Deux michnayot occupent ce cours : celle de Yehouda ben Tabaï et Chimon ben Chetah sur la manière de juger, et celle de Chemaya et Avtalion sur l’amour du métier et la méfiance envers le pouvoir. La première pose une difficulté immédiate : pourquoi un traité de principes s’interrompt-il pour donner des consignes de procédure judiciaire ? Le Rav Raphaël Benizri montre que le texte, sous ses mots de tribunal, ne s’adresse pas d’abord aux juges mais à tout homme, et qu’il lui demande de retourner contre lui-même la rigueur qu’il applique aux autres. La seconde michna, elle, met en garde contre la tentation des postes et des honneurs.
Le Rav rappelle d’abord le contexte : le retour à Sion après l’exil, un peuple traversé de courants, et le rappel de la semaine précédente à ne pas classer ni exclure. Il travaille ensuite le vocabulaire hébraïque du texte — orkhé hadayanim, rechaïm, zakaïm, zahir — pour montrer que les traductions reçues ne rendent pas ce que la michna dit réellement, puis relit les deux parties du procès comme les deux témoins du ciel et de la terre.
Un épisode historique éclaire l’enseignement : Yehouda ben Tabaï a jugé contre la règle des deux témoins pour prouver quelque chose aux saducéens, s’est vu réprouver par son collègue et s’est retiré de la présidence du tribunal. Le cours passe ensuite à Chemaya et Avtalion, descendants de convertis, à leur éloge du métier et à leur défiance à l’égard des autorités. Il se referme sur une question de la salle qui conduit à une lecture du mot mitsva comme lien et communication.
Ce que dit ce cours
Les deux courants qui nous ont divisés sont nés de nous. Nous sommes dans la période où le peuple juif, revenu à Sion après l’exil, est traversé par de nombreux courants ; le phénomène d’aujourd’hui n’est pas nouveau. Nous avons engendré le karaïsme, c’est-à-dire le mot à mot dans la lecture de la Torah, et nous avons engendré le christianisme, c’est-à-dire l’esprit de la Torah en faisant abstraction du texte proprement dit. Les deux voies existent en notre sein, et nous en sommes les composantes. C’est bien pourquoi il nous a été demandé de ne pas nous précipiter à juger les gens, à les classer, à les exclure.
Sauver la solidarité passe avant l’exactitude. Il faut chercher à voir le bon côté de chacun, quitte à friser le mensonge : si cela doit assurer la paix, on peut parfois infléchir la réalité des choses, l’essentiel étant de vivre dans la coordination des esprits. Ce qui démolit le peuple, c’est que chacun reste cloîtré dans sa pensée, dans son domaine, dans sa manière de voir, sans ouvrir la fenêtre sur l’autre. Aller jusqu’à rechercher l’amitié de l’autre n’est pas exigé de nous ; mais ce n’est pas à toi de juger, car il est un Maître du monde qui juge tout et qui est patient. On peut alors se demander ce que fait ici ce développement sur la manière de juger, alors que nous traitons de la transmission de la loi orale. Il répond en réalité à une préoccupation politique de l’époque et, en même temps, à un souci spirituel. Les deux dimensions doivent être tenues ensemble pour comprendre le texte.
Le mot traduit par « avocat » n’est pas celui de la michna. On traduit « ne te fais pas avocat », mais l’avocat se dit orekh din, et le texte porte orkhé hadayanim, ceux qui sont occupés à la procédure de la justice. Le sens est autre : tu t’appuies sur des précédents, tu te considères comme un juge accompli, tu sais tout, tu comprends tout — de grâce, ne cède pas à cette tendance et ne t’érige pas en juge. Le terme d’avocat n’existe d’ailleurs pas dans la langue de la michna, et la figure du défenseur est étrangère à la jurisprudence du tribunal. On peut aider l’accusé à trouver des éléments pour se défendre, cela va de soi. Mais on ne peut en aucun cas déformer la justice pour le soustraire à sa peine. Ce n’est donc pas la fonction de défenseur qui est visée, et il faut aller chercher ailleurs ce que la michna veut dire.
Le mot décisif est « toi-même ». La michna insiste sur ce mot : ne te juge pas avec la légèreté que l’on te demande d’avoir envers les autres. On te demande de chercher dans l’ensemble de l’homme le côté le plus positif, car il y a en chacun un aspect positif. Pour toi, c’est l’inverse : essaie de te remettre en question, ne t’installe pas dans tes jugements ni dans ta façon de penser les choses, sois plus rigoureux à l’égard de ta propre personne. C’est de cette manière qu’il faut lire ce texte dans un traité de principes.
Tenir les deux parties pour rechaïm ne veut pas dire les tenir pour coupables. Nous avons pourtant la présomption que tout homme est innocent tant qu’il n’est pas condamné ; comment alors pourrais-tu le juger ? C’est que le mot a de nombreuses nuances. Nos sages ont dit qu’une caractéristique du racha est de dire : je ne donnerai pas et que les autres ne donnent pas — c’est-à-dire restons dans une situation où chacun garde pour lui ce qu’il possède, et qu’on ne vienne pas nous appeler à contribuer. Cela ne le rend ni mécréant ni passible d’une peine : c’est sa façon de voir. Ce à quoi la michna pense, c’est à ceux qui ne veulent pas arriver à un compromis.
Rendre la justice est en soi un acte de charité. Il est dit de David qu’il a pratiqué le jugement et la charité, et le Talmud demande comment les deux tiennent ensemble : s’il y a charité il n’y a pas justice, et s’il y a justice il n’y a pas charité, puisqu’on ne fait pas miséricorde dans le jugement. On peut, avant et après le jugement, faire preuve de compréhension envers une personne et la dédommager de quelque manière ; mais la justice doit être rendue. Et l’on conclut que le fait même de la rendre est une tsedaka : amener quelqu’un à restituer un bien volé ou à réparer une faute commise, c’est une manière de le soulager.
Zakaï ne signifie pas « innocent » mais « qui a mérité ». Si l’on traduisait zakaï par innocent, la même racine deviendrait incompréhensible ailleurs, là où elle exprime la grâce accordée. La notion se rapproche plutôt de celle du mérite : ils ont gagné leur justice. Considère-les donc tous deux comme méritants, parce qu’ils ont voulu entendre la voix de la justice, qu’ils ne s’y sont pas dérobés et qu’ils se sont tenus devant toi pour accepter leur jugement. C’est aussi pourquoi il n’y a pas de casier judiciaire : si l’un revient pour un second procès, on ne dira pas qu’il a déjà eu un litige et qu’il est donc l’homme à abattre.
