Pirkey Avot, 3e chapitre

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours ouvre le troisième chapitre des Pirkey Avot et s’arrête entièrement sur sa première michna, celle d’Akavia ben Mahalalel : considère trois choses et tu ne viendras pas à la faute — sache d’où tu viens, où tu vas, et devant qui tu es appelé à rendre compte. La question posée n’est pas morale au sens courant : elle porte sur le temps et sur l’espace d’une vie, sur ce qui fait qu’un homme occupe une place qui n’appartient qu’à lui, et sur la raison pour laquelle la même michna se dédouble et se reformule en termes bien plus rudes. Le cours y répond en distinguant les destinataires : la première formulation s’adresse au juste et à l’homme moyen, la seconde à celui que la tradition appelle le racha.

Le Rav Raphaël Benizri commence par l’auteur de la michna, un tanna qui a tenu tête aux sages de son époque sur quatre points de loi plutôt que de se ranger à la majorité, et dont la position lui a valu d’être écarté. Cette parole est devenue celle que l’on adresse à l’homme qui quitte ce monde, d’abord dans les communautés ashkénazes, aujourd’hui aussi dans les communautés séfarades.

Le développement suit les trois membres de la phrase l’un après l’autre — l’origine, la destination, le compte à rendre — en s’appuyant sur la lecture du temps chez Ibn Ezra, sur les quatre noms de l’homme et sur l’étymologie du mot qui dit le créateur. Les questions du public portent ensuite sur ce que veut dire le mot michna, sur l’identité d’Akavia ben Mahalalel, et sur la différence entre Michna et Guemara.

Ce que dit ce cours

Akavia ben Mahalalel a préféré passer pour un fou plutôt que de manquer à sa vérité. C’est un tanna du deuxième siècle qui s’est affirmé par une opposition nette, même face aux sages de son époque, tant il était convaincu de ses conclusions sur quatre points. Les sages, qui reconnaissaient pourtant son érudition, lui ont proposé de se ranger à la majorité, et il a tenu tête : il préférait, disait-il, passer pour un fou aux yeux des créatures plutôt que de manquer à la vérité de son créateur. Sa position a été blâmée, jusqu’à l’anathème selon certains ; d’autres disent qu’on s’est borné, à sa mort, à déposer une pierre au-dessus de son cercueil. Cette pierre explique d’ailleurs un usage que nous avons gardé. Poser une pierre sur une tombe, c’est implorer la miséricorde divine pour le disparu à qui l’on rend visite, et c’est bien le sens qu’elle avait ici : malgré la mise à l’écart, on demandait le pardon de ses fautes. Quant à sa parole, elle a été consacrée comme le message final livré à l’homme qui quitte ce monde, d’abord dans les communautés ashkénazes, et désormais aussi dans les communautés séfarades.

« Considère » veut dire observe et approfondis, et le mot contient l’intelligence. Le verbe employé porte en lui la racine du sekhel : il ne s’agit pas de se rappeler trois choses mais d’en prendre conscience. Et ce qu’il s’agit d’éviter, l’avéra, est une manière de sortir de ses propres limites : ce n’est pas la peine de se lancer des défis dans la vie. Le mot est d’ailleurs à distinguer de la déviation, qui est une fausse interprétation ou un manquement au devoir, et plus encore de la révolte : il vient du verbe passer, alors même que je suis ivri et que ma tâche est précisément d’établir le passage.

Un objet change selon l’angle d’où on le regarde, et la perception spirituelle aussi. Selon qu’on se place à gauche, à droite, de face ou de côté, les ombres et les lumières qui traduisent la réalité de l’objet seront différentes. Il en va de même de nous : nous ne pratiquons pas de la même manière, chacun selon son niveau. Et pour peu qu’il y ait honnêteté, fidélité à sa propre foi, et qu’un homme soit conséquent avec lui-même, son acte a une valeur équivalente à celle du juste — lequel bénéficie seulement de certains privilèges que l’autre n’a pas. Nous n’avons donc pas à juger la valeur spirituelle de l’acte accompli par l’un et par l’autre.

La michna se dédouble parce qu’elle s’adresse à une communauté, qui n’est pas d’une seule étoffe. Une communauté véritable est composée de justes, d’hommes moyens et de rechaïm, dont les initiales forment le mot qui la désigne. Et le racha n’est pas le mécréant, qui porte un autre nom : c’est celui qui est savant, philosophe, qui voudrait mettre l’accent sur la pensée de l’acte davantage que sur l’acte lui-même. C’est dans la mesure où cela le détache de son engagement réel qu’il est ainsi considéré.

Nous avons besoin de lui, comme l’encens avait besoin de son composant impur. Les sages ont dit que lorsque le racha ne figure pas parmi les dix de l’assemblée, la prière n’est pas à son degré optimal. L’encens du Temple, qui établissait le lien entre ce monde et celui d’en haut et traduisait l’agrément du service divin, comportait un élément impur à la base, et c’est lui qui en intensifiait l’odeur. Il ne faut donc pas l’exclure ni l’évacuer, mais voir de quelle manière on peut l’intégrer et le contenir — comme on cherche à contenir le mauvais penchant, qui est en réalité un compagnon de route et qui ne devient mauvais que lorsqu’on l’a déconnecté du bon penchant, le service se faisant avec les deux.

