Cette séance porte sur la deuxième michna du cinquième chapitre des Pirkey Avot : le monde a été créé par dix paroles, et dix générations séparent Adam de Noah, puis Noah d’Avraham. La question posée est simple et vertigineuse : pourquoi dix, alors qu’une seule parole aurait suffi ? Le Rav Raphaël Benizri y répond par ce qu’il appelle une arithmétique qualitative, où un plus un ne fait pas deux, et où le dix se décompose en trois fois trois plus un. Le cours porte en réalité sur la manière dont D’ gère son univers, sur l’interférence de l’homme dans cette gestion, et sur les qualités requises pour y être associé.
Le Rav part des chiffres qui dominent la michna et remonte au principe : l’unité est insaisissable, elle n’appartient qu’au Créateur, et tout ce qui existe procède d’une synthèse. Il déploie le trois à travers l’alphabet, les jours de la création, les fêtes, les patriarches, puis les figures d’Adam, Noah et Avraham. Il en vient ensuite au dix comme mesure de la création achevée, et à la dynamique par laquelle l’histoire mute de dix générations en dix générations.
La dernière partie déplace la question sur le terrain des valeurs : le bien et le mal ne sont pas la première catégorie de la vie spirituelle, la sainteté et la pureté le sont. Deux questions de participants prolongent la séance — l’une sur la répétition du rituel, qui semble contredire la condamnation du conformisme, l’autre sur les versets où fonder la relativité du bien et du mal. La réponse distingue la sainteté reçue et la sainteté voulue, et situe la justice comme l’expression minimale de la morale.
Ce que dit ce cours
Une seule parole aurait suffi : les dix paroles sont un sursis. La michna dit que le monde a été créé par dix paroles, et la question se pose aussitôt de savoir pourquoi, puisqu’une seule suffisait à le mettre au monde. La réponse est qu’il s’agit d’accorder un sursis aux hommes engagés dans la gestion de ce monde, de leur laisser la possibilité de se rattraper. On ne veut pas risquer l’avenir de l’univers sur une seule parole, et l’on préfère l’étaler sur dix. La michna traite donc de la gestion divine du monde, de l’interférence de l’homme dans cette gestion, et des qualités requises pour y être associé.
Dans l’arithmétique juive, un plus un font trois. Cette arithmétique se fonde sur le qualitatif plutôt que sur le quantitatif : les choses ne se répètent pas, elles varient dans l’espace et dans le temps. Quand on additionne deux éléments qui ne sont pas fondamentalement différents mais simplement situés dans une autre perspective, on crée une nouvelle entité. Le couple en est l’exemple : un plus un, et le couple est une troisième entité. C’est le principe de la synthèse, et c’est ainsi que le monde fonctionne. L’unité en elle-même est insaisissable : sans le deux, il n’y a pas de un, et le un est réservé au seul Créateur — encore que, même dans la profession de foi, il faille associer les deux noms, l’au-delà de la nature et la nature elle-même.
Le trois est le fondement de l’alphabet et de tout ce qui suit. L’alphabet hébraïque commence par aleph et bet, et aleph plus bet font guimel. Il y a de même trois associés dans la venue d’un homme au monde : le père, la mère et le Créateur. Cette trilogie se retrouve dans l’espace et dans le temps : à Pessah, celui qui n’a pas dit trois choses n’est pas quitte de son obligation ; la Torah a été donnée le troisième mois, après trois jours de délimitation, à un peuple descendant de trois patriarches ; les responsabilités s’assument par trois prières quotidiennes ; l’humanité se déploie en trois temps, passé, présent et futur ; et l’espace lui-même a trois dimensions.
Les six jours de la création sont trois plus trois. Il y a une unité première : la lumière du premier jour, marquée par le point lumineux ; l’espace du deuxième jour, délimité par la ligne, qui est une succession de points ; et le troisième jour, avec l’apparition du volume. Ce sont les trois éléments qui fondent la création. Les trois jours suivants viennent leur donner un contenu : le soleil et la lune, qui déterminent les temps et les années ; ce qui a été créé le cinquième jour et qui va peupler les mers ; enfin l’animal et l’homme, au sixième jour, appelés à peupler la terre et à lui donner une réalité.
La dimension humaine se forge en trois figures. Adam est l’être brut, l’élément de base, celui qui tient son nom de la terre. Noah donne au sentiment sa place — ses fils sont eux-mêmes au nombre de trois, et l’un d’eux porte le sens de l’esthétique, lié à l’éthique. Avec Avraham, c’est la naissance de celui qui est véritablement digne de la révélation. La même structure se répète à l’échelle du peuple, avec Myriam, Aharon et Moché — le Rav relève au passage que Myriam est nommée la première — puis dans le peuple lui-même, qui est l’instrument, le contenant de l’univers entier, et qui se répartit entre cohen, lévi et israël.