Les deux parties devant toi sont le ciel et la terre. Nous ne sommes pas dans un code de lois, nous sommes dans les Pirkey Avot, qui traitent de principes. Tout jugement passe par deux témoins, et il y a un témoin céleste et un témoin terrestre : « Cieux, prêtez l’oreille, et que la terre écoute les paroles de ma bouche. » Ce sont là les deux parties qui se tiennent en ta présence, et ce sont elles qui répondront de ton engagement. Encore faut-il savoir que l’émerveillement devant elles peut faire dériver. Kierkegaard disait que deux choses emportaient son élan sans qu’il puisse les comprendre : l’espace stellaire et la conscience au fond de sa personne. Nous louons chaque matin les merveilles de la création, et il est dit que les astres ont été partagés avec les autres nations afin qu’elles réalisent qu’il y a un Créateur. Mais il ne faut pas réduire sa foi à ces merveilles, car on tombe alors dans le travers de l’idolâtrie, soit en leur attribuant un pouvoir, soit en se noyant dans les effets de la nature. Tu peux lever les yeux vers le ciel et apprécier à juste titre l’étendue des mers ; sache seulement qu’il y a là une dérive possible. Mais lorsque tu les as soumises à l’autorité suprême et qu’elles prennent congé de toi, alors elles complètent ta façon de louer.
Yehouda ben Tabaï a vécu lui-même ce qu’il enseigne. Nous sommes environ un siècle avant l’ère commune, dans une communauté fracturée. Il a voulu prouver au courant saducéen, qui prenait les choses à la lettre, qu’un faux témoin ayant cherché à faire condamner un innocent pouvait lui-même être condamné à mort, même si sa manœuvre avait échoué. Or la Torah a exigé que tout procès repose sur deux témoins : sans deux témoins, on ne juge rien, et il n’y en avait qu’un. Chimon ben Chetah l’a réprouvé pour cela, et Yehouda ben Tabaï s’en est voulu. C’est de cette blessure que vient son enseignement : ne te fais pas toi-même juge suprême. Il a quitté la présidence du tribunal rabbinique et y a mis Chimon ben Chetah à sa place, déclarant qu’il ne rendrait plus la justice qu’à ses côtés ; c’est pourquoi on le voit tantôt nassi, tantôt chef des juges. Chimon ben Chetah était un pharisien déclaré : il a échappé aux poursuites du roi Yannaï grâce à sa sœur la reine, et c’est lui qui a rétabli la loi orale. Cet esprit d’ouverture et de rigueur à la fois lui a valu le mérite de nombreuses générations, tandis que Yehouda ben Tabaï a été quelque peu le père adoptif des karaïtes — non qu’il l’ait été lui-même, mais il s’en est fallu de peu.
« Prends garde à tes paroles » veut aussi dire : que tes paroles éclairent. Le second maître enseigne de sonder abondamment les témoins et de prendre garde à ses paroles, car elles pourraient inspirer le mensonge. Le sens immédiat est de ne pas prêter le flanc, par ses questions, à de faux témoignages. Mais le mot employé a deux sens : prendre garde, et le lustre, l’éclat. Fais en sorte que ton langage soit clair et qu’il irradie une lumière autour de toi, de telle sorte qu’il n’y ait pas de place pour de fausses interprétations. Car c’est ainsi que les choses se sont passées tout au long de l’histoire : nous avons laissé des zones imprécises, nous avons aussi péché par mépris de l’autre, et cela s’est retourné contre nous.
Ces deux michnayot prolongent celle de Yehochoua ben Perahia. Fais-toi un maître, acquiers-toi un compagnon, et juge tout homme favorablement. Fais-toi un maître, mais deviens-le toi-même ; et tâche de partager tes connaissances avec l’autre, car un maître qui se suffit de ce qu’il apprend seul, un autodidacte, risque de faire de mauvaises interprétations. Sois donc un maître à la pensée, mais que cette maîtrise ne t’amène pas à classer les gens et à en exclure certains. Nous ne pouvons pas, en tant que peuple, nous replier sur nous-mêmes dans notre solitude, ni collectivement ni individuellement.
La transmission a été confiée à des descendants de convertis. Chemaya et Avtalion étaient, selon certains, les descendants de Sissera, un ennemi d’Israël. Cela étonne : nous sommes ici chez ceux qui ont la charge de transmettre le judaïsme dans son intégralité à travers les générations, au moment des crises. Mais si Yitro n’avait pas existé, la Torah n’aurait pas été donnée : Yitro est venu avant le décalogue, avant la révélation, et D’ lui-même a proposé la loi à toute l’humanité ; il s’est trouvé qu’Israël l’a prise intégralement tandis que les autres voulaient y apporter des réformes. La Torah reste ouverte à tous. Onkelos, lui aussi converti, a traduit et interprété la loi, et son interprétation figure toujours en parallèle avec le texte écrit.
Il existe pourtant une restriction, et elle rend le fait plus remarquable encore. On ne peut pas confier à des convertis fraîchement entrés au sein du peuple des postes de commande ni des responsabilités de la collectivité, parce qu’ils ne sont pas encore bien enracinés et que l’on craint un retour précipité aux anciennes croyances ou une interprétation faussée en chemin. Nous prenons donc nos mesures. Et pourtant, ce sont ici des descendants de convertis qui portent la transmission, et c’est la preuve qu’ils ont leur place, et une place de choix.
« Aime le métier » ne dit pas « aime le travail ». Il y a une différence entre melakha et avoda. Avoda, c’est le travail, et le mot est de la famille de eved, l’esclave : il est asservissant, et le verbe se conjugue à tous les temps. Melakha n’a pas de verbe dérivé, c’est un substantif, et il s’en faut de peu qu’il ne soit le féminin de malakh, l’ange. Or un ange n’accomplit qu’une seule mission ; chaque homme aussi a la sienne. Il ne s’agit donc pas seulement de rapporter de l’argent à la maison — cela a un côté asservissant, car on fait souvent ce travail sans conviction et sans créativité, et il devient un poids. Il s’agit d’être créatif dans son travail, de faire ce vers quoi on se sent porté.
