Pirkey Avot, chapitre 4 : Ben Azzaï et la course à la mitzva

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours étudie la deuxième michna du quatrième chapitre de Pirkey Avot, celle de Ben Azzaï : cours après une mitzva même légère et fuis la transgression, car une mitzva entraîne une mitzva et une transgression entraîne une transgression, le salaire d’une mitzva étant une mitzva. Il fait suite à la michna de Ben Zoma qui définissait le riche, le fort, le sage et l’homme digne de respect. L’essentiel de la séance est consacré à une question préalable : qu’est-ce au juste qu’une mitzva — un ordre, un lien, une contrainte, une nécessité ? Le Rav Raphaël Benizri y répond avant d’en venir à la course dont parle le texte et à la maxime suivante, qui interdit de mépriser quiconque.

Le cours s’ouvre sur la figure de Ben Azzaï lui-même : un homme sans titre rabbinique, désigné par le nom de son père, d’une érudition qui couvrait tous les domaines de la parole révélée, disciple et compagnon d’étude de Rabbi Akiva. Le Rav rappelle qu’il fut de ceux qui franchirent le seuil de la connaissance de l’au-delà, qu’il ne se maria pas alors qu’il enseignait la gravité du refus de procréer, et qu’il figure parmi les dix suppliciés. Cette biographie sert à situer le tempérament d’un esprit vif et tranchant, qui n’a pourtant jamais bousculé l’enseignement de ses maîtres.

Vient ensuite la partie centrale : la mitzva comme lampe qui pénètre là où la lumière diffuse de la Torah n’entre pas, ses trois niveaux d’accomplissement, sa portée sociale et universelle, et le refus de toute échelle entre commandements légers et lourds. Le cours aboutit à la maxime qui suit, sur l’heure de chaque homme et la place de chaque chose, puis à deux questions de l’auditoire, l’une sur le rapport de la mitzva à la lumière de la Torah, l’autre sur les mitzvot accomplies par des non-juifs.

Ce que dit ce cours

Cette michna complète celle de Ben Zoma. Ben Zoma définissait le riche comme celui qui se contente de son sort et s’en réjouit, le fort comme celui qui parvient à se maîtriser, le sage comme celui qui cherche à prendre de tout homme, et l’homme digne d’honneur comme celui qui respecte autrui. C’est à cet ensemble que Ben Azzaï vient ajouter sa propre définition, en portant l’attention sur la mitzva elle-même.

Ni Ben Zoma ni Ben Azzaï ne portent le titre de rabbi. Ils sont désignés par leur filiation, comme fils de Zoma et fils d’Azzaï. On dit qu’ils furent orphelins dès leur jeune âge, et que les nommer ainsi était une manière de perpétuer la mémoire de leur père. Leur seul attribut, en somme, était le respect et l’amour qu’ils vouaient à leurs parents, au point de faire abstraction de leur propre nom.

Leur érudition embrassait tous les domaines à la fois. Elle ne se limitait ni à la pensée, ni à la loi, ni à la Kabbala, mais parvenait à couvrir tous les aspects de la parole révélée et à les tenir comme un tout. Car la véritable idolâtrie consiste à morceler les choses et à les prendre pour des éléments indépendants. Le corps de l’homme est un tout, l’univers aussi ; il ne faut pas se focaliser sur un aspect ou sur un organe en ignorant le reste, mais chercher une harmonie d’ensemble, dans le corps comme dans l’esprit. C’est ainsi que fonctionne la proclamation d’unité que nous répétons matin et soir : nous ne divisons rien, ni au niveau de la création ni au niveau de l’esprit.

Ses maîtres étaient pour lui comme la pelure de l’ail, et ce n’était pas du mépris. Ben Azzaï fut le disciple et le compagnon d’étude de Rabbi Akiva, et le disciple de Rabbi Yehochoua ben Hanania. L’image ne le diminue pas : de même que l’ail est fort de saveur tandis que sa pelure n’en a aucune mais protège l’intérieur, l’enseignement de ses maîtres a toujours enveloppé cet esprit vif et tranchant qui cherchait la vérité au fond des choses. Car lorsqu’on creuse et qu’on veut aller au fond, on tend à bousculer l’enseignement reçu ; ce ne fut pas son cas.