Le un qui s’ajoute au neuf ne se compte pas comme les autres. Le dix n’est pas dix fois un : c’est trois fois trois, plus un. Ce dernier terme n’appartient pas à la série. Il en va comme du décompte du omer : nous avons cinquante jours à parcourir, mais nous ne comptons pas le cinquantième ; il se lève de lui-même une fois que les quarante-neuf ont été comptés. L’unité qui achève n’est donc pas produite par l’addition, elle survient quand l’addition a été menée à son terme.
C’est pourquoi dix est l’expression de la création parfaite. Les dix paroles qui fondent la création se retrouvent en dix paroles à la révélation. On retrouve encore dix épreuves, qui engagent l’homme dans la bonne gestion de cette création — le texte ne les énonce pas d’affilée, mais elles sont là. Le nombre ne compte donc pas des objets : il marque un cycle achevé. Là où il apparaît, quelque chose s’est accompli entièrement.
L’histoire mute de dix générations en dix générations. Il y a dix générations d’Adam à Noah, et dix encore de Noah à Avraham. Cela veut dire que l’histoire n’est pas statique : il y a une dynamique de l’histoire, et l’homme y est associé en premier lieu à la gestion divine du monde. Si nous ne voyons pas pourquoi il y a un juste qui souffre et un méchant qui prospère, c’est simplement que nous occupons très peu de temps dans une durée qui compte, entre la création d’Adam et Noah, quelque chose comme mille cinquante-six ans. Nous ne pouvons donc pas avoir de perspective sur l’histoire ni comprendre comment ces générations préparent la venue de Noah, puis celle d’Avraham. Mais les personnes qui vivent cette histoire ne sont pas inutiles.
Chaque être porte une étincelle, et il faut des épreuves pour qu’elle réapparaisse. Il y a en chacun une part divine, mais on l’étouffe par des traits de caractère et des comportements indignes de l’humain. De ce fait, il faut passer par des épreuves très dures — parfois un déluge, parfois un châtiment très lourd — pour voir l’addition de ces particules, de ces étincelles de lumière, se rassembler en un seul homme : Noah, ou Avraham. Chacun reste à son niveau : Noah est un juste, et en tant que juste il est appelé à hisser sa société jusqu’à un certain point, ce qui rend la mutation possible.
Tant qu’aucun leader n’apparaît, le monde n’est pas justiciable. Pendant dix générations, le monde ne peut pas être jugé à première vue : il faut attendre la dixième. La raison en est qu’aussi longtemps qu’il n’y a pas de normes dans la société et que personne ne se manifeste pour en porter, les gens n’ont ni référence ni exemple, et on ne peut pas les juger. Dès que le leader apparaît, des critères apparaissent avec lui, qui exigent le changement et le nivellement. C’est ce que la michna signale en énumérant ces dix générations : elle informe de la patience divine à l’égard de l’humanité, qui n’a personne de qui prendre exemple jusqu’à la venue de cet homme.
Noah reste dans la loi de la création, et c’est pourquoi il faut Avraham. Noah est un homme qui marche avec la justice de D’, donc lié aux lois de la création et enfermé en elles — or cette loi appelle la loi du talion. Après le déluge, on repart vers une nouvelle création et une nouvelle histoire, mais il faut attendre dix générations de plus pour passer à une autre direction : celle de la bonté, celle de l’amour, celle du dépassement des voies de la nature. C’est Avraham. Et Avraham, c’est Noah dans une autre perspective — c’est aussi Adam.
Tout cela vient de la plus petite lettre. Le youd est la plus petite lettre de l’alphabet, et sa valeur numérique est dix. C’est un point, et ce point est indivisible : c’est le point de départ de la création. C’est du youd au youd que le monde avance. Mais la création, elle, est duelle, et c’est pourquoi elle commence par la lettre bet — celle qui laisse supposer autre chose qu’elle-même.
Les mutations se comptent ensuite par dizaines, jusqu’à cent. Le compte va de dix en dix, vingt, trente, quarante, jusqu’à cent, qui est le multiple achevé. Et il est dit de celui qui atteint cent ans qu’il est comme s’il était mort et avait quitté le monde : parvenu à cet âge, il n’a plus rien à innover. Car qu’est-ce que la mort ? La perte de la dynamique, du sens, de la notion de responsabilité — le moment où l’on ne tourne plus son regard vers les générations nouvelles.