Le métier vaut plus que la crainte du ciel. L’oisiveté a été condamnée par nos sages, et l’homme a été placé dans le jardin pour le travailler et le garder. Rabbi Meïr, que l’on appelait aussi Rabbi Nehoraï parce qu’il a éclairé les yeux d’Israël, s’était promis de n’enseigner à son fils que la Torah — parce qu’il lui voyait des dispositions pour cela — mais c’est lui également qui a dit qu’il faut apprendre à son fils un métier propre. Nos sages ont loué ceux qui, tout en faisant de l’étude l’essentiel, avaient une occupation. Et s’ils ont dit que le métier est plus grand que la crainte du ciel, c’est parce qu’il est écrit de celui qui jouit du labeur de ses mains qu’il est heureux ici-bas et heureux dans le monde à venir, sans dépendre des autres. Riche, tu ne le seras peut-être pas ; mais l’année de famine ne frappe pas à la porte de celui qui a un métier en main.
Ne fais pas de la Torah une denrée mercantile. La michna dit de détester la rabbanout, et le mot vise ici le fait d’en tirer une source de revenu : « de même que je l’ai enseignée gratuitement, vous devez l’enseigner gratuitement ». On peut demander une compensation au titre du temps que l’on y consacre, mais on ne doit pas vivre aux dépens de la Torah. La traduction française a préféré parler d’autorité pour ne pas heurter les rabbins qui font leur travail avec dévouement et abnégation, et le sens en est alors : déteste le travail qui consiste à diriger les autres, à imposer une loi, à exploiter le savoir et le travail d’autrui.
Ne cherche pas à te faire connaître du pouvoir, car il te lâchera. Le mot a plusieurs sens — le domaine privé, le libre arbitre, et enfin l’autorité, qui te séduit autant qu’elle t’attire. Les autorités ne reconnaissent une personne que dans la mesure où elle peut les servir, et l’abandonnent à son sort dès qu’elles n’en tirent plus rien. Chemaya en a fait l’expérience : il avait un disciple brillant qui fut détourné par Hérode à son service, et il l’a perdu. Nos sages distinguent toutefois deux cas : si l’on t’appelle véritablement et qu’il n’y a personne pour faire les choses à ta place, tu dois répondre ; mais s’il s’agit d’un poste artificiel, où tu n’es qu’un pion dans l’échiquier d’un problème interne, n’entre pas dans cette politique. Un exégète qui fut lui-même juif de cour a écrit qu’il avait servi des rois toute sa vie, et qu’il conseillait de ne pas servir les rois, mais le Roi des rois.
La mitsva est un lien, et le silence entre les hommes coupe aussi celui d’en haut. Interrogé sur l’intention dans l’accomplissement des mitsvot, le Rav rappelle que la traduction littérale du mot est celle du lien : lien avec autrui et lien avec D’. Il en propose une lecture par les lettres, où la part cachée du mot renvoie à la présence divine non dévoilée, tandis que sa part apparente est faite du crochet qui accroche et rapproche, et du souffle de la communication. Or il est évident que si l’on ne se parle pas et que chacun se mure dans son silence, il ne se passe rien et nous nous ignorons. À partir du moment où nous nous mettons à communiquer, ce qui est caché en nous peut se dévoiler. Et le Rav ajoute que cette présence lui parle toujours, mais qu’il l’étouffe et ne lui laisse pas le temps de s’exprimer : de la même manière qu’il se tait face à son prochain, il se tait face à elle — l’absence de communication avec autrui prive de la communication avec l’au-delà.
Transcription intégrale du cours
Alors, nous sommes à Yehouda ben Tabaye v’Shimon ben Shattach kibbe lumen. Votre page n’est pas d’actualité. Voilà. Yehouda ben Tabaye v’Shimon ben Shattach. reçus sur la loi orale des précédents et vous avez dit ne te fais pas avocat lorsque tu es appelé à juger et lorsque les partis sont en ta présence considère les tous deux comme fautives et lorsqu’elles prennent congé de toi après avoir accepté le verdict considère les tous deux comme innocente et son collègue qui est le harveidim continue sur sa lancée sont d’abondamment les témoins et prend garde à tes paroles car elle pourrait inspirer le mensonge aux témoins ou aux parties. Je rappelle que nous sommes dans cette période où le peuple juif est traversé par de nombreux courants à son retour à Sion, après l’exil.
Le phénomène aujourd’hui n’est pas nouveau, il a existé déjà. Et en fait, nous avons généré le charaïsme, c’est-à-dire le mot-à-mot dans la lecture de la Torah, et nous avons généré le christianisme, c’est-à-dire l’esprit dans la Torah, en faisant abstraction du texte proprement dit, les deux voies ou les deux courants existent en notre sein. Nous sommes les composantes de ces nombreux courants et c’est la raison pour laquelle on nous a demandé la semaine dernière de ne pas se précipiter à juger les gens, à les classer, à les exclure. Et il faudrait essayer de sauver la solidarité au sein du peuple, En essayant, toutefois, d’être Mélamexroute, ça veut dire de voir le bon côté de chacun, mais alors ça frise le mensonge.
Si cela doit assurer la paix, nous avons dit que, On peut quelquefois déformer la vérité, la réalité des choses, mais vivre surtout dans la coordination des esprits. Ce qui démoli le peuple, c’est le fait que nous restions chacun cloîtrés dans sa pensée, dans son domaine, dans sa manière de voir les choses et de ne pas ouvrir la fenêtre sur l’eau. Maintenant, aller jusqu’à chercher le voisinage de l’autre, l’amitié de l’autre, sans cela nous n’est pas demandé. Mais ce n’est pas à toi à juger, il y a effectivement un maître du monde qui juge tout. Et ces créatures sont les ciels et les ma’arichapos, les manianis, les longanis. Alors Yehuda ben Tabay ici et Shimon ben Shaddach nous amènent dans le Pirkei Avot un chapitre de, disons, de… sur la manière de juger, on se demande ce que fait ce chapitre ici alors que nous sommes en train de traiter de la loi orale, mais on nous précise que cela répond à une préoccupation politique de l’époque et en même temps à un souci spirituel.
