Ce cours étudie les deux premières michnayot du deuxième chapitre de Pirkey Avot : celle de Rabbi Yehouda haNassi, « quelle est la voie droite que l’homme doit choisir », et celle de Rabban Gamliel son fils, sur l’étude de la Torah associée à un métier. Il s’ouvre par une longue introduction sur le sens de l’étude de Pirkey Avot entre Pessah et Shavouot, sur les treize attributs et sur la manière dont un homme se prépare à une révélation. Il se poursuit par l’examen de la « voie droite », de l’absence d’échelle de valeurs dans les mitzvot, et des trois choses qui préservent de la faute. Il s’achève sur l’enseignement d’Akavia ben Mahalalel, celui que l’on récite lors d’une mise en terre, et sur deux questions de l’auditoire portant sur le libre arbitre et sur la rétribution des mitzvot.
Le Rav Raphaël Benizri part de la situation de cette période de l’année : plusieurs communautés étudient Pirkey Avot entre Pessah et Shavouot parce qu’elles se préparent à une nouvelle révélation de la Torah. Deux dangers menacent cette préparation, dit-il : vieillir avec le texte, c’est-à-dire cesser de le tenir pour actuel, et négliger le travail que l’on doit faire sur soi avant de recevoir. C’est ce second point qui l’occupe d’abord, à travers les attributs divins, la bénédiction du matin et le compte du Omer entendu comme un calendrier que l’homme se forge lui-même.
Le cours passe ensuite au texte proprement dit, et lit la « voie droite » non comme une bonne voie mais comme un tracé sans déviation, sans cesse rectifié. De là il déduit le refus de toute vie spirituelle repliée sur elle-même, puis l’absence de hiérarchie entre les commandements, puis la nécessité du métier à côté de l’étude. Il aboutit à Akavia ben Mahalalel, dont l’enseignement sur l’origine, la destination et le jugement prolonge celui de Rabbi, et à un récit de cinq naufragés qui cherchent leur souvenir le plus ancien.
Ce que dit ce cours
La Torah doit être appréhendée comme entièrement neuve et actuelle. C’est ainsi que plusieurs communautés ont pris l’usage d’étudier Pirkey Avot entre Pessah et Shavouot, en se préparant à une nouvelle révélation. Il ne faut pas commettre la faute de vieillir avec elle : ce serait attenter à une parole divine qui ne se situe ni dans un passé ni dans un futur, mais dans un présent permanent, et qui peut répondre chaque jour à un questionnement nouveau. Le second danger tient à la préparation de soi, car nous ne sommes pas tous à même d’en saisir les nuances et nous avons besoin de nous accrocher à l’enseignement d’un maître. Nous ne sommes pas faits d’un même moule et nos limites, si larges soient-elles, restent des limites.
La royauté de D’ que nous affirmons chaque jour n’est pas hors de notre portée. Nous sommes nous-mêmes une infime parcelle du divin, une cellule ; or cette cellule n’est pas un fragment ni une partie, car sa structure est la même partout, répartie dans le corps de l’homme comme dans l’univers. Il faut savoir la mettre en évidence et lui donner l’autorité qu’elle mérite, faire d’elle ce qui conditionne réellement notre manière d’être, de penser et d’agir. Chacun le fait à sa mesure, puisque nous n’avons pas les mêmes possibilités : ce qui compte n’est pas ce qui a été réalisé, mais la volonté déployée dans l’ouvrage, que l’on ait achevé ou non. Nos sages ont même enseigné que plus grand est celui qui fait agir que celui qui agit : celui qui parvient à mobiliser d’autres énergies au-delà de ce qu’il réalise lui-même. Ce souci de transmettre à d’autres ce que l’on n’arrive pas à accomplir soi-même, dès lors qu’on le leur a consciemment confié, compte davantage.
Nous ne connaissons du divin que ses attributs, et ces attributs sont humains. Quand on dit gracieux, quand on dit miséricordieux, quand on dit bonté et vérité, ce sont des valeurs que nous cherchons pour nous-mêmes et avec lesquelles nous nous mesurons chaque jour. Il y en a treize, et nous les énumérons dans la prière quotidienne qui bénit celui qui a créé le monde par la parole. L’une de ces formules bénit celui qui tranche en vue de maintenir : il faut parfois couper court à un mode de pensée répétitif, comme un tailleur ne coupe que dans une belle étoffe. Une autre bénit celui qui fait le commencement, et nous sommes à notre tour appelés à générer des commencements, ce qui a précédé devenant le brouillon de ce que nous entreprenons.
Le compte du Omer nous inscrit dans un autre temps que celui de la création et de la sortie d’Égypte. Ce n’est pas ce calendrier-là que nous comptabilisons, mais un calendrier fixé pour nous-mêmes, en vue d’accéder à un autre jubilé et de nous inscrire dans un temps forgé par nos propres aptitudes. L’effort porte moins sur l’ensemble des attributs que sur notre insertion en eux : on peut se retrouver dans la rigueur comme dans la bonté, dans la miséricorde comme dans la sainteté. Chacun à sa manière, et sans exclusion possible.
Chaque lettre compte, et c’est pourquoi chaque être compte. Les lettres ne se ressemblent pas dans leurs associations, mais si l’une se trouve cassée ou séparée de sa matrice, c’est tout le sefer Torah qui est rangé de côté ; il en va de même de notre peuple et de notre communauté. Car la Torah ne concerne pas un individu. Elle n’a pas été donnée aux avot, qui sont des êtres exceptionnels, la matrice du peuple juif : ce sont eux qui nous ont donné les midot. De là le nom du traité, celui des principes, des éléments matriciels.
Israël est converti sans avoir perdu ses antécédents. Un non-juif qui se convertit connaît une nouvelle naissance : il n’a plus d’antécédents et ses liens de filiation deviennent hypothétiques. La révélation a bien opéré une conversion de tout le peuple, et nous sommes nous aussi des convertis par la loi reçue au Sinaï ; mais ce qui nous situe dans un autre registre, c’est que nous n’avons pas perdu les attributs de nos pères. La Torah est venue se greffer sur un être déjà constitué par ses éléments matriciels, sur ce petit homme qui, dans son ensemble, reconstituait Adam. C’est pourquoi lire chaque Chabbat un chapitre de Pirkey Avot n’est pas suivre un précis de morale, mais recréer Adam.
