Yitro — qui était Yitro ?

par le Rav Raphaël Benizri

Questions à poser à la table de chabbat de Yitro

Un livret d’étude à imprimer : une question par page, la réponse du Rav, sa source, et une leçon à débattre en famille.

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La paracha de la révélation du Sinaï, celle qui définit l’être juif, porte le nom d’un homme venu du dehors. Ce cours part de cette anomalie et demande qui était Yitro, et pourquoi c’est à lui que revient de donner son nom au don de la Torah. Le Rav Raphaël Benizri le présente comme l’homme qui avait éprouvé toutes les formes de croyance et qui en a mesuré la limite. De là, le cours pose la question de fond : quel rapport entre la sagesse que l’homme découvre par lui-même et la loi qui lui est révélée d’en haut ?

Le point de départ est biographique : les trois conseillers de Pharaon et la position de chacun, l’exil de Yitro, le silence d’Iyov. Il devient rapidement théorique, autour des sept lois noahides qui s’ajoutent aux six cent treize commandements, de la différence entre une loi que l’on peut ajuster à sa mesure et une loi à laquelle il faut se mesurer, et de la place de Yitro juste avant les dix commandements.

Le cours suit ensuite le récit : ce que Yitro a entendu, pourquoi il ramène à Moshé sa femme et ses enfants, le conseil qu’il donne sur la charge du jugement, et son départ. Il aboutit à une idée de convergence — effacer le doute d’Amalek, réduire la cloison entre Israël et les nations — et se prolonge par une question d’un participant sur le caractère inclusif ou non de la halakha.

Ce que dit ce cours

La paracha de la révélation porte paradoxalement le nom d’un étranger. C’est la paracha du don de la Torah, finalité de la sortie d’Égypte, parce que c’est là que se constitue l’être du peuple juif. C’est elle qui définit ce que nous sommes, et par rapport à la terre de nos ancêtres, puisque c’est par elle que cette terre se justifie. Et pourtant elle porte le nom de Yitro. Tout le cours consiste à comprendre cet honneur.

Yitro était l’un des trois conseillers proches de Pharaon. Lorsque Pharaon a nourri le projet de soumettre le peuple juif, Bilaam fut l’un des tenants de cette politique de répression, destinée à restreindre les capacités d’extension du peuple et son affirmation sur une terre étrangère. Yitro fut beaucoup plus sage : étant donné les services rendus à la nation par Yossef en temps de crise, et pendant tant d’années, il jugeait qu’il ne fallait pas répondre par l’ingratitude envers ses descendants, qu’il fallait ménager ce peuple et le considérer comme partie intégrante de la population égyptienne. Cette opinion déplut à la nouvelle politique royale et l’obligea à s’exiler. Le troisième conseiller, Iyov, se contenta de se taire, sans se prononcer d’un côté ni de l’autre — et nos sages disent que, pour avoir préféré le silence, il eut en retour le silence de D’ face à ses souffrances.

Yitro est le prototype du converti, et on lui reconnaît d’avoir ajouté un chapitre à la Torah. Est-ce un ajout ou une extension ? Certains disent un ajout, parce que celui qui observait les lois noahides et rejoint le peuple juif n’intègre pas ces lois à l’ensemble des six cent treize commandements : il les ajoute. Six cent treize et sept font six cent vingt, valeur numérique de kéter, la couronne. Le couronnement du peuple juif tient donc précisément à ce moment où s’établit une communication harmonieuse entre la sagesse des nations, par laquelle elles découvrent elles-mêmes les lois qui régissent leur communauté, et la loi révélée d’en haut.

Il y a donc deux lois : celle qui est révélée et celle que l’homme découvre. Il est enseigné qu’à la sagesse chez les nations, il faut croire : tout homme est animé, à sa mesure, par un esprit divin, et il est capable de découvrir par lui-même des règles de vie qui rejoignent dans une certaine mesure celles du Créateur. La différence tient à ce que l’on peut ou non ajuster. Tant que les lois ne sont pas révélées, on peut jouer avec, les adapter à sa mesure selon les circonstances et selon les états d’humeur dans lesquels on se trouve, les ajuster comme un vêtement. Les lois dictées par l’absolu, elles, ne sont pas ménageables : c’est à nous de nous mesurer à elles, et nous restons à un certain niveau tributaires d’elles. Il y a donc dans la loi révélée une forme de contrainte, puisqu’elle s’impose de l’extérieur, tandis que la loi découverte par soi-même est l’expression d’une liberté totale et d’une adhésion volontaire.

La meilleure formule serait de n’être jamais contraint du dehors, mais porté du dedans. Ne pas se sentir obligé de l’extérieur à la pratique d’une loi, mais être porté par elle par un mouvement intérieur : c’est cela l’idéal, et Yitro en est le protagoniste. Car Yitro était le prototype de tous les cultes idolâtres de son temps, un homme d’une universalité de pensée, qui savait ce que pouvait représenter chaque idole, chaque mouvement de pensée, et jusqu’à la passion qui les engendrait. Ces formes de croyance restaient dans les limites d’un divin créateur dont l’univers entier atteste la présence, et l’on trouve quelque chose de cet ordre dans les différentes formes de la nature comme dans les différents arts de vie — ce qu’on appellerait aujourd’hui des passions, et qui étaient alors des raisons de vivre poussées à l’extrême. Yitro avait cultivé toutes ces formes et les avait mises à l’épreuve. Mais cela reste limité, limité comme l’est la nature elle-même.

