Pirkey Avot, 6e partie — Que ta maison soit ouverte

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours étudie la première des cinq paires de maîtres qui assurent la transmission de la loi orale : Yossé ben Yoézer et Yossé ben Yohanan. L’un demande que la maison devienne un lieu de réunion pour les sages, l’autre qu’elle soit largement ouverte et que les indigents en fassent partie — avant d’ajouter cette recommandation déroutante de ne pas trop converser avec la femme. La question du Rav Raphaël Benizri est celle de leur articulation : pourquoi ces deux enseignements se complètent-ils, et que vient faire ici une parole sur le foyer conjugal ? Le cours se termine sur le rapport entre l’hospitalité et ce qui se dit ou ne se dit pas à l’intérieur d’une maison.

Le Rav ouvre par un rappel sur la correspondance entre le corps humain et les 613 mitsvot, puis revient aux trois colonnes de Chimon HaTzadik pour situer ce qui coûte le plus cher à l’homme : non pas le culte, mais le partage. Il rappelle l’enseignement d’Antignos de Sokho sur la gratuité du service, avant d’entrer dans la période des paires, qui couvre l’époque hellénistique et hasmonéenne et prépare le travail de compilation de la loi orale.

Suivent le portrait de Yossé ben Yoézer, homme d’une vaste culture, la question de ce que l’on peut recevoir des sagesses étrangères et de la limite à ne pas franchir, puis la direction bicéphale du peuple pendant environ deux siècles et demi. La seconde michna conduit à la tente d’Avraham ouverte aux quatre côtés, à Rivka abreuvant le troupeau d’Eliézer, et à une lecture serrée du mot siha. Les questions de la salle portent ensuite sur le nom de Sefer HaYachar donné au livre de la Genèse et sur le lévirat dans le livre de Ruth.

Ce que dit ce cours

La Torah fait corps avec l’homme dans sa constitution même. Nous disons que le corps est fait de 365 membres correspondant aux interdits et de 248 autres correspondant aux prescriptions engageantes. Pour peu que l’homme s’interroge sur sa propre constitution et réalise avec quelle précision son fonctionnement a été conçu, depuis les vaisseaux et les artères jusqu’aux capillaires qui alimentent chaque partie du corps, il y a lieu de voir dans la tête le ciel de l’être et dans le reste du corps tous les autres membres. L’arbre séphirotique, qui a l’allure d’un homme, donne quelques indications en ce sens.

Avraham a découvert la Torah par ses reins. On nous dit qu’il l’a trouvée à travers ses klayot, et la fonction des reins est d’abord de filtrer. Or ce filtre que nous introduisons dans notre vie physique est de la même teneur que celui de notre être spirituel : il n’y a pas de différence, sinon que l’un éclipse parfois l’autre. Quand on dit que les patriarches ont accompli la Torah, cela veut dire qu’ils l’ont découverte à travers une étude approfondie de leur propre création, puisque l’homme est la synthèse de l’ensemble de la création.

Des trois colonnes, la troisième est celle qui coûte le plus cher. La Torah, c’est l’engagement de l’être envers lui-même, l’étude de soi ; le culte, c’est la relation de l’homme avec D’. Celle-là ne coûte pas si cher et n’engage pas tellement : on peut faire plaisir avec trois fois rien, et si le loulav ou d’autres pratiques nous ont été demandés, c’est pour nous assurer un minimum de repères dans notre itinéraire spirituel. Ce qui est le plus important et le plus coûteux, c’est de devoir partager ce que l’on a avec l’autre.

Servir dans la gratuité totale est la seule manière de peser un engagement. Antignos de Sokho enseigne que pour ce qui est de la relation entre l’homme et D’, l’essentiel est de ne rien attendre. Nous n’en sommes pas toujours capables vis-à-vis de l’autre : de lui, nous attendons au moins une reconnaissance. Or si nous sommes déçus par la conduite de D’ à notre égard, tout tombe à l’eau et nous l’abandonnons — c’est bien pourquoi la gratuité est la mesure du véritable engagement. Et nous savons que la bienfaisance elle-même, si elle est uniquement dictée par le donnant-donnant, porte en elle la graine du péché. C’est d’ailleurs pourquoi il est dit que le pauvre fait pour le riche plus que le riche ne fait pour le pauvre : le riche est redevable au pauvre, car sans le pauvre il ne serait même pas reconnu et ses biens n’auraient ni sens ni valeur. Le rapport que l’on croit à sens unique est en réalité inversé, et celui qui reçoit donne à celui qui donne la possibilité même d’être ce qu’il est.

Nous entrons ici dans la période des cinq paires. Yossé ben Yoézer de Tseréda et Yossé ben Yohanan de Jérusalem forment la première ; ils ont reçu la loi de deux maîtres, Antignos de Sokho et Chimon HaTzadik. Ces cinq paires assurent la transition durant la période hellénistique et celle des Hasmonéens, jusqu’aux maîtres de la Michna et à Rabban Yohanan ben Zakaï, qui commenceront le travail de compilation de la loi orale. Le premier enseigne : que ta maison soit un lieu de rassemblement pour les sages, poudre-toi de la poussière de leurs pas et bois avec soif leurs paroles.

Yossé ben Yoézer était un homme de savoir universel. On le décrit comme un homme d’une vaste culture, celui qui a tout en lui — une encyclopédie vivante, en toute chose. Ce n’est pas un homme qui se serait donné pour but l’étude d’un seul penseur ou d’un seul livre : c’est un homme qui, par curiosité, a intégré de nombreuses sciences et de nombreuses connaissances. Il a été cité pour dire que si l’on vous annonce qu’il existe une sagesse chez les nations, c’est crédible ; il faut donc chercher à l’apprendre, non seulement parce qu’elle ouvre d’autres fenêtres et que le frottement des cultures engendre une nouvelle dimension de pensée, mais aussi pour savoir que répondre à un épicurien.

Il y a pourtant une limite, et un exemple célèbre la marque. On a reproché à Elicha ben Abouya, maître de Rabbi Meïr, d’avoir par la suite abandonné sa foi, et l’on s’est demandé comment un tel maître avait pu perdre toute la Torah qu’il possédait. La réponse fut que, s’étant penché un jour pour ramasser quelque chose, des livres de philosophie grecque glissèrent de sa poche intérieure — car on portait alors les livres ainsi. C’est le fait de chérir à ce point ces livres qui lui a coûté. Il ne faudrait pas aller jusque-là dans l’hommage que l’on rend à une culture, et c’est le sens de la restriction : il y a une manière de l’intégrer et il faut prendre une distance.

