Pirkey Avot, 5e chapitre

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours est donné la semaine qui précède Shavouot, et il porte sur le chapitre des Pirkey Avot que l’on lit le Chabbat qui précède la fête — celui que le Rav Raphaël Benizri rappelle être un ajout, puisque le traité n’en compte réellement que cinq. Ce chapitre supplémentaire est un ensemble de michnayot consacrées aux vertus de la Torah, à la manière de l’acquérir et de la transmettre, et le cours s’organise autour d’une seule michna, celle de Rabbi Meir sur celui qui s’occupe de la Torah de façon désintéressée. La question qui la traverse est celle du mot « acquérir » : que veut dire acquérir une chose qui a été donnée ? Et à qui l’étude engage-t-elle celui qui s’y consacre — à sa famille, à son peuple, ou à l’humanité entière ?

Le Rav part de la manière dont la fête de Shavouot est nommée dans la Torah : non comme jour du don de la Torah, mais comme jour des prémices. De là il remonte à la première occurrence du mot kinyan, lors de la naissance de Kayin, et à la différence entre Kayin et Hevel dans leur manière d’offrir. Ce détour installe le principe qui commande tout le reste : le premier principe de la Torah n’est pas de vivre soi-même mais de donner la vie.

Le cours passe ensuite à l’identité juive comme identité de Torah, à ce qui distingue le sage de l’homme de la terre, aux sept lois de Noah incluses dans la couronne de la Torah, puis à la lecture serrée de la michna de Rabbi Meir : le sens du verbe employé, les deux tables de la loi, l’harmonie des dix paroles de la création et des dix paroles de la révélation, la structure des commandements en trois séries. Il se termine sur une question du public à propos du souvenir des méchants, à laquelle le Rav répond par une critique de ceux qui ne pratiquent la Torah que pour leur propre salut.

Ce que dit ce cours

Shavouot n’est pas nommée dans la Torah comme le jour du don de la Torah. Le Maharal de Prague en donne la raison : puisque la Torah a été imposée au peuple au mont Sinaï, il y avait dans cette acceptation une part de contrainte, et la fête ne pouvait donc pas être désignée comme le jour de la révélation. Elle est appelée jour des prémices — le jour où l’homme est capable de donner le meilleur de lui-même à un autre, sans calcul et sans attendre de retour. Le premier principe de la Torah n’est pas de vivre pour soi mais de donner la vie à autrui, et c’est ce qui fait de nous, en réalité, des acquéreurs de la Torah.

La première acquisition du texte est celle d’un enfant reçu et restitué. Le mot kinyan apparaît pour la première fois à la naissance de Kayin : j’ai acquis un homme avec D’. Le premier enfant issu de l’union du premier couple est donc considéré comme un don, auquel l’homme participe par une prière d’en bas. Cette acquisition n’est jamais entièrement le fait de l’homme : elle consiste à accepter une bénédiction et à la restituer à sa source. C’est le message que Kayin n’a pas compris ; Hevel, lui, l’interprète ainsi parce qu’il est le cadet — il admet qu’il y a quelqu’un au-dessus de lui à servir, et un autre avec qui partager une fraternité. C’est pourquoi son offrande est agréée : il a offert les premiers-nés de son bétail et les plus gras d’entre eux, ce qui suppose que l’acceptation de la Torah tient à l’effort fait pour la découvrir par l’étude.

Le chapitre lu avant Shavouot est un chapitre ajouté. Les Pirkey Avot ne comptent en réalité que cinq chapitres ; le sixième est un concentré de michnayot portant sur les vertus de la Torah, sur la manière de l’acquérir et sur la façon de la transmettre. C’est pour cette raison qu’on le lit le Chabbat qui précède la fête. Le Rav prévient qu’il ne pourra pas développer toutes ces vertus, et choisit d’entrer par la question de l’identité.

L’identité première du Juif est la Torah, non la terre. Nous avons aujourd’hui la possibilité de traduire cette identité en identité nationale, par la terre d’Israël. Mais ce qui a fait que même privé de sa terre l’homme est resté juif dans son âme et dans son cœur, c’est la Torah. Ne pas s’y reconnaître, ne pas chercher à révéler sa part en elle, équivaut alors à une négation de soi. On devient am ha’aretz, un peuple de la terre — un peuple qui ne se définit que par sa vie sur terre, vie limitée, qui ne se prolonge pas dans le temps et que les générations suivantes ne sont pas tenues de respecter.

Nul n’a osé mettre en doute la révélation du Sinaï, mais Israël lui-même a tardé à y adhérer. Tous les peuples se sont inclinés devant les dix commandements, même sans les adopter — et il est arrivé au peuple juif de ne pas les adopter non plus. C’est à Pourim que le peuple a adhéré de son plein gré à la charte de la Torah, et c’est pourquoi Pourim est le parallèle de Shavouot parmi les fêtes instituées par les sages. Ces fêtes répondent aux miracles des commencements, et c’est désormais à nous de les redéfinir.

Le chapitre est enseigné dans le langage de la michna, c’est-à-dire que tout est à redécouvrir. Une chose reçue comme don n’obtient jamais l’importance que nous accordons à ce que nous avons forgé nous-mêmes ; il s’agit de passer de l’héritage des pères à la révélation de notre propre part. Le Rav répète ce qu’il ne cesse de dire : chacun de nous est une lettre, ou une portion de lettres, ou une portion de mots dans la Torah, et c’est nous qui en reconstituons l’ensemble. Le vœu le plus cher que formule le Juif est d’avoir une part dans la Torah — et cette part ne peut être révélée que par l’étude, d’où la bénédiction qui associe le peuple élu et ses enseignements.

