Pirkey Avot, 4e livre 2e partie — La mitzva selon Ben Azzaï

par le Rav Raphaël Benizri

La michna étudiée ici est la deuxième du quatrième chapitre, celle de Ben Azzaï : cours après la mitsva légère comme après la plus lourde, et fuis la faute, car une mitsva entraîne une mitsva et une faute entraîne une faute. Elle prolonge la michna de Ben Zoma, qui définissait le riche, le fort, le sage et l’homme digne d’honneur. La question que le Rav Raphaël Benizri place au centre est celle de la nature même de la mitsva : est-elle un ordre ou un lien, relève-t-elle de la contrainte ou de la nécessité ? Tout le cours cherche à montrer qu’une pratique qui reste au stade de la contrainte se retourne en son contraire.

Le Rav commence par la figure de Ben Azzaï lui-même : un maître sans titre de rabbi, mort jeune, d’une érudition qui embrassait tous les domaines, et pour qui l’idolâtrie véritable consiste à morceler ce qui forme un tout. Cette exigence d’unité, valable pour le corps comme pour l’univers, va commander toute la lecture qui suit — jusqu’à l’affirmation que les mitsvot forment un bloc, dont une seule, accomplie jusqu’au fond, contient l’ensemble.

Le cœur du cours distingue trois niveaux dans la mitsva, sur le modèle de nefech, rouah et nechama : son corps, son esprit et son essence, celle-ci étant la gratuité totale. Le Rav y ajoute une réflexion sur la course que la mitsva impose, sur le salaire qui n’est autre qu’une nouvelle mitsva, et sur le yetser, qui n’est pas mauvais en soi mais devient faute quand on outrepasse ses propres besoins. Les questions de la salle portent ensuite sur le rapport entre la lumière de la Torah et celle de la mitsva, et sur ce que devient une mitsva accomplie hors du peuple juif.

Ce que dit ce cours

Cette michna prolonge celle de Ben Zoma. Ben Zoma définissait le riche comme celui qui se contente de son sort, le fort comme celui qui parvient à se maîtriser, le sage comme celui qui cherche à apprendre de tout homme, et celui qui est digne d’honneur comme celui qui respecte autrui. Ben Azzaï vient compléter ces paroles. On remarquera d’ailleurs que ni Ben Zoma ni Ben Azzaï ne portent le titre de rabbi : ils portent le nom de leur père, parce qu’ils sont morts jeunes. On dit qu’ils ont disparu au plein de leur jeune âge, et qu’on les appelait ainsi pour perpétuer la mémoire de leur père — fils de Zoma, fils d’Azzaï. En réalité, leur seul attribut était le respect et l’amour qu’ils vouaient à leurs parents, au point de faire abstraction de leur propre nom.

L’idolâtrie véritable consiste à morceler. Ces hommes se sont distingués par une érudition qui épousait de nombreux domaines et par une ouverture d’esprit qui ne se limitait ni à la pensée, ni à la halakha, ni à la kabbale, mais parvenait à couvrir tous les aspects de la parole révélée et à les voir comme un tout. Car le corps de l’homme est un tout, et l’univers aussi : il ne faut pas se focaliser sur un seul aspect ou un seul organe en ignorant le reste, il faut trouver une harmonie de l’ensemble, dans le corps comme dans l’esprit. C’est là ce que nous proclamons matin et soir en affirmant l’unité : nous ne divisons rien, ni au niveau du monde de la création, ni au niveau du monde de l’esprit.

Ses maîtres étaient pour lui comme la pelure de l’ail, et ce n’est pas un mépris. Ben Azzaï fut disciple et compagnon d’études de Rabbi Akiva, et disciple de Rabbi Yehochoua ben Hanania. C’était un esprit vif et tranchant, et l’on sait que celui qui creuse et veut aller au fond des choses a tendance à bousculer l’enseignement de ses maîtres. Ce n’était pas son cas. L’ail est fort par sa saveur, et sa pelure n’a aucune saveur — mais c’est elle qui protège l’intérieur. Tel était pour lui l’enseignement de ses maîtres : il enveloppait et protégeait cet esprit qui cherchait la vérité au fond des choses.

Il a franchi un seuil dont on ne revient pas. Ben Azzaï a été de ceux qui ont osé franchir de leur vivant le seuil de la connaissance de l’au-delà, et l’on dit qu’il en est mort. Car il y a des seuils que l’on dépasse parfois et l’on n’appartient plus à ce monde : on est dans le monde des anges, dans le monde des idées, totalement déconnecté de la réalité d’ici-bas. C’est aussi la raison pour laquelle il n’a pas eu de vie conjugale. Il disait pourtant que celui qui évite la mitsva de la procréation est comme s’il versait le sang, et on le lui a reproché. Sa réponse a été qu’il n’y arrivait pas, que son âme était prise ailleurs, et qu’il laissait à d’autres personnes le soin de l’accomplir. Il figure parmi ceux qui ont été exécutés cruellement.