Un fait de famille éclaire l’époque et ses fractures. Ce maître avait un neveu acquis aux idées des hellénisants, à qui cela avait valu un bon poste et qui lui mena la vie dure, jusqu’à le condamner. Au dernier carrefour, le neveu, monté sur un cheval, lui fit remarquer les honneurs qui lui étaient rendus et le cheval que son maître à lui, en comparaison, lui donnait. Il lui fut répondu : si le Saint béni soit-Il a décidé cela pour ceux qui Le servent, qu’en sera-t-il de ceux qui ne Le servent pas ? Le neveu en fut frappé au point de se donner la mort, et son oncle dit qu’il l’avait devancé, ayant su reconnaître la vérité.

Le peuple est alors dirigé par deux hommes à la fois. C’est une période critique, où commencent à se profiler les divisions au sein du peuple : pharisiens, saducéens, esséniens. Une question de loi les occupe, celle de l’imposition des mains sur le sacrifice — l’homme doit se dire que l’animal porte toutes les tendances qui le tirent vers le bas et qu’il place cette animalité sur l’autel, ce qui exige d’y apposer les mains — et l’on se demandait s’il fallait le faire les jours de fête. Sur ce point les paires se divisent. L’un est nassi, l’autre président du tribunal : ici, celui qui dirige le peuple le fait avec un élan de générosité, tandis que son compagnon voudrait que la rigueur soit présente partout et que le peuple ne s’habitue ni aux dons généreux ni aux compromis. Cette direction bicéphale a duré environ deux cent cinquante ans.

La bibliothèque ne remplace pas la maison où l’on enseigne. On a aujourd’hui remplacé les sages par des livres, et l’on en trouve de toutes tendances ; c’est un bien en soi, mais cela ne remplace pas l’enseignement verbal que l’on reçoit avec un compagnon d’étude ou au beit midrach. Or il faut encore se déplacer jusqu’au beit midrach, ce qui crée une distance entre la maison et l’étude. Il faut donc que la maison soit elle-même beit midrach, qu’on y organise ces cours comme on y reçoit pour les fêtes : cela imprègne non seulement les murs, mais tous les présents, les enfants, l’épouse. Les sages amènent avec eux une inspiration, une présence, qui fait que la maison respire cette Torah — et non pas comme les salons d’Allemagne où des philosophes de tous bords se réunissaient pour discuter d’un sujet.

Se poudrer de la poussière de leurs pas veut aussi dire lutter avec eux. Le mot employé signifie qu’il faut les suivre là où ils vont, mais le Maharal donne une autre interprétation : le même terme évoque le combat. Nous ne sommes pas tenus de dire amen à tout enseignement ; nous allons essayer d’aller au fond du sujet, et c’est une lutte. C’est de ce frottement entre deux idées, entre trois ou quatre personnes, que la Torah parvient à marquer notre personnalité, et nous finissons par devenir nous-mêmes la maison des sages. Encore faut-il éviter la saturation. La saturation, c’est lorsque vous avez une question et une réponse et que vous vous contentez de cette réponse : ça y est, vous avez tout. Non. De la même manière que nous laissons une marge pour corriger les erreurs sur une feuille, il faut laisser une marge dans sa façon de penser, car l’erreur est toujours possible. C’est cela, boire avec soif leurs paroles : garder cette soif de les comprendre et d’aller au-delà. On n’établit pas de limites à la Torah, ni à la manière de l’appréhender, ni à celle de l’interpréter, et il y a toujours un degré de plus dans l’interprétation.

Le second maître corrige l’élitisme possible du premier. Yossé ben Yohanan de Jérusalem dit : que ta maison soit largement ouverte, que les indigents fassent partie de ta maison, et ne converse pas trop avec la femme. En quoi cela complète-t-il le premier ? En ceci : ne sois pas élitiste, ne filtre pas les gens qui entrent chez toi, n’ouvre pas ta maison qu’aux seuls sages. Sache l’ouvrir à tous les indigents. Le Rav ajoute qu’il ne traduirait pas « ouverte à l’hospitalité » mais « ouverte au bien-être » : il faut que la personne ne se sente pas devant une porte à franchir, mais qu’elle pousse la porte.

L’idée vient d’Avraham, dont la tente était ouverte aux quatre côtés. Elle l’était pour éviter que l’on ait à faire le tour de la maison. Et l’on s’est demandé comment Avraham était arrivé à cette conclusion : la réponse est qu’il a adopté le chemin de la droiture. Le livre de Berechit s’appelle d’ailleurs Sefer HaYachar, le livre de la voie droite. Car si l’on veut être conséquent avec soi-même : de la même manière que je ne peux pas vivre seul et que je reste tributaire de l’autre, qui détient une partie de moi en otage et qu’il me faut récupérer pour me réaliser, cela vaut sur le plan matériel — puisque je ne peux pas tout faire moi-même — et cela vaut tout autant sur le plan spirituel.

Recevoir, c’est donner à l’autre ce qui lui manque réellement. Lorsqu’un autre affirmait ouvrir ses portes à tout le monde, le midrach l’interpelle : te compares-tu à Avraham ? Avraham servait du vin à ceux qui avaient l’habitude d’en boire et de la viande à ceux qui avaient l’habitude d’en manger, mais il servait aussi de la viande à ceux qui n’en avaient pas l’habitude et du vin à ceux qui n’en buvaient pas. Il faut donc pouvoir donner à l’autre ce dont il manque véritablement. Le mot qui désigne l’indigent vient du verbe répondre : il est quelqu’un en attente, il demande quelque chose, et il s’agit de le satisfaire. C’est sur cette vertu que Rivka a été choisie : elle est jugée digne d’être l’épouse d’Itzhak parce qu’elle se propose non seulement d’abreuver Eliézer, mais aussi son troupeau. Le texte a voulu signifier par là que la première vertu, l’ouverture essentielle du féminin, est cette ouverture sur l’autre, cet accueil, cette bonté qu’une personne dégage. C’est aussi pourquoi la première épreuve de l’épouse, dans ce chapitre, est celle de l’hospitalité.