La première michna du deuxième chapitre demande quelle est la voie droite que l’homme doit choisir. Celui qui parle est Rabbi Yehouda haNassi, celui-là même qui a réuni et rédigé l’ensemble des enseignements des tannaïm. Le mot « homme » y est adam, et le Rav rappelle les quatre états par lesquels nous évoluons — enoch, guever, ich, puis adam. Ce sont des stades d’évolution subjectifs, qui peuvent se décliner au masculin, au féminin, au pluriel ; adam est le seul titre qui ne se décline pas et qui comprend tout le monde. Être adam, c’est relever de l’universel et de l’humanité entière.
La voie droite n’est pas la bonne voie. Le texte ne dit pas derekh tova : la voie droite est celle où l’homme reste conséquent avec lui-même tout au long de sa manière de penser et de sa manière d’être. Il s’agit de tracer une ligne sans dévier à gauche ni à droite, ou de continuer le tracé en tremblant. Et il n’y a pas là de choix définitif : nous sommes sans cesse en train de distinguer, de séparer un élément de l’autre, d’ajuster — de corriger un tracé.
Cette voie doit honorer l’homme à ses propres yeux et aux yeux des autres. Ce qui exclut toute vie spirituelle qui se fondrait dans le repli sur soi, dans la fermeture, dans l’évasion, comme si l’on voulait vivre dans la seule intimité avec D’. Si pour cela on a négligé sa famille, fait fi de ses devoirs envers la communauté et envers le monde où l’on vit, ce n’est pas une voie droite mais une voie tordue. Il faut être reconnu comme tel par ce qui nous entoure, et pour cela considérer le monde, dans la disparité de ses valeurs, comme une unité — une œuvre d’art où le détail importe autant que le sujet principal du tableau.
Il n’existe pas d’échelle de valeurs dans les mitzvot. Certaines relèvent du détail, d’autres sont bien plus graves, certaines peuvent être négligées sans grands dégâts et d’autres condamnent à la mort ; il n’appartient pourtant pas à l’homme de fixer cette hiérarchie, pas plus qu’entre ses devoirs envers lui-même, envers ses semblables et envers sa famille. La Torah ne l’a pas donnée et n’a pas toujours expliqué pourquoi il faut agir ainsi. La michna demande donc d’évaluer la perte occasionnée par l’accomplissement d’une mitzva au regard de ce qu’elle vaut, et le gain d’une faute au regard de ce qu’elle coûte : une mitzva ignorée est perdue, on ne la récupère plus, et elle affecte tous les niveaux.
Trois considérations préservent de la faute. La première est de réaliser qu’il y a toujours quelque chose au-dessus de soi : on ne peut se poser en juge et décider de tout, pas plus dans la vie spirituelle que dans la vie communautaire ou familiale. La deuxième est qu’un œil voit et qu’une oreille entend : dans ce monde règne une compétition permanente, chacun est à l’écoute de ce que l’autre réussit, et il ne sert à rien de se dire qu’on se moque de la manière dont on est vu. La troisième est que tous les actes sont consignés dans un livre. Il y a des archives sur le plan social, sur le plan national, sur le plan universel, et il faut le savoir lorsqu’on trace et ajuste sa direction jour après jour.
La deuxième michna complète la première par le travail. Rabban Gamliel, fils de Rabbi Yehouda haNassi, dit qu’il est bon de concilier l’étude de la Torah avec le gagne-pain. Car il n’y a pas de vie spirituelle qui soit tout entière avec D’ en délaissant le monde qu’il a conçu pour l’homme : nous sommes des associés dans la réalisation de ce monde. Il revient bien à la société de pourvoir aux besoins de ceux qui se consacrent à l’étude et à l’éducation, mais cela ne saurait devenir la ligne de vie de tout le monde. La dépendance n’est acceptable que méritée, et non donnée, encore moins mendiée.
La fatigue des deux fait oublier la faute, parce que l’oisiveté en est le poison. Le texte ne dit pas qu’elle éloigne de la faute mais qu’elle la fait oublier : on n’a pas le temps de penser à autre chose. Le poison d’une vie, c’est le temps qui reste et qu’on ne sait pas employer, qu’on cherche à tuer dans des jeux de société et des évasions qui n’apportent rien au devenir d’une existence. Inversement, toute Torah qui ne s’accompagne pas d’un souci de travail et de création finit par s’annuler et peut, elle aussi, conduire à la faute, car vivre dans la dépendance de bienfaiteurs nuit à l’évolution d’un homme dans sa société.
Il faut néanmoins maintenir des hommes entièrement voués à l’enseignement. De la même manière que la Torah a choisi des kohanim pour le sanctuaire, où la charge se transmet de père en fils, l’éducation d’un peuple ne se transmet pas par filiation : elle relève du choix d’un homme qui veut partager ce qu’il sait avec sa communauté. Le Rav rapporte le projet d’une yechiva de cinq mille élèves, présenté à l’autorité rabbinique de l’époque, et l’objection qu’on lui opposa : qui les paiera ? La réponse fut que de ces cinq mille sortiraient peut-être mille rabbins, de ces mille peut-être cent grands rabbins, et de ceux-là quelques maîtres d’exception — mais que l’essentiel était qu’il y eût des gens capables de comprendre leur langage et leurs exigences.
Ce qui vaut pour la yechiva vaut pour l’éducation des enfants. Ce qui importe n’est pas la carrière qu’on a dessinée pour eux ni la fierté qu’on tire de leur réussite dans les grandes écoles, si tout cela s’est fait sans Torah et au détriment de la vie de famille ou de l’éducation de leurs propres enfants : c’est alors un bilan d’échec. Il faut savoir conditionner par l’esprit de la Torah la carrière que nous leur souhaitons. Et ceux qui se prennent en charge d’une collectivité doivent le faire pour le ciel, non par recherche de notoriété : alors le mérite des pères les assiste, un mérite qui ne se transmet que parce que tout y fut entrepris sans rien attendre, dans le dévouement et l’abnégation. Qu’ils aient ou non réussi, il leur est compté comme s’ils l’avaient eux-mêmes accompli.
