Lech Lecha — Lot, notre voisin

par le Rav Raphaël Benizri

Questions à poser à la table de chabbat de Lech Lecha

Un livret d’étude à imprimer : une question par page, la réponse du Rav, sa source, et une leçon à débattre en famille.

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Après l’Égypte, un second danger se présente à Avraham, et celui-là vient de l’intérieur de sa propre maison. Lot est son neveu, il a suivi sa voie, il lui ressemble jusqu’aux traits du visage — mais il n’a retenu de son maître qu’une seule ligne, celle de la justice. Ce cours suit la séparation des deux hommes comme la séparation de deux courants, et demande pourquoi une voie juste, poussée jusqu’à l’exclusion de toute autre, finit par se détruire elle-même. La réponse passe par la comparaison de deux menaces symétriques : l’Égypte et Sodome.

Le Rav Raphaël Benizri reprend là où le cours précédent s’était arrêté, sur le premier affrontement avec la grande puissance de l’époque et sur sa volonté de noyer l’entité juive naissante. Il lit ensuite le texte pas à pas : la montée d’Égypte, la querelle des bergers, le partage de la terre alors que le Cananéen et le Perizi l’occupent encore, la séparation, et la nouvelle promesse qui la suit.

Le cours élargit à mesure : l’Égypte comme volonté de fondre l’individu dans la masse, Sodome comme justice érigée en système, la nécessité d’un moyen terme, et enfin les deux figures messianiques qui portent chacune l’une de ces logiques. Une remarque d’un participant, en cours de route, signale que l’enregistrement avait été coupé au moment de la guerre des quatre rois contre cinq ; le Rav reprend brièvement ce point avant de poursuivre.

Ce que dit ce cours

Le second danger n’est plus extérieur, il est domestique. Le cours précédent avait suivi l’affrontement avec l’Égypte, dont le but était de faire passer une culture par la matrice de Sarah, et au centre de quoi il y avait la volonté de noyer l’entité juive. Ce qui se lève maintenant à l’horizon est d’un autre ordre : Lot est de la maison, il est le neveu d’Avraham, un orphelin. C’est précisément pour cela qu’il empoisonne le début de ce parcours.

L’histoire de Lot commence par la mort de son père. Haran a voulu suivre la voie d’Avraham et s’est dit : si Avraham sort indemne de la fournaise ardente, alors je croirai qu’il y a une providence divine et je suivrai sa voie. Avraham en est sorti ; Haran s’est jeté de son plein gré dans la fournaise et y a perdu la vie. Le Rav rappelle qu’on ne dispose pas des mêmes ressources dans une vie spirituelle et que le miracle accordé à l’un ne l’est pas nécessairement à l’autre — mais qu’on retiendra de Haran d’avoir voulu se donner en exemple pour sa foi. Au bout de cet itinéraire apparaîtra pourtant le Messie d’Israël, puisque David sera issu de la descendance de Lot.

Ce qui perd Lot, c’est le plagiat d’une vie spirituelle. Chacun évolue à sa façon ; on est suivi par un maître, mais on n’imite pas les patriarches. Se conformer aux lois d’Israël et de la Torah, oui ; chercher à repasser leurs épreuves, non. Nous n’allons pas épouser deux sœurs comme Yaakov, ni descendre en Égypte parce qu’il y a la famine, ni provoquer un sacrifice soi-disant pour D’. Les patriarches ont seulement suggéré, à travers leur vie, ce que nous sommes appelés à affronter dans nos étapes d’évolution. La vie spirituelle est collective dans la pratique des mitzvot ; dans la manière d’évoluer, chacun a son rythme et sa sensibilité.

Le texte dit qu’Avram « monte » d’Égypte, et le mot n’est pas neutre. Le peuple juif, lui, est sorti d’Égypte ; il n’en est pas monté. Ceux qui en sont montés, c’était la tourbe, ceux qui s’étaient joints aux enfants d’Israël — et ce sont eux qui prendront ensuite une autre voie que celle du D’ d’Israël, puisque ce sont eux qui initieront la faute du veau d’or. Le phénomène est déjà visible ici : quand Avram monte d’Égypte, il fait monter Lot avec lui.

Lot ressemblait à Avraham au point qu’on pouvait s’y tromper. Nos sages disent qu’il avait les mêmes traits et le même visage. Avraham l’a considéré comme son enfant — sans pourtant demander à D’ qu’il soit son héritier, comme il le fera pour Ishmael. Lot, lui, se considère bien comme le véritable héritier spirituel d’Avraham, et c’est là que tout se noue.

