Deuxième cours du Rav Raphaël Benizri sur Pourim : la seule fête juive dont l’événement fondateur se soit déroulé hors des frontières d’Israël, et qui a préparé la construction du second Temple.
Le Rav y lit le premier chapitre d’Esther comme un document sur l’exil : un empire de cent vingt-sept provinces, une politique d’unification des cultures, des communautés juives devenues citoyennes à part entière — et, sous cette assimilation heureuse, le réveil brutal de l’identité par le surgissement d’un Haman.
Ce que dit ce cours
Pourim est la fête de l’absence de révélation. Aucun miracle dévoilé, aucune voix : tout se passe de la manière la plus naturelle, et une main cachée orchestre les événements. Le nom d’Esther vient de « sater », cacher — c’est la première clé du récit.
En exil, la présence divine est elle-même dispersée. Éclatée entre les communautés d’Israël, elle ne peut plus se dévoiler avec l’éclat qu’elle aurait en Erets Israël, son makom préféré. Le récit d’Esther est le récit de cette dispersion, et il prépare la libération future.
Le rire ouvre et ferme l’histoire juive. Le premier fils est Yitshak, celui qui rit. Le projet messianique le reprend : « bechouv Hachem et chivat Tsion… az yimalé sehok pinou » — quand l’Éternel amorcera le retour à Sion, alors le rire remplira nos bouches.
L’exil est une perte d’identité. Il favorise l’émancipation et l’assimilation, et il y a un prix à payer. Le Rav va jusqu’à dire que l’antisémitisme constitue en exil une muraille : il oppresse le peuple juif, mais il le protège aussi d’une dissolution dans les cultures qui le séduisent.
La résistance passe toujours par le féminin. « Kol acher tomar élékha Sarah, chema bekola ». Les sages-femmes d’Égypte, Miryam, puis Esther : la Meguila ne s’appelle pas Meguilat Mordekhaï, parce que tout cycle se ferme par Malkhout, la royauté, l’attribut du féminin.
Ahachvéroch n’est pas un héritier légitime. Le premier verset ne lui donne pas le titre de « HaMélekh », alors qu’il l’a partout ailleurs : tout indique un homme qui s’est accaparé le pouvoir. Et « vayehi biyemei » annonce, dans le langage de nos sages, une époque de détresse.
Meguila veut dire lettre ouverte. On la déroule en la lisant comme on lirait une lettre adressée à toutes les communautés d’Israël, pour les prévenir des germes d’antisémitisme qui peuvent menacer leur existence.
Sa politique est une politique d’unification. Facilités, ouverture, cent quatre-vingts jours de festivités après trois ans de règne : Ahachvéroch veut que le peuple juif cesse de se singulariser par son mode de vie et fasse corps avec l’empire. Les communautés juives y participent comme citoyennes.
La faute est d’avoir mangé aux ustensiles du Temple. Nos sages, cherchant pourquoi un Haman a pu surgir, désignent la participation au festin : le butin du Temple servait la table, et l’on n’y a rien vu à redire. C’est la mesure exacte de l’assimilation atteinte.
Vachti est le symptôme du statut de la femme. Dépouillée de sa personnalité dans l’empire perse, elle est détrônée dès qu’elle manifeste une velléité de résistance — alors même qu’elle légitimait le pouvoir d’Ahachvéroch en tant que descendante de Nabuchodonosor.
Le concours des reines est un concours de cultures. Que chaque nation présente ses atouts : c’est le féminin de chaque culture qui est mis en compétition. Et l’empire tranche par l’excès inverse — l’homme doit rester maître en sa maison —, travers que la Meguila dénonce aussitôt.
Aucun nom juif n’apparaît dans le récit. Esther, l’astre ; Mordekhaï, Mardouk : des noms de divinités perses. Le Rav y lit la preuve de l’ouverture des juifs à la culture de leur pays, jusqu’à adopter les noms des idoles locales.
Haman est un descendant d’Amalek. Petit-fils d’Essav par Elifaz, Amalek reparaît juste après la sortie d’Égypte et jusque dans la Meguila. C’est pourquoi la lecture est précédée du Chabbat Zakhor : se souvenir d’Amalek et effacer son souvenir.
Aujourd’hui, Amalek n’existe plus comme entité. Il habite en nous : c’est le yetser hara qui casse nos élans et qu’on ne réduit jamais définitivement. Sa forme collective actuelle, dit le Rav, est un antisionisme qui se trouve aussi dans notre propre camp.
Esther n’a ni père ni mère — comme le judaïsme. Le judaïsme n’a pas de fondateur identifiable : Avraham a donné au monde la foi monothéiste, non le mode de vie juif. Et au désert, le peuple a refusé qu’un ange l’accompagne : « si ce n’est pas Toi qui marches devant nous, ne délègue personne ».
Ce qui l’a désignée, c’est le hen, la grâce. Non la beauté extérieure, mais une grâce qui porte le peuple vers les hauteurs. Le mot « dat » et le mot « Yehoudi » n’apparaissent que dans Esther : ce sont les mots du juif de l’exil, quand on ne peut plus dire simplement Ben Israël.
Mordekhaï réunit Binyamin et Yehouda. Fils de Kich, de la tribu de Binyamin — sans que Chaoul soit nommé, car sa miséricorde pour Agag a produit Haman l’Agaguite. Le Michkan se tenait à la limite des deux tribus : c’est d’être les deux à la fois qui fait la force de cet homme.
« Il en fit une maison ». Esther livrée à elle-même, sans le capital intellectuel et les midot hérités de père et mère, est prise en charge par Mordekhaï, qui en fait un « bayit ». C’est ce que chacun fait de sa vie : bâtir sur ce qu’il n’a pas reçu.