Ne te fais pas avocat lorsque tu es appelé à juger. Je reviens à lire le texte hébraïque et le texte hébraïque dit Qu’est-ce que ça veut dire ? Ici il l’a traduit par « ne te fais pas avocat » mais un avocat c’est c’est orerdeen, ce n’est pas orerdayan, orerdeen est l’avocat, mais orerdayan, ce sont ceux qui sont occupés à la procédure de la justice, et alors toi tu as déjà, tu t’appuies sur des précédents, tu te considères comme un avarit-juge, parce que la traduction qu’on nous donne au début de Horé ad-déanim, c’est véritablement le chef suprême des juges. Tu sais tout, tu connais tout, tu comprends tout, de grâce. Ne cède pas à cette tendance et ne t’érige pas en juge. Le mot « orerdin » n’existe pas dans la langue militaire. Par contre, dans « i » on trouve à deux reprises, « arachta mishpate », tu as ordonné le jugement, tu as ordonné le jugement, tu as en quelque sorte exposé les éléments du jugement et dans ce cas-là nous pouvons justifier.
La notion d’orechidine, de l’avocat qui lui est en train de défendre le nez-châme, elle est étrangère à l’ensemble de la jurisprudence au sein du tribunal parce qu’on effectivement donner, aider, l’accuser à trouver des éléments pour se défendre mais on ne peut en aucun cas déformer la justice pour le sortir du trépas. Mais ici quand on insiste sur le mot le mot « atzmecha » on va sortir ce texte de la connotation du tribunal et ne te juges pas avec la même légèreté qu’on te demande, avec la même anonymité qu’on te demande de juger les autres. On t’a demandé, cherche dans l’ensemble de l’homme, dans la totalité de l’homme, le côté le plus positif. Et comme nous avons dit, un aspect positif.
Eh bien chez toi c’est le contraire, essaye de te remettre en question, ne t’installe pas dans tes jugements, dans ta façon de penser les choses, essaye un petit peu d’être plus rigoureux vis-à-vis de ta personne et lorsque tu es effectivement en train de juger les gens, c’est bien que tu le fasses, qu’est-ce que ça veut dire qu’ils soient considérés tous deux confotis alors que nous avons la hasaka, la présomption que tout homme tant qu’il n’est pas condamné, il est innocent, il n’est pas coupable alors que voudrait dire alors, si déjà tu les considères comme coupable comme faute. Comment tu peux le juger ? La notion ici de rachat, et ça je attire votre attention sur le fait qu’il y a de nombreuses nuances chez le rachat. Nos harami m’ont dit une caractéristique de rachat c’est de dire l’eau est telle, veloitte nous achérir. Moi je ne veut pas donner et que les autres ne donnent pas. C’est-à-dire, restons dans une situation où chacun, en fin de compte, garde ce qu’il a en sa position pour lui, et ne nous appelez pas toujours à contribuer d’une manière ou d’une autre. Alors, « Omer lo eten velo L’eau est une veloïte, nous, à Hérim, Racha.
Racha ici ne veut pas dire mécréant, ne veut pas dire coupable, ne veut pas dire possible d’une peine quelconque, parce qu’on ne va pas le juger. Celui qui dit « l’eau est une veloïte, nous, à Hérim », c’est sa façon de voir les choses, mais il est tel comme Racha. Et bien, quand on ne veut pas arriver à un compromis entre deux personnes, parce que c’est ça le mishpat et la tzedaka. On a dit de David qu’il a pratiqué mishpat ou tzedaka, la justice et la charité. Comment peut-on pratiquer la justice et la charité ? Le Thamud se pose la question, s’il s’agit de charité alors il n’y a pas de justice et s’il y a une justice, il n’y a pas de charité parce qu’il y a une sentence, On ne traite pas de miséricorde dans la justice, on peut avant le jugement et après le jugement faire preuve d’indulgence envers une personne, de compréhension, on peut le dédommager de quelque manière que ce soit, mais la justice doit être rendue et pour ça je conclue que le fait de rendre la justice c’est une cédaka, c’est véritablement une opération charitable. Pourquoi ? Parce que amener une personne, finalement, à restituer un bien volé ou à réparer une faute commise, c’est une manière de le soulager. Et c’est la raison pour laquelle, c’est que chez Niftali Lorsqu’ils viennent à se séparer de toi, après avoir accepté la sentence, il n’y a pas de casé judiciaire.
On ne voit pas s’il revient pour un second procès. On ne va pas dire que celui-là a déjà eu un litige, il a été condamné. Donc il est fort possible que ce soit encore une fois l’homme à abattre. Non, pas du tout. Kishiki, Belu, Alehé, Métadine, le fait même qu’ils se soient accommodés de ce jugement, Alors, ceux-là, les rangs zakaï, ça aussi, je lis la traduction ici, considèrent les tous deux comme innocents. Alors, si je prends la traduction française de ce zakaï, comment allez-vous traduire Zakairou à propos de D’, Hanoumhour, il est plein de grâces et Zakairou, alors il est innocent, pourquoi il aurait un problème de culpabilité vis-à-vis de D’ et on va le déclarer innocent, la notion de Zakhaï, ça se rapproche aussi de Srutavot, de Zohré, ça veut dire, il a gagné sa justice, il a mérité sa justice, alors considère-les comme méritant tous les deux parce qu’ils ont tenu finalement, ils ont voulu entendre la voix de la justice, ils ne se sont pas dérobés, ils n’ont pas cherché des moyens de l’affirmer et à partir du moment où ils se sont tenus devant toi pour inciter Leur jugement, eh bien, Iyu ben Echa Kezekaim.
Zakaï, ici, c’est quelqu’un qui a le mérite de dire, j’ai accompli mon devoir. J’ai mérité quelque chose parce que j’ai mis au clair une situation. Ça c’est « iyu ben ekha kezekai » Maintenant nous avons dit que nous ne sommes pas dans un surhanarukh ici, nous sommes dans pirkei avot et pirkei avot cela traite des principes. Et nous avons évoqué cette manière de se mettre à la mission en questionnant soi-même. Donc ne te fais pas l’avocat de ta personne, c’est comme ça qu’il faut lire, mais alors comment compléter le texte ? Juge les parties en ta présence, considère-les tous deux qu’en faut-il. Eh bien, le, toujours le, tout jugement passe par deux témoins. Il y a un témoin céleste et un témoin terrestre.