Pour sortir des limites, il faudrait sortir des lois de la création. Or sortir des lois de la création, c’est ne plus appartenir à ce monde : ce n’est pas possible. Tant que nous sommes dans le monde de la création, nous avons donc cette tendance à forger le divin à notre façon de penser, à nos perspectives philosophiques — et ce D’ peut être de gauche comme de droite ou du centre, si bien que nous servons le même D’ sous plusieurs étiquettes. Ce que le monde juif a apporté par la voix des prophètes, c’est que l’être est par-delà toutes ces divinités, qui restent, elles, limitées. Placer Yitro avant les dix commandements est donc un enseignement en soi : sans intégrer la sagesse qui émane du divin à notre façon de saisir la présence de D’ dans le monde, nous servirons, sous le couvert de notre foi, différentes formes de manifestations. C’est exactement ce que Yitro a dénoncé.

Ce qui nous sépare des nations, c’est de ne pas savoir faire converger. Nous n’arrivons pas à ramener toutes ces croyances, tous ces courants de pensée, tous ces arts de vie sous une seule enseigne, celle de l’être, celle de l’essence même de toute chose. Nous vivons alors dans deux mondes séparés, le peuple juif d’un côté et le reste de l’humanité de l’autre — et se tenir en marge des autres nations ne fait qu’entretenir un antisémitisme permanent, parce que nous voulons rester distincts. Ce n’est pas là le but de la révélation : le but est de fondre l’humanité en un mouvement de pensée à ramifications multiples, mais convergeant vers un même point. Or cette convergence, seul un homme venu du dehors peut l’ouvrir ; elle ne peut pas venir de l’intérieur du peuple juif. C’est pourquoi Yitro va au-devant de la révélation et ouvre cette voie — et, de ce fait, efface Amalek, dont la paracha précédente prescrivait précisément de bannir le souvenir.

Amalek a la valeur numérique du doute. Le doute, c’est la question : l’Éternel réside-t-il en notre sein, ou non, et agissons-nous toujours en son nom ? Nous doutons alors de nous-mêmes, et il faut à tout prix déraciner ce doute ; les nations, de leur côté, l’entretiennent à notre égard, et c’est pour cela que certaines nous persécutent et nous rejettent. Mais on ne peut pas mettre toutes les nations dans le même lot : il existe des justes des nations, sensibles à ce que nous représentons et au message que nous portons au monde. Attention toutefois, ce ne sont pas des peuples — il n’y a pas de peuple qui le soit tout entier, ce sont des individus épars dans chaque peuple. Et ce sont eux qui constituent le trait d’union messianique entre Israël et le reste de l’humanité, comme l’atteste notre survie à tous les projets d’extermination.

Yitro est, au sein des nations, l’équivalent de Moshé. Ce que Moshé apporte au peuple d’Israël, c’est la foi en l’être ; ce que Yitro apporte, c’est que l’ensemble des divinités auxquelles on croit a sa finalité dans cet être. Deux directions sont donc possibles : ou bien, à partir du détail de tous les éléments une fois maîtrisés, on remonte vers l’un ; ou bien, à partir de l’un, on intègre tous les autres détails de la vie. C’est là, si l’on veut, le dialogue entre Yitro et Moshé — les deux ont grandi dans le palais de Pharaon, les deux connaissent bien la culture égyptienne et ses limites.

Parler de l’Égypte, c’est toujours parler de limites. C’est le grand empire et la grande science ; il y a de grands savants en Égypte, mais leur science reste tributaire des lois de la création et ne va pas au-delà, et ils ne peuvent adhérer à un temps qui ne soit pas meublé par les éléments de la nature. Or nous avons été conçus pour vivre ce temps dans son abstraction, à travers le Chabbat : ce n’est pas le temps qui est meublé par la nature, c’est nous qui intégrons la nature dans notre temps. Et de la même manière, c’est nous qui intégrons les éléments de la morale dans la loi, de façon à lui donner le cachet de l’absolu. Il importe donc beaucoup que la morale prime l’acte : il ne faudrait pas que le judaïsme devienne une religion, ni que la foi aveugle au point d’accorder aux actes une valeur intrinsèque sans adhésion volontaire à ce que nous avons compris et intégré. C’est cela le guer : celui qui a porté tous les éléments qu’il a découverts par lui-même et les a passés à l’épreuve de l’absolu, c’est-à-dire de la révélation.

Sa première leçon est de ramener à Moshé sa femme et ses deux enfants. Moshé s’était séparé d’eux en remplissant sa mission. Or on ne sacrifie pas sa vie de famille à la cause du peuple, ni même au service divin : au contraire, la vie de famille est elle-même sous le label de ce service et des obligations que l’on a. C’est la première chose que Yitro rapporte.

« Yitro entendit » : sa particularité est de sonder l’événement. Bien des peuples ont entendu les exploits de la sortie d’Égypte ; cela a produit un choc pendant deux jours, trois jours, une semaine, puis a été rangé parmi les phénomènes de l’histoire ou de la nature. Yitro, lui, est l’homme qui sonde. Nos sages se sont demandé ce qu’il avait exactement entendu : pour les uns, le passage de la mer, c’est-à-dire ce saut par-delà la mort et cette justice immanente qui a fait que les Égyptiens, qui voulaient noyer le peuple, ont été noyés à leur tour. Pour d’autres, la victoire sur Amalek : ce peuple qui, en Égypte, se laissait faire sans rien dire engage désormais le combat et remporte une victoire qui n’est pas seulement physique mais morale — un peuple à la fois porté par une providence exceptionnelle et capable de lutter par lui-même contre qui voudrait le réduire au silence.