Il y a plusieurs facettes du judaïsme, mais un seul cadre. Le Rav en profite pour poser une règle générale : il n’existe pas de définition unique du judaïsme — courant hassidique, courant lituanien, courant traditionaliste — mais il existe des limites, celles des six cent treize commandements. Or celui qui ne pratique pas l’une de ces lois n’est pas pour autant hors du cadre du peuple juif. Un Juif incirconcis est virtuellement considéré comme circoncis : celui qui fait vœu de ne rien recevoir d’un incirconcis n’a pas interdiction de profiter d’un service rendu par un Juif non circoncis. Il déroge à la pratique de la mitzva, mais le signe de l’alliance est déjà gravé dans sa chair.

En montant d’Égypte, Lot veut son indépendance. Il croit pouvoir cesser d’être tributaire de la mainmise d’Avraham sur lui. Et ce à quoi il s’accroche, c’est à une seule ligne directrice de son maître : la pratique de la justice. Le Rav ne la traite pas légèrement — être rigoureux dans sa façon de vivre son judaïsme, à l’égard de D’ comme de la société, n’est pas une petite affaire. Mais une ligne prise seule cesse d’être une voie.

Le conflit éclate au niveau des bergers, et ce n’est pas un détail d’intendance. Ces bergers sont les disciples des uns et des autres. Le texte précise que le Cananéen et le Perizi occupent encore la terre : peut-on, sans propriété affirmée sur une terre promise mais non conquise, envoyer son troupeau paître dans les champs voisins ? Lot raisonne que la terre est promise à la descendance d’Avraham, qu’Avraham n’a pas de descendance, que c’est donc lui le descendant et que la terre lui revient — un raisonnement, note le Rav, que l’on voit encore de nos jours. Avraham considère au contraire que tant que la terre n’est pas conquise et la propriété pas définitivement affirmée, il faut continuer à vivre en bons termes avec le voisinage.

Le peuple juif n’est pas là pour vivre seul, séparé des nations. Si Avraham fait monter Lot avec lui, et avec lui les âmes qu’il a gagnées à sa cause, c’est qu’il entend les associer à cette vie sur la terre. La propriété reste celle des enfants d’Avraham et de la descendance d’Itzhak, mais cela n’empêche pas d’autres peuples d’y habiter, car nous ne pouvons pas concevoir notre existence sans les autres peuples. Il est promis qu’à la fin des temps un non-Juif s’accrochera au pan du vêtement d’un Juif en lui disant : prends-moi avec toi, car je sais que D’ est avec toi. Cela ne veut pas dire qu’il pratiquera toute la Torah, ni qu’il réclamera une part de la terre.

« Grand peuple » n’est pas « peuple saint ». Devenir un grand peuple a été promis aussi à Ishmael, à qui l’ange annonce une grande nation. Être grand relève de la considération, pas nécessairement du nombre. Ce qui distingue, c’est la sainteté : nous sommes un peuple saint, nous vivons dans un temps saint, sur une terre sainte. C’est une autre dimension de vie, celle qui associe l’univers entier à une seule finalité — et la terre d’Israël reste à cet égard le laboratoire spirituel du peuple juif.

L’Égypte, elle, veut fondre l’individu dans la masse. Elle tient d’autres peuples sous sa coupe, leur concède une autonomie, mais ils restent colonisés. Quand une volonté globale entreprend de fondre l’homme particulier dans la communauté internationale, il n’y a plus de personnalité : tout le monde doit se comporter comme tout le monde et se nourrir comme tout le monde. Ce n’est pas pour rien qu’il est dit que l’Égypte s’est noyée : cette annihilation du moi au profit de la globalité mène à l’anéantissement de tout. Chacun est tenu de se considérer comme sorti d’Égypte — mais le nom même de l’Égypte est un duel : on ne sort pas d’une seule.

Le second courant est Sodome, et c’est la justice pure. L’Égypte pratique l’échange généralisé : ce qui est à moi t’appartient et ce qui t’appartient m’appartient. Sodome pose l’inverse — une rigueur, une justice. Tout le monde ne naît pas avec les mêmes chances, les mêmes facultés, les mêmes possibilités, et c’est le Créateur qui l’a voulu ainsi ; dès lors, pourquoi m’y opposerais-je ? Faire œuvre de charité, dans cette logique, c’est aller à l’encontre de Celui qui a décidé que telle personne serait pauvre. Le Rav rapporte qu’à la question de savoir à quoi ressemblerait le mécréant dans l’impureté, un maître a répondu : celui qui fait une œuvre charitable — parce qu’il la fait dans un esprit de domination et de manipulation de l’autre, et qu’un esprit paternaliste dévie la loi de sa trajectoire.