Par un point on peut faire passer une infinité de droites, et il faut pourtant flécher sa direction. Toutes les directions sont bonnes, mais si nous sommes soucieux d’unité, nous devons en choisir une. C’est ce que disent les sages en affirmant que le sage a les yeux dans sa tête : il considère toujours qu’il y a un point de départ et un point d’arrivée, et que nous évoluons dans un segment de vie, chacun à sa façon, puisque toutes les chances ne sont pas égales pour tout le monde.

Ibn Ezra ferme les trois portes du temps, et la Torah en ouvre une quatrième. Le passé n’existe plus, il ne sert à rien de se focaliser sur ce qui fut ; le présent est un clin d’œil, éphémère, nous n’avons guère de prise sur lui ; l’avenir est incertain, et rien ne dit que nous serons là demain pour réaliser nos projets. Mais il existe un temps que la Torah demande de comptabiliser pour soi-même, et c’est ce que nous faisons pendant l’Omer : un temps compté en dehors du temps, fonction de la sortie d’Égypte, de la libération de l’être et de la révélation. La Torah est cette liberté-là, puisqu’elle appelle à dépasser le courant dans lequel notre destin nous inscrit.

« Sache d’où tu viens » signifie : considère que rien n’a été fait avant toi. Tu arrives dans ton siècle, dans ta génération ; tu aurais pu être là il y a cent ou deux cents ans, tu aurais eu une autre vie, d’autres charges, d’autres missions. Tant que je n’avais pas été créé, on n’avait pas besoin de moi : c’est maintenant que j’ai été appelé à être et à réaliser ma mission. Tout ce qui m’a précédé, s’il doit être pris en compte, l’est comme une parcelle de l’infini sur laquelle vient se greffer ma vie.

Le mot « sache » n’est pas un savoir, c’est la connaissance qui est dans l’amour. Sa première occurrence dans le texte est celle où Adam connut Hava : l’amour est dans la connaissance et la connaissance dans l’amour. Il faut donc cultiver cet amour qui t’a donné la vie, et il ne s’agit pas du désir animal qui est à l’origine de la vie. Chez l’homme, ce n’est pas le désir qui engendre l’enfant, c’est la volonté d’avoir un enfant qui lui donne corps et qui lui donne cet amour.

Ce que je fais, je le fais d’abord pour la génération qui vient. La vie a deux faces : ce monde-ci est appelé à être déchiré et le monde à venir à s’y substituer, et ce que je sacrifie, c’est pour mes enfants, qui en sont une parcelle. Le verset qui dit d’écouter la morale du père emploie un mot qui vient du verbe mettre à l’épreuve : c’est le père qui est mis à rude épreuve pour l’éducation de son enfant, une éducation qui ne passe pas par la somme de connaissances administrées mais par l’exemple inspiré. Et la Torah de la mère, qu’il ne faut pas abandonner, ce sont les attaches qui relèvent de l’affectif et d’une volonté de renouveau. Aussi bien, la première mitsva donnée est le pouvoir d’administrer son propre temps. Ce temps-là n’est pas un temps qui coule, abstrait, indépendant de moi et qui m’use : il est rythmé par le renouveau de chaque instant. C’est pourquoi la question que l’on pose toujours est celle de ce que l’on a innové aujourd’hui, quel enseignement nouveau on apporte dans le temps où l’on vit. Voilà le passé de la michna : le temps qui t’a donné naissance et qui t’a appelé à être.

« Où vas-tu » désigne l’espace, et l’espace est ce que le temps n’est pas. Le temps, nous le partageons avec chacun ; l’espace est celui que j’occupe et qui est le mien. À moins qu’on ne m’en déloge, personne ne peut me priver de la place que j’occupe : le lieu que je bâtis est tout à fait personnel, c’est ma réalisation et mon œuvre. Cette question-là est donc celle du présent. Nous ne savons pas toujours pourquoi nous sommes là, et si nous le savions les choses seraient simplifiées ; nous ne pouvons pas le savoir parce que nous ignorons comment nous allons évoluer — et aussi parce que nous aurions pu, en fin de compte, démissionner et refuser la vie.

C’est contre ton gré que tu vis, et y renoncer est une démission. Tu peux décider de ne plus vivre, mais cela est blâmable, parce que c’est un rejet de ta mission, un acte de faiblesse, l’aveu qu’on n’est pas capable d’affronter les difficultés. Si j’ai échoué, c’est comme si je n’avais point existé. C’est aussi pourquoi la tradition parle de bontés bonnes : on pourrait croire la précision inutile, mais administrer un poison pour soulager une âme en peine ne s’appelle pas une bonté, quand bien même il s’agirait d’un essoufflement d’être. Reste l’avenir, devant lequel nous sommes toujours en train de rendre des comptes — et l’on remarquera que le jugement y précède le compte, contrairement à ce qu’on attendrait. On penserait qu’il faut d’abord calculer, peser les bonnes actions et les mauvaises, et ensuite trancher. Mais le jugement, tu le connais toi-même : au fond de toi, tu sais ce que tu mériterais si tu dérogeais à la règle ou si tu empruntais une voie malhonnête. Le compte, lui, est ce qui atteint ton entourage familial et social, et celui-là tu ne le connais pas. C’est là que se joue le plus grave : nous croyons avoir échappé à la sanction, et nous ne réalisons pas que cela atteint parfois nos enfants et nos petits-enfants.