« Ne converse pas trop » ne veut pas dire « ne converse pas ». Le texte dit bien « avec la femme » et non « avec une femme » : il s’agit de sa propre épouse. Or il n’est pas possible de ne pas lui parler — il y a les affaires courantes, l’éducation des enfants, tous les sujets qui font la vie d’un foyer. La précision porte sur le « trop » : ce trop introduit une familiarité à la limite de la vulgarité qu’il faudrait freiner, parce qu’elle réduit l’un par rapport à l’autre. On se moque, on raconte n’importe quoi, et l’autre peut faire de même ; il y a des limites de décence à observer. Et si l’on prend siha comme la conversation profane, il s’agit aussi de ne pas s’arracher les cheveux sur des problèmes qui n’en valent pas la peine, pour savoir qui imposera sa façon de voir.

Le mot a un second sens, celui de l’épanchement du cœur. Siha peut aussi désigner la prière et l’épanchement : ne te confie pas trop à ta femme. On objectera qu’elle est la première confidente et qu’il faut tout partager avec elle. Mais suppose que tu aies subi un préjudice, qu’on t’ait exploité ou humilié — car on ne rencontre pas toujours des personnes respectables, y compris en affaires. Si tu lui racontes tout, de deux choses l’une : ou bien elle te dira qu’il ne faut pas pardonner et attisera ton amour-propre contre cette personne, ou bien elle te traitera d’idiot pour t’être laissé faire ; et même si elle te défend sur le moment, à la première occasion elle te resservira que tu t’es laissé avoir avec untel. Mieux vaut laisser fermés certains chapitres qui peuvent donner lieu à des contestations.

C’est là que se noue le lien avec l’hospitalité. Celui qui s’accorde le droit de tout étaler se fait du mal à lui-même, néglige l’étude et finit par faire de sa vie un enfer. Or cette parole est juxtaposée à celle qui demande d’ouvrir largement sa maison : il y a des formes d’hospitalité qui favorisent précisément ce genre de conversations sans issue, où chacun défend son parti au lieu de savoir les endiguer. Ou bien les indigents font vraiment partie de ta maison, ou bien tu fais preuve de mépris envers ceux qui ne pensent pas comme toi et tu les ignores — cela revient au même. Et les premiers à en subir les conséquences, c’est toi et ceux qui vivent dans l’intimité de ton foyer.

Les questions de la salle prolongent le cours sur deux points. Interrogé sur le nom de Sefer HaYachar, le Rav rappelle qu’il y a trois dimensions dans le livre — la conception de l’homme est une beria, sa réalisation une yetsira, et le verbe employé pour le former porte deux lettres identiques pour dire la bipolarité de l’homme — et que le Maharal considère Berechit et Chemot, jusqu’à la construction du tabernacle, comme un seul livre, tandis que Vayikra ouvre le monde de l’assia, le sacrifice étant le rapprochement des deux mondes. Sur le livre de Ruth, il rappelle que le lévirat que Yehouda n’a pas su accomplir avec Tamar est repris par Ruth, une étrangère qui veut entrer au sein du peuple au défi de la loi et qui, pour cela, doit payer de sa personne.

Transcription intégrale du cours

constitution même de la Torah, puisque nous disons qu’il est constitué de tari’ah de 613 membres qui correspondent aux 365 interdits et rammah et 248 mitzvot ha-seh, les prescriptions engageantes. Alors, cette Torah fait corps avec l’homme dans sa constitution propre. Pour peu que l’homme s’interroge un peu sur sa propre constitution et qu’il réalise comment son fonctionnement a été conçu d’une façon si précise, aussi merveilleuse, partant des vaisseaux des artères, des capillaires qui alimentent chaque partie du corps humain, eh bien, il y a lieu de voir dans cet apesanteur de la tête le ciel de l’être et dans le reste du corps tous les autres membres. Évidemment, l’arbre séphérotique qui a l’allure d’un homme, il nous donne quelques indications.

Mais on nous dit qu’Avraham, c’est à travers ces clayotes qu’il a découvert la Torah. Les clayotes, les reins, la fonction des reins, c’est d’abord de filtrer. Bon, bien, ce filtre que nous introduisons dans notre vie physique est de la même teneur que celui de notre être spirituel. Il n’y a pas de différence. Seulement quelquefois, l’un éclipse l’autre. Mais quand on dit qu’ils ont accompli la Torah, ils l’ont découverte à travers une étude approfondie de leur propre création puisque l’homme est la synthèse de l’ensemble de la création. Alors, revenons à notre Mishnah maintenant. Nous sommes toujours dans le développement de la première missionale de Shimon Atsabuchi, à savoir que sur trois colonnes le monde repose, la Torah, dont nous avons dit l’engagement de l’être envers lui-même, l’étude de soi. La havoda c’est la relation de l’homme avec Akadoche Waloko.

Celle-là elle ne coûte pas cher vous savez, elle n’engage pas tellement. On peut faire plaisir à Akadoche Waloko avec trois fois rien mais de toutes les façons il nous a demandé le cachet et le loulain et tout ça que pour enfin de compte, nous assurer un minimum de marque dans notre itinéraire des mitzvot, dans notre itinéraire spirituel. Mais ce qui est le plus important et ce qui coûte cher à l’homme, c’est le fait de devoir partager ce qu’il a avec l’autre. Et nous avons vu que Antigno Sissoro dit que pour ce qui est de la relation entre l’homme et D’, c’est-à-dire à Baudat, l’essentiel c’est de ne rien attendre, c’est de pouvoir servir D’ dans la gratuité totale, ce que nous ne sommes pas toujours capable de faire vis-à-vis de l’autre, l’autre en somme. On attend de lui une reconnaissance et c’est la première des choses puisque le message on dit Le terme de ce livre est « Heani osse in ba alabaye».