Ce système est condamné, mais l’autre aussi. On ne peut pas vivre selon les critères de la justice pure ; on ne peut pas davantage vivre selon ceux de l’Égypte, où tout se fond et où Yossef finit par nationaliser toutes les terres au profit de Pharaon. Il faut trouver le moyen terme entre ce mouvement de largesse et ce mouvement de rigueur : que chacun garde ce qu’il a parce qu’il a travaillé pour l’obtenir, sans que la rigueur devienne un système. Le Rav rappelle qu’un enfant est conçu pour prendre un jour son indépendance, et un disciple aussi — mais qu’à l’inverse une rigueur totale ne permet ni épanouissement, ni renouveau, ni connaissance.

Avraham ne prie pas pour Pharaon ; il prie pour Avimelekh. Quand Pharaon prend Sarah, il subit les conséquences de son acte : des plaies l’atteignent, et personne ne lui dit de demander à Avraham d’intercéder. Le lendemain il restitue Sarah et l’accompagne de nombreux présents — ce qui fait la richesse d’Avraham, comme les enfants d’Israël sortiront plus tard d’Égypte. Avec Avimelekh, tout est différent : D’ se révèle à lui alors qu’il n’a pas encore touché Sarah, lui demande de faire prier Avraham pour lui, et Avraham prie.

« Nous sommes des hommes frères » a été dit pour se séparer. C’est Avraham qui demande la séparation, afin qu’il n’y ait pas de confusion. Le Rav souligne que cette phrase est aujourd’hui reprise dans les discours qui traversent le peuple juif comme un appel à se retrouver ensemble — alors qu’elle a été prononcée pour l’inverse. Nous partageons des valeurs, et ce partage fait que nous sommes frères ; mais cela ne veut pas dire que nous devions être identiques, aller du même au même. Chacun reste dans sa voie : si tu considères que celle de la justice te convient, je garde celle du hesed.

Ce hesed a laissé des traces jusque chez ceux qui se sont éloignés. Le Rav note que les descendants d’Ishmael sont forts dans l’accueil réservé aux invités, la porte ouverte, la pratique de la bonté — une pratique héritée d’Avraham, où l’un s’efface devant l’autre. Et c’est bien pour Sodome qu’Avraham priera, non pour l’Égypte : parce que la justice de Sodome peut être rachetée pour autant qu’elle intègre ce que l’Égypte a d’échange et de partage. Ce sera alors l’époque messianique.

Deux messies portent chacun l’une de ces deux logiques. Le premier, Machiah ben Yossef, tient que tout devrait être placé sous une seule et unique enseigne — non plus celle de Pharaon, mais celle du créateur de l’univers, tous les courants de pensée convergeant vers l’idée d’un D’ qui a créé le monde et veille sur lui. Mais le pas sera cédé à Machiah ben David, qui veille à ce que chacun garde ce qui le caractérise et l’individualise. On retrouve ces deux mouvements à l’intérieur même de l’héritage d’Avraham : d’un côté l’ouverture et l’homogénéité, de l’autre une stricte observance plus conservatrice. Il ne s’agit d’exclure ni l’un ni l’autre : c’est leur somme qui fait le messianisme du peuple juif. Le Rav ajoute que Lot, en choisissant la plaine du Jourdain, s’éloigne de ce qui est antique au monde — de Celui qui a jugé que le monde ne pouvait tenir par la seule justice et qu’il fallait lui associer la bonté.

La promesse renouvelée après la séparation dit la terre autrement. Deux lectures s’opposent quant à savoir s’il fallait rester avec Lot ou s’en séparer, et le nom de Lot lui-même se laisse traduire dans deux sens opposés. Reste la conséquence sur la terre : le Perizi est celui qui la dit ouverte, sans frontière, appartenant à tout le monde ; le Cananéen est celui qui la réclame pour soi seul. Or la terre d’Israël est bien une terre sans frontière, mais exclusive à Israël. C’est pourquoi D’ déclare de nouveau qu’il la donnera à la descendance d’Avraham à jamais, et que cette descendance sera comme la poussière de la terre — celle qui arrête le mouvement des vagues et empêche la terre d’être noyée. De même, si l’Éternel a choisi le peuple le moins nombreux, nos sages entendent : celui qui sait se réduire par rapport aux autres. On ne tient pas en place sur des sables mouvants ; il faut marcher sur cette terre — et le lieu où Avraham construira son autel, Hevron, est le nœud de jonction du spirituel et du matériel.

Transcription intégrale du cours

Nous avons vu la semaine dernière ce premier affrontement d’Avraham avec la grande puissance de l’époque, l’Égypte, le passage d’une culture par la matrice de Sarraïne, c’était le but. Mais