Pourim s’ouvre toujours par le Chabbat Zakhor, la lecture du souvenir d’Amalek. Dans ce cours, le Rav Raphaël Benizri remonte à la naissance d’Amalek — un rejet mal négocié, celui de Timna — pour montrer que l’ennemi juré du peuple juif est d’abord engendré par le peuple juif lui-même.
De Refidim, où « les mains se relâchent », jusqu’au festin d’Ahachvéroch, jusqu’aux déguisements et à l’injonction de confondre « maudit soit Haman » et « béni soit Mordekhaï », le cours dessine une seule et même figure : celle du juif en chemin, encore en devenir, et de la joie qui seule permet de dépasser l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Ce que dit ce cours
Amalek naît d’un rejet mal négocié. Il est le fils de Timna, cette femme qui a voulu adhérer au peuple juif et qui n’a pas trouvé sa place. Le Rav en tire une règle sévère : chaque fois que l’on repousse quelqu’un qui manifeste sincèrement sa volonté d’entrer dans la voie du judaïsme, on risque de générer à travers lui un antisémite juré.
Les patriarches ont voulu que le ver reste hors du fruit. S’ils ont écarté Timna, c’est pour préserver la Torat Avot d’une altération intérieure : au-dehors, on peut encore lutter contre l’adversaire ; au-dedans, il ronge. Mais « maassé avot siman labanim » — ce que les pères ont traversé, nous le revivons, du dedans comme du dehors.
Le juif n’est jamais ; il devient. C’est dans ce devenir permanent que se logent nos faiblesses. Amalek, dit le verset, est « acher korkha badérekh » : celui qui t’a surpris et refroidi pendant que tu cherchais ton chemin — pas encore de pays, pas encore de Torah, au carrefour de l’être.
Amalek, c’est Refidim : « rafou yedeihem ». Les mains se relâchent, on se laisse aller, on démissionne, on désespère. Le Rav appelle cela un exil de soi : on ne sait plus où aller, les problèmes n’ont plus de solution, et c’est précisément là qu’Amalek vient exploiter la brèche.
Il a fallu Aharon et Hour pour soutenir les mains de Moché. Yehochoua, engagé dans la conquête du pays, et Hour, qui a payé de sa vie son refus du veau d’or, encadrent Moché. On affaiblit ainsi Amalek — on ne le vainc pas encore, car tant que subsiste la nostalgie de l’Égypte, Amalek garde prise.
Mordekhaï est le « mor dror », la myrrhe pure. Nos sages refusent de réduire son nom à la divinité perse Mardouk : ils le rattachent à un composant de la ketoret. Mordekhaï, ce sont nos moments de rayonnement — cette néchama, ce parfum divin en chacun, par lequel on peut triompher de Haman.
Esther, c’est l’éclipse de la face divine. « Esther min haTorah minayin ? » — nos sages répondent par « Anokhi haster astir panaï », Moi je cacherai ma face. Il arrive que D’ s’éclipse, non par abandon, mais parce que nos destins ne concourent plus et que nous Lui tournons le dos. C’est toute la Meguila.
Pourim contient en lui toutes les fêtes. Pessah, puisque nous échappons au dessein de Haman ; Chavouot, puisque le peuple adhère librement à la loi orale qu’il avait reçue sous contrainte au Sinaï ; Roch Hachana par le retour à la prière ; Souccot par l’ouverture aux nations. Si toutes les fêtes venaient à disparaître, Pourim se maintiendrait.
Instituée en exil, elle prépare la restauration. Comme le premier exil a préparé le second Temple, Pourim prépare le troisième. Mais la clôture du cycle des fêtes exige l’avènement d’un Adam à l’image de l’être premier : tous les ingrédients de la Meguila sont ceux qui nous composent.
« Ad delo yada » : ne plus distinguer Haman de Mordekhaï. Le but n’est pas l’ivresse mais le dépassement : cesser d’étiqueter le bien et le mal comme deux camps extérieurs, et reconnaître que notre mauvais penchant lui-même a une place dans l’économie du monde.
Les déguisements de Pourim sont nos déguisements de l’année. Ce sont des vêtements — ils ne sont pas abjects en soi ; ils le deviennent quand nous les étiquetons pour rejeter l’autre. La fête démasque notre goût des étiquettes, ce réflexe qui nous fait juger sur l’habit plutôt que sur l’être.
« Haver » n’est pas « réa ». Le haver est l’associé, celui avec qui je partage un intérêt. Le réa est l’autre, celui en qui je ne me reconnais pas et que je dois pourtant intégrer. Le michloah manot et les matanot laevyonim de Pourim sont exactement cet effort d’intégration.
La faute du festin d’Ahachvéroch n’est pas alimentaire. Le repas servait cacher à qui voulait manger cacher. La faute fut de se prêter à l’ambiance, de vouloir se fondre dans un monde où le bien et le mal sont confondus — c’est-à-dire de manger de l’arbre de la connaissance. C’est pourquoi Haman y est pendu.