Mais tous les sages ne le font pas venir avant le don de la Torah. Le converti qui rejoint les rangs du peuple juif n’est pas toujours celui qui s’extasie devant la providence, devant la survie de ce peuple ou devant ses exploits téméraires quand on lui donne les moyens de se défendre. Il est émerveillé par la Torah, dont il a réalisé la portée extraordinaire. Pourquoi ? Parce que dans un premier temps elle se présentait comme une contrainte, et que dans un second temps elle était au contraire l’expression de la liberté d’action, tant elle était intégrée.

De là les deux lois, l’écrite et l’orale. Il y a la loi écrite, que D’ donne au peuple juif, et la loi orale, celle que le peuple juif rend à D’. Il y a une interprétation de la loi qui est propre à l’homme et qui n’est pourtant pas étrangère à la pensée divine : l’homme est l’interlocuteur privilégié, celui avec qui D’ étudie sa loi, et l’on peut dire que le peuple juif en est la havrouta. S’agit-il de construire le michkan ? D’ en trace les grandes lignes, mais c’est le peuple qui le réalise, et il le fait non par contrainte mais parce qu’il en éprouve le besoin. C’est ce dialogue permanent qui a impressionné Yitro : ce moment d’extension et d’interprétation qui sort la loi de ses gonds et lui donne une ampleur extraordinaire — mais qui exige de s’atteler à l’étude.

Son conseil à Moshé ne porte pas sur l’organisation judiciaire. On peut se demander ce que Moshé ignorait : qu’il fallait des juges, des secrétaires, des intendants, il l’avait vu dans la gestion de l’empire égyptien. Il ne s’agissait pas de cela, mais de la manière d’être à l’écoute de la spiritualité. Yitro voit Moshé se donner totalement à juger son peuple et l’avertit qu’il va restreindre ses propres capacités : il ne s’agit pas de juger les autres, il s’agit de leur apprendre à se juger eux-mêmes, tandis que lui doit se consacrer à leur révéler d’en haut les possibilités d’aller de l’avant. Cela vaut pour quiconque prend en charge une communauté ou une famille : le tout n’est pas de se donner totalement à la cause, il faut savoir garder du temps pour soi, pour se former et se ressourcer, parce qu’à mesure que la personne grandit son entourage grandit avec elle. Une pensée qui reste dans les limites d’un art quelconque, aussi sublime soit-il, sans jamais être aérée par autre chose, devient répétitive, vieillit et n’a plus de portée.

Yitro repart, et son départ n’est pas un échec. Nos sages distinguent plusieurs attitudes : celui qui vient avant la Torah, celui qui vient après, et celui qui rejoint puis retourne à son point de départ — comme il y a des personnes qui nous rejoignent avant la création de l’État d’Israël, d’autres après, d’autres qui repartent. Yitro a rejoint le peuple juif, apporté son message, inscrit sa paracha, donné son coup de pouce à la manière de percevoir le dialogue entre D’ et l’humanité, puis il est retourné chez lui. C’est qu’il a lui aussi son mot à dire là-bas : il est le grand prêtre de son peuple, et il va y aménager sa façon de penser. Il ne revient pas comme il était venu : il est enrichi de quelque chose qu’il porte en lui.

C’est de lui que nous tenons la formule de bénédiction. Jusque-là, personne n’avait dit « béni soit D’ » ; il a fallu que Yitro vienne pour que nous apprenions de sa bouche à dire que ne tarisse pas la source des bienfaits prodigués à l’homme, et c’est à nous qu’il revient de les réaliser. Chaque jour est alors un monde nouveau, mais un monde où l’entente doit régner — non pas entre des personnes qui s’entendent déjà parce qu’elles partagent la même foi, les mêmes idées, le même amour, mais entre des personnes placées à des angles diamétralement opposés. Il faut alors qu’une pensée de bonté vienne raboter les aspérités qui sont sur le chemin. C’est ce que Yitro a réalisé.

Si les convertis sont dits durs pour Israël, c’est pour une raison précise. Ils sont parfois porteurs de leçons que nous n’avons pas suffisamment intégrées, et le confort de vivre dans les limites de notre propre foi est plus fort que cette vie qui nous expose aux épreuves. À la question de savoir si la halakha est inclusive comme l’est la Torah, le Rav répond qu’elle est un ensemble d’instruments par lesquels on met en pratique ses propres aspirations et son idéal de vie : on ne peut pas les confier à quelqu’un qui n’a pas les mêmes besoins. Observer le Chabbat, ce n’est pas porter un vêtement, c’est en observer l’esprit, de l’intérieur. Aux nations il n’est demandé que les sept lois, et cela suffit ; celui qui veut aller au-delà s’y astreint et observe une période de guerout, qui oblige l’être à étudier les choses de l’intérieur et à y adhérer du dedans — car le guer est celui qui file sa propre voie sans que personne l’y oblige.

Transcription intégrale du cours

Alors, nous entamons la paracha de Yitro et c’est la paracha évidemment de la révélation de D’ au peuple d’Israël, c’est le don de la Torah, c’est la finalité de la sortie d’Égypte. parce que c’est la constitution d’être du peuple juif. Mais paradoxalement, cette paracha qui, elle, définit notre être juif et ce par rapport à la terre de nos ancêtres, parce que c’est par elle qu’elle se justifie, elle porte le nom de Ytro, Ytro qui était Ytro, un des trois conseillers proches de Pharaon, vous avez, il avait trois conseillers, l’un et l’autre, Lorsqu’il a nourri son projet de soumettre le peuple juif à sa botte, et bien Bilham était un détenant de cette politique de répression contre le peuple juif afin de restreindre ses capacités d’extension et d’affirmation de soi sur ces terres étrangères.