Akavia ben Mahalalel a refusé la présidence du tribunal au prix de ses positions. Homme d’une grande érudition, ayant vécu à l’époque du second Temple, il s’était opposé sur quatre points à l’ensemble du conseil rabbinique ; on lui proposa d’en devenir le chef pour peu qu’il s’alignât, et il répondit qu’il préférait passer pour un insensé aux yeux des créatures plutôt qu’aux yeux de D’. Il est resté ferme, et c’est de lui que nous vient la michna par laquelle on accompagne un défunt à sa mise en terre.
Son enseignement prolonge celui de Rabbi : considère trois choses et tu ne viendras pas entre les mains de la faute. La faute, c’est passer outre ses limites — le mot lui-même dit le franchissement, la déviation. Sache d’où tu viens, où tu vas, et devant qui tu vas être jugé et rendre des comptes. L’ordre est notable : le jugement précède la reddition des comptes. On vient d’une goutte, et l’on va vers un lieu de poussière, de décomposition et de vermine ; le texte ne dit pas devant D’ mais devant le Roi des rois, le Saint béni soit-il. Lorsqu’on récite cette michna devant un défunt, on omet le mot qui qualifie la goutte.
Le récit des cinq naufragés illustre ce « d’où viens-tu ». Un bateau ayant sombré, cinq hommes gagnent à la nage une île déserte, y trouvent une tour, en gagnent le sommet et entreprennent de reconstituer leur vie par leurs souvenirs, chacun cherchant le plus ancien, celui qui a conditionné toute son existence. Le premier se rappelle qu’on cueillit le fruit de l’arbre ; le deuxième, le fruit encore sur l’arbre ; le troisième, l’éclat qui accompagnait ce fruit et le distinguait du verger ; le quatrième, le bourgeon. Le dernier dit se rappeler le temps où il n’existait pas encore : jusque-là il y avait eu une histoire, mais on n’avait pas besoin de lui et il n’était pas dans le programme. Le jour où il fut décidé qu’il devait exister, cela signifiait qu’il devait se mobiliser pour une action déjà définie.
Transcription intégrale du cours
Bonsoir, chers amis. Vous m’avez mis déjà face à mes yeux le texte du troisième chapitre, mais je vais un petit peu commencer par la première michna du deuxième chapitre que je n’ai pas encore eu l’occasion d’étudier avec vous. celle du premier chapitre, je l’ai étudiée, je vais la passer en revue et je reviendrai vers cette mishnah du troisième chapitre. Donc nous avons opté pour l’étude de Pilke Avot entre Pesach et Shavuot, plusieurs communauté, se préparant à une nouvelle révélation de la Torah parce que c’est ainsi que nous devons appréhender l’étude de la Torah, que tu la considères comme étant tout à fait nouvelle et comme étant tout à fait d’actualité comme pouvons répondre chaque jour à un nouveau questionnement et surtout il ne vaut pas faire le péché de vieillir avec parce que c’est attenter finalement à la parole divine qui elle ne se situe ni dans un passé, ni dans un futur, et qui est toujours d’actualité, c’est dans le présent permanent. Mais pour cela, il y a un deuxième danger qu’il y a lieu d’éviter, c’est la préparation de soi à cette révélation. Nous ne sommes pas tous à même de comprendre les nuances de la Torah. Nous avons besoin de nous accrocher à l’enseignement d’un maître. C’est un fait. Et nous n’avons pas toujours le potentiel de tout comprendre, nous ne sommes pas faits d’un même moule et nous avons des limites, bien qu’elles soit quelquefois très large, mais malgré tout, elle reste limitée. Cette projection de l’homme sur l’infini, cela reste une aspiration permanente et une conquête de chaque jour. Nous aurons l’occasion de revoir ça. Maintenant, ce par quoi nous pouvons effectivement approcher cette éternité et cette quête du divin et ses secrets de parole divine, une parole qui est créatrice, parce que dans la prière quotidienne, lorsque nous affirmons la royauté de l’éternel, il ne faut pas tout simplement situer cette royauté dans un monde qui est hors de notre atteinte et de notre portée totalement. Au contraire, étant donné que nous sommes nous-mêmes, une infime parcelle du Divin qui « ch’elle Nous sommes une cellule de ce divin, or cette cellule du divin c’est l’ensemble de la réalité de D’, parce que ce n’est pas un fragment, ce n’est pas une partie, disons que la composition, structure de cette cellule est la même partout, elle est répartie, géographiquement répartie, dans le corps de l’homme comme dans l’univers. Il faut savoir la mettre en évidence et lui donner l’autorité qu’elle mérite, le Méler, être véritablement celle qui conditionne notre façon d’être, notre façon de penser, notre façon d’agir. Chacun sa mesure. Nous n’avons pas les mêmes possibilités, mais je l’ai déjà dit, ce qui importe à un cadeau cheval ce n’est pas ce que l’on a réalisé, mais plutôt la volonté que nous avons manifestée dans l’ouvrage, maintenant que nous l’ayons achevée ou non, cela importe peu.
Plus encore, nos sages nous ont enseigné, Gadol Huamehaseh Minahoseh, plus grand est celui qui manipule une action, qui génère ou qui arrive effectivement à mobiliser d’autres énergies plus que ce qu’il ne fait, que ce qu’il ne réalise par lui-même. C’est-à-dire que ce souci de transmission à d’autres, de ce qu’on a envie de faire et de ce que nous ne réalisons pas, ce que nous n’arrivons pas à faire, à partir du moment où nous l’avons consciemment transmis à quelqu’un d’autre pour le faire, eh bien cela compte davantage. Nous ne connaissons, nous n’avons aucune connaissance du divin que par l’hémidote, que par les attributs de D’. Mais ces attributs sont des attributs humains. Quand dit Hanoune, gracieux, quand on dit Rahoum, miséricordieux, quand on dit que Haezet v’Emet, que D’ la bonté, pratique l’injustice, est l’homme de la substance même de la vérité, ce sont des valeurs que nous cherchons pour nous-mêmes et avec lesquelles nous nous mesurons chaque jour.