Il fut de ceux qui franchirent le seuil de l’au-delà, et l’on dit qu’il en mourut. Il est des seuils qu’on dépasse et l’on n’appartient plus alors à ce monde : on est dans le monde des anges, dans celui des idées, totalement déconnecté du réel. C’est aussi pourquoi il n’eut pas de vie conjugale et ne se maria pas — certains disent qu’il aurait épousé la fille de Rabbi Akiva, mais pour très peu de temps. Il enseignait pourtant que celui qui se dérobe au commandement de procréer est comme s’il versait le sang, et on le lui reprocha ; il répondit que son âme était éprise de la Torah, que d’autres s’en chargeraient et que lui en était incapable. Il figure parmi les dix suppliciés.

Rester au stade de la contrainte transforme la mitzva en idolâtrie. Le mot qui la désigne évoque l’ordre, et laisse donc penser à une contrainte : dans l’éducation première, on n’y échappe pas, car l’éducation d’un homme passe d’abord par des règles à assumer. Mais s’en tenir à cela devient une pratique idolâtre, pour cette raison simple que ce n’est plus nous qui accomplissons : c’est une force extérieure qui nous l’impose, et devenir le valet de cette force est blâmable.

Être attentif à la mitzva, c’est lire à travers elle. Le verbe employé ne dit pas seulement la précaution : il dit la lecture. Car la mitzva est une lampe et la Torah une lumière. La Torah est une lumière diffuse, qui reste au niveau d’une théorie d’ensemble ; la lampe, elle, pénètre les interstices et les recoins les plus inaccessibles. À ce titre, la mitzva se tient plus haut que la Torah.

Il y a dans la mitzva un corps, un esprit et une essence. De même que nous sommes dotés d’un nefesh, d’un rouah et d’une nechama — la réalité physique, l’esprit, l’essence —, il y a le corps de la mitzva, celle qu’on pratique par habitude parce qu’elle ne coûte rien et n’engage à rien ; il y a son esprit, que nous comprenons et apprécions, mais qui peut rester une noble pensée ou une quête d’érudition ; et il y a son essence, qui est de l’accomplir lichma, en son nom, dans une gratuité totale. C’est alors la volonté que nous partageons avec le Créateur, et nous devenons en quelque sorte associés de ce qui insuffle une âme au monde.

« Une terre qui dévore ses habitants » dit le danger de l’installation. Comment une terre peut-elle dévorer ses occupants ? Ceux qui s’installent dans le pays et perdent le sens de l’évolution, qui se laissent vivre dans une monotonie sans rien de nouveau, sans aspiration nouvelle, sans volonté de déplacement, sont victimes de leur propre installation. Il ne faut pas être assis sur la terre, il faut aller de l’avant.

Ce qui permet d’aller de l’avant, c’est précisément la mitzva, parce qu’elle est un lien. Elle est certes un ordre, et je suis son sujet comme je suis le sujet du Créateur et de ceux qui m’ont mis au monde, jusqu’à ce que je puisse affirmer mon autonomie. Mais elle est d’abord ce qui interdit l’isolement, la solitude et l’anéantissement. Sa signification est triple à mon égard : elle me permet de me régénérer, de vivre avec mon prochain et de créer un lien avec la société qui m’entoure, et surtout d’aller au-devant du Créateur. Les sages n’ont pas mâché leurs mots en disant que les mitzvot sont des éléments du divin : observez ce que moi j’observe.

Sur deux cent quarante-huit commandements positifs, nous n’en pratiquons personnellement qu’une soixantaine. Le reste se fait d’un commun accord avec les autres éléments de la société. Il suffit que quelqu’un accomplisse le rachat de l’ânon ou la tonte du troupeau — tout le monde n’a ni ânes ni moutons — et que j’y participe, que je sois là, pour qu’il l’ait fait pour l’ensemble. Car toutes les mitzvot que nous accomplissons ont une résonance sociale, nationale, voire universelle. Comment l’expliquer ? Le Rav dit qu’il n’y a pas d’explication.

Ben Azzaï demande de courir après la mitzva. La mitzva ne s’offre pas à toi : elle invite à la course, à la marche, à une activité rapide, elle sort l’homme de sa torpeur et de son train de vie. Il y a bien des mitzvot légères et des mitzvot lourdes : construire un parapet au toit d’une maison va de soi, comme les bénédictions du matin, qui relèvent aussi de l’hygiène ; le Chabbat, lui, est lourd, puisqu’il faut fermer le magasin quand tout le monde ouvre et s’adonner à une spiritualité intense, ce qui n’est pas facile.