La question est de savoir si la mitsva est un ordre ou un lien. Le mot tsav, l’ordre, laisse penser que la Torah est une contrainte. Certes, dans l’éducation première, on n’y échappe pas : l’éducation de l’homme passe d’abord par certaines règles qu’il faut assumer. Mais lorsqu’on reste au stade de cette seule contrainte, cela devient une pratique d’idolâtrie, pour la simple raison que ce n’est plus nous qui accomplissons la mitsva, mais une force extérieure qui nous l’impose. Devenir le valet de cette force est blâmable.

Être zahir dans la mitsva, c’est lire à travers elle. On traduit l’expression par « faire attention à la pratique de la mitsva » ; elle signifie aussi lire à travers la mitsva. La mitsva est une lampe et la Torah une lumière : la Torah est la plus grande, mais c’est une lumière diffuse, tandis que la lampe est ce que l’on porte dans les interstices et les recoins pour voir. À ce niveau, la mitsva est plus élevée que la Torah, parce que la Torah reste au niveau d’une théorie d’ensemble tandis que la mitsva introduit la lumière dans les endroits les plus inaccessibles.

Il y a dans la mitsva trois niveaux, comme dans l’homme. Nous sommes dotés par notre création de nefech, la réalité physique de l’être, de rouah, l’esprit, et de nechama, l’essence. Il en va de même de la mitsva : il y a son corps, et ce sont souvent les mitsvot que nous pratiquons par habitude, parce qu’elles ne coûtent rien et n’engagent à rien ; il y a son esprit, que nous comprenons et appréhendons, mais qui peut rester une noble pensée, une volonté d’étude, une quête d’érudition sans que nous ayons touché à l’essence. Et il y a son essence, quand elle est accomplie lichma, en son nom : une gratuité totale, où nous devenons les associés de la volonté que nous partageons avec le Créateur.

La mitsva insuffle une âme au monde et l’empêche de végéter. C’est elle qui permet la régénération. On l’a dit à propos de la terre d’Israël, dont il est écrit qu’elle dévore ses occupants : ceux qui s’y installent en perdant le sens de l’évolution, qui se laissent vivre dans une monotonie sans fin, sans rien de nouveau, sans aspiration ni volonté de dépassement, deviennent victimes de leur propre installation. Il ne faut pas être simplement assis sur la terre ; il faut aller de l’avant.

La mitsva est un lien, et le rompre, c’est se condamner à l’isolement. Le mot est de la même racine que ce qui désigne l’être-ensemble. Il y a bien une notion d’ordre, et je suis sujet de la mitsva comme je suis sujet de ceux qui m’ont mis au monde, jusqu’à ce que je puisse affirmer mon autonomie. Mais la mitsva a par rapport à moi une triple signification : elle me permet d’aller de l’avant et de me régénérer, de vivre avec mon prochain et de créer un lien avec la société qui m’entoure, et surtout d’aller au-devant du Créateur. Rompre ce lien, c’est se condamner à la solitude totale.

Une mitsva n’est jamais un acte purement individuel. Sur les 248 commandements positifs, nous n’en accomplissons personnellement qu’une soixantaine tout au plus ; les autres se font d’un commun accord avec tous les autres membres de la société. Il suffit que quelqu’un accomplisse le rachat de l’ânon — car tout le monde n’a pas d’âne — pour que j’y participe et que ce soit fait pour l’ensemble d’Israël. Toutes les mitsvot que nous accomplissons ont une résonance sociale, nationale, voire universelle.

Le vav est ce qui stabilise et donne réalité. On ne dit pas « telle est la Torah » mais « et telle est la Torah » : c’est l’introduction de cette lettre qui donne une réalité à l’ensemble des éléments de l’univers, à notre vie propre et à la société qui nous compose, avec ses nuances et ses éléments divers, qui ne sont pas tous les mêmes. Le Rav ajoute une lecture par correspondance de lettres, où les deux premières du mot mitsva renvoient à une part du Nom que nous ne percevons pas : il y a ainsi un sens caché de la mitsva, un tissu qui permet à l’homme de maintenir un contact avec une notion de perfection et d’aspiration au-delà de ses problèmes.