Le bien et le mal ne sont pas la première catégorie. Il y a dans le judaïsme cette notion que le bien et le mal sont très subjectifs, et s’il a été dit à l’homme au commencement de ne pas se focaliser sur la connaissance du bien et du mal, c’est qu’il n’y a pas de mal dans l’absolu. Ce n’est pas la distinction du bien et du mal que nous bénissons : nous bénissons Celui qui sépare le sacré du profane, le pur de l’impur. Ce qui compte dans une vie spirituelle, c’est d’élever la matière au niveau du sacré, de consacrer le profane, de franchir la limite entre le pur et l’impur. Le bien et le mal n’interviennent qu’ensuite, en troisième position dans la classification des valeurs — et les premières générations n’avaient le sens ni de l’une ni de l’autre de ces catégories.
La sainteté est elle aussi triple. On dit kadoch trois fois : une fois pour ce qui se rapporte au ciel, une fois pour ce qui se rapporte à la matière, et une fois pour la combinaison qui s’opère à travers le temps — et c’est cette troisième sainteté que nous chantons. C’est à ce titre que nous sommes un royaume de prêtres et une nation sainte : nous sommes de petits cohanim pour l’humanité, inspirés par la dimension du grand prêtre, qui se garde de l’impureté et veille à la sainteté. Le temps y contribue, celui des trois fêtes, où l’on fait abstraction de tout ce qui est répétitif et conformiste — car le conformisme est l’essence de l’impureté. Il s’agit toujours de passer à un niveau supérieur, et le rythme du Chabbat, sa préparation, celle des fêtes, les trois prières du jour, sont autant de manières de tenir la spiritualité en haleine. Il n’y a de répétition ni dans l’espace ni dans le temps, et encore moins dans l’humain. Il n’y a que des étapes, et des étapes qui mènent l’homme à être à l’image de son créateur. C’est pourquoi le juste ne connaît pas le repos : il est toujours à l’ouvrage, il ne peut pas se laisser vivre, il est responsable — et responsable veut dire qu’il y a un autre en vis-à-vis envers qui il a des devoirs à remplir. C’est ainsi qu’Avraham lui-même passe par des épreuves, et qu’il n’est pas gratifié pour son passé mais pour une constance à toute épreuve ; c’est ainsi encore que le peuple d’Israël n’obtient sa libération qu’après les dix plaies et les épreuves de la traversée du désert.
Dix et trois n’appellent pas la même présence. Une présence divine consacre la réunion de dix personnes, mais une présence divine consacre aussi celle de trois. La différence tient à ceci : quand on est dans le dix, les éléments peuvent rester séparés, et même si l’on a affaire à des hommes qui ne valent rien, le fait d’être intégré dans ce nombre suffit — la présence est là, et le processus de création se fera à travers eux. Dans l’ordre inférieur, il en va autrement : il faut qu’il y ait véritablement un dialogue, une participation effective des unités entre elles pour que quelque chose se réalise et que cette présence soit appelée.
La répétition du rituel n’est pas le conformisme, à une condition. À la question d’une participante sur le sacrifice quotidien, ce cycle réglé qui semble contredire la condamnation du répétitif, le Rav distingue trois ordres : l’étude, qui inspire ; la halakha, qui règle la pratique et le rituel ; et la aggada, qui projette l’être vers les hauteurs. La mitsva, oui, est une répétition. L’étude ne l’est pas — et l’étude qui inspire la mitsva fait que la mitsva n’est plus la même, si bien qu’elle n’est à aucun moment égale à celle de la veille. S’enfermer dans la pratique d’une mitsva répétitive engendre la religion, et nous ne voulons pas de religion : la kedoucha est ce qui se tient au-delà de la mitsva. Mais il ne s’agit pas non plus de sombrer dans un monde de poésie hors du monde, car le texte dit d’être d’abord des hommes et ensuite saints : on ne peut pas être saint au détriment de l’humain, ni s’en tenir à l’humain sans jamais aller plus loin.
La sainteté qu’on reçoit et celle qu’on veut. À la seconde question, sur les versets où fonder la relativité du bien et du mal — celui de l’arbre au chapitre deux, et celui où Yossef dit à ses frères que le mal qu’ils avaient voulu lui faire, D’ l’a changé en bien — le Rav répond que c’est juste, et complète. Dans le livre de la Genèse, la notion de sainteté et de profane n’apparaît pas ; elle apparaît dans le livre de Chemot, parce qu’au niveau de Béréchit il n’y a que des individualités, et qu’il est difficile d’accéder à la kedoucha dans l’individualité : la kedoucha est plurielle. Elle obéit d’ailleurs à un double mouvement. Le cohen est saint de naissance, non parce qu’il est juste ou bon : cette sainteté lui a été octroyée, qu’il le veuille ou non, et c’est l’ordre de la providence. Mais il y a aussi un mouvement de bas en haut, une sainteté que nous voulons et qui engage le libre arbitre — consentir à assumer ce destin qu’on n’a pas choisi. C’est là qu’apparaît la notion de peuple, un royaume de prêtres et une nation sainte, qui exprime ce besoin de dépassement. Car la justice n’est que l’expression minimale de la morale ; la véritable est au-delà d’elle, dans le fait de marcher dans la voie des bons.