La joie est l’essence même de Pourim. Le premier enfant juif est Yitshak, celui qui rit ; le projet messianique est « az yimalé sehok pinou ». La joie se tient dans l’au-delà du daat : elle naît de ce qui dépasse notre attente, comme le rire de Sarah à quatre-vingt-dix ans.
Éliyahou désigne deux amuseurs comme habitants du monde futur. Dans un marché plein de monde, le prophète ne voit personne — sauf deux hommes qui font rire les gens et réconcilient ceux qui se disputent. Ceux-là vivent déjà le Olam Haba, parce qu’ils dépassent les contraintes qui séparent les êtres.
Il y a une mémoire active et une mémoire passive. « Zakhor » mobilise, « lo tichkah » libère. Si je ne fais les choses que par opposition, en pensant que l’autre va me détruire, je me réduis moi-même. Effacer Amalek n’est possible qu’« au repos de tous tes ennemis » : c’est la sérénité du Chabbat qui l’efface.
Transcription intégrale du cours
Nous vous entendons, M. Benizri. Bonjour. Alors, nous, nous amorçons toujours pour Rimm par un Shabbat zachod, la lecture de la paracha du souvenir d’Amalek. Amalek, c’est le petit-fils de Essav, c’est l’arrière-petit-fils de Yaakov. C’est donc lui qui est, en somme, le fils de Timna, Celle qui a voulu adhérer au peuple juif et qui a voulu se substituer à Sarah et Tonto à Sarah, Tonto à Rivka, Tonto à Rahel et Lea, et comme elle n’a pas trouvé sa place et qu’elle a été évincée, sachez très bien que chaque fois que l’on met à l’écart, que l’on repousse quelqu’un qui manifeste sa volonté d’entrer dans la voie du judaïsme, on risque de générer à travers lui un antisémite juré.
Maintenant, pourquoi les patriarches ont jugé ainsi ? C’est parce que, justement, ils n’ont pas voulu que ce verre entre à l’intérieur du fruit et qu’il reste plutôt à l’extérieur. Il pouvait lutter contre parce que, étant donné que les intentions n’étaient pas, disons sincères, et qu’elle risquait d’altérer effectivement, torata avot, l’enseignement des patriarches, alors ils ont préféré effectivement la laisser à l’extérieur. Or, je reviens à dire toujours que ce genre de manifestation, ce genre d’événement, nous le vivons, de l’intérieur comme de l’extérieur, puisque en somme à ces avocés man abanim, tout ce qu’ont traversé les pères, nous le vivons dans une certaine mesure, et à nous, en fin de compte, dans notre cheminement de savoir évacuer les aspects négatifs de cette volonté d’identification en tant que juif et en tant que serviteur d’une voie spirituelle qui nous a été tracé d’un destin qui nous a été aussi légué. Mais il faut savoir que lorsque nous sommes bader, lorsque nous sommes encore en voie d’être, et un juif est toujours en voie d’être. Il ne l’est pas, il le devient chaque jour un peu plus. Or, c’est dans ce devenir d’être que nous avons, nous présentons certaines faiblesses et… Regarde c’est pas Raphaël, c’est pas celui qu’on on connaît ça quand même.
Attention. Que nous présentons certaines faiblesses, et nous risquons effectivement d’être victimes d’une attaque d’Amalek. Qu’est-ce que Amalek, c’est dans le Rifioni Adhaï. C’est lorsqu’on se laisse aller. C’est lorsqu’on baisse les mains. C’est lorsqu’on démissionne, c’est lorsqu’on désespère, et nous vivons un état d’exil de soi. Nous ne savons plus où aller, nous sommes désorientés. Les problèmes qui nous assaillent, nous n’arrivons pas à leur trouver une solution où nous n’avons pas la force de les affronter et alors Amalek il est là pour profiter de nos faiblesses et essayer de nous démolir de nous démolir parce que quand je dis que le juif est dans un devenir permanent, c’est écrit « Amalek asher kalchab ad-derer », Amalek qui t’a rendu impur pendant que tu cherchais ton chemin. N’oublions pas que Amalek se manifeste lorsque nous n’avons pas encore le pays. Nous sommes sortis d’Égypte. Certes, nous pouvons mener à bon port avec une entière responsabilité, notre destin. Mais nous n’avons pas de pays, nous n’avons pas de Torah encore, et un malheur se présente dans ce carrefour d’être de l’homme désemparé qui ne sait pas où être dans le lieu, qui ne sait pas ou être dans le temps et sans l’aide, sans le support de Yehoshua Binun et de Khor, Yehoshua Binun qui lui s’est engagé à la conquête du pays, et Khor qui a farouchement lutter et sacrifier sa vie pour que le peuple n’adhère pas au vaudan, ce sont eux qui ont tenu les mains de Moshe levé, parce que Moshe considère que si le peuple a encore la nostalgie de retour en Egypte et de cet exil, où il se trouvait, c’est très grave, Amalek est là et Amalek a prise sur lui, bien, il lui faut, il faut cette assistance de Khour d’un côté et de Yoshua de l’autre. Et c’est ainsi que l’on arrive à affaiblir l’Amalek sans triompher de lui. Cet Amalek, il nous habite.
