Pirkey Avot, 3e partie — La chaîne de la transmission

par le Rav Raphaël Benizri

Cette séance est consacrée à la première michna des Pirkey Avot : Moché reçut la Torah du Sinaï et la transmit à Yehochoua, qui la transmit aux anciens, les anciens aux prophètes, et les prophètes aux hommes de la Grande Assemblée — puis aux trois principes que ceux-ci ont légués. Le Rav Raphaël Benizri y pose une question de méthode : que vaut une morale sans base ni référence dans l’absolu ? Il oppose à la rupture socratique une chaîne où chacun reçoit et découvre sa propre part, et montre pourquoi les cohanim n’y figurent pas, pourquoi le texte dit « du Sinaï » et non « de D’ », et pourquoi cette michna ouvre les Avot plutôt que le Talmud.

Le cours part de la distinction entre la Torah et la morale : la morale n’est pas la Torah, elle en est l’au-delà, ce que le texte n’a pas dicté mais laisse à découvrir. De là, le Rav suit maillon par maillon la chaîne de la michna, s’arrêtant sur ce que signifie recevoir, sur la différence entre le sage et le prophète, et sur l’image par laquelle nos sages ont traduit la transmission — une balle que l’on se passe de main en main sans jamais la laisser tomber.

La seconde moitié examine les trois principes de la Grande Assemblée : être circonspect dans le jugement, former de nombreux disciples, faire une haie autour de la Torah. Une participante objecte que ces trois principes lui semblent contradictoires, et la réponse du Rav en fait l’unité. Un dernier échange, sur les treize modes d’interprétation et sur la manière dont chaque époque pose ses propres problèmes à la Torah, ferme la séance avant l’étude de la deuxième michna.

Ce que dit ce cours

Sans base ni référence dans l’absolu, chacun aurait sa morale. Kant disait qu’il n’y a pas de philosophie que l’on puisse apprendre, qu’on ne peut apprendre qu’à philosopher. Socrate, qui a pris en quelque sorte le relais des prophètes, disait qu’il savait seulement qu’il ne savait rien — et se déconnectait ainsi totalement du passé. Or si nous n’avons aucune référence, chacun peut rester dans le subjectif de sa pensée. Les Pirkey Avot disent exactement l’inverse : nous avons une tradition, nous avons des pères, nous avons des bases, et nous ne pouvons pas déconnecter notre connaissance de la révélation elle-même. Si l’on pense que ce monde a une finalité, il doit avoir aussi un commencement, et ce commencement suppose un avenir.

La morale n’est pas la Torah : elle en est l’au-delà. Quand la Torah dit d’observer les commandements et les lois, elle ajoute encore : tu feras le bien et la droiture. Le Ramban l’explique ainsi : de la même manière qu’il t’a ordonné des lois dont tu dois t’acquitter parce qu’elles constituent ton patrimoine, tu dois aussi observer des lois qu’il ne t’a pas dictées mais que tu peux comprendre par toi-même. La Torah ne pouvait pas transmettre toutes ces lois ; elle a laissé une place à la découverte par l’homme. C’est ce qui relève de la morale — et l’on constate que des personnes ont étudié la Torah et l’ont approfondie sans qu’elle les traverse ni les imprègne sur le plan du comportement, faute d’avoir cherché à aller au-delà de ce qu’elle leur avait transmis.

La loi du père et la loi de la mère ne sont pas la même chose. Le verset dit d’écouter la morale de ton père — c’est la Torah, celle que le Saint béni soit-il a dictée — et de ne pas abandonner la loi de ta mère, qui est l’assemblée d’Israël. L’assemblée d’Israël a donc une part de révélation dans la Torah, et c’est ainsi que la Torah de chacun devient sa Torah propre. C’est pourquoi il est dit de se préparer à étudier la Torah, car elle n’est pas un héritage qui vous reviendrait de droit. Le premier verset qu’on enseigne à l’enfant, souvent traduit par l’héritage de l’assemblée de Yaakov, dit en réalité le patrimoine : chaque membre du peuple a une part dans ce patrimoine, et une part de découverte de ce patrimoine.

L’amour de la Torah se mesure comme celui d’un fils pour son père. Le Ramhal en donne le critère : si l’on se contente d’attendre que le père exprime son souhait pour l’exécuter, on n’a pas donné à cet amour sa pleine dimension. Un véritable fils, qui est à l’écoute de son père, n’a pas besoin que celui-ci demande quoi que ce soit : il va au-devant de lui. C’est cela, la dimension morale, et c’est à cela qu’elle se juge chez tout enfant. C’est pour cette raison que nos sages ont fait précéder le chapitre de la morale par le récit de la transmission.

Les cohanim ne figurent pas dans la chaîne, et ce n’est pas un oubli. Ils bénéficient d’un filon d’hérédité : de père en fils, ils sont cohanim, et même un ignorant l’est. C’est un statut octroyé par la loi. Le cohen a la garde du rituel et de la connaissance de la loi, mais il ne peut pas être pour autant la référence de la Torah. C’est pourquoi il ne figure pas au nombre de ceux qui portent la transmission.

Cette michna aurait pu ouvrir le Talmud, et elle ouvre les Avot. Elle aurait dû, en toute logique, constituer l’entrée en matière du premier traité talmudique. Nos sages ont tenu à la placer dans le traité des Avot, tout simplement parce que c’est ici que se juge la part de révélation propre à chacun dans sa manière d’appréhender la Torah. Les Pirkey Avot sont une source de méditation personnelle, mais une méditation qui passe par la Torah, et chacun y découvre un aspect ignoré jusque-là. Le placement du texte est donc lui-même un enseignement.

La parole répondait à tous les niveaux à la fois. Nos sages ont dit que la force de la parole divine est qu’elle atteignait chacun selon sa capacité : les sages, les anciens, les jeunes, les femmes, le commun des hommes. Il en ira de même pour les temps à venir. Quand il est annoncé que la terre sera remplie de la connaissance de D’ comme les eaux recouvrent la mer, on croit y lire une surface plane où la profondeur serait égale partout. Mais il y a des collines et des montagnes au fond des mers. De la même manière qu’il y a différents âges pour la compréhension d’un texte, il y a différents niveaux de perception de la Torah.

