Pirkey Avot, 9e partie : Shemaya et Avtalion

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours poursuit la lecture du premier chapitre de Pirkey Avot avec les deux maximes de Shemaya et Avtalion, la quatrième paire de la chaîne de transmission de la Loi. La première demande d’aimer le travail, de haïr les charges d’autorité et de ne pas se faire connaître du pouvoir ; la seconde met en garde les sages sur leurs paroles, sous peine d’exil vers un lieu d’eaux malsaines où les disciples périront et où le nom des cieux sera profané. Ces deux maîtres étaient des convertis, et le Rav Raphaël Benizri commence par en tirer une remarque sur la place de ce qui vient du dehors. Le cours se referme sans aborder Hillel et Shammaï, annoncés pour la suite.

Le point de départ est lexical : la distinction entre avoda, les travaux serviles et les contingences, et melakha, le travail comme service rendu à la société par l’esprit créatif. C’est de melakha que parle la michna, et c’est ce mot qui apparaît pour la première fois à l’achèvement de la création. De là le Rav déduit qu’il n’y a aucune dichotomie entre l’esprit et la matière, rappelle que les sages anciens exerçaient tous un métier et qu’ils ne comptaient pas sur leur Torah pour vivre, puis explique pourquoi la même michna ordonne de fuir les charges et le pouvoir.

La seconde moitié du cours est consacrée à Avtalion et à la responsabilité de la parole, en particulier celle de l’enseignant, que le Rav applique explicitement à lui-même. Il y lit l’exil comme celui du meurtrier involontaire, puis comme l’exil intérieur du maître qui a manqué à sa charge, et les « eaux malsaines » comme l’eau stagnante d’un enseignement dogmatisé qui n’est plus renouvelé. Il aboutit à la profanation du nom des cieux, entendu à partir des eaux d’en haut et d’en bas, et répond ensuite à des questions sur le renouvellement de la Torah, sur les quatre niveaux de la lettre et sur les quatre mondes.

Ce que dit ce cours

Deux convertis figurent dans la chaîne de transmission de la Loi. Shemaya et Avtalion occupent la quatrième paire, et c’est une manière de dire qu’il n’y a pas d’exclusion : nous comptons au contraire sur l’apport de ce qui vient du dehors, dès lors qu’il adopte les catégories de pensée de la Torah et qu’aucune déviation n’est à craindre. On ne confie pas de charges de responsabilité collective à de nouveaux convertis, qui n’ont pas encore donné leurs preuves ; mais ces deux hommes s’étaient imposés par leur érudition autant que par leur conduite, et il n’y avait aucune raison de ne pas les mentionner comme une clé de cette transmission qui, sans eux, risquait de se perdre.

Le travail dont il est demandé de l’aimer n’est pas la servitude. Le Rav distingue l’avoda, qui désigne les travaux courants et les servitudes — et elles sont nombreuses, on ne peut pas les aimer, ce sont les contingences de la vie — et la melakha, qui est le service rendu à la communauté et à la société par l’esprit créatif. C’est de celle-là que parle la michna. Le mot apparaît pour la première fois lorsque la création est achevée, et il porte en lui l’idée de mission : chacun a une mission à remplir.

Il n’y a donc aucune dichotomie entre l’esprit et la matière. Pour qui associe le ciel et la terre à tout ce qu’il entreprend, il ne s’agit pas de les séparer mais d’investir la matière par l’esprit et d’élever la matière au niveau de l’esprit. Rien de ce qui se passe ici-bas n’inspire de répugnance, et chacun a le devoir de le faire. Aimer est d’ailleurs davantage que faire : un amour ne se calcule pas dans le temps, il n’a pas de limites, il est permanent. Et si l’oisiveté est source de nombreux maux, un travail que celui qui l’accomplit n’estime pas vaut, lui aussi, une servitude : il n’épanouit pas la personne et ne donne pas la mesure de son potentiel.

Ce que le Chabbat suspend, ce sont les travaux créateurs et non les gestes ordinaires de la vie. On continue à vivre normalement, et beaucoup de gestes se poursuivent parce qu’ils relèvent de la vie même. On peut déplacer des meubles ou des chaises dans la maison, et même dans la rue lorsqu’il y a un érouv, pour organiser une fête en l’honneur du Chabbat : cela n’est pas une melakha. En revanche, tracer deux lettres pour former un mot est interdit, parce qu’on a donné naissance à une expression. Ce qui est interdit, c’est ce qui concourt à mettre en place les structures de ce monde et à les asseoir — la pensée fondatrice de la melakha, consacrée par le Chabbat lui-même.

Les sages de l’ancien temps avaient tous un métier. Ils ne comptaient pas sur leur Torah pour vivre : ils l’enseignaient bénévolement et généreusement, et n’étaient rétribués que dans la mesure où ils assumaient des fonctions rabbiniques et des charges de la collectivité. On les qualifiait d’ailleurs par leur profession — l’un était forgeron, un autre tailleur, un autre boulanger. Il n’y a donc aucun mépris du travail, et nos sages ont même dit qu’il vaut mieux dépecer une bête morte sur la place publique que d’avoir à quémander sa subsistance aux créatures. L’homme doit garder sa dignité par son travail et ne pas dépendre d’organismes, fussent-ils communautaires.

Haïr l’autorité, c’est refuser la compétition et les honneurs. Ta melakha, tu dois l’accomplir pour toi-même, non dans un esprit de compétition, en sachant que l’essentiel demeure tes préoccupations spirituelles et l’étude à laquelle tu consacres une part régulière et fixe de ton temps. Ne cherche ni les postes élevés, ni les promotions, ni les honneurs, ni à te faire valoir : cela n’avance à rien et ne récolte que des déceptions, car personne ne te passera la moindre déviation, et il est impossible de tenir une fonction dans une tension permanente sans se fatiguer et manquer son but. Un maître a dit avoir détesté toute sa vie d’être à la tête d’une communauté : il aurait voulu n’être qu’un chamache, un serviteur simple de sa communauté, et ses fonctions rabbiniques lui ont valu beaucoup de peine. Ce qui l’offusquait n’était pas la charge elle-même mais ce sentiment de hauteur qu’il ressentait, ou que les autres faisaient peser sur lui, et qui lui imposait indirectement une distance.

« Ne te fais pas connaître du pouvoir » se lit sur deux plans. Le mot employé désigne d’abord le domaine, privé ou public : n’emprunte pas le courant populiste, essaie de garder ta personnalité et tes attributs propres, ne les vulgarise pas. Il désigne ensuite l’autorité politique : ne compte pas sur elle pour te vouer plus tard une reconnaissance à la mesure de ton dévouement, car ce serait plutôt de l’ingratitude que tu récolterais, alors que tu auras sacrifié ta vie de famille, ta promotion personnelle et ton étude au service des autres.