La mitsva ne s’offre pas : elle invite à la course. Ben Azzaï dit de courir après la mitsva légère. La course sort l’homme de sa torpeur et de son train de vie ; c’est une activité rapide, une mise en mouvement. Il y a bien sûr des mitsvot légères et des mitsvot lourdes : construire un parapet sur le toit d’une maison relève de l’évidence, les bénédictions du matin s’insèrent dans les gestes de l’hygiène. Et il y a celle du Chabbat, où il faut fermer le magasin alors que tout le monde ouvre, et s’adonner à une spiritualité intense — ce qui n’est pas facile.

Le salaire d’une mitsva, c’est une mitsva. Il n’y a en pratique ni légère ni lourde : l’application que tu montreras dans une mitsva qui ne te coûte rien te vaudra une autre mitsva bien plus importante. Il ne faut pas chercher là ton profit ni ton bonheur, ni se servir de la mitsva comme d’un manteau de religion, ce qui n’est qu’hypocrisie. La véritable mitsva, c’est de pouvoir passer à une autre, et c’est cela son salaire : une élévation propre, qui se fait lentement. Tu ne sais pas à quoi une mitsva va te conduire ; il ne faut donc pas s’arrêter à faire un choix entre celles qui sont difficiles et celles qui ne le sont pas.

Le yetser n’est pas mauvais en soi. Autant on te demande de courir après la mitsva, autant il faut fuir la faute, car une faute entraîne une faute. La faute, c’est s’écouter, satisfaire ses pulsions, chercher à profiter de tout ce qui s’offre. Or la pulsion est elle-même inhérente à notre vie, et sans elle nous ne pourrions pas continuer à vivre : ce que nous appelons le mauvais penchant a en réalité un fond créateur, c’est lui qui fournit à la société l’élan nécessaire pour aller de l’avant et survivre. La faute commence lorsqu’on s’y arrête et qu’on outrepasse les limites de ses propres besoins ; et une fois pris dans cet engrenage, on ne parvient plus à s’en dégager.

Les mitsvot forment un bloc, et une seule les contient toutes. Celui qui va au fond d’une seule mitsva, c’est comme s’il avait pratiqué toutes les mitsvot de la Torah, parce qu’il en a atteint l’essence. De même qu’il est interdit de morceler les éléments de la pensée, il faut conserver cette unité dans le domaine de la pratique et de la réalisation de soi. Et il y a dans la pratique de la mitsva une manière d’attirer la présence divine dans ce monde : puisque l’ensemble des mitsvot est ce qui révèle l’être divin, en y adhérant on lui permet de résider.

Aucune parole, aucun élément n’est sans utilité — pas plus que toi. Si une chose semble étrange et que tu la laisses de côté pour le moment, c’est que ce n’est pas encore le moment ; en elle-même, elle est importante. Il en va de même de ta personne. Le Rav le rapporte à sa propre génération : avant lui il y a eu d’autres générations, et si je suis venu dans celle-ci, c’est que c’est dans cette génération que je dois remplir ma mission. C’est mon heure, et c’est là que ma mission a un sens ; maintenant que j’ai été créé, je dois faire comme si je n’avais existé que pour la remplir.

Une question de la salle conduit aux deux du Nom. Interrogé sur le fait que la mitsva serait supérieure à la Torah, le Rav précise qu’il y a deux fois cette lettre dans le Nom divin : une part de la mitsva est ineffable, hors de notre entendement, et nous échappe ; l’autre est son expression physique et naturelle, celle du moment même et de la pratique. La première enveloppe l’être divin, la seconde est la réalité présente que nous étudions, apprenons et réalisons sous toutes ses formes.

Une même bonne action n’est pas une mitsva si elle est détachée de l’ensemble. À la question de savoir si la notion de mitsva est réservée au peuple juif, le Rav répond que bien des lois relèvent de la morale universelle — ne pas voler, ne pas mentir, ne pas porter de faux témoignage — et qu’il n’y a pas que le peuple juif à les pratiquer. La différence tient à la manière de les pratiquer. La mitsva est une unité ; quand nous en accomplissons une, nous la pratiquons à l’intérieur de cette unité et nous l’y rattachons. Tant qu’elle n’y est pas rattachée, elle n’est ni entière ni parfaite, et elle peut même devenir un culte personnel : c’est ma nature de donner, c’est ma nature de m’attacher à la vérité — mais cela ne suffit pas.

Transcription intégrale du cours

Pour nous c’est bon. C’est bon ? Oui. Bonsoir les amis, bonsoir. Bonsoir. Nous abordons l’étude de la deuxième mishnah dans le chapitre 4 que nous allons lire Shabbat prochain. Et peut-être Mishnah complète les paroles de Ben Zomah qui dit, qui définissait le riche, celui qui se content de son sort, de la réjouissance de son corps. Le fort est celui qui arrive à maîtriser cette élection. Le sage est celui qui cherche à apprendre de tout homme. Et enfin celui qui est digne de respect, de dignité, d’honneur, est celui qui respecte autrui, respecte les autres, qu’il va à D’. Alors, bien ben az-zay. Vous remarquez que Benzoma et Benazdaï n’ont pas de titre de rabbin, ils portent plus le nom de filiation par rapport à leurs pères Zoma et Azzaï.