Plus que ce que le riche fait en faveur du pauvre, le pauvre le fait encore plus vis-à-vis du riche. le riche est redevable aux pauvres, sans le pauvre même il ne serait pas reconnu, même ça, ces biens n’auraient aucun sens, aucune valeur. Et en somme, l’idée de servir D’ dans la gratuité totale est la meilleure manière de peser le véritable engagement de l’homme. Parce que pour autant que nous soyons déçus par le comportement de D’ à notre égard, nous allons l’abandonner et tout tombe à l’eau. Or nous savons très bien que même la bienfaisance, si elle est uniquement dictée, conditionnée par le donnant, donnant, chéli chelach, chéli chelach, chéli chelach, chéli chelach, chetat, elle porte en elle la graine du péché.

Alors nous avons développé cette parole d’antiknos, chéli chelach, chéli chelach, chéli chelach, la semaine dernière, nous n’allons pas revenir là-dessus, et nous avons maintenant le premier zouk, c’est-à-dire la première paire. Vous savez, nous avons cinq paires qui vont faire la transition pendant la période hélénistique et celle des Chashmonaïmes, avec les rabbins de la Mishnah, Rabbi Yohanan Ben-Zakai, qui vont effectivement commencer à faire un travail de compilation de la loi orale. Alors, Yosef ben Yohezer, Ishtzére-d’Av, Yosef ben Yohanan, Ishtzére-Ushraïm, qui belouméhen, ils ont reçu deux. Ils ont reçu deux qui ? Ils ont reçu ce pluriel, Il fait référence à l’antiglossus de Sokho et à Shimon Atsabi. Et Yosef Ben Yoaizel est allé dans le mer.

Il prévoit à la Chameleon que sa maison soit un lieu de rassemblement pour les sages. Il prévoit à la Faradéenne. et, comme tu as la poussière de leur pas, je vais chanter la sommeille d’Ibrahim et voir avec invité, évidemment, l’être d’Ibrahim, leur part. Paroles qui rejoint à la Torah. Comment, en fin de compte, introduire ou plutôt s’intégrer la Torah ce n’est pas en la glanant et le signer. Et « i betra betvaad l’hachamim » en établissant chez toi une demeure pour les sages. Pour les sages, attention, on a dit que Yossi ben Yoézer est célèbre. Quand il est mort, va-t-il à l’école ? Va-t-il à l’école ? L’école, l’école, c’est l’école belle. Il a tout en lui. C’est un homme d’une vaste culture.

Ce n’est pas un homme qui s’est, disons, s’est donné comme but. étudier un tel penseur, un tel livre de Torah, mais c’est un homme qui a, dans la curiosité, intégré de nombreuses sciences, de nombreuses connaissances. Nous avons déjà cité que « Ormab aggouhim ta’ami » si on vous dit qu’il y a une sagesse, il y a une science chez les goïmes, c’est crédible. Et par conséquent, il faut chercher à l’apprendre, pas seulement parce que elle peut effectivement ouvrir d’autres fenêtres, d’autres points de vue, non seulement parce que le frottement entre les cultures est générateur d’une nouvelle dimension de pensée, mais il faudrait aussi savoir. Que répondre à un épicurien ? Que répondre à quelqu’un qui voudrait prendre les choses à la lettre voudrait effectivement profiter de l’invie au maximum dans ce qu’elle lui offre et d’une façon terrestre. Alors, mais ça aussi, le fait de savoir répondre aux questions des autres nous oblige effectivement à aller cueillir les informations dans d’autres cultures.

Vous savez qu’on a reproché à Elisabeth Ben-Abuyan qui était le maître de Rabbe Meir Ir, qui a par la suite abandonné sa foi, et on s’est dit comment se fait-il qu’un illustre maître pareil de Rabine Ir ait pu relier toute la Torah qu’il possédait. Et la réponse a été, c’est parce que quand il s’est penché une fois pour ramasser quelque chose, les livres de la philosophie grecque ont glissé de… Avant, on portait les livres comme ça dans la poche intérieure, ont glissé de sa poche intérieure. Et c’est le fait de chérir à ce point le livre de philosophie grecque qui lui a fait des cours. Il ne faudrait pas arriver jusque-là dans l’hommage qu’on peut rendre à cette culture.

Il faut voir de quelle manière l’intégrer parce que Tora Baghoïm, Al-Tahamid, Si tu parles de Torah chez les goïm, cette dimension spirituelle de la science qui engage avant même que nous comprenions toute chose, ça il n’y a que les juifs qui ont été capables de dire sur les pieds du moncénail, na’aseh v’inchma. C’est l’engagement à précéder à l’entendement. Comment un engagement peut précéder à l’entendement ? Alors il y a une distance à prendre effectivement. Alors, il y a aussi benoît Yves-Celeda, Et cet homme avait dans la famille un neveu qui lui a mené la guerre parce qu’il était acquis aux idées, aux élénisants. Et c’est à ce titre qu’il a été nommé un bon poste, mais il a mené la vie à mer à son oncle, quitte même à le condamner à mort.

Et voici qu’au dernier carrefour, il le croit sur un cheval et dit, tu vois quels sont les honneurs qui me sont dus sur quel cheval je monte et tu vois quel cheval ton maître te donne. Alors, il y a un seul bain de sélédas à répondre, et il se les a répondent. Si à Kadojwa Luhu on a décidé ainsi pour ceux qui le servent, qu’en sera-t-il de ceux qui ne le servent pas? Il lui dit mais tu vas mourir? Il lui dit si à Kadojwa Luhu on a décidé ainsi pour ceux qui adhèrent à son enseignement, alors en plus vous faisant quelle sera le sort qui est réservé à vous autres. On dit que son neveu a été frappé par tant de foies et il s’est donné la mort lui-même.

Et de Yoël Zellweger de dire, déjà il m’a devancé, il a su reconnaître la vérité et s’implimer face à cette vérification. Bon, il y a, vous savez, c’est une période critique dans l’histoire du peuple juif parce que c’est à ce moment-là que commencent effectivement à se profiler petit à petit les divisions au sein du peuple. Nous avons parlé la dernière fois des pharisiens, des saducéens, des iséniens. Mais ici au niveau de la Lhasa par exemple, il y a une loi, la position des mains sur le sacrifice. Toute personne, à part trois sacrifices, celui de Pessar, celui du Marasser et celui du Dero, on ne doit pas apposer les mains, mais tout sacrifice, l’homme doit se dire que l’animal qui la porte, il est en quelque sorte le porteur de toutes ces tendances qu’il est animent et qui le tirent vers le bas mais qui voudrait convertir en cela en portant cet animal sur l’autel, en portant cette animalité sur l’autel. Alors il fallait qu’il appose ses mains. Alors on se demandait si effectivement le jour de fête il fallait faire cette opposition des mains ou pas. Alors il y a une discussion entre les cinq zoukottes, les cinq pères, la direction viscépale qui se fait jour au sein du peuple, cette direction viscépale, attention, l’un est nassi et l’autre il est avedi.