Transcription intégrale du cours
Ces deux cours à la fête de Pourin, cette fête de l’exil, la seule qui se soit passée en dehors des frontières d’Israël et qui a préparé la construction du second temple. Et le Sphathémètre dit que, en réalité, c’est de la même manière que sera préparée la construction du troisième temple, c’est-à-dire la restauration du peuple juif sur sa terre, dont nous commençons effectivement à voir les premiers bourgeons, cela éclaire Baluchashem. Mais tout se passe dans une absence de révélation divine. D’ s’éclipse, il n’est pas présent, il n’y a pas de grand miracle dévoilé. En somme, c’est pour cela que c’est une des premières significations du nom esthère, du verbe sator, caché. Tout effectivement se passe de la manière la plus naturelle et il y a une main cachée qui, elle, effectivement orchestre tous les événements.
Il se trouve qu’en exil, la présence divine est également dispersée et cachée au sein des communautés d’Israël. Par conséquent, elle ne peut pas se dévoiler comme d’une manière éclatante comme en Eretz Israel, qui est son makom préféré, son lieu. Et le récit d’Esther, qui aboutit à la fête de Pourim, c’est enfin le récit de nombreuses communautés juives, du peuple juif en général en exil, et qui prépare la libération future. Évidemment, comme nous avons commencé notre histoire par un premier fichitzhak, le sourire, le rire que le peuple juif affiche à l’évolution de toute son histoire, Eh bien, c’est le projet messianique, «Azimalet se chokpinu», alors le sourire remplira nos bouches, «Beshuva shem et shiva tziyon», lorsque l’Éternel amorcera son retour à Zion.
Donc, il y a différents niveaux d’interprétation, et nous les verrons d’une manière concise, si des passages demeurent un temps soit peu dans l’ombre, eh bien nous aurons à les expliquer, le récit se passe, se déroule sous le régime perses, quatrième siècle avant l’ère vulgaire. La dernière fête qui a été instituée par nos sages est celle de Hanouka. Elle, c’est au deuxième siècle avant l’ère vulgaire, Mais la fête de Chanukah, c’était au temps du second temple, la fête de Purim, effectivement, elle se déroule dans le cadre du premier exil. Et nous le savons très bien, nous le vivons tous d’une façon ou d’une autre. L’exil est une perte d’identité du peuple juif tout au long de son histoire.
Elle favorise une émancipation, une assimilation. Il y a un prix à payer et, qu’on le veuille ou non, l’antisémitisme constitue une muraille de protection de l’identité juive en exil, particulièrement. Tant que le peuple juif n’a pas retrouvé ses bases saines d’existence, il sera toujours entouré de cette muraille antisémite qui à la fois l’oppresse et à la fois évidemment le protège parce qu’elle participe au réveil de son identité et à la raie de cette perte de substance à travers les différentes cultures qui sont séduisantes par certains de leurs aspects que le peuple juif intègre, et nous allons voir comment c’est traduit à travers ce récit d’Esther. Une autre parenthèse qu’il y a lieu de relever, parce que les pafétrées du féminin ont On commençait à l’origine même de la marche d’Avraham, ou D’ dit à Avraham tout ce que te dit Sarah, écoute-la, la libération d’Égypte est aussi amorcée par la résistance Les sage-femmes, on donne l’exemple, Myriam est une résistante à sa façon, et ici, la résistance, si on veut, est également amorcée par le féminin, on n’appelle pas cette Mégila Mordekhai, la Mégila de Mordekhai. Mordekhai est un héros de ce récit d’Esther, mais elle ne portera que le cachet de Esther, parce que, comme je l’ai déjà souligné, la finalité de tout cycle abouti est fermée par Malchoute, qui est la tribu du féminin, Malchoute la royauté, qui est la tribu du féminin.
C’est-à-dire, même dans l’arbre séphérotique, quand on passe les différents attributs, on arrivera au neuf, c’est-à-dire à la limite de la manifestation qui peut se faire au au niveau de Kucha Berichu, c’est-à-dire le Saint-Bénis soit-il, au niveau de la Providence, mais pour fermer la boucle de cet enchaînement séphérotique, il faut l’élément féminin. C’est lui qui établit, en quelque sorte, le relais entre les différents stades de cette chaîne séphérotique. Alors, nous passerons en revue, mais toujours en résumé, C’est le premier chapitre de Dester, où il n’est pas fait mention d’une communauté juive vivant en Perse et un empire qui s’étend sur 127 pays ou provinces, Et c’est au temps d’Akhachverosh, donc, après que Nabuchodonosor ait démoli le premier temple, Balshatsar, son fils, prend le relais, mais à la suite, il y a Koresh qui lui a permis un retour du peuple juif sur sa terre et la construction d’un nouveau sanctuaire, mais nous savons très bien que les juifs se sont ancrés très bien en Ababelle et n’entreprennent pas ce retour avec Ezra et Néemi.
la plupart préfèrent rester en diaspora parce qu’il fait bon vivre, et c’est dans cette tranche d’histoire où, effectivement, Achashverosh, s’agit-il véritablement d’un titre princier, d’un héritier du Royaume, ou plutôt d’une personne qui s’est accaparé le pouvoir, tout concourt à dire que Achashverosh Lui-même n’était pas dans cette dynastie de la boucle de nos ors, mais il s’est accaparé le pouvoir, et d’ailleurs, le premier verset, c’est « il n’y a pas le titre de Haméler, de roi, à Hasméloch », Alors que dans tout le reste de la Mégila d’Esther, Mégila parce qu’on la déroule quand on la lit comme si on lisait une lettre ouverte à toutes les communautés d’Israël, en éprevenant sur ce que peuvent être les germes d’antisémitisme qui peuvent effectivement menacer leur existence et c’est pour cela que Vayibhime, nos sages nous disent que chaque fois que voilà que ce fut une époque, c’est une époque qui va se répéter au travers de l’histoire, elle n’a pas fini sa trajectoire et c’est pour cela que la chante s’arrête parce que tout le futur Yéhi, il sera et vu dans la perspective du passé, un passé qui se répète, et quand on sait un passé qui se répète, c’est une catastrophe. Donc, cet événement d’Akhashverosh, cette révolution qui s’opère, de la même et qui est le dirigeant de l’Egypte et le roi-médecin du Métis, qui ne connait pas Joseph, il est le roi-médecin de l’Egypte qui ignore Joseph, qui ne connait pas Joseph, et c’est bien, le premier, lui-même, ce n’est pas ce n’est pas quelqu’un qui est véritablement chéri du peuple juif ou lui porte un certain respect, au contraire, il voudrait que le peuple juif ne se singularise pas par son mode de vie et qu’il fasse corps avec cette tentative d’uniformiser les cultures sous l’étiquette de l’universel.