On dit qu’ils ont été au plein de leur jeune âge et par conséquent on les appelait, c’est une façon de perpétuer la mémoire de leur père en les appelant fils de Zoma, fils En réalité, leur seul attribut était le respect, l’amour qu’ils vouaient à leurs parents, au point qu’ils ont fait abstraction même de leur nom. ces hommes-là se sont distingués par leur érudition, qui épousait de nombreux domaines, et était particulièrement sensible à une d’une ouverture d’esprit au travers de la Torah, elle ne se limitait pas ni au domaine de la pensée, ni au domaine de la havaqa, ni au domaine de la Kabbala, mais qui arrivait effectivement à couvrir tous les aspects de la parole révélée et à les voir comme un tout.

La véritable avada saran, l’idolâtrie, c’est de morceler les choses et de les prendre comme des éléments disons indépendants. Le corps de l’homme est un tout. L’univers aussi, l’univers physique et l’univers périlgé est par conséquent Il ne faut pas se focaliser uniquement sur un aspect ou sur un organe en ignorant tout le reste. Il faut plier une harmonie dans de l’ensemble et dans le corps et dans l’esprit. C’est comme ça que fonctionne effectivement un monde. C’est là la proclamation d’immunité que l’on se sent de proclamer matin-souris. À savoir, nous ne divisons pas, nous ne soulevons rien, ni au niveau du monde de la création, ni au niveau du monde de l’esprit. Benzoma était effectivement, je dis Benzoma, nous sommes en train d’étudier Benazay.

Benazay était l’homme de cette ouverture d’esprit qui fait que au travers de son étude, il y avait toujours une lumière intense qui se détachait. Mais cet homme n’a pas fêché par offre-gueuille, au contraire. Il a considéré ses maîtres, il était disciple et compagnon d’études de Rabi-Akiba, il était disciple de Rabi-Eushoa Ben Kananiya aussi, mais il disait que les hahamim pour lui, ses maîtres pour lui, était comme l’hypothétisme, comme la pleur de l’ail. Ça n’a rien de nous présent, au contraire. Lui, il était un esprit vif, tranchant. Vous savez que lorsqu’on creuse et qu’on veut aller au fond des choses, à la limite en l’attendance à bousculer l’enseignement des maîtres. Ce n’était pas son cas. Tout comme l’ail est harine.

Il est de par sa saveur très fort. Mais la pelle lourde, elle le protège, mais elle n’a aucune saveur. seulement elle protège l’intérieur. Et bien, tel était l’enseignement de ses maîtres. L’enseignement de ses maîtres a toujours englobé son esprit qui cherchait la vérité au fond des choses. parce que nous n’avions pas que Benazay a été de ceux qui ont osé franchir le seuil de la connaissance de l’au-delà, de son vivant. Et on dit qu’il est mort. Parce que il y a des seuils que l’on dépasse quelques fois et on n’appartient plus à ce monde. On est dans le monde des anges, on est dans le monde des idées. On devient totalement déconnecté de la réalité de ce monde, et c’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, Benazai n’a pas eu de vie conjugal.

Il ne s’est jamais marié. Certains disent qu’il aurait épousé la fille de Rabia et Diva, mais pour une très courte période. Pourtant, c’est lui qui disait que tout ce lit… évite de pratiquer la mitzvah de Cléa Bélidienne. La mitzvah de procréation, c’est comme s’il s’est commetté une fusion de sang, et on l’a vu à reprocher. Et quelle a été sa réponse ? Le feu de la franque des voies. Je n’arrive pas, je laisse les bouts à d’autres personnes, mais moi, j’en suis incapable, je suis défaillée. Et c’est la raison pour laquelle on le considérait comme l’obsen de ce monde, Alors que les figurés en nombre des dix personnes, des dix victimes, des dix grands qui ont été exécutés pruellement par…

À quoi nous invitons Benazat à nous interdire sur le sens de l’amnistie ? Qu’est-ce que l’amidzma serait-ce un ordre, serait-ce un lien ? Relevent-elles d’une contrainte ou d’une nécessité ? On peut répondre tous à la fois, mais le terme de tsar, d’ordre, vous laissez penser que la Torah est une contrainte, l’amidzma est une contrainte. Certes, dans l’éducation première, on n’y échappe pas. L’éducation de l’homme passe d’abord et avant tout par certaines règles qu’il faut assumer. Mais lorsqu’on reste au stade de cette contrainte, uniquement cela devient une arôde à salar. Cela devient une pratique d’idolâtrie. Pourquoi ? Pour la simple raison que ce n’est pas nous qui accomplissons la Torah, qui accomplissons la vizsvah, mais c’est une force extérieure qui nous impose cela.