Le texte ne dit pas que Moché a reçu la Torah de D’, mais du Sinaï. Deux verbes structurent la michna : recevoir et transmettre. Or on ne reçoit que ce qu’on est en mesure de recevoir, et c’est pourquoi la réception est rapportée au lieu et non à la source. Le Sinaï a été le lieu de la transmission, le point de rencontre entre le divin et l’humain — l’une des dix descentes où D’ se met au niveau de l’homme. Ce que Moché a reçu, ce sont des lois qui permettent à l’homme de s’assumer ici-bas et d’assurer à la création sa finalité ; il ne pouvait pas recevoir davantage. Car le principe même de la Torah épouse les lois physiques et la réalité de ce monde : elle n’est pas conçue pour nous transporter dans des sphères supérieures ni pour nous arracher d’ici, mais au contraire pour nous rattacher à ce monde dans sa réalité propre.

La transmission, elle, peut être entière — et se figure par une balle. Nos sages ont commenté le verset qui compare les paroles des sages à des aiguillons, mais ils ne les ont pas traduits comme de simples stimulants : ils y ont vu une balle que des jeunes filles se passent de l’une à l’autre. Que ce soient des jeunes filles n’est pas indifférent, puisqu’il a été dit de ne pas abandonner la loi de la mère et que la morale a une essence plus féminine, plus raffinée. Une balle se transmet entière : on ne la laisse pas tomber, on la prend et on la passe de main en main. C’est ainsi que Yehochoua a transmis ce qu’il avait reçu.

Pourquoi Yehochoua, et pourquoi cette honte dont parlent nos sages ? Yehochoua rangeait les bancs, disposait les nattes pour les anciens, servait son maître et lui était tout dévoué. Et pourtant il est enseigné que le visage de Moché était comme le soleil et celui de Yehochoua comme la lune, qui reçoit sa lumière du soleil, ce sur quoi nos sages s’exclament : malheur à cette honte, malheur à cette humiliation. Cette honte n’est pas celle de Yehochoua, mais celle des anciens. Rabbi Haïm de Volozhin l’illustre par la parabole d’un homme riche arrivé dans un village pauvre, qui propose à ses habitants de s’associer à une affaire : un seul joue le tout pour le tout, les autres restent dans le doute, et quand il revient six mois plus tard couvert d’argent, ses concitoyens n’osent plus le regarder en face. Ils n’ont pas honte devant le riche, à qui le ciel avait donné sa chance, mais devant leur frère pauvre, qui a osé marcher avec lui.

Moché bégayait, et c’est ce qui rendait Yehochoua indispensable. Yehochoua n’avait pas les aptitudes innées de son maître, ni cette réduction des exigences matérielles qui avait permis à Moché seul de gravir la montagne et de recevoir la Torah. Mais il s’est attaché à lui, il l’a reconnu, il l’a suivi, il a été son serviteur, et il a cherché à mettre en pratique ce que son maître disait. Si Moché bégayait, c’est que sa pensée était trop élevée pour qu’il puisse l’exprimer par des mots et la transmettre aux anciens. Seul Yehochoua, qui vivait dans son intimité, pouvait réellement comprendre ce que son maître pensait, et de quelle manière il fallait le transmettre.

Le zaken est celui qui a acquis la sagesse, et il l’a acquise par le vécu. Le mot ne désigne pas l’âge mais l’acquisition. Il y a une manière d’acquérir la sagesse par l’observation de ce monde, par les épreuves de la vie, par tout le vécu au sein de la société. Peu à peu, à travers ces expériences, on parvient à se détacher du corps du vécu pour accéder à l’idée. C’est parce qu’ils pouvaient ramener l’enseignement à leur propre expérience que les anciens avaient la faculté de comprendre ce que Yehochoua leur transmettait.

Le prophète est l’inverse de l’ancien, et c’est pourquoi il vient après lui. L’ancien remonte du vécu vers l’idée ; le prophète part du véhicule que lui offrent les anciens pour le projeter sur la finalité, sur le devenir, et fixer à ce moment-là le projet du futur. Les prophètes ne figurent donc qu’au quatrième rang de la chaîne, non par infériorité mais par position : il faut la sagesse acquise avant de pouvoir viser l’avenir. Et c’est seulement après eux que la loi peut être transmise aux hommes de la Grande Assemblée, qui la finaliseront. Le Rav note au passage que d’autres recensions, comme les Avot de Rabbi Nathan, mentionnent aussi les juges, absents ici.

Nul ne peut s’accaparer D’. Les hommes de la Grande Assemblée commencent avec Ezra, qui, de retour de l’exil de Babel, réunit autour de lui les derniers prophètes et les anciens ; on les dit quatre-vingt-cinq pour les uns, cent vingt pour les autres. Ce sont eux qui ont donné à la Torah et à la prière leur structure actuelle. Il est même dit qu’Ezra aurait été digne de recevoir la Torah s’il n’avait été devancé par Moché. C’est là toute la portée de la formule « du Sinaï » : personne ne peut se dire le seul destinataire de la révélation, puisque la Torah aurait pu être révélée à Ezra autant qu’à Moché. Le Sinaï n’a été que le point de rencontre du divin et de l’humain — et le texte de la Haggada dit que s’il nous avait rapprochés du mont Sinaï sans nous donner la Torah, cela nous aurait suffi. Comment cela pourrait-il suffire ? Parce que l’élévation d’être à laquelle nous avons accédé au pied de la montagne suffisait en elle-même pour que nous puissions ensuite découvrir la Torah par nous-mêmes. Seulement, il aurait fallu beaucoup de temps : passer par l’étape de Yehochoua, des anciens, des prophètes, de la Grande Assemblée, jusqu’à parvenir à nous. La révélation a brûlé pour nous ces étapes.