Il y a 13 attributs et ces 13 attributs nous les énumérons dans Baruch. amal veaya olam dans une prière quotidienne, bénis celui qui par la parole a créé le monde, baruch gozer umkayem, bénis soit celui qui tranche en vue de maintenir. Quelquefois il faut couper court, couper court, un mode de pensée répétitif. si de la même manière que les générations se succèdent, sans se ressembler nos jours également. Il y a des jours que l’on enterre, il y a des jours qu’on aimerait faire vivre, Mais il ne faudrait pas s’enliser dans le passé et il ne faudrait pas chercher l’évasion dans un avenir quelconque. Il faudrait essayer d’être gosère de la même manière qu’on ne coupe un tailleur ou un tissu qu’en coupant la belle coupe que nous avons devant nous, eh bien c’est la même chose.
C’est la même chose dans la vie. Pour réaliser autre chose, il faudrait savoir trancher. Il faut savoir se déconnecter pour être mécaillère. Baruchon c’est Bereshit, est béni celui qui crée le commencement, qui fait le commencement. Celui qui a fait le premier commencement, c’est le cas de Baruchon, nous sommes appelés à générer des commencements. Et ces commencements, attention, ce qui a précédé devient le le brouillon de ce commencement que nous entreprenons. Ce n’est pas très important pour l’approche de l’étude de la Torah, pour le mérite de la révélation de la Torah, parce que qui n’a pas préparé son être par les très attribut de D’ à la réception de la Torah, c’est ce que nous essayons de faire tout au long de cette période qui s’éparpessa de Shavuot, c’est de nous inscrire dans un nouveau temps. Nous ne sommes plus dans le calendrier que nous connaissons et qui qui continue malgré nous, celui du Shabbat bérichique, du Shabbat de la création, celui du Shabbat de la sortie d’Égypte. Ce n’est pas ce temps que nous sommes en train de comptabiliser, mais non, c’est le temps du Homer, c’est un autre calendrier, un calendrier que nous avons fixé pour nous-mêmes en vue d’accéder à un autre jubilé, s’inscrire dans un temps que nous avons forgé par nous-mêmes, au travers de nos propres aptitudes, au travers l’effort que nous avons fait sur nous-mêmes pour nous adapter pas à l’ensemble des attributs, mais à notre insertion dans ces attributs. On peut se retrouver dans l’attribut de Dine, dans l’attribut de la justice, comme on peut se retrouver dans l’attribut de hesed de la bonté, on peut se retrouver dans un attribut de miséricorde, comme on peut se retrouver dans un attribut de sainteté.
Et bien, chacun a sa façon, chacun a sa manière, et il n’y a pas d’exclusion possible, parce que de la même manière que tous les mots, que toutes les lettres ne se ressemblent pas dans leur association dans le Torah, mais que chaque lettre, chaque fragment de l’être est important parce que s’il se trouvait cassé ou séparé de sa matrice, c’est tout le sévère Torah qui est rangé de côté, il en est de même de notre peuple, de notre communauté. Or, la Torah ne concerne pas un individu. La Torah n’a pas été donnée aux avottes. Les avottes, ce sont des êtres exceptionnels, c’est la matrice du peuple juif. Ce sont eux qui qui nous ont donné quoi ? Les mythes d’hôtes. D’ailleurs, c’est pour cela qu’on l’appelle le traité des principes pilqués à vôtre. Ce sont les éléments matriciels du peuple juif et c’est la raison pour laquelle, bien que la révélation de la Torah ait opérer. Une conversion de l’ensemble du peuple juif, ce n’est pas comme une conversion d’un non-juif à l’intérieur d’Israël. Vous savez qu’un non-juif, quand il se convertit, à partir du moment où il est devenu Israël, il lui est permis d’épouser sa soeur, sa parce que c’est une nouvelle naissance pour lui, il n’a plus d’antécédents, et du fait qu’il n’a plus d’antécédents, il a rompu tous ces aspects de filiation qui sont devenus plus hypothétique, mais cela aurait pu être le cas également d’Israël puisque nous sommes des guérines, nous sommes nous aussi des convertis de par la loi qui nous a été donné au sénal, mais ce qui nous situe dans un autre registre d’existence, c’est le fait que nous n’ayons pas perdu les attributs, les antécédents de nos pères. Nous sommes toujours attachés à leur manière d’être, et cela fait que la Torah est venue se greffer sur un être juif constitué déjà de par ses antécédents, de par ses avotes, de par ses éléments matriciels. Il est venu se grever sur ce petit homme que nous étions et qui, dans son l’ensemble, reconstituait Adam. Alors, fort de cela, nous essayons pendant cette période de de Pessah à Shavuot, avant de recevoir toujours une Torah, la même dans son libellé, mais chaque fois différente, dans son interprétation, par l’enrichissement qu’on lui apporte, Eh bien, cela dépend du raffinement que nous avons donné à nos attributs.
Et c’est en cela que, chaque Shabbat, il est important de lire un chapitre de Birkei Avot qui n’est pas une morale, ce n’est pas un précis de morale. Mais c’est plus une manière de reconstituer Adam, de recréer Adam. Alors, dans ce premier chapitre, dans cette première michna du deuxième bérec, Rabbi Omer, Rabbi c’est Rabbi Oudan Nassi, c’est celui qui a rédigé l’ensemble, réunir, rassembler tous les enseignements d’Ethanaïm, et là il exprime un point de vue essentiel. Et ce qui veut dire qu’elle est la voie droite que l’homme doit choisir. Alors, Adam, nous l’avons déjà traduit. Et nous avons dit que nous évoluons généralement à partir de quatre états, Enos, Isch, plutôt Gevers, Isch et ensuite Adam.
Ce sont des stades d’évolution qui sont subjectifs. et qui peuvent se décliner, qui peuvent avoir un masculin et un féminin, qui peuvent avoir un pluriel, mais Adam est le seul titre qui ne se décline pas et qui comprend tout le monde. Donc lorsqu’on est Adam, on est, en somme, un être qui relève de l’absolu, de l’universel, de l’humanité tout entière, mais qui va s’amuser à tracer une ligne droite, sans aller dévier à gauche ou à droite, ou bien trembler tout en continuant le tracé de sa voie difficile. Alors ce n’est pas chez Yves Tragé, il n’y a pas de choix définitif. On n’a pas choisi, on est bourrères. Bourrères, vous savez ce que ça veut dire, c’est chaque fois de distinguer, de séparer un élément de l’autre, d’ajuster. On dirait que nous sommes en train de corriger un tracé, un tracé d’une ligne droite que Nous voulons effectivement, sans déviation d’un côté ou de l’autre, est-ce possible ?