Ytro, lui, a été beaucoup plus sage, il a dit qu’étant donné les services rendus par Yosef à la nation en temps de crise pendant tant d’années, il ne fallait pas réagir par ingratitude envers ses descendants et qu’il fallait ménager le peuple juif et considérer comme étant effectivement une partie intégrante de l’ensemble de la population égyptienne. Opinion qui a déplu à la nouvelle politique du roi de Pharaon et qui a obligé y trop à s’exiler. Et enfin, le troisième conseiller, c’était Job. Job s’est contenté de se taire. Il n’a pas voulu se prononcer, ni d’un côté ni de l’autre, et nos sages disent, étant donné que Job a préféré le silence, il a eu, par disons ricochet, le silence de D’.

à ses souffrances, à ses misères. Mais, cette paracha, comme nous l’avons dit, celle de la révélation de D’ au peuple d’Israël, porte le nom de Yitro, un honneur qui lui est fait pour la simple raison qu’il est le prototype du converti qui intègre le peuple juif par trois billets. Nous allons les voir tout à l’heure. Et nos sages lui reconnaissent le fait d’avoir ajouté un chapitre à celui de la Torah. Quel est ce chapitre qu’il a ajouté ? Est-ce que c’est vraiment un ajout ou c’est une extension ? Il y a ceux qui disent que c’est un ajout parce qu’un adepte des lois noirides, quand il rejoint le peuple juif, il n’intègre pas ses lois à l’ensemble des 613 commandements, mais il les ajoute.

Et c’est la raison pour laquelle les 613 commandements, plus les 7 commandements de Noirit, forment l’ensemble de 620 commandements et valeur numérique de Keiter Koron. Le couronnement du peuple juif, c’est lorsqu’il arrive effectivement à créer une communication harmonieuse entre la sagesse des nations par laquelle ils découvrent eux-mêmes les lois qui régissent leur communauté et celle qui est révélée d’en haut par D’ à l’ensemble du peuple juif. Autrement dit, il y a deux lois. Celle qui est révélée est celle que l’homme découvre par lui-même. qu’est-ce qui est plus important ? En réalité la Chochma, la sagesse au saint des nations, qu’il existe une science, une sagesse au saint des nations, un art de vie, il faudrait y croire totalement tout homme animé par l’esprit divin à sa mesure qui l’anime et capable de par lui-même de découvrir les règles de vie qui rejoignent dans une certaine mesure celle du créateur. Quelle est la différence tout simplement, c’est que tant qu’elles ne sont pas révélées, on peut jouer avec, on peut les adapter à sa mesure selon les circonstances, selon les états de disons de faveur ou d’humeur dans lesquels nous nous trouvons et on peut, tant bien que mal, les ménager, les adapter tel un vêtement à nos mesures. Tandis que les lois dictées par l’absolu ne sont pas ménageables. Il faut se mesurer à elles et nous restons quelque part un certain niveau tributaire d’elle. Alors il y a effectivement une forme de contrainte dans cette seconde loi de la révélation parce qu’elle s’impose à nous de l’extérieur. Par contre, dans la loi que nous découvrons par nous-mêmes, c’est l’expression de la liberté totale totale, une adhésion volontaire, et bien sûr, vous me direz, c’est la meilleure formule, la meilleure formule, c’est de ne jamais se sentir contraint de l’extérieur à la pratique d’une loi, mais bien portée par elle, par un mouvement intérieur.

Itro a été le protagoniste, si vous voulez, de cette formule de pensée. Pourquoi ? Parce que l’après-nosage Itro est le prototype de tous les cultes idolâtres qui étaient pratiqués dans le c’était un homme d’une universalité de pensée qui savait ce que pouvait représenter chaque idole, chaque mouvement de pensée et à la limite la passion générée qui faisait que cette formes de croyances restées dans les limites de Elohim, du D’ créateur de l’univers et par conséquent tout l’univers créé atteste de sa présence et nous pouvons effectivement dans les différentes formes de la nature et dans les différents arts de vie trouvés aujourd’hui on les appelle des hobbies à l’époque c’était des raisons de vivre poussé à l’extrême et y trop avait cultivé toutes ces formes de croyances il les avait mis à l’épreuve mais cela reste limité, limité comme l’est la nature. Parce que pour sortir des limites, il faut réellement sortir des lois de la création.

Sortir des lois de la création, c’est ne plus appartenir à ce monde de la création. Ce n’est pas possible. Alors tant que nous sommes dans le monde de la création et c’est la raison et c’est la tendance que nous avons, un petit peu, de forger le divin à notre façon de penser, à notre façon de voir les choses, à nos perspectives philosophiques. Et ce D’ peut être de gauche comme de droite, comme au centre. Et ma foi, nous servons le même D’ avec plusieurs étiquettes. Or, ce que le monde juif a apporté par la voie des prophètes à la croyance, c’est que Hachem, ou à Elohim, Hachem, c’est l’être. L’être est par-delà tous ces Eloquins, toutes ces divinités. Toutes ces divinités, elles restent limitées dans le monde. Disons philosophique ou psychologique d’être, quelquefois cela fait plus partie d’une passion, d’un sentiment, et nous cédons à notre livre-arbitre et nous adhérons à cette foi en D’, mais nous ne lui avons donné aucune base, aucun souffle, Et nous la gardons aux limites, à nos propres limites.