Alors, comment se prend-il ? Eh bien, par une politique d’ouverture, par une politique d’approche, qu’Echeve Tameraj Berroche, voilà, il accorde des facilités, des droits de citoyens à toutes les minorités de ces provinces conquises, Et il organise d’ailleurs des festivités. Une fois ces provinces unies, à l’époque c’est un agglomérat de deux pays, qui font le Vast Empire, alors il instaure 180 jours de festivités, parce qu’après trois ans, lui-même, il a assis son pouvoir. Il veut montrer quelles sont les mesures économiques prises en faveur de tout le monde, quelles sont aussi les lois démocratiques accordées à toutes les nations. Évidemment, le peuple juif ou les communautés juives font partie de cet agglomérat de Provence et ils participent à ces fêtes nationales parce qu’ils se considèrent maintenant comme citoyens à part entière de cet empire et lorsque nos sages s’interrogent, qu’est-ce qui a fait qu’un Aman a surgi pour vouloir exterminer toute la population juive de l’empire tout simplement parce que l’assimilation n’avait pas gardé ses limites et au contraire il y a un mouvement de laïcité qui s’étend dans tout le pays, et comment nos khamis m’ont traduit ça, à savoir que tout le butin des objets du temple, carafe, assiette, fourchette, etc., tout ça été servi, on a servi pendant la fête tous les invités pour leur montrer qu’il n’y avait aucune sainteté dans ces objets du temple et qu’il fallait un peu renoncer à un un retour à ces pratiques dans l’avenir, mais dans ce mouvement de laïcité, paradoxalement, se situe le statut de la femme, la femme dont la personnalité n’est pas reconnue dans l’Empire Perse, la femme qui n’a pas, qui est dépouillée de son titre de reine parce que lui c’est d’abord Haméler et ensuite Achashmiroch tandis que Vajthi-Hamalka, Vajthi-Hamalka, Vajthi elle est reconnue accessoirement comme reine mais pour autant qu’elle se conforme à la volonté, à l’autorité de son roi.
Dès que Vashti a montré une certaine velléité de résistance, elle est détronnée. A-t-elle été assassinée ou pas ? Le texte ne le précise pas, soit Rachid dit qu’effectivement elle aurait été décapitée, mais ceci a peu d’importance parce que le fait tout simplement qu’il ne soit reconnu au travers du féminin, que sa beauté soit belle et tatouante, n’est-ce pas ? C’est une atteinte à la sublime personnalité du féminin, et c’est ce que met le texte en exemple, C’est cette destitution de Vasti qui pourtant a légitimé le pouvoir d’Akhaj Veroche parce qu’elle était une nièce de Nebuchadnezzar, de Nabuchodonosor, et c’est d’elle que se sert à Raj Veroche pour assurer la continuité de la dynastie, mais il ne la lui reconnaît pas, et voici qu’il demande ensemble à ce qu’elle se présente en présence, dévêtue présence de toutes, de tous ces ministres réunis pour montrer que ce qui est important chez elles c’est d’abord et avant tout ces beautés et le reste est disons accessoire. C’est le cas dirons nos sages, de toutes ces cultures réunies qui, dont Rabbi Houda Levy dit, attention ne cède pas à cette tentation de la beauté que montrent les autres cultures et sans considérer ce qu’il y a à à l’intérieur comme dépravation, comme meurtre, pervers et vaste, il faut le dire à son honneur, elle a manifesté une certaine résistance en l’affichant même du mépris vis-à-vis de l’homme qui s’est accaparé ce pouvoir et qui n’était avant que le chargé de l’écurie de son père, alors on se met à la recherche d’une nouvelle reine. Quelle serait la culture privilégiée qui pourrait être appliquée à l’ensemble des provinces réunies. C’est ce que veut Achashverosh. Alors c’est le concours ouvert de toutes les nations, le concours ouvert à toutes les nations, savoir qu’ils présentent, que les différentes cultures présentent tous leurs atouts et on pourrait voir la meilleure. Aujourd’hui ça se traduit par miss pays tel ou tel, paradoxalement c’est toujours le féminin, c’est pas le masculin et pourquoi ? Parce que effectivement ce qui fait la force d’une culture c’est la place qu’occupe le féminin au sein de cette culture. Plus le féminin est à un niveau élevé, plus la culture de ce pays oblige un certain respect. Quand il y a de désinventures, quand il y a mépris, des considérations, alors ça, c’est déjà une conception primitive de la société, et effectivement tous les ministres sont d’accord qu’être poussé à l’extrême à imposer une une autorité féminine au détriment de l’autorité de l’homme, ça c’est exclu, ça serait une atteinte à l’équilibre voulu au sein de l’État et par conséquent il faudrait choisir, Il faudrait éviter que ce mouvement féminin, en quelque sorte, en s’étendant et en s’affirmant, ne vienne à déclasser totalement l’autorité de l’homme à l’affecter.