Et devenir le valet de cette force extérieure qui nous contraint à la vizsvah est blamable. Il faudrait arriver à être zahir vizsvah. Zahir be’Mitzvah, on traduit faire attention à la pratique de la mitzvah. Mais Zahir be’Mitzvah, c’est lire à travers la mitzvah. Kinner mitzvah be’tora or. La mitzvah est une lumière. Torah or, la Torah, elle est une plus grande lumière. Elle est une lumière diffuse, mais quand on est baudet que le Hamas, quand on veut effectivement éliminer tout ce qui risque de tourner avec soeur de nous en nous, cela c’est les oranères, lumière d’une ère. C’est avec une ère qu’on va dans les interstices, dans les trous pour voir, et effectivement s’il n’y a pas de ramex. La mitzvah est à ce niveau plus élevée que la Torah. Parce que la Torah reste au niveau d’une théorie ensemble, le nerf de la mission, il introduit la lumière dans les endroits les plus inaccessibles à la lumière et c’est la raison pour laquelle, de la même de la même manière, nous sommes dotés de par notre création de nefesh, rouah et nishama.

Nefesh, c’est la réalité physique de l’être. Rouah, c’est l’esprit. Nishama, c’est l’essence. Il y a dans une mitra, le corps de la mitra, et quelquefois ce sont les mitraque que nous pratiquons tout simplement par habitude, ou parce qu’il ne coûte rien, il ne nous engage à rien, et il y a le Loir de la mitzvah, l’esprit de la mitzvah. L’esprit de la mitzvah, nous le comprenons, nous l’appréhendons, ça peut rester au niveau du noble pensée, d’une volonté d’étude, d’une quête d’érudition, mais nous n’avons pas touché l’essence de la mitzvah. L’essence de la mitzvah, c’est quand on l’appelle l’ishmah. L’ishmah, ça veut dire « en son nom ». il y a une gratuité totale dans la volonté de la mitzvah étant donné que c’est la volonté que nous partageons avec le Créateur de l’univers, eh bien nous voulons en quelque sorte être les associés de la mitzvah qui empêche le monde de végétir parce que la Muxma, c’est celle qui insupple une âme au monde et qui nous permet de se régénérer.

On l’a dit même à propos de la terre d’Israël. Elle est une terre qui dévore ses occupants, comme une terre que elle dévore ses occupants. Elle est une terre qui s’installe dans le pays. plus le sens de l’évolution et qui se laisse vivre dans une monotonie sans fin, sans le moindre nouveau, sans désaspiration nouvelle, sans une volonté de dépassement, bien ils qui sont victimes de leur installation sur cette terre, de leur occupation sur cette terre. Il ne faut pas être yochènes sur la terre. Il faut véritablement aller de l’avant. Et ce qui permet d’aller de l’avant, c’est l’amidstment. l’amidzma, c’est une marche avec, non seulement le prochain, parce que la notion le tzavla tzav et kablaka av, c’est un lien. L’amidzma est un lien. Certes, il y a une notion d’ordre et je suis le sujet de l’amissement, pas comme je suis le sujet du créateur, comme je suis le sujet de ceux qui m’ont mis au monde jusqu’à ce que je puisse affirmer mon autonomie, mon indépendance.

Alors, la mitzvah c’est un lien. Rompre ce lien, c’est se condamner à l’isolement total, à la salitude, à l’anéantisme. Et c’est en cela que la mitzvah a une triple signification par rapport à moi. Elle me permet réellement d’aller de l’avant, de me régénérer, de vivre avec mon prochain, de créer un lien avec le monde environnement, la société environnante, et surtout d’aller au-devant du Créateur. «Ve-a-tei ma te-ve-ki bas-chem-mé-el-o-ke-rem-mou-ke-a-ve-re-e-a-le-ter-nel-dieu-l’a-dé-sion-de-pe-el-mal-yem-» Bien, le Hakamim n’ont pas marché leurs mots. Ils ont dit que les mitzvot, ce sont des éléments du divin, qu’ils constituent le divin. A Kadoch Walunko, il observe les mitzvot. Le Chambrou et le Mishmalpil, ils vont observer ce que moi j’observe. et la mise-en-feu est là une réalité spérifiant qui est au-delà de l’autre compréhension et qui brise les chaînes de ce carcan universelle dans laquelle nous culpons et qui nous permet d’avoir une mûle d’ensemble de moi dont l’insertion dans la société, de la société qui est effectivement autour de moi et à mon servi et de mon Créateur, celui qui me dispense la vie et cette vie est mitzvah.