Recevoir est moins que transmettre, et de là viennent les trois principes. Le verbe employé pour la Grande Assemblée est celui de la réception, la kabbala : or la transmission porte sur l’ensemble, sur la totalité, tandis que la réception est partielle. Il y a bien eu une déperdition de spiritualité au fil des générations, particulièrement lors de l’exil de Babel. C’est pourquoi Ezra a dû engager les hommes à fonctionner selon trois principes : être circonspects dans le jugement, former de nombreux disciples, et faire une haie autour de la Torah. Ces trois principes sont le viatique donné aux générations qui devront redécouvrir la Torah par elles-mêmes.

Être circonspect dans le jugement, c’est ne pas comparer les hommes. On l’entend d’ordinaire comme une consigne réservée aux juges, aux enseignants, aux rabbins ; elle s’adresse en réalité à chacun. Nos sages y incluent le fait qu’on ne doit pas comparer le cas d’une personne à celui d’une autre : ce peut être le même cas, mais on ne doit pas s’en servir pour trancher, parce que chaque homme est différent et que chaque perception est différente. L’analogie est bien l’une des treize voies de la compréhension de la Torah — mais dans la loi, non entre les hommes.

Former de nombreux disciples : la formule se lit dans deux sens opposés. Selon la place des mots, on peut comprendre qu’il faut former beaucoup de disciples, ou qu’il ne faut former que des disciples qui en valent la peine, c’est-à-dire pratiquer un élitisme. C’est ce qu’a fait Rabban Gamliel, qui enseignait que l’élève dont l’intérieur ne reflète pas l’extérieur ne devait pas entrer à la maison d’étude, alors qu’avant lui l’école était ouverte à tous — et nos sages n’ont pas tardé à le destituer. Quand la restriction fut abrogée et les écoles remplies, il n’en dormit pas, se disant qu’il avait privé de Torah tous ces élèves ; on lui répondit en rêve que sa mesure, prise au moment opportun, en valait la peine, car il assistait à la naissance des courants séparatistes au sein du peuple et redoutait ce que deviendrait la Torah entre d’autres mains. À quoi le Rav ajoute le mot de Rabbi Hanina : j’ai beaucoup appris de mes maîtres, davantage de mes amis, et de mes élèves plus encore — ne gardez pas votre pensée comme une propriété privée, car c’est en la frottant à d’autres esprits que vous vous formez vous-mêmes.

La haie autour de la Torah n’est pas une clôture contre les hommes. La Torah n’est pas venue rendre la vie impossible, elle est venue l’agrémenter, et il faut chercher les voies qui l’ouvrent davantage à la joie de vivre. La limite porte ailleurs : sur la relation entre l’homme et D’, et sur ce qui est dit dans ce verset difficile — qu’ils m’abandonnent moi et qu’ils observent ma Torah — car en s’y investissant comme il faut, ils finiront par me redécouvrir. Répondant à la participante qui trouvait ces principes contradictoires, le Rav précise que la haie consiste à ne pas assimiler la Torah aux autres cultures, aux autres sagesses, aux autres sciences, dont elle est fondamentalement différente. Et former de nombreux disciples oblige à sortir de soi : si vous n’étudiez la Torah que pour vous, elle ne vous servira à rien et vous l’aurez dénaturée, car elle a été donnée à un peuple — six cent mille âmes au Sinaï, chacune tenant une lettre, et il suffit qu’une lettre manque pour qu’un rouleau soit invalide, si bien qu’il faut aller chercher cette lettre dans les différentes composantes du peuple. Le mot de patrimoine, enfin, apparaît deux fois dans la Torah : pour la Torah et pour la terre d’Israël. La Torah, la terre et le peuple ne font qu’une seule unité.

Transcription intégrale du cours

C’est Kant qui disait « il n’y a pas de philosophie que l’on puisse apprendre, on ne peut apprendre qu’à philosophie ». En réalité, si nous n’avons pas de base ni de référence de pensée dans l’absolu, Chacun pourrait avoir sa morale, chacun pourrait rester dans le subjectif de sa pensée. Ce Socrate qui lui a pris le relais soi-disant des prophètes disait « ce que je sais, c’est que je ne sais rien ». Donc il s’est déconnecté totalement du passé. Nous, Pirkei Avot, veut dire que nous avons une tradition. Nous avons des pères, nous avons des bases, et nous ne pouvons pas déconnecter notre connaissance de la révélation elle-même. de l’acte qui a présidé à la création du monde.

Parce que si nous pensons qu’il y a une finalité à ce monde, il doit y avoir également un commencement. Un commencement suppose un avenir. Et pour nos sages, la morale et la Torah sont inséparables. Et la morale n’est pas la Torah, c’est l’au-delà de la Torah. Parce que quand la Torah dit par la bouche de l’éternel « vous observerez mes commandements et mes lois, et l’ajoute en plus. Vous pratiquerez le bien et la droiture. Qu’est-ce que ce bien et qu’est-ce que cette droiture ? Ramban lui dit, de la même manière qu’il t’a ordonné des lois dont tu dois t’acquitter, parce qu’elle constitue ton propre patrimoine, ton propre héritage, ta source de nous. Tu dois également observer des lois qu’il ne t’a pas dit, qu’il ne t’a pas dicté, mais que tu pourrais comprendre par toi-même.