La Torah aurait pu être révélée entièrement à Yaakov, mais le moment n’était pas propice. Un midrash le dit, et le Rav en tire la question de la maturité. Celle-ci n’est pas seulement celle d’une élite qui se découvre par elle-même : il faut que l’ensemble de l’humanité soit capable de se reconnaître un tant soit peu dans cette Torah. Si elle restait uniquement celle de l’assemblée de Yaakov, elle souffrirait d’une fracture sur le plan humain, puisqu’elle ne permettrait pas à ceux qui l’ont entendue sans y adhérer de l’intégrer. Notre but n’est pas de garder jalousement cet enseignement, mais de le faire rayonner.

La couronne de la Torah inclut les sept lois de Noah. Aux six cent treize commandements s’ajoutent les sept lois qui couronnent l’humanité entière : nous ne pouvons pas porter cette couronne sans y associer les peuples qui n’ont gardé que ces sept enseignements. Le Rav signale sur ce point une divergence entre Rav Saadia Gaon et le Rambam. Pour le premier, ces sept lois ont été révélées à Noah et à ses descendants et respectées depuis lors ; pour le second, elles l’ont été jusqu’à la révélation du Sinaï, à partir de laquelle une alliance nouvelle s’est faite, engageant tous les autres peuples.

Le sage se définit dans trois temps. Il y a d’abord le sage du passé : celui qui se situe par rapport à son environnement et à son époque, et qui en connaît les limites — tout le monde n’est pas né à la même époque, ni sur la même terre, ni avec les mêmes atouts au sein d’une famille ; chacun est donc sage à sa façon, et il faut respecter cette sagesse individuelle attachée à ses antécédents. Il y a ensuite le sage du futur : celui qui se projette sur le devenir et refuse de rester confiné dans un passé qu’il n’a pas choisi. Il y a enfin le sage du présent, celui qui apprend de tout homme et cherche à récolter les éléments de sa vie et de son identité au travers de toutes les personnes qui composent son époque. Cette attitude est universelle et ne relève pas encore de la Torah : elle est du domaine du derekh eretz, ce comportement moral minimum, ce savoir-vivre commun à tous, que la Torah vient couronner en lui donnant sa dimension d’absolu.

Nous sommes à l’égard de la Torah des étrangers et des résidents. Toute sagesse humaine reste subjective et relative ; lorsqu’elle accède à la notion de Torah, chaque élément prend une autre dimension. D’où cette position double : nous sommes étrangers à elle et pourtant imprégnés, habités par ses éléments. C’est cette position que la michna de Rabbi Meir vient décrire, en énumérant ce que la Torah confère à celui qui s’y adonne de façon désintéressée — le monde entier ne vaut que pour lui, il est appelé ami et bien-aimé, elle le revêt d’humilité et de crainte, elle le rend juste et droit, elle l’éloigne de la faute, elle lui révèle ses secrets, elle fait de lui une source jaillissante et un fleuve dont le courant ne s’interrompt jamais.

Le texte ne dit pas « celui qui étudie » mais « celui qui s’affaire ». La traduction courante est inexacte, et la différence est décisive : s’affairer à la Torah n’est pas la même chose que l’étudier. On dit aujourd’hui de certains que leur métier est l’étude ; or la formule admet une autre traduction — que son art de vivre est conforme à la Torah, que sa Torah se reflète dans ses activités et dans sa manière de vivre. C’est pourquoi nos sages ont dit que servir les sages et vivre à leur contact vaut plus que l’apprentissage lui-même. On n’étudie pas la Torah comme une science : on la découvre dans l’application, dans les manières de faire.

Il y a deux Torot, et deux tables de la loi. La première est celle que D’ donne : expression d’une pensée abstraite, sans rapport avec le réel, qu’il faut comprendre comme totalement détachée de ce monde-ci — et c’est précisément celle-là que le peuple n’a pas intégrée, puisque vint la faute du veau d’or, que Moshe la jeta et que les tables se brisèrent, les lettres s’envolant. Ces tables avaient été prévues dès la veille du premier Chabbat de la création, parmi les dix choses créées dans ce temps qui n’est ni Chabbat ni jour ordinaire, là où le profane et le sacré s’entrecroisent. Et s’il y a deux tables plutôt qu’une, c’est parce qu’il y a celles que D’ façonne et celles que Moshe façonne. Les commandements écrits là-dessus donnent à ces tables leur consistance et leur permettent d’intéresser le monde d’ici-bas.

Si les tables peuvent se briser, c’est parce que ma part y est fragile. Le Rav en tire directement la conséquence : ce qui casse, c’est ce qui, en moi, n’a pas intégré ni enveloppé l’enseignement divin. Il compare cela à un être qui dépérit parce qu’il ne peut plus porter l’âme que D’ lui a donnée. La Torah venue du ciel réfléchit son enseignement vers le monde inférieur, tandis que la Torah de la terre est celle à laquelle je participe ici-bas : la vérité qui germe de la terre, celle qui sort des épreuves que je vis et des conclusions que j’en tire. C’est cela, la michna, et c’est le sens du pluriel des tables.