Or cette mitzvah c’est l’ensemble de la Torah. Il est vrai que l’ensemble de la torre a ses 248 mitzvotants, il y a 248 actions positives, mais chaque 100 mitzvotants, l’autre a un T365, commandement négatif entre Brantet sur ces 248 commandements politiques, nous faisons tout au plus 60 personnellement, mais les autres c’est d’un commun accord avec tous les autres éléments de la société. Et il suffit que quelqu’un par exemple fasse la mitzvah de pétel amol, du rachat, de l’anon, ou bien de la tente des agneaux, de la tente des moutons, tout le monde n’a pas de moutons, tout le monde n’a pas d’âne, de jument. Alors, je suis vite que quelqu’un l’a fait, et que moi je participe, que je sois là.

Voilà, il a fait pour l’ensemble d’Israël parce que toutes les mitzvotes que nous faisons ont une résonance sociale, nationale, voire universelle. Comment l’expliquer ? Il n’y a pas d’explication. parce que l’amidzma c’est en quelque sorte le nom d’Ibain qui est enveloppé, habillé. Le vavré de l’amidzma c’est le vavré de Yutkei Vavré. Donc, du nom Yutkei Wawé, le Wawé c’est le monde ici-bas. Et le Waw est la lettre de la vérité. La lettre que l’on retrouve dans Wawé, un motif dans la topa, Elle est la lettre de la Torah, Vé-zot-a-Torah. On ne dit pas Zot-a-Torah, mais Vé-zot-a-Torah. Par l’introduction du Vabre, on dit Vé-zot-a-Torah. Parce que le Vabre, c’est celui qui stabilise tout. C’est celui qui donne une réalité à l’ensemble des éléments de l’univers, à l’ensemble de nos éléments, à nous, dans notre vie propre, et à l’ensemble de la société qui nous compose, avec ses nuances, ses éléments divers, bien sûr, qui ne sont pas tous les mêmes.

Et ben al-Zayy, c’est celui qui a essayé, Echadam har biebechadam har meybe. Celui qui multiplie ou celui qui s’applique à faire le plus grand nombre de mitzvothés, celui qui se limite à la mesure. à la indispensable. L’essentiel c’est… … L’essentiel c’est qu’il oriente tout vers le ciel, c’est-à-dire dans un esprit de gratuité totale, sans rien attendre. La mitzvah c’est l’ishmar. Le vavé, c’est ce qui se partage avec le yutke, le vavé de la tribu divine. Mais le yutke en lui est un attributif. Vous savez qu’il y a différentes lectures de l’atroquat au travers de l’atmosphère ébraïde, soit dans le sens du alep-bel, soit dans le sens du taf qui remplace le alep, du bel-et, du chine qui remplace le bel, du rech qui remplace le guimel et ainsi de suite.

Ça s’appelle atvash. Il y a une autre, mais je vous donne celle-là. Et aux lettres, « mitz » correspond dans l’alphabet « akbash » le « yudé » c’est-à-dire qu’il y a un sens caché de la mitzvah qui correspond à la prévue divin pour l’ombre d’eat au « yudé » seulement que nous ne percevons pas en nos sages-monstres. le lettre divin en lui-même, il est fait de ce tissu d’élite-môtre de tel sort que l’homme puisse maintenir un contact avec cette notion de perfection, de plénitude. d’aspiration, un au-delà de ses problèmes. Ça c’est la Mitzvah. Alors maintenant, que dit Benazé ? Benazé, évé-ra-tse-litzvah-kalam. Cours après la Mitzvah. Bon, la Mitzvah ne s’offre pas à toi. Elle est, elle invite à la course.

Elle invite, elle marche. une activité rapide, elle sort l’homme de sa torpeur, de son train de vie. Mais bien sûr qu’il y a des petites mitzvotes et des grandes mitzvotes. Il y a des mitzvotes légères, des mitzvotes, par exemple, de marraquer, de construire parapé, de faire un parapé à un toit lorsqu’on construit une maison se tombe dans le sens, disons, d’évidence même. Mitzvah qu’à l’âme on peut construire une maison. La Mais souvent, la toilette du matin, les bénédictions du matin, etc. Mais ça fait partie de l’hygiène, c’est calant. Celle du Shabbat où il faut fermer le magagin alors que tout le monde ouvre. Celle du Shabbat où il faut véritablement s’adommer à une spiritualité intense.