Ce conseil est donné dans un moment de bouleversements politiques. Nous sommes à l’époque du second Temple, au sein d’une communauté juive traversée de courants qui se créent, de destitutions, de jalousies et de luttes pour le pouvoir. Ceux qui se disputent l’autorité cherchent des appuis chez les rabbins, chez les hommes d’élite, chez les penseurs. La consigne est donc d’éviter de prendre parti et de rester aussi discret que possible dans ce domaine.

Avtalion complète cette idée en s’adressant aux sages sur leurs paroles. Son nom, que le Rav lit comme « père des petits », suggère qu’il était probablement un enseignant ; et c’est bien sa propre fonction d’enseignant qu’il met sur la sellette — comme le Rav dit le faire à son tour ce soir-là. Ce qui distingue l’homme de l’animal est la parole, ce souffle investi en lui, seul à établir le lien entre le ciel et la terre, entre le spirituel et le matériel, entre le transcendant et l’homme. C’est pourquoi le même mot hébreu dit la parole, l’objet, l’événement et la chose : c’est la parole qui fait l’événement et qui donne à toute chose sa réalité.

Mesurer ses paroles n’est pas facile. Il n’est pas simple de tout traduire dans un langage clair et nu ; on recourt aux métaphores, et le langage de l’esprit et celui du cœur ne composent pas toujours une belle symphonie. Il y a des déchirements, qui se traduisent en propos malveillants, en considérations réductrices, en un certain élitisme pratiqué malgré nous. Selon les cas, nous prenons des gants pour parler à quelqu’un ou nous le réduisons à de petites proportions. Quand un professeur use de ce langage avec ses élèves, entre les doués et les moins doués, sans se pencher vers celui qui n’a pas les mêmes capacités pour reprendre l’enseignement avec lui, il installe un dégoût, une mauvaise interprétation, un rejet — et ce rejet peut produire des débordements lointains.

Une anecdote fait porter au maître le poids de ses relations avec ses élèves. Un rav qui passait son temps à aller de ville en ville et de pays en pays pour recueillir de l’argent et permettre à sa yechiva de survivre vint se plaindre auprès du Rav Aaron Kotler : il n’avait plus de vie, était toujours au-dehors et en venait à ignorer sa famille. Au lieu de paroles de consolation, il s’entendit répondre que toutes ces tribulations venaient de ce que ses relations avec ses élèves n’avaient pas toujours été les meilleures — qu’il en avait exclu certains parce qu’ils ne lui plaisaient pas, manifesté du mépris envers d’autres, mal aimé ceux qui ne lui rendaient pas les égards qu’il croyait mériter — et qu’il expiait désormais cela dans ses déplacements. Cela dit assez, remarque le Rav, combien nos maîtres se mettaient eux-mêmes en question.

Le Rav applique cette exigence à sa propre expérience de classe. Il dit être sorti plusieurs fois de la classe déprimé, parce qu’il n’est pas facile de gérer une classe à niveaux multiples, particulièrement dans les matières hébraïques : ailleurs, la sanction de fin d’année tombe et personne ne bronche, mais ici les élèves viennent de courants et d’éducations différents, on perd parfois l’orientation et l’on se demande si l’on a bien agi. C’est là que la michna prend son sens, car le maître qui manque à sa charge est passible d’exil.

L’exil dont parle le texte est d’abord celui du meurtrier involontaire. Il y avait six villes de refuge, et l’auteur d’un accident mortel par inadvertance devait s’y réfugier jusqu’à la mort du grand prêtre, parce que la communauté entière et, en haut lieu, l’éducateur en chef du peuple partageaient quelque chose de cette responsabilité. Les mères des grands prêtres avaient coutume d’apporter nourriture et cadeaux aux exilés pour qu’ils ne prient pas la mort de leur fils. Ce n’était d’ailleurs pas une prison mais un centre de rééducation : le maître de l’exilé partait en exil avec lui, car il ne fallait pas l’en déconnecter, faute de quoi le lieu de refuge n’aurait plus eu de raison d’être.

Ce même exil frappe l’enseignant qui a laissé une marge d’erreur. Toute personne qui a charge d’une collectivité et ne la remplit pas comme il se doit s’exile souvent d’elle-même, par honte des résultats obtenus, ou bien voit se créer un vide autour d’elle, ou bien est condamnée à l’exil par les autorités. Cet exil peut être physique, mais il peut aussi bien être un exil spirituel de l’être et un état de solitude.

Les eaux malsaines sont celles d’un enseignement qui ne se renouvelle plus. Les élèves suivaient alors leurs maîtres dans leurs déplacements, pour apprendre à leurs côtés et surtout de leur manière de vivre. Or la Torah a été comparée à l’eau, purificatrice, désaltérante, source de bénédiction ; et l’eau ne demeure vive que tant qu’elle coule et se renouvelle. Un enseignement ne doit jamais être tenu pour acquis : ce qui vaut aujourd’hui demandera demain un élément nouveau, il faut redonner vie à l’enseignement de la veille. Celui qui ne laisse aucune marge d’erreur et se dogmatise devient dangereux, comme une eau stagnante dans une mare qui se pollue avec le temps.

C’est la différence entre celui qui sert et celui qui ne sert pas. Nos sages l’ont expliquée simplement : celui qui a repris son étude cent fois et s’est arrêté en se disant qu’il maîtrisait tout n’est pas comparable à celui qui, après cent fois, la reprend une cent-unième. Le premier possède, mais possède à l’état brut. Un vêtement gardé cent jours sent mauvais ; il faut introduire du nouveau tout le temps. C’est aussi le sens de l’appel à interroger ses anciens : dans certains milieux on n’appelait pas le maître « rav » mais « saba », grand-père, parce que chacun peut devenir rav avec du temps d’étude, tandis que tout le monde n’est pas grand-père.

La mort des disciples n’est pas physique, et la profanation retombe sur tous les maîtres. Un enseignement laissé tel quel, fade et dépourvu de sens, ne parle plus, et cela vaut aussi des paroles vraies de la Torah que nous n’avons ni recyclées ni illustrées, laissées avec nos anciens sages. Les disciples s’égarent alors et périssent en esprit. Et le nom des cieux est profané parce que les autres disent : voilà ce qu’il en est résulté ; cet homme a cru nourrir des générations et n’a rien récolté. Le discrédit jeté sur ce maître se propage et contamine les autres maîtres.

Le nom des cieux se lit à partir des eaux. Nos sages ont défini le mot des cieux à partir de l’eau : là se trouvent les eaux qui revivifient la terre, et ces eaux ne descendent que si l’homme se décide à travailler la terre — car il n’y a de bénédiction que sur l’œuvre de tes mains. Les eaux malsaines sont à l’inverse celles qui restent sous terre et ne peuvent nourrir l’univers sans cette manne du ciel. C’est ici la seule fois de la création où il n’est pas dit que cela était bien : la séparation des eaux inférieures et des eaux supérieures, opérée le second jour. Tant que l’homme ne réalise pas la jonction entre les deux eaux, cette séparation reste sans approbation, et cela dépend de lui, puisqu’il est dit qu’aucune végétation ne s’étend tant qu’il n’est pas là pour travailler la terre.