Derek et Chara, ce n’est pas Derek et Chara, ce n’est pas une bonne voie. Derek et Chara, c’est une voie où l’homme reste conséquent avec lui-même, tout au long de sa façon de penser et tout au long de sa manière d’être français difficile. Mais comme je l’ai dit tout à l’heure, ce qui importe ce n’est pas ce qu’on a réussit, mais la volonté que l’on a déployée pour avancer dans la voie que nous avons choisie. Et alors quelle est cette voie ? Tout ce qui l’honore à ses propres yeux est l’honneur aux yeux d’autres vies. Bon, cela exclut évidemment toute vie spirituelle qui se fond dans leur repli sur soi, dans la fermeture, dans l’évasion, comme si on voulait vivre dans l’intimité uniquement avec D’, parce que c’est ce qui importe le plus.
Or, si pour cela, nous avons dû négliger la famille, fait fi de nos devoirs vis-à-vis de la communauté, vis-à-vis du monde dans lequel nous vivons, et bien, cela ne s’appelle pas de l’erre charan, ce n’est pas une voie droite, c’est une voie tordue. Il faut véritablement que cette voix nous honore, non pas tant par rapport à nous-mêmes, à notre dignité humaine, mais parce que nous sommes effectivement reconnus comme tels par les éléments qui nous entourent, par le monde ambiant. Mais pour cela, il faut considérer le monde dans sa disparité, dans l’échelle de ses valeurs, comme une unité, une œuvre d’art, où le détail importe autant que le sujet principal du tableau. Dans les mitzvotes de la Torah, bien sûr, il y a des mitzvotes qui sont questions de détails.
Il y a d’autres qui sont beaucoup plus graves. Il y a celles que nous pouvons négliger, ignorer quelquefois, sans que cela fasse d’importants dégâts. Il y a d’autres qui nous condamnent à la mort, mais on nous dit qu’il n’y a pas une échelle de valeur dans les mites-votes, comme il n’y a pas d’échelle de valeur dans les devoirs desquels j’ai à répondre vis-à-vis de moi-même, vis-à-vis de mes semblables vis-à-vis de famille, c’est une unité de pensée, c’est une unité de création et il ne me appartient pas de fixer l’échelle de valeur. La Torah ne me les a pas donné, elle ne m’a pas expliqué toujours pourquoi il faut agir ainsi, quelle est la récompense qu’elle donne à celui qui pratique cette mission. Certaines nous a parlé d’un Sahar et nous aurons l’occasion de revenir là-dessus en promettant une vie matérielle bénie, une vie spirituelle, un monde à venir, une teriyyat amiti, une possibilité de résurrection, une possibilité de résurrection à partir de la Torah, possibilité de résurrection à partir de ces mythes-votes que nous pratiquons, puisque ensemble chaque ajustage, chaque raffinement correspond à une nouvelle dimension d’être dans chacun. Et cela, cela effectivement émane de ce qu’on a soi-même rejeté des déchets que nous avons laissés derrière nous et nous avons généré par nous-mêmes d’autres énergies. Donc le principe de la résurrection n’est pas toujours outre-tombe comme nous le focalisons dans nos esprits, il est là, nous le vivons avec tous les jours, nous le transportons avec nous, mais la finalité de l’homme, de la même manière qu’il est venu du Afar, le 2, de cette poussière, de cet Ipasrocha, nous le verrons dans un caviar de mal à l’aile, alors il retourne, mais, à la limite de la fécondation de l’être animale en nous, et qui sont mauvais, nous passons à un autre état, et c’est celle-là, la toilette qui est faite, oh bébé, venons au monde immédiatement, le parfumant quelquefois de la même manière que nous avons de nous, nous sommes séparés d’un être Alors, si tu ne sais pas ce que tu dois faire avec les Mitzvot, tu ne connais pas la rétribution accordée pour les Mitzvot, mais ce n’est pas que tu ne les connais pas, toi-même tu ne dois pas la fixer.
Si la Torah a hésité, alors sache qu’il ne t’appartient pas à toi de dire, ça c’est important et cela l’est moins. considère comment tu vas faire la perte occasionnée par l’accomplissement d’une mitzvah en regard de l’attribution accordée par son observance et le gain occasionné par une faute en regard de la perte qu’elle te vaut. Donc, essaye tout simplement de voir quel est le profit que tu pourrais tirer de l’accomplissement d’un détail et quel est l’inconvénient, la perte que tu subis dans la négligence du mitzvah parce que même la reprise, même la possibilité d’opérer une conversion d’un péché, tu l’as perdu, cette mitzvah étant donné que tu l’ignores, tu ne vas pas pouvoir la récupérer, elle n’existe plus pour toi et malheureusement elle va t’affecter à tous les niveaux.
Maintenant, comment faire ? Considère trois choses et tu ne viendras pas entre les mains de la faute ? Si tu ne veux pas soupçonner la faute, il vaut toujours agir à trois niveaux, penser à trois niveaux aussi. Mais le premier, c’est réaliser qu’il y a toujours quelque chose au-dessus de toi. Finalement, tu n’es pas au point extrême de te poser en juge et de décider de tout de la même manière, que tu ne peux pas te permettre ça dans la vie communautaire, dans une vie de famille, tu ne peux pas te le permettre dans une vie spirituelle. T’as un mal et mal à l’animal et en même temps que tu réalises qu’il y a quelque chose qui te gouverne d’en haut et de laquelle tu as besoin, de laquelle tu ne peux pas te passer, mais sache aussi qu’il y a un œil qui voit, une oreille qui entend. Un œil qui voit, tu es jugé par la société où tu veux te voir, tu ne peux pas t’il y En somme, je me fiche de ce que peuvent penser les autres, de la manière dans laquelle ils me voient.
