout prix.

Et cela suscite la jalousie d’un hommard qui voudrait à tout prix les écarter. Et Mordekhai qui joue à l’agent du mot sainte, qui dénonce la complicité de certains ou l’attentat que prépare Bix-tanvateres, deux serviteurs du roi. Ils sont commandés par Hamann, et Hamann qui veut effectivement accéder au poste de Mordekhai, de second du roi, pour cela il faut à tout prix supprimer Mordekhai. Et Mordekhai, Loïc Raab et Loïc Stahave, Mordekhai ne veut pas plier les Chines, Et Esther, qui malgré tout est prête à se soumettre à Hage Veroche, c’est pour elle une promotion royale. Allez, je n’insiste pas beaucoup, mais vous réaliserez qu’on n’aurait pas instauré une fête pour une intrigue amoureuse de la sorte et qu’on ne lui aurait pas donné aujourd’hui l’importance qu’elle a, c’est-à-dire de clôturer l’histoire du peuple.

clôturer l’histoire des peuples juifs, parce que, quand la bière qui va vouler réveiller ses élèves, qui étaient avec ses pilpoulims, qui étaient fatigués, qui commençaient un peu à s’endormir, et leur poser la question, mais qu’est-ce qu’elle avait ? Qu’est-ce qu’est-ce qu’elle avait Esther, qu’est-ce qui lui a permis de régner sur son 27 états, alors il faut établir la relation entre Esther et Sarah. Sarah, son nom, c’est princesse. Sarah, c’est celle qui a défendu à tout prix l’identité du peuple juif et qui n’a aucune, disons, aucun compromis avec Ishmael, elle aurait pu s’accommoder de cela, mais non. Esther est de la même trempe. Combien d’années elle a vécu ? Sarah 127 ans, et Et il y a eu, il y a une relation de fête entre cette année d’enfance de 20 ans, de jeunesse, et ses 100 ans, c’est-à-dire qu’elle est restée toujours fidèle à ce qui la fonde Sarah dans la direction qu’elle a prise avec Avraham.

C’est le même esprit que partage Esther avec Mordekhai. Seulement, Akkadosh Wallachou a arrêté la main d’Avraham quand il a voulu sacrifier son fils sur le petit hôtel qu’il lui avait préparé et ceux pour se conformer à la volonté de D’ par son zèle et Akkadosh Malucho n’en veut pas, n’en veut pas du tout. Si tu dois sacrifier quelque chose, sacrifie ton animalité, sacrifie ton haïm, sacrifie ton agneau, sacrifie ton boeuf, ne sacrifie pas ta personne. Mais chez Esther, il y a un élément de sacrifice qui s’est réalisé par le fait qu’elle est restée dans le palais du roi Achashverosh comme un otage. L’otage des peuples, des nations du monde, il y a une juive qui est en otage, une personnalité juive.

Et pourquoi une ? Parce que c’est elle qui, comme je l’ai dit tout à l’heure, peut accuser tous les éléments des autres nations, toutes les cultures, les filtres, et les ramener à leurs sources comme nous faisons dans le Corvall, et bien dans l’avènement des temps, il s’agit effectivement de réunir tous les éléments de culture, de le débarrasser de leurs scories et de les ramener à leurs berquins, c’est celui-là le thème essentiel de la Mégilatestéa. Il reste pour le moment secret, parce que nous-mêmes nous ne comprenons pas. Nous-mêmes, nous ne savons pas. Mais nous le faisons avec une confédition qui dépasse notre logique, qui dépasse notre raison. Nous n’avons fait que souffrir parmi ces nations parce que justement ils détiennent cette présence divine en eux au travers de Esther. Ils la détiennent, ils ont des valeurs qu’on le veut ou non. Esther a semé ces valeurs au sein du peuple juif à travers des femmes et des femmes. Ce sont des femmes qui ont établi le relais de passage entre l’Egypte et Babel et les Perses et les Grecs et Rome et nous sommes de chercher ce Messie qui est assis aux portes de Rome et qui est en train de de penser ces blessures, quand il aura effectivement guéri et qu’il peut, à nos mots, marcher comme il faut, alors nous bouclerons la route, nous bouclerons l’histoire, or, quand nos sages se sont interrogés, quand il y a deux mois de hasard, dans quel mois nous Nous allons célébrer la fête de Bourine. Est-ce que Adal a l’air ou Adal bête ?

Bon, on aurait pu croire que c’est, qu’il fallait plutôt le rattacher à Schmatte, parce que c’est là le mouvement du calendrier naturel, normal, et celui qui se rapproche le plus de la date de Moshe, le libérateur du papeu juif, parce que rappelez-vous que Moshe est né le sept à d’art et il est décédé le sept à d’art, c’est-à-dire que Moshe, s’il n’avait pas été circonci de naissance, il aurait fait Samy Lacan le 15 Adar, c’est-à-dire le jour de Pourim. Donc il aurait été tout à fait normal, étant donné l’identité de mission et de démarche de Hester et de Boucher, il fallait célébrer ce point dans Hadarichon, mais nos singes ont préféré non, le rapprocher plutôt de Pessah, le greffer plutôt sur Pessah, le rapprocher de Pessah, parce que Pessah, comme je l’ai dit tout à l’heure, nous Nous sommes nés à Pessach avec la notion de liberté, tandis que nous n’avons pas clôturé l’histoire des terres avec cette notion de liberté, mais nous avons en quelque sorte donné une conscience d’une présence divine aux autres nations, principalement au monde musulman, au monde de Ishmael et au monde d’Essin, parce que la majeure partie du temps, la majeure partie de la population juive exilée, c’est là-bas qu’elle s’est retrouvée, pas dans les confins des autres religions, des autres cultes.

Mais là, en quelque sorte, il y a des valeurs que nous partageons qui nous sont communes, Mais c’est par le fait que nous avons laissé en dépôt chez eux, parce que, dit le Talmud, là où il y a six cent mille juifs concentrés, la présence divine choisit sa demeure, élit sa demeure. C’est-à-dire que c’est nous qui attirons cette présence divine et qui la partageons avec les autres nations, et les autres nations profitent quand ils nous persiquent. C’est pour pouvoir se substituer à nous et se greffer dans notre histoire, où s’accaparait notre histoire, ça se fait, c’est de cette manière-là, regardez comme aujourd’hui l’Ukraine est en train de revendiquer ou de crier aux valeurs de liberté juive, etc., à toute l’histoire du peuple juif, à toute cette solidarité du peuple juif, à tout ce que le peuple juif a vécu et que le peuple ukrainien est en train de subir quelque part.

Alors, nos haramines ont dit qu’il faudrait que Pesach, ce soit Pesach qui clôture l’histoire du peuple juif par le phénomène de la liberté retrouvée au sein de l’humanité. Je vois qu’il est déjà 20h58, mais je vous assure que je n’ai pas encore commencé mon cours sur Médilatest. Bon, mais si vous avez des questions à poser, allez-y.

Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi toutes les études sur Pourim.