Le désintéressement se comprend par l’harmonie de deux séries de dix paroles. Le Rav rappelle que le décompte des semaines depuis Pessah sert à sortir un peu du conditionnement par la nature, et que le cinquantième jour est l’aboutissement de la libération physique, le moment où l’homme commence à goûter à une élévation d’esprit. Mais cela doit se faire de façon désintéressée. Si la Torah parle de salaire et de châtiment, ce ne sont que les répercussions d’un manque d’harmonie entre les dix paroles de la création et les dix paroles de la révélation. Entre elles il y a un enchâssement, une harmonie de couple, capable d’engendrer et de développer autre chose : quand l’évolution est parfaite, les enfants sont le reflet de cette rencontre ; quand il y a fracture, les engendrements sont néfastes, non seulement pour la famille mais pour le monde entier. Comme dans l’amour, il ne s’agit donc que de répondre à l’attente de l’autre et non à la sienne propre : faute de quoi la Torah reste étrangère à nous-mêmes, alors qu’elle n’est pas une science que l’on maîtrise une fois pour toutes mais une chose à redécouvrir chaque jour au travers de notre vécu.

« Le monde entier ne vaut que pour lui » ne signifie pas que le monde lui appartient. La formule dit que l’application de la Torah ne se limite ni à ma famille ni à mon peuple. L’étude m’engage pour l’ensemble de la création ; ma contribution n’est pas bornée et ma pensée embrasse l’humanité entière, parce que si l’humanité progresse dans le bon sens, tout le monde y gagne. C’est le sens du mot par lequel la michna appelle un tel homme : non pas « ami » mais compagnon — et le Rav souligne que ce mot a la même étymologie que celui qui désigne le mal. Ce que je considère comme mauvais, c’est ce qui m’est étranger, ce que je n’arrive pas à maîtriser, ce qui me concurrence.

Trois choses seules ferment l’accès à la Torah. L’effusion de sang, les unions interdites et l’idolâtrie rendent la Torah étrangère à ma personne, et ce sont les trois pour lesquelles je devrais sacrifier ma propre vie, parce qu’aucun accommodement n’est possible. Pour tout le reste, il s’agit d’orienter et de conditionner. C’est pourquoi la Torah ne cherche pas à convertir les autres peuples : ceux qui ne peuvent pas y adhérer se suffiront des sept lois, et c’est suffisant pour eux. Le peuple juif, garant d’un ordre moral supérieur, en reçoit quant à lui la clé de toute chose.

Aimer D’ vient en troisième position dans la michna. On aurait pu attendre l’inverse ; le Rav observe qu’il faut d’abord se considérer comme frère, comme compagnon de D’, des autres hommes et de toutes les créatures. Il en rapproche la structure des dix commandements : la première parole n’est pas un commandement mais un fait — je suis l’Éternel ton D’ qui t’ai fait sortir d’Égypte. Restent neuf commandements, répartis en trois séries de trois : ce qui nous oblige envers D’, ce qui nous oblige envers le prochain, ce qui nous oblige envers nous-mêmes. Ne pas avoir d’autre D’ regarde D’ ; ne pas porter son nom en vain regarde le prochain ; se souvenir du Chabbat pour le sanctifier regarde d’abord notre propre élévation. Honorer ses parents est un respect du prochain qui vaut respect de D’, puisque le père et la mère sont associés à celui qui est saint par lui-même ; ne pas verser le sang de son prochain — et le Rav rappelle qu’il y a des paroles qui tuent — relève du devoir envers autrui ; les unions interdites regardent la personne elle-même. Restent les trois dernières : le vol regarde D’, parce qu’il se fait derrière le dos de l’autre, comme si personne ne nous voyait, et parce qu’il y a bien des manières de voler et de se détruire soi-même en n’acquérant pas honnêtement ; le faux témoignage regarde le prochain ; la convoitise regarde encore soi-même.

Le méchant nous accompagnera tant que nous ne penserons qu’à notre propre salut. À une question sur la persistance du souvenir des méchants, le Rav répond que ce que le méchant nie n’est pas la sagesse de la Torah mais son application ; il conteste ce qui l’incarne. S’il nous accompagne toujours, c’est que nous n’avons pas su lui montrer que nous restons à son écoute quoi qu’il fasse — comme un enfant qui a tout dilapidé et que l’on n’abandonne pas pour autant. Notre tort est de pratiquer la Torah comme s’il s’agissait de notre salut, alors qu’il s’agit du salut de tout le monde, et que c’est en cherchant celui-ci que je réalise le mien. Le Rav illustre par le maître qui ordonna à une rivière de s’ouvrir pour le laisser passer, puis, voyant courir un homme qui n’était pas des siens, lui fit ouvrir encore le passage. Sans cette vision, nous resterons loin d’une époque messianique qui n’est pas réservée au peuple juif mais doit profiter au monde entier.

Transcription intégrale du cours

Bonsoir les amis, nous sommes une semaine avant Shavuot, nous avons fait un parcours depuis Pesach jusqu’à ce jour de Matin Torah, jour de Matin Torah, la fête de Shavuot n’est pas signalé comme étant un jour de matin Torah du don de la Torah. Et le Marat de Prague dit, étant donné que la Torah a été imposée au peuple sur le Mont Sinai, il y avait une certaine contrainte dans l’acceptation de la Torah par le peuple d’Israël, alors elle n’est Elle n’est pas mentionnée comme un jour de la révélation de D’, mais elle est mentionnée plutôt comme le jour des prémices. Le jour des prémices, c’est-à-dire le jour où l’homme est capable de donner le meilleur de soi-même à l’autre sans calcul, sans attendre un retour quelconque.