Transcription intégrale du cours
Alors, je vais aborder une mishnah maintenant du cinquième livre de Havod que nous allons lire en Chabad prochain. J’ai eu l’occasion d’après un petit peu mes notes de vous parler déjà de la première Mishnayot, c’est pour cela que ce soir je me focaliserai sur la seconde Mishnayot. Mishnayot traite en quelque sorte de la manière dont D’ gère son univers, quelle l’interférence de l’homme dans cette gestion et quelles sont les qualités requis pour effectivement être associés à la gestion de cet univers. Alors il y a trois chiffres qui prédominent. On dirait qu’il y a un cours de numéros légitimes ici. Le 10, Bahasalam Amalot Nibla HaOlam. Par dix paroles le monde a été créé. Alors la question est, une seule parole suffisait à mettre sur vieux ce monde.
Pourquoi dix? Mais tout simplement pour pouvoir accorder un sursis aux hommes engagés dans la gestion de ce monde, de se rattraper parce qu’on ne veut pas risquer l’avenir de l’univers par une seule parole et à cause de ce que je vois à préférer donc d’étaler ça sur dix paroles. Pourquoi dix ? Parce que le chiffre de dix nous dit que le moral est une unité de parfaite création. Donc ce n’est pas le 1, c’est le 10. Et 10, ce n’est pas 10 fois 1. 10, c’est 3 fois 3 plus 1. Vous allez vous demander pourquoi. Tout simplement parce que dans l’arithmétique juive, celle qui se fonde plutôt sur le qualitatif que sur le quantitatif, 1 plus 1 égale 3, tout simplement parce que les choses ne se répètent pas, elles varient dans l’espace et dans le temps.
Et par conséquent, quand nous additionnons deux éléments qui ne sont pas fondamentalement différents mais qui sont tout simplement situés dans une autre perspective et qui sont pas de la base. Alors, en les additionnant, on crée une nouvelle entité. Le couple, c’est un plus un. Chérina Bénéhelle, le couple est une troisième entité. C’est comme ça que le monde fonctionne. Par le principe de la synthèse, l’unité en elle-même est insaisissable. Sans le deux, il n’y a pas de un. Le un est réservé uniquement au créateur, Hashem Elokeinu, Hashem Echad. Et encore, même dans cette profession de foi, il faudrait associer Hashem et Elohim, C’est à dire l’au-delà de la nature et la nature elle-même et c’est comme ça que le chiffre 3 est le fondement même de l’alphabet.
Qu’est-ce que nous avons ? Comment commence l’alphabet hébraïque ? Aleph bet. Aleph plus Bête, Aleph plus Aleph égale guimel, Aleph plus Bête égale guimel. Et trois shutafim, Adam il y a trois associés en l’autre, le Père, la Mère et le Créateur. Cette trilogie, si vous voulez, se retrouve dans l’espace et le temps. Rappelez-vous qu’à Pésar, celui qui n’a pas dit trois choses, Pésar, Matzah ou Maron, c’est tout le secret de la fête de Pésar. La Torah a été donnée le troisième mois, trois jours d’Aqbala, trois jours de délimitation avant la révélation de Kazoo Shwalourou, elle a été donnée à un peuple qui est descendant des trois patriarches, Avotah Olam, qui est voué à remplir ou assurer ses responsabilités au travers des prières du jour, trois prières par jour, trois temps dans l’évolution de l’humanité et du monde, comme passé, présent, futur, et au travers de ces trois dimensions qui sont effectivement la longueur, la largeur et la hauteur, la profondeur et la hauteur.
Donc c’est cette notion d’unité qui est fondée sur un produit de synthèse ou un élément de synthèse, qui est à la base de trois pas, se répète trois fois trois. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a une unité première de la création qui est la lumière du premier jour marquée par le point lumineux. l’espace du deuxième jour délimité par la ligne, la succession de points, et enfin le troisième jour, l’apparition du volume de l’affaire. Ce sont les trois éléments qui fondent la création des trois premiers jours et auxquels les trois autres jours de la création viennent donner le contenu aux serves d’éléments le soleil et la lune pour la lumière et qui doit déterminer les temps, les années, le pour les mères.
Il y a évidemment tout ce qui a été créé le cinquième jour, ce qui va peupler ses mères et enfin la terre et sa végétation et vous attendre le sixième jour où c’est l’animal et l’homme qui ont été créés et ils sont appelés à peupler ses pères à lui donner une réalité. Donc cette notion de trois va un petit peu se répéter dans les fèches, dans la matérialité, Ensuite, dans le Loir, dans ce qui est, disons, régueche, sentiment, ce qui relève aussi des sens. Et enfin, troisième donnée, c’est celle de l’enéchement, c’est celle de l’inspire et de l’expire, de la vie en réelle. Et à ce propos, le composant humain, chez, à la base de la dimension humaine forgée à partir de Adam, de Noah et de Avraham.