Alors par exemple ici, Yosef Beniohizer Issereda, il est nassi. Après le Mara de Pag, il est nommé pour diriger le peuple selon l’Itaq-Rese avec un élan de générosité, tandis que son compagnon, Yosei Benyuhanan Isherushalayim, lui il est le abdine et voudrait que l’injustice soit présente en tous les lieux et que le peuple ne s’habitue pas à des dons généreux ou aussi à des compromis dans sa façon de se conduire. Donc il y a eu une direction bicepale comme ça pendant à peu près 250 ans. Après, on va retrouver une direction unique à la tête du peuple. Or, ce Jor Ezer ben Serenaj, comme je vous le disais tout à l’heure, était Isha e Shkolot. Il était l’homme du savoir.

Il était… il y a un mot en français aujourd’hui qui m’échappe, et peut-être vous allez m’aider. Encyclopédie vivante, mais en toute chose. Il y a tout en lui. Alors il dit que ta maison soigne, un lieu de réunion pour les sages. Aujourd’hui évidemment on a remplacé par les bibliothèques. Il y a beaucoup de livres dans les bibliothèques, de toutes tendances. Et en plus qu’ici, en plus que là, en plus que là. Mais ça, c’est un bien en soi, mais ça ne remplace pas l’enseignement verbal que l’on peut avoir avec une hablota, celui du bétamidrache. Mais celui du bétamidrache, il faut encore se déplacer jusqu’au bétamidrache pour trouver sa hablota. Mais cela crée une distance entre la maison et le vétamigrage.

Il faut que la maison soit de vétamigrage. Qu’à l’intérieur de la maison, on organise ces cours comme on reçoit pour des fêtes, etc. Eh bien, c’est le lieu parce que ça imprègne, ça imprègne pas seulement les murs de la maison, mais ça imprègne tous les présents, les enfants, l’épouse. Il y a une certaine… Ces haqamins amènent avec eux une hashraa, une inspiration, une shikhina, une présence divine qui fait que la maison elle-même respire cette Torah, mais pas une Torah comme les salons en Allemagne où se réunissaient les philosophes de tous bords pour discuter d’un sujet ou de l’autre. Attache-toi à la lumière de leurs pieds. les haqqa’im, que nous avons à la maison, que nous invitons à la maison, ce sont des haqqa’im qui, peut-être non pas tous se savoir, mais la manière de vivre, leur manière de vivre, elle est porteuse de plusieurs enseignements.

Maintenant le texte dit « Ve mit abek ba’afal az-zem » qu’il faut les suivre là où ils vont. Il y a une autre interprétation que donne le maharal à savoir que mit abek c’est ma’avak. Ma’avak c’est le combat. Nous ne sommes pas des bénévouis. Nous n’allons pas en fin de compte dire amen à tout enseignement. Nous allons essayer d’aller au fond du sujet. C’est une lutte. Et c’est de ce frottement de deux idées, de trois personnes, quatre personnes que la Torah arrive effectivement à marquer notre personnalité et à l’inviter. Finalement nous devenons nous-mêmes le bayit des haqqami. Et il faut éviter la saturation. Qu’est-ce que la saturation ? C’est lorsque vous avez une réponse et une question et que vous vous contentez de cette réponse.

Ça y est, vous avez tout. Non. De la même manière que nous laissons une marche pour corriger les erreurs sur notre feuille de rédaction, Il faut laisser une marge de sa façon de penser. L’erreur est toujours possible. Et c’est ça, Heveshoté, Batsamayi, Divre-Hem, toujours gardent cette soif, cette soif de comprendre leurs paroles et d’aller au-delà de ce qui est nécessaire. Donc on n’établit pas des limites à la Torah, à la manière de la préhender, à la manière de l’interpréter, et il y a toujours un de plus de l’interprétation que nous demandons aujourd’hui. Ça c’est l’enseignement de Yosei Benyorezel Ijtelena, son compagnon de route, que il va compléter son idée. Qu’est-ce qu’il va dire ? « Ye betrapatoach levachah » Vous pouvez dérouler le texte.

Alors « Ye betrapatoach » Yosei Benyorezel de Yerushalayim dit que ta maison soit ouverte à l’hospitalité. Oui, traduis à l’hospitalité. Que les indigents fassent partie de ta maison et ne conversent pas trop avec la femme, Olan. Là, c’est un piège. On voulait dire avec ta propre femme, à plus forte raison, avec la femme d’un autre. De la laisse à gent affirmée, celui qui converse trop avec une femme cause du mal à lui-même, l’églige d’étude de la Torah, est appelé à ré-hériter de vieux ici ils ont traduit par purgatoire. Alors en quoi les paroles de Yossi Ben-Huayzal complètes, les paroles de Yossi Ben-Huayzal, d’abord ne ne sois pas élitiste, ne filtre pas les gens qui entrent dans ta maison et n’ouvre pas ta maison que pour les sages.

Sache ouvrir ta maison à tous les indigents et ne bêtra pas tout l’Ahmir vaha. En principe, moi je ne traduirai pas « ouvertes à l’hospitalité », je traduirai que ta maison soit ouverte au bien-être. Il faut que la personne ne considère pas qu’il y a effectivement une porte à franchir. Mais on pousse la porte. Dans ma rue, il y a quelqu’un qui a mis sur sa porte, ici, on ne sonne pas, oh non. Bon, c’est risqué, surtout par les temps qui foutent, mais l’idée est prise de chez Avraham, qui avait une tente ouverte aux quatre coins de sa maison, et ce pour éviter qu’on fasse des tours de la maison parce que la maison est ouverte, nous l’avons apprise de Avraham. Ouvrir sa porte à l’autre, c’est tout un chapitre qui est consacré.

