Le second livre de la Torah s’ouvre sur une liste de noms déjà connus, et cette redondance apparente est tout le sujet du cours. Pourquoi renommer les fils de Yaakov alors qu’ils ont été nommés au moment de la descente en Égypte ? Le Rav Raphaël Benizri prend la question au sérieux et remonte à la première fonction confiée à l’homme : nommer, c’est-à-dire dire l’essence de ce que l’on nomme. De là, le cours suit un fil unique — le nom comme identité, et l’exil comme lieu où cette identité se perd ou se conquiert.
Le point de départ est la place de Shemot dans l’ensemble des cinq livres. Chaque livre porte le nom de sa première parasha mais couvre en réalité tout son contenu : si Bereshit est la genèse du peuple à travers les patriarches, Shemot est l’attribution d’une identité, et la finalité de la création ne se dessine qu’avec la construction du Sanctuaire. Sur cette base, le Rav articule les livres suivants comme les étapes d’un même parcours.
Le cours avance ensuite par le rapprochement de deux figures, Yosef et Moshe, dont les parcours égyptiens se répondent : l’un ouvre la descente, l’autre effectue la remontée ; tous deux nomment leurs enfants d’après leur situation d’étrangers, tous deux épousent la fille d’un prêtre. Il aboutit à une lecture du premier verset, habaïm au présent, qui distingue deux venues — celle que l’on subit et celle que l’on assume. Une série de questions de participants prolonge le propos sur l’exil du temps, sur le niveau des générations et sur Yitro.
Ce que dit ce cours
Le titre d’un livre de la Torah couvre bien plus que sa première parasha. Les cinq livres portent le nom de leur parasha d’ouverture, mais ce nom vaut pour l’ensemble du livre. Bereshit n’est pas seulement le récit de la création : c’est la jeunesse du peuple juif à travers les patriarches, et la manière dont s’est constituée la première cellule familiale. Le second livre s’appelle Shemot, les noms, et ce titre annonce ce qui s’y joue : l’attribution d’une identité.
La première fonction confiée à l’homme a été de nommer. Quand l’homme est créé, sa tâche initiale est d’identifier le monde environnant, les êtres et les choses ; le nom qu’il donne n’est pas une étiquette commode, c’est l’essence même de la créature ou de l’objet. Nommer suppose donc d’avoir sondé ce que l’on nomme, d’en avoir reconnu les attributs et la fonction, et d’avoir compris en quoi cet être est indispensable à l’ensemble de la création.
Le verbe qui porte cet acte est celui de la venue. Le verbe « venir » en hébreu ne compte que deux lettres, et le Rav lit dans leur ordre un mouvement inverse de celui de la dispersion : ce n’est pas l’unité qui se dédouble dans le multiple, c’est le multiple qui va vers l’unité. Autrement dit, on ne peut sonder l’essence d’une chose qu’à partir d’une certaine intimité avec l’univers. Le même verbe désigne d’ailleurs, en hébreu, l’union conjugale, bi’a : la connaissance intime sert ici de modèle à la connaissance tout court. Le Midrash, à propos des animaux présentés à Adam, emploie une expression qui va dans ce sens — non pas une relation réelle avec les bêtes, mais la proximité sans laquelle il n’y a pas de nom possible.
D’ lui-même nomme son monde en le créant. Il appelle la lumière jour et l’obscurité nuit. Ce geste a un sens pour celui qui le lit : ce qui reste obscur autour de nous demeure véritablement la nuit, et ce que l’on a découvert, ce sur quoi on a jeté une lumière, devient le plein jour. Nommer n’est donc pas classer, c’est faire passer une réalité de l’obscurité au jour. Cet acte de désignation a ensuite été confié à l’homme, qui appelle son épouse isha lorsqu’il la découvre, puis, lorsqu’elle devient mère, em kol haï, la mère de toute vie : le second nom ne remplace pas le premier, il enregistre une dimension nouvelle apparue avec une fonction nouvelle.
Ce n’est pas seulement l’identité du monde qui est cherchée, c’est celle de D’. La réalité de D’ est cachée dans le monde, floue, comme dans la nuit ; elle nous habite au plus profond sans que nous le réalisions, et il faut la mettre au jour et lui donner un nom. À la génération d’Enosh, on a commencé à l’invoquer par un nom, mais ce nom demeurait si flou qu’il a donné naissance à des cultes idolâtres. Puis vient Avraham, dont le texte dit qu’il proclame le nom de l’Éternel — et le Rav relève l’analogie entre appeler et crier : proclamer, c’est crier ce nom à travers l’univers.
Bereshit et Shemot ne forment en réalité qu’un seul livre. La genèse appelle une finalité, et cette finalité doit recevoir un nom, découvert et achevé par les enfants d’Israël. Or la finalité de la création tient dans la reconstitution en miniature de l’univers à travers le Sanctuaire ; tant que le Sanctuaire n’est pas mis sur pied, le pourquoi du monde reste équivoque. Les livres suivants prolongent ce mouvement : dans Vayikra, ce n’est plus l’homme qui appelle D’, c’est D’ qui appelle l’homme, dès lors que celui-ci accepte de réaliser en lui le sanctuaire et d’en être le porteur mobile. Or pour porter ce sanctuaire à travers le monde, il faut accepter de s’engager dans le désert, lieu de l’épreuve de nos réalités : une identité installée, qui ne s’est pas forgée dans l’épreuve, n’a rien affronté. Le dernier livre, celui des événements, est quant à lui écrit par un homme, par Moshe : c’est sa réponse à la Torah, et les événements y sont pris en charge par l’homme avec l’infini qui l’habite, de sorte que le créateur et le créé se retrouvent associés dans un même projet.
Ce projet est universel, et il commence par l’exil. S’il n’y a pas d’exil, il n’y a pas de projet. L’histoire d’Avraham commence certes par une marche en avant vers la terre promise, laboratoire des idées et de l’identité de chaque chose, mais tant que l’affaire reste individuelle elle ne porte pas à longue échéance. Il faut donc descendre en Égypte, considérée comme le microcosme de l’univers, le centre de toutes les cultures et de toutes les civilisations.
La sortie d’Égypte n’est pas d’abord celle du peuple : c’est l’Égypte qui sort de ses limites. Mitsraïm désigne une cloison, un carcan, une structure fermée. La sortie consiste à arracher l’Égypte à ses limites, à la libérer de l’asservissement à ses idoles, à ses cultes et à sa civilisation, pour lui donner une dimension plus grande. Si l’on n’arrive pas à sortir la culture des autres nations de son carcan, alors rien n’a été fait. Le but avoué de la Torah, sur ce point, n’est pas la seule délivrance d’un peuple.