La seconde formulation, plus rude, s’adresse au racha. La première version concerne le juste et l’homme moyen — celui qui est en quête de justice et celui qui se maintient dans une morale moyenne, non performante, mais qui s’acquitte au mieux de ses obligations. Pour l’autre, Akavia reprend son texte et dit qu’il vient d’une goutte putréfiée. C’est une manière d’admettre qu’on puisse être débordé par ce côté animal, qui habite l’homme et qui est indispensable à toute évolution, y compris morale — mais aussi de rappeler que ce côté-là est appelé à se décomposer, alors que la nechama ne connaît pas cet état. Réduire l’être à sa vie biologique est donc bien un niveau inférieur.

Le texte ne dit pas devant qui l’on rend compte en nommant D’. Il dit le roi des rois des rois, celui qui transcende toute vie matérielle et s’affirme par une triple sainteté. C’est cette sainteté qui arrache la terre à sa réalité brute et l’enveloppe de céleste, ou qui ensemence le spirituel dans le matériel. Là se situe l’action morale de chacun, qui ne perd à aucun moment son identité : bien qu’il ait fauté, il reste Israël, parce que cette sainteté est éternelle, parcelle du divin en nous, et qu’elle est par-delà la mort. Nous appartenons chacun à une lettre de l’alphabet, ou à une portion de lettre, et ce qui fonde ces variétés en une seule est précisément cette sainteté partagée.

Les trois questions viennent de la rencontre d’Essav et de Yaakov. Les sages font dériver la parole d’Akavia de l’interrogation adressée par Essav à Yaakov lorsque ces deux mondes se rencontrent : d’où viens-tu, où vas-tu, à qui sont ceux-là. Kohelet, lui, formule la même chose autrement en disant de se souvenir de son créateur aux jours de sa jeunesse. Et il faut se rappeler que les quatre stades de la vie — Enoch, Guever, Ich, Adam — peuvent nous poursuivre jusqu’à un âge avancé : on peut être Guever à soixante-dix ans et n’accepter aucune soumission, être Enoch et ne voir que l’aspect économique et la jouissance, ou rester dans la moyenne d’une vie morale en se disant qu’on ne fait de mal à personne — repli sur soi qui est une expression d’orgueil, et qui est aussi blâmable.

Le terme idéal est Adam, et il ne se réalise que par le compagnon. Il se réalise par la rencontre du masculin et du féminin, de l’homme et du réa — et ce compagnon est à la fois la femme, autrui, l’étranger et D’. Le mot partage son étymologie avec celui qui dit le mal, parce que le compagnon peut devenir mon ennemi si je ne me prête pas comme il faut à sa compagnie, et devenir ainsi mon enfer, comme l’a dit l’autre. Le mot qui dit le créateur, enfin, a la même consonance que celui qui dit le puits, la source, le ressourcement, et que celui qui dit la fosse : ce sont ces trois paramètres qu’épouse la parole d’Akavia.

Répéter cent une fois n’est pas répéter cent fois. Le mot michna veut dire enseignement, et son étymologie vient du verbe répéter — car lorsqu’on répète un texte, on ne le répète pas de la même façon. Les sages ont dit que celui qui a étudié son texte cent fois ne ressemble pas à celui qui l’a repris cent une fois, et qu’entre les deux se joue la différence entre celui qui sert D’ et celui qui ne le sert pas : s’arrêter à cent, c’est juger qu’on n’a plus besoin d’y revenir et ne pas s’inscrire dans l’infini de la pensée. La racine renvoie d’ailleurs à la dent, qui broie la nourriture et qui broie aussi notre étude en l’aiguisant. La Torah est l’embryon qui a tout en lui ; la Michna en réveille le potentiel et lui donne un corps accompli.

La Guemara est ce qui empêche la pensée de s’arrêter. Akavia ben Mahalalel était un tanna du premier ou du deuxième siècle, au temps du second Temple, érudit au point d’être promu à la présidence du tribunal — charge qu’il a refusée pour ne pas se ranger à l’avis de ceux qui s’opposaient à lui. Son enseignement s’inscrit dans un traité dont le premier chapitre rapporte des transmetteurs isolés, le deuxième des couples, le troisième des enseignements à trois dimensions et le quatrième à quatre. Quant à la Michna, elle est l’étude conduite jusqu’à sa rédaction par Rabbi, en hébreu, complément de l’interprétation de la loi écrite ; la Guemara, en araméen, dit aussi l’étude, mais avec la connotation de l’achèvement. Le débat qu’elle ouvre n’est pas clos à ce jour, et c’est ce qui fait de notre pensée une pensée en marche.

Transcription intégrale du cours

Bonsoir, les amis. Nous reprenons cette étude du troisième chapitre, Michna 1, à Kavya Ben Mahal el-Omer. Nous avons dit que c’est un tanna du deuxième siècle qui s’est affirmé par une prise d’opposition nette, même face au haramim de son époque, tellement il était convaincu de ses conclusions de pensée sur quatre chapitres, au point que les haramims qui ont reconnu son érudition lui ont proposé de se ranger à la majorité, et il a tenu tête, il n’a pas voulu, et il a dit, je préfère être un chôté, baigné, un bériote, passé pour un fou aux yeux de créature plutôt que de manquer à la vérité de mon créateur. Bon, c’est une position qui a été quelque peu blâmée par l’onsage puisqu’ils l’ont mis à l’anathème, ils l’ont exclu quelque peu de la communauté mais certains disent qu’ils n’ont pas été jusque là, ils ont tout simplement à sa mort déposé une pierre au dessus de son cercueil pour dire que malgré tout il demandait pour lui le pardon de ses fautes. Bien, cela nous explique aussi notre façon de poser toujours une pierre sur une tombe d’une manière d’implorer la miséricorde divine pour le cher disparu auquel nous rendons visite dans le cimetière mais sa parole depuis qu’elle vote a été consacrée comme étant le message final livré à l’homme qui quitte ce monde surtout dans les communautés ashkenaz mais Mais aujourd’hui cela est également admis aux pratiqués dans les communautés zépharades.