Haazinou hashamayim va’adabera, vetishma ha’arets imrei fi האזינו השמים ואדברה ותשמע הארץ אמרי פי (Devarim 32,1) Écoutez ciel mon propos et que la terre écoute les paroles de ma bouche. Et Rachid là-bas précise qu’il y a un témoignage qu’il a fait à peine. Excusez-moi, je dois éteindre mon téléphone. Je continue, excusez cette interruption, on me dit toujours qu’il faut mettre le téléphone de côté, j’oublie. Alors les deux témoins, si elle est terre, alors si elle est terre c’est quoi ? Vous savez, Kierkegaard a dit, il y a deux choses qui emportent mon élan, Je ne peux en quelque sorte les comprendre, c’est l’espace stellaire et la conscience au fond de ma personne. L’espace stellaire appelle effectivement cette méditation de l’être sur les merveilles de la création.
Nous nous les louons tous les matins, nous commençons par les louer, et effectivement Akada Joloro a dit que moi les étoiles du ciel, le soleil, la lune, je les ai partagées avec les autres nations afin qu’ils réalisent qu’il y a un créateur, qu’il y a un maître du monde. Mais vous ne réduisez pas votre foi à ces merveilles de la nature. Pourquoi? Parce que vous pouvez en quelque sorte tomber dans le travers de l’idolâtrie. Soit en leur attribuant un pouvoir, soit en les noyant dans les effets de la nature, et finalement ces deux témoins, Hashamai et Invea Alex, sont ceux qui vont effectivement répondre à votre engagement, et nous verrons par la suite. Alors ce sont là les parties qui sont en ta présence. Considère-les, tous deux, comme faut-il, non qu’on pouvait effectivement être à l’origine de ta dérive.
Tu peux effectivement lever les yeux vers le ciel et considérer les merveilles célestes. Tu peux effectivement voir les tendues des la beauté de la nature, l’apprécier à juste titre, mais sache que il y a dans cette façon de voir, de t’émerveiller sur ce qui te dépasse, une dérive possible. Mais lorsque tu les as effectivement prendre congé de toi et avoir accepté le verbe, comme si tu les avais en en quelque sorte soumise elle-même à une autorité suprême, au maître de la loi, alors considère-les tous les deux comme innocents, nous avons dit comme les Akaïns, ce n’est pas innocent, comme effectivement quelque chose qui complète la façon d’admirer et de louer les merveilles de D’. Ça, c’est l’apparachat de Yudha Ben-Tabai auquel, effectivement, il est arrivé un fait divers.
Ce n’est pas un fait divers, mais c’est malheureux. Nous sommes en la période d’un siècle avant l’ère du guerre, et comme je vous l’ai dit tout à l’heure, il y a des fractures au sein de la communauté juive, et il a voulu prouver de par son autorité, au courant du sien intitulé, comme je vous ai dit, prenez les choses à la lettre, ne fesh tahat nefesh, vie pour vie, c’est-à-dire on ne peut condamner quelqu’un a mort que s’il a véritablement causé, porté un coup mortel à outre-hui. Nous ne traiterons pas de la condamnation à mort maintenant, mais ce qui est important c’est que la Torah exigeait que tout procès se déroule avec deux témoins à la base.
Faute de témoins, on ne peut rien juger. Alors il s’est trouvé que Yoda ben Tabaï a voulu prouver aux courants saducéens que même si le témoin s’est avéré faux et qu’il a voulu mettre à mort quelqu’un qui jusqu’à présent était déclaré innocent, il pouvait être condamné à mort. Or, cela n’était pas admis parce que la Torah a dit il m’a dit sur base de deux témoins, on rendra le verdict. Or il n’y avait pas de témoins, mais lui pour prouver que même si la personne n’avait pas été condamnée à mort, mais les autres ont tout fait pour le condamner, et c’est avéré qu’il complotait contre lui, il n’avait pas à subir son sort mais il n’y avait pas de témoin il n’y avait qu’un seul témoin et Shimon ben Shattar l’a retrouvé pour cela et au daventaba il s’en est voulu et on peut comprendre aussi lorsqu’il nous apprend parce que cela il l’a vécu lui-même c’est un fait qu’il l’a touché au plus profond d’ailleurs, il s’est retiré de la présidence du tribunal rabbinique et l’a mis Shimon ben Shattah à sa place et c’est la raison pour laquelle envoie Yehuda ben Tabai, tantôt nazi, tantôt arbédine, il était soit le président du tribunal rabbinique soit tout simplement le chef des juges. Parce qu’il a déclaré que désormais il ne rendra plus la justice qu’au côté de Chimonde Benchantin. Et Chimonde Benchantin était le farisien déclaré. C’est lui qui effectivement a échappé à la poursuite de Yanay Hameler du roi Yanay, Alexandre Yanay, qui poursuivait ce mouvement farisien et grâce à sa soeur Shontzion Malka, il a échappé à la poursuite de son beau-frère et c’est lui qui a rétabli effectivement toute la loi Auval. Cet esprit d’ouverture et de rigueur en même temps dont il a fait preuve, le a valu, le mérite de nombreuses générations, Shimon ben Shattah. Tandis que Yudha ben Tabaï a été, quelque peu, le père adopté des Karaïdes. Et je ne dis pas que lui-même il l’a été, mais il s’en est fallu de très peu. Alors, que nous enseignent Shimon ben Shaddach ?
« Hebe marbe lachak koretaydim, vezeayir bidvarecha, shma mitokham il medu le shakir. » Shimon ben Shaddach dit « Sonde abondamment les témoins et prends garde à tes paroles, car elles pourraient inspirer le mensonge aux témoins ou aux partis. » Nous avons déjà traité de Heve Marbella Hakureta El Din, ne prête pas le flan par tes questions à des possibilités de réponse, à des faux témoignages. Bon, ça c’est le sens immédiat. Or nous avons parlé, sans d’abondamment les témoins, et ces témoins qui sont le ciel et la terre. Parce que si nous situons les paroles de Yehuda ben Tabaï de Shimon ben Shattar dans le contexte du Peké Harvot, cela ne parle pas directement aux juges, mais cela parle à l’homme du peuple, à toute personne.
Et ces témoins sont ceux que tu interroges tout le temps pour te conforter dans ta ligne de vie, dans ta ligne de pensée. Alors, il dit attention, prends garde à tes paroles. Prends garde à tes paroles, le texte hébraïque c’est « Hevez zahir b’idvarekha » « Hevez zahir b’idvarekha » Il y a deux sens à « zahor ». « Zahor » soit « prends garde » Soit prier, zohar, lustre. C’est-ce que tu comprends ? Et vis-à-vis de ce qui se passe, essaie de faire en sorte que ton langage soit clair, soit qu’il irradie une lumière autour de toi de telle sorte qu’il n’y ait pas possibilité de fausses interprétations, de mensonges, sur base de tes propres interprétations.