Mais, il tombe là le texte, dans Mégilatester, le travers dans lequel tombe Arachveros est dénoncé par le fait qu’on arrive à l’autre extrême, à savoir que c’est l’homme qui représente la norme de toutes sortes. et cela est effectivement dénoncé, vous voyez que jusqu’à présent on n’a pas parlé du tout du peuple juif, est dénoncé par l’autorité de, par le choix que fait Achage Verroge par la suite, parce que paradoxalement, on va arriver à déjouer ce plan, mais par qui ? Par une jeune femme, Esther. Vous remarquerez que Il n’y a pas de nom juif dans ce récit, on a affaire à des noms de divinités perses, Esther Astre et Mordekhai le Murdoch, donc c’est pour montrer combien les Juifs se sont ouverts à cette culture de leur pays respectif, mais en adoptant, en allant jusqu’à adopter des noms étrangers, mais ils ont gardé le souci d’une identité intérieure juive.
S’ils se sont permis d’aller manger, de partager les festins, des fêtes nationales avec les autorités locales, c’était pour eux une manière de faire partie, de montrer qu’ils ne gardaient pas un certain cloisonnement de la communauté et qu’il y avait des choses Il faut dire que pour nos sages, Achashverosh a été même très rusé par le fait qu’il a permis qu’il sonne Ishvah-Ish, que chacun mange la kashroth qu’il veut, que chacun mange ce qui lui convient. il n’y avait pas de contraintes, ni au niveau de la nourriture, ni au niveau des vins qui sont servis, mais n’empêche que ce qui va se passer par la suite, c’est le réveil de cette identité juive par le surgissement d’un Aman, qui est lui un descendant de Essav, parce que Amalek est en somme un petit-fils de Essav.
Lorsque Yaakov a fui son frère Essav, il a dépêché son fils Eliphaz à sa suite pour le tuer, mais il n’a pas, en somme, Éliphas, il a considéré qu’en dépouillant, il a encore de tous ses biens, et en le laissant diminuer de tout, il le condamnait à mourir sur les routes, et de ce fait, il ne l’a pas achevé. Mais attention, la descendance de Amalek, la descendance de Éliphas ou de Amalek, on va la retrouver aussitôt après la sortie d’Égypte. Le premier ennemi qui ose lever les armes contre le peuple juif alors qu’il fait sa route vers la terre promise, c’est Amalek. Et ce hamaleck, en quelque sorte, nous sommes en train de le décrire à travers Aman lors de la lecture de l’Amygdala.
Mais avant la lecture de l’Amygdala, le Shabbat Zachor, qui est Shabbat prochain, où on lit une paracha, rappelant ce qu’a été Amalek pour nous, lors de notre marche vers la terre proviste, et une manière de rappeler la mitzvah, à la fois de se souvenir d’Amalek et de le bannir, L’effacer Amalek, alors qui est Amalek aujourd’hui, on a dit qu’aujourd’hui le peuple, l’entité d’Amalek n’existe pas en tant que telle. Il y a certains qui vont aller la chercher dans le Dach, dans le Hamas etc. Mais Rabban a dit que les peuples se sont mélangés et du fait de cette mixture qui s’est faite au travers des peuples, il est très difficile maintenant d’identifier qui est Amalek.
On pointe le doigt là-dessus uniquement au travers de ces actes. En tout cas, le premier Amalek, il nous habite quelque part en nous-mêmes, parce que le Yetzalala, le mauvais penchant de l’être, c’est Amalek, c’est celui qui se dresse sur notre chemin, sur notre route, dans notre évolution, dans notre soie d’évoluer, et qui un petit peu cassent tous nos élan, et or, peut-on arriver à vous ? Non, parce que chaque fois, il prend de nouvelles allures, de nouveaux visages, n’est-ce pas ? aujourd’hui, c’est l’antisionisme qui devient le masque d’un Amalek, de certains Amaleks. Bon, c’est, or, cet antisionisme, cet antisionisme, il est dans notre camp quelque part, au travers de certaines personnes etc., mais le réduire, l’amener à se ranger dans le combat du peuple d’Israël pour l’affirmation du royaume céleste, ça c’est ce qui est demandé à chacun d’entre nous sur le plan personnel et à toutes les nations sur le plan de l’ambition du peuple juif.
Donc c’est ce qui va se passer dans le chapitre 2 du d’Esther. Lorsqu’on a effectivement cherché à travers tout le pays des jeunes filles vierges qui pourraient effectivement répondre à la volonté du roi à hachverroche, exercesse, et bien c’est alors on analyse, et bon une manière imagée de dire qu’une jeune culture qui ne présente pas d’intérêt, bien on la met à l’essai et puis le le lendemain on la rendra chez elle. Et entre autres donc cultures qui ont été choisies se trouvent, cette identité juive qui n’a pas de père ni mère, oui, elle Elle est le fruit d’une évolution personnelle, d’une création personnelle. Nous n’avons pas un homme qui a fondé le judaïsme. Nous ne le connaissons pas.
femme a donné au peuple juif la foi monotéiste, au monde, la foi monotéiste, mais ce n’est pas le mode de vie juive. Attention, il y a même une forme de rejet de tous ceux qui voudraient en quelque sorte, incarner ce judaïsme comme l’expression parfaite de leur vie. Les juifs l’ont rejeté au travers du Hegel parce que Moshe Malach, on n’en veut pas, un malheur, un ange, qui va accompagner le peuple juif ? Moshir tia kadoch valucho ? Non, im en panekha olkhima lta aleinu miszei. Si c’est pas toi qui marches devant nous, alors ce n’est pas la peine, ne délègue personne. Or, il y avait effectivement un danger à se référer à des malachines, à l’incarnation de la vie juive par une personne, bien que nous disons que le prophète Moshe, l’ocam Yacoum, qu’il n’y a pas eu d’autres prophètes que Moshe, mais Moshe n’a été que l’agent de liaison de la révélation divine au peuple d’Israël, parce que tout le peuple ne pouvait pas se réhisser au niveau de la révélation.