Mais dans la pratique, il n’y a ni légère ni lourde. L’application que tu montreras dans une mitzva qui ne te coûte rien t’ouvrira les portes d’une mitzva dix fois plus importante, parce que le salaire d’une mitzva est une mitzva. Tu ne sais pas à quoi une mitzva va te mener. Il ne faut donc pas opérer un choix entre celles qui sont difficiles et celles qui ne le sont pas.

Il ne faut pas chercher son profit dans la mitzva. On ne s’en sert pas comme d’un manteau de religion. Le véritable accomplissement, c’est de pouvoir passer à une autre mitzva, plus haute : son salaire est cette élévation propre, qui se fait lentement. C’est la mitzva qui engendre la mitzva.

À l’inverse, il faut fuir la transgression, car elle en entraîne une autre. Autant l’on demande de courir après la mitzva, autant l’on demande de fuir la faute — laquelle consiste à s’écouter, à satisfaire ses pulsions, à répondre à ses besoins et à profiter de tout ce qui s’offre. Ces pulsions sont pourtant inhérentes à la vie, et sans elles nous ne pourrions pas continuer : ce que nous appelons le mauvais penchant est aussi créateur, c’est lui qui fournit à la société les forces nécessaires pour aller de l’avant. La faute commence lorsqu’on s’y arrête et qu’on outrepasse la ligne de ses propres besoins. L’image de celui qui fuit est Yossef devant la femme de Potiphar.

Toutes les mitzvot forment un seul bloc. Celui qui pratique une mitzva en allant au fond d’elle est comme s’il avait pratiqué toutes les mitzvot de la Torah, parce qu’il a atteint l’essence de l’ensemble. Ici comme dans le domaine de la pensée, il est interdit de morceler et il faut conserver la vue d’ensemble. Et dans la pratique de la mitzva réside une manière d’attirer la présence divine dans ce monde : en y adhérant, on permet à cette présence de résider parmi nous.

Il n’est pas d’homme qui n’ait son heure, ni de chose qui n’ait sa place. Ne méprise donc personne et ne tiens rien pour négligeable : si une chose te paraît étrange, c’est que son moment n’est pas venu, mais elle a en elle-même son importance et son intimité, tout comme toi. C’est aussi ce qui vaut de ma propre venue : des générations et des générations m’ont précédé, et si je suis venu dans cette génération-ci, c’est dans celle-ci que je dois remplir ma mission. C’est mon heure, et c’est là que ma mission a un sens.

La mitzva n’est pas supérieure à la Torah, mais elle en est la lumière portée au plus près. À une auditrice qui rapproche l’enseignement du verset « par ta lumière nous voyons la lumière », le Rav confirme : c’est par la pratique des mitzvot que la Torah se voit dans une unité de lumière. Interrogé ensuite sur les mitzvot accomplies par des non-juifs, il répond que beaucoup de commandements tombent sous le sens et relèvent de la morale universelle — ne pas voler, ne pas mentir — et que le peuple juif n’en a pas le monopole. Mais la manière de les pratiquer diffère : détachée de l’ensemble, une mitzva n’est ni entière ni parfaite, et peut à la limite devenir un culte personnel ; il faut qu’elle fasse corps avec la totalité de la Torah, et c’est ainsi seulement qu’elle dure.

Transcription intégrale du cours

Nous abordons l’étude de la deuxième Michna dans le chapitre 4, que nous allons lire Shabbat prochain. Cette Michna complète les paroles de Benzoma, qui devinissait le riche, celui qui se contente de son sort, se réjouit de son fort. Le fort est celui qui arrive à maîtriser cette fiction. Le sage est celui qui cherche à prendre de tout homme et enfin celui qui est digne de respect, de dignité, d’honneur est celui qui respecte autrui, respecte les autres, il va à D’. Alors, vient Ben Azay. Vous remarquez que Benzoma et Ben Azay n’ont pas de titre de rapin. Ils portent plus le nom de filiation par rapport à leur père, Zoma et Azay. On dit qu’ils ont été orphelins de leur jeune âge, et par conséquent, on les appelait, c’est une façon de perpétuer la mémoire de leur père, en les appelant fils de Zoma, En réalité, leur seul attribut était le respect, l’amour qu’ils vouaient à leurs parents au point qu’ils ont fait abstraction même de leur nom.