Et la Torah ne pouvait pas transmettre toutes ces lois. elle a laissé une place à la découverte par l’homme, à la révélation par l’homme. Et c’est ce qui relève de la morale, et c’est la raison pour laquelle le Zohar dit. Écoute mon fils, la morale de tes pères, ça c’est la Torah, ça c’est le Saint-Bénis-soit-il qui l’a dicté. Mais ne t’abandonnes pas la loi de ta mère dans qu’est-ce qu’il y a d’Israël. Ça, c’est l’assemblée d’Israël. L’assemblée d’Israël a une part de révélation dans la Torah et c’est de cette manière-là que sa Torah devient toute personnelle. En somme, la Torah, elle n’est pas un héritage. Hatzken haatzmichal il mot Torah ki enayerushnalak. Prépare-toi à étudier la Torah parce que elle n’est pas ton héritage.

mais pourtant le premier verset que nous enseignons à l’enfant c’est la Torah que nous a ordonné Moshe et que nous traduisons par l’héritage de l’assemblée de Yaakov. Mais c’est une mauvaise traduction. c’est le patrimoine de toute l’assemblée de Yaakov et chaque membre de Yaakov, chaque membre du peuple d’Israël a une part dans cet héritage, a une part de découverte de cet héritage. Donc le ramban quand il explique ce qu’est la moral il dit c’est en fait un plus que la Torah et nous constatons que des personnes qui ont étudié la Torah et qui l’ont approfondi mais sur le plan du comportement malheureusement la Torah ne les a pas traversé, ne les a pas imprégné, ils n’ont pas cherché à aller au-delà de ce qu’elle leur a transmis.

Or dit le Ramchal, l’amour de la Torah doit être comparé à celui d’un fils à son père. Si l’on se contente d’attendre que le père, en fin de compte, exprime le voeu tel ou tel Nous n’avons pas donné la pleine dimension de cet amour, mais un véritable fils qui est à l’écoute de son père, il n’a pas besoin que son père s’exprime ou demande quoi que ce soit. il va au-devant de son père. Et ça, c’est la dimension morale. A cela se juge la dimension morale de tout enfant. C’est la raison pour laquelle nos sages ont introduit le chapitre de la morale, par la transmission à langue de Moshe jusqu’à la Grande Assemblée. Moshe qui belto rami sinai, um sarali u shua, u shua li skenim, u skenim li mli im, un vi im mesarua le an shikne setagedola.

Nous remarquerons que les koanimes ne sont pas mentionnés. Pourquoi ? Pour la simple raison que les koanimes bénéficient d’un filon d’hérédité et de père en fils, ils sont koanimes. Même Amma Aretsi est koanime. C’est un statut qui lui a été octroyé par la loi. Mais il ne peut être la référence de la Torah. Et c’est la raison pour laquelle le Koen, qui s’il te koenish meludat, qui lui a la garde du rituel de la loi, de la connaissance de la loi, malgré tout, il ne figure pas au nombre de ceux qui figurent dans la transmission de la Torah. Nous avons Moshé, le bel Torah, le Sinai, Umsala, le Ushua. Bien sûr que cette Mishnah aurait dû constituer l’entrée en matière de Mastekhete Blanchot, de la première Mishnah au du premier traité taludique, mais non.

Noah Hamim a tenu à la placer uniquement dans Maseret HaBot tout simplement parce que c’est ici que se juge la part importante de la révélation de tout un chacun dans sa manière d’appréhender la Torah. Et c’est comme cela qu’elle devient sa Torah, qui lui est propre. Parce que ce n’est pas de la même manière que la Torah est perçue. Et ce n’est pas de la même manière qu’elle a été donnée. « Kola shen bakoah » nos sages ont dit, la force de la parole de D’, c’est qu’elle répondait à tous les niveaux. Les haramim, les zikanim, entendait un niveau supérieur, il y avait d’autres niveaux, il y avait également le niveau des jeunes, il y avait le niveau de la femme, il y le niveau du commun des mortels, et c’est comme ça aussi qu’elle sera pour les temps à venir.

«Omar ha’aretze de’a et ha’shem kamayim la yam mechassim» lorsque la terre sera remplie de la connaissance de D’ telle les eaux qui couvrent les mers, mais les eaux recouvrent les mers, on dirait que c’est une surface plane et que la profondeur est égale à tous les niveaux, mais non, il y a évidemment des collines et des montagnes dans le fond des mers et chacun a à son niveau, de la même manière qu’il y a différents âges pour la compréhension du texte, il y a différents niveaux pour la perception de la Torah. Et le tout réside dans la manière dont la reçoit. qui belle, Moshe qui belle Torah mi Sinai. On dit que Moshe a reçu la Torah du Sinai.

Mais on sera les euchouas, il a transmis à les euchouas. Il y a ici deux verbes, kabel et mazor. Kabel recevoir, on ne reçoit que ce qu’on peut recevoir. Et comme on ne reçoit que ce qu’on peut recevoir, le texte ne dit pas que Moshe a reçu la Torah de D’. Il l’a reçu, ici on traduit au Sinai, il l’a reçu du Sinai. Le Sinai a été le lieu favori de la transmission de la Torah le lieu de rencontre entre le divin et l’humain. Il y a dix descentes de D’ dans la Bible et une de ces descentes où D’ se met au niveau de l’humain c’est lors de sa manifestation sur le mont Sinai.

Pourquoi ? Parce que le principe de la Torah lui-même, nous l’avons déjà dit, épouse les lois physiques, c’est-à-dire il épouse la réalité de ce monde. Il n’est pas conçu pour nous transporter dans des sphères supérieures et pour nous arracher à ce monde. Donc, au contraire, les lois qui sont données nous rattachent davantage à la direction de ce monde dans sa réalité propre. Mocher, il n’a reçu que cela. Il ne pouvait pas recevoir plus. Le Torah, il y a eu le temps, il y a eu un temps très vaste, il n’y a pas de temps, il n’y a pas de temps, il est châve dans sa dimension cosmique à tout être vivant, ni ici sur Terre, ni dans l’esphère céleste.

Nous nous pouvons effectivement l’appréhender, Mais ce que Moshe a reçu, ce sont des lois qui permettent à l’homme de s’assumer ici-bas et d’assurer à la création sa finalité. On revient à cette idée de rèchite et de ahari, la jeunesse et la finalité. Nous avons dit qu’il y avait plusieurs finalités. Par contre, la transmission de la loi, elle peut se faire entière. de Moshe à Eushua, de Eushua au Zeke-Nim, de Zeke-Nim au Nivihim. Vous remarquerez que le Nivihim vient en quatrième position et en cinquième position, avant la Grande Assemblée, qui eux figurent en cinquième position. Et évidemment, il y a eu des maillons entre tous, entre les hauchois, les anciens, les prophètes, les hommes de la grande assemblée.