Alors, il fallait effectivement un intermédiaire, et cet agent de liaison a été moché par excellence. Mais le phénomène de mal-arche, il faut que ce soit mal-arche panave. Comme la Kaddouche Valoukho dit « panaye lechou bani chotila » C’est ma face qui éclairera votre route. C’est-à-dire que nous, nous nous référons directement à un cadeau cheval au roux, c’est à lui que nous nous adressons, en premier lieu, et pas à des subordonnés. Mais le mal-art n’est que le, disons, celui qui nous fascinite quelque part la compréhension du message qui est donné. C’est la différence qu’il y a d’ailleurs entre Abodin et Melchah. à abondancer le travail. Mellacha c’est une pédagogie, un art de faire, un art d’agir, un art d’apprendre.
C’est pour cela qu’on dit qu’en exil, il y a des malachimes qui sont d’un second niveau par rapport aux malachimes qui sont en Eretz Israel. Il y a des degrés dans les malachimes comme s’il y avait des degrés aussi dans la formation professionnelle à différentes fonctions. Et bien, pour revenir à notre texte, donc Esther nous est présenté, autrement dit, le principe même de cette culture juive qui est tant désirée. Attention, on ne nous dit pas que Esther était belle. D’après certains, elle avait 40 ans déjà, mais… Rav Benesri, excusez-moi, votre caméra s’est éteinte. Et d’un autre côté, il y a plusieurs personnes dans le public qui demandent est-ce que Esther n’était pas l’épouse de Mordekhai ?
Oui, alors je vais arriver. J’ai rétabli la caméra. Oui, elle est là, effectivement. Alors, il la prend contre son gré. Parce que, attention, il y a bien des cultures qui, comme il y a bien des jeunes filles qui se présentent de leur plein gré à ce titre de reine de l’Empire, de l’Empire Perse, pourquoi pas, mais Esther, le principe du judaïsme c’est de ne pas s’imposer sur la place publique, de ne pas chercher réellement à faire des conversions au sein des autres peuples, non ? Et le judaïsme s’impose par sa vie propre, celui qui veut prendre, les portes sont ouvertes. Il peut venir, il peut frapper à la porte et trouver sa place au milieu du peuple juif.
Donc elle, elle est cachée, on doit l’arracher à son tuteur. Son tuteur c’est Mordekhai, Mordekhai est le tuteur de cette pauvre orpheline de père et de mère. Est-ce qu’elle était sa nièce ? Ou est-ce qu’elle était sa femme ? Alors il y a deux, même trois avis à ce sujet. Il a considéré comme fille, il a adopté, il faut pas lire le bat, il faut lire le bait, il en a fait le pilier de son foyer, de sa maison. Oui, bon, il y a différentes manières de voir la chose. Mordekhai est un haut fonctionnaire de l’époque. Il avait fait partie même de Knesset, un chèque Knesset Agdola. Je vous dis que lui, à 80 ans, il est au service de Achashverosh.
Et Esther, d’après certains, elle avait 75 ans. Alors ce qui se dégageait de cette représentante du judaïsme ou d’une culture juive, c’est d’abord et avant tout la grâce qu’elle dégageait. Tout sa beauté, à la fois extérieure et intérieure, résidait dans cette grâce. C’est alors que le roi l’ait préféré à tous les autres, cela veut dire qu’en réalité, ce qui a compté ici parmi toutes ces candidates, Ce n’était pas cette beauté extérieure, mais plutôt cette beauté intérieure, comme nous avons dit, dans le mal-art, mal-art panaf roshiam. Quel est l’ange auquel on prête foi, on prête crédit ? C’est celui qui exprime tout par son intériorité, par sa volonté de servir, par sa volonté de donner. Ça, c’est Malach Panah. Roshi Am, c’est lui qui assure le salut, et c’est lui, c’est Vayna Telem, Vayna Seem, Kolemei Olam, c’est lui qui, effectivement, porte le peuple vers les hauteurs.
Alors, je précise que le mot religion n’apparaît que dans Esther, le mot le mot « Yehudi » est propre également à la Mégila d’Esther. Ce que nous traduisons par juif, c’est le juif de l’exime. Le juif de Eretz Israel s’appelle Ben Israel. Ce n’est pas Yehudi. Il ne va pas à l’extérieur d’Israël a tendance à se définir par la religion parce que nous n’avons pas de pays, nous ne sommes pas reconnus, nous sommes dépendants des gouvernants étrangers qui veulent bien nous reconnaître ou restreindre nos droits. Par contre, Ben Israël, dans les limites d’Israël, nous ne sommes pas Yehudi, nous n’avons pas besoin de dire nous sommes Yehudi, nous sommes Ben Israël, et Ben Israël c’est une notion beaucoup plus vaste et essentiellement supérieure à celle de Yehudi qui elle est limitative Vous savez très bien que le mot « Yehudi » vient de Yehuda, de la tribu de Yehuda, des vestiges du royaume de Yehuda qui a été lui démoli en dernier lieu.
C’est la raison pour laquelle, ici, dans l’Armiguilla-Vestère, on a défini cette identité juive par cette adhésion à Yehudi, Puisque Yehuda est l’attribu qui avait en son sein le sanctuaire, et on nous dit que ce Yehudi, pourquoi il s’affirmait. Bien sûr, attention, je reste ici à une interprétation qui est première. Je n’entre pas dans l’éméantre des mépharchimes qui font appel à des considérations kabbalistiques, etc. C’est la raison pour laquelle je ne vous présente pas Mordekhai comme un grand amite haram. Il l’était certainement, mais pour le moment, ce n’est pas comme ça que le texte plat nous le présente, c’est d’abord quelqu’un qui a gardé ses racines présentes dans sa manière de se définir, de définir son judaïsme.