Transcription intégrale du cours

Bonsoir tout le monde. Nous avions commencé la dernière fois le commentaire du premier dicton de ces deux convertis qui se situent à la quatrième paire de la chaîne de transmission de la Loi. C’est très important pour dire que il n’y a pas d’exclusion, au contraire, nous comptons sur l’apport du monde étranger à partir du moment où il adopte, disons, les catégories de penser de la Torah proprement dite et qu’il n’y a pas de possibilité de déviation. Comme je vous l’ai fait remarquer, nous ne pouvons pas conférer des charges de responsabilité collective à de nouveaux convertis parce qu’ils n’ont n’ont pas encore donné leurs preuves. Mais chez Mayer et Aftalion, ils se sont imposés tant par leur érudition que par leur comportement. Il n’y avait pas de raison de ne pas les mentionner comme étant une clé importante dans la transmission de cette loi qui risquait de se perdre sans eux. Alors, qu’est-ce qui nous apporte comme enseignement ?

Un enseignement qui est très important parce que jusqu’à présent il n’a pas été cité le fait d’aimer le métier. Ousna et Tarabanouti à bord la, comment ils disent ici, à bord la hauteur, à bord les postes de responsabilité, ne les cherche pas s’ils viennent vers toi et qu’il n’y personne pour en assumer la charge, bien sûr tu as le devoir d’assumer tes responsabilités et ne cherche pas à te faire connaître du pouvoir en place. Alors comment s’enchaîne tout cela ? Aime le travail ? Nous avons établi la différence entre Melaha et Avodah. Avodah ce sont les travaux courants, disons les servidités. Et il y a beaucoup de serviditudes, il y a beaucoup de servitudes. Bon, on ne peut pas effectivement les aimer, les contingences de la vie sont celles-là, mais servir la communauté et la société au travers de son esprit créatif.

Et son esprit créatif, quand le mot Mellachan est apparu pour la première fois, il est apparu pour la première fois lors de la création du monde. Lorsque Hashem a achevé sa création, il est dit Nous avons traduit ici par sa création, sa mission. J’avais fait remarquer que dans le mot Melachai, malheur et que chacun a charge d’une mission à remplir et que pour nous qui associons à la foi le ciel et la terre à tout ce que nous entreprenons dans la vie, il n’est pas question de séparer l’esprit de la matière mais au Au contraire, d’investir la matière par l’esprit et d’élever la matière au niveau de l’esprit. Alors par conséquent, il n’y a pas de dichotomie à ce niveau-là.

Au contraire, il n’y a aucune répugnance de ce qui se passe ici sur Terre, de ce qui peut se réaliser et chacun a le devoir de le faire. Et « Hov » aimer c’est plus que finalement « Assez » et « Tambe l’achat ». Un amour ne se calcule pas dans le temps, il n’a pas ses limites, il est permanent. Et par conséquent, s’attacher à répondre à ce que l’on aime, parce que, attention, si l’oisilité est source de nombreux mots, il y a eu le travail qui n’est pas véritablement apprécié, estimé par celui qui le fait, est en même titre qu’une servitude. Il n’épanouit pas la personne, il ne développe pas ses possibilités, il ne donne pas toute la mesure de ses capacités, de son potentiel, et c’est la raison pour laquelle le mot « erogue » est approprié ici, tout comme il est dit, le mot Ahor est employé pour l’éternel, ce shemaïa lui, se permet même d’appliquer ce verbe de Ahor à Melachat, et c’est un que ce qui est interdit le Shabbat c’est tout ce qui concourt à la mise en place des structures de ce monde, à les asseoir et tout. On peut par exemple déplacer des meubles à l’intérieur de la maison, des chaises, même dans la rue si on doit, pour autant qu’il y ait un héros, si on doit organiser une fête en l’honneur du Shabbat, tout cela est permis de se dépêcher, pour rire, pour réaliser quelque chose, mais attention, ça ce n’est pas considéré comme Avodah s’est considéré comme Melachah et s’est permis de le faire Shabbat.

Et Robbeta Melachah, ce qui est interdit Shabbat, c’est en somme de faire des travaux qui ont marqué l’arrêt de toute création des six jours. Alors, le Shabbat met en suspension les Melachot, il ne met pas en suspension les Havodot. Nous continuons à vivre normalement, il y a beaucoup de choses que l’on continue à faire Shabbat parce qu’ils vont partir de notre vie, ils n’ont pas le caractère de par contre, former un mot avec deux lettres en les dessinant, ben oui c’est interdit parce que nous avons donné naissance à une expression. Alors ne voyez pas là une aberration ou une exagération, mais c’est la pensée fondatrice de la Mélaha elle-même qui a été consacrée par le Shabbat et ce qui fait que Mélaha a une autre consolance et c’est à ce titre que les haramines de l’ancien temps, les rabbanines de l’ancien temps, eux tous avaient une Mélaha, un métier, une profession, Ils ne comptaient pas sur leur Torah pour vivre, bien sûr il a dispensé généreusement bénévolement et quand ils en avaient besoin, bien sûr dans la mesure où ils ont sémié, où ils assumaient des fonctions rabbiniques à l’intérieur de la communauté, des charges de la collectivité, bien sûr, et on les rétribuait proportionnellement autant qu’ils consacraient à cela, mais en somme, eux-mêmes, n’est-ce pas, on les appelait, on les qualifiait par leur profession, je pourrais vous, les exemples sont nombreux, je pourrais vous en citer quelques-uns, voilà par exemple Yossi Ben Halavta au Védorote, il travaillait des pour degrés. Rabbi Itzhak Napahar était forgeron, Yehuda il était chayat, et d’ailleurs Rabbi Yehuda il était boulanger, et ainsi de suite. Donc il n’y a pas, chaz v’chalom, de mépris, de répugnance quelconque pour le travail. Au contraire, nos sages ont dit Pechote ne be la vachouk, ve altit tstarekh la bilhote.

S’il faut véritablement s’occuper de dépecer une bête morte sur la place publique, ve altit tstarekh la bilhote, et ne pas avoir à quémander sa parnaza aux créatures, il faut le faire. C’est un claque que l’homme devrait garder toute sa dignité au travers de son travail et ne pas dépendre des organismes même communautés. A bon entendeur, salut. Merci. Maintenant, entrer dans la compétition tout en faisant cette Mélaha, tu n’as pas besoin. Ce n’est pas dans un esprit de compétition que tu dois entreprendre ta Mélaha. Tu dois la réaliser pour toi-même. Tu dois savoir que ce qui est essentiel dans ta vie, ce sont tes préoccupations spirituelles, c’est l’étude à laquelle tu consacres la majeure partie de ton temps ou bien à laquelle tu consacres au moins une partie de ton temps, mais d’une manière, disons, régulière, fixe, permanente. Ça, c’est ce qu’il faut faire. Usna est à la banoute, donc Usna est à la c’est pas « et » les fonctions rabbiniques, quoique il y a ceux qui ont osé l’interpréter dans ce sens, et Rabia Kibaïer a été l’un de ceux-là qui a dit que « toute ma vie J’ai détesté d’être à la tête d’une communauté dont mes fonctions de ravin, comme cela m’a procuré beaucoup de peine pour étant voulu être un chamache de la communauté, un serviteur, un simple serviteur de la communauté.