Et ce qu’il dit, c’est « considère trois choses et tu n’en viendras pas à la transgression, sache d’où tu proviens, où tu agoutiras et devant qui, tu es appelé à rendre compte ». En réalité, ce que l’on traduit par « considère », c’est « observe ». Observe, approfondis, dans le mot « istakel » il y a le mot « sekhel ». Prend conscience de trois choses. venez à ta balité, Avera, et tu ne vas pas effectivement tenir dans la voie de l’Avera. Et nous avons traduit qu’Avera est une manière de sortir des limites de nous-mêmes, de l’homme lui-même. Ce n’est pas la peine de se lancer des défis dans la vie. Nous avons dit que, de la même manière, qu’un objet est différemment reproduit selon l’angle dans lequel on se situe, et il est perçu toujours, soit que l’on le considère de gauche, de droite, face à, ou de côté, eh bien, les ombres et les lumières qui vont lui traduire sa réalité, vont être différentes.

Il en est de même de notre perception spirituelle des choses. les imperceptions spirituelles n’est pas la même pour tout le monde. Et ce qui fait que nous, quand nous pratiquons même l’Omitzvot, nous ne le pratiquons pas de la même manière. Et chacun, selon son niveau, et de la manière dont il la pratique pour autant qu’il y ait une certaine honnêteté, une certaine fidélité à sa émona propre, à sa foi, pour peu qu’il soit conséquent avec lui-même, et bien son acte a une valeur tout aussi équivalente à celle du tzaddik, que le Tadik, lui, quelquefois peut bénéficier de certains privilèges que l’autre n’a pas, et par conséquent nous n’avons pas à juger la valeur spirituelle de l’acte qui est fait, pratiqué par l’un et par l’autre, dans la mesure où il est l’expression naturelle de tout un chacun selon ses capacités, alors comment vérifier cette honnêteté spirituelle de l’être ? Alors il nous dit, si tu ne veux pas venir, l’idée à vers, entre les mains ce dépassement, de ce défi de l’homme à lui-même, que ce soit dans l’orthodoxie ou que ce soit dans les limites minimales de la pratique, sache d’où tu proviens, où tu aboutiras et devant qui tu es appeler à rendre compte d’un mais à une bataille en atta au l’air que je n’ai mis atta ati de l’étendant vache en réalité les paroles les propos de un caviar be mal à l’aile aurait pu être réduite à cela ou se contentait de cette façon de le dire mais d’une autre manière dame et à une bataille d’une goutte qui est arrivée à un état de putréfaction, où tu te diriges à un lieu de poussière et de verre de terre, et devant qui tu es appelé à rendre compte compte de tes faits et mes faits devant le roi des rois, le Saint-Béni soit-il.

Mais le Akavya Memalel a choisi de dénoncer ses propos en deux temps parce qu’il considère qu’ils s’adressent à un tzibourg. Tzibourg, vous savez, a une communauté, une communauté n’est pas faite d’une seule étoffe. Une véritable communauté, elle est composée de tzadik, tzadikim, tzadis, là ce qui correspond à la lettre tzadis, de bénonyme, de personnes moyennes, ce qui correspond à la lettre Bete dans le ciboule, et de Rechaim, résumé ou abrégié de la lettre Eche, et Rechaim ce n’est pas le mécréant, comme on a l’habitude de le traduire, parce que le mécréant c’est « coffert », mais Racha, c’est celui qui est haqqam, c’est celui qui est philosophe, c’est celui qui voudrait effectivement mettre l’accent davantage sur la pensée de l’acte que sur l’acte lui-même.

Or, cela, dans la mesure où cela le détache de son engagement réel, alors il est considéré comme rachat. Mais, attention, nous avons besoin de lui et c’est la raison pour laquelle nos haramés ont dit que lorsque le rachat ne vigure pas parmi les dix personnes du khal, la prière n’est pas à son degré optimale, parce que dans la kétorette, dans l’encens qui était apporté sur l’hôtel, l’hôtel en or, et nous savons que la kétorette de son vrai c’est Cachor, Cacher, c’est celle qui établit le lien entre ce monde ici-bas et le monde d’en haut, et qui est Réach, qui est dans le parfum d’être, qui traduit l’agrément de ce service divin qui installe le spirituel sur terre et qui élève le terrestre au niveau du spirituel.