Bon, c’est vrai qu’il y a des personnes qui abusent de leur manière de juger d’une façon primaire, mais n’entrent pas dans leur jeu. Il y a une oreille qui entend, on est à l’écoute, dans ce monde dans lequel nous vivons, il y a une compétition permanente et à toi de t’insérer dans ce concours qui est entrepris par tout le monde, ce sont différents candidats, différentes promotions, mais sache que tout le monde est à ton écoute, parce que ce que toi tu réussis, l’autre veut le faire, mais de la même manière que les autres, voient et écoutent, mal et mal amour marchent. Ceux qui sont au-dessus de toi, eux aussi, sont là pour consigner dans un livre tout ce que tu fais, c’est faire. Il y a des archives, il y a des archives sur le plan social, il y a des archives sur le plan national, il y a des archives sur le plan universel. Ça, il faut que tu le saches lorsque tu te traces dans la vie ta direction et que tu es en en train de l’ajuster pour toi, jour après jour, mais il y a un deuxième enseignement qui complète cet enseignement de Rabbi et c’est la deuxième michna, Rabban Gamli El Benush Rabbi Udan Nasi, Rabban Gamli El, fils de Rabbi Udan Nasi dit, il est bon de concilier l’étude de la Torah avec le gagne-pain car leurs efforts associés au culte la tentation de la faute. Ça, je vous lis la traduction. Il y a fait un moutoline de l’Escheretz.
Alors de l’Escheretz c’est quoi ? C’est ce que nous sommes en train d’étudier, c’est c’est ce que nous sommes en train de nous répéter tout au long de cette période d’attente d’une révélation de la Torah, d’un couronnement de ce que nous sommes, mais il n’y a pas de vie spirituelle qui soit totalement avec D’ en délaissant le monde qu’il a conçu pour l’homme. Nous sommes des associés dans la réalisation dans ce monde et par conséquent ceux qui optent pour la recherche et pour l’étude de la Torah, ceux qui ont opté pour l’éducation et qui veulent se consacrer à cette éducation qu’ont bien leur face, il appartient à la société effectivement de pouvoir à leurs besoins, mais ceci ne doit pas être en en somme une ligne de pensée qu’adopte tout le monde pour sa façon de vivre, il n’y a pas que l’étude de la Torah, il y a la pratique de cette étude dans la vie quotidienne, dans le choix d’un métier, dans la réalisation des choses sur terre et dans ce gagnepin que l’on a acquis dignement sans dépendre des autres.
La dépendance est limitée par le fait qu’elle est méritée et non donnée, et encore moins mandier. Donc il y a fait un mot Torah, l’étude de la Torah doit conditionner toute notre action, mais à chacun sa tâche, chacun selon ses mérites, chacun selon ses possibilités. Oui, lorsque, je ne sais pas, je vous l’ai dit, lorsque Robert Lee a été présenté le projet du Nishiva de 5000 élèves, 5000 donc étudiants de la Torah, au Richard de l’époque. Rojit, j’ai dit, mais écoutez, vous voulez sortir une promotion de 5000 élèves étudiants de la Torah, 5000 rabbins chaque année, qui va les payer par la suite ? Moi, ce que je veux, c’est former 5000 rabbins au départ, desquels vont sortir, peut-être 1000 rabbins à la limite, et de ces 1000 rabbins peut-être 100 grands rabbins, de c’est son grand rabbin, peut-être des guéonymes, dix guéonymes, cinquante guéonymes, mais tout ce à quoi j’aspire, c’est qu’il y ait au moins des personnes qui les comprennent quand ces autorités essayeront de les encadrer, qu’ils comprennent leur langage, qu’ils comprennent leurs exigences mais il va de soi que ce que je cherche avant toute chose c’est de conditionner toutes leurs activités par un esprit de la Torah, c’est en somme une idée importante pour l’éducation de nos enfants, à savoir ce qui importe ce n’est pas la situation, carrière qu’on a dessiné pour eux, qu’on a décidé pour eux, et la fierté qu’on en tire quand ils ont réussi les grandes écoles, les grandes carrières, quand il n’y a pas de Torah et qu’ils ont manqué parallèlement à ça, leur vie de famille ou l’éducation des enfants principalement, parce que que les bases d’une morale, d’une fidélité n’ont pas été respectées, alors là c’est un bilan d’échec.
Il faut savoir donner la priorité ou le conditionnement de toute cette carrière que nous souhaitons, tous pour nos enfants, de l’esprit, de la Torah, c’est ce que que dit Rabban Gamliel, en principe la fatigue des deux, elle fait oublier le Havon. Comment faire oublier le Havon ? Peut-être éloigner du Havon ? Non, elle fait oublier, c’est-à-dire On n’a pas le temps de penser à autre chose, parce que le poison d’une vie, c’est loisiveté. C’est lorsqu’il nous reste du temps, et qu’on ne trouve rien à faire avec, et que l’on cherche effectivement à tuer ce temps-là dans des jeux de société, dans des évasions qui ne rapportent absolument rien dans le devenir d’une vie. C’est ces sages Avon, Avon, Meshachat Avon, qui ne te laissent pas le temps de faire dévier, de dévier de la voie que tu t’es tracé.
Mais on doit savoir que qu’au Torah, chez Einayma Melachat, et toute loi, toute Torah, qui n’est pas accompagnée d’une Melachat d’un souci de travail, de création, sauf Abétela, elle aussi, elle aussi, elle peut conduire l’or au péché, parce que vivre dans la dépendance de personnes, de bienfaiteurs, elle est aussi, c’est un état qui peut nuire à la saine évolution d’un homme dans sa société. Et maintenant, il faut à tout prix maintenir des koanimes au sein du peuple, de la même manière que la Torah a choisi des koanimes pour le Middhash et que chez eux c’est transmissible de père en fils, le halakiruna de l’éducation et l’éducation d’un peuple, c’est pas nécessairement de père en fils, c’est un choix de l’homme qui rêve de pouvoir transmettre, de pouvoir partager ses connaissances avec sa communauté, alors Kolauski, Mématsyck-Bourg, Ceux qui se prennent en charge, ces hommes, doivent le faire les Shem-Shamayim.