Or, la Torah nous a dit, en plaçant y trop, avant les dix commandements, que sans s’intégrer la sagesse. J’aime la peine hormale et schlomo, cette sagesse qui est émane du divin, qui est donnée par D’ à l’homme et sont l’intégrée à notre façon de saisir la présence de D’ dans le monde. Bien, nous allons faire fausse route, nous allons, sous le couvert de notre foi en D’, servir différentes formes de manifestations de D’. Et c’est ça ce que Ytro a innommé. Il est très important parce que le principe qui sépare le peuple juif de toutes les autres nations et qui fait que nous n’arrivons pas à avoir le même dialogue, c’est que nous n’arrivons pas à faire converger toutes ces croyances, tous ces courants philosophiques de pensée, tous ces arts de vie sous une seule enseigne, celle de Yutkei Wawkei, celle de l’être, celle de l’essence même, de toutes choses. Et alors nous vivons dans deux mondes séparés, le peuple juif d’un côté et le monde, le reste de l’humanité de l’autre. Et comme nous l’avons vu la semaine dernière, le fait de se tenir en marge des autres nations ne fait qu’entretenir un antisémitisme permanent parce que nous voulons rester distincts des autres. Or ce n’est pas ça le but. Le but de la révélation c’est de foudre l’humanité dans un mouvement de pensée avec différentes ramifications mais convergents vers un seul point, un même point. C’est ce que nous appellerons la Jérusalem d’ici bas ou la Jérusalem d’en haut.

or qui peut faire ça. C’est uniquement un élément de l’étranger, de l’intérieur du peuple juif et c’est la raison pour laquelle Ytro va au devant de cette révélation et il va ouvrir la voie à ce cette possibilité de de s’mores de la de la sagesse des nations avec l’ordre révélé de la mort et de ce fait effacé Amalek. La paracha de la semaine dernière, elle s’est achevée sur la prescription de bannir Amalek. Or, nous savons que Amalek, c’est valeur numérique de sa féc. C’est lorsque nous nous demandons est-ce que l’éternel c’est lui qui réside en notre sein est-ce que nous agissons toujours en son nom ou pas et nous sommes dans le doute nous doutons même de nous même. Alors il faut à tout prix déraciner ce doute, le bannir totalement. Les nations entretiennent ce doute à notre égard. Et c’est pour cela que nous avons des nations qui nous persécutent, qui nous détestent, qui nous rejettent. Mais attention, il faut pas mettre toutes les nations dans le même lot. Il y a ce qu’on appelle Hasidées ou Motta-Olam.

Hasidées ou Motta-Olam ce sont les justes des nations. Il y a des justes des nations, il y a ceux qui peuvent effectivement être sensibles à ce que nous représentons, au message que nous apportons au monde et ceci est attesté par notre survie à tous les projets d’extermination qui ont été mouillés par les peuples et le peuple juif est toujours là. Nous avons traversé la mer des gens et nous l’avons déjà traduit par Yamsouf, la mère de la fin. Nous faisons un saut par-delà la mort, à tous les coups, nous sommes là. D’ailleurs, ce Yitro, qui est un de ces c’est Hasidé ou Mota Olam, attention ce ne sont pas des peuples, on n’a pas de peuples qui sont Hasidés ou Mota Olam. Il y a des éléments épargés dans chaque peuple qui peuvent être considérés comme Hasidés ou Mota Olam. Et cela constitue le le trait d’union messianique entre le peuple d’Israël et le reste de l’humanité.

Qu’est-ce qui fait la particularité de cet homme doué de sept noms, tout comme Moshe ? Il est, si vous voulez, l’équivalent de Moshe au sein des autres nations. Ce que Moshe amène au peuple d’Israël, c’est la foi en Hashem, ou à Elohim. Et Yidro amène lui la foi que Elohim ou Hashem, que l’ensemble des divinités dans lesquelles nous croyons, ça c’est un chêne, leur finalité est dans un chêne. Alors, tout dépend comment on voit les choses, est-ce qu’à travers effectivement le détail de tous les éléments, Une fois maîtrisé, nous allons aboutir à l’amour ou bien, à partir de l’amour, nous allons intégrer tous les autres détails de la vie. C’est le dialogue, si vous voulez, entre Yitro et Boucher.

Les deux ont grandi dans le palais de Pharaon. Les deux connaissent bien la culture égyptienne et s’il m’y plaît. Quand nous parlons de Metsraïm, nous parlons toujours de Metsarïm. Nous parlons toujours des limites d’une pensée, des limites d’une civilisation. Bien sûr c’est le grand empire, c’est la grande science. Il y a de grands savants en Egypte, mais leur science reste tributaire des lois de la création. et non par-delà les lois de la création. C’est à dire qu’ils ne peuvent pas adhérer à un temps qui ne soit pas meublé par les éléments de la nature. Un temps qui est la spiritualité pure, sans le meubler d’éléments matériels. Or nous, nous avons été conçus pour vivre ce temps dans son abstraction pure à travers le Shabbat et nous meublons notre temps. C’est pas le temps qui est meublé par les éléments de la nature, mais c’est nous qui intégrons les éléments de la nature dans notre temps, et c’est nous qui intégrons les éléments de la morale dans la loi de telle sorte à lui donner le cachet de l’absolu. Mais attention, il importe beaucoup que que nous soyons à la recherche d’une morale qui prime l’acte.