et bien cette quétorette avait un élément qui était tamé impur à la base, mais celui qui donnait, qui intensifiait l’odeur de la quétorette. Donc le ragein n’est pas à exclure, à évacuer, Au contraire, il faut voir de quelle manière nous pouvons l’intégrer, nous pouvons le contenir, tout comme nous cherchons à contenir le yétsérara. Le yétsérara, le mauvais instinct, ce que l’on traduit par le mauvais instinct, c’est notre compagnon de route en réalité, c’est le Réa, c’est un compagnon, mais seulement il devient Yézerhara, c’est lorsqu’on l’a déconnecté du Yézerhatov, lorsqu’on n’a pas dominé ou encadré par le bon penchant, la bonne intention, la notion de maîtrise par « bishne yetzarecha » parce que le service d’Hymne, lui, passe par ces deux « yetzarees » donc la notion de l’idée avéra c’est lorsque l’instrument du péché est dans la sortie des choses, des éléments donnés par la Torah de leurs propres limites. Nous ne parlons pas ici du avon, nous ne parlons pas ici de la déviation qui est une fausse interprétation ou un manquement au devoir, à à l’obligation morale, et encore moins du péchant de l’axe de révolte, non, avéra du verbe avange, alors que moi je suis évry et que je dois établir le passage, le guéant, limiter une autre, n’est-ce pas ? C’est ce que je dois faire dans ma vie, et bien je reste dans l’incertitude. Or nous avons dit que par un point nous pouvons faire passer plusieurs droites à l’infini. Mais toutes les directions sont bonnes. Or, si nous sommes soucieux de l’unité, nous devons effectivement flécher notre direction. Et nos sages ont été plus loin en disant le sage a les yeux dans sa tête c’est à dire que le sage il considère toujours qu’il y a un point de départ et un point d’arrivée nous sommes nous évoluons entre ces dans un segment de vie et chacun a sa façon encore une fois parce que toutes les chances ne sont pas égales pour tout le monde et chacun à sa façon l’essentiel c’est de vivre dans un temps qui n’est pas celui du passé ou d’un présent qui nous fuit ou bien d’un devenir incertain. Je rappelle toujours cette paroles de Iben Ezra relatifs au temps, à savoir, et Avar-Ay, le passé n’existe plus, pas la peine toujours de se focaliser sur ce qui fut. Le présent, Keher-ef-Ay, c’est un clin d’œil, c’est éphémère, il nous fuit, nous n’en avons qu’une prise là-dessus, sur le présent, mais l’avenir, l’avenir est incertain, nous pouvons faire des projets d’avenir, mais qui dit que nous serons là demain pour le réaliser. Par contre, il y a un temps que la Torah nous a demandé de comptabiliser pour nous-mêmes. C’est ce que nous faisons, par exemple, la période du Homer. Nous comptabilisons un temps en dehors du temps. Ce temps est fonction de la sortie d’Égypte, de la libération de notre être et de la révélation de la Torah. Or, la Torah, on nous dit que c’est là la liberté d’être, parce qu’elle nous appelle à un dépassement du courant dans lequel on est inscrit par notre mazal, par notre destin, et elle nous appelle effectivement effectivement, à le remettre dans son sillage, ou bien s’il y est déjà à lui donner une bonification, une plus-value, à le tout-de-vie et relative, elle reste un brouillon de quelque chose d’autre qui va venir, n’est-ce pas, par faire toutes les bouches qui ont été faites.

C’est comme ça la vie. Les bouches des arrières, des grands-parents, des parents, etc., chacun est à son niveau en train de lui donner une meilleure formes, une meilleure perception. Chacun est en train de bâtir des étages sur ces fondations. Donc, ce que dit Akhavi Abel Marael, sache tout simplement Da-Me-Ayin-Bata, que tu viens du Ha-yin, que tu viens du Ha-yin, ça veut dire considère que rien n’a été fait avant toi. En réalité, tu arrives dans ton siècle, dans ta génération, mais tu aurais pu être là il y a 100 ans, il y a 200 ans, tu aurais eu une autre vie, tu aurais eu d’autres charges, tu aurais eu d’autres missions, mais non. Acelonotzarti enikedai tant que je n’ai pas vécu enikedai, enikedai ça veut dire on n’avait pas besoin de moi, J’aurais pu effectivement être présent, il y a 200 ans, Mané Chama, mais c’est maintenant que j’ai été appelé à être et à réaliser ma mission.

C’est comme ça qu’il faut le considérer et par conséquent, tout ce qui m’a précédé, s’il doit être pris en compte, c’est comme une parcelle du Aïn, de l’Absolu, de l’Infinie. Alors, sur cette infinie vient se greffer ma vie. Mais attention, le Da n’est pas tout simplement un savoir. Le premier « da » c’est « va-yé-da Adam et trava-y-to », il a aimé la connaissance, elle est dans l’amour, l’amour est dans la connaissance. Par conséquent, il faut véritablement cultiver cet amour qui t’a donné la vie. parce que nous ne parlons pas du désir animal qui est à l’origine de la vie. Pour l’homme, c’est autre chose, ce n’est pas le désir qui engendre l’enfant, mais c’est la volonté d’avoir un enfant qui lui donne corps et qui lui donne cet amour.

Et c’est comme cela qu’il faut voir réellement ton appel à la vie, et c’est à savoir que dans cette vie que tu dois mener à double face, il y a le holamaze, il y a le holamaba. Le holamaze est appelé à être déchiré, et le holamaba à se substituer à lui, puisque, en fin de compte, dans ma vie, ce que je fais, ce que je sacrifie, c’est d’abord et avant tout pour la génération qui vient, et cette génération qui vient, ce sont mes enfants, alors, ce sont mes enfants, mes enfants, sont une parcelle d’eux, au-là c’est la raison pour laquelle Michel est dira je m’a béni morale avi ha ve alti to j’torati me ha. Je m’a béni morale avi ha, morale c’est du verbe yasser, mettre à l’épreuve, mettre à l’épreuve c’est le père qui est mis à rude épreuve pour l’éducation de son enfant, c’est une éducation qui est non pas par la somme de connaissances qu’il lui administre, mais par l’exemple qu’il lui inspire.