Mais la Torah ne les cite pas. C’est vrai que dans Avod Rabi Natan, il y a les shoftim par exemple, les juges. Ici, il ne vit pas. Nous aurons à l’expliquer tout à l’heure, mais arrêtons-nous d’abord sur ce sens de la transmission que nos hahamims ont traduit à partir du verset des vrais hahamims. que darbonhote ou masmerote, n’est-ce pas, va aller à son faute. N’est-ce pas, mais on a un. Les paroles de nos singes sont des darbonhote comme des stimulants. Mais ils n’ont pas traduit des darbonhote comme des stimulants. ils ont traduit que Kadourbanot comme une balle que les filles s’amusent à passer l’une à l’autre pourquoi les filles nous l’avons dit tout à l’heure, n’abandonnent pas la loi de ta mère la morale a plus une base ou une essence féminine, elle est plus raffinée, on peut le comprendre.

Or la transmission d’une balle, elle est entière, on la laisse pas tomber, il faut la prendre, la passer de main à main, et bien c’est comme ça que Yoshua a transmis. Mais pourquoi Yoshua ? Vous savez, on a dit que Yehoshua, qu’est-ce qu’il faisait ? Il rangeait les bancs, il mettait des nâtes par terre pour les anciens, il servait, mocher, il lui était tout dévoué. mais malgré tout on a enseigné que «pne moshé kifne hama, ou pne yoshua kifne levana». Le visage de Moshé est-elle un soleil ? Celui de Yoshua, c’est comme la Lune qui reçoit effectivement sa lumière du soleil. et nos sages de crier Oïla le botan, oïla le otah bouchan, oïla le otah klima.

Malheur à cette honte, malheur à cette humiliation. La honte et l’humiliation de qui ? De Yoshua ? Rache-Pam dit non. La honte et l’humiliation n’est pas de haut choix, mais la honte et l’humiliation est celle des anciens. Rabbi Chaim Ybolozhi traduise cela à travers un exemple d’un riche qui est arrivé dans un village où la population était pauvre. il leur a proposé de s’associer à une affaire avec lui. Et il n’y a eu qu’un seul qui s’est dit « moi, je joue le tout pour le tout, les autres ont aimé de nombreux doutes ». Il se trouvait que cet homme-là est revenu six mois plus tard avec beaucoup d’argent. Alors, ces concitoyens n’arrivaient pas à le regarder droit dans les yeux.

Ils étaient gênés. Oh, il a les hauts temps Bouchard, oh, il a les hauts temps Clément. Alors, ils étaient gênés. Pourquoi ? Ils n’étaient pas gênés du riche. le riche lui, il a bénéficié d’un don divin à Kadosh Walucho, l’a aidé, l’a gâté, il lui a donné sa chance. Mais les autres, à partir du moment où ils avaient la proposition de ce riche, de se joindre à lui, ils auraient pu effectivement se risquer à investir ce qu’ils avaient avec lui. Ils ne l’ont pas fait, ils ont manqué l’occasion. Alors ils étaient géniles, non pas vis-à-vis du riche, mais vis-à-vis du pauvre qui était leur frère et qui lui a osé marcher avec cet homme riche et a bénéficié d’une richesse égale.

Et bien ils ont dit, nos hachamis, Yoshua lui n’avait pas cette chance de mocher qui est devenu en quelque sorte l’intime de D’. Il est devenu l’intime de D’ bien sûr parce qu’il avait certains atouts, nous les connaissons, nous n’allons pas aujourd’hui les reprendre, mais c’est un fait que Moshe était arrivé à un point de, disons, de réduction de ses exigences matérielles, et c’est pour cela qu’il était le seul à pouvoir gravir le mon sienaï et à recevoir la taurens. Il avait probablement des aptitudes innées en lui depuis sa naissance, ce que Oshua n’avait pas. Mais Oshua s’est attaché à son maître. Il a reconnu, il a suivi, il a été son serviteur et parce qu’il a été son serviteur et il a essayé de mettre en pratique ce que son maître disait dans le bégaiement parce que vous savez, vous savez, boucher bégaie, bégaie pourquoi ?

parce que sa pensée était tellement élevée qu’il ne pouvait pas l’exprimer à travers des mots et la transmettre aux anciens. Seul Yochua qui a vécu dans l’intimité avec lui a pu réellement comprendre ce que son maître pensait et de quelle manière il allait réaliser son enseignement et pouvoir le transmettre aux anciens des bancs, des naks, pour l’apprentissage de la Torah de Moshe, et Moshe la transmet au zékenim. Zékenim ? Zaken ? Zeshekana hokumah. Par définition c’est celui qui a acquis la sagesse. Qui a acquis la sagesse comment ? Bien il y a une manière d’acquérir la sagesse au travers de l’observation de ce monde, au travers des épreuves de la vie, au au travers de tout le vécu au sein de la société, et petit à petit au travers de ces expériences, on arrive à se détacher du corps du vécu et à accéder à l’idée.

Ça c’est le Zaken, ça c’est la sagesse du Zaken. Effectivement parce qu’ils avaient la possibilité de ramener cela à leur propre vécu. Ils avaient une faculté de comprendre ce que Yahushua leur transmettait. Et eux à leur tour pouvaient éduquer des prophètes. qu’est-ce que le prophète ? Le prophète c’est le contraire des anciens. Le prophète c’est celui qui s’est basé sur le véhicule des anciens pour le projeter sur la finalité, sur le devenir, sur la fin, et fixer à ce moment-là le projet du futur. C’est la raison pour laquelle les prophètes figurent seulement au quatrième niveau parce qu’après les prophètes il y a possibilité de transmettre la loi aux hommes de la grande assemblée qui eux vont la finaliser. Vous savez que ces hommes de de la Grande Assemblée ont commencé avec Ezra, qui de retour de l’exil de Babel en Israël a réuni autour de lui les derniers prophètes et les écanimes.