Yosef nomme ses fils d’après ce que l’Égypte lui a fait. Poursuivi par ses frères précisément à cause de ses rêves universalistes, il est condamné à descendre en Égypte, s’y marie à la fille d’un prêtre et y donne deux noms. Le premier dit que D’ lui a fait oublier son labeur et la maison de son père : il coupe court au nationalisme étroit que ses frères lui opposaient. Le second dit que D’ l’a fait fructifier — et il appelle l’Égypte la terre de sa misère, celle où il est étranger, celle où il a pourtant réussi. Il a sauvé l’Égypte sur le plan économique, il a déchiffré ses rêves, et il lui a donné la foi en un D’ immanent ; le D’ transcendant, lui, ne sera découvert et nommé qu’à travers les épreuves qui suivront.
Moshe suit un parcours presque identique, et son nom reste d’abord indéterminé. Né en Égypte dans une famille juive, adopté par la fille de Pharaon, il reçoit d’elle un nom qui, en égyptien, veut dire le fils. Le Rav s’arrête sur un détail du verset : le texte ajoute qu’elle « dit », et cette parole rapportée renvoie à sa mère, qui rappelle qu’il a été sauvé des eaux. Or l’eau est évoquée dès la création, quand l’esprit de D’ plane sur les eaux qui recouvrent tout : l’eau peut noyer, irriguer et faire repousser, effacer toute trace et redonner vie, servir de bain d’immersion non pour un individu seulement mais pour l’univers entier, comme lors du déluge. Moshe reste ainsi porteur d’une identité non définie, et le Rav note que les lettres de son nom, renversées, donnent le Nom. Ce nom ne sera reconnu qu’après la traversée de la mer des Joncs : c’est en traversant les eaux que le peuple identifie Moshe, jusque-là sans nom véritable.
En exil, on perd son identité. C’est la loi de toute situation d’exil, et l’exil est multiple — géographique, dans le temps, dans l’événement, dans le cercle de famille, dans le cercle social — et chacun passe son épreuve d’exil, qu’il le veuille ou non ; la seule question est de savoir comment on en sort. Car cette perte est nécessaire, comme la graine doit se défaire dans le sol : c’est à partir du moment où elle atteint son état de décomposition qu’elle se développe et devient capable de produire. Il en va de même de toute épreuve traversée, et c’est en ce sens que l’exil est une source d’épanouissement pour le peuple juif — ce qui vaut ici n’est pas la souffrance, mais la perte de substance sans laquelle rien de nouveau ne peut être donné.
Ce qui a été conservé en Égypte, c’est le nom et la langue. Le Zohar l’énonce ainsi : ils n’ont pas changé leur nom, ils n’ont pas changé leur langue, c’est-à-dire qu’ils ont conservé leur identité propre et leur pouvoir de communication. Mais ceux qui sont remontés ne sont pas exactement ceux qui étaient descendus : ce sont les mêmes noms, avec un coefficient tout autre. C’est ainsi que les générations avancent — non pas en se recroquevillant sur ce que l’on est pour rester à tout prix dans un état initial, mais en donnant vie, ce qui suppose une perte.
Donner le nom d’un disparu à un enfant relève de la même logique. L’être cher est déjà dans un autre monde ; son corps est dans la poussière, son âme vit encore. Lui donner un nom, à travers l’enfant qui vient de naître, est une manière de le prolonger et de lui donner une autre dimension. Le nom n’est donc jamais choisi parce qu’il sonne bien : il se rattache à une figure emblématique ou à un sens que l’on veut perpétuer. Et dans le livre de la genèse, chaque nom est adossé à un destin — Hava donne un sens au nom de son fils, Hevel reçoit un nom qui dit le sien, Ishmael comme Essav sont nommés en fonction de ce qu’ils joueront dans l’histoire, et tous les fils de Yaakov portent un nom rapporté à leur mission et aux attributs qu’ils ont à réaliser autour d’eux.
Moshe est sorti vers ses frères pour savoir à quel monde il appartenait. Le texte dit qu’il sortit vers ses frères, et le Rav rapporte deux lectures : pour Ibn Ezra il sort vers les Égyptiens, pour un autre commentateur il sort vers ses frères hébreux. Tiraillé par la double identité que portait son nom — celui donné par la fille de Pharaon, celui donné par sa mère —, il choisit le camp des persécutés. Mais lorsqu’il intervient le lendemain dans une rixe entre deux Juifs, on lui rappelle l’Égyptien qu’il a tué la veille : s’il veut se situer dans ce camp, il lui faut entrer entièrement dans cette histoire et cesser d’arbitrer entre les deux. Comprenant qu’il ne peut pas encore compter sur la maturité de ses frères, il préfère s’exiler.
En exil, lui aussi épouse la fille d’un prêtre, et Yosef et Moshe se répondent. Yitro rendait un culte à toutes les idoles ; le Rav le décrit comme un idolâtre universel, amateur de toutes les cultures. Pour un descendant de la maison de Lévi, une telle alliance fait problème, et le texte n’en dit rien par hasard. Moshe appelle son premier fils Guershom parce qu’il est étranger sur une terre étrangère, et le second Eliezer parce que le D’ de son père l’assiste et l’a sauvé de l’épée de Pharaon. Ainsi Yosef a ouvert la descente en Égypte et Moshe a effectué la remontée, par des chemins étrangement parallèles.
Le récit de l’oppression est écrit sans noms, et c’est le procédé même de l’Égypte. Le texte ne dit pas qu’Amram s’est séparé de sa femme Yocheved pour ne pas avoir à jeter leur enfant à l’eau : il dit « un homme de la maison de Lévi », une désignation anonyme et collective. On ne sait pas non plus qui sont les sages-femmes hébreues. Et le peuple, jusqu’ici appelé les enfants d’Israël, devient « le peuple ». Le but poursuivi par l’Égypte est de réduire chacun à un matricule, à un numéro, sans nom. Le commentaire de Rashi qui ouvre le livre répond exactement à ce procédé : bien qu’ils aient été comptés de leur vivant par leurs noms, D’ les nomme à nouveau après leur mort, pour faire savoir combien ils lui étaient chers. Ils ont été comparés aux étoiles, que l’Éternel fait sortir selon leur nombre mais qu’il appelle chacune par son nom : ce n’est donc pas par le chiffre qu’on rassemble, c’est par le nom. Cela éclaire pourquoi seuls les douze fils de Yaakov sont cités nominativement dans une famille de soixante-dix personnes : ils sont descendus avec leur nom et devront remonter avec lui, malgré tous les efforts de Pharaon.