On n’allait pas dire que nous n’avons pas ces moments où nous nous posons un tas de questions dans ce devenir d’être. Ça va depuis Hamman, passant par H.V. Roche, et également faisant intervenir et Mordekhai et Esther. Mordekhai ce sont effectivement nos moments où nous sentons bon, nous pouvons réunir. Quand nos hahamims se sont posés la question, Mordekhai dans la Torah, où est-il inscrit puisque nous avons dit la semaine dernière que Mordekhai, c’était un nom d’une divinité perse à l’époque, Murdoch, eux, ils ont dit non. Son nom est issu de Mordero, parce que Mordero, qui est un un encens, un composant de la kétorett, et bien Mordekhai et cet homme-là, dont le rayonnement au sein du peuple, un peuple exilé, est tel qu’il peut à lui seul sauver la situation, Et pour peu qu’on exploite en nous-mêmes ce mort d’erreur, ce parfum qui est en nous, et ce parfum qui est en nous, c’est ce Tzalem Elohim, cet Nishmat Elohim Chaim, cet inspire divin qui est en chacun d’entre nous, Nous pouvons triompher de Hamann, ce qui est en somme quelqu’un qui nous amène quelquefois à une autodestruction et qui fait que nous semons autour de nous la haine, la division, le rejet. Et malheureusement, nous n’avons pas souvent cette présence de la femme cachée, de cette chérina, de cette inspiration divine, de cette main cachée de D’, parce que Esther, qui est aussi la traduction d’Astres, mais d’où a-t-elle sa référence dans la Torah, nos sages ont dit « Moi, je cacherai mon visage ce jour-là.
Il arrive qu’il y ait des éclipses de D’. Il arrive qu’en fin de compte, étant donné que nos destins ne concourent pas toujours, que nous ne marchions pas devant D’, face à lui, mais qu’on lui tourne le dos et au moment de cet éclipse de D’, nous vivons, nous vivons un exil de soi et toute la de Pourin, parce que vous savez que Pourin se manifeste à la fin de l’année, avant la prochaine libération d’Égypte, c’est-à-dire l’échelon de libération qui il y a donc pour il toutes les fêtes juives psa bien sûr puisque on est on échappe au dessin de la main matan tora chavuote puisque les juifs ont adhéré de leur plein gré à la Torah qui a été donnée sous l’effet de la contrainte à Sinai et nous avons je crois eu l’occasion de dire que pour la loi écrite certes il y avait une adhésion du peuple indiscutable d’ailleurs même les autres religions l’ont reconnu où l’adhésion a été a été contraignante, ou plutôt où on a obligé le peuple à accepter, kafa’ale ma’arkigigit, c’est la loi orale, l’interprétation de la loi. Dans cette Cette interprétation de la loi, bien sûr, nous pouvons à la fois faire des interprétations tout à fait opposées au bon sens, tout à fait opposées à l’esprit de la Torah.
C’est pour cela que nos harami m’ont dit, si on purifie la Torah Zaha, si c’est dans un esprit pur que l’on aborde la Torah, alors elle est un parfum de vie, mais si c’est dans un esprit impur que l’on aborde son étude, alors elle devient effectivement un poison de la vie. Alors, Shavuot a été le matin, Pourim pardon, a été le jour où tout le peuple juif a adhéré à l’enseignement oral de la loi, il l’a reconnu. Rosh Hashanah et Kippur Purim comme Kippurim, c’est en somme le retour à la prière, l’invocation de l’assistance divine, comme nous le faisons à Rosh Hashanah, et une demande d’expiation de nos fautes. Et sous-côte, c’est l’ouverture du peuple juif sur le monde extérieur, sur les nations du monde, et effectivement, Pourim, Rabbim et Améah, Haaretz, Mithi, Ahadim, de nombreux peuples se découvrent le judaïsme et adhèrent à cette pensée juive, à ces pratiques juives, à ce mode de vie. Donc Pourim est la fête qui, si toutes les fêtes venaient à disparaître, pourri ne se maintiendrait parce qu’elle conserve en elle toute la substance des autres fêtes. Je disais que cette fête de Pourri, quand elle a été instituée, c’est dans l’exil et tout comme les premiers exils a préparé la construction du second temple, Pourri prépare la construction du troisième temple et c’est la raison pour laquelle c’est lui qui clôture le cycle des fêtes. Or, cette clôture du cycle des fêtes, elle ne peut se réaliser que par l’avènement d’un Adam à l’image de l’être premier conçu par D’, parce que tous les ingrédients qui sont dans la Mégila et qui nous composent et on aspire au jour où c’est Aman, c’est-à-dire c’est notre mauvais côté, notre mauvais penchant, notre Amalek qui lui conduit Mordekhai sur un cheval paré des attributs de la royauté parce qu’il se met au service de la justice, du droit chemin, de la dignité humaine.