Ce n’est pas par recherche d’une notoriété, c’est uniquement les Shem-Shamayim. Et lorsqu’ils le font les chêmes chamayim, alors ils sont certains d’arriver à leur mute. Srut avotam nisayatam, parce que srut avot, c’est le mérite des pères, le mérite des pères ne se transmet que parce que tout ce qui a été entrepris a été entrepris sans rien attendre, dans un esprit de dévouement. et d’abnégation totale, et c’est la raison pour laquelle, peu importe, s’ils ont réussi ou qu’ils aient réussi ou qu’ils n’aient pas réussi dans leur tâche, ma’a’ale’an’i’a’l’echem’, je vous considère comme si vous l’aviez vous-même accompli, c’est-à-dire que tout le mérite de cette promotion spirituelle à laquelle vous vous êtes adonnée, pour laquelle vous vous êtes préoccupés, comme si vous l’aviez vous-même réussi, comme si vous l’aviez réussi pour vous-même.
Ça c’est, ce sont les deux premières Mishneyot du Père Kshenny qui vont être complétées dans le Père Kshenny par les propos d’Ankavya Ben-Mahalal-el et Ankavya Ben-Mahalal-el, Saint-Michelin, un homme d’une grande érotution, auquel on a proposé pour peu qu’il renonce à quatre de ses positions qu’il a prises contre l’ensemble du conseil rabbinique de l’époque, on lui a proposé le have-be-deen d’être leur chef, pour peu qu’ils s’alignent à leur point de vue, et il leur a répondu « Je préfère me faire passer pour un insensé benéapéliote aux yeux des créatures et pas aux yeux du D’ ». Il est resté ferme sur ses positions et cet homme-là qui ne revient pas comme Rabi Oudan assis dans l’oeuvre, dans ce monument de la parole orale, de l’intolage béalbé, nous a laissé le michelin par à laquelle nous accompagnons le défunt, sa mise en terre, à Kavya ben Mahal el-Omer.
Kavya qui a vécu à l’époque du second temple, période II il est la chenille, Isfak el-Bishoshotvarin lui aussi nous dit, considère trois choses. « Ven à ta balider Avera », cela ressemble à la fin du propos de Rabbi Houda Nassi. Et tu ne viendras pas entre les mains de l’Avera, c’est-à-dire tu ne seras pas tenté de le soupçon de passer outre tes limites, parce que c’est ça la définition à avoir passé, passer autres ses limites, c’est ça, c’est ça le péché, c’est ça la vône, c’est ça la déviation. Alors, qu’est-ce que nous devons considérer ? Saches d’où tu viens, où tu vas, et devant qui, tu vas rendre des comptes. En principe, on devrait dire, tu vas rendre des comptes et être jugé.
Non. Mais ici c’est être jugé et tu vas rendre des comptes. L’or il répond. Mais ayin bata, d’où tu viens, dit-il pas seruhah ? D’une goutte, comment il a traduit ici, seruhah, sarroah, c’est une putré cible. Les Anata Olerch, en principe, quand on récite cette Mishnah face à un défunt, on ne lit pas le Seleu-cha, on n’y mette pas, tout simplement. Ou l’Anata Olerch est vers où ? À quel lieu tu te destines ? Les Mkoma Afar, ils à la poussière, à la décomposition, et à la larve. Et devant qui tu vas rentrer à la justice ? devant le Roi des Rois, le Saint-Béni soit-il, le texte ne dit pas les fenêt Hachem ou les fenêt Elohim.
Non, Akkadosh-Balboukhon. On va voir par la suite ce que signifie Akkadosh-Balboukhon. Donc, on reprend cet enseignement de Akkaviabemalel qui dit Considère trois choses et tu n’en viendras pas à soupçonner la transgression, à la dépasser. L’idée Avera, l’idée Avera on dirait que l’Avera a des yadaïs, a des mains, est un outil. Alors nous disons, tu ne vas pas tomber dans le piège d’une transgression, que d’arme a inbata, sache d’où tu viens, nous raconte que a coulé en pleine mer à cause d’une tempête. Alors, il y avait cinq personnes à l’intérieur qui, à la nage, ont regagné une île déserte et là-bas, ils ont trouvé une grande tour et ils ont gampé jusqu’au sommet et ils ont voulu reconstituer leur vie à travers les souvenirs.
Et chacun a essayé de se remémorer le souvenir le plus ancien qui finalement a conditionné toute sa vie. Le premier dit, moi je me rappelle quand on accueillit le fruit de l’arbre. Le deuxième dit, moi je me rappelle quand le fruit était encore sur l’arbre. Le troisième dit, moi je me rappelle de la lueur du brillant qui est accompagné ce fruit dans l’arbre et qui le distinguait de tout le verge. Le quatrième dit, moi je me rappelle encore du bourgeon de l’arbre. Ma mémoire remonte à cela. Le dernier dit, je me rappelle quand je n’existais pas encore, que je me soignais. Et avant même que je me soignais, ça veut dire que jusqu’à ce temps-là, il y a eu une histoire.
Mais on n’avait pas besoin de moi et par conséquent, je n’étais pas encore dans le programme. Mais le jour où on a décidé que je devais exister, que je devais passer à une autre réalité, alors ça veut dire que maintenant je dois me mobiliser pour une action que l’on m’a définie Et c’est à cela que je le destine. Nous reprendrons ce texte la prochaine fois. Baiser à Tachem et nous continuerons pour le moment, si vous avez des questions à poser, avec plaisir. Qu’est-ce que vous avez d’arave ? Une petite question. Je reviens au début de votre exposition. On a parlé en fait à la fois du livre, de ce que chaque juif en fait est une être de la Torah.
Chaque juif est important, est étonné, est censé. Mais d’un autre côté, il y a la faute du caractère. Il y a le libre choix. La personne ne peut plus choisir la mauvaise voie. Comment est-ce qu’on peut expliquer d’un côté qu’il y a un libre choix et la possibilité de la faute, la possibilité de la caractère, qui est en fait la séparation en fait du peuple et d’un autre côté qu’on se dit en fait on a besoin de tous les éléments parce que si on a besoin de tous les éléments alors comment est-ce que des éléments peuvent être séparés si on en a besoin ? Alors il y a un choix qui a été fait par D’.