Ce qui l’offusquait, c’était indirectement ce sentiment de hauteur qu’il avait, qu’il ressentait ou que les autres lui, dont l’entouraient tous les autres et qui le faisaient souffrir parce que quelque part, ça lui a imposé une distance. Donc, Osna et Tala Banout a deux sens immédiats, c’est que ne cherche pas la compétition dans ce que tu fais, ne cherche pas à occuper des postes élevés, ne cherche pas des promotions, ne cherche pas du cap-voi, Ne cherche pas des honneurs, ne cherche pas à te faire valoir, ça ne t’avance à rien. À la fin, au contraire, tu ne vas récolter que des déceptions parce que personne ne te porte de bras, la moindre déviation, la moindre faute et c’est impossible de tenir une fonction dans une tension permanente sans un sourire de fatigue même, ce qui nous fait effectivement manquer notre but.

Maintenant, tu vas dans la rachoute et il ne te fait pas connaître la rachoute, alors Nous avons vu que dans Rachoud il y avait deux, trois sens. Il y a le Shutei Yahid et le Shutei Rabbin, le Shutei Yahid c’est mon intimité propre. Le Shutei Rabbin c’est le domaine public, n’est-ce pas ? Allez, n’emprunte pas le courant populiste. Essaye de garder un peu ta personnalité, tes attributs propres, ne les vulgarise pas. Ça c’est le premier sens. Le deuxième sens, c’est un truc de vaudan à la chute. Ne compte pas sur les autorités pour te vouer par la suite une reconnaissance pour tout ce que tu as fait, pour tout ton dévouement. Au contraire, ce sera à la limite de l’incratitude.

Mais toi tu auras effectivement sacrifié quelquefois la vie de la famille, ta promotion personnelle, etc. et ton étude pour servir les autres. Alors, n’oublions pas que ce conseil est donné au moment où il y a beaucoup de bouleversements sur le plan politique à l’intérieur de la communauté juive en Israël, au cours du second temple, nous en avons parlé, qu’il y a différents courants qui se créent Et il y a des destitutions, des jalousies, des luttes pour le pouvoir qui cherchent effectivement à avoir les appuis que l’on cherche quelquefois chez les rabbins, chez les hommes d’élite, chez les penseurs. Alors, essaye de ne pas prendre parti et de rester le plus discret possible dans ce domaine.

Ça c’est l’idée d’ensemble de Shemayr que va compléter Aftalion. Aftalion qui lui nous dit حَخَمِي مِيزَعَرُو بِدِ فِرِخَنَةً Sage, prenez garde à vos paroles. شماتَحَوَوُو حَوَدْكَبُوهِ Galute, car vous pourriez être passibles d’exil et être relégués en un endroit où les os sont malsaines. Et alors, ici, le traducteur a bien traduit et il dit ou c’est vileur ici, on verra tout à l’heure. Pourquoi les disciples de Moutuïl envoieraient et empériraient spirituellement et le nom des cieux sont trouvés profondis ? Alors bien sûr, dans la logique de ce qu’a dit Shemaya, le nazi, le président de la court, le Avbedin, lui, qui est Aftalion, et Aftalion comme son nom l’indique, Aftalia, Aftalia c’est-à-dire le père des petits, il était probablement un enseignant et vous allez comprendre parce qu’il met sur la selette effectivement sa propre fonction d’enseignant et Et je le suis autant que lui ce soir, à travers son propos.

Nous avons déjà dit que ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est le damar, c’est la parole, c’est ce souffle de D’ qui a été investi en lui, et qui lui seul établit le lien entre le ciel et la terre, le spirituel et le matériel et, pour tout vous dire, entre le transcendant et l’homme. Et c’est la raison pour laquelle tout est appelé d’Avare. La réalité de chaque chose, c’est ce qu’elle te dit. Elle te parle de quelque manière que ce soit, tu te sens concerné par elle, alors ça devient un objet, ça devient un événement, parce que le mot d’avoir veut dire parole, veut dire objet, veut dire événement, veut dire chose, eh bien ce sont, et effectivement C’est la parole qui fait l’événement, c’est la parole qui fait, qui donne une réalité à toute chose.

Bien ? Il nous dit, il faut savoir mesurer ses paroles, prendre les cartes de vos paroles, ce n’est pas facile, ce n’est pas facile de tout traduire dans un langage clair, dans un langage nu, on se sert de nombreuses fois de métaphores et puis le langage n’est pas que le langage de l’esprit, il y a également le langage du cœur et leur résonance ne crée pas toujours une symphonie, une belle symphonie, au contraire, il y a des déchirements Et cela se traduit quelquefois par des propos malveillants, des considérations réductrices, un certain élitisme que l’on pratique malgré nous, et notre relation à l’autre qui passe par la parole, fait soit que nous prenons des gants pour parler à une personne, en en essayant effectivement de la couvrir de nombreux artifices, soit nous ne estimons pas qu’elle valait la peine et nous la réduisons à de petites proportions.

Et quand le professeur use de ce langage avec ses élèves, les doués, les moins d’ouïe et même quand il traduit son enseignement, qu’on prenne qu’il peut sans faire attention à celui qui n’a pas les mêmes possibilités, les mêmes capacités et qui ne cherche pas effectivement à se pencher pour essayer de reprendre avec lui cet enseignement de de manière à ce qu’il soit clair, bien nous allons laisser place soit à un dégoût, soit à une mauvaise interprétation, soit à une mauvaise relation, et le rejet qui s’ensuit est capable effectivement de débordements lointains. Je vous ai dit ce qui est arrivé avec Trotsky, il n’est pas le seul exemple, mais il y a une anecdote que j’ai beaucoup apprécié, quand un rave qui passait tout son temps à aller de ville en ville, de pays en pays, pour ramasser de l’argent et permettre à sa Ishiva de survivre.