Adam c’est Adamas encore, c’est l’être brut, l’élément de base. Noah va lui donner sens à Régech. N’oublions pas que les enfants de Noir sont en ordre de trois, et ce sont trois mythodes, Shem, Hamer, le Renaud, le Ham c’est ce qui dynamise l’homme et le sens de l’esthétique qui est lié à l’éthique. Et enfin, tout cela va se retrouver par la suite chez, ou plutôt, l’évolution va être au travers d’Avraham, et Avraham c’est la naissance. C’est véritablement celui qui est digne de la révélation. Et cela se répète dans la réduction du peuple. Myriam-aharon Moshe, la femme de première, je le signale en passant, au biais du Monsignal Elle est mentionnée également au premier lieu, Kothomar, les Béthiakos, les Fats, ensuite le B’en Israel, et le B’en Israel, le Kéli, c’est-à-dire l’instrument, le contenant de l’univers entier.
Et ce contenant jouit des particularités du Kohen Kaff, du Levi Lamed et Jude Israël. Tout cela pour dire que le fonctionnement de l’univers entier est d’abord fondé sur cette trilogie que l’on retrouve dans le temps, dans l’espace et dans l’humain. C’est le guimel. Et le guimel, Gamal, c’est un don de la mort. Nous avons dit qu’il y avait trois éléments de vie. Le nef, le shlou, le haineh shaman. Il y a de toutes les vases dans chaque évolution une nouvelle entité qui est donnée. Mais ce sont deux entités. et première qui sont disons matérielles et spirituelles. Il faudrait les unir, il faudrait les unir, leur union, trois pour le premier élément 3 pour l’élément spirituel.
Chaque fois, nous avons déjà fait cette mention des trois. Alors cela a créé une troisième dimension, il y a les chauchats, les galimes. Les trois régels, ce sont les étapes de la vie, la libération. l’équilibre donné par un Torah à cette création et enfin la manifestation, la reconnaissance par l’homme de cette dualité, une foi qui est qu’elle est unique, comme le serait, le âme devait être le âme c’est Goulain et c’est Gaulle. Gaulle c’est la couleur violette, ça Gaulle. Et ça Gaulle le violet, c’est un mélange de rouge et de bleu. Et le rouge c’est le nez fêche, c’est la terre. c’est le matériel, le bleu, nous l’avons dit toujours, c’est l’accumulation de la transparence céleste.
Bien, cela, effectivement, devrait participer à la c’est goulà du peuple juif. « I te mi segula me colami » c’est cette couleur qui s’impose dans la marche du peuple. Nous avons vu que c’est trois fois trois. Le un, il se manifeste pour lui-même. Le sage nous enseigne à s’arracher au chemin de l’Ombudsman de l’Ontario. L’Ombudsman de l’Ontario dit qu’il participe à l’étude de l’Ottoban. la chéhéna c’est bien sa sociale mais le mignane c’est toujours 19 plus 1 c’est l’entité c’est le vendement c’est la base alors ce 1 qui s’ajoute si vous voulez c’est le le bonheur, de la même manière que dans le décompte du homère, nous avons à compter cinquante jours, mais nous ne comptons pas le cinquantième jour, et il se réveille de lui-même une fois que nous avons atteint les 49 jours, nous avons décompté les 49 jours.
C’est pour cela que le 10 est véritablement l’expression de la parfaite création. De la même manière qu’on trouve Dima Amarot dans le fondement de la création, on va retrouver 10 paroles dans celui de la révélation. Nous allons retrouver également les 10 épreuves qui engagent l’homme dans la bonne gestion de cette création. Le texte ne va nous le dire pas à la suite. Mais plus encore, le texte dit que les mutations dans l’histoire se réalisent toujours de 10 générations en 10 générations. Açá le dorôt, mé adam ber ad noa. Il y a 10 générations qui révèlent Noa. Il y a dix générations encore qui révèlent avoir un arme. C’est-à-dire que l’histoire n’est pas statique. Il y a une dynamique de l’histoire.
Et à Kadochvalokhro, il est associé en premier lieu dans la gestion de cette universe, dans la gestion de l’histoire de l’humanité. Nous ne voyons pas les choses pour quoi effectivement Racha Veto Vlo Tadik Vela Lho, tout simplement parce que dans ces dix générations par exemple qui séparent la création d’Adam jusqu’à il y a à peu près 1056 ans. Qu’est-ce que nous occupons-nous dans ce temps très peu ? Alors nous ne pouvons pas avoir une perspective de l’histoire, nous ne savons pas comment ces ces dix générations préparent l’avenu au monde de Noir, l’avenu au monde de Hamme, l’avenu au monde de Israq et ainsi de suite. Il y a tout un itinéraire de l’histoire qui se fait et les personnes qui vivent cette histoire ne sont pas inutiles.