Et c’est toutes les métaphores, toutes les images, mais le but est que nous arrivions à confondre Harur Hamman et Baruch Mordekhai, Adel Hayada, il ne faudrait pas distinguer entre Maudit soit Hamman et Bénit soit Mordekhai, Mais on ne peut ne pas le distinguer que dans un moment de joie, d’euphorie. Si nous portons des déguisements le jour de Pourim, c’est parce que effectivement ce sont nos déguisements tout au long de l’année. Ce ne sont nos déguisements tout au long de notre vie. Différents vêtements n’ont pas qu’ils soient abjects en soi, ils sont abjects, ils le deviennent quand, en somme, nous les édiquetons, nous les séparons, mais faussard ou fausse, lorsque nous les dispersons, nous les individualisons et nous n’essayons pas d’établir la connexion.
entre les différents éléments, comme entre les différents composants d’une société où nous pratiquons, nous avons tendance à pratiquer le rejet des uns par les autres sous des étiquettes différentes, sans trouver, sans essayer de trouver le langage commun sans essayer de tuer toutes ces germes qui ont tendance davantage à nous diviser qu’à nous unir et c’est la raison pour laquelle la meilleure façon de célébrer pour rire et de remédier à la faute de ce repas d’Akhashverosh qui voulait une assimilation mais par individualité opposée, alors que nous, mishloch manot ish lere’ehou, avez, il y a deux termes qui signifient « amis » en hébreu. « Haver », c’est mon associé. « Hibbour », c’est une association. « Haboura », c’est un organisme, une union.
Il y a Réhaut. Réhaut, attention, ce n’est pas un associé, il est l’autre. L’autre, je ne me reconnais pas en lui, mais je devrais l’intégrer. C’est cet effort d’intégration de l’autre. quand je me mûre dans ma maison et que je ne cherche pas à partager avec le monde extérieur, alors cette séparation que je me suis imposée moi-même, les autres me l’imposent de l’extérieur et ils me persécutent. J’attise une certaine haine extérieure et il faudrait s’en garder parce que malheureusement elle peut devenir l’arme destructive de tout mon être, de tout un peuple. C’est cela l’histoire de la Megila de Bory. Donc quand nous lisons en introduction à la Megila d’Esther, le rappelle la mémoire, la mémoire de Amalek, qui lui s’attaque à un peuple en voie d’être, en voie de devenir, qui recherche son identité à travers la nation et son identité à travers son idéologie spirituelle, alors au carrefour, au croisement de ces deux recherches, de ces deux quêtes, les personnes qui ne tiennent pas bon et qui ne résiste pas à la pression d’Amalek sont vite la proie de Hamman. Or n’oublions pas que ce Hamman, ce n’est pas un abruti. Ce Hamman, il a ses origines ailleurs. S’il Il est pendu sur un Hez de Saint-Quentinama, il est pendu sur un poteau, sur un arbre.
Or ce mot Hez, vous voyez quelle est son origine, c’est le péché d’Adam premier, l’arbre de la connaissance du bien et du mal et lorsque nos singes se demandent pourquoi n’étiez-vous pourquoi ont-ils été condamnés les juifs perses de l’empire perses à l’élimination ils ont répondu parce que ils se sont nourrit, ils ont partagé le repas d’arrache véloche. Ils ont profité de ce repas d’arrache véloche. Mais ce repas d’arrache véloche, il a servi de la chair à tout celui qui voulait manger la chair. Vers citti al cadat et nones, il a servi des vins de chair à tout celui qui voulait boire du vin de chair. Donc ils se sont prêtés tout simplement à l’ambiance qu’il y avait et ils ont voulu la partager avec les autres. Quel mal y a-t-il ? Ah non, cette volonté, cette volonté de s’assimiler dans un monde où le bien et le mal sont confondus et ne gardent pas deux limites, et où le bien peut se déguiser en mal et le mal se déguiser en bien, alors c’est le premier péché d’Adam, c’est la femme qui a été à l’origine de cette déviation, c’est Esther la femme qui le repart parce que sur cet arbre de la connaissance du bien et du mal confondu un man est pendu ainsi que ces dix enfants et comprenez par là si je faisais si j’établissais la relation entre ces dix enfants les dix paroles les dix les dix commandements, il y a toutes des entités là qui se recoupent mais je n’ai pas le temps de les développer alors c’est à ce moment là que effectivement le juif peut se définir avec le principe, le principe de Pourim, ce qui caractérise Pourim, c’est la joie.
La joie, quel est son message ? D’abord je vous dirai que le premier enfant juif est Itzhak, Celui qui rit. Le projet messianique, c’est azin malet se chok pinu. À ce moment-là, nos bouches seront couvertes de joie. Où se situe la joie ? Dans l’au-delà du da’at du rationnel, dans l’au-delà de être sa da’at de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. quand je suis surpris par quelque chose qui défie tout ce que je m’attendais logiquement, rationnellement, je suis heureux. C’est une joie, une joie de vivre quelque chose qui a dépassé mon attente. Sarah, quand à un âge de 90 ans on lui annonce un enfant, la naissance d’un enfant, elle rit. Elle rit parce que ce rire est au-delà de la réalité dans laquelle elle se trouve et qui fait qu’elle ne peut plus rien attendre. Le caractère du Juif c’est de conserver ce parfum de la naissance de Hitzrach dans le rire, un rire permanent mais un rire constructif, pas celui du mépris, pas celui de la dérision, pas celui de la moquerie. Loin de là, un juif est imprégné de ses choix de vivre parce qu’il sait que il y a toujours quelque chose au-delà de cette réalité qu’il peut défier, qu’il peut atteindre. On lui a appris à vivre avec.