Donc, si nous ramenons ces paroles de Uda ben Tabay et Shimal ben Shattar à nous-mêmes, nous pourrons les voir comme un complément de ce que nous avons étudié la semaine dernière, à savoir que, et là je prends le livre pour vous dire, يושב אדם פרחי אביניתה ארבילי קיבילו מהם עשי לך רב וטוואם מטר וקנה לך חבר ווידן את כל האדם לכם זכות עשי לך רב וחשטוואם מטר שיר לך רב עשי לך רב עשי מעצמך רב וטוואם מטר ותביין לו תוואם מן et tâche, en fin de compte, de partager tes connaissances avec l’autre, parce qu’un maître qui se suffit de ce qu’il apprend lui-même, un autodidacte, Il risque de faire effectivement de mauvaises interprétations, et pour trouver le bon Alors maintenant, regardez comment, en somme, ces paroles de Yehoshua ben Barakhiah trouvent leur résonance dans ce que nous enseigne le Yehuda ben Tabaye du Shimon ben Shattah, à savoir qu’est-ce qu’il faut que l’on s’occupe de l’humanité et de l’humanité pour que l’on s’occupe de l’humanité.
Soit un maître à la pensée, mais que cette maîtrise de la pensée ne t’amène pas effectivement à te classer parmi les gens, à exclure certains noms. Assez-le-cha, chaveur, connais-le-cha, chaveur, essaye de frotter tes connaissances avec ceux des autres. et qu’avec ce qu’il y a à dire, on ne peut pas dire qu’il y a quelque chose qui ne le dit pas, ce qu’il veut dire, c’est autre chose. Moi, je vis dans ma serre et eux, ils ne peuvent pas vivre dans la leur. Non. Nous, la notion de partage est exigée à tous les niveaux. Nous ne pouvons pas, nous, le peuple juif, nous replier sur nous-mêmes dans notre solitude, ni la collectivité, ni le particulier, et d’être très prudents dans ce que nous avançons comme fondement à notre logique, à notre enseignement parce que s’ils ne sont pas suffisamment clairs, il vaut mieux éviter de donner prise aux mensonges parce que c’est comme ça que ça s’est passé effectivement tout au long de l’histoire. Nous avons laissé des zones compragées et nous avons aussi péché par le mépris de l’autre et ça s’est retourné contre nous et cela a conforté les gens dans leur rejet de Avec ça j’arrête ces deux mishnayot, s’il me reste du temps je passe à la suivante, oui il me reste du temps.
Alors, la mishnah suivante, c’est celle de Avtalion, Shemaïa et Avtalion. Chaim-mah-ya-or, et Aftalion kibbelou-mah-hev. Eh, chaim-mah-yadi. Eh-hov-et-a-mel-achah-osna-et-a-raban-hut. Eh-m-lomet-yai-osna-et-a-raban-hut. Eh-hab-or-la-ot-er, ve’al-titi-vada-lal-a-shush. La-ra-shut-e-nosh-e-khshe-pah-tepach-konet, du-puvah-hom-plas. Alors, Shemayah et Avtalion reçurent la loi orale des Préfédents. Qui était Shemayah et Avtalion ? D’après certains c’était les descendants de Sisra, un ennemi d’Israël. D’autres soutiennent que c’était des descendants de Bil’aam al-Achaz. C’est étonnant. Nous sommes dans les pères, j’appelle les pères P-A-R-E-S, qui se chargent de transmettre le judaïsme dans son intégralité à travers les générations au moment des crises. Et voici que des descendantes converties ont la charge de la transmission fidèle de cette tradition à travers les générations. C’est pour vous dire que si Ytro n’avait pas existé, la torrent n’aurait pas été donnée.
y trop est venu avant le décalogue, avant la révélation de D’, et D’ lui-même a proposé la loi à toute l’humanité, il se trouve que le peuple d’Israël l’a prise intégralement tandis que les autres voulaient quelques réformes à l’intérieur, Il ne reste pas moins que la Torah est ouverte à tout le monde, tout celui qui veut effectivement y entrer, non seulement il va trouver sa place, mais vous savez il y a tout de même des restrictions faites pour renverser et fraîchement entrer au sein du peuplu, à savoir qu’on ne peut pas les mettre aux postes de commande. N’importe quelle poste de commande, on ne peut pas leur confier des responsabilités de la collectivité. Pourquoi ? Parce qu’ils ne se sont pas encore bien enraciné à l’intérieur de la collectivité d’Israël et nous craignons qu’il n’y ait un retour précipité aux anciennes croyances ou une fausse interprétation sur le chemin alors nous prenons nos mesures mais ici nous Nous voyons très bien que Shemaliah et Aftalion sont des descendants de convertis.
Alors il y a ceux qui cherchent à dire que leur mère était juive ou qu’ils sont déjà 2ème, 3ème génération de convertis, peu importe, tenant à ce qu’Onkelos, lui, c’est un convertis qui a traduit, qui a interprété la loi, et il figure toujours parallèle avec la loi écrite et c’est une mitraque de lire chaque semaine l’interprétation arméenne de la Torah par Onkelos. Et ici aussi c’est une preuve que les convertis ont leur place et quelle place, une place de choix puisque ils sont chargés de cette transmission intégrale, il n’y a que six ou quatre je crois et ils les figures parmi, c’est super, et que nous enseignent. Shma yave aftalyon kevlumen, eh ho veta melachah.
Aime le métier. Alors, il y a une différence entre melachah et avodah. Avodah, c’est le travail. Avodah, à générer le mot eved, esclave. Avodah c’est asservissant. Avodah se conjugue à tous les temps, le verbe avod se conjugue à tous les temps. Melachah, il n’y a pas de verbe qui dérive du mot melachah. Melachah est un substantif et à peine s’il n’est pas le féminin de malach, un ange, et vous Vous savez, un ange ne peut accomplir deux missions, une seule, et bien l’homme, chaque homme, a sa mission à accomplir, et have et amelara, réponds à ta mission, attention il ne s’agit pas ici, uniquement de songer à la parnaça, rapporter de l’argent à la maison. Parce que là il y a un côté asservissant, un côté asservissant pourquoi ? Parce que quelquefois on fait ce travail sans conviction. Il n’y a pas de créativité dans notre travail, ça devient une servilité, ça devient un poids pour nous. Alors on te demande d’être créative dans ton travail, de faire ce que tu aimes, ce vers quoi tu te sens porté, ce qui t’épanouit dans la vie.
Et malheureusement, cette notion de Mélaha a été quelque peu rapprouée alors que la Torah qui n’a pas encore apporté de la pluie sur la terre parce que Adam a yinlavo de taadama. L’homme n’était pas encore là pour travailler la terre. Or l’homme, quand il a été placé dans le Gan Hayden, c’était le Havdah au Shomra. L’oisiveté a été, vous savez, condamnée par nos sages. Maintenant, nous ne parlons pas de ce travail, nous parlons de Omanout, nous parlons de l’art, nous parlons du métier, n’est-ce pas ? Ça c’est autre chose. Et c’est vrai que Rabi Meir, le nom de Rabi Nehorai parce qu’il avait deux noms, Rabi Nehorai c’est Rabi Meir, mais Son nom s’interprétait ainsi parce qu’il a éclairé les yeux de tout Israël et Et Néoray, il y a le sens de venir maintenant et lui, il s’est promis qu’il abandonnerait tous les métiers de la terre et qu’il n’enseignerait à son fils que la Torah.
Et Rabi Nouraï, effectivement, a dit par ailleurs que l’éolam y’a assoq ad-din be’ ummanut nekiya. Que l’homme devrait apprendre à son fils un métier propre. Mais il a dit, comment il dit je n’enseignerai à mon fils que la droite ? Bien sûr, il Il a vu en son fils des prédispositions ou des dispositions à étudier la Torah, et grand bien lui le fait, s’il arrive effectivement à faire de la recherche et à faire profiter l’ensemble du clan d’Israël par ses enseignements, C’est aussi une humanité, c’est aussi un art. Mais en faire une recette de cuisine, ça, la Torah ne l’a pas demandé, au contraire, nos sages n’ont cessé de louer toutes les personnes qui avaient, en même temps que l’étude de la Torah dont il faisait l’essentiel, qui avait une occupation, qui vivait, ils ont dit « Gédola Torah Gédola ummanutio termi yir hachamayim », grand est le mérite du métier, plus que « yir hachamayim », que la crainte du ciel.
Pourquoi ? Parce que dans la Crème du Ciel, il est dit « Ve tov lach, t’on dit que yé giach kapécha ki toché, quand tu profites du labeur de tes mains, achrécha ve tov lach, tu es bien heureux et tu vas te sentir hanaise, Ashera ba Olamazé, bien heureux tu es dans ce monde-ci. Betoblach, eh bien tu seras les Olamaba également dans le monde du D’. Et tu ne seras pas dépendant des autres pour ta croûte, au contraire. Riche peut-être tu ne le seras pas, parce que le métier que tu as choisi Peut-être ne te rapporteras pas de quoi être riche, mais tu sens que tu te réalises dans ce travail, c’est aussi une façon de t’épanouir, et nos sages ont dit, cette année de famine peuvent passer, mais l’homme qui a un métier en main, cette famine ne frappe jamais à sa porte. Il a toujours de quoi passer la croûte, de quoi réaliser, de de quoi se réaliser lui-même. Donc l’enseignement de Shemaïa Erovet ha-melachah, usna et tarabanut, el rabinah non, on n’a pas traduit par el rabinah.
Et le rabbinat quand tu en fais effectivement une source de revenu parce que là tu l’avis tu l’avis dit étant donné que tu fais de la Torah une dorée mercantile ça c’est c’est un enseignant, un enseignant de la Torah, de la même manière que j’ai enseigné gratuitement, vous aussi vous devez donner ma Torah gratuitement, et effectivement vous devez apprécier votre temps que vous les consacriez, au titre de votre temps vous pouvez demander une compensation mais en tout cas vous ne devez pas vivre aux dépenses de l’intérêt et si je prenais littéralement ou snipe à la balle ou c’est ça mais comme vous le voyez à bord la hauteur il a traduit le risque qu’il n’a pas voulu, traduire à la lettre pour ne pas heurter effectivement tous les rabbins qui font leur travail avec des mouvements et et abnégation, il dit à bord de la hauteur, à bord le travail où tu te mets à diriger les autres, à uniquement à imposer ta loi, à vouloir exploiter les connaissances des autres, le travail des autres. A bord, usna etarabanut, c’est celle-là, en fin de compte, ne térige pas en haut aux fonctionnaires. Et usna etarabanut, ve altit vada la rachut, et ce n’est pas la peine de chercher les honneurs auprès des autorités. Rachut ici, parce qu’il faut y mettre un à l’être, rachoute, ce sont les gouvernants, parce qu’un jour ou l’autre ils vont te dépouiller de tout ce que tu as. Nous allons voir que ces autorités ne reconnaissent la personne que dans la mesure où elle peut le servir. Elle la lâche à son sort, elle l’abandonne à son sort, aussitôt qu’ils n’en ont rien à tirer. Eh bien, Al-Tizbadah Al-Aranjou, qui nous apporte cet enseignement de Ehobét Amir al-Kham, Osna’et al-Abbana’ud-Bait Al-Tizbadah Al-Aranjou, c’est chez Maya. Nous aurons à le compléter la semaine prochaine.
C’est l’heure maintenant. Je vous laisse la parole. Vous disiez tout à l’heure, je ne sais plus à quel sujet vous disiez que les mixfotes ne sont pas là pour être des recettes de cuisine. Oui, je suis bien d’accord avec vous. Mais au-delà du thème que vous avez développé, si les mitzvahs deviennent des recettes de cuisine, ou si un jour quelqu’un se retrouve avec trop peu de kavana pour en réaliser une, ne vaut-il mieux ne pas la faire ? Écoutez, la traduction littérale de mitzvah, tzav la tzav, c’est un lien. Désormais tu pourrais envoyer ton texte, voici la mitzvah plutôt voici le lien. Bon, alors, donc ce lien est le lien avec Otrui, il est le lien avec D’.
D’ailleurs, on dit que dans le mot mitzva, il y a deux lectures, mitz, mem et tzadi. Alors il y a une lecture inversée, si on prend qu’en première lettre A-F ou qu’en première lettre de l’alphabet hébraïque un TAB. Si on prend qu’en première lettre de l’alphabet hébraïque un TAB, le correspondant du TAB, Le correspondant du même c’est Yud et le correspondant du Tzadi c’est Vav. Alors partagez votre alphabète hébraïque au milieu et voyez ce Aleph-Beth jusqu’à Kaaf. et vous allez à partir de la main jusqu’à table et vous voyez les correspondants de part et d’autre, alors ce qui fait que Mitz, ce qui n’est pas dévoilé à travers le lien, c’est Yutke, c’est la présence de D’.
La présence de D’ n’est pas dévoilée, Mais ce qui est évident dans la mitzvah, c’est le vav élevé. Qu’est-ce que c’est que le vav élevé ? Le vav, c’est un crochet, c’est un lien, c’est ce qui nous accroche, c’est ce qui nous rapproche. Donc le vav, comme son nom l’indique et comme il existe, c’est la coordination, la conjonction de coordination dans l’alphabet hébraïque et le ré, c’est la communication, c’est la laine, la laine, c’est un souffle. Le « e » c’est le souffle, et bien, si vous voulez, le souffle de la communication qui lit, l’être au prochain, c’est le « va-ver ». Et celui-là, il est évident. Il est évident que si on ne se parle pas et que chacun se mûre dans son silence, il n’y a rien qui se passe.
Nous allons nous ignorer les uns des autres. À partir du moment où nous nous mettons à communiquer, nous pouvons dévoiler ce qui est caché en nous, le mitz, l’essence, c’est-à-dire le yut ké, la présence divine qui a animé l’être. Ça c’est la mitzma. Merci beaucoup. C’est impressionnant. Autre question, osez, n’est-ce pas ? Nous sommes restés de grands timides. Enfin, je devrais concevoir plutôt un cours interactif. C’est moi qui pose la question. Ceux qui sont timides n’apprennent pas d’après la Torah. Praram, je voudrais que vous répétiez la phrase « la présence divine », la dernière phrase que vous avez dite, vous avez parlé donc que si les personnes ne se parlent pas, elles s’ignorent. Or, la présence divine, j’ai pas entendu les derniers mots que vous avez prononcés et qui m’est important.
J’ai dit qu’elle me parle toujours, cette présence divine, elle me parle, seulement je l’étouffe, je n’arrive pas à, je ne lui laisse pas le temps de s’exprimer et de la même manière que je me tais face à mon prochain, je me tais face à elle. C’est-à-dire que l’absence de communication entre moi et mon prochain me prive même de la communication avec l’au-delà. C’est très important. Moi j’aurais peut-être une question aussi, quand vous dites que le fait de ne pas rechercher à se faire connaître des autorités, est-ce que ce n’est pas aussi un signe d’authenticité, c’est-à-dire de respect de sa propre authenticité ? Il y a le fait que les autorités vont vous utiliser et vous abandonner quand elles n’ont plus besoin de vous. Mais est-ce qu’il n’y a pas aussi quelque chose de suspect dans l’intérêt que des autorités peuvent rechercher dans votre personne, dans l’expression du fait que vous vous accordez plus avec elle qu’avec votre propre authenticité en fait. Là aussi il y a un fait divers qui se rattache à Shemayah, c’est qu’il avait un disciple brillant, mais qui a été détourné par Hérode à son service et il l’a perdu et l’a mal tourné. Et ça, ça l’a un petit peu ébranlé. C’est, si vous voulez, la réponse au travers du vécu de Shemaya qui est donné là, mais ce Atitvadhara Rishut, n’oublions pas que Rishut a plusieurs sens. Rishut, c’est mon domaine, c’est la propriété privée.
Deuxième sens de rèchoute c’est le libre arbitre. Un rèchoute netouna. Troisième sens de rèchoute c’est celle que nous avons expliqué tout à l’heure, c’est l’autorité, parce que tu es appé par elle, mais tu es aussi séduit par elle, tu voudrais des postes de dirigeants, tu aspires à ça, Tu aspires à diriger, oui, mais attention, atit vadar la rajout, on va t’exploiter ton savoir et un jour ou l’autre, on va te mettre de côté, essaie, ne t’attends pas à jouir de cette considération tout le temps, et une manière de ne pas tomber dans l’amertume, la déprime, le désespoir, c’est Alti d’Vada Larachouk, ne cherche pas à te faire occuper une place de direction qui pourrait tenir, mais bien sûr nos sages disent attention.
Il faut distinguer entre rachoute et rachoute. Si véritablement on t’appelle qu’il n’y a personne pour faire les choses à ta place, bien sûr, tu dois répondre, mais si c’est un poste artificiel qu’on te donne, Tout simplement parce qu’on règle un problème à l’intérieur et tu es ici comme un pion dans l’échiquier. Alors, Hattitva Darlalachouk n’entre pas dans cette politique et nous sommes malheureusement objets de cela tout le temps. À la vérité, je pensais au juif de cour, c’est-à-dire, ce que vous dites, c’est les autorités dans le cadre d’un monde juif. Vous pensez aux autorités dans le cadre d’un monde non juif. Eh bien, dans l’impréhension, c’est juste, dans l’impréhension, qui a été lui un juif de cour mais qui a laissé véritablement une œuvre d’exégèse biblique considérable Et une pensée également, lui dans l’un de ses livres dit j’ai servi des rois tout au long de ma vie et je vous le dis et je vous le répète et je vous le conseille ne servez pas les rois servez le roi des rois C’est vrai, voilà. Autre question, alors je vais vous laisser, tiens Rabinovitch, bonsoir, je vais te voir, c’est bien, c’est bien, allez, à la semaine prochaine, sur votre chaîne, call to vote.
Bonne soirée monsieur Benizri. Bonne soirée. Merci, merci. Je vous entends. Je vous entends. Au revoir. Merci beaucoup. Je vous entends, monsieur Benizri. Je vous entends. Je vous entends. Je vous entends. Je vous entends. Nous sommes en journée ce soir. Amen. Oui, ce soir. Éclairer votre demeure d’une petite lumière. Amen. Ah oui. On allume une petite bougie alors. Oui. Accompagnez-la d’une prière pour vous-même, pour vos proches. Bonne idée. Voilà. Allez. Merci beaucoup et au revoir.
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