Non, dans chaque être nous-mêmes, il y a une inceste divine. sauf que l’on l’a étouffé par des midottes et des comportements indignes de l’humain. Et de ce fait, il faut passer par des épreuves très dures. Quelques fois un Maboule, un délu et quelques fois un châtiment très dur pour voir apparaître l’addition de ces particules, de ces étincelles de lumière en un seul homme, Noé ou Avraham. Bien sûr, chaque homme est à son niveau. Noach, il est Tzadik. Avraham, il est Khadi. Et Noir, en étant sadique, il est appelé à hisser sa société jusqu’à un certain niveau, qui facilite cette mutation. C’est-à-dire que pendant 10 générations, le monde ne peut pas être jugé à première vue.
Il faudrait attendre la dixième. Pourquoi ? Parce que tant qu’il n’y a pas de normes dans la société, et qu’il n’y a pas de personnes de leader qui se manifestent, Alors les gens ne sont pas, je dirais, justiciables, on ne peut pas les juger, ils n’ont pas de référence, ils n’ont pas de leader. Mais dès que le leader apparaît, il y a donc un appel de normes ou de critères qui exigent le changement, la nivellation. Et alors à ce moment-là, effectivement, le texte nous dit à la salade de l’autre méadame de l’adnor, les odies, comme ça, ils récapacitent les panafes. Il y a dix générations, les odies, et cela pour nous informer mais combien D’ fait part de sa maniunité au niveau de l’humanité, c’est que la humankind n’a pas de qui prendre l’exemple jusqu’à l’arrivée de l’Ouest.
Et alors qu’en noir se manifeste, vient le déluge et on part vers une nouvelle création, une nouvelle histoire. Mais comme noir est un homme qui marche avec la justice de D’, qui est resté donc lié aux lois de la création, enfermé dans cette loi de la création, et cette loi de la création appelle la loi du talion, alors il faudrait attendre encore 10 générations pour qu’on passe à une autre direction, c’est celle du racisme, c’est celle de l’amour, c’est celle de la c’est celle du dépassement des voies de la nature et ça c’est Avraham et Avraham c’est Noah dans une autre perspective et c’est Adam aussi. Tout cela vient de la plus petite lettre du pont de l’univers, la plus petite lettre de la pavé c’est Iud et sa valeur numérique c’est 10.
Et comment on commence à l’être l’unité ? Par un Iud qui au travers de la ligne de réflexion, se retrouve avec un iud à l’envers en bas. Donc c’est la valeur numérique du iud étalé iud 20 d’alètes, iud et iud 20, valeur numérique. Mais le 20 est inscrit déjà dans le iut premier et c’est du iut au iut que le monde avance. C’est le fondement de l’alphabet, c’est le point, le point dans le bel de Berichy. Le bel de Berichy c’est le point de départ de la création et c’est le iut. Et ce point est indivisible. Mais quand on parlera de la création qui est duelle, elle, le bête libéréchit. C’est la raison pour laquelle, dans tout livre, vous ne verrez jamais qu’en première page, mais la lettre bête.
parce que le bête c’est ce qui donne, ce qui laisse supposer, celui de or. Alors maintenant nous pouvons, la raison pour laquelle le culcavre consisterait des comportements de mutation, va le faire par 10, par tranches de 10, 10, 20, 30, 40, jusqu’à 100. Et à partir de 10 ce sont les composés de chi, jusqu’à 100 qui est évidemment le multiple 2. « Ben mea ke ilu meit ve ar val min ar ulam » Celui qui accède à l’âge de son temps n’a plus rien à innover. Oui, parce que, qu’est-ce que c’est que la mort ? la perte de la dynamique, du sens, de la notion de responsabilité. On est plus fin de tourner notre regard vers les générations nouvelles.
Il y a une notion importante dans le judaï, à savoir que le bien et le mal sont très subjectifs. Si D’ a dit à l’homme au début de ne pas se focaliser sur la connaissance du bien et du mal, c’est parce qu’il n’y a pas de mal dans l’absol. Ce qui importe dans la vie ce n’est pas de distinguer entre le bien et le mal. Nous ne bénissons pas à Kadosvalokru parce qu’il a établi la séparation entre le bien et le mal. Mais nous le bénissons à Mavdilbe Kodeshev. entre la sainteté et le propagne, entre la pureté et l’impureté. C’est-à-dire que dans une vie spirituelle, ce qui compte davantage, c’est d’élever la matière au niveau du sacré, de consacrer le profane, de passer la limite entre le pur et l’intur.