Le premier verset dit qu’ils « viennent », au présent, alors qu’ils sont venus depuis longtemps. Le texte aurait dû dire qu’ils sont déjà venus en Égypte ; il dit qu’ils sont en train d’arriver. Un midrash lit d’ailleurs que ce sont les noms des enfants d’Israël qui descendent en Égypte : ce qui importe n’est pas les personnes mais la fonction que chacun remplissait, la mission à réaliser à travers son exil, ce nom porté à l’état brut qu’il fallait développer. La venue est donc double. La première est une venue d’exploration, timide et passive : on subit, on se retrouve dans une situation que l’on n’a pas voulue sans savoir quoi faire. La seconde est celle où l’on assume la situation et où l’on se bat pour en sortir ; le langage hassidique appelle la première féminine et la seconde masculine, l’une en attente, l’autre offensive.
« Viens chez Pharaon » se lit comme un accompagnement, non comme un ordre. Le texte aurait pu dire « va chez Pharaon » ; il dit « viens ». Certains commentateurs expliquent que Moshe craignait de se présenter à nouveau devant Pharaon après un premier échec. Mais une autre approche entend : viens avec moi, accompagne-moi, car là où tu vas je suis avec toi, dans toutes les situations où tu te trouves — ne crois pas que tu es abandonné à ton sort. C’est le sens de la promesse faite à Yaakov, de descendre avec lui en Égypte et de l’en faire remonter. En exil, quand on perd sa boussole et qu’on est sur le point de perdre sa foi, la seule chose demandée est de rester associé, partenaire de ce qui est entrepris — et de garder farouchement son nom, faute de quoi il n’y aura ni développement, ni épanouissement, ni résonance.
Transcription intégrale du cours
Heureux de vous retrouver pour le second livre de la Torah qui est celui de Shemot. Les noms. Vous savez que les cinq livres de la Torah portent le nom de leur premier paracha, mais en réalité ils couvrent l’ensemble du livre. Bereshit c’est la genèse, mais la genèse n’est pas seulement de la création, mais la jeunesse du peuple juif au travers des patriarches, comment elle s’est effectuée, nous l’avons vu, au travers de la constitution de la première cellule familiale. Et vous savez quand l’homme a été créé, quelle a été sa fonction première ? c’est de donner un nom, d’identifier le monde environnant, les êtres et les choses, et le nom qu’ils donnent, c’est l’essence même de la créature ou de l’objet, et pour donner un nom, en emploi interne que nous allons développer, c’est celui de « beaux », « venir ».
Vous savez que ce verbe « venir » en hébreu est constitué de deux lettres, de « bête » et de « à l’être ». Au lieu que ce soit le « have », Le aleph qui se dédouble dans le multiple, au contraire, c’est le multiple qui va vers l’unité. Autrement dit, que lorsque on vit dans une intimité telle avec l’univers, on peut effectivement sonder son essence, lui donner un nom. Et le deuxième livre de la Torah, c’est Shémoth. C’est donner une identité. Attribuer une identité, c’est pas facile, attention. Nous allons voir qu’au début, Akkadosh Maluchot lui-même, Lorsqu’il crée son monde, il a besoin de lui donner un nom. Vaekra Elohim la Hor Yom. L’Éternel a appelé la lumière le jour.
L’obscurité, il a appelé la nuit. Est-ce que ça veut dire quelque chose ? Oui, certainement. C’est-à-dire que tout ce qui reste obscur autour de nous, véritablement la nuit, tout ce que l’on a découvert et sur lequel on a jeté une lumière, bien ça c’est le plein jour pour nous, c’est la première idée, on verra qu’il y a d’autres significations et ce, cet acte de désigner tout objet et tout être par son essence, comme je viens de le dire, a été confié à l’homme. L’homme qui lui aussi donne un nom à son épouse lorsqu’il la découvre et lorsqu’elle devient mère, les autres Ikare-Ishas, celle-ci on appellera femme, et lorsqu’elle devient mère, il lui donne elle est M kol chay, la mère de toute vie.
Mais ce n’est pas seulement l’identité de l’autre qui est recherchée, ou du monde qui est recherchée, mais également l’identité de D’. Azuha li’klo b’shem ha’shem. On dirait que la réalité de D’, elle est cachée dans le monde, elle est floue, elle est dans la nuit. Il faut la mettre à jour. Elle nous habite, elle est au plus profond de nous-mêmes. Nous ne le réalisons pas. Il faut la découvrir et lui donner un nom. Alors, à Zuhal l’Ikrob et Shemachem, à la génération des Noches, on a commencé à lui donner un nom. Mais ce nom qu’on lui a donné, du fait qu’il était flou, il a donné naissance à des cultes idolâtres, que viennent Avraham et qui lui a proclamé Vaikra, Béchem, Hachem.
Je vous fais remarquer cette analogie entre le verbe carreau et le verbe crier, n’est-ce pas? Parce que c’est proclamé, c’est pruque, c’est crier le nom de D’ à travers l’univers. et bien c’est Avraham, Avraham, Avraham a proclamé le nom de l’éternel. Donc l’importance de ce nom va jusqu’à l’identification de l’unité d’D’ et sa proclamation. D’où ce nom du deuxième livre de Schémott, qui suit Béréchit, parce que si Béréchit est la Genèse, encore faut-il donner à cette Genèse une finalité, et lui donner un nom et son nom va être découvert ou finalisé par les Bnei Israël. Bnei Israël ce sont ceux qui sont chargés de mettre à nous cette finalité du monde, ce pourquoi le monde a été créé et c’est la raison pour laquelle on considère qu’en réalité Beréchit et Schémott ne font qu’un seul livre, ce ne sont pas deux livres différents parce que la finalité de la création du monde est dans la reconstitution miniature de ce monde, de cet univers à travers le Bét-Amitdash, le Mishkan, le Sanctuaire. Et tant que le Sanctuaire n’est pas mis sur pied, la finalité du monde reste quelque peu équivoque, indéfinie. Et lorsqu’elle est définie. Alors écoutez, quel est le livre qui suit ces Vaïcras? Vaïcras, ce n’est plus l’homme qui appelle D’ ou qui va la vie couverte de D’, mais c’est D’ qui se révèle à l’homme puisque l’homme fait acte de volonté de se conformer à un ordre moral et à réaliser en lui le sanctuaire de D’, être un sanctuaire mobile au travers du monde et pour être un sanctuaire mobile au travers du monde il faut accepter également de s’engager dans le désert Bémit-Barre. Bémit-Barre c’est le lieu de l’épreuve de nos réalités mêmes parce que si nous sommes là bourgeoisement installés dans notre vie et que nous n’avons pas forgé cette identité en nous au travers des épreuves comme on étudie quelque chose et comme on va à la découverte de quelque chose et on ne va pas sans risque, on ne risque pas à ce moment-là d’aboutir à des varimes. Des varimes ce sont les événements.