C’est difficile, ce n’est pas facile de célébrer un Shabbat avec tous les intervalles. Oui, mais il dit qu’il n’y a pas de kala et de hamura dans les mitzvahs. Dans la pratique, et verra ces mitzvahs kala, l’application que tu vas montrer dans la pratique d’une mitzvah qui ne te coûterait rien. ben celle-là elle va tomber dans les portes d’une mitzvah qui est dix fois plus importante parce que, shesshara mitzvah, mitzvah, parce que le salaire d’une mitzvah c’est une autre mitzvah. La mitzvah, il ne faut pas chercher effectivement à trouver ton bonheur là-dedans, ton profit. Il ne faut pas tout simplement se servir de la mitzvah comme un manteau de religion. et à l’unique hypocrite. Ça c’est la véritable mitzvah, l’accomplissement du mitzvah, c’est pouvoir passer un autre supérieur du notre mitzvah, et cela son salaire.

Son salaire, c’est l’usage d’une élevation propre qui se fait lentement. Je mitzvah, gore les mitzvahs. parce qu’une mitzvah entraîne avec elle une autre mitzvah. Donc, il ne faudrait pas t’arrêter à faire un choix dans les mitzvahs et à considérer celles qui sont difficiles et celles qui ne sont pas. Je n’ai pas d’esprit à ma tante Karin Jem. Tu ne sais pas à quoi le mitzvah, évidement, va t’amener. Et à contre-reduire, « avérâ gore létavérâ » T’as aussi tu veux te voir ébêborea min avérâ. Autant on te demande de courir après le mitzvah, de t’activer à faire un émettement, mais de fuir la haverain parce que la haverain, c’est comme nous avons dit tout à l’heure, c’est s’écouter, satisfaire ses pulsions, répondre à ses besoins et chercher à profiter de tout ce qui s’offre à nous.

La ravella, elle est elle-même des chants inhérents à notre vie parce que sans elle, nous ne pouvons pas effectivement continuer à vivre. Le Yéter, nous l’avons déjà dit que le Yéter, le souhait, nous appelons le bourrin instant, au réalité, il est obscur, il a un bond créateur, c’est lui qui offre les pulsions nécessaires à la société pour aller de l’avant, pour survivre. Alors, mais à vers là, c’est lorsque on ne s’est arrêté à l’un et on a outrepassé les limites de nos propres besoins. Alors… Il faut qu’on fasse la paix à la femme de Petit-Farque, qu’on fasse la paix à la femme de Petit-Farque, pour qu’elle puisse faire la même chose que la femme de Petit-Farque.

Là, la porte est ouverte vers le monde, l’univers de la débouche. Et ici aussi, il faut savoir que cette autodestruction de l’être, une fois que nous sommes pris dans cette encre linge, nous n’arrivons plus à la posé. Donc ce que Benazat ajoute à l’enseignement de Benzogah, à savoir, que ce soit bravo, qu’il soit génial, qu’il soit chère, qu’il soit moul hold, que ce soit chere, qu’il soit sages, qu’il soit membre, qu’il soit saluable, qu’il soit sain, qu’il soit moul hold, qu’il soit grand, qu’il soit chère, Il nous dit attention, pour cela, et d’abord sous le signe de l’humilité face à l’habitual, je suis de me réaliser dans le domaine de l’Hormone, dans le domaine du Rocher, dans le domaine du kavod, dans le domaine de la Kvokran, uniquement par l’abord de « shal mitzva mitzva » ou « shal havera havera » donc la mitzva elle-même est un monobloc. Toutes les mitzvotes constituent un bloc. Celui qui pratique une mitzva qui est Il ratte à celui qui va au fond d’une seule mitzvah.

C’est comme s’il avait pratiqué toutes les mitzvots de la Torah. Parce qu’il a effectivement atteint l’essence de l’ensemble de la mitzvah. D’ailleurs, la Torah, quand elle parle de toutes les mitzvots, elle dit Qu’est-ce qu’on a de mitzvah ? Et l’on pourrait le céguler pour l’ensemble des mitzvahs. Il faut dire attention, là aussi, dans le domaine, comme dans le domaine de la pensée, il est interdit de morceller les éléments de pensée et qu’il faudrait conserver le dans le domaine de la pratique, de la réalisation de soi. Or, il y a dans le domaine de la mitzvah, dans la pratique de la mitzvah, une manière d’attirer la présence d’Idié dans ce monde. Parce que étant donc que l’émitsvot, l’univers l’émitsvot, est celui qui révèle l’être divin, et bien en l’appliquant, en y adhérant, on permet à cet être divin de résider Il est devenu un homme, il s’est fait la raison que je l’ai faite.