pour autant que lui-même écoute cette inspiration. Nos sages se distinguaient par leur étude dans la joie permanente dans le chant. Pourquoi on On nous dit que lorsqu’ils se fatiguaient, ils commençaient à rire, à raconter des histoires pour rire. Pourquoi ? Parce que ça ouvrait pour eux d’autres horizons. Ça leur permettait de sortir de leur limite d’interprétation du texte. Alors, il défiait le texte par le rire. C’est un fait que Eliaou, le prophète Elie, rapporte au Tamil de se promener avec un rave, je ne me rappelle plus son nom, dans un choc, dans un marché, beaucoup de gens, Elle lui a dit, tu sais, il n’y a pas, aucun ici n’est ben olamaba. Personne ici n’a, je ne vois personne ici qui soit un adepte du monde futur, un méritant du monde futur.
Elle lui a dit, comment ça se fait ? Rien, rien ? Elle a dit non, écoute, il y a deux personnes ici, je vois deux personnes. Il lui dit, mais lesquels ? Il l’amène, il lui montre. Deux personnes qui amusent le public, ils sont au milieu du choc, et qui tout simplement donnent de l’espoir, de la joie de vivre aux gens qui sont affligés, écrasés par les soucis quotidiens. Il leur a dit, ceux-là sont bené olamaba, c’est-à-dire que ceux-là, ils vivent leur olamaba ici, ils le préparent ici, par cette volonté de dépasser les contingences de la vie, Alors que les autres, ils ont une part à Ola Mabin, ça ne se discute pas, mais ce ne sont pas des habitants d’Ola Mabin.
Il faut encore que leur monde futur puisse le gagner à la sueur de leurs fonds. Et ça, c’est, en somme, le caractère particulier de cette fête de pourries où, pour une fois, il nous est demandé de, c’est-à-dire, un dame les bassoumer, ou boire à volonté, manger à volonté ? Pourquoi ? Pour pouvoir sortir de nos limites et accéder à une autre vision du monde. Ça c’est l’enseignement premier et fondamental de la fête de Pourim qui est jouée par des personnes, il y a trois femmes dans la Mégiladester et il y a trois hommes. Achashverosh et Vashti sont là de passage. Mais tout se joue entre Mordekhai et Esther, entre Mordekhai et Amman. On peut se demander pourquoi Mordekhai tient tête à Amman Et pourquoi Esther se refuse effectivement de défoncer la porte du palais pour défendre son peuple au début.
Elle est pour une démarche politique qui invite d’abord le peuple à se débarrasser de toutes les rivalités qu’il y a à l’intérieur parce que sans cela il n’est pas possible de sauver le peuple juif, d’intervenir auprès du roi Hachverosh, d’intervenir auprès Malkoshe Olam parce que Hachverosh et Vasti ne sont que des pions Dans la direction du monde, derrière eux se profile une main invisible, mais toujours présente qui ramène le peuple juif à son destin premier, celle du peuple qui doit effectivement apporter un message aux autres nations mais par l’exemple, pas par un enseignement ex cathébrin, mais par l’exemple de soi. Voilà ce que j’avais à vous dire pour conclure ce cours sur la fête de Pourim.
Je l’arrête maintenant. On ne vous entend plus, Rav Benesri. Rav Benesri, vous êtes avec nous ? Le miracle, c’est qu’au moins, il est arrivé à la fin. Mais voilà, est-ce qu’il y aura un deuxième miracle ? Rav Benesri va nous revenir ? Je peux me permettre, et ce serait bien de mettre déjà la vidéo le plus tôt possible avant pour une, parce que c’est une conférence exceptionnelle. C’est tout à fait exceptionnel. C’est la première fois que je vois une dimension comme celle-ci de pouring. Absolument. Moi j’aimerais la faire partager à d’autres personnes et certainement les gens. Donc c’est bien de le savoir avant pouring. D’accord, écoutez, je vais faire un gros effort, je vais les mettre toutes les deux ce soir.
J’ai justement le temps. Par contre, il me faut toujours au moins 24 heures pour faire le découpage du petit moment No Man’s Land au début. d’accord c’est mieux de la partager demain soir mais si vous vous d’accord ok demain matin d’accord très bien merci alors oui mais c’est bien il est plus il est plus en ligne bon il va revenir chose qu’on voulait dire c’est qu’apparemment le dimanche prochain il n’y aura pas de il n’y aura pas de cours d’accord Puisque c’est Shushan Buri, Maïrushan. Et Shushan Buri, ma Jérusalem, oui. Alors… Ce sera déjà Motsé, Shushan Buri, mais je suppose qu’il n’arrivera pas à passer le cours. Alors, on va sauter sur une chaîne. On se recule dans deux semaines pour un premier cours sur Pessar.