Parce que le premier principe de la Torah, c’est pas tant pour vivre soi-même, c’est pour donner la vie. Les un chayot, ce n’est pas les chayot, mais les un chayot, donner la vie à l’autre, ça c’est ce qui fait que, en réalité, nous devenons acquéreurs de la Torah. Mais acquéreur de la Torah, c’est ce que dit, la première fois que nous voyons le mot kinyan. le mot kinian qui veut dire hacha, acquisition, il est dit à propos de la première naissance de l’enfant Kaïd, j’ai acquis un homme avec dieu, pour dieu cela veut dire que le premier enfant issus de l’union du premier couple est considéré comme un don de D’ auquel participe l’homme par une prière d’en bas. Et cette acquisition n’est pas entièrement le fait de l’homme, elle est le fait de l’acceptation par l’homme de cette bénédiction et le fait de la restituer à D’, qui en est la source. Malheureusement, Cahine n’a pas compris le message. C’est Hevel qui l’interprétera ainsi parce qu’il n’est que le cadet. Il considère qu’il y a quelqu’un au-dessus de lui à qui il devra servir. Et la présence de quelqu’un d’autre avec qu’elle devrait partager cette fraternité, c’est ce qui fait que son sacré-vie s’est agréée et pas celui de Cahine.

Or on nous dit que Hevel a offert à D’ « mit b’chorot sono o Mechel b’en » des premiers nés de son bétail et Mechel b’en est des plus grands. Ce qui suppose que l’acceptation de la Torah est dans l’effort que l’on fait pour sa découverte au travers de l’étude. C’est la raison pour laquelle ce sixième chapitre, en réalité dans le Pilkéavot il n’y a que cinq chapitres, Ce sixième et un concentré de Mishnayot se rapportant aux vertus de la Torah, à la manière d’acquérir la Torah et à la façon de la transmettre et bien sûr c’est le Shabbat avant le jour de Shavuot, avant la fête de Shavuot, que nous lissons ce sixième chapitre. Alors nous n’allons pas pouvoir développer toutes ces vertus nécessaires à la découverte de la Torah, à l’acquisition de la Torah, parce que, en somme, quelle est l’identité d’un juif. Aujourd’hui nous avons la possibilité de la traduire par la terre d’Israël une identité nationale. Mais en fait l’identité première est essentielle du juif qui fait que même lorsqu’il a perdu sa terre, il est resté juif dans son âme, dans son cœur, c’est la Torah. Par conséquent, ne pas se reconnaître dans la Torah, ne pas essayer de révéler sa part dans la Torah équivaut à une négation de soi, une négation de son identité. Alors à ce moment-là, on devient Amha Arets. Amha Arets veut dire un peuple de la terre, un peuple qui ne se définit que par sa vie sur terre, c’est une vie très limitée, c’est une vie qui ne se prolonge pas outre temps et une vie que les générations suivantes ne sont pas tenues effectivement de respecter, et nous le voyons au travers des exils, on n’a pas besoin de le développer, mais par contre, ce que à travers les exils ont fait que nous sommes restés attachés coûte que coûte à notre C’est le fait que nous ayons gardé une attache avec la Torah, avec tout au moins ces dix commandements qui eux n’ont pas été paradoxalement niés par l’humanité entière.

Qui a osé mettre en doute cette révélation de D’ sur le Mont Sinaïque ? Tous les peuples entiers se sont inclinés, même s’ils ne l’ont pas adopté. S’ils ne l’ont pas adopté, il est arrivé également aux peuples juifs de ne pas l’adopter. pas que c’est à Purim le peuple juif a effectivement adhéré à la charte de la Torah de son plein gré. Et c’est pour cela que Purim est le parallèle au jour de Shavuot dans les fêtes qui ont été instituées par nos sages et qui en somme sont une réponse à tous ces miracles qui nous ont été faits lors de nos premiers allons dans l’histoire et maintenant c’est à nous de les redéfinir et c’est la raison pour laquelle nos sages ont enseigné ce chapitre dans le langage de la mishnah, enseigné ce langage enseigné dans le langage de la mishnah, qu’est ce que cela veut dire ? Ça veut dire tout simplement que tout est à redécouvrir par nous-mêmes. Une chose que l’on a eue à Sher Natanlano et à Torah comme dons. Nous avons reçu comme dons. Nous ne lui accordons, nous n’arrivons pas à lui lui accorder autant d’importance. Mais lorsque nous avons nous-mêmes forgé cette étude et passé de l’héritage des pères à celui de la révélation de notre propatorat, parce je l’ai déjà dit et je ne cesserai de le répéter, chacun de nous est une lettre ou une portion de lettres ou une portion de mots dans la Torah et par conséquent c’est nous qui constituons ou qui reconstituons l’ensemble de la Torah. Et « tenchel kenu betoratecha » le voeu le plus cher exprimé par le juif c’est qu’on ait une part dans la Torah et que cette part soit révélée. Or elle ne peut peut être révélé que par l’étude d’où cette bénédiction, « baruch sheb bahr bahel » ou « mishnatam », « béni soit celui qui a élu le peuple juif » ou « mishnatam Ou bien, comme il dit, eux et leurs enseignements au travers de leurs enseignements, parce que la Torah aurait pu être donnée à vôtre.