Et alors à ce moment-là interpère la notion de bien et de mal. Elle est troisième dans la classification des valeurs. Or ces premières générations n’avaient pas le sens ni de la sainteté parce que la sainteté est aussi triple, cadeau, cadeau, cadeau, je le récite en trois fois, une fois se se rapporte au ciel, une fois elle se rapporte à la matière et une fois elle se rapporte à cette combinaison qui se fait au travers du temps, les Alhambres, les Allemands, les Allemands, par la troisième que nous chantons, la troisième sainteté. Et c’est à ce titre que nous sommes à être Mamlech et Koanime et Goïk Adosh. Le Koen c’est celui qui se garde de l’implorité et celui qui veille à la sainteté.
Nous sommes des petits koanimes pour l’humanité, mais nous sommes inspirés par la dimension du coin de Gadol. Nous sommes inspirés par le temps, celui de Pésin, de Chabrot et de Soukote, où nous faisons abstraction de tout ce qui est répétitif, de l’achiclant, de tout ce qui est conformisme. Le conformisme c’est l’essence de l’impure, chercher à passer chaque à un niveau supérieur et nous sommes rilés par le Shabbat, la préparation du Shabbat, la préparation des faits, les troprières du jour, etc. C’est une manière de tenir notre spiritualité en haleine, il n’y a pas de répétition ni dans l’espace, ni dans le temps, et encore moins dans l’humain. Mais il y a des étapes et des étapes qui mènent l’homme à être à l’image de son créateur, Adam aime.
C’est l’enseignement de cette mishnah qui est illustré par celle qui suit, à savoir que, effectivement, ça dit que vera allor. Un juste ne connait pas le culture. Il est toujours à l’école et il ne peut pas se perdre. De se laisser vivre ce n’est pas possible. Il est arraïd, vous savez arraïd, le mot arraïd, responsable. Il est le mot arraire, l’autre, il est responsabilité. l’autre en vis à vis, il faudrait qu’il puisse remplir ses devoirs envers lui. Et de ce fait, c’est normal, ça se dit que Vélin Lowe, il va lui aussi passer des épreuves, six épreuves, comme l’a été avant la boire un bain de vinou, on ne l’a pas gratifié pour son passé, mais plutôt pour avoir montré une yasi-vout, une identité, une dédiqué à toute épreuve, et c’est aussi la raison pour laquelle le peuple d’Israël lui-même n’a commis sa libération qu’après les diplées d’Israël, les dix ayant été sur la mer les juviens et les crises épreuves auxquelles elles ont dû faire face dans la traversée du désert, dans la traversée de l’église.
Mais la vie continue comme ça, la vie continue comme ça mais à condition, parce que quand Quand on sortira du chiffre 10 en bas, se retrouver dans le chiffre 7. Et dans le chiffre 7, hier comme je l’ai dit, 2 fois 3 pour la création et le septième c’est la consécration. c’est toujours cette trilogie qui revient. Et nos khamis, on dit mais quelle est la différence ? Puisque finalement il y a une présence divine qui consacre la réunion de 10 personnes. Il y a une présence divine qui aussi consacre la présence de trois personnes comme d’autres personnes. La différence c’est que quand on est dans le 10, les éléments peuvent être séparés, mais le fait que nous soyons intégrés dans le disque, même si on a affaire à des réchaïmes, à des nécréantes, il y a toujours cette présence, il y a toujours ce processus de création qui va se faire à travers eux, et la présence divine est là.
Tandis que lorsque nous sommes dans l’ordre inférieur, alors à ce moment-là, il faut véritablement qu’il y ait un dialogue, qu’il y ait une participation des deux unités pour réaliser quelque chose, pour rappeler cette présence-t-il. Voilà, je m’arrête là, si vous avez des questions à vous, avec plaisir. Oui, Rodara, si vous permettez. J’aurais une petite question d’abord. Vous avez dit que la source de l’impureté, c’est le conformisme et la répétition. Mais quand on parle de Benzoma qui dit que Corban Tammid, c’est ce qui représente le judaïsme, et qu’on reprend le sacerdotal de la prétrise, qui est un cycle éternel, et qui est justement extrêmement réglé. Comment est-ce que vous composez en fait ? Oui. Écoutez, il y a trois notions dans l’ordre spirituel.
Celui du Tadlouk, celui de l’étude qui inspire, Ce lit de la halakhah qui règle notre pratique, notre rituel, est celui de la akadah, de l’imaginaire, mais je ne dirai pas de l’imaginaire, mais celui de la projection d’être dans un monde qui nous transporte vers les hauteurs. La mitzvah, c’est vrai, c’est une répétition. C’est une répétition. L’étude non, le tamoud non. Le tamoud qui inspire la mitzvah fait que la mitzvah n’est plus la même. Et la mitzvah, le fait qu’elle ne soit à aucun moment égale à celle de la veille, nous projette dans une autre conception de cette spirituelle. s’enfermer dans la pratique d’une mitzvah répétitive, génère la religion. Quand nous ne sommes pas religieux, nous ne voulons pas de religion.