Et ne n’abandonne pas la Torah de ta mère. Or la Torah de ta mère c’est toutes ces mitzvotent toutes ces attaches qui relèvent de l’affectif et d’une volonté de renouveau, de ressourcement, parce que c’est dans ce temps du renouveau que nous envisageons notre vie, pas dans un temps qui coule et qui est abstrait et qui est indépendant de moi-même, et qui m’use, qui m’av vieillit. Mais non, la Torah, la première mitzvah qu’elle m’a donnée, c’est le pouvoir d’administrer mon temps à moi. Et mon temps à moi, il est rythmé par le renouveau de chaque instant. C’est pour cela que la question que l’on pose toujours, c’est ma hiddashta ayon ? Qu’est-ce que tu as ? Quel enseignement nouveau tu apportes aujourd’hui ? Ce temps-là dans lequel tu vis ? Alors il faut considérer cela c’est ce temps qui t’a donné naissance, qui t’a appelé à être, ça c’est le passé.

Les ânes à ta horaire, vers quel lieu tu te destines. Le temps, l’espace, le temps, nous avons dit que c’est celui que nous partageons avec un chacun, l’espace c’est celui que j’occupe et qui est le mien. À moins de me déloger de mon espace, alors vous pouvez l’occuper à votre tour. Mais si je suis là, personne ne peut me priver de la place que j’occupe. La place La place que j’occupe, le lieu que je bâtis, il est tout à fait personnel, il est privé, le temps n’est pas privé, mais dans ce temps-là, chacun effectivement le partage différemment, tandis que le Baït, l’espace dans lequel je vis, celui-là il est le mien, c’est ma réalisation, c’est mon œuvre, alors âne, c’est l’espace, d’ailleurs quand on interroge quelqu’un, où te dirige l’âne à ta hôlère, mais ça c’est le présent, l’âne à ta hôlère, c’est le présent, nous ne savons pas toujours ce pourquoi nous sommes là, si on le savait, les choses seraient simplifiées, on ne peut pas le savoir parce que nous ne savons pas comment nous allons évoluer et nous aurions pu, en fin de compte, démissionner et refuser la vie.

Or on nous dit non. C’est contre ton gré que tu vis, tu n’as pas décidé de vivre. Tu peux effectivement, décider de ne plus vivre. Mais ceci est blamable. Pourquoi ? Parce que c’est un rejet de ta mission, c’est un acte de faiblesse, c’est une démission. Tu n’es pas capable d’affronter les difficultés de la vie, tu te dénais, eh bien tu ne rends plus pas ton rôle. Si véritablement j’ai échoué alors c’est comme si je n’avais point existé. Or nous savons très bien que la La différence entre Hesse et la bonté, les bontés qui sont bonnes, est-ce qu’il peut exister des bontés qui sont mauvaises ? Hassad Ibrahim, pourquoi j’ai besoin de dire Hassad Ibrahim, des bontés qui sont bonnes ? Mais parce qu’administrer effectivement un un poisson pour soulager une âme en peine, cela ne s’appelle pas hesedstof, ça s’appelle hesedrin. C’est une manière effectivement de priver la vie de son souffle dernier, quoi que ce soit un essoufflement d’être. Bien. Donc, ça c’est l’avenir, l’ifnemi ata’atid as-seddin ve-hejbon, nous sommes toujours en train de rendre des comptes.

C’est pas la peine de… le hachamin dit que celui qui pose un acte, un mauvais acte, On lui fait payer mes dates consciemment, parce que nous sommes toujours en train de nous comparer à quelqu’un. Nous savons toujours qu’est-ce qu’on mériterait si on dérougeait à la règle, si finalement on décidait d’emprunter une voie malhonnête, etc. Nous savons ce qui nous attend. Ça c’est midato, chez l’homidato c’est lorsque nous avons pensé que nous avons échappé et à la peine qui nous revient, à la sanction, au châtiment, mais chez l’homidato nous ne réalisons pas que cela atteint quelquefois Hasbi Shalom, nos enfants et nos petits-enfants. C’est là d’ailleurs la raison pour laquelle ici il est dit, Dine ve Cheshbon en principe, il aurait dû dire Cheshbon ve Dine. On fait d’abord le décompte, on calcule, quelles sont nos analyses, quelles sont tes bonnes actions, quelles sont tes mauvaises et ensuite en transige, non, le dîne toi-même, tu le sais, au fond de toi-même tu le sais, le hechvon c’est lorsque cela atteint ton entourage familial, ton entourage social et celui-là tu ne le connais pas en réalité. Alors cette partie-là de mes Aïnbata ou ou l’anata ou l’erre concernent effectivement le tzadik et le benoni, le tzadik, l’homme, l’homme juste, l’homme en quête de justice, et l’homme qui malgré tout se maintient dans une morale moyenne non performante pour lui-même, mais il essaye de se quitter au mieux de ses obligations, mais seulement le rachat, pour le rachat d’âme et ayinbâta, le akavya bêma, elle reprend son texte et dit «mais ayinbâta miti paserûrâ», d’une goutte putrifiée, d’un germe putréfié, c’est-à-dire qu’on peut considérer le fait que tu sois débordé par ton mauvais penchant, par cet instinct animal qui habite l’homme aussi et qui est indispensable à toute évolution de l’homme, même une évolution moral, mais sache que ce côté animal, ne dit pas ses roux ha, c’est le ma, qui habite l’homme et qui lui est appelé effectivement à se décomposer, mais il y a une chose qui ne se ne se décompose pas du tout, c’est la neshama, c’est le roi de l’homme, l’âme ne connait pas cet état de putréfaction, donc le me’ayin bata, il est d’un niveau inférieur, lorsqu’il Et la direction, à ce moment-là, lorsqu’on réduit tout à la vie physique, à la vie biologique de l’être, alors on n’est pas en train de le faire.