Oui, c’est bien. On va avoir plusieurs cours sur Pessar. Ça va être très, très intéressant. Bien préparer notre CDR. Alors on arrête là ? Le Rav Benizri n’est pas de retour, on va pas le forcer à revenir. Il est là, il arrive. J’avais une question. Mais pourquoi ça a disparu ? Je ne sais pas. Nous ne savons pas. Nous avons attendu patiemment. Nous avons considéré que le premier miracle, c’était que vous aviez pu arriver au terme et qu’il y aurait certainement un deuxième miracle que vous alliez revenir. Exactement, c’est à cause du esterpanime. J’ai une question, j’ai une question. Alors pourquoi on dit qu’il faut écouter tous les mots de la Mégila ? Enfin maintenant je comprends, parce que c’est tellement important chaque mot, mais pourquoi écouter tous les mots de la Mégila sont importants ?
Faut pas rater un mot, c’est ce qu’on dit. Dites-moi, quand vous lisez un test important, je dirais, une lettre qui vous est adressée personnellement, et vous voyez qu’effectivement, tout votre joie en dépend, tout votre avenir des pans, il manque un mot, tu comprends, ok, quand elle vient d’un bien-aimé. Vous parliez du rire, ça m’a beaucoup interpellé, parce que le rire amène souvent des dérives qui sont la moquerie dont vous parliez et une des moqueries que nous avons, dont nous sommes fiers dans le monde occidental, c’est la caricature. Alors bon, personnellement, je considère que la caricature, même si elle nous atteint à partir du moment où c’est quelque chose que nous partageons avec les autres nations, c’est quelque chose qui permet de prendre du recul et qui n’est pas vraiment de l’antisémitisme.
Si elle n’est effectivement adressée qu’à une nation, c’est la xenophobie et si elle n’est qui n’est adressé qu’à nous, c’est de l’antisémitisme. Mais voilà, donc, je voulais vous demander quelle est la limite de ce recul que nous pouvons prendre. Et en fait, j’étais interpellé quand vous parliez, je me suis dit, mais en fait, la racine de l’Itsraq, de l’Itsrok, c’est la même racine que les katzars. Donc le rire est la… C’est pas la même racine. C’est pas la même racine, je ne crois pas. Non. Il n’y a pas de Rèche ? Ah oui, c’est vrai. Le katzar, c’est katsar. Ça t’arrêche et arrête. Oui, mais c’est pas le même. Faut pas me l’arrêcher. Merci. Je l’ai mal écrit devant moi, alors.
Ça vous a rangé, c’est pour ça. Mais pour ce qui est de votre première remarque, je sais qu’un jour, étant jeune, j’ai payé de l’argent pour ma caricature. Quelqu’un qui a fait mon portrait, qui a relevé exactement ce qui me caractérisait particulièrement, et nous sommes des caricatures à la base. J’ai une autre question. La semaine dernière, vous avez parlé qu’il y avait l’équilibre de Bet Amigdash. Et cette semaine, vous dites qu’on pouvait manger cachètre ? Mangez qu’à chair ne veut rien dire, vous savez, vous mangez, vous mangez qu’à chair. Vous me rassurez monsieur Benizri. Mangez qu’à cher sans faire une bénédiction avant et après, sans reconnaître, sans sanctifier ce que vous mangez. C’est un terrain glissant.
Il faut, il se fiche un peu, excusez-moi le terme, de ce que nous mangeons cachère ou nous ne mangeons pas cachère parce que ce n’est pas un chef cuisinier et ce n’est pas un mojguia. Mais quand je cherche à manger cachère, je cherche une hygiène spirituelle de ma nourriture. Je veux établir une distinction entre le etzakhaïm et le etzadda’at tovvala. Je fais ces distinctions à une hauteur réduite pour que, en fin de compte, je donne un sens à ce que je fais. Je vais vous dire. Quel est le but de notre vie, de la vie de tout homme ? Alors, Rambam, Maïmouni, dans le Torah, dit que « yesod et esodot veramu dachochmot » que l’essence de toute chose et de toute science est effectivement de découvrir, de dévoiler le divin qui se cache en nous, pas autour de nous, mais en l’an de Ramchand, de Chaïm Lutsato, cinq cents ans après, il écrit le livre de Mesilla Tejsharim, le Sentier de Restitude.
C’est comme ça qu’on l’a traduit, mais c’est une mauvaise traduction. Mais il dit en introduction, La base des bases, et surtout, l’espoir de l’espoir est que l’homme connaisse la grandeur et l’image de sa vie. Le sens de la vie, c’est que l’homme ne perde pas la vue de ce que sont ses obligations dans son monde et il se rejoint parce que les obligations dans son monde d’Adam, Et quand nous parlons d’Adam, je vous rappelle que c’est la dimension de l’homme, qui n’a ni féminin, ni pluriel, c’est le Adam, dans son exception, universel et à la fois horizontal et vertical, le but c’est révéler ce divin qui l’habite. le nom de la chaîne qu’il porte, mais nous le portons bien sûr chacun à sa mesure.