Et ces événements, le livre de des varimes, il est écrit par un homme, par Moshe, c’est la réponse de Moshe à la Torah, c’est-à-dire que ces actes sont pris en charge. événements sont pris en charge pour l’homme par l’homme, excusez-moi, avec celui qui l’habite, c’est à dire cet infini qui l’habite, cette puissance qui l’habite, cette capacité qui l’habite. Bien sûr, ce pouvoir créateur, Koa Kadoch Maloku, insufflé en lui, lui, le créateur et le créé, se retrouvent associés dans un même projet. Alors, ce projet, ce projet, je ne cesserai de répéter, qu’il est universel, il n’est pas national. Ce projet commence avec l’exil. Il n’y a pas d’exil, il n’y a pas de projet. C’est vrai que l’histoire d’Avraham commence par un lèche-lèche, nous y reviendrons, une marche en avant, une marche vers la terre promise, vers le laboratoire des idées, le laboratoire de l’identité de chaque chose.
Mais si on veut voir à longue échéance, parce que tant que c’est individuel, bon, ça peut convenir, mais si on veut voir à longue échéance, il faut savoir des centres en Egypte. Et l’Égypte est considérée comme le centre, le microcosme de l’univers, de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Or, comment on appelle cette sortie d’Égypte en hébreu ? Et ici, c’est la sortie de l’Égypte, ce n’est pas la sortie de l’Égypte, c’est la sortie de l’Égypte elle-même. C’est-à-dire que ce n’est pas le peuple juif qui est sorti d’Égypte, c’est l’Égypte qui est sortie de ses limites. nous avons libéré l’Egypte, nous avons libéré, nous avons libéré cet Egypte de l’asservissement à ses idoles, à ses cultes, à sa civilisation, et pour lui donner une autre dimension, pour lui donner une identité beaucoup plus grande, Et maintenant, nous allons comprendre un petit détail qui fait que, vous savez, nous avons M.R. Ben-Yosef et M.R. Ben-David.
Les deux sont délibérateurs du peuple juif et de l’humanité par le peuple juif, sur le plan économique et sur le plan spirituel. Plan économique, c’est Joseph. Joseph, attention, il est poursuivi par ses frères pour ses rêves, justement universalistes. Et il est condamné à descendre en Égypte. C’est là qu’il se marie. Il se marie à une fille de prêtre, Potiphera Kohenon. C’est là qu’il a deux enfants, qu’il nomme comment ? Le premier, Kina Shan, et Elohim, et Tkola Amali, et Tkolbet Avi. L’éternel, je traduis littéralement au premier degré, c’est-à-dire l’éternel m’a fait oublier mon labeur. la maison de mon père. Oh, et il a coupé court avec ce nationalisme étroit de ses frères, qu’il ne voulait pas entendre de ses rêves de toile à travers le ciel en pleine nuit.
Le deuxième, comment il l’appelle, ça c’est le premier. Et le deuxième, il l’appelle Ephraim. « K’efra ni erokim be eretzoni » L’éternel m’a fait fructifier. Dans la terre, attention, comment il nomme l’Égypte, Éryth-Sáonyé, la terre de ma misère, celle où je suis étranger, celle où j’ai été exilé, mais j’ai réussi. J’ai réussi à donner à l’Égypte quelque chose de nouveau, une vue nouvelle des choses. J’ai eu l’occasion de dire déjà que sur le plan économique, il a sauvé l’Égypte, et sur le plan freudien, il a expliqué les rêves de l’Égypte, et ensuite il leur a donné la foi en éloquent, en D’. Mais le D’ immanent, pas le D’ transcendant, Ça, il fallait encore passer par les épreuves des diplées pour découvrir ce D’ et le nommer par son nom.
Mais bon, nous n’allons pas brûler les étapes. Restons-en là. Maintenant, prenons Moshe. Il a quasi le même parcours. Moshe, il est né en Égypte. une famille juive. Il est adopté par la fille de Pharaon, qui elle lui donne un nom. Ce nom c’est quoi ? Moshe. En égyptien ça veut dire Ben, le fils. Ou bien, Mahim, le Maintenant, qui lui donne le nom de Moshe, si vous faites attention au verset lui-même dans le texte? ce va tomer elle dit qui a dit puisque elle était en train elle-même de parler ou de dire qu’elle a appelé Moshe pourquoi a-t-elle besoin d’ajouter pourquoi le texte a-t-il besoin d’ajouter va tomer elle dit elle dit C’est sa mère, Jochebe, qui elle dit « min hama yim mishittiyu » « Toi, tu l’as sauvé de l’eau » Vous savez, l’eau est évoquée pour la première fois dans la création «Ve v’ruachelokim merachefet alpeni hamaï».
La terre était au verrou, l’esprit de D’ planait sur les eaux, les eaux recouvraient absolument tout. les eaux peuvent noyer tout, ils peuvent irriguer tout et faire repousser les choses à nouveau, ils peuvent effacer toutes les traces et redonner une nouvelle vie. et peuvent servir de mikveh et ta’ora, de bain d’immersion, pas pour l’individu seulement, mais pour l’univers entier, comme ce fut le cas du déluge. et bien en laissant moucher comme ça avec une identité, un nom non-défini. Moshe et tout simplement l’inversion de HM et Shin-Mem. Vous renversez le nom de Moshe, vous avez le nom HM. Il faut aller à la découverte du nom. Quand le peuple va reconnaître Moshe, Lorsqu’il va traverser la mer des gens, le yam-sou, quand il va traverser le yam-sou, il a traversé les eaux.