Le « mi » se rapporte à l’homme. C’est vrai que sur le plan d’Hémidote, sur le plan de ce que nous sommes, nous sommes toujours en train de sous-peuser nos attributs venahnouma, que sommes-nous, mais c’est en sous-peusant nos attributs que nous affirmons véritablement notre mie, notre personnalité. Alors cette affirmation de la personnalité est appelée à rendre compte devant qui. On ne nous a pas dit devant Hachem, on ne nous a pas dit devant D’. Le flemêlech malcheam elafim D’, quand on emploie la notion d’un C’est-à-dire celui qui transcende toute vie matérielle et s’affirme par la sainteté, par une triple sainteté. C’est cette sainteté qui arrache la terre à sa base réalité et l’enveloppe du céleste, l’enveloppe du spirituel ou qui installe ou qui plante, inséminent le spirituel dans le matériel.

C’est celui qui arrive effectivement à réaliser cette union au nom de la sainteté et c’est là où se situe la véritable action morale de chaque Israël qui ne perd en aucun moment son identité. Pourquoi un être Israël a fallu piché hata Israël bien qu’il ait piché, il reste Israël. Pourquoi il reste Israël ? Pour la simple raison que cette sainteté d’Israël, elle est éternelle. On ne peut pas effectivement la détruire parce qu’elle est la parcelle du divin en nous et cette parcelle, elle est par-delà la mort. Or, vous savez très bien, je crois l’avoir dit, nous appartenons tous à des lettres de l’alphabet. Chacun d’entre nous est une lettre de l’alphabet, ou une portion de lettre de l’alphabet.

Certains relèvent du zayin, certains relèvent du hait, certains relèvent du tait, certains du Zamer, mais l’empêche que ce qui fait la richesse de tout le peuple juif, et ce qui fonde ces variétés dans une seule, dans l’Alès, c’est avant tout cette cdouche, cette sainteté, la sainteté qui est elle qui kadoshani, qui est le toan, le suprême, un tribut, que se donne à kadosh valokru, je suis kadosh, et cette kdusha, je cherche à la partager avec vous, ve’atem ti yulim amlekhet kohanim vigoi kadosh, et vous Vous serez pour moi un royaume de prêtres un peu plus sain. Or nos sages disent que ces paroles d’Ankaviram et Madalene, ils dérivent de l’interrogation de Essav à Yaakov lorsque s’est opéré cette rencontre entre Essav et Yaakov.

je vous laisse un petit peu deviner ces mondes, ces deux mondes qui se rencontrent et lui dit d’où tu es, où vas-tu et à qui dois-tu rendre ces comptes, qui sont ceux-là auxquels tu es, tu Tu es en train de rendre des comptes. Koelet la traduit autrement. Ouschor et tobol hera bimei b’cholot hera. Rappel-toi de ton créateur bimei b’cholot hera dans ta jeunesse. Et nous avons déjà dit que nous avons quatre stades d’évolution dans notre vie où nous passons par Enos, par Géver, par Isch, jusqu’à arriver à Adam. Et ce sont des états d’êtres qui peuvent nous poursuivre jusqu’à un âge avancé. On peut être Géver à l’âge de 70 ans et n’accepter aucune soumission à aucun autre ordre.

Nous pouvons être énoches et ne voir que l’aspect économique de la vie et que l’ajouissance que l’on peut tirer d’une vie même à l’âge de 70 ans peut d’aussi bien se rester dans la moyenne d’une vie morale, je ne fais de mal à personne. C’est un repli sur soi, mais un repli sur soi qui est en somme une expression d’orgueil, de volonté de s’affirmer individuellement par rapport aux autres, et qui est aussi glamable. Or, le terme idéal, c’est celui de Adam, nous avons dit, qui lui se réalise par la rencontre idéale du masculin et du féminin, de l’homme et du Réa, du compagnon, et le Réa, le Réa, ce compagnon est à la fois la femme, autre vie, l’étranger, et D’, parce que le Réa qui partage son étymologie avec le Maura, parce qu’il peut devenir mon ennemi si je ne me prête pas à sa compagnie comme il faut, alors ça devient le « là » en soi, ça devient mon enfer, comme l’a défini l’autre, Autrui est mon enfer, et à tous les niveaux, c’est Autrui, et véritablement mon compagnon de route.