Ces hommes-là se sont distingués par leur érudition qui épousait de nombreux domaines et était particulièrement sensible à une ouverture d’esprit au travers de la Torah elle ne se unitait pas ni au domaine de la pensée, ni au domaine de l’anavachat, ni au domaine de la Kabbala, mais qui arrivait effectivement à couvrir tous les aspects de la parole révélée et à les boire comme un tout, la véritable avadazara, l’idolâtrie, c’est de morceler les choses et de les prendre comme des éléments, disons, indépendants, Le corps de l’homme est un truc, l’univers aussi, l’univers physique et l’univers périfiant. Et par conséquent, il ne faut pas se focaliser uniquement sur un aspect ou sur un organe en ignorant tout le reste.

Il faut plier une harmonie dans de l’ensemble, et dans le corps et dans l’esprit. C’est comme ça que fonctionne effectivement la proclamation d’humanité que nous cessons de proclamer matin-souris. à savoir, nous ne divisons pas, nous n’observons rien, ni au niveau du monde de la création, ni au niveau du monde de l’esprit, et Benzoma a été effectivement, je dis Benzoma, nous Nous sommes en train d’étudier Benazay. Benazay était l’homme de cette ouverture d’esprit qui fait qu’au travers de son étude, il y avait toujours une lumière intense qui se détachait. Mais cet homme l’a pas pêché par offre d’œil, au contraire. Il a considéré ses maîtres, il était disciple et compagnon d’études de Rabi Aikiba, il était disciple de Rabi Ushua Ben Kananiya aussi, mais il disait que les hahamim pour lui, ses maîtres pour lui étaient comme l’hypatation, comme la plumure de l’ail, Ça n’a rien de nous présent au contraire. Lui, il était un esprit vif, tranchant.

Vous savez que lorsqu’on creuse et qu’on veut aller au fond des choses, à la limite en l’attendance à bousculer l’enseignement des maîtres, ce n’était pas son cas. tout comme l’ail est harine, de par ses saveurs très fortes, mais la peulure, elle le protège mais elle n’a aucune saveur, seulement elle protège l’intérieur, et bien tel était l’enseignement de ses maîtres. L’enseignement de ses maîtres a toujours englopé son esprit qui cherchait la vérité au fond des choses, parce que nous n’avions pas que Ben al-Zaï a été de ceux qui ont osé franchir le seuil de la connaissance, de l’au-delà, de son vivant, et on dit qu’il est mort, parce qu’il y a des seuils que l’on dépasse quelquefois Et on n’appartient plus à ce monde, on est dans le monde des anges, on est dans le monde des idées, on devient totalement déconnecté de la réalité de ce monde.

Et c’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, Benazai n’a pas eu de vie conjugal et ne s’est jamais marié. Certains disent qu’ils auraient épousé la fille d’Arabia al-Divah, mais pour une très courte période, mais pourtant c’est lui qui disait que tout celui qui évite de pratiquer la mitzvah de Cléa Bélivienne. La mitzvah de procréation, c’est comme s’il commettait une fusion de sang, et on le veut à reprocher. Quelle a été sa réponse ? Le feu de l’air par un petit bord. Je n’arrive même pas. Je laisse s’il se va à d’autres personnes mais moi j’en suis incapable je suis dépaté et c’est la raison pour laquelle on le considérait comme l’absence de ce monde alors que c’est figuré au nombre des dix personnes, des dix victimes, des dix grands qui ont été exécutés cruellement par D’-même.

A quoi nous inviter ? Benazat. A nous attardit sur le sens de l’amixement. Qu’est-ce que l’amixement serait-ce un ordre ? un lien, relève-t-elle d’une contrainte ou d’une nécessité ? On peut répondre tout à la fois, mais le terme de Tsar, d’ordre, vous laissez penser que la Torah est une contrainte, la Mitzvah est une contrainte, certes dans l’éducation première, on n’y n’échappe pas. L’éducation de l’homme passe d’abord et avant tout par certaines règles qu’il faut assumer. Mais lorsqu’on reste au stade de cette contrainte, uniquement Cela devient une abodhazala. Cela devient une pratique d’idolâtrie. Pourquoi ? Pour la simple raison que ce n’est pas nous qui accomplissons la Torah, qui accomplissons la mitzvah, mais c’est une force extérieure qui nous impose cela, et devenir le valet de cette force extérieure qui nous contraint à la mitzvah est blamable, il faudrait arriver à être Zahir b’Mitzvah, Zahir b’Mitzvah, on traduit faire attention à la pratique de la Mitzvah.