Il y a d’ailleurs un Midrash qui dit que la Torah aurait été donnée, aurait été révélée entièrement à Yaakov, mais le moment n’était pas propice. Il faut une certaine maturité. La maturité n’est pas seulement celle de l’élite qui se découvre par elle-même, Il faut que l’ensemble de l’humanité soit à même capable de se reconnaître un tant soit peu dans cet Torah, parce que si le reste de l’humanité séparé ou discriminé de la nature même de la Torah, alors si la Torah reste Moresh Keilah Yaakov, uniquement celle de l’assemblée de Yaakov, elle va souffrir d’une fracture sur le plan humain, parce qu’elle ne va pas permettre à ceux qui l’ont entendu sans adhérer à l’intégrer. Or, ce n’est pas notre but de garder jalousement cet enseignement de la Torah, notre but est de le faire rayonner.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on a inclus dans le Keter Torah même les enseignements des sept lois noiries. Quaéther, il y a 613.000 votes dans la Torah, et plus les sept lois noirides, c’est ça ce qui couronne l’humanité entière. Nous ne pouvons pas porter la couronne de la Torah sans y associer les autres peuples qui n’ont gardé eux que les sept enseignements. Il y a une machloquette entre Rabbi Sanadi Agaon et Rambam à ce sujet, parce que Rabbi Sanadi Agaon dit que les sept lois noiriques ont été révélées, c’est vrai, aux Anoirs et à ses descendants. Et depuis lors, ils ont été respectés, et tandis qu’Arabam dit non, c’est à partir, ils ont été respectés jusqu’à la révélation de D’ sur le Mount Sinai, mais à partir de révélation de D’ sur le Mount Sinai, une alliance nouvelle s’est faite, engageant tous les autres peuples.

Cette idée de l’association des autres peuples est comprise dans Shanu haqqamim, nous avons dit que le haqqam n’est pas seulement quelqu’un qui étudie la Torah, le haqqam de la Torah Tammit Haram. C’est le disciple du Haram. Mais le Haram, nous avons une fois définit ces trois attributs dans le temps passé c’est à maquillette mais comment celui qui se situe par rapport à son environnement à son époque et qui connaît ses limites oui tout le monde n’est pas né à une même époque et tout le monde n’est pas né sur une même terre et tout le monde n’est pas né avec les mêmes atouts au sein d’une famille et chacun par conséquent est haram à sa façon et il faudrait respecter cet orma individuel qui leur attache à ses antécédents mais il y a une orma du futur, c’est celui qui se projette sur le devenir et qui ne veut pas rester confiné dans le passé qui lui a été imposé et qui n’a pas choisi. Et de de quelle manière il le fait, à l’aumètre Nicolas Adam dans le présent, en apprenant de tout homme, en cherchant effectivement à récolter les éléments de sa vie, de son être, de son identité, au travers de toutes les personnes qui composent son époque. Vous voyez, il y a ici dans le Haram une idée, une attitude universelle mais qui n’est pas spécifiquement celle de la Torah. Celle de la Torah, elle vient s’ajouter à cette dimension de de Derek Heretz. Derek Heretz c’est ce que l’on a l’habitude, la manière, le comportement moral minimum que le savoir-vivre, le savoir-faire qui est commun à tout le monde. Mais la la Torah, elle vient couronner cela par sa dimension de l’absolu, parce que tout shachma reste subjectif, relative, et quand elle accède à la notion de Torah, alors chaque l’élément prend une autre dimension et c’est ce qui fait que nous sommes, par rapport à la Torah même, guérim et toshavim. Nous sommes à la fois étrangers mais à la fois imprégnés ou possédé par ces éléments de la Torah, de quelle manière, ça nous allons le voir.

Rabbi Meir dit « Celui qui se consacre à l’étude de la Torah de façon désintéressée acquiert de nombreux mérites, il n’est pas jusqu’au monde entier, qu’il ne vaille que pour lui, il est appelé ami, bien-aimé, il aime D’, il aime les créatures, il réjouit D’, il réjouit les créatures, elle la Torah, le revet d’humilité, de crainte, et le rend même d’être juste, pieux, droit, fidèle, l’éloigne du péché et le rapproche du mérite, en met à profit ses conseils et sa sagesse, son discernement et sa puissance, car il est écrit « À moi les conseils et la sagesse, je suis compréhension, à moi la puissance ». Elle, la Torah, lui procure la souveraineté, la maîtrise, un jugement éclairé, des secrets de la Torah lui sont révélés, il devient comme une source jaillissante et comme un fleuve dans le courant ne s’interrompt jamais, il devient réservé, l’on gagne, pardonne l’affront qui lui reste effet. Et elle, la Torah, le grandit et l’élève au-dessus de toutes choses. Nous nous arrêtons là, il y a des matières à développer là-dedans, à savoir que celui qui se consacre à l’étude de la Torah de façon désintéressée. Il me plaît toujours de dire que là, se consacrer à l’étude de la Torah, ce n’est pas la traduction exacte.

Parce que le texte dit qu’on a au sec, qui s’affaire à l’étude de la Torah. Qui s’affaire à l’étude de la Torah, c’est différent de celui qui étudie la Torah. Aujourd’hui, on parle des personnes qui ont choisi de se consacrer à l’étude de la Torah et on les définit comme Torato ou Manuto. On dit que sa profession, c’est effectivement l’étude de la Torah. Or il y a une autre traduction à Torato ou Manuto. «Torato Manuto» veut dire que son art de vivre est conforme à la Torah, ou que sa Torah se reflète au travers de ses activités, de la manière dont il vit. C’est la raison pour laquelle nos sages ont dit «Shimusha yotel milimuda» Le fait de servir la Torah, de servir les Tannibachachamim et de vivre à leur contact, c’est plus que l’apprentissage de la Torah.