Alors, voya a milo be moche. Ils ont découvert, ils ont identifié Moche et lui ont donné un nom parce que jusque là, Et bien, il n’y avait pas de nom. Il n’y avait pas de nom. Comment le savons-nous ? Dans l’exil, on perd son identité. Nous vivons un exil de soi. J’ai dit, nous vivons tous un exil. Qu’il soit géographique, Qu’ils soient dans le temps, qu’ils soient dans l’événement, dans le cercle de famille, dans le cercle social. Chacun passe son épreuve d’exil, qu’on le veuille ou non. La question est comment on sort de cet exil. Mais nous avons besoin de cela, nous développer, pour nous réaliser. Nous avons besoin, comme la graine dans le sol, c’est à partir du moment où elle atteint son état de putréfaction, d’anéantissement, qu’elle est celle-là qu’elle se développe et qu’elle est capable de produire intensément.
Et bien, c’est la même chose dans toute épreuve que nous traversons. Et c’est en cela que l’exil est une source d’épanouissement du peuple juif. parce que comment traduit-il le Zohar cela ? Loshinu et Shemam, ils n’ont pas changé de nom en descendant en Égypte. Loshinu et Spata, ils n’ont pas changé leur langue, c’est-à-dire qu’ils ont conservé leur identité propre. Les ouvernes chimons sont descendus en Egypte, mais tels qu’ils sont descendus, ils sont remontés. Les ouvernes chimons, alou min mitzrayim. Nous ne parlons pas d’une même ouverne chimonne qui sont descendus et qui sont remontés. C’est d’autres ouvernes chimons qui sont remontés. C’est comme dans la famille. Lorsque on donne un nom à l’être chair, à l’enfant qui vient de naître, l’être chair, il est déjà dans un autre monde.
Il est déjà dans le sol, dans la poussière aussi. Son corps est là, son âme non, elle vit toujours, elle vit, nous allons lui donner un nom. Alors l’enfant qui porte le nom du grand-père, de l’aïeule, de l’être cher que nous avons perdu, c’est une manière de dépanouir, de transformer, de donner une autre dimension à celui qui n’est plus des nôtres. Donc celui qui le rehouvenne et shimon, qui sont montés d’Égypte, sont rehouvenne et shimon, disons avec un coefficient 100 fois plus, 200 fois plus. C’est une autre dimension, c’est comme ça que les générations avancent, parce que il s’agit pas de se recroquer sur ce que nous sommes et essayer à tout prix de rester dans cet état ovulaire. Non, il faut donner vie. Or, pour cela, il y a perte de substance et c’est la raison pour laquelle je vais me focaliser ce soir uniquement sur ces premiers versets de du livre de Schmott «Ve el echemot bene Yisrael» voici les noms des enfants d’Israël on dirait qu’on les connaissait pas mais on les connaît dans le Si je prends la paragé de Veigas, on m’a dit déjà qu’elle commence à constituer la famille de Yaakov et nominativement on a cité tous les enfants de Yaakov.
Pourquoi a-t-on besoin de me le dire ? et elle est venu encore, à Baïn-Mitzraïm. Non ? Rappelons-nous que chaque fois que dans le livre de Bereshit, quand Chava a son fils, elle appelle comment ? Kaïm. « Ki ka ni ki ish ete loki » Elle donne un sens à son nom. Hevel ne lui donne pas un sens parce que c’est son destin. Mais il ne sera qu’à un nom en fonction de ce qu’il doit représenter tout au long de sa vie, de son histoire. l’histoire, Ishmael a aussi un nom en fonction de ça, Elsa a aussi un nom en fonction de ce qu’il va jouer dans l’histoire et tous les enfants de Yaakov ont un nom par rapport à la mission, à la fonction, aux attributs qu’ils ont et qu’ils doivent réaliser autour d’eux, c’est la raison pour laquelle on a chaque fois, en donnant un nom, associé à un sens, à un destin.
on ne choisit pas un nom parce que ça, il sonne bien ou quoi que ce soit, c’est non, c’est… Il faut le rattacher à une figure emblématique ou à un sens dans la vie que nous voulons à tout prix perpétuer. Et c’est en cela que conserver le nom, c’est très important. L’Oshino et le Chman, s’ils ont conservé leur nom, alors ils ont conservé leur identité, ils ont conservé leur attache, et vont pouvoir accomplir, finaliser ce que les autres n’ont pas fait, ou n’ont pas eu le temps de faire, ça va se Alors je disais qu’il y avait une similitude entre il y a un Moché et Yosef. Moché a grandi dans le palais de Francs. Il est sorti vers ses frères quand il a grandi et il a voulu.
savoir à quel monde il appartenait, quelle était sa réelle identité. Alors on nous dit Va-yé-tseh lé-ham. Il est sorti vers ses frères. Et là il y a deux façons de traduire ses frères. Ibn Azra dit qu’il est sorti vers les Égyptiens, mais Rabban nous dit non. Vers ses frères, ça veut dire vers ses frères hébreux. Il était tiraillé par la double identité qu’il vivait en lui-même au travers de son nom moché, non donné par Bat-paro, la fille de Parahon, et non donné par sa mère réelle, Liorébe. Et finalement, il a choisi de se mettre dans le camp des persécutés et s’est rangé du côté de ses frères. Et le lendemain, voici qu’il intervient dans une rixe entre deux juifs et il dit à l’agresseur, Pourquoi malmène-tu ton frère et l’autre qui lui dit attention, « Al-Hurgeni, attends, mère, est-ce que tu veux me tuer comme tu as tué l’Égyptien hier ? » C’est-à-dire, en somme, si tu veux déjà te situer dans notre camp, il faudrait te mettre dans notre histoire totalement et ne pas chercher à faire l’arbitre entre le camp égyptien et le camp juif.
Alors, mon chère a compris qu’il ne pouvait pas compter encore sur la maturité de ses frères, il a préféré s’exiler. Et là, lui aussi, qui l’épouse, la fille d’un prêtre, de Hithraud. Hithraud, c’était effectivement celui qui rendait le culte à tous les idoles. C’était un idolâtre universel. Il est un amateur de toutes les cultures, pourquoi pas. Il est polyvalent, c’est l’idolâtre international. Et il épouse sa fille, épouser la fille d’un prêtre pour un descendant de la maison de Lévis, c’est problématique. Bien, le texte a voulu parler. Et attends, comment il appelle ces deux enfants, lui aussi, comment il le sait ? Le premier, il dit que Ger Haïti Be’er Xenuchria parce que je suis étranger sur une terre étrangère, et il appelle Gershok, Gersham, il est étranger là-bas.