Mais Zahir b’Mitzvah, c’est lire à travers la Mitzvah. Kinel Mitzvah b’tora’or. La Mitzvah est une lumière. Tora’or, la Torah, elle est une plus grande lumière. Elle est une lumière diffuse, mais quand on, on est baudet que le Hamas, quand on veut effectivement éliminer tout ce qui risque de tourner avec sœur de nous, en nous, cela c’est les oranères, la lumière du nerf. c’est avec le nerf qu’on va dans les interstices, dans les trous pour boire et évidement s’il n’y a pas de ramex. La mitzvah est à ce niveau plus élevée que la Torah. Parce que la Torah reste au niveau d’une théorie d’ensemble, Le nerf de l’amour, lui, il introduit la lumière dans les endroits les plus inaccessibles à la lumière et c’est la raison pour laquelle, de la même manière, nous sommes dotés de par notre création d’un nefesh, rouah et nechama. Nefesh c’est la réalité physique de l’être, rouah c’est l’esprit, nechama c’est l’essence. Il y a dans une mitzvah un nefesh, rouah et nechama, le corps de la mitzvah et quelquefois ce sont les mitzvots que nous pratiquons tout simplement par habitude ou parce qu’il ne coûte rien, il ne nous engage à rien et il y a le Loire de la mitvin, l’esprit de la mitvin, l’esprit de la mitvin, nous comprenons, nous l’apprêtions, ça peut rester au niveau d’une noble pensée, d’une volonté d’étude, d’une quête d’érudition, mais nous n’avons pas touché l’essence de la de la mitzvah. L’essence de la mitzvah, c’est quand on l’a fait l’ishma. L’ishma, ça veut dire en son nom. Il y a une gratuité totale dans la volonté de la mitzvah étant donné que c’est la volonté que nous partageons avec le Créateur de l’univers, et bien Nous voulons, en quelque sorte, être les associés de la mitzvah qui empêche le monde végétif parce que la mitzvah c’est celle qui insupple une âme au monde et qui nous permet de se régénérer le passé.

On l’a dit même à propos de la terre d’Israël. « Eretz ochel eti ochvein » « Eretz ochel eti ochvein » Une terre qui dévore ses occupants. Comment une terre peut-elle dévorer ses occupants ? « Eretz ochel eti ochvein » Ceux qui s’installent dans le pays et qui n’ont plus le sens de l’évolution et qui se laissent vivre dans une monotonie sans pain, sans le moindre nouveau, sans désaspiration nouvelle, sans une volonté de déplacement, bien ils sont victimes de leur installation sur cette terre, de leur occupation sur cette terre. Il ne faut pas être yoshev sur la terre, il faut véritablement aller de l’avant, Et ce qui permet d’aller de l’avant, c’est l’amidstman, parce que l’amidstman c’est une marche avec, non seulement le prochain, parce que la notion, le tzav la tzav et kav la tav, c’est un lien, l’amidstman est un lien, certes il y a une notion d’ordre Et je suis le sujet de l’Amitzva, comme je suis le sujet du créateur, comme je suis le sujet de ceux qui m’ont mis au monde jusqu’à ce que je puisse affirmer mon autonomie, mon indépendance.

Alors, la mitzvah c’est un lien, ce lien c’est se condamner à l’isolement total, à la salitude, à l’anéantisme. C’est en cela que la mitzvah a une triple signification par rapport à moi. Elle me permet réellement d’aller de l’avant, de me régénérer, de vivre avec mon prochain, de créer un lien avec le monde environnement, la société environnante, et surtout d’aller au-devant du Créateur, vous qui adhérez à l’Eternel, D’, l’adhésion, de quelle manière ? C’est bien ? Les Hakamins n’ont pas marché leurs mots. Ils ont dit que les mouvements, ce sont des éléments du Divin. Il observe les Mitzvahs, les Chambrous et les Mishmaltis, ils vont observer ce que moi j’observe. Et la Mitzvah, elle a une réalité spérifique qui est au-delà de notre compréhension et qui brise les chaînes de ce carcan universel dont elle nous culpait, et qui nous permet d’avoir une vue d’ensemble, de moi dont on a l’insertion dans la société, de la société qui est effectivement autour de moi et à mon service, et de mon créateur, celui qui me dispense la vie et cette vie est mitzvah.