On n’étudie pas la Torah comme une science, on la découvre sans l’application, dans les manières de faire. de faire et il y a et or il y a deux torotes et elle est un hukim hier seulement nous avons dit nous avons lu voici les hukims et les torotes pourquoi les torotes on ne parle que de Torah mais en réalité il y a deux torotes la Torah qui est donnée par D’ elle est effectivement expression d’une pensée abstraite qui n’a rien à voir avec le réel de l’indie, et on doit la comprendre comme détachée totalement de ce monde-ci tandis que, et celle-là, Elle n’a pas été effectivement intégrée par le peuple juif, puisqu’il y a eu par la suite le péché d’Ezraïghel, le péché du vaudan, et Moshe l’a jeté, et elle est tombée, elle s’est cassée, elle s’est brisée, ses tables de loi se sont brisées, les lettres se sont envolées, mais ses tables, d’où vient-elle ?

On nous dit que ces tables de la loi ont été programmées déjà la veille du premier Shabbat de la création. Entre les choses qui ont été créées, alors que D’ a fini la création de son univers, il lui manquait quelques petites choses, dix choses qu’il a en ce temps-là qui n’est ni Shabbat ni Chol, et où effectivement s’entrecroisent le Chol et le Kodesh, le profane et le sacré, alors D’ a créé les tables de la loi. Ces tables de la loi, ils ont une réalité propre dans, on aurait pu dire, l’oie. Une table, pour un peu se je me dis, mon foi dit commandement, on aurait pu prévoir un seul tableau, mais pourquoi cette notion de l’ouchotte, de deux, puisque le minimum du pluriel est celui de deux, tout simplement pour dire qu’il y a les tables de la loi que D’-Valoukho donne, il y a le table de la loi que Moshe façonne. Et ce sont les deux tables, D’-Valoro a façonné ces tables à lui et Moshe a façonné ces tables à lui. Et là-dessus on a écrit les commandements et c’est ce qui donne une consistance à ces tables et qui fait que ces tables sont, de la loi, sont perceptibles et qu’elles peuvent intéresser le monde présent, le monde ici bas, et qu’elles peuvent être interprétées comme concernant le Amha Aretz, le peuple de la terre. Or vous savez, le peuple de la terre c’est le commun des mortels. Par exemple, Noha Khamim, quand il parle de l’humanité entière, il dit au Mota Olam les nations du du monde, les nations du monde, celles qui sont attachées au monde, celles qui sont motivées dans la vie et motivées par la conquête du monde, or nous ce n’est pas la conquête de ce monde qui est notre objectif premier, notre objectif premier c’est d’être dans olamaba, dans le monde à venir, c’est-à-dire d’accéder à ce monde où la pensée, elle est celle qui dirige et gère l’avenir des autres générations dans un monde meilleur.

C’est ça, l’idée première de ces haramims qui ne trouvent ménoura, qui n’ont de salut, qui ne trouvent de repos, même pas dans le monde à venir. Dans le monde à venir, ils sont toujours en train d’étudier la Torah, mais cette fois c’est une Torah qui relève des sphères supérieures et qui réfléchit son enseignement au monde inférieur. C’est ce qu’on appelle Torah min ha-shamayi, c’est la Torah qui vient du Ciel. Tandis que la Torah de la terre, c’est celle à laquelle je participe ici-bas. et mettre mes herestites marques, la vérité, c’est celle qui germe de la terre, des épreuves que je vis ici-bas et des conclusions que j’en tire. Ça, c’est la michna. Ça, c’est effectivement l’étude. Ça, c’est orage-béaté. Ça, c’est le pluriel de l’ourote.

Parce que si ces louchotes peuvent tomber et se briser, c’est parce qu’il y a ma part à moi là-dedans qui n’est pas tellement solide ou qui n’a pas intégré, qu’il n’avait enveloppé l’enseignement divin et malheureusement c’est comme un être qui vient à dépérir parce qu’il ne peut plus effectivement porter sans la Torah qui est en lui, l’âme que que D’ lui a donné. Alors c’est pour cela qu’il faudrait plutôt parler de l’homme qui s’affaire à la Torah, celui qui a la vie, pas seulement de l’intérieur, mais au travers du quotidien, c’est ça la Torah. Donc nous nous préparons à la récolte de ce que nous réserves, ces middotes sur lesquelles nous avons travaillé toutes ces semaines passées, du haut-mer, pour sortir un peu de notre conditionnement par la nature. C’est pour cela que nous avons fait cette semaine. Cette semaine, chaque fois que nous retrouvons dans le 7, c’est que nous sommes conditionnés par le monde environnant et arriver au cinquantième des passés, ça c’est l’aboutissement de la sortie d’Égypte, l’aboutissement de la libération physique, c’est quand l’homme commence à goûter à cette élévation d’esprit à partir du jour de Shavuat alors mais cela il faut le faire d’une façon désintéressé désintéressé parce que je l’ai bien que la Torah parle de sahar et honesh bien qu’elle parle de salaire et de récompenser de châtiments, ce sont tout simplement les répercussions d’un manque d’harmonie entre les Ainseret ad-Dibroth et les Ainsarama Amaroth, entre les dix paroles de la création et les dix paroles de la révélation. Il y a un chassé croisé, il y a un enchassement des dix paroles de la création dans la révélation, qui fait qu’il y a effectivement une harmonie de couple, tout comme le couple humain, qui fait que les Asalama Amarote restent Asalama Amarote Mais dans leur union, il y a une harmonie capable d’engendrer, de procréer, de développer autre chose, et c’est quand cela évolue parfaitement, alors nos enfants sont le reflet de cet amour parfait, de cette rencontre parfaite entre les Asalama Amarot et Asalat ad-Digrot, Mais lorsqu’il y a une fracture, une défection dans l’un de ces éléments, et lorsqu’il y a effectivement une séparation de l’eau, les engendrements sont néfastes, non seulement pour la famille, mais pour le monde entier.