Nous sommes les poètes des vies avec D’. Nous sommes des êtres portés par la spiritualité à être Adam-Elme, à être un homme à l’image de notre cœur. Il ne faudrait pas mourir le répétitif. Be’akjé kodèch ti yunli Vous aurez pour moi ma légende de la sainteté. Les gens de la sainteté, alors, vous serez par-delà le maître. Kodèch, la douchante, elle ne se dépit. La mitzvah oui, voilà comment il faut faire, pas autrement, pas la kibbutzha, la kibbutzha c’est l’au-delà de la mitzvah. Tout le rituel du temple, c’était dans le paubèche, c’était dans la taoran, c’était pas dans le bien et le mal, c’était dans l’impureté, dans la pureté qu’on qu’on a arraché à la fierté et dans la sainteté qu’on a arraché au fond.
Mais évidemment il ne s’agit pas non plus de sombrer dans un monde de poésie par-delà le monde, le texte di ve encecco dei stiundi. Soyez d’abord des hommes et ensuite saints. Mais vous ne pouvez pas être sains au détriment de « ich » de « Anachim » de l’homme. Et vous ne pouvez pas vous limiter à ne rester que « ich » et vous passer au cas de « bich ». Voilà, autre question ? Oui, justement je voudrais continuer par ce que vous venez de dire, que dans la pensée juive en fait, les catégories du bien, des catégories morales, du bien et du mal sont très relatives. Ils sont vraiment dépassés par la sainteté et le profane, par le pur et l’impur.
Mais je cherche quand même à l’intérieur de la Torah sur quels versets on pourrait se fonder là-dessus. Et je pense plutôt au début, dans la Genèse, on a au chapitre 2 effectivement l’interdit de manger de l’arbre du bien et du mal. Mais à la fin, au chapitre 50, on lit ce que Joseph dit à ses frères, « Le mal que vous avez voulu me faire, D’ l’a changé en bien. » Et je me pose la question si ce n’est pas un verset clé pour fonder ce que vous dites, ces dimensions relatives du bien et du mal, bien que les mythes faute sont très claires. Voilà. Alors la réponse, vous avez raison, mais je vais compléter.
Dans le livre de la jeunesse, cette notion de sainteté de profane n’apparaît pas. Elle apparaît dans le livre de Schumott, lorsque il y a un peu, au niveau de Berritchit, qu’il n’y a que des individualités et dans l’individualité c’est difficile de accéder à la notion de vdoucha. La notion de vdoucha est plurielle. Fidoshin kiyo ki kadoshan. Le seul qui peut revendiquer la kdoucha pour lui au c’est un cadeau de cheval au cou et là bas il est dit que le chatil est malin mais il le jetrait. Ma sainteté est beaucoup plus élevée que la vôtre. Pourquoi ? Parce que moi je peux être à la fois saint sur terre, saint par-delà Le monde sain dans le temps est beau.
Vous ne pouvez pas être par-delà ces proies notions. Votre sainteté, malgré tout, elle vous limite. Elle n’est effective que lorsqu’elle se projette sur l’eau d’Oshinki. qui cadeauge à nous. Et la sainteté, elle est, elle obéit aussi à un vrai bien. D’une parcellage Gahan, le peuple juif est saint parce que ainsi on a décidé à cadeauge à nous. Le koen est sain, ce n’est pas parce qu’il est juste, ce n’est pas parce qu’il est bon, il est sain de naissance. Ça lui a été gratifié de cette sainteté. Qu’il le veuille ou non, c’est l’âge de la providence. C’est la chose de je vois trop qui a dit mais attention il y a un mouvement de bas vers l’eau il y a une sainteté que nous souhaitons que nous avons.
Il y a celle qui nous amène effectivement à répondre par la bérise, par le libre arbitre. Le libre arbitre c’est lorsque je consente à assumer cet âge carré, assumer ce destin qui m’a été imposé, je ne l’ai pas choisi. Et ça c’est lorsque la notion de âme du peuple apparaît. Mamelè retcoannime legoi cadoche, un royaume de prètre et un peuple plus saint. La notion de peuple, elle donne, je dirais, elle exprime ce besoin de sainteté, du dépassement de l’être ou même pas la justice. La justice c’est l’expression minimale de la morale. Mais quelle est la véritable ? C’est par-delà la justice. C’est l’effet de l’herbe, de l’artovienne, afin que tu marches dans la voie des pontes.
Ça c’est la véritable marche par le saint-humeur. Voilà, je vous laisse. Merci beaucoup Rav Benizri, merci beaucoup. Merci beaucoup. Au revoir.