Il ne faudrait pas que le judaïsme devienne une religion, que la foi en D’ aveugle au point que d’accorder aux actes que l’on pose une valeur intrinsèque sans que ce soit accompagné d’abord et avant tout d’une adhésion volontaire parce que morale, parce que nous l’avons aussi intégrée, nous l’avons comprise. Ça c’est ce qu’on appelle le guerre. Le guerre, qu’est-ce que c’est ? guerre le convertit, c’est celui qui a su et effectivement apporter tous ces éléments qu’il a découverts par lui-même et qui les a passés à l’épreuve de l’absolu, c’est-à-dire de la révélation de D’. Et c’est la raison pour laquelle cette paracha portera avant tout le le nom de Ytro, parce que Ytro est celui qui est venu juste après la sortie d’Égypte, mais ce n’est pas la vie de tout le monde, il est venu quoi faire ? Il a ramené d’abord La femme de Moshe et ses deux enfants.

Oui, Moshe s’était séparé de sa femme et de ses deux enfants en remplissant sa mission. On ne sacrifie pas sa vie de famille en s’adonnant à la cause du peuple ou à la cause même de Kadosh Walouk. Au contraire, sa vie de famille, elle est sous le label de ce service, de ces obligations que l’on a vis-à-vis de D’. Et ça c’était une première leçon. Parce que Yitro Vaishma, sa particularité c’est de comprendre, c’est d’écouter, c’est de voir l’intégralité des choses. Il y a bien des peuples qui ont entendu tous ces exploits de la surprise d’Égypte. Bon, ça a produit un choc sur le moment pendant deux jours, trois jours, une semaine. Et puis c’est rangé parmi les phénomènes de l’histoire ou les phénomènes de la nature.

Nous y trouvons l’homme qui sonde de l’événement. Et alors nos sages se sont demandés, qu’est-ce qu’il a? Qu’est-ce qu’il a écouté? Qu’est-ce qu’il a entendu? Mais le texte lui dit clairement, tout ce que D’ a fait à Israël, son peuple, et à son peuple lorsqu’il les a sortis d’Égypte. Alors voilà ce qu’il a entendu. Apparemment, cette écriture ne suffit pas à nos sages qui se demande quel était véritablement le sujet de sa réflexion approfondie. Alors là, a dit Cléa Thiamsou, il a vu le passage de la mer rouge, c’est-à-dire, comme je l’ai dit tout à l’heure, ce passage par-delà la mort du peuple juif, le miracle de la survie du peuple juif, et le fait qu’il y ait une justice immanente.

Les Égyptiens ont voulu noyer le peuple juif dans les Hauts-Unis, bien que ce sont eux qui ont été noyés, ce sont eux qui ont été noyés dans les eaux de la mer des jaunes. Il y a une justice immanente, il y a un juge, cela lui a donné un sujet de réflexion. Ça c’est la première idée, la deuxième idée c’est de dire qu’il a effectivement aussi vu le combat, la victoire menée sur Amalek, que le peuple juif sait se défendre. Ce n’est plus le peuple juif qui, en Égypte, n’a pas se laissé faire dans son camp de concentration et il a oublié aux ordres et s’est laissé tomber comme un ami, non, sans rien dire.

Et maintenant, il engage le combat contre Amalè et il marque une victoire. Une victoire qui n’est pas seulement de l’ordre physique, elle est de l’ordre moral. Donc, un peuple qui bénéficie d’une part d’une providence exceptionnelle et un peuple qui est porté par lui-même à lutter contre tous ceux qui voudraient le réduire au silence. Il apprécie ces deux mouvements pour ceux qui disent que Vitro est apparu avant le temps de la loi. Cela suffit, mais tous les sages ne sont pas de cet avis. Le converti qui rejoint les rangs du peuple juiste n’est pas toujours celui qui s’extasie face à la providence qui accompagne ce peuple, à la survie de ce peuple dans quelque circonstance que ce soit, ou aux exploits téméraires de ce peuple, quand on lui donne en main les moyens de se défendre ? Non. Il est émerveillé par la Torah qui a été, il a réalisé qu’elle était l’apport extraordinaire de ces taurins.

Pourquoi ? Parce que dans un premier temps, elle se présentait telle une contrainte, mais dans un second temps, elle était au contraire l’expression de la liberté totale d’action du peuple juif, parce qu’elle était intégrée au point que le peuple y adhère. Ce qui fait qu’il y a deux lois. Il y a la loi écrite, il y a la loi orale. Il y a la loi écrite que Kadosch Maloukou donne au peuple juif. Il y a la loi orale, celle que le peuple juif sert à Kadosch Maloukou. il y a une certaine interprétation de la loi qui est propre à l’homme et qui n’est pas étrangère à la pensée de D’. L’homme est l’interlocuteur privilégié de D’, il est celui avec lequel D’, si on veut dire, étudie sa loi.

Le peuple juif est l’arhavrouta d’un kadosh barokou et un kadosh barokou est l’arhavrouta du peuple juif. Alors s’agit-il de construire un mishkan ? Bon, D’ peut dessiner les grandes lignes, mais celui qui va réaliser le mishkan, c’est le peuple lui-même. Et le peuple, quand il le fait, il le fait non pas par contrainte, mais c’est parce qu’ils ont le besoin de le réaliser. Donc ce qu’il a à dire, c’est ce dialogue permanent dans la spiritualité entre le peuple juif et son créateur. Et ça, ça l’a beaucoup impressionné parce qu’il y a un mouvement d’extension de la loi, d’interprétation de la loi, qui la sort un petit peu de son écorce, de ses cons, et qui lui donne une ampleur extraordinaire, qui couvre de nombreux domaines.