C’est la raison pour laquelle, comme dans l’amour, il n’y a que la volonté de répondre à l’attente de l’autre, pas à l’attente de ma personne, à l’attente de l’autre. Et chacun sait dans cet esprit que vit cet amour. C’est comme ça que l’on doit d’abord considérer cette approche à l’étude de la Torah. Sinon, la Torah reste étrangère à nous-mêmes. Or, la Torah n’est pas une science que l’on étudie une fois que l’on maîtrise et c’est terminé. La Torah, c’est à redécouvrir chaque jour au travers de notre vécu, et c’est pour cela que, d’une façon désintéressée, acquiert de nombreux mérites, et il n’est pas jusqu’au monde entier qui ne vaille que pour lui. C’est une traduction encore d’eux, et pas encore, mais que tout le monde, comme Daïlo, tout le monde, l’application de la Torah ne se limite pas à la famille, à mon peuple.

Mais le Kaddosh barucho aime établir. Il aime l’étranger. L’étude de la Torah, elle m’engage pour l’ensemble de la création. Ma contribution n’est pas limitée et ma pensée ne se limite pas ni à la famille, ni à mon peuple. mais elle embrasse l’humanité entière, parce que je considère que si jamais l’humanité elle-même progresse dans le bon sens, eh bien cela va participer au bien-être de tout le monde, et c’est pour cela. Nous sommes des compagnons, je sais ce que ça veut dire dans le langage de la franc-maçonnerie, mais ici, le compagnon, n’oublions pas que c’est la même étymologie que «ra». C’est ce que je considère comme mal. Mais je considère comme mal, pourquoi ? Parce que il est étranger à moi, parce que je n’arrive pas à le maîtriser, parce que il est mon concurrent dans la vie, il est mon enfer. Nous ne parlons pas de ce, de ces trois mots et Maïx qui, en quelque sorte, ne donnent nullement accès à la Torah, et qui sont, j’fais qu’au damin, les fusions de sang, les unions interdites, v’a vodassala et l’idolâtrie.

Cela rend de la Torah étrangère à ma personne et c’est la raison pour laquelle, pour ces trois choses, je devrais effectivement sacrifier ma vie dans l’ordre de la Torah. Je devrais sacrifier ma propre vie, parce qu’il ne peut y avoir d’accommodement possible. Mais le reste, attention, il s’agit tout simplement de pouvoir l’orienter, de pouvoir le conditionner, et c’est la raison pour laquelle La Torah ne cherche pas à convertir tous les autres peuples et ceux qui ne peuvent pas adhérer à la Torah, ils se suffiront des sept lois noirites et c’est suffisant pour eux. Maintenant, le peuple juif étant donné qu’il est le garant d’un ordre moral supérieur, la Torah lui donne la clé pour toute chose.

Mais de ce fait, je dois d’abord me considérer comme frère, comme le compagnon, le compagnon de D’, le compagnon des autres hommes, le compagnon de toutes les créatures. Il est appelé Amni, il a traduit par ami, mais c’est un compagnon. Ahouf, bien-aimé, je l’ai dit tout à l’heure, on ne peut effectivement entrevoir notre relation avec la Torah que dans l’amour. Et il aime D’. Regardez comme cela vient en troisième position, aimer D’ en troisième position. On aurait pu dire au rêve en macombe. Non, Les dix commandements sont ainsi conçus « Je suis l’éternel ton D’ qui t’es sorti d’Égypte ». Ça, ce n’est pas un commandement, c’est un fait. Les commandements sont en nombre de neufs et il y a trois commandements qui se rapportent à nos obligations vis-à-vis de D’, trois commandements qui se rapportent à nos obligations vis-à-vis du prochain, et trois obligations qui se rapportent à nos obligations vis-à-vis de nous-mêmes.

Quelles sont les obligations vis-à-vis de Hashem ? C’est que tu n’auras pas d’autre D’, c’est par rapport à D’. Tu ne porteras pas le nom de D’ en vain, ça c’est dans ta relation avec ton prochain. Et ensuite, Zachor et Thioma Shabbat les quatre des choses, souviens-toi du jour du Shabbat pour le sanctifier, c’est par rapport à toi-même. Le Shabbat, tu l’observes d’abord, pour ton élevation personnelle. Ensuite, Kabed et Tavichaveh et Timécha, c’est le respect du prochain, mais vis-à-vis de D’ puisque le respect des parents c’est comme le respect de D’ parce que D’ également dans ce couple comme Avm, comme Kucha Belekhu ou Shrinthé, celui qui est sain par lui-même et sans manifestation masculin et féminin, Père et mère, deuxième, c’est l’autir tsar, c’est ne verse pas le sang de ton prochain aurier, il y a une manière de verser le sang de son prochain, quelquefois il y a des paroles ce qui tue, c’est vrai, et ça c’est par rapport à ton devoir vis-à-vis de temps prochain et l’outine af ne pratique pas les unions interdites censées par rapport à toi-même, à toi-même, à toi-même et en garde dans ta relation avec ton prochain.