Pour cette mitzvah, c’est l’ensemble de la Torah, il est vrai que la Torah, l’ensemble de la Torah, c’est 248 mitzvotats, il y a 248 actions positives, Mais, je vous invite à l’autant des 375 commandements négatifs, entre parenthèses. Sur ces 248 commandements politiques, nous faisons tout au plus 60 personnellement, autres. C’est d’un commun accord avec tous les autres éléments de la société. Et il suffit que quelqu’un par exemple fasse la mitzvah de Pétel Hamel, du rachat d’un d’un anon, ou bien de la tante des agneaux, de la tante des moutons, tout le monde n’a pas de moutons, tout le monde n’a pas d’ânes, de jumeaux, alors, mais c’est suffisant que quelqu’un la passe, et que moi je participe, que je sois là, il a fait pour l’ensemble parce que toutes les mitzvotes que nous faisons ont une résonance sociale, nationale, voire universelle.

Comment l’expliquer ? Il n’y a pas d’explication. parce que la mitzvah c’est en quelque sorte le nom dit ben qui est le vav-hé de la mitzvah c’est le vav-hé du yut-kei vav-hé donc du nom yut-kei vav-hé, le vav-hé c’est le nom ici-ben Le Vavre est la lettre de la vérité, la lettre que l’on retrouve dans Vavre à Moudiv dans la Torah. Elle est la lettre de la Torah, Vezotatorah. On ne dit pas Zotatorah, mais Vezot. par l’introduction du vape, on dit des auteurs d’autant, parce que le vape c’est celui qui stabilise tout, c’est celui qui donne une réalité à l’ensemble des éléments de l’univers, à l’ensemble de nos éléments à nous dans l’autre niveau et à l’ensemble de la société qui nous compose avec ces nuances, ces éléments divers, bien sûr, qui ne sont pas tous les mêmes.

C’est celui qui a essayé, celui qui multiplie ou celui qui s’applique à faire le plus grand nombre de mites votées, celui qui se limite à la mesure à l’indispensable, l’essentiel l’essentiel c’est l’Oriento vers le ciel, c’est-à-dire dans un esprit de gratuité tout sans rien. La mitzvah c’est l’ishmar. Le vavré, c’est ce qui se partage avec le yutke, le vavré, le vavré de la tribu divine. Mais le yutke en lui est un attributif. Vous vous savez, qu’il y a différentes lectures de la Torah au travers de l’alphabet ébraïde, soit dans le sens du Aleph-Bel, soit dans le sens du Tav qui remplace le Aleph, du Shin qui remplace le Bel, du Rej qui remplace le Guimel et ainsi de suite, ça s’appelle Il y a une autre, mais je vous donne celle-là, et aux lettres, mixte correspond dans l’alphabet atvash le yudeh, c’est-à-dire qu’il y a un sens caché de la mitzvah qui correspond à la prévue « divin » pour qu’on en dise, au Youdee, seulement que nous ne perseguons pas.

Or, nos sages m’ont dit, l’être divin en lui-même, il est fait de ce tissu des de telle sorte que l’homme puisse maintenir un contact avec cette notion de perfection, de plénitude, d’aspiration en au-delà de ses problèmes. Alors maintenant, que dit Benazel ? Benazel est véloce et mitzvakale, court après la mitzvah. Bon, la mitzvah ne s’offre pas à toi. Elle invite à la course, elle invite à une marche, à une activité rapide. Elle sort l’homme de sa torpeur, de son train de vie, mais bien sûr qu’il y a des petites mitzvothes et des grandes mitzvothes. Il y a des mitzvothes légères, des mitzvothes, par exemple, de marraker, de construire un parapet, de faire un parapet à un toit lorsqu’on construit une maison.

se tombe dans le sens, disons, d’évidence même, mitzvah, kalan, on peut tout construire d’une maison, la mitzvah, la toilette du matin, les bénédictions du matin, etc. Ça fait partie de l’hygiène, les câlins, celle du Shabbat, où il faut fermer le magasin alors que tout le monde ouvre, celle du Shabbat où il faut véritablement s’adonner à une spiritualité intense. C’est du coucou, ce n’est pas facile de célébrer un Shabbat avec tous les intervalles. Oui, mais il dit, il n’y a pas de kalla et de hamoula dans la pratique. Et verra ce mitzvah kalla, l’application que tu vas montrer dans la pratique d’une mitzvah qui ne te coûte rien, ben celle-là elle va tomber dans les portes d’une mitzvah qui est dix fois plus importante, parce que sheshar mitzvah, mitzvah, parce que le salaire d’une mitzvah c’est une autre mitzvah.