Certains disent que cette Grande Assemblée était en nombre de 85 personnes, d’autres nombre de 120 et eux ont donné à la Torah sa structure actuelle que nous lui connaissons. Parce que Ezra a été le premier des offris, ce sont ceux qui ont établi la structure final de la Torah, de la prière, et à tel point qu’on s’agit, qu’Ouyah est un Torah, les yinaten haledes, Ezra aurait pu effectivement recevoir la Torah, mais il a été devancé par Moshe. Donc il y a en somme. une explication sur le fait que Moshe a reçu la Torah au Sinaï, du Sinaï, à savoir, personne ne peut s’accaparer de D’ et dire, je suis le seul être dit de la révélation de D’, la Torah aurait pu être révélée à Ezra autant qu’à Moshe.

Sinayn a été que le point de rencontre du divin et de l’humain et c’est la raison pour laquelle on dit « Et l’oukirvan ou l’ifnay al sinayn velon atan lanou etat tora veyeyou Si jamais il nous avait rapproché du Mont Sinai sans nous donner la Torah, cela nous aurait été dit. Mais sans nous donner la Torah, en quoi cela nous aurait été dit ? Non, cette élévation d’être à laquelle nous avons accédé au pied du Mont Sinai suffisait en elle-même pour que nous puissions par la suite découvrir un autre tour latourain. Seulement, on aurait mis beaucoup de temps. Il aurait fallu passer l’étape des euchois, des ékénimes, des prophètes, de la grande assemblée jusqu’à arriver à nous-mêmes.

Ce qu’elle a fait, la révélation du Mont-Sinaï, c’est qu’elle a brûlé pour nous de nombreux états. Et en somme, si nos haram. ont placé cette mishnah comme introduction au pilka avod, c’est parce que les pilka avod sont une source de méditation personnelle de l’homme, mais au travers de la Torah. et chacun découvre un aspect qui a été ignoré jusqu’à présent. D’ailleurs, par la suite, nous allons retrouver le verbe « cable », « cable », « antiknologist », « rokybelle », « shimonata », « dikibel », ils ont reçu. Or nous savons que la Kabbala, le fait de recevoir, c’est moins que la sorgme, moins que la transmission. La transmission revient sur l’ensemble, sur la totalité, la réception est partielle.

Effectivement, il y a eu une dépertition de la spiritualité tout au long de ces générations. et particulièrement lors de l’exil de Babel, tant et si bien qu’Esra a dû effectivement engager désormais les hommes à fonctionner selon trois principes. Et vous mettons une base bien, mais en même temps, vous êtes dans une situation agrétorale. Soyez circonspects dans votre jugement, essayez de former de nombreux disciples, et établissez une limite à l’âge, une barrière. Même Amrou Shoshad Barim, On ne nous a pas dit ce que chacun a dit, ce que le Joueur a dit, ce que les prophètes ont dit. Et la grande assemblée, c’est important, quand nous dit, oui, il fallait redécouvrir ces taurins. Et pour cela, ces trois principes de base étaient essentiels.

Métunim baddim, Métunim baddim, on traduit par circonstpétent du jugement, on le comprend en général comme s’adressant à des juges, à des enseignants, à Métunim bdmarbe, va associer à glatorat également, à des rabbins, non. Et vous Métunim baddim, ben Métunim bdmarbe, va associer à glatorat, s’adresse à tout chacun si nous sommes partis de l’idée abstraite telle que Mouchel a reçue au Sinaï dans sa pureté et que nous avons essayé tant ici bien par un mouvement d’adhésion à lui donner une réalité première et à songer à la transmettre à des personnes qui sont capables d’après leur vécu de la traduire en idées et d’entrevoir le projet de l’avenir comme les prophètes l’ont fait. alors nous pouvons nous compter parmi les hommes de la Grande Assemblée. Pour autant que, et vous Mettounim Baddim, qu’on ne fasse pas d’exclusion, qu’on ne compare pas. C’est C’est vrai que l’analogie est une des treize voies de la compréhension de la Torah, mais dans la loi, pas entre les hommes, pas lorsqu’on juge des personnes.

D’ailleurs, dans Hévoum et Tonim Baddim, nos sages incluent le fait qu’on ne doit pas comparer le cas d’une personne à une autre personne. C’est peut-être le même cas, mais nous ne devons pas nous baser là-dessus pour trancher, parce que chaque cas, chaque homme est différent de l’autre, chaque perception est différente. Et par conséquent, dans la relation de l’homme à son prochain, Et vous m’étuniez m’abattez. Et vous m’étuniez m’abattez. Ver’a middu tamidim harbe. Il y a une différence entre ver’a middu harbe tamidim, ver’a ardu tamidim harbe. L’Ebureux courant était ver’a middu harbe tamidim. Formé de nombreux disciples. Il y a ceux qui ont déduit par là que ne formez que des disciples qui valent la peine.

Mais Amidout ali-dhîm, harambez, pratiquez un élitisme dans la formation des disciples. C’est un peu ce que Rabban Gamli elle a fait et nos sages n’ont pas tardé à le destituer pendant un certain temps Avant Rabin Gamliel, l’école était ouverte à tout le monde. Vient Rabin Gamliel et enseigne. « kol tal mitzhe enost chok e baro, tute lez, qui don le… l’interieur ne reflète pas l’extérieur, ou non l’extérieur ne reflète pas l’interieur, lui kane se veta midrash, il ne devra pas entrer au veta midrash. » Quand il l’a destitué, il a abrogé cette restriction de rabat ghabi el, et lui-même n’en a pas dormi quand il a vu que les baptimes idraches, les écoles étaient remplies d’élèves.