Mais pour cela, Il faut s’atteler à l’étude, y trop, étant donné qu’il vient de l’extérieur et pas de l’intérieur. Et l’homme qui pourrait effectivement servir de très dur entre le peuple juif et le reste de l’humanité. Parce que le dialogue entre D’ et le peuple juif ne recouvre sa plénitude d’être que lorsqu’il résonne tout aussi fort dans la relation entre le peuple juif et le reste de l’humanité, le reste des créatures du D’. supprimer à ce moment-là les cloisons dans lesquels chacun de ceux complait à vivre. Et ça, c’est ce qui a même le singe à dire qu’en réalité, Ytro est venu après le ton de la Torah, et après le ton de la Torah, il s’est aperçu que Moshe était en train de se donner totalement à l’éducation de son peuple, à juger le le peuple, il dit attention, là tu vas te réduire, là tu vas effectivement restreindre tes capacités.

Il ne s’agit pas de juger le peuple, il ne s’agit pas de juger les autres, les apprendreurs à se juger par eux-mêmes. Garde le peuple dans lui, toute l’attitude de traiter de ses problèmes intérieurs. Mais toi, consacre-toi à leur révéler d’en haut les possibilités d’aller de l’avant et de ne pas rester un stade d’interprétation limite de pensée. À force de rester au niveau du peuple en train de discuter des problèmes quotidiens, alors on ne s’en sort pas. Il faut une source d’inspiration. Il faut réellement renouveler les choses, dépasser les niveaux de jugement des uns et des autres. Ils vont les régler par eux-mêmes. Essaye de donner un souffle nouveau. Et, c’est un mot important, quand on prend ou charge la direction d’une communauté, quand on prend ou charge une famille, le tout n’est pas de se donner totalement à la cause de la famille ou à la cause de la communauté.

Il faut savoir laisser du temps pour soi, pour se remplir, pour se former, pour se recycler, pour se ressourcer, parce qu’au fur et à mesure que la personne grandit, son entourage aussi suis avec lui, et ça c’est la dimension nouvelle que y trop apporte à Moshe, parce qu’on peut se demander ce que Moshe ne savait pas, qu’il fallait effectivement un appareil judiciaires, nommés des juges et des secrétaires et des intendants, bien surtout celles qu’il avait vues dans la gestion de l’empire égyptien. Non, mais il ne s’agissait pas de ça. Il s’agissait effectivement de la manière dont on était à l’écoute de la spiritualité. Ça c’est une idée très importante, parce qu’il y va effectivement de l’épanouissement de l’homme se rester toujours dans les limites d’un art quelconque ou d’une pensée quelconque, aussi sublime soit-elle, sans pouvoir en sortir, sans pouvoir l’aérer par ailleurs d’une autre envolée, alors se devient répétitive sa vie et elle n’a plus à poursuivre.

Or, n’oublions pas que lorsque nous approchons de la parole révélée, nous sommes dans la sphère de l’ouverture de l’être sur l’infini, sur le monde par-delà ses limites de la création, au point que notre verbe peut devenir, lui, le ciment d’une nouvelle création. C’est la raison pour laquelle on dit que Yitro est le porteur d’une torrent attachante, nouvelle taurens ? Est-ce qu’il va y avoir une nouvelle taurens ? Le prophète a fait référence que dans les temps à venir, il y aura une nouvelle taurens mais qui sera portée sur les les cœurs, pas la pensée de l’homme, c’est-à-dire une pensée qui est nourrie par le mouvement du cœur, de la générosité de pensée, de la générosité du don de soi et de l’aspiration le reste de l’humanité. À ce moment-là, il ne faut pas voir l’autre relation avec D’ comme une relation avec l’homme. Chacun a son niveau, chacun a sa façon, et chacun selon la mission qui lui est propre. L’essentiel c’est de ne pas constituer par-ci et par-là des sectes, des courants, des tendances, fondre l’ensemble, réaliser une communauté nationale comme une communauté universelle, chacun répondant à une seule direction de pensée, si vous voulez, à une seule référence, mais se situant à quelques distances, parfois, tout le monde ne peut pas se tenir au même endroit.

Nous pouvons vivre le même temps, mais nous ne pouvons pas occuper la même place. C’est comme ça, mais ceci ne diminue en rien la valeur de toute personne. Ça, c’est le renseignement important qui précède le don de la Torah lorsque Moshe sans à sortir au-devant de son beau-père pour l’accueillir, son beau-père qui vient, qui rejoint le peuple, l’attention qu’il le rejoint uniquement pour apporter son message et repartir, parce que nos sages nous enseignent que nous avons à faire face à trois attitudes de ytro. Le ytro qui est venu avant la Torah, le ytro qui est venu après la Torah, parce Nous avons des personnes qui nous rejoignent avant la création de l’État d’Israël, il y a des personnes qui nous rejoignent après la création de l’État d’Israël, il y a des personnes qui nous quittent et qui retournent vers leur base de départ.