Et le deuxième, il appelle Eliezer parce qu’il considère que Eloré Havi Be’ezri, que le dieu de mon père il m’assiste dans tout ce que je fais et il m’a sauvé de l’épée de Panahou parce qu’il était condamné à la mort pour avoir effectivement tué l’Egyptien. Or Or, Yosef a commencé pour le peuple juif la descente en Egypte et Moshe a effectué la remontée d’Egypte. C’est paradoxal que ces deux chefs du peuple juif aient eu un parcours similaire en Égypte. Et le but avoué de la Torah, c’est qu’il n’y a pas de sortie d’Égypte. Si on n’arrache pas l’Égypte à ses limites, Mitzraïm, Metzahir, c’est une cloison, un carcan, une structure fermée. Si on n’arrive pas à sortir la culture des autres nations de leur carcan, alors nous n’avons absolument rien fait.
Donc il fallait qu’il y ait ce mariage entre un descendant de la famille d’Avraham et que dire de la famille de Lévi et les descendants des prêtres des nations. Je ne dis rien, je lis le texte, j’attire tout simplement votre attention sur ce détail qui n’est pas sans importance, qui n’est pas insignifiant du tout. Mais le but, c’est d’aller au travers de l’anéantissement de non à sa redécouverte sur un plan universel. Et ceci même celui de D’. Parce que quand Moshe s’interroge sur sa véritable identité, Il pose la question, « mi anoré, qui suis-je ? Quelle mission je dois remplir dans ma vie ? Quel est le sens de ma vie ? Pourquoi je suis là, en train de vivre ce drame entre deux cultures opposées ? » Il pose la question aussi, dans l’absolu, à Kadojvalou, Et qu’est-ce qu’il lui dit ?
« Bah Amroulimachemot, ils vont me demander de m’interroger sur ton nom, sur ton identité. Ils ne le connaissent pas. Ces enfants en Egypte sont bien assimilés aujourd’hui. Eux-mêmes, ils ont perdu leur nom. Or, vous savez, comment se traduit cette perte d’identité en Egypte ? C’est que à partir du deuxième chapitre, même du premier, nous voyons que tout fonctionne sans nous. On ne nous dit pas que c’est Amlam qui s’est séparé de sa femme Jochebed pour ne pas devoir jeter à l’eau le fruit de leurs entrailles. Non, ce ne sont pas eux qui ont repris par le conseil de leur fille, qui leur a dit attention vous servez les dessins de parents, en vous séparant et en arrêtant d’amener des enfants au monde, vous allez dire « Ich mit Bethlevi » « Ich » est le maquis, la résistance, il n’y a pas de nom. Bethlevi, c’est aussi un collectif.
qui est-elle Batlevi ? On ne sait pas. Qui sont les Mialedotas Evriyot ? Rien. Comment est appelé le peuple juif ? Avant c’était bené Israël. Maintenant c’est Haam, le peuple, c’est-à-dire que le but avoué de l’Égypte est de transformer tout le peuple juif à Serbie à une matricule, à un numéro, et ils n’ont pas de nom. Alors il n’y a pas de nom. On comprend un rachid merveilleux qui introduit ce livre de Schmott. « Afal pishmennaan be chayehen bishmotan, bien kileze konte, be chayehen de leur vivant bishmotan par leur nom. Hazar ou Nahal b’mit tatan, il a recommencé et les a nommés b’mit tatan à leur mort, les houdis a hibbatan. Pour faire savoir combien ils étaient chers aux yeux de D’, parce que Shnimshelul Ils ont été comparés à des étoiles, chez Motsi-Anne ou Mach Nisan de l’Isfal ou Bish Motan, parce qu’il les fait sortir au travers de leur nombre, au travers de leur matricule.
Mais quand il les ramène, il les ramène Bish Motan, il les ramène au travers de leur nom. Donc ce n’est plus un chiffre, c’est un nom qui remplace, comme dit le verset, «am motib bemis pal teva’am». Celui qui fait sortir, selon le nombre, ses vahams, toutes leurs constellations, toutes leurs armées, il les a chiffrés au début. Mais les roulames béchimikra quand il doit les appeler pour les rassembler, ce n’est pas par le chiffre, ce n’est pas par la matricule qui les rassemblent. Non, les roulames béchimikra, c’est par le nom qu’il l’appelle. Alors on comprend pourquoi cette importance donnée à la nomination de la famille de Heracoc, qui était composée de effectivement de 70 personnes à sa décentologie.
Nous avons dit que c’est le chiffre qui rassemble ou qui concentre en lui l’ensemble des nations. Mais il n’a donné, il n’a cité, que les 12 enfants de Yaakov par leur nom, pour nous dire, tels qu’ils sont, tels qu’ils sont descendus avec leur nom, malgré tous les efforts, tous les déployés par Pharaon, pour les rendre sans aucune identité et sans remonter d’Égypte avec leur nom, avec leur langue, leur pouvoir de communication avec les aux chers, les êtres et les choses. Comment pouvoir dire ça ? Il y a aussi ce verbe que j’ai évoqué en premier lieu, et qui est Abba-im, et elle est chez Moth, béné Israël Abba-im. Voici les noms des enfants d’Israël, Abba-im qui viennent.
Vous avez vu des noms qui marchent, des noms qui viennent. Elle est Bénéisraël Abbaim, mais elle est Shémotan, et voici leur nom. Non. Il y a un mirage qui dit que en réalité ce sont les noms de Bénéisraël qui sont descendus en Égypte. Ce qui importe, ce n’est pas les enfants d’Israël eux-mêmes. Mais c’est la fonction que remplissait chacun. C’est-à-dire la mission que chacun devait réaliser au travers de son exil qui était important, et il fallait qu’il aille à la découverte de ce nom qu’il portait à l’état peut-être brut, ou qu’il ne réalisait pas, et qu’il fallait qu’il le développe et qu’il le réalise. Comment le réaliser ? au travers du verbe « beaux venir ».