Il a dit à Hazb e Chalom, j’aurais privé de Taurin ces nombreux élèves. On sait, on lui a dit dans le rêve, que la mesure qu’il a prise au moment opportun, valait la peine. Pourquoi ? Parce qu’en assistant à la naissance de mouvements séparatistes au sein du peuple juif, c’est déjà la naissance des différents courants, les Sadduciens, les Pharaésiens, les Zélotes, et la Banca Mli-Elle était très inquiète qu’allait devenir cette Torah si elle était exploitée, attourée à travers par d’autres personnes. C’est la raison pour laquelle il a dit, il fallait à tout prix, que les élèves soient dignes de cet enseignement. Or c’est une directive qu’il n’a pas respectée et il a dit qu’il est possible puisque la Torah procède effectivement à la conversion de nombreuses personnes et à la bonne conduite dans la voie qui s’impose.

Mais je voudrais ici revenir sur une idée que nous avons déjà donnée celle de Rabbi Haninah qui disait que J’ai appris beaucoup de mes amis, de mes maîtres, de mes amis, de mes élèves. J’ai appris encore beaucoup plus. Vous voulez effectivement vous réaliser ? Alors essayez de former des vis-à-vis de nombreux d’ici. Ne gardez pas l’enseignement pour vous et ne gardez pas votre pensée en la laissant un petit peu comme une propriété privée. La Suisse a fuité là avec d’autres esprits et ce de cette manière là que vous allez vous former et vous réaliser vous-même va associer à de la Torah. Bien sûr que la Torah n’est pas venue pour rendre la vie de l’homme impossible, au contraire elle est venue pour agrémenter la vie de l’homme.

Et par conséquent, « korade etela hadith » En réalité, vous cherchez les voies pour ouvrir davantage la Torah au plaisir de la vie, au joie de la vie. Mais, pas un souci à la Torah, il faudrait que dans les relations entre l’homme et D’, il faudrait qu’il y ait une limite, une barrière. Il ne faudrait pas qu’on étudie « halvaï otî azvû vétorati shammāvi » j’aurais souhaité qu’ils m’abandonnent moi et qu’ils observent ma Torah. Parce que si, en fin de compte, ils s’investissent dans l’étude de la Torah, telle qu’il faut, en s’imposant des limites associées à la Torah, ils vont me redécouvrir. Donc on somme ce qu’on fait dans le Hakamim, les Anjik Neset Aydola, les gens de la Grande Assemblée.

C’est de dire aux générations futures, attention, vous allez découvrir par vous-même votre part dans la Torah. Mais prenez avec vous ces trois principes de base. et vous mettez-vous-mêmes à vous-même, les gens de la Chavirot, entre l’omesson prochain, vous vous remettrez à vous-mêmes, pour vous-même, pour la réalisation de vous-même, et vous vous associez de la Torah entre vous et le Kaddosh Maluch. Or nous avons dit que le le pilguin vaut Haïman et Ba’ail, les neveux Chassidins, celui qui veut se réaliser comme un hasid, comme un héros de D’, bien, il doit les quayim mille dinzikin, respecter les lois délimitant les rapports entre l’homme et son prochain. Entre l’homme et lui-même, mille dé avot, ce sont les paroles des pères, va associer à glottorca, et, ou bien, mille les livres la haute, en réalité.

Il faut les trois ensemble, ils se recoupent, ils se rejoignent. C’est ce que nous allons, par la suite, découvrir au travers de l’étude du texte. Voilà, je crois avoir fini pour cette première mishnah. Il n’y a encore d’autres enseignements à tirer, mais je me dois de vous laisser la parole. J’ai répondu à ta question. Rave Nesri, c’est Diana. Bonjour. Bonjour. À ma bonne habitude, je suis arrivée un petit peu en retard. Donc je m’en éclate. J’ai juste une question que j’ai posée au groupe. j’aimerais vous entendre là-dessus, de cette antinomie d’après moi, une contradiction entre former de nombreux disciples et en même temps établir une clôture autour de la Torah. Alors je comprends par rapport à la dernière phrase les principes, mais en même temps je les trouve un tout petit peu antinomiques dans la question.

Il y a aussi cette question qui est plutôt plus politique et vous me connaissez un petit peu, enfin j’espère que vous ne m’avez pas totalement oublié, si c’est question d’étude en vas-clos qu’il y a dans les échibotes, etc. Donc je n’arrive pas à allier en fait ces trois principes, une ouverture sur l’autre ou sur l’élève, ou la richesse qu’amène l’étude, et en même temps former de nombreux disciples, c’est aussi le peuple, c’est pas seulement ceux qui étudient, donc vous avez parlé de Rabia Kiva. Je me pose toutes ces questions parce qu’il y a évidemment toujours plein d’explications dans chaque phrase de la Torah, Père Kavod et autres. J’aimerais avoir votre avis là-dessus, à moins que ça n’y ait été déjà répondu avant.

Du coup, je m’en exige. Moi, ce que j’en sais, à travers le texte d’abord, c’est ce qu’il nous dit. Ce que l’on a fait, je ne suis pas là pour juger. Il y a Ami Tutalidi Marebeva, un souci agrataura, vous savez, une fois, je me rappelle un cours, j’avais appondé dans le sens de l’élève pour l’amener à l’impasse, Et il m’a dit, « Monsieur Bénisserie, vous êtes un démagogue. » Bon, j’ai retenu la phrase. Mais en réalité, je ne faisais que traduire l’esprit de la loi, mais que l’on a tendance à juger dans le confinement étroit. Et ça, c’est en somme une évasion, une fuite. Le texte ici de Vehamidutamidhimarbhe, cela vous oblige à être vous-même.

Parce que si vous n’étudiez la Torah que pour vous, elle ne vous servira à rien. Vous l’avez dénaturé. La Torah a été donnée à un peuple. Et la Torah, on dit qu’il y a 600 000 âmes dans le Sinaï et chaque âme a pris en otage une lettre. Or vous savez, si une lettre manque dans l’écriture d’un certain Torah, le Sphère Torah est passé. Et par conséquent, il faudrait chercher cette lettre. dans les différents composants de notre peuple. Et à un souci à la Torah, la barrière à faire dans la Torah, c’est à ne pas essayer de l’assimiler aux autres cultures, aux autres sagesse, aux autres sciences. Elle est différente, fondamentalement différente. Et ça c’est une deuxième idée de Vahasuseya de la Torah.