La mitzvah, il ne faut pas chercher effectivement à trouver ton bonheur là-dedans, ton profit. Il ne faut pas tout simplement se servir de la mitzvah comme un manteau de religion La véritable mitzvah, l’accomplissement du mitzvah, c’est pouvoir passer à un autre supérieur du autre mitzvah et cela son salaire. Son salaire, c’est d’être en élévation propre, qui se fait lentement. C’est le Mitzvah qui gare les Mitzvahs, parce qu’une Mitzvah entraîne avec elle une autre Mitzvah. Donc, il ne faudrait pas s’arrêter à faire un choix dans les Mitzvahs et à considérer celles qui sont difficiles et celles qui ne sont pas. Tu ne sais pas à quoi une mitzvah évidement va t’ammener. Et à contrario, AVERA GORELE T’AVERA.

T’as aussi tu dois te voir évéborer Amina Avera. Autant on te demande de courir après la mitzvah, de t’activer à faire un médecin, mais de fuir la haverain parce que la haverain c’est comme nous avons dit tout à l’heure, c’est s’écouter, satisfaire ses pulsions, répondre à ses besoins et chercher à profiter de tout ce qui s’offre à nous. La ravella, elle est elle-même des gens inhérents à notre vie parce que sans elle, nous ne pouvons pas effectivement continuer à vivre. Le yétrano, nous l’avons déjà dit que le yétzalala, ce que nous appelons le mauvais d’instinct, en réalité, il y est aussi. Il a un nombre créateur. C’est lui qui offre les pulsions nécessaires à la société pour aller de l’avant, pour survivre.

Alors, mais Havera, c’est lorsque on ne s’est arrêté à là et on a outrepassé les lignes de nos propres besoins. Alors, on boréah min ha’averah Yosef, nous avons l’image de Yosef qui fuit la femme de Petit-Farck, on boréah min ha’averah, que de la même manière que le Mitzvah colère le Mitzvah, ha’averah colère le Mitzvah. Là la porte est ouverte vers le monde, l’univers de la débouche, et ici aussi il faut savoir que cette autodestruction de l’être pour le mavera sera lavera abue, une fois que nous sommes pris dans cette encre linge, nous n’arrivons plus à nos essais. Donc, ce que Ben-Ratay ajoute à l’enseignement de Ben-Zorah à savoir, C’est le sagesse, le maitre, le sagesse.

C’est le responsable, qui est le sagesse, qui est le chrétien. C’est le responsable, qui est le chrétien, qui est le respecteur, qui est le sagesse, le responsable, le maitre, qui est l’or. Je vous souhaite une bonne nuit, à très bientôt. Tout cela est d’abord sous le signe de l’humilité face à l’habitant. Je suis de me réaliser dans le domaine de l’Hormone, dans le domaine du Rocher, dans le domaine du Cabot, dans le domaine de la Cabourgne, uniquement par la voie de « shal mitzva mitzva » ou « shal habela habela » Donc la mitzva elle-même est un monobloc. Toutes les mitzvotes constituent un bloc. Celui qui pratique une mitzva qui est « hattar », celui qui va au fond d’une seule mitzva, c’est comme s’il avait pratiqué toutes les mitzvotes de la tour.

parce qu’il a effectivement atteint l’essence de l’ensemble de la mitzvah. D’ailleurs, la Torah, quand elle parle de toutes les mitzvahs, elle dit « k’chola mitzvah » et l’on pourra le séglir pour l’ensemble des mitzvahs. Il faut dire attention, là aussi, dans le domaine comme dans le domaine de la pensée, il est interdit de morceller les éléments de pensée et qu’il faudrait conserver le vu d’ensemble, en toute chose, dans les domaines, dans le domaine de la pratique, de la réalisation de soi. Il y a, dans le domaine de la mitzvah, dans la pratique de la mitzvah, une manière d’attirer la présence divine dans ce monde. parce qu’étant donné que l’univers de Mitzvah est celui qui, l’être divin, en l’appliquant, en y adhérant, on permet à cet être divin de résider par nous.