Tu le dis à cher Bacharbanu Micola Ammi, l’éternel nous a choisi, nous n’avons pas choisi d’être d’autres ont décidé pour nous qu’est ce qui a motivé notre venue au monde on ne le sait pas le choix que nous avons entre le main est un choix second par rapport au choix premier c’est à dire nous sommes objets de deux choix le premier dans l’absolu, le deuxième dans le relatif. Et comment pouvons-nous passer du relatif à l’absolu ? C’est la prise de conscience qui s’effectue au travers de cette révélation de la Torah et qui, disons, d’une manière indirecte, justifie le choix des parents. C’est la raison pour laquelle nous disons B’erah Mezakeh Abba, l’enfant est l’accord du mérite au Père.
Quel mérite est l’accord du Père ? Alors tu vas me dire lorsqu’effectivement il lui a assuré une plus value dans la vie et que le Père en tire une certaine fierté, mais tous les enfants ne font pas ça, il n’est pas dit quelquefois lorsque le Père est une personne de renommée mondiale qui qui est l’auteur de grandes découvertes, son fils n’a pas la même dimension et n’a pas la même carrière, il n’a pas réussi peut-être, il a échoué sa vie, sa vie, mais en somme quand il est, quand il a repris sa conscience, quand il a fait cette prise de conscience. Et là, en somme, réajuster sa propre vie dans le propre choix de ses parents, de l’amener au monde et de l’adopter, de l’élever, de l’éduquer, ont-ils réussi ou n’ont-ils pas réussi, encore une fois, tout dépend de la volonté, de l’investissement qui se sont donnés dans cette éducation de l’enfant, c’est tout ce qui compte, pas le résultat, pas le résultat, mais c’est à lui, en fin de compte, à justifier le choix des parents, à l’honorer ou à l’évacuer. Alors ce choix, je vous dirais, c’est un leur, il ne reste que dans l’adoption des valeurs de la Torah et encore, et encore parce que au pied du Mont-Sinaï, il y a eu des contraintes. Le peuple n’a pas adhéré, comme on veut bien le dire, à cette révélation.
Il était insuffisamment préparé et la preuve, c’est qu’il a fait quarante jours après le péché du Faux-d’Or. Donc, il a fallu encore du temps, mais ce qui est éternel, perpétuel, ce qu’on ne perd jamais, c’est le titre de Israël. Étant donné que ce choix a été fait par D’, même quand nous, nous allons à l’encontre de ce choix, ça ne nous réussit jamais, ça nous éloigne pour un temps soit peu, comme si on retardait l’échéance d’une réussite, d’un retour, ça peut couvrir de nombreuses générations, mais à un certain moment, il y a Letzel Matay, il y a un bourgeon de mes plantations qui va sourcir et ne faut pas désespérer, il y a toujours, ce sont des phénomènes de recyclage qui prennent beaucoup de temps.
Le phénomène de Korach en fait, c’est quelque part, c’est comme le phénomène de Korach. Oui absolument. Je voudrais une précision, je ne suis pas sûre d’avoir bien compris, vous vous êtes passé très rapidement là-dessus, je voudrais être sûre d’avoir bien compris, est-ce que vous avez parlé d’une notion de toilettes, de l’équivalent d’une toilette mortuaire qui est donnée au nouveau-né en rapport avec une séparation ou j’ai mal compris ? l’équivalent d’une toilette mais ici c’est pour la vie mortuaire c’est en vue d’une nouvelle vie c’est ça parce que vous avez dit comme on le fait pour quelqu’un dont on sépare absolument alors où est la séparation ici on parle du nouveau-né qui sépare de quelque chose d’une vie de la matrice de sa mère c’est ça donc en fait c’est à ce niveau, c’est par rapport à ça, enfin, la notion de toilette, je dirais mortuaire entre guillemets, ce fait est en rapport avec cette séparation-là. Absolument. D’accord, donc j’avais bien compris, merci. V. R. Benizri, moi, en fait, au début de l’exposé, effectivement, vous parliez du système de rétribution et personnellement, après avoir pas mal lu ces passages, j’ai toujours été relativement gêné par le fait que j’ai toujours eu le sentiment que la mitzvah en elle même, même si elle peut amener une rétribution, la rétribution de la mitzvah, c’est la mitzvah elle-même. C’est pas un cadeau qu’on reçoit après, croyez-vous. Et alors j’ai toujours eu difficile à concilier ces pensées que j’ai avec le texte lui-même. Le texte va probablement au-delà d’une autre manière ? Non, le texte est dans ta perspective de pensée, il s’inscrit bien dans ta perspective de pensée. A savoir, tu seras mitvain, mitvain.
La récompense première du mitvain est du mitvain. L’élévation que te procure, l’accomplissement du mit’va est à ton honneur et tu passes à un autre spatial de pensée c’est sûr alors ça c’est la récompense du mit’va maintenant les bienfaits de cette mit’va sont sont comme une mesure avec la, disons, l’influence, l’apport que cela entraîne au niveau de la promotion de la société, de la promotion de la famille, de la même manière que lorsque qu’un ouvrier arrive à un échant supérieur et que tout le monde autour de lui en profite indirectement, bien, sur le plan spirituel, c’est à peu près la même chose, quand l’homme s’élève dans ses religions morales, dans ses religions spirituelles et qu’ils le partagent avec l’ensemble généreusement, ben ça c’est le Sahar du mitzvah. Le Sahar du mitzvah c’est le même, c’est le récouch du mitzvah, c’est le bien, c’est l’acquis de la mitzvah par elle-même. Nous aurons l’occasion aussi de revenir là-dessus. Ce n’est pas parce que la Torah, effectivement, parle de venata tedish machem beitam, je donnerai le pluit en leur temps, il y a, si lorsque le peuple juif se quitte de ses devoirs moraux, il n’a pas à souffrir d’un non-acquittement ou d’un dérèglement des lois naturelles en sa défaveur, au contraire. Cela apporte, on dirait, que toute la création participe à cette évolution, elle jouit de ce bien, mais indirectement, comment cela se fait, je ne pourrais pas te donner un descriptif, mais c’est un fait. C’est un fait que lorsque effectivement il y a une confiance qui règne, il y a une sérénité, tout peut suffire dans la vie. On peut partager un pain entre dix personnes quand il y a une entente et chaque bouchée de pain compte et rassasie. Maintenant, quand ces personnes ne s’entendent pas, alors tout le monde se dispute tout ce pain.