C’est comme ça que nos Hakamis me l’entendent. Donc, dans nos âges, on traduit que « boré » a la même consonance, connotation que « br » « br », c’est le « mayan », c’est le « puits », c’est le ressourcement, et « bor », c’est la fausse. alors tu considères ces trois paramètres le bord d’un côté le br de l’autre le bourré à l’origine de toute chose et bien tu as le cette parole d’un d’Akavya ben Ma’alal el, qui épouse ces trois paramètres d’a’me ayin bata, ou l’anata oler v’lifnemi ata’atid liten din v’heshpo. Voilà ce que j’avais à dire pour cette mishnah d’Akavya ben Ma’alal el, s’il il y a des questions à poser avant que nous n’avions su à une autre Michena, vous me le dites tout de suite.

Y a-t-il des questions ? Y a-t-il un propos qui vous est dérangé dans le développement de mon texte ? Moi j’ai une question, monsieur Benizri. Oui. Quelle est la traduction exacte de Michena ? La traduction exacte de Mishnah, c’est un enseignement, ça vient hors, mais maintenant, si l’étymologie de Mishnah vient du verbe chano, chano c’est répété, parce que quand on répète un texte, on ne va pas le répéter de la même façon. Le Hakamim a déjà dit, et n’odomé, mi shay shonepir komé apehamim, le shonepir komé aveahat. Il ne ressemble pas à celui qui étudie, qui répète son texte, 100 fois, à celui qui l’a répondu 101 fois. Ils ont été tellement à cheval sur ce principe, qu’ils ont dit, voilà ce qui distingue.

qui distingue, ce qui distingue un quelqu’un qui sert D’ à celui qui ne le sert pas. Celui qui sert D’, c’est celui qui a répété son texte, c’est-à-dire qu’il a étudié, qu’il a analysé cent fois. Celui-là, il s’est arrêté, parce qu’il s’est arrêté à la centième fois, qu’il juge qu’il n’a plus besoin de le reprendre, alors celui-là ne sert pas D’, il ne s’inscrit pas dans cette infinie de pensées. Tandis que celui qui ne se contente pas de 100 fois et continue au-delà, 101 fois, celui-là est le véritable serviteur de D’. Alors la racine de Chanon vient du mot chêne. Chêne, c’est l’Adam. Chêne, c’est ce qui broie la nourriture, c’est ce qui broie tout ce que nous mettons dans la bouche, et bien c’est ce qui broie également notre étude, notre lecture, c’est celui qui l’aiguise de plus en plus.

et qui donne à notre Torah la dimension de Mishnah. Parce que la Torah, si vous voulez, c’est l’embryon qui a tout en lui. Alors la Mishnah, c’est celle qui réveille tout le potentiel de cet embryon et lui donne encore un corps beaucoup plus, disons, accompli. Parfait. Alors, Tannen. Oui? J’ai pas pu écouter dès le début. Qui c’est Akkavya ben Mahalel? C’est un Tanna de la Mishnah qui a vécu le premier siècle ou le deuxième siècle, ce n’est pas très précis au temps de Baïtcheny, du deuxième temps, et qui a été un grand érudit promu même à être Avbedi, le président du tribunal du Saint-Nedrin à l’époque, mais qui a refusé, parce qu’il ne voulait pas, et il ne voulait pas se ranger à l’avis de ceux qui s’opposaient à Saint-Alacha sur quatre points, ce n’est pas le moment de les signaler, mais akavya ben mahalal el, ceux qui ont traduit son nom, ont dit celui qui veut s’inscrire dans le siyaj, a’ike, de mahalal el, de celui qui porte en lui l’éloge divine, et bien voilà ce qu’il enseignait. Et il n’est effectivement connu que, connu, c’est-à-dire dans la bouche de nos contemporains, que par cet enseignement du traité avaute, le troisième traité ou sont évoqués parce que vous savez que le premier à vote ce sont ce sont les personnes disons qui ont transmis l’enseignement ou avait le souci de la transmission de cet enseignement même d’une façon solitaire indépendante. Mais dans la 2e Mishnah, nous avons plutôt des couples qui, alors ce sont des couples dans le Perekhini. Dans le Perekhini, nous allons à voir ces trois, cet enseignement à trois dimensions qui va venir se répéter dans le quatrième chapitre. Il y aura cet enseignement à quatre dimensions. Nous aurons l’occasion de le voir. Voilà. Encore une dernière question. Quelle est la différence entre Mishnah et Alors Mishnah, c’est l’étude qui a été faite par les rabbins jusqu’à sa rédaction entière par Rabbi si en langue de sang et c’est et cette michna c’est l’inter c’est le complément de de l’interprétation de la loi écrite mais maintenant c’est cette michna a suscité des débats qui sont ouverts sur plusieurs créneaux et ça ne finit pas à ce jour parce que Gemara veut dire aussi enseignement mais Michna c’est en hébreu, Gemara c’est en arameen Gmarin, c’est aussi le sens d’étude mais avec la connotation de gamme mort, d’achèvement, de perfection. C’est ça la Gmarin. Donc le débat ouvert sur cette interprétation orale qui fait que notre pensée, est toujours une pensée dynamique, une pensée en marche, qui n’arrête pas les choses d’une manière définitive, sauf en attendant dans ce qui est à la rique, dans ce qui est comportement d’être sur place, parce que chaque jour apporte son lot de questions et de réponses à donner, c’est valable pour tout, eh bien ça c’est l’agmarat qui débat de tous ces problèmes.

Ok, merci beaucoup. Autre question.