Il n’a pas rompu les Amars avec ses ancêtres. Mais Ejéudé Haia Beshushan Abira assuse la capitale au chemin Mordekhai. Il a un nom évidemment que d’une divinité Perse, mais il est resté, Fils de Yahir, fils de Shimei, fils de Kish, le père de Shaul, le nom de Shaul ici n’est pas évoqué, pourquoi ? Parce que Shaul a eu un élan de miséricorde pour le roi de Haggag qui était le roi d’Amalek, Aman, Haggagi, Aman et les descendants d’Amalé, quand on a, à force de vouloir, effectivement, nourrir de la miséricorde pour un ennemi, cette miséricorde finit par se retourner contre nous, et nous essuyons à ce moment-là le retour en force de cet antisémitisme que nous avons laissé à l’état latan, parce que nous avons estimé qu’il ne fallait pas condamner ce roi à la mort, et qu’il fallait lui donner les chances encore de survivre. Alors c’est la raison pour laquelle ici on a cet homme qui est originaire de la tribu de Binyamin. Alors au début on a dit qu’il est éhoudi qui est originaire de Yehuda, ensuite on dit ishémené qui est de la tribu de Binyamin.
Alors les Harmin disent, attention, il y avait effectivement le Mishkan qui était à la limite et de Binyamin et de Yehuda et ce sont deux tribus qui étaient Limitrophes et le père était de Yehuda, la mère de Binyamin. Peu importe ce que le texte veut dire que ce sont deux, c’est une identité juive qui est associée en elle à la fois le royaume d’Israël qui était ouvert à toutes les cultures. Et même, malheureusement, au point d’installer un centre idolâtre, deux centres idolâtres, un au centre du pays et l’autre au nord du pays, parce qu’il s’est plus affirmé par sa volonté de laïcité qui a été détruit le premier avant Malchouté Oudat et Malchouté Oudat est restée fidèle à cet enseignement autour du Mishkan donc elle a préservé une identité juive, pétrie de spiritualité, de sainteté, et c’est les deux à la fois Etri-Houda d’une part et Vimyamin d’autre part qui faisaient la force de cet homme Mordekhai.
Qu’est-ce qu’il était, qu’est-ce qu’il valait ? C’était un homme qui lui-même a été porté par l’exil de Yérushalaïm, et il m’a gullashé l’auglétat avec différents exils subis par cet homme-là, et il a amené l’état d’Assa à l’Esther-Batoto. Et lui, ce qui a sauvé également cette identité juive, c’était ça, son dévouement. pour Hadassa. Hadassa est le nom juif de Esther, mais son nom père c’est Esther, c’est Astre comme nous l’avons dit. Alors, qu’elle n’a pas aimé parce qu’elle est livrée à elle-même alors qu’elle était « je fais tout à l’heure, je fais tout à l’heure » et votre avis avait aimé. Alors là, votre avis avait aimé, a-t-on besoin de dire, quand on nous a dit « elle n’a pas de père, elle n’a pas de mère », alors bien sûr que le père et la la mère, on disparut, ce n’est pas la peine de nous le signaler une seconde fois, on aurait dû dire les kaha loli isha, c’est ce qui nous porte à croire que finalement cette mention d’absence de père, d’absence de père et de mère, il faudrait la situer à un autre niveau, celle qui est donnée dans le livre de Bereshit al-Qa’niya’ az-zob ish et aviv ve’it immo ve’ davat ve’ishto, l’homme abandonnera le père et la mère pour s’attacher à sa femme, or le premier homme n’avait ni père ni mère.
quel père et mère il allait abandonner, mais cette notion de père et de mère, c’est à la fois le serein qu’il avait à sa naissance, et l’hémidote qui était innée en lui, et qui demande à être façonné, formés, maîtrisés, ça c’est ce que nous faisons tout au long de notre vie. Nous avons, nous disposons d’un quotient intellectuel inné, nous disposons également d’une hérédité de middote, de vertu, de cavité en nous, Mais on leur donne une soura, on leur donne une forme, et c’est ce que le texte veut dire, que quand il l’a prise, et qu’elle était livrée à elle-même, et qu’elle n’avait pas la possibilité de redonner forme à son potentiel intellectuel et à son potentiel de vertu qu’elle avait en elle, alors il les a prises en charge et il en a fait un bat.
C’est devenu sa résidence. Au début, c’était la fille, c’est-à-dire des éléments étrangers, mais quand il les a intégrés, c’est devenu son foyer, sa résidence. Je m’arrête là parce que je m’aperçois qu’il est 21h05 et je complèterai cette vue de Esther la semaine prochaine d’Azrat Hashem et là j’enclencherai sur la signification de la fête de Purim de nos jours. Alors si vous avez des questions, avec plaisir. R. Benesri, je ne sais pas, on va peut-être sortir un petit peu du cadre de votre cours de ce soir, mais je suis, enfin, ça me brûle quand même de vous en parler. J’ai récupéré dans un lot de livres qu’on m’a amené, un Sefer, c’est Ketuvim Har Haronim, donc les écrits postérieurs qui ne sont pas dans le canon biblique.
Et dans le livre, à mon grand étonnement, j’ai trouvé le livre de Khalom Mordekhai Vesipouré Akhach Veroch. J’ai eu l’occasion de le lire et j’ai été étonné par deux choses. D’une part, je trouvais que le récit était, je dirais, donc marqué plus l’aspect politique de l’histoire. Et d’autre part, et j’étais encore plus étonné, dans ce texte apparaît le nom de l’éternel, tandis que dans la Mégilat-Estère n’apparaît pas le nom de l’éternel. Est-ce que vous pouvez me confirmer ce que je dis ? Il existe différentes versions, effectivement, parce que, je vous dis encore une fois, le seul livre qui a été rédigé en dehors des frontières de l’Est israël, c’est bien le livre, c’est bien la Megillah Tester qui a été intégrée par la suite.
Et évidemment, on l’a formaté d’une façon définitive parce qu’il y avait différentes approches, différentes appréciations, différentes écritures, mais c’est à ça que nous devons le savoir. Les critiques publiques qui aujourd’hui se fondent là-dessus, sur les variantes entre les textes pour dire qu’il n’y a pas de révélation des textes et que ce sont des écritures qui se sont faites à différentes dates, c’est une manière un petit peu de dépouiller la Bible de sa sainteté, mais n’empêche que des variantes de textes ont existé puisque, dans la Bible même, vous avez le cri et l’optive, c’est-à-dire le texte tel qu’il est écrit et tel qu’il doit être lu, et quelquefois il y a même un mot qui est écrit et on ne doit pas lire ce mot, mais on doit lire quelque chose d’autre à la place de ce mot.