« Venir », je vous ai dit, « hapaïm ». Mais « hapaïm », nous le savons. Ça aussi dans la paranchale de Beigash. Dans la paranchale de Beigash, on nous a déjà dit que les enfants de Yaakov, quand ils sont descendus avec lui en Egypte, Ba’u’l-Mitzraim. Maintenant, ici, le texte reprend en disant « Un baïn qui vient, ils sont en train de venir, mais ils sont déjà venus. » Il aurait fallu dire « Ve’lechemot ben Israël hachel ba’u’l-Mitzraim » Voici le nom des enfants d’Israël qui sont déjà venus en Egypte. Non, ils sont en train d’arriver maintenant. Qu’est-ce que c’est que le sens de cette venue? Alors, je vous ai cité cette fonction première de l’homme que D’ lors de la création a donné à l’homme en lui présentant les animaux, en le faisant.
Mais comment dit le Midrash pour dire, va y avoir autant de l’Adam ? Il les a présentés à l’homme, il les a fait venir devant l’homme, il les a fait défilés devant l’homme. Non, le vitrache va sortir quelque chose qui va en quelque sorte nous affoler, nous effrayer. Ba’aléhem. Ba’aléhem, ça veut dire qu’il a en réalité essayé de, disons-le, entre guillemets, de copuler avec, de jouer avec. Mais il n’a pas réussi, il n’a pas été satisfait, il n’a pas éprouvé le désir requis, et il a fallu à ce moment-là qu’il le découvre au travers de l’homme. Alors vous n’imaginez pas qu’il y a réellement une relation intime comme ça qui se fait entre l’homme et le serpent.
et le lion, et l’entre-l’homme, et le chien, etc. Non. Le beau, c’est effectivement une connaissance intime. Une femme, on ne la connaît intimement que lorsqu’on s’unit à elle. Mais cette connaissance intime, l’homme l’avait pour découvrir ou définir les sens de chaque animal et lui donner un nom, lui dire quelles seraient ses attributs, quelles sont ses fonctions, en quoi il est indispensable à l’ensemble de la création et c’est ça le sens de beau. d’où avons-nous ce sens ? Vous savez d’abord l’acte conjugal, l’acte charnel proprement dit s’appelle BI-A, en hébreu c’est BI-A venir maintenant comme au Oh shi… Quand la cadeau choualouchou envoie Moshe Shepharro, elle lui dit « beau elparro ». Elle en a pas mal de dire « beau elparro, viens Shepharro ».
Mais elle aurait dû lui dire « lech elparro, va Shepharro ». Qu’est-ce que ça veut dire « beau elparro, viens Shepharro ». Alors les commentateurs disent que, bon, il avait peur de se présenter encore devant Faraon, cette fois il s’est présenté et il n’en a rien tiré, alors maintenant il avait peur de ses vices qui allaient lui faire subir Faraon. Or, Haramim ont eu une autre approche. Ce beau El-Palau veut dire, « Viens avec moi chez parents. Accompagne-moi chez parents. Parce que sache que là où tu vas, je suis avec toi. Je t’accompagne là où tu es, dans toutes les situations dans lesquelles tu te trouves. Ne crois pas que tu es abandonné à ton sort, que tu es livré à toi-même.
Sache que je suis à tes côtés. Rien qu’accompagne-moi. accompagne-moi. Ça veut dire, sois véritablement mon associé, mon partenaire dans tout ce que j’entreprends. Fais-moi confiance. Et le fait de se trouver en exil, le fait de vivre un drame dans la famille, le fait de ne pas, d’être désorienté. Oui, c’est vrai. On perd sa boussole, on perd ses pédales, on est sur le point de perdre sa foi. Et il me dit attention, «Anorhi ered eimei ham mitzlaima, ve anorhi alch ha kamalou». Je descends avec toi en Egypte. Ne pense pas que je vais t’abangoler quand tu vas te retrouver en Egypte. Tu as une fonction à remplir, même dans ce désert des nations. « Ve’anukhiya al-khagamalu » La question est de distinguer toujours entre la première descente et la deuxième descente.
Il y a toujours une nuance. « Ich ube to ba’u et ya’ako » « Venir avec ya’ako, venir avec sa famille » c’est ce qu’on appelle une double venue. Il y a ha’b’ai, il y a ba’u. Ba’u, la première venue, c’est une venue d’exploration. Elle est timide, elle est passive. On subit, on est descendu, on se retrouve dans une situation que nous n’avons pas voulu, et nous ne savons pas quoi faire. Mais nous n’abandonnons pas. La deuxième venue, c’est lorsqu’on assume la situation et qu’on se bat pour en sortir et pour réaliser sa propre identité à travers la mission que nous avons remplie. Et c’est la raison pour laquelle, dans le langage hasidique, la biais-rishona s’appelle femme, la biais-rishona, femelle ou féminin, Et la Biashnia s’appelle Mâle, masculin.
Pourquoi ? Parce que la première, elle est passée, elle est en attente, et c’est le propre du féminin. Mais la deuxième, à ce moment-là ce n’est plus comme la première, la deuxième venue, eh bien, il y a de l’assurance, il y a une volonté de domination, de réaliser quelque chose, on devient offensif et on reste pas dans un état d’attente. Et c’est pour cela que le texte a parlé des noms habbaïn, habbaïn mitzaïma, les noms qui descendent en Egypte, mais ils descendent et comme je l’ai dit tout à l’heure, il va y avoir un état de disparition, de dissolution, d’anéantissement, au vu des difficultés, des persécutions. Mais la question est de garder son nom, de garder farouchement son identité, parce que tel que nous tant que nous n’avons pas planté dans le sol ou dans lequel nous nous sommes implantés notre germe, eh bien, il n’y aura pas de développement, il n’y aura pas d’épanouissement, il n’y aura pas de résonance au nom que nous portons.
Et c’est en cela que l’histoire d’Israël ou l’identité d’Israël commence par l’exil en Egypte. Je m’arrête là, si vous avez des questions à poser avec plaisir. Oui, si je vous permettez, M. Fadarav, au début de ce cours, vous nous avez parlé des exils Vous avez parlé de l’exil du temps. Exil du temps, c’est la vie. C’est quoi l’exil du temps ? Vous avez parlé de tout ça, c’est quoi l’exil du temps ? Ah bon, le hol, c’est un exil du temps. Le Shabbat, c’est un temps. Le temps, c’est lorsque, en fin de compte, vous êtes compressé, stressé par le temps. Vous ne pouvez pas en sortir. Vous avez un agenda qui va finalement vous contraindre toute la journée.