Nous n’avons pas les mêmes câlins, nous n’avons pas les mêmes instruments, nous n’avons pas les mêmes capacités. Chacun, à sa mesure, les mêmes perceptions de la foi sont différentes, comme le sont les perceptions de joie, comme le sont les perceptions des mots, des textes, de la musique, tout ça, c’est personnel. Mais, dans la mesure où nous faisons, nous permettons à toutes ces perceptions de se fondre les unes dans les autres, Alors, il y a effectivement une chérina quand nous arrivons à installer une présence divine à travers laquelle nous communiquons et qui élargit, qui, en fin de compte, détruit nos limites et qui nous permet d’accéder à cette joie de reconnaissance de l’autre. Ce n’est pas « Autrui n’est plus mon enfer », « Autrui est celui en lequel je me reconnais ».
Oui. Ministrie, j’ai aussi une question. Oui. Parce qu’on ne minimise pas le rôle de Zérech dans la Megila. Parce que, comme vous l’avez dit avant, on a pendu à main sur l’arbre, qui était le même arbre, sur lequel il y a eu le premier prêtre de la Marichonne, si on sait que la Meggila a commencé en fait par la jalousie du… En fait, la Ezereche n’a pas été invitée au festin de la Malkavachti. Et alors, Amman s’est venger en donnant un mauvais conseil conseil au roi Hach Veroche en disant qu’il faut faire ce qu’on lui a fait, et je crois qu’en fait c’est elle qui a été le trigger de l’amégila, c’est ce que j’ai commenté.
Vous n’avez pas tous les éléments de Midrash à savoir que Hamman a demandé la discrase de Vashti pour refiler sa fille. Ces intrigues existent tout le temps et il ne faudrait pas aller les chercher chez Racine au corneil. Et elles sont là, c’est-à-dire que de la même manière que dans un commerce, rares sont les personnes qui vont effectivement vous donner, d’emblée, le meilleur qu’ils ont. D’abord ils vont essayer de vous refiler le bas de gamme, Et ensuite, bon, si vous n’êtes pas satisfait, alors ils sortent le reste, etc. C’est la même manière, la même façon, dans la manière d’échanger les idées, les formules, les modes de vie. Quelquefois il faut se laisser vivre. Zorem, c’est ce que vous entendez aujourd’hui, les roms, il faut suivre le courant, résister à ce courant et chercher à le remonter à contre-mouvement, c’est difficile et Et pourtant, c’est ce qu’il faut faire, mais si je dois retourner vers la source, alors c’est quand je le réussis et quand je peux m’accrocher à mes véritables racines que je ressens une certaine plénitude.
pas quand je suis orénais, parce que quand je suis orénais, je suis drogué. Je me note contre tout le monde, je veux aller, je veux m’amuser contre tout le monde, je veux faire les choses, les plus populaires qui soient, c’est une façon de vivre, de se laisser aller, mais ce n’est pas une vie. Il faut distinguer entre l’Iot et l’Idiot, il y a un ré qui fait la différence, et le ré, sachez-le, que l’Idiot c’est la lettre de l’ineffable. D’ailleurs, c’est pour cela qu’elle est la lettre du féminin entre nos soi-dis. Monsieur Benizry, j’ai encore une réflexion, si vous le permettez. Si je ne trompe pas, la mégila testaire est le seul texte à part Petit Rachirim où le nom de D’ n’est pas prononcé.
Il n’y a pas le nom de D’ dans la mégila. Mais est-ce qu’on peut considérer qu’il est caché en estaire ou incarné en estaire puisqu’il y a Aleph et Seter ? Et que de ce fait, éventuellement, il serait peut-être plus important de voir D’ en l’homme ou en la femme, plutôt qu’extérieur à l’homme ou à la femme. Oui. Je vais un peu te soutenir de ce que tu dis. Parce que c’est, en principe, Esther n’était pas seule. Mordekhai, c’est lui qui a amuté tout le monde, c’est lui qui a effectivement écouté qu’il y avait un complot qui se mettait, qu’il a transmis à Esther et on aurait dû appeler cette Miquilla, Miquilla de Mordekhai. Ou, tout au moins, M. Mordechain et M. Esther.
Pourquoi Esther ? Pourquoi M. Esther ? Non, parce que tout se passe par ce Esther, par ce Ceter. C’est le sens caché des choses. Ce qui fait que ce qu’on voit n’est pas la vraie réalité. Il faut retourner les choses pour les voir comme il faut. Nous avons tout simplement un négatif en noir et blanc, mais il faudrait le développer autrement. Alors vous allez avoir la véritable image. Et c’est pour cela que le véritable nom qui s’y est à ce manifeste, c’est Miguela Pestel. Et c’est vrai que ce côté caché du divin qui est en chacun d’entre nous, c’est lui que nous ne nous percevons pas, mais c’est à sa recherche que nous allons au long de notre vie, par étapes, toujours avec ce sens de mahar et en empruntant différentes voies.
il n’y a pas qu’une seule voix et la prière, c’est le seul chapitre où nous ne devons pas rire. On peut rire en l’étudiant, l’adorant, on ne peut pas rire en priant. Ah d’accord. Moi j’ai une petite question là, vous avez parlé de Esther, mais vous aviez dit que son nom c’était Adas ou Adassa ? Non, c’est le nom de Hadassah, Hadassah, Hadassah oui, c’est son vrai nom. C’est son vrai nom. Et il y a une signification spéciale à Hadassah ? C’est Myrthe, c’est le Hadassah que nous prenons à tout le monde. Qui comprend un soukote. Oui, c’est aussi parfum, c’est comme sans mari ou sans tuteur, comme vous voulez, n’est-ce pas ? Mordekhai, or l’odorant, c’est une sublime bénédiction, ce boréminé bessamim.