Il a dit au petit-dizze, « Ne te fais pas mal à tout l’homme, tu auras un petit-dizze. » « Et ne t’en fais pas mal à tout le monde. » Il a été un grand-mère, il a été un grand-mère, je n’aime pas l’homme, je n’aime pas le chat, je n’aime pas le boulot. Parce que tout se passe d’un monde. Et le moment n’est pas venu. Il y a tout simplement, si la chose semble étrange, où tu as la délaissée pour le moment, c’est parce que ce n’est pas nous. Mais en elle-même, elle est importante. En elle-même, n’importe quelle parole, n’importe quel élément a son utilité. Tout comme toi, tout comme ta personne. Nous le disons à tout pour.

A tchlonotzadi, etnekidai, ta chorchenotzadi, tchilonotzadi, lonotzadi. Moi-même, c’est à cette époque que je suis appelé à églister. Mais avant moi, il y a eu deux générations et deux générations. Mais dans ces générations, je n’appellerai la conq. Je ne pouvais pas éviter. Si je suis venue dans cette génération, c’est que c’est dans cette génération que je dois remplir ma mission. C’est mon heure et c’est là que ma mission a un sens. La recherche de notre santé, qui est l’honneur de notre santé. Maintenant que j’ai été créée, je dois faire en sorte qu’il loue notre santé comme si je n’avais existé qu’un peu pour remplir ma pension. dans ce moment-là, et nous ne remplissons ni Benazai qu’à travers de l’Amnesty.

Voilà la réflexion sur la propre de Benazai. Si vous avez des questions, vous pouvez… J’aurais deux questions. Votre étude, et je vous remercie beaucoup pour cette étude, Il m’a fait penser au Téhilim, par ta lumière, nous voyons la lumière. Donc je le comprends comme à partir des mitzvot, la pratique des mitzvot, nous voyons donc la Torah dans une unité de lumière. L’explique. Et ma deuxième… Dans ce sens-là, la mitzvah ne serait pas supérieure à la Torah, mais plutôt une lumière verte. Alors écoutez, il y a un élément que je n’ai pas dit. Il y a deux R dans le nom divin. Yud Kevav He, c’est-à-dire que j’ai dit qu’il y a une partie de la mitzvah qui est ineffable, qui n’est pas proche de notre entendement, qui nous échappe.

C’est le premier « he » et il y a l’expression physique naturelle de cette mitzvah, Après le bas de la taurin, le premier est le tissu de la mitzvah qui enveloppe l’être divin et qui lui donne la taurin. nous sommes en train de l’étudier, nous sommes en train de l’apprendre, nous sommes en train de la réaliser sous toutes ses formes. Mais pour ce faire, le deuxième est, le deuxième est, c’est un est de la réalité présente, de la pratique. du moment même, de l’expression physique que nous donnons à la mispha. Voilà. Merci beaucoup. Et une deuxième question. Est-ce que la pratique des mis… ou même la notion de mispha est réservée au peuple juif ?

On voit très bien que de temps en temps des personnes non juives, dont on peut dire voilà c’est une mitzvah. Est-ce qu’on peut considérer dans cet ensemble de mitzvahs pratiqués par le peuple juif ou est-ce qu’on fait une séparation ? Pour les uns c’est peut-être une bonne oeuvre et pour les autres voilà une mitzvah, t’as assez, l’otah assez etc. Alors il y a des motifs autres qui tombent sous le sens de la logique. L’autique n’offre par exemple ne vole pas, ne ment pas, ne porte pas de protéminage. Et il n’y a pas que le peuple juif qui le pratique. Je crois que cela relève de la morale une pour une. Il y a beaucoup de lois qui relèvent de la morale une pour une.

Mais la manière de les pratiquer est différente. La manière de… parce que ces lois, quand on les a détachées de l’ensemble, je vous ai dit que la mitzvah était un bloc. C’était une unité. Par conséquent, quand nous pratiquons une mitzvah, nous la pratiquons à l’intérieur de cette unité. Nous la rattachons toujours à cette unité, à cet ensemble. Et tant que nous ne la rattachons pas à l’ensemble, elle n’est pas entière, elle n’est pas parfaite. Elle peut être même à la limite une ingroup personnelle, un culte étranger. Pourquoi ? Parce que c’est ma nature. C’est ma nature de donner de la charité, c’est ma nature de m’attacher à la vérité, de ne pas mentir, de ne pas faire du mal à autre vie.

Mais cela ne se dit pas, il faut que la vizba que je pratique, elle soit, elle fasse corps avec l’ensemble de la torrent. C’est comme ça qu’elle est dans sa perpétuité. Autre question. Bon, alors…