Il a été se plaindre chez le grand rave Aaron Kutler, il lui a dit, écoute, je n’ai pas de vie, je dirige une Ishiva et je suis tout le temps dehors, je ne peux pas m’occuper de mes parcouris, je dois à tout prix permettre à cet Ishivadevivre et pour cela même ma famille je l’ignore. Je pensais avoir des paroles de consolation de la part de Rav Kotelev mais il me dit, vous savez, il faut vous dire que toutes cette tribulation que vous subissez vient du fait que les relations que vous avez entretenues avec vos élèves n’ont pas été toujours les meilleures. Vous avez exclue certains parce que ils ne vous plaisent pas, vous avez manifesté du mépris envers quelques-uns, vous n’avez pas tellement aimé certains qui ne vous ont pas donné du cavaute que vous méritez, mais tout cela se venge de vous, et de ce fait, aujourd’hui, vous vous retrouvez en train d’expier les fautes de vos élèves au travers de vos déplacements, à travers différents pays, pour ramasser de l’argent pour eux.

c’est dire comment il y avait une certaine vision des choses chez nos rabbins qui mettaient toujours en question leurs personnes. C’est très important dans la relation qu’on nous entreprenant avec le monde, tant que nous ne savons pas chérer notre personne, pour que vous n’aviez pas ce questionnement intérieur sur nous-mêmes sans nous à la mesure avoir ou bien fait. Je vous avoue que plusieurs fois je suis sortie de la classe déprimée parce que ce n’est pas toujours facile de gérer une classe de différents niveaux à l’intérieur de cette classe, particulièrement dans les matières hébrayiques, parce que c’est facile dans les autres matières. C’est la guillotine à la fin de l’année quand ça ne va pas en mathématiques, en physique, en chimie. Ça ne pardonne pas. À ce moment-là, personne ne bronche. Mais un élève qui, et les personnes qui viennent sont de différents courants, de différentes éducations à l’intérieur de la classe, alors c’est très difficile de gérer et il vous arrive quelquefois effectivement de perdre la voceaule, de perdre l’orientation, et vous vous dites qu’est-ce que vous avez bien agi, est-ce que vous avez bien agi ? Parce que c’est très dangereux, très dangereux, car vous pourriez être passible d’exil. Et passible d’exil ? Harotzei Harplishkaga, Vous savez, celui qui est l’auteur d’un accident mortel par inadvertance à l’époque, il y avait six villes au refuge, il devait aller s’y réfugier jusqu’à la mort du grand prêtre.

Parce que l’ensemble de la communauté était quelque part partagé cette responsabilité Et en haut lieu, le grand prêtre, c’est-à-dire l’éducateur en chef du peuple, et là il restait jusqu’à la mort du grand prêtre, et vous savez que les mamans des grands prêtres avait coutume d’apporter de la nourriture et des cadeaux aux personnes exilées dans les villes-refuges pour leur dire attention, ne priez pas pour la mort de votre fils afin que vous sortiez de votre prison. Or, ce n’était pas une prison, c’était un centre de rééducation, parce que celui qui était exilé, en exilait son maître avec lui, son enseignant avec lui, parce qu’il ne fallait pas le déconnecter de son maître. Sinon, ce lieu refuge, cette « prison » n’avait pas de raison d’être.

Alors, c’est donc épassible d’exil celui qui commettait un meurtre par inadvertance, un meurtre par inadvertance et commis par tout enseignant, toute personne qui a charge d’une collectivité et qu’il ne la remplit pas comme il se doit et qu’il laisse une marge d’erreur à quelque niveau que ce soit, et bien celui-là il n’est pas si vite exilé, ou bien lui-même il a honte des résultats obtenus et s’exilie lui-même, ou bien on crée un vide autour de soi de lui et il est passible, il vit son exil, il vit dans cet état de solitude ou bien il est condamné effectivement à l’exil par les autorités et ainsi de suite. Donc cet exil, cela peut être un exil physique mais cela peut être un exil spirituel de l’être et être légué dans un endroit où les eaux sont malsaines, impassives d’exil.

À l’époque, vous savez, les élèves suivaient leurs enseignants dans leur itinéraire et les suivaient au fur et à mesure de leur déplacement pour mieux apprendre à leur côté et surtout de leur comportement, de leur manière de vivre. Alors, les endroits ou les eaux malsaines, quelles sont les eaux malsaines ? Vous savez que la Torah a été comparée à l’eau, à une source d’eau revivifiante. C’est la particularité de l’eau qui est à la fois purificatrice, qui calme la soif de la personne d’une part et qui est source de bénédiction et c’est ça, c’est ça la symbolique de l’eau qui interfère disons plusieurs fois dans notre agenda de vie, alors les eaux tant qu’elles Elles sont haïnes, vivantes, tant qu’elles coulent, tant qu’elles sont des autres sources.

Alors elles se renouvellent au fur et à mesure et un enseignement, il ne faut jamais le tenir pour dit. Il est valable aujourd’hui, au moment où je vous parle, ce que je vous traduis aujourd’hui valable pour aujourd’hui, demain il va falloir effectivement chercher un Hidouche, un élément nouveau. Il faut donner vie à cet enseignement de la veille et c’est la raison pour laquelle C’est un enseignement qui lui ne laisse pas une marche d’erreur possible et qui se dogmatise. Il est très dangereux. Pourquoi ? Parce qu’il est comme des os qui se ramassent à l’étain stagnant dans une mare. et elles deviennent polluées. Elles sont polluées au fur et à mesure du temps qui passe et c’est ça pour l’enseignement, c’est ça les rédits. C’est pour cela que nos sages ont dit vous plus tard vous comprendrez, vous verrez la différence entre celui qui sert D’ et celui qui ne le sert pas.

Alors nos sages ont dit, mais quelle est la différence ? Très simple, c’est celui qui repris son enseignement 100 fois et il s’est arrêté en se disant « je sais, je maîtrise tout ». Donc, celui qui, après 100 fois, continue et se dit « je vais reprendre 101e fois », celui-là c’est le véritable serviteur de D’. Le premier qui s’est arrêté a pris 100 fois, 100 fois vous pouvez dire, mais vraiment il a repris à 200, 100 fois, donc il a possède, mais il a possède un état brut, je crois qu’il va se dévouiller, qui garde un vêtement pendant 100 jours, c’est difficile ça, ce n’est pas possible, il va sentir mauvais. Il y a une nouveauté qu’il faut introduire tout le temps, c’est d’une autre manière d’évoluer, de comprendre les choses, et surtout « al zékeinecha viobloch » interroge, zékeinecha, ce sont tes vieux.

Vous savez, dans une hasidoute, on appelait le rave, le sabbat, le sabbat m’éclame, Ce n’est pas un ad mot, un sabbat, mais ça décroche. Et on se demandait pourquoi on ne les appelait pas rapes ? Et la réponse est toute simple aussi. Rapes, je peux, moi-même l’être. Chacun peut être raphe. Ça demande un temps d’étude. Et on peut effectivement accéder à ce titre. au titre de sa va, de grand-père, grand-père dans les réditions, ça c’est réservé déjà à une tranche d’âge et un haut-lieu et tout le monde n’est pas sa va, tout le monde peut être sa va mais tout le monde n’est pas sa va, n’est-ce pas ? C’est l’idée Deux, car vous pourriez être à Sibytexie, être relégué en un endroit où les os sont maîtres saines, où sévit l’hérésie, parce que cela peut conduire effectivement à l’hérésie.