Il était la raison pour laquelle il l’a eu. Il avait dit à l’étudiant, « Ne t’inquiète pas de tout l’homme. Il ne peut pas être très fort. Et ne t’en fais pas de tout. » Il a dit, « Ne te fous pas. Ne t’inquiète pas. Ne t’inquiète pas. Si tu n’as pas d’homme, parce que tout procède d’un monde, et le moment n’est pas venu, il y a tout simplement si la chose semble étrange, tu as l’apprécié, pour le moment c’est parce que ce n’est pas lui. Mais en elle-même, elle est importante, en elle-même, n’importe quelle parole, n’importe quel élément a son intimité, tout comme toi, tout comme ta personne, nous le disons à tu pour, à tu l’onotzati, et ne qu’il aï, dans choshenotzati, l’onotzati.

Moi-même, c’est à cette époque que je suis appelée à égliser, mais avant et il y a eu des générations et des générations. Mais dans ces générations, je m’apparais là-dedans. Je ne pouvais pas éviter. Si je suis venu dans cette génération, c’est dans cette génération que je dois remplir ma mission. C’est mon heure et c’est là que ma mission a un sens. Par chercher notre santé, qu’il ouvre notre santé. Maintenant que j’ai été créé, je dois faire en sorte qu’il ouvre notre santé comme si je n’avais existé que pour remplir ma fonction dans ce moment-là et nous ne le remplissons dit Benazzai, à travers de l’âme. Voilà la réflexion sur la propre de Benazzai, si vous avez des questions à proposer.

J’ai deux questions. Votre étude, et je vous remercie beaucoup pour cette étude, m’a fait penser à Théréline. Par ta lumière, nous voyons la lumière. Donc je comprends qu’à partir des mitzvahs, la pratique des mitzvahs, nous voyons la Torah dans une unité de lumière. C’est ça. Et ma deuxième… Dans ce sens-là, la Torah, la mitzvah ne serait pas supérieure à la Torah, mais plutôt une lumière vert. Voilà. Alors, écoutez, il y a un élément que je n’ai pas dit, il y a deux R dans le nom divin. Yud-ke-vav-he. J’ai dit qu’il y a une partie de la mitzvah qui est ineffable, qui n’est pas proche de notre empendement, qui nous échappe, c’est le premier hé et il y a l’expression physique naturelle de cet mitzvah après la taurin, après le bas Alors le premier est le tissu de la mitzvah qui enveloppe l’être divin et qui lui donne la Torah.

Et la Torah, nous sommes en train de l’étudier, nous sommes en train de l’apprendre, Nous sommes en train de l’analyser sous toutes ses formes, mais pour ce faire, le deuxième « et », c’est un « et » de la réalité présente, de la pratique du moment même, de l’expression physique que nous donnons à la mitzvah. Merci beaucoup. Et une deuxième question. Est-ce que la pratique ou même la notion de mitzvah est réservée au peuple juif ? On voit très bien que de temps en temps des personnes non-juives dont on peut dire voilà, c’est une mitzvah. Est-ce qu’en tant que pratique, on peut le considérer dans cet ensemble de mitzvahs pratiqués par le peuple juif, ou est-ce qu’on fait une séparation ?

Pour les uns, c’est peut-être une bonne œuvre, et pour les autres, voilà, une mitzvah, t’as assez, l’autre t’as assez, etc. Alors, il y a des mitzvahs qui tombent sous le sens de la logique. L’outil qu’une autre par exemple ne vole pas, ne ment pas, ne porte pas d’impôt émunienge. Et il n’y a pas que le peuple juif qui les pratique. Je crois que cela relève de la morale universel. Il y a beaucoup de lois qui relèvent de la morale universel. Mais la manière de les pratiquer est différente. parce que ces lois, quand on les a détachées de l’ensemble, je vous ai dit que la mitzvah était un bloc c’était une unité, par conséquent, quand nous pratiquons une mitzvah, nous la pratiquons à l’intérieur de cette unité Nous la rattachons toujours à cette unité, à cet ensemble, et tant que nous ne la rattachons pas à l’ensemble, elle n’est pas entière, elle n’est pas parfaite, elle peut être même à la limite une, un groupe personnel, un culte étranger, pourquoi ? Parce que C’est ma nature, c’est ma nature de donner de la charité, c’est ma nature de m’attacher à la vérité, de ne pas mentir, de ne pas faire du mal à autre vie, mais cela n’est Je dis qu’il faut que la Mitzvah que je pratique, elle soit, elle fasse corps avec l’ensemble de la Torah.

C’est comme ça qu’elle est dans sa perpétuité. Autre question ? Bon, alors…