Pourquoi ? parce que tout simplement leur ytreau n’est pas resté au sein du peuple juif. Il a rejoint le peuple juif, il a apporté son message, il a inscrit sa parachante, Il a donné, disons, son coup de pouce à la manière de percevoir le dialogue entre D’ et l’humanité, le peuple juif et l’humanité. Et il est retourné à son point de départ. Pourquoi ? Parce que dans ce qu’il est, il a lui aussi son moral à dire. Il a rapporté du peuple juif ce qu’il le servait et il va aménager, si vous voulez, sa façon de penser à son peuple. parce qu’il est correct, il est, c’est le grand pasteur, c’est le grand prêtre, mais il va, le fait de retourner, il n’est pas retourné comme il est venu, il est enrichi par quelque chose, il le porte en soi et c’est petit à petit de cette façon-là que nous devons entendre nous-mêmes, notre façon de nous voir autour du thème de la Torah, de nous dépasser au travers des lois de la Torah et d’instaurer notre communication avec les autres peuples de telle sorte, à réduire, c’est à bannir cette haine qui s’est instaurée au moment où la Torah a été donnée au peuple juif et que les autres nations n’ont pas voulu en bénéficier parce qu’elle n’était pas prête, mais ce n’est pas pour autant la raison de les exclure.

ils ne sont pas encore en état de le saisir, de la saisir dans son intégralité. Il s’agit maintenant de l’ouvrir de telle sorte à enlever ses parois de séparation et petit à petit à voir s’étendre, s’éloigner comme les eaux recouvrent les mers. Voilà pour ce qui est de cette première introduction à Aïtro qui nous a enseigné, entre autres, Baruch Hashem. Vous savez, jusqu’à présent, personne n’avait dit Baruch Hashem. Il a fallu qu’Aïtro vienne et nous avons appris de sa bouche. à dire que ne tarisse pas la source des bienfaits que D’ prodigue à l’homme et c’est à nous tout simplement à réaliser ces bienfaits et pour autant que nous Nous, nous, rongeons au-dessus de nos mesquineries, et bien chaque jour est un monde nouveau pour nous.

Mais un monde où l’entente doit régner, pas entre les membres de personnes qui s’entendent entre eux normalement, parce qu’ils partagent la même foi, les mêmes idées, le même amour, non. Mais entre des personnes qui se trouvent à différents angles de vue opposés, diamétralement opposés, Et malgré tout, il faut qu’un hesed, qu’une pensée de bonté puisse effectivement essayer de raboter toutes ces griffes ou toutes ces cueilles qui sont sur le chemin. Y trop l’a réalisé et c’est pour cela qu’Ashin, Gerim, Israël, Kassam, Bahad, les Convertis sont aussi durs que la lèvre pour le peuple suif parce que finalement ils sont quelquefois porteurs de leçons que nous n’avons pas suffisamment intégrées parce que le confort de vivre dans l’élimite de notre foi est plus fort que celui qui nous expose aux différentes épreuves de la vie.

Voilà, si vous avez des questions à poser avec plaisir. Oui, Rav Benesri, je voulais vous demander, d’après ce que vous dites, il me semble que la Torah est donc inclusive par rapport à l’extérieur, par rapport aux autres peuples. Mais alors, est-ce que la lacha l’est aussi ? Et en finale, est-ce que finalement le peuple juif lui-même dans sa sociologie est-elle inclusive, comme le voudrait la Torah ? C’est une très bonne question, je me permets. Ce sont les instruments par lesquels tu vas mettre en pratique tes propres aspirations, tes propres idéaux, ton idéal de vie. Ce sont tes instruments, ces instruments. Tu ne peux pas les donner, les confier à une autre personne. Elle n’a pas les mêmes besoins.

Elle ne sait pas qu’on… Quand on dit Goye chez Shabbat, Hayat Mita, le Goye qui observe le Shabbat est possible de mort. Goye est possible de mort. Il a voulu observer le Shabbat. Mais non. C’est observer le Shabbat, c’est observer l’esprit du Shabbat, l’observer de l’intérieur. Ce n’est pas tout simplement un vêtement, ce n’est pas de l’Halakha un vêtement que nous portons comme ça, tout simplement, comme on se donne à nos exigences. Il faudrait que la hara serve réellement un dessin, mais qui ne se limite pas à ta personne. Il est tout simplement un moyen pour toi de rester sur le qui-vive pour la réalisation de tes objectifs dans la vie. C’est comme ça, tout ce que tu as étudié dans la vie, tu ne l’utilises pas sur le moment même, mais il est là, en attente, en réserve, le moment venu, mais tu vas le sortir.

Le juif vit ça à Lara parce que lui, il est demis à des exigences que les autres ne sont pas, elles ne sont pas straintes, on ne leur demande pas autant, on leur demande les sept lois noiriques, Les autres, on ne leur demande que ça, on ne leur demande pas s’ils sont très smisphotes. Donc pour être agréés, il faut s’être loin noirs. Ça suffit. Ça suffit. Pour les autres, ça suffit. Étant donné que le dessein qui se sont imposés, que les objectifs qui s’imposent, ne sont pas encore, ne sont, restent à ses limites et qu’ils ne les dépassent pas, bon, s’ils ne veulent pas les dépasser, c’est leur problème. S’ils veulent les dépasser, ils vont s’astreindre à ce moment-là.

Un monde de l’alakha, il va observer une période de guéroute. Une période de guéroute, c’est celle qui oblige l’être à étudier les choses de l’intérieur, à adhérer de l’intérieur à tout, non pas à pratiquer l’alakha tout simplement parce qu’on l’a étudié, etc. Et après on la rejette parce que finalement on l’a étudié pour l’examen de conversion. Mais ça m’a essayé, c’est fini, on peut la laisser de côté. Non, le guerre c’est C’est celui qui, de l’intérieur, file sa propre voie, parce que personne ne l’oblige, ils peuvent s’en tenir au secloanoachite et c’est tout. D’ailleurs, je l’ai dit au début, les secloanoachites s’ajoutent aux 613 commandements. ils ne viennent pas se soustraire de ces centaines de mondes.