Les personnes vont, il y a qui aujourd’hui, nous avons tous été nourris, nous avons c’était nourri des fables dans notre jeunesse, depuis le petit charbon rouge jusqu’aux grosses fables de la fontaine et les nites et encore ces… mais si nous les gardons tels que sont fades, désolées, dépourvues de sens, ils ne nous parlent plus, nous avons autre chose. Viens dans les domaines, il y a des paroles de la Torah, je vous dis, viens des paroles de la Torah, qui sont vraies, mais c’est parce que nous ne les avons pas recyclées, nous ne les avons pas remises en état, nous ne leur avons pas redonné vie, nous nous ne les avons pas illustrés, alors ils sont avec les vieux sages, nous les avons laissés avec nos vieux sages, et ça c’est les récits, les disciples qui vous suivent envoieraient et périraient spirituellement, vayamutu, vayamutu ce n’est pas une physique, c’est une mort de l’esprit pour accueillir des personnes qui ont pris ça à la lettre mais surtout Venet-Sachem Chamayi Mithalel. Venet-Sachem Chamayi Mithalel, pourquoi ? Parce que les autres disent voilà ce qu’il en est résulté. Ce monsieur qui a donné un tel enseignement, Il a cru effectivement nourrir de nombreuses générations, mais il n’a rien récolté.

Et le déti que l’on a envers ce maître, il se propage, il contamine les autres maîtres. Et ça, c’est l’aprophanation du nom des cieux. Shem Shamaim. Il faut comprendre ce Shem Shamaim, le nom des cieux. Le nom des cieux, nos sages ont défini que Shamaim c’est Shamaim. C’est-à-dire que là se trouvent les os. Là se trouvent des eaux qui revivifient la terre parce que ces eaux qui descendent du ciel, il faut que l’homme soit et se décide à traverser la terre pour que ces eaux descendent le temps que l’homme ne se décide pas parce que « Obechécha shemélokecha l’Eternel te bénit, b’chol ma’an se y adhera. Il n’y a de bénédiction que lorsque tu as montré l’œuvre de tes mains.

Lorsque tu t’es investi à réaliser quelque chose, alors tu peux connaître la bénédiction. Alors nous avons parlé de maïm, les eaux malsaines. Les eaux malsaines, ce sont maïma cédolines, ce sont les eaux qui sont restées sous terre et qui ne peuvent pas, ne peuvent pas nourrir l’univers sans cette manne du ciel. Et bien, c’est ça le nom des cieux, les eaux célestes, il faut dire, sont trop frais et profanées parce qu’il faut comprendre que là, l’unique fois dans la création où il n’a pas été dit qu’il taule, ce que c’était bien, c’est à propos de la séparation des eaux inférieures des eaux supérieures. Et cette séparation s’est opérée le lundi. Alors tous les jours, on a dit, on a dit, D’ vit que c’était bien, mais lorsque cette séparation des autres s’est faite, le texte, à cause de Jolotron, n’a pas estimé que cette séparation est bien tant que l’homme ne réalise pas.

l’injonction entre les deux os et c’est de lui que cela dépend puisqu’on l’a dit la rose elle ne va s’étendre sur terre mais Adam haïna vodeta adama tant que l’homme n’est pas là pour travailler la terre et voilà ce que nous dit et ce que l’on dit Aftalion, il y a un enseignement important à tirer pour nous-mêmes. Et nous arrivons après ça à Hillel et Shammai, Hillel et Shammai de grandes écoles, nous avons fini avec la quatrième paire, c’est la cinquième et la dernière paire de ceux qui sont chargés de la transmission de la Loi, après eux nous aurons les rabbins Nîmes, les rabbins, on va avoir, Rabban Kamli, Rabbi Shimon, Baruch Haye, Rabbi Uda, etc.

Maintenant ils auront le titre de Rav, il y a de nombreux rabbins, tout comme je vous l’ai dit tout à l’heure, ces personnes-là n’avaient pas besoin de ce titre, c’est leur nom attesté de leur envergure. Voilà, je crois que je vais m’arrêter là, ou bien j’ai encore du temps, oui, j’ai encore un peu de temps peut-être, à moins que vous n’ayez des questions à poser avant que je ne passe à il est le béchamel. Il y a des questions. Vous avez tout le temps, M. Benizri, on a toute la vie pour entendre votre enseignement. C’est gentil, merci. Je vous donne l’occasion de me mettre en boîte. M. Benizri, bonsoir. Bonsoir, Eric. Vous nous parlez de redonner vie aux paroles de la Torah.

Est-ce que ça voulait dire qu’on remet en question les vies qu’on leur a données précédemment ? Si je comprends bien, le travail qui est donné à l’homme, c’est justement de produire en lui la création suffisante pour relier ces deux eaux. les eaux d’en haut et les eaux d’en bas, quel que soit, je ne dirais pas les moyens, quel que soit, disons, sa compétence. Je veux dire, Éric, tu n’es plus le jeune élève que j’ai connu, pas au prochain. Aujourd’hui, tu as une autre envergure, une autre dimension, c’est bien, mais Quand tu as lu avec moi les textes à ton âge, tu avais une approche qui était à ton niveau. Aujourd’hui, c’est pas qu’elle ne vaut plus rien, tu es plus exigeant.

Avant, tu pouvais te satisfaire et préférer le casse-croûte de la rue au manger de l’école, au repas de l’école, mais aujourd’hui, au prochain, chez toi, tu as, je suppose, une bien dressé, tu apprécies les choses, tu les savors autrement, ce que tu aimais avant, tu ne l’aimes plus autant aujourd’hui, tu as d’autres exigences, et ainsi de suite. À tout âge, il y a une Torah. Au Shora Toi Yeidei Yom HaValayelah, vous avez Noach HaMim HaOdi, on dit Mupenet se va ta comte, Mupenet se va ta comte, ça veut dire que devant le virage, devant les barres blanches, devant les têtes blanches, ta comte, tu te lèves, le zoire dit non, attends, Mupenet te va ta comte, quand tu arrives, avant que tu tu n’arrives à blanchir tes cheveux, ta coupe, lèves-toi, bouge-toi, parce que après tu vas regretter que tu y aies passé tout ton temps, tu sais ce qu’Anna de Moore avait offert à son gendre à l’époque, bon une montre en or, c’est un cadeau que l’on faisait au futur marié et il a dit, attention, l’or n’est pas dans la montre, l’or il est dans les aiguilles qui tournent, si tu sais apprécier le temps qu’elles calculent pour toi comme l’or, alors ta montre vaut plus que l’or. C’est ça, la Torah, il faudrait essayer effectivement de l’apprendre calcul dans le temps avec les exigences que vous avez aujourd’hui, mais ne Ne vous dites pas, dites-vous que je ne l’ai pas encore suffisamment compris.