Je vous ai traduit tout le « Moracha » il y a deux fois « Moracha » dans la Torah. Deux fois « Patrimonioani » Torah tibala no moshay, Moracha, qui est la thérapo. et la terre d’Israël et je la donne à vous, je suis D’ alors je vous donne deux matières deux patrimoine la terre d’Israël et la torah la torah pour la terre d’Israël et la terre d’Israël pour la torah c’est ce que je veux dire je vous remercie que la Torah, la terre d’Israël et le peuple d’Israël, c’est une seule unité. Voilà, Diana. En bref, autre question. Bien, j’aurais le plaisir de vous revoir la semaine prochaine vers la prochaine pour la deuxième Michna.

Merci beaucoup, M. Raffi. Merci M. Raffi. Je vous parabas. Merci beaucoup M. Raffi. Merci M. Raffi. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci beaucoup. À la semaine prochaine. Merci beaucoup. Benizri, vous êtes encore là ? Oui. Est-ce que vous m’entendez ? Bien sûr que je t’entends. J’ai une petite patte en temps à partir de la boire. Et… Ouais, ouais, voilà ça. Je peux poser ma question, rap ? Oui. bien deviné monsieur Benizri. Voilà il y a deux questions, une petite question qui me fait rire, je sais pas pourquoi je la pose, mais il paraît que les choux de Bruxelles sont interdits à la consommation, c’est pas évident de se débarrasser de ce ou là, donc bon je sais pas si on était sur la consommation du choux de Bruxelles. Une question un peu plus sérieuse, je dirais que J’ai reçu d’un ami arier à la synagogue, il a donné un cours en disant qu’avant, à partir d’une xerachemba ou d’un calvachomer, on pouvait établir un al-achar alors que maintenant ce n’est plus possible.

Pour quelle raison ? Mais c’est une question que tu aurais dû poser à ton maître. C’est vous mon maître. Non, mais moi je ne t’ai jamais dit ça. Parce qu’aujourd’hui, au moment que les conditions de vie sont en train de changer, les conditions de vie sont en train de changer. La Torah est mise au goût du jour, au parfum du jour. Attention, quand je dis au parfum du jour, ce n’est pas une adaptation, mais c’est une autre vision des choses. Et les haqqa’ min qui se penchent sur la Torah pour les problèmes de notre époque et parce que je vous ai dit que chaque époque a sa structure de vie et de pensée, vous savez, et chaque région dans le monde a, et c’est ça, le génie des anciens c’est le fait, et des prophètes, c’est le fait de trouver les mots adéquats à la formule de voir ce dont souffre le peuple, quels sont les nouveaux problèmes qui se posent à lui et sur base de la halacha.

Et pour reprendre ta formule des analogies, des comparaisons, des raisonnements a fortiori, Il y a 13 modes de lecture de la Torah, comme les 13 attributs. « E » « D’ » « Lahum hanon » « Méséricordieux » Donc ces 13 attributs de la Méséricorde, de la Justice, de la Vérité, se regroupent avec les 13 modes d’interprétation de la Torah pour résoudre, pour faire face aux nouveaux problèmes qui se posent dans notre génération. Et il y en a pour le reste. Et c’est ce fait que notre Torah, de jour en jour, elle prend une allure nouvelle, des « hiddushim » de nouveaux vêtements, Mais, vous savez, je vous l’ai déjà dit, je crois que les angles qui se croisent, ou deux droits qui se croisent, plus l’angle du passé est étroit, plus l’angle de l’avenir est étroit. Si l’angle du passé est beaucoup plus large, la vision de l’avenir l’est également.

Donc, raisonnons comme ça. Essayons d’ouvrir l’objectif de la Torah de telle sorte que que nous puissions avoir un objectif de l’avenir beaucoup plus généreux. Merci pour ces paroles merveilleuses, M. Benizri. Merci beaucoup, c’est vraiment magnifique. Ça va ? Alors je vous laisse. Merci beaucoup, shavua tov. Shavua tov et à la semaine prochaine. Merci à toi. Merci, Monsieur Benizri. Merci, Monsieur Benizri. Merci pour tant de sagesse et de générosité. Ça m’a beaucoup émue de vous revoir après tant d’années. Je n’ose même pas dire le chiffre parce que c’est absolument très élevé, mais c’est un plaisir de vous entendre et j’espère vous entendre la semaine prochaine. Rappelez-moi votre nom. Je m’appelle Danielle Finkel. Vous m’avez connue en tant que Dani Finkel.

J’habite en Israël et en fait ce qui est assez émouvant c’est que sur cette rencontre ce soir, nous sommes quelques amis de classe qui nous sommes retrouvés il n’y a pas tellement longtemps et tout d’un coup se retrouver à entendre votre cours, ça nous rappelle beaucoup de souvenirs, c’est très émouvant. Merci beaucoup. C’est partagé. Merci beaucoup. Le verre à mi-tout-annu-i-dim-ar-vé, c’est de récemment aussi. Allez-y. Rabat et ref-tov. Et ref-tov. Et de la zoé. Rabat. Et de Jérusalem. Allez-y. Et ref-tov. Je vous en prie. Tu viens de rater, on vient de terminer maintenant. Luc, tu vas bien ? Ça va très très bien. Comment va Bricelle ? Ça va bien, ça va bien Samuel. Écoute, je suis obligé de te laisser parce que je dois clôturer et puis je dois mettre la vidéo sur YouTube.

B’atz l’achat et bonne continuation. Merci Luc. Merci à tous. Au revoir. Merci Adelor. Par WhatsApp. Merci beaucoup. Ça me fait plaisir d’être là avec vous. Adelor, ça me fait plaisir aussi de te voir.