« Tehorim » par exemple, dans la Torah, c’est « corriger » mais cela ne figure pas dans le texte d’origine quand on écrit le Sénèbre Torah. C’est aux lecteurs de savoir que là-bas, il y a lieu de lire le texte autrement qu’il est écrit. Maintenant, le récit de l’art, le récit par exemple du déluge, c’est un récit qui existe également dans différentes cultures comme il y a des lois qui se rapprochent un petit peu du Décalogue et de Mishpatim, de toutes les lois que nous avons lues hier dans le Sefer Torah, et qui sont des lois qui étaient appliquées à peu près dans un autre contexte, par d’autres peuples ? Qu’est-ce que le texte a fait ? Le texte, il l’a tamisé, il l’a tamisé de tout et la révélation, c’est quoi ?
Quand le dévoilement de D’, comment l’imaginons-nous ? Est-ce qu’il est en train de nous parler ? C’est une voix, c’est un visage, c’est quoi ? Il faut réaliser que le dévoilement de D’, il est proportionnel à l’élan que nous prenons dans notre perception spirituelle du texte. C’est-à-dire que ce texte même de la Torah, vous pouvez le traduire d’une façon tout-à-fait vulgaire, vous pouvez faire un astérix, vous pouvez le réduire à un simple récit divers. Mais s’il y a une volonté d’élévation de la pensée du texte, à savoir qu’il y a un dévoilement, une révélation qui se fait à l’être, Au fur et à mesure qu’il manifeste ces exigences contipées de la recherche scientifique, au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans cette recherche scientifique, il va découvrir d’autres choses qui ne lui étaient pas offertes jusqu’à présent, mais à force de labeur, il croit en ce qu’il fait et à force de labeur, il va découvrir des choses.
Il en est de même de l’approche de l’exégèse du texte, tout dépend du quotient spirituel que l’on présente dans l’interprétation du texte. Alors ça permet un dévoilement et c’est ça, c’est ça l’esprit de sainteté qui porte l’homme à écouter une parole de D’ que tout le monde n’écoute pas, que tout le monde ne perçoit pas. Elle échappe, elle nous échappe, mais un homme qui a forgé son esprit dans l’étude de la Torah, il va découvrir dans le texte ce que nous, nous n’arrivons pas à lire, et c’est ça la révélation. Donc, qu’il y ait des livres apocryphes par-ci par-là qui reprennent, ou les mêmes histoires à peu près, ou les mêmes lois, ou les mêmes consignes, c’est un fait, puisque, en somme, À Kadojwa Lujo quand il parle, il parle à tout l’univers entier, l’entend celui qui veut l’entendre, mais il y a des éléments de base que tout le monde entend, que tout le monde atteint par lui-même, et c’est ce qui fait qu’il y a effectivement des lois noireilles qui s’imposent à l’homme, et on n’a pas besoin de l’élégiférer, conscience même les, disons, les adhèrent à ces lois de base. Mais nous, qu’est-ce que nous avons fait ? Nous les avons intégrés dans un autre contexte. Le Lothilsach n’assassine pas. Bon, je crois que toutes les morales des différents pays ont admis dans leur constitution, dans leurs lois, dans leur morale, le fait de ne pas tuer, de ne pas voler, mais à différents niveau. Ils n’en ont pas fait. Le fait de l’autre, il s’arrête, ce n’humilie pas ton prochain. Ne verse pas son sang intérieur. Alors tout dépend. Voilà, autre question. Merci beaucoup. Je vous C’est tout, alors je vais vous laisser.
Merci M. Bézé pour cette définition du roi Chacodèche. Ça valait la peine, rien que pour ça, dans votre nouvelle théorie. Il a bien fait de poser sa question. Merci beaucoup. En tout cas, personnellement, la critique historique, la critique biblique et les découvertes scientifiques, jusqu’à présent, ils ne font que renforcer ma foi, donc je n’ai pas très peur de ça. Et parfois, je me délecte de les écouter parce que quand on peut prendre le recul qu’il faut par rapport à ce qu’ils peuvent dire, je trouve que ce n’est pas dangereux pour nous. J’avoue humblement que je l’ai lu par curiosité. Donc, Luc, tu es sur le bon chemin. Merci. Mais il faut avoir de bonnes amarres.
Oui, je pense aussi. Non, mais c’est vrai que je rencontre régulièrement des esprits très simples qui me servent ça d’une manière tellement superficielle que ça a pleuré de rire. rire et que c’est à pleurer. Aujourd’hui je crois que les gens ne comprennent pas que D’ n’a pas cessé de parler, colga dol velojans, qu’il continue à parler, c’est nous qui sommes sourds à certains décibels de pensée. — Comme vous nous l’avez toujours appris, il est bien décrit, école coréba mit barre. — Est-ce que ça serait aussi, bonsoir, avec le collité de Harcinaï, c’est lié avec cela ? — Absolument, absolument. On nous dit à Harcinaï, le peuple juif n’a écouté que les deux premiers commandements et puis les autres commandements il a dit mais c’est pas possible on ne peut pas on n’entend pas on ne comprend pas alors d’aber ata imanu v’ni shma’ave ale d’aber imanu Elohim pennamut donc toi Moshe soit notre interprète donc Moshe a en en quelque sorte réduit le passage ou la parole de D’ qui n’était pas à la portée du peuple parce que le peuple se trouvait en bas de la montagne, il ne pouvait pas escalader la montagne.