Parce que deux choses, si elle est dépassée, alors elle n’est pas divine, elle n’est pas divine, elle ne vaut rien. Si elle est divine, c’est qu’elle ne vieillit jamais, mais c’est nous qui avons vieilli sans la comprendre, sans la décoder. Alors, c’est à nous à nous adapter à elle, ce n’est pas elle à s’adapter à nous. mais nous ne faisons que l’adapter à nous tout au long d’une époque d’initiation, mais après, il faut savoir se mesurer à elle. Je parlais également non pas seulement par rapport à soi-même et par l’évolution personnelle d’une personne de son jeune âge jusqu’à un âge avancé, mais également par rapport à l’époque dans laquelle nous vivons. Je n’étais pas éric pour vous dire à qui vous avez répondu, mais ce n’est pas grave, c’est très enseignant, merci.

Ce que je voulais dire, M. Benizarri, quand j’ai commencé à vous demander de redonner vie aux paroles en fonction… Oui. Je crois que vous m’aviez répondu maintenant plus ou moins par rapport à nous-mêmes et à notre évolution personnelle. Alors maintenant, le deuxième volet de cette question, alors est-ce que l’on ne pourrait pas donner un langage un peu plus moderne à la loi, à la Torah, est-ce qu’on se à mettre à jour, au fur et à mesure de notre technologie, et aujourd’hui nous savons très bien qu’un changement extraordinaire qui s’opère devant nos yeux, nous ne pouvons pas suivre. Et qu’en est-il de la Torah, alors que nous sommes en train de parler des creux, des signes d’un objet perdu ici et là, ou cher ami, tout ce que tu étudies ce sont des vêtements, des vêtements de l’esprit, les mots que tu décodes aujourd’hui ce sont des vêtements, demain tu vas les habiller autrement, mais sache que le vêtement Oui tu vas peut-être le mettre de côté parce qu’il est trop court, trop large, trop long, mais tu vas lui donner d’autres mesures, mais ce sera le vêtement du jour, mais le vêtement, on doit le changer, il en est de même, le haut de ses tiens, les bouches, La lettre est un vêtement, je pense. Vous savez, il y a quatre dimensions dans chaque lettre et chaque lettre est indépendante de l’autre. Dans l’écriture hébraïque, il n’y a pas des lettres que l’on lit les unes aux autres, elles sont indépendantes.

Alors il y a dans la lettre quatre niveaux lesquels la lettre proprement dite sa forme. Deuxièmement, sa phonétique. Troisièmement, sa musique, elle a une résonance, elle a une vibration. Et attention, si la lettre a subi une amorce, une déchirure, quelconque, tout le séphère Torah, il est déclassé, il est pas saoule, on ne continue plus à lire là-dedans jusqu’à ce qu’on le corrige et qu’on corrige cette lettre, c’est-à-dire quelle est l’importance Maintenant, le quatrième niveau, c’est que cette lettre, elle faut qu’elle reste autonome, qu’elle ne touche pas l’autre. Si elle touche l’autre, le sefer Torah est passé. Alors, ce qui fait dire à la pensée racidique que le plus important dans la lettre, C’est le blanc qui l’entoure, ce n’est pas le noir qui l’écrit.

C’est ce que le Messie viendra lire, en fait. Absolument, mais le Messie, il faut le préparer soi-même. Avvenez-y, bonsoir, Avvenez-y, je voudrais vous adresser une bénédiction que j’ai prononcé une seule fois ici depuis les 17 années que je me trouve en Israël, un rave qui était passé aussi en Belgique, mais je ne me rappelle plus de la formulation hébraïque. Alors, en français, ça revient à dire qu’HM bénisse votre savoir. Je voudrais simplement, sur la dernière chose que vous avez dit, enfin bon, je reviens sur la première chose. C’est-à-dire, j’avais pris note. Pour une fois, je me suis un peu plus organisé pour répondre dans le sujet de votre dire et de votre cours et vous avez parlé en premier lieu des tâches serviles. Alors je voudrais simplement, ce n’est pas une question mais des témoignages et vous affirmer qu’avec le temps et l’expérience on arrive quelquefois également à faire ces tâches serviles avec beaucoup de joie et je pense que je m’adresse là plutôt aux hommes de foyer en disant que c’est peut-être une des clés de la réussite d’un foyer.

ça c’est une chose. À propos de la relation entre le ciel et la terre, j’ai pris note dernièrement d’un cours où on disait « l’esmeralde ne peut pas s’arrêter » et donc ça fait les quatre lettres du tétragramme. Par rapport à l’oisiveté, je voudrais, parce que vous m’aviez dit un jour, ne lâche pas la plaisanterie, alors pour une fois je la mets à l’avant-plan et j’en ai trouvé une au fil de votre parole, il s’agit de loisiveté et puis évidemment, qu’est-ce que je dirais aux jeunes qui restent coincés dans leur chambre et qui ne veulent pas sortir, aux oisifs, je leur dirais, il faut se lever tôt, comme les oiseaux, et que finalement nos sages, nos kharamims, se levaient bien, se préparaient deux heures avant la tuila pour être concentrés dans le makom et pour pouvoir prier correctement.

Bon, la dernière chose, c’est peut-être… Et là, tout simplement, permets-moi de t’interrompre parce que là, tu viens de me chouper. Tu viens d’écourcher mes oreilles parce que quand on commence à donner des recettes morales comme des recettes de cuisine, ça ne va pas chez moi. Excuse-moi. Écoutez, moi je suis dans la joie en tout cas de vous dire qu’avec mon épouse qui est de Tunisie, je n’ai pas eu le choix, il a fallu que je fasse par le lavabo, donc je n’ai pas pu faire autrement. Bon, Shmuel, c’est bien, une chose, une chose, je t’en prie ne prends pas mal mes propos, mes paroles. Essayez d’éviter de donner des leçons aux autres. Donnez des leçons à vous-mêmes.

Ça, c’est important, c’est parce que quand vous donnez des leçons aux autres, ça veut dire que vous vous êtes déjà exposé en modèle, en référence, et moi je me l’interdis, m’excuse beaucoup, et pourquoi ? Parce que tu mets en difficulté d’autres personnes qui ne sont pas arrivées au cheminement que vous avez suivi, et moi, il ne faut pas les mettre en mauvaise condition. Il y a des personnes qui sont des génies, qui se lèvent tard. Mais quand ils se réveillent, tu ne peux plus les rattraper. Je ne t’entends plus. Attends. Le son, j’ai bien reçu ce que vous m’avez dit. Je n’étais certainement pas dans un contexte mental pour Pour donner de leçons ou quoi que ce soit, je sais très bien que chaque personne est dans un univers différent et dans des conditions différentes.