Ensuite viennent les trois dernières qui sont l’eau, l’eau qui gnave, l’eau qui gnave qui est ne n’attends-tu pas à ta dignité en volant quelque chose qui ne t’appartient pas et ça c’est par rapport effectivement à Kadoch Baruchov parce que tout ce que nous faisons basse et terre en cachette comme si personne ne nous voyait, le vol est celui qui se fait derrière le dos de quelqu’un, et il y a différentes manières aussi de voler et de se détruire soi-même, parce que ce n’est pas un bien acquis. Ensuite, le ta’ané preachai tshaker, n’attente pas à ton prochain par un témoignage abusif, Et le dernier, c’est l’Autharmode, c’est toujours par rapport à toi-même, l’Autharmode ne convoite pas.

Eh bien, c’est l’âme aimer D’. Aimer D’, c’est lorsqu’on a considéré qu’il était de nos devoirs d’être rayé. Ensuite, on est passé à aimer les créatures, le prochain est aimer D’, tandis que réjouir, il réjouit D’ d’abord, il réjouit les créatures, c’est-à-dire que, à Kado Shwarukhu, la manière de laquelle tu vis. Lui, en fin de compte, c’est comme le père qui observe son enfant grandir et en tire toute la satisfaction. Et il a fait jouir les créatures. Pourquoi il en tire parce qu’il voit qu’en réalité, ce qu’il fait, ce n’est pas tant pour lui, c’est parce qu’il sert les craintes. Voilà, je m’arrête là pour vous laisser quelques minutes pour les questions, s’il y en a, avec plaisir.

Rav Benesri, vous avez dit au début, faire la Torah sienne, c’est un moyen pour avoir une projection de soi-même dans le futur. En réalité, malgré que nous constatons tous que le peuple juif survit à ses ennemis, même les plus terribles, malgré tout, le souvenir des resha’im se perpétue aussi dans le futur. Est-ce que vous pouvez nous éclairer sur ce paradoxe ? Le rachat lui, qu’est-ce qu’il nie ? En réalité, c’est la avoda, c’est l’application de la torrent, il ne nie pas la sagesse qu’il y a dans la torrent, il conteste ce qu’il incarne, ce qui la représente, le rachat il nous accompagnera toujours parce que nous n’avons pas encore réussi à avoir une ascendance sur lui, non seulement à l’impressionner, mais aussi, tout simplement, à lui prouver que nous sommes toujours à son écoute, quoi qu’il fasse. Un enfant, quand il grandit au sein d’une famille et qu’il a tout claqué, on ne va pas l’abandonner. Il reste malgré tout un enfant à lui et nous allons essayer par tous les moyens de le récupérer. Le le faisons-nous assez vis-à-vis des autres ? Usons-nous véritablement de ce sens de réa dans notre langage avec le rachat ? Le tort que nous avons, c’est de penser uniquement à notre salut.

On pratique la Torah comme s’il s’agissait de notre salut. Non, nous pratiquons la Torah parce qu’il s’agit du salut de tout le monde, et au travers de cette recherche de salut de tout le monde, c’est là que moi-même je réalise mon propre salut. Parce que c’est un fait admis, si vous prenez un poste de direction, vous allez vous attirer des ennemis. Tant que vous ne trouvez pas que ce n’est pas l’affaire qui importe pour vous, mais c’est aussi le devenir de ces employés que vous gérez, etc., et que vous vous intéressez à leur sort comme vous vous intéressez à votre affaire, Alors à ce moment-là, vous allez pouvoir, n’est-ce pas, motiver toutes ces personnes qui rodent autour de vous, mais sinon, il va y avoir toujours un conflit, un dénigrement de votre autorité, c’est ce qui se passe au sein du peuple juif, et c’est ce qui se passera tant que le peuple juif n’aura pas encore corrigé d’une façon radicale sa manière de voir les autres et de ne pas les considérer comme étant des personnes dégénérées.

une parole de mépris vis-à-vis des autres, elles nous condamnent tout aussi bien. C’est à nous à un peu à corriger notre objectif dans l’application de la Torah, dans le vécu de la Torah et c’est ce qu’on appelle le tzaddikador, c’est le juste des générations, le incitador, c’est le bon de la génération. Celui qui est capable, comme Rabi Ahir, qui se présentant devant une rivière qu’il ne pouvait traverser et il a prié, il a ordonné à cette rivière de se séparer, de séparer ses os pour lui frayer le passage et il est arrivé. Bon, je ne développe pas la chose, mais quand il est passé de l’autre bord, il a vu qu’il y avait un arabe, un ishmaéli qui courait et qui voulait lui aussi profiter de passer de l’autre côté, la rivière avait déjà repris son cours. Alors il a ordonné à la rivière de séparer des eaux, également pour cet arabe, Et également pour ce Ishmaélie, donc il n’a pas songé à uniquement son passage à lui, son salut à lui, mais le salut de l’autre, bien qu’il était Ishmaélie, bien qu’il n’était pas adepte de ses principes.

Et c’est comme ça qu’il faudrait concevoir notre vision du monde au travers de la Torah. Excusez-moi, ce n’est pas toujours quelque chose qui est admis partout, mais sans cela, nous resterons toujours loin de cette époque messianique qui, elle, n’est pas réservée uniquement au peuple juif, mais qui va être, qui va profiter au monde entier. Alors, si elle doit profiter au monde entier, pourquoi ne serait-ce pas un artisan de ce messianisme ? Voilà. Merci, j’y adhère en tout cas. Autre question. Bon, alors passez de bonnes fêtes.