Parlons la montagne de la pensée, d’une pensée spirituelle à haut niveau. Alors le peuple n’était qu’au bas niveau de la perception de la parole de D’, il avait besoin d’un agent de liaison, comme j’ai dit, comme Mouché. Mais il n’a entendu que les deux premiers commandements, Anuhi Asham Elokecha Velo Yelecha. Pourquoi ? Parce que Anuhi Asham Elokecha, ce n’est pas un commandement, c’est un fait. Je suis l’éternel ton D’, que tu le veuilles ou non. Qui va dire à ses parents « non, vous n’êtes pas mes parents » ? Que vous le vouliez ou non, c’est ton père, c’est ta mère. Donc, c’est Anukhi Hashem Elokecha, que tu le veus ou non. Maintenant, tu peux donner à ce Hashem Elokecha différentes consonances et différentes interprétations, alors on te dit, attention, « Ano chri ashe melokecha, meloï elecha, eloï maherim alpanaïk » N’en fais pas des dérivés.
Ça, on n’en veut pas. Si toi, tu vas considérer, n’est-ce pas, les dérivés comme essentiels, Tu vas te choisir un dieu de musique, ou un dieu artistique, ou un dieu scientifique, etc. Sache que ça, c’est déjà une réduction de la perception de « ha-she-ve-lo-kei-cha ha-she-ro-tse-ti-cha-me-er-et-mitzra-im », de celui qui t’a sorti, qui t’a arraché à toutes les contraintes. Moi, l’éternel qui t’arrache à toutes les contraintes, ça c’est la foi de base, c’est-à-dire cette liberté première à laquelle on ne peut pas renoncer. Si on renonce à cette notion de liberté première, on a altéré tout le reste. On est déjà sur la pente douce de l’idolâtrie. C’est cela qui nous protégeait quand on était très jeunes. On écoutait la musique et les chanteurs, mais comme on disait les idoles des jeunes, mais il n’était pas pour nous les idoles, on écoutait juste que la musique.
Ceci étant dit, je pense quand même que la musique peut nous faire atteindre des degrés d’élévation extrêmement fortes où certains compositeurs ont été empruntés d’une telle spiritualité, souvent on dit souvent quand on écoute Bach ou Mozart l’expression est de dire D’ descend sur terre parce que leur musique est empreinte d’une telle élévation d’âme de spiritualité, d’une telle grandeur que… Non, dis ce qu’on vient pas, mais remarquez que le chant a précédé la révélation de la Torah. La musique, hein ? Et tout celui qui étudie la torrent son musique et l’a perdu le sens sublime de la torrent. C’est pour ça qu’il faut chanter l’étude. Bien sûr, par exemple dans la musique il n’y a pas de mots. Oui, eh bien c’est Chiron, on aura l’occasion de parler de la Chiron. Que la musique exprime tout ce que les mots L’expression sublime de la parole, c’est le chant, c’est le shir. Quand on atteint le shir, shir c’est une boucle. Le chant, c’est une boucle. On a fermé le langage.
Je peux vous demander, est-ce que c’est un shir ou c’est le nigoun ? Ah, le nigoun, qui parle-là ? Je m’appelle Elona, j’étais votre élève. Alors, nigoun est un nom étranger à la langue hébreque. Mais vous ne trouvez pas dans la Torah le verbe nagen. Même pas David. Là, dans les frottettes, oui, vous trouvez le verbe nagen. Mais dans la Torah, vous n’avez pas le verbe nagen, vous avez shir. Vous avez Zémer, mais vous n’avez pas Naguène, vous avez l’Amnatséah bin Guynote, c’est après. Alors le chan est une parole aussi. C’est pour cela que c’est la parole chantée, une parole chantée, c’est ça la musique. C’est ça la musique première, c’est ça le fondement, c’est pas une musique abstraite parce que de la même manière que les idées dans la Torah ne peuvent pas être des idées dans l’absolu qui ne soient pas rattachées à la réalité de la vie, Eh bien, ça ce n’est pas, il n’y a pas de pensée juive, la notion de pensée qui ne soit pas liée à un engagement de vie juive, ça n’intéresse pas, il n’y a pas de philosophie, ça n’existe pas.
C’est une manifestation tardie, n’est-ce pas ? Monsieur, je voudrais, si vous avez terminé, je voudrais dire cette parole de Platon. Platon quand même, 4-5ème siècle avant Jésus-Christ. La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée. Je pense que ça dit tout le pouvoir d’élévation de la musique. Nietzsche lui-même a dit, sans la musique, la vie serait une erreur. Qu’a dit la musique et la langue des émotions ? C’est merveilleux. Mais alors moi je te ferai des citations. Oui. Citations de Thééline. Bien sûr. Ou des prophètes. Bien sûr. Nous n’écoutons que des musiques. Et les émirotes, ce sont les mélodies, ce sont les airs, mais il y a de nombreuses citations, et vous savez le shirachirim, le shirachirim c’est kodeshkodashim, c’est le saint des saints, dans la parole c’est le kontik des kontik.
Merci beaucoup, au revoir, à la semaine prochaine, Bessat Hashem. Au revoir à tous, et je profite de partager les coordonnées bancaires de la Maison de la Culture Juive. Je vous remercie beaucoup à tous, au revoir. Merci beaucoup, au revoir. Je prends vite une photo, Luc, je prends vite une photo de… Il n’y a pas de souci, fais comme tu veux. Voilà, c’est fait. Je veux le mettre sur WhatsApp, peut-être. Je peux le mettre sur WhatsApp, oui, je vais le mettre sur le groupe, alors il n’y a pas de souci. Merci beaucoup, monsieur Benizri, merci encore une fois pour ce cours extraordinaire, merci infiniment. Au revoir ! Bonsoir, asleep ! 구� puncto Bonsoir tout le monde, Bonsoir Jean-Julien.
Ch’avouéometer Ch’avoué EstáV, V art Y sehr!
Une étude du Rav Raphaël Benizri. Voir aussi toutes les études sur Pourim.