Ceci dit, par rapport à la symphonie, ça m’a touché énormément parce que c’est un thème que j’ai abordé dans mon écriture sur la symphonie en trois temps. Et d’ailleurs, vous serez certainement d’accord de dire aussi que quand D’ parle… Pourquoi en trois temps ? Justement, parce que quand H.M. parle dans le Tanakh, dans le Micré, il dit Amar, alors ça passe par trois faces successives qui sont Or, Mayim et Raqiyah. Donc il n’y a que 3D, pas 4D. Non, alors justement, ma question, et c’est la seule question que je retiens, est-ce que vous seriez d’accord de dire que par rapport au dernier thème que vous avez abordé, qui est le thème des quatre modalités du mot. Moi, j’avais pensé, je ne sais pas si vous seriez d’accord de dire ça aussi, est-ce que c’est possible d’apparenter ces quatre phases aux quatre mondes ? Atsilut, Bria, Assia et Bria et Yatira.

Alors écoute, d’abord l’idée de trois temps n’est pas une fausse idée. Effectivement, dans le pas d’arabe il y a où il y a, on a sectionné, si tu veux, ou partagé le nom de yut kevav ke, en trois, yut kevav, et puis le ré à la fin. Vous avez que le oud qui est 20 oud égale 20 et 1f égale 6, et 20 oud égale 13, ça fait en tout et pour tout. 39 vous dites. 39, 20 ? Mais le tétragramme, je ne suis pas le tétragramme, c’est 26, vous ajoutez les 13 par où ? Avec le 20 ? Qui pose cette question ? C’est moi ! Alors écoutez, il y a deux manières de lire le tétragramme, soit dans le raccourci.

Yud égale 10, Ré égale 5, Vav égale 6, Ré égale 5, alors vous avez 26. Soit, en éteinant les lettres, comme vous étalez une patte. Yud, vous l’écrivez comment ? Yud Vav Dalet. Yud Vav Dalet égale ? 10 plus 6 plus 3, 13, 10 plus 6, 3, 19 ? Non. Dallet c’est 4 ? 4. Dallet c’est 4, oui pardon. Oui. Alors, U d’égale 20, H à F égale 6, et ainsi de suite. Ah ok. Donc, U d’H est barbe, et ceci correspond à l’atte 39, les talles rosées, et là ce sont les 39 travaux qui font référence à la structure du monde dans sa création, comme je vous l’ai dit tout à l’heure, mais l’arteau a cher à ça et on a séparé du hé final. Le hé final qui est la quatrième dimension, La quatrième dimension est celle de la réalité terrestre, c’est de Asiya, c’est de Asiya. Alors l’Asiya, justement, l’Asiya, elle dépend de l’Aïtsira.

L’Asiya, elle est égale à elle-même, elle ne peut être renouvelé que par le mouvement de Yitzirah, celui de la conception, par celui de la création. Yitzirah, Yitzirah c’est ce qui au loin nous n’atteignons pas, Bériah c’est une approche première que nous avons et nous sommes nous, surtout dans le monde de l’etzirah, dans le monde de la conception des choses, et cette conception c’est elle qui change la réalité du monde, Asiat, et c’est pour cela que le « et » final qui se rapporte de l’Asiat, il est séparé des trois matrices, première dont tu parlais, mon cher Amish Moït. Merci Rav. Merci beaucoup. Merci beaucoup Rav Benesri. Nous allons devoir nous quitter maintenant malgré que nous aimerions vraiment rester. C’est un cours tout à fait extraordinaire.

Je voulais signaler à tout le monde que la semaine prochaine le cours reviendra un sujet un petit peu différent. Ce sera plus un cours Benazmanim, donc entre Shiva, Sarbe, Tammuz et Kishab et Av. Je vous remercie au nom de tous. Avec plaisir. Est-ce que je peux poser une dernière question, quitte à ce que ce soit un sujet de réflexion ? Si la Torah ou la parole de la Torah doit être une remise en question permanente, une remise en question pour soi, est-ce qu’on peut aussi penser, M. Benizri, que cela peut être une évolution de comment vivre la Torah, comment vivre la religion, et rendre possible aussi tous les différents mouvements rabbiniques actuels, y compris le mouvement rabbinique des femmes ?

J’aimerais avoir votre réflexion là-dessus parce que je pense qu’il y a… Bon, ça c’est un grand sujet. C’est un très grand sujet, mais il y a aussi des femmes… Je vais vous répondre brièvement maintenant parce que nous n’avons pas le temps. Oui. J’ai dit déjà que c’est nous qui devrions nous adapter à la Torah. C’est que nous en sommes loin. Nous ne l’appréhendons pas dans sa totalité, nous n’en avons que des fragments, nous n’en avons que des touches, que des nuances, il faudrait l’ensemble, l’ensemble est un arc-en-ciel extraordinaire, il faudrait nous voir dans un seul regard, le saisir dans sa beauté, et ça, ça demande beaucoup, beaucoup d’investissement. Je vous assure, nous, nous n’avons que de la même manière qu’on entretient Hasbushalom et le malade au bout à bout, notre esprit par rapport à la Torah et à cet état-là.

Mais nous ne le réalisons pas. Imaginez tout simplement, je le répète encore une fois, si D’ a donné la torre, s’il y a une force créatrice dans le monde qui a dicté sa loi par laquelle elle a constitué son monde, vous savez, j’ai envie de vous dire une chose, Aujourd’hui, il y a beaucoup de gens qui en rient, on dit que lorsqu’un enfant vient au monde, un ange se charge de lui donner un petit coup sur la bouche, il oublie toute sa taura. Il la connaissait, cette taura dans le ventre de sa mère, il la connaissait. Voilà, Rx, moi ! J’ai tout oublié ! Alors, comment il va oublier, ce Torah ? De qui on se moque ?

Cet enfant, dans son évolution, est parti de cette mollicule, et se réalisant petit à petit, jusqu’à avoir une physionomie, une micro-physionomie. Ça, c’est toute la Torah que de jour en jour il apprenait dans le ventre de sa mère, au travers de sa propre évolution. Mais quand il est sorti au monde, il en était conscient, quand il était dans le ventre de sa mère parce qu’il était en gestation permanente. Et maintenant, quand il est sorti, il a subitement perdu, il faut qu’il la redécouvre. Ce qui était inhérent à lui est devenu objectif extérieur, c’est devenu son objectif. Maintenant, il faut qu’il le redécouvre par lui-même. Alors sachez que vous avez tous une Torah en vous, elle est présente, elle a tout simplement été réduite au silence.

Et de ce fait, elle est condamnée à l’oubli, au tel voile qui la recouvre. Vous allez la redécouvrir. Vous allez la redécouvrir autrement. On étudie la Torah, mais finalement, cette Torah devient notre Torah personnel. Notre Torah, sa Torah. L’homme qui s’adonne à l’étude de la Torah, donne naissance. Et je vous ai dit, sa propre Torah, c’est pas seulement son écriture, c’est pas seulement sa phonétique, c’est sa musicalité, sa manière d’être chanté. Il faut que cette Torah vous fasse chanter. Voilà mes chers amis, allez. Merci. J’ai assez parlé. Chabuatov, à tout le monde, Chabuatov, Chabuatov, Jean-Laurent. 8 heures. Je pensais qu’il était 7 heures, moi.