Et vous ne pouvez pas bouger. Vous devez rendre compte. Le Chabat, vous êtes dans un autre temps. D’accord. Et je voulais poser deux autres petites questions. Vous parlez des générations qui avancent. Moi, je pense qu’il y avait les héridates de Roth. pas les générations qui avançaient. Alors, je vais vous dire. Qu’est-ce qu’ils ont dit nos singes pour Vaillère et D’Éhouda? Éhouda descendit. Et pourquoi il descendit? « Hori du Oto et Havnik du Latto » C’est-à-dire que ses frères l’ont descendu. L’ont descendu, pourquoi? Parce qu’il a été pas épousé. Une femme kenanite, le futur machia. Or vous savez ce que c’est que machia ? Quelles sont les lettres que l’on retrouve dans machia ? Shem chay, c’est celui qui va vous faire découvrir votre nom.
C’est lui qui va donner une vie à votre nom. Shem chay ! Alors, le machia, justement, il lui a dit, ils l’ont descendu, mais le mitrage dit non. Au rideau, les chèmeries d’Irn, ils n’ont pas interprété le verbe biarote comme une descente, une déchéance, non. C’est une des simples, et j’aimerais bien pour une conquête. Rado c’est conquérir. Rado c’est gouverner. Roder. Alors c’est ça. Enfin, de quoi on dit qu’il faut quelques fois ? accepter de faire certaines concessions pour pouvoir remonter le courant au plus vite. Parce que quand on est chéroulette, quand on s’obstine dans une situation, à vouloir trouver à tout prix la solution, et qu’on n’accepte pas de s’aider un temps soit peu, nous risquons de tout perdre, surtout dans l’éducation des enfants.
Mais je ne comprends pas, excusez-moi, Guadarra, mais je ne comprends toujours pas. À ce niveau, les ancêtres étaient quand même d’un niveau très, très, très différent et très supérieur au nôtre. Donc comment peut-on dire que nous, on avance alors qu’ils étaient d’un niveau incomparable au nôtre ? Bon, alors là c’est que finalement tu as fait une séparation entre les patriarches et nous-mêmes. Quand tu dis « Eloï Avraham, Eloï Tzhak, Eloï Yaakov », tu ne les considères pas comme des parents ? Oui, mais comme des parents qui étaient de plus âge que moi. Mais qui t’habites ? Qui ont déposé leurs germes en point ? Tu es l’enfant de Avraham, Tzhak et Yaakov ? Je comprends ce que vous voulez dire.
Et vous vous utilisez. Je raconte une toute petite dernière question. Vous voyez de la fille de Yosef qui avait été épousée, la descendante d’un prêtre, la fille d’un prêtre. Mais c’est quand même la fille de Dina. C’était pas la fille de Dina qui a été adoptée. C’est pas vraiment la fille d’un prêtre. C’est le midrange qui le dit. Le Midrash qui dit qu’elle a été adoptée, mais elle a été adoptée par Cohen-Hon, par un prêtre. Mais c’est pas une égyptienne, c’est la fille de Dina. Peu importe, mais aujourd’hui elle appartient à une autre culture, elle appartient à une autre croyance. Elle est la fille de Cohen-Hon, et remarque, il y a une chose aussi pour laquelle même Joseph s’est excusé auprès de ses frères.
c’est qu’il a changé de nom. Comment il s’appelait en Egypte, Yosef? Sofnat Paneah. Mais pourquoi tu as abandonné ton nom? Tu me sais, comme s’il s’appelait Christian ou Christophe, qu’est-ce qui t’arrive? Il s’est excusé auprès de ses frères d’avoir changé de nom. Mais il fallait qu’il vienne au travers. « Tsafon » ça veut dire « cacher ». « Paneach » veut dire « développer », « décoder ». Alors, il y a un sens « cacher » à « décoder » au travers de Joseph. Lui qui devait en quelque sorte vis-à-vis des égiletiens montrer qu’il avait changé. Non, en réalité, il s’est couvert d’un côte. Il a emprunté un côte. Voilà. Merci beaucoup, Vaudave. Autre question.
Juste une petite prévision. Bonsoir, Benazris. Benazris, c’est à propos de Ariel Karsienti, à propos de Yitro Koen Mithyan. On est, tu n’as pas besoin de t’identifier. Voilà, donc à propos de… enfin moi je vois ça plutôt les kavzéchut, cette histoire qu’il a fait toutes les idoles, toutes les idolatries. Est-ce qu’en tant que descendant d’Avraham et de Keturah, il n’a pas comme Avraham il a peut-être essayé de chercher une vérité. Et pour faire cette vérité, il est allé voir toutes ces idoles. Et finalement, il a quand même rejoint Moshe Rabbeinot, même dans le désert, même s’il n’est pas resté avec eux. ses descendants le Keny étaient très chéris de la nation d’Israël. J’aurais bien accepté ton point de vue.
Seulement, il y a quelque chose qui me dérange. Combien de temps il est resté chez Ytlod? 40 ans. Hein? 40 ans. 40 ans. Non? Oui. Alors 40 ans, on reste chez Ytlod pendant 40 ans. Tu sais que le bâton de Moché, avec lequel il faisait ses exploits, d’où il l’a pris ? De là-bas, il était là-bas, mais on dit qu’il l’a pris. Comment il est arrivé chez lui ? Je ne sais pas. Il était planté dans le jardin, dans le potager ou dans le verger d’Huitereau. C’est le kama qui l’a pris. C’est-à-dire que, en réalité, tout son judaïsme, Moshe l’a pris. Pourquoi ? Parce que Yitro était le descendant de quoi ? De Midian. Midian était le fils de qui ?
Le Keturah. Le Keturah. Alors donc, il était le descendant d’Avraham, et de la même manière qu’Avraham avait étudié ce Shember Eber. Lui aussi, il a eu cette tradition de Shember Eber. Seulement, Littron n’avait pas encore fait la boucle de tout cet enseignement-là d’Avraham. Il le fera par l’insuit, alors qu’il y aura cette libération de l’Egypte. Et c’est ça ce qui veut dire qu’en réalité, parce que toutes les cultes, toutes les idoles, je l’ai dit, qui se sont allés, on a rendu le culte à l’eau, au mer, aux étoiles. Qu’est-ce qu’on va faire ? La Torah dit qu’il faut détruire toutes les idoles. On va les détruire ? Non. On va les détruire ? Non. On ne va pas les détruire.
En verbi catalébana. l’habit qu’on leur a donné, la divinité qu’on leur a donné. Il faut les sortir de Elohim et leur donner la tribu de HM qui est Kolel Elohim. C’est très cool. Voilà.