On dirait que le Shabbat n’existait que par l’odorant, par ces fleurs odorantes par lesquels nous introduisons le Shabbat et par lequel nous nous séparons de Shabbat. C’est-à-dire que tout se situe au niveau de cet inspire de l’être, en ce qui concerne la beauté de la sainteté qui est celle du Shabbat. Parce que dans le texte de Amalek, il est dit « Souviens-toi de ce que t’as fait Amalek. » Et puis il est dit « Ve’a ya bé’ani ahashem el’okecha vecha mikoloy vecha misavim. » Lorsque l’Éternel, ton D’, t’auras offert le repos de tous tes ennemis alentour. C’est le rapport. Si tu te souviens de Malek, tu pourras le souvenir de Malek. Il s’agit de Menoha, et il était en haine quand tu aurais accédé à ce rapport, à cette sérénité d’être.
Alors, cette sérénité, quand tu l’as vue pleinement, c’est le Shabbat. Regardez cette prière, cette troisième prière qui conclut le Shabbat Aminah. « Menoha tashket vaveta, menoha she’atarrotzeva, menoha tam yagdishu etshemer. » Cette sérénité du Shabbat. Ou l’homme, en se déconnectant de toutes les préoccupations de la vie quotidienne, et essayant un petit peu de se ressourcer son œuvre au travers du Shabbat et de ce qu’il offre comme spiritualité, et en même temps de découvrir les plaisirs de la famille, les plaisirs de la société, De pouvoir les vivre et les partager, ça, c’est le « Ve-a-ya-be-a-ni-ya-ha-shem-e-lo-kei-ha-mi-kolo-ve-ha-mi-sa-vi-h. » Quand tu vas éprouver cette sérénité d’être, à ce moment-là, tu peux te dispenser du souvenir d’Amalek, tu pourras le considérer comme effacé.
Mais comment se fait-il que l’atoma est attiré par la pureté, la pureté n’est pas attiré par l’atoma. Alors comment se fait-il qu’Arash Verroche ait un désir, en fait, quelque chose qui lui est tellement opposé ? Alors, Arash Verroche est un juif de des nations qui n’a pas retrouvé sa place et qui a peur de se déclarer et qui considère qu’effectivement le peuple juif a une place de choix dans, au sein de sa population. Et il est, mais seulement, il est contraint, il est emporté, il est entraîné par ce Hamman qui lui dit que ta vie est à moi. C’est-à-dire, c’est moi ton protecteur, c’est moi ton ministre de la défense, c’est moi qui peux assurer ton trône.
Et lui, en quelque sorte, il a besoin de ce Hamam parce qu’il se dit que si jamais il y a une révolution ou il y a une émeute, et bien c’est lui qui sera en première ligne et moi j’aurai la vie sauve. Alors, il y a beaucoup de hages verroches qui se cachent derrière les autres. Mais comme ils n’ont pas trouvé leur voie, ou comme ils n’ont pas eu le courage d’aller jusqu’au bout, alors ils restent à l’état de hach-chorach d’un frère qui a été déraciné. Il a perdu ses racines. Une dernière question. Prenons pas le rachat de Zachor. On parle deux fois de Zachor et de l’Holishkor. Laissez-nous se souvenir et n’aie pas oublié.
Je ne sais pas si vous en avez eu le temps. Il y a toujours une mémoire active et une mémoire passive. Une mémoire active, Elle est l’intolent en train de me mobiliser. Je ne peux pas vivre que dans la mémoire. Laissez-moi vivre, laissez-moi respirer. Alors, il y a une mémoire passive. Je n’oublie pas, mais je ne suis pas militant de cette mémoire à tout bout de champ. Parce que si je ne fais les choses que par opposition à l’autre, ça va me détruire. Je vais me sentir désarmé, réduit. Parce que tout ce que je fais, c’est par un esprit de compétition. Or la mémoire active, c’est ça. Tandis que ce que je fais, l’otishka, tout ce que je fais, je le fais par moi-même, mais tout en réalisant mon projet, je n’oublie pas la limite qu’il ne faut pas dépasser, il y a des lignes rouges.
L’otishka. Ça va ? Ça va? Alors, j’ai fait ça, donc ça a quelque sorte l’intérieur et l’extérieur, donc je crois que c’est l’intérieur. Merci beaucoup, Koudarab, merci beaucoup. Alors, merci beaucoup. Merci beaucoup, merci. Merci pour rien. Merci beaucoup à vous d’organiser avec plaisir.
Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi toutes les études sur Pourim.