Et le sage se demandait comment Avraham est-il arrivé à la conclusion qu’il faut ouvrir sa porte aux quatre coins de la rue ? La réponse est très simple. Mais Charim El-Eh, il a adopté le chemin de l’intégrité, de la droiture. Vous savez comment s’appelle le livre de Beréchit ? Le livre de Beréchit s’appelle Sefer HaYachat. Le livre de la droiture, de la voie droite, c’est-à-dire que si on veut être conséquent avec soi-même, de la même manière que je ne peux pas vivre seul et que je suis toujours tributaire de l’autre parce que l’autre détient une partie de moi en otage chez lui, et il me faudrait à tout prix la récupérer pour me réaliser dans ma totalité, encore dans ma totalité, dans ma presque totalité, eh bien de la même manière que cela est valable sur le plan matériel, étant donné que je ne peux pas tout faire moi-même, c’est également valable sur le plan spirituel.

Donc il faut apprendre à avoir une maison ouverte. Et pas seulement les haqqa’nim et pas seulement les personnes de notre niveau, les haqqa’nim ont eux aussi quelque chose à nous apprendre. et qu’il faut leur donner tout simplement le sentiment qu’ils font partie de la maison, qu’ils jouissent d’une relative considération. Et ils veulent regarder comment Avraham accueille des Arabes, enfin, les malachimes qui ont une allure d’Arabes, et ils leur ouvrent les portes. D’ailleurs quand Iau va vous le dire, moi j’ouvre ma voie, j’ouvre ma voie à la, j’ouvre mes portes à tout le monde, le Midrash l’interpelle et lui dit mais est-ce que finalement tu as, est-ce que tu te compares à Avraham ? Avraham lui servait du vin à ceux qui avaient l’habitude de boire du vin, il servait de la viande à ceux qui avaient l’habitude de manger de la viande, il servait du pain de blé à ceux qui avaient l’habitude de servir du pain de blé, mais Avraham a servi la viande à ceux qui n’avaient pas l’habitude de manger de la viande, du vin à ceux qui n’avaient pas l’habitude de boire du vin, et ainsi de suite.

Donc, en somme, il faudrait pouvoir donner à l’autre ce dont il manque réellement, et parce que c’est dans ce manque réellement, parce qu’Ami vient du verbe « à nous », « à nous », c’est répondre. Il est quelqu’un en attente, il demande quelque chose. il faudrait pouvoir le satisfaire et c’est la raison pour laquelle il insiste aussi au Sibéno Hanan en disant que les indigents fassent partie de ta maison et ne conversent pas trop avec la femme. Alors évidemment ici nous pouvons nous poser la question que vient faire ce texte ici, quel est le lien entre que ta maison soit logement ou verte à la hospitalité et que les indigents fassent partie de ta maison.

Et la réponse admise généralement c’est que, eina tsaraba ori, qu’est-ce que vous vous voulez. Ça ajoute beaucoup de travail. Il faut préparer, il faut dresser la table, il faut servir, il faut la baisser, il faut tout. Et elles sont parlées des dépenses supplémentaires et tout ça. Et la maîtresse de maison, c’est elle qui accuse tout. alors que l’imiter, alors il dit non, ne curse pas ta femme, à ce niveau, ne converse pas trop avec la femme, qui veut que c’est sa propre femme, Le fait que le texte ait dit « altar beseha imha isha » et non pas il a dit et il n’a pas dit « altar beseha imha isha » ne multiplie pas la discussion avec une femme, mais avec la femme.

Il s’agit bien de ton épouse. alors il faut essayer ici de donner une autre allure à la maison et c’est la raison pour laquelle le le premier jidou dans la taurin mise à l’épreuve par la vertu de bonté, de l’accueil de l’autre, de l’accueil de l’étranger. Rivka est dine d’être l’épouse d’Itzhak parce que elle se propose non seulement d’apprever Elie Heiser, qu’elle nous connaît de dans l’idée, mais aussi son troupeau. Qu’est-ce qu’on entend par là ? Le texte a voulu tout simplement, pour le moment, parce qu’il y a beaucoup de choses à dire dedans, a voulu signifier que la première vertu l’ouverture essentielle du féminin, c’est cette ouverture sur l’autre, cet accueil, cette bonté que dégage cette personne. Mais attention si on précise l’étude du texte, Il est dit, altar b siha ima isha.

Altar b, ça ne veut pas dire que ne converse pas avec ta femme. Ce n’est pas possible. On ne va pas discuter que de toi. Le même non. Il y a les affaires courantes. Il y a l’éducation des enfants. Il y a beaucoup trop de sujets qui participent à la vie active du foyer. La précision est l’autarbe. Ne converse pas trop. avec sa propre femme, se trop introduit une notion de familiarité à la limite de la vulgarité qu’il faudrait essayer de freiner à l’intérieur de la maison. Alors, ça alors c’est pourquoi ? parce que cela réduit l’un par rapport à l’autre. Ou cela réduit la femme parce que tu redotes, tu lui racontes des choses, tu te moques d’elle à la limite.

Ou elle peut faire la même chose. il y a des limites à observer, de décence. Ça c’est siha. Si on prend siha comme une conversation profane. Bon, l’otarvée siha et maisha détectent des problèmes qui valent pas la peine et nous sommes en train de s’arracher les cheveux l’un de l’autre. voir qui va imposer sa façon de voir, altarbe siha et maisha. C’est pas la peine. Essaye de garder la juste mesure. Maintenant il y a un autre sens de siha. Siha siya qui veut dire prière et penchement du cœur altarbe siha et maisha Ne te confie pas trop à ta femme. Ne te confie pas trop à ta femme, mais pourquoi ? Ne lui ouvre pas ton cœur, pourquoi ?

Au contraire, il s’agit, c’est ma première confidante dans la vie, alors il faut partager avec elle. À tout prix. Encore on revient à l’talbé. elle t’a levé pourquoi ? Parce que, à supposer, dis-leur boulot parier je crois, que tu es été, tu es subi un préjudice quelconque. On t’a exploité, on t’a humilié. On ne ne rencontre pas toujours des personnes, disons, respectables dans les affaires aussi. Alors, ta femme, si tu lui racontes tout ça, deux choses, ou bien, elle va te dire, attention, il ne faut pas pardonner, il faut lui régler les comptes. elle va attiser ton amour propre contre la personne ou bien elle va te traiter d’idiot, tu te laisses faire etc. Et même en te défendant, en te défendant pour le moment, mais l’occasion première, elle va te servir que, voilà, tu t’es laissé avoir avec telle personne et telle personne.

C’est juste ce qu’elle a dit, etc. Donc, essayez de laisser certains chapitres qui peuvent donner lieu à des contestations de part et d’autre, de le laisser fermer. C’est parce que celui qui converse trop, celui qui s’accorde le droit de tout étaler, cause du mal à lui-même, et par la suite, néglige l’étude de l’intérêt. est appelé à y hériter du guéhémino et finalement sa vie devient un enfer. Or, cela est juxtaposé à ce que nous avons dit, que ta maison soit largement ouverte à l’hospitalité et que les indigeants fassent partie de ta maison. Il y a des personnes de l’hospitalité qui favorisent ce genre de conversation, ce genre de conversation qui n’aboutissent à rien. On partage quelques idées, mais au lieu de savoir les endiguer, chacun défend son parti.

Ou bien que les indigents fassent partie de ta maison, ou bien tu fais preuve de mépris à l’égard des personnes qui ne pensent pas comme toi. Tu les ignores. Ça n’en fait qu’un. Le premier qui va en souffrir et le premier qui va subir les conséquences de ça, c’est toi et ceux dans l’intimité de ton foyer. C’est là la relation entre le Gmi-Ut-Hassadi et la femme. Je vous ai dit tout à l’heure que son épreuve première est l’hospitalité. Bien attention, une hospitalité qui garde Selini. Ça, c’est avec cela que l’on clôt, si vous voulez, cette étude de Shimon Azzadi à la Torah, à la Abodin, derrière le Gimilout HaZadim. Voilà, je reste là à mon cours, si vous avez des questions à poser avec lui.

Bonsoir, j’ai une petite question à vous poser. Oui. Je vous remercie pour ce cours que je trouve tout à fait exceptionnel. Il n’y a rien qu’à changer, Baruch Hashem. Je voulais vous demander par rapport à ce chidouche que je viens de recueillir de vos paroles, vous avez dit que le Brechit, le séfer Beréchit portait aussi le nom de séfer Ayachar. Oui. Alors j’ai trois questions sur cette affirmation. Quelle était la source de cette affirmation que ça porte le nom de séfer Ayachar ? La deuxième question sur la terminologie même de Beréchit, il y a le mot Ayachar mais en Khikur, c’est-à-dire à l’inverse des lettres. Pour quelle raison ? Pardon ? La deuxième question je ne l’ai pas entendue.

Dans le mot Bereshit, vous avez les lettres du mot Yashar. Oui. Mais elles sont inversées. Oui. Voilà, c’était ça la deuxième question. Mais tu as parlé de la troisième question. Alors la troisième question, je vais essayer de la retrouver en vitesse, pour ne pas vous faire attendre. Je l’avais noté, mais je ne la retrouve pas. Alors que Beréchit présente le mot Yachar à l’envers, c’est tout à fait normal. J’ai trouvé la troisième question Rav. Pourquoi est-ce qu’on n’aurait pas appelé plutôt le séfer Beréchit par séfer Yetzira ? Il y a trois dimensions dans le séfer bérigite, dans la Torah. Quand D’ crée l’homme, il dit «Va y vra, eloquim eta adam vetzalmo vetzalem debu tavnito».

Donc la conception de l’homme, c’est une bérie A. La réalisation de l’homme, c’est une exira, c’est une formation. Alors à ce moment-là, il y a deux yetsarin. Dans va yitser, il y a deux yut pour dire qu’il y a déjà une bipolarité chez l’homme, deux tendances, va yitser, la yitsira. Nous nous sommes dans le monde de l’etsira, nous ne sommes pas dans le monde de la verie 1, Et ça, le Maral de Pravni, le Sefer de Bereshit en réalité fait corps avec Sefer Shemot. Le Sefer Shemot jusqu’à la construction du Mishkal clôture le livre de Bereshit. Donc ce que nous considérons comme étant deux livres ne sont en fait qu’un seul livre, puisque Berichy, sans la création du peuple juif, sans le don de la Torah, sans le tabernacle qui, lui, est en miroir avec la création, il n’y a pas de Berichy.

Alors Vaikraïn commence le monde de l’Assyria. Le sacrifice kirba, le korban, le verbe karob, c’est le rapprochement des deux mondes. Ça c’est pour ce qui est de l’intorin. Donc le sefer ayachar, il y a une tendance qu’il voudrait même le prolonger jusqu’au don de la Torah. Il y a sefer ayachar. Le monde fonctionne avec la logique pure des choses, celui de l’intégrité de l’homme. Et alors il faudrait le mettre à l’endroit. Il peut se présenter effectivement dans un décousu, d’une manière décousue, parce que nous n’oublions pas que pour la Milan… Elle est ordonnée par un kadochon barokou. Avraham, pour la pratiquer, a besoin de l’aide de ses compagnons, d’Aner et Mamre. On se demande pourquoi. Non, parce que la Mila allait effectivement réaliser une saisure entre lui et les autres.

Et ça, il était hésitant. Il n’a pas hésité, quand Akado Shvalukha lui a dit de porter en holocauste son fils, lui-même coupait le cordon avec les autres et ne l’a pas admis par le fait de la séquence. Alors ici le Yashar, c’est faire un Yashar, n’a pas fonctionné pour la Vida. Il n’a pas fonctionnait aussi pour le Gidanaché. Alkenlo yorhlo b’eme yisrael est Gidanaché. Or le Gidanaché c’est le combat entre deux frères, Yaakov et Esa, pour le droit des Nes. Et ça fait exception à la règle du jeu de Sefer Ayachar. Donc, ce que d’ailleurs, quand on lit le livre de Bereshi, on ne se pose pas beaucoup de questions, on est plutôt envoûté par le récit de ces premières générations.

et quelquefois scandaliser, mais par la suite, le fait qu’il y a un épiène, une fin heureuse, bien nous l’avons intégré. Ce que nous avons moins intégré, c’est l’esclavage en Égypte. Voilà pour la réponse à ta question. En bref, fin. Merci beaucoup, tondaraba. Autre question. Oui, monsieur Benizri, moi j’ai une question par rapport Al-Tarbayb et Sikha Imishkilluimayishkho Je te reconnais. Pourquoi est-il mentionné Al-Tarbayb et Sikha ou la Ishulit ou Sikhot avec ton pourquoi on ne dit pas n’éponge pas ton cœur avec n’importe qui que de la femme en fait, puisque le problème de l’image de soi peut être bafoué aussi entre amis ou… Oui, oui, oui. En un mot, je te dirais, étant donné que le féminin est le joyau de l’être, ne le malmène pas, parce que si tu lui donnes l’occasion de te malmener, il va te détruire.

c’est ça, et ne la réduis pas à tes charmes. C’est ça, et surtout, tu discutes avec elle. Sache que chez elle, c’est un autre chapitre, un autre discours. Le discours de l’homme Mais le discours de la femme en attendant à l’assimiler et à le rentrer dans un même moule, ce n’est pas fait. Du point de vue scientifique, oui. Du point de vue psychologique, non. La perception est totalement différente. Et si le khamid m’a dit que la femme est la couronne de son mari, Alors, il faut savoir l’être. Vous allez me dire, mais toutes les femmes ne sont pas comme ça, Monsieur. Nous nous parlons du féminin qui est l’ultime création de la création. parce que la femme permet d’être créée, c’est le sublime dans la création.

Comment ? Oui. Vous savez, Rav Benizri, je voulais encore dire quelque chose, c’est que vous savez, il y a des mitzvot qui sont plus difficiles que d’autres, et je vous assure que encore jusqu’à aujourd’hui je pense que de faire venir des indigents dans une maison c’est vraiment pas une chose très très facile je sais qu’il ya des gens qui arrivent facilement à accomplir cette mitzvah mais pour d’autres personnes c’est vraiment extrêmement délicat pour la femme. Je vous l’ai déjà dit aujourd’hui dans le monde orthodoxe Les mitzvot, pour D’, avec D’, c’est formidable. Ils sont là, qu’elle cache route, qu’elle humre, qu’elle… Est-ce que ces humreux, ils les font dans la relation, dans les sons? Mais là, c’est la bouche qui va être.

Je dis que les bisvotches de Ben Adam, la macôme, ça n’engage pas tellement à faire la prière. Vous savez, on raconte quelque chose. Il y avait un disciple qui faisait les loges de son maître, de son ami. Il lui dit, tu sais, mon râve, il est extraordinaire, c’est un génie. Un génie. Tu apprends. Oui, mais tu réalises, il est en train de te parler, mais il est déjà en train de résoudre une autre question en même temps qu’il te parle. Est-ce que tu réalises ? Il a dit, alors c’est ça le génie, alors dans ce cas-là, moi aussi je suis géniale. Parce que moi, quand je commence ma prière, je suis en train de résoudre tous les problèmes qui sont restés en attente.

Au moment même où je récite ma prière, c’est de dire que finalement, voilà qu’il est en train de servir D’, mais en réalité, il est en train de penser en même temps à sa bourse, et il est en train de penser à son affaire, il est en train de penser aux petits problèmes qu’il a laissés derrière lui, et ça vient, ça travaille dans son esprit, et à savoir si en faisant sa prière, il n’est pas en train plutôt de résoudre ses problèmes personnels. Ce qu’on ne peut pas dire lorsqu’on ouvre sa maison au Saint-Yves. Voilà, autre question. Ram, moi, j’ai une question, s’il vous plaît. Par rapport au chapitre de Ruth et par rapport à ce que vous êtes occupé de dire sur la femme, est-ce que vous pouvez un peu plus expliciter cette formulation qu’avait eu Noémie envers Ruth de dire « va te coucher au pied de Boaz, je crois dans la grange ».

Oui. Qu’est-ce que ça signifie derrière tout ça ? Oui. Bien, je n’ai pas évidemment commenté tous les aspects du livre de route. On m’a demandé un jour, un soir de chabot de faire l’étude de route. On a passé trois heures et on avait à peine passé sept versets de sept heures de route parce que le livre de route porte plusieurs éléments de réflexion et notamment celui pour le lévira. Le lévira, vous vous rendez compte, Irouda n’était pas capable d’accomplir cette mitraille du lévira. Et avec Tamar, il a donné son deuxième fils à Tamar, mais le troisième. Il ne veut pas parce que, il se dit non, et même les autres fils, ils veulent pas que l’enfant porte le nom du défunt. Non, on ne veut pas. On ne veut pas se substituer à son frère. Or l’idée du dévira dans la famille telle qu’elle était aujourd’hui, les virales existent depuis le hérène. Nous faisons la chalice. Pourquoi? Pour ne pas…

On rompt le lien des frères dans le cas où le frère vient décéder sans laisser d’enfant. pourquoi ? Parce que tout le monde ne peut pas se conformer à cela, mais il y a dans l’idée du dévira la volonté de donner corps à ce don de soi au nom de la famille que nous voulons constituer. Or, n’oubliez pas que Ruth est une étrangère. Ruth, elle ne va pas être acceptée dans la société parce que tout le monde dit « lo y havo hamonium abulical hachem » et on prend les choses à la lettre. On refuse tout étranger. Il y a beaucoup de familles qui se sont disloquées à cause de l’introduction d’un étranger dans la famille qui n’a pas été intégré ou qui n’a pas pu s’intégrer.

Bon, on ne va pas entrer dans ce problème de la conversion, mais Ruth en quelque sorte, elle veut entrer au sein du peuple juif au défi de la loi. Que lui importe la loi qui lui interdit le y avoir à mon éumour à Vivica la chaîne, moi je la défie cette fois pour que je réussisse. Mais pour cela il faut qu’elle donne la preuve qu’elle est capable de payer de sa personne et elle l’a fait dans cet esprit-là. Dans cet esprit-là. C’est Et c’est en somme le livira que refusa Ali-Houda, qui est repris par Ruth, Ruth qui devient en quelque sorte la filleule de Tamar. Parce que le livira qui est pratiqué ici n’est pas celui d’un frère, n’est pas celui, c’est celui d’un proche parent, il était âgé.

Il est mort le jour même de ses premières noces, de ses secondes noces, parce que sa femme venait de mourir et il était très âgé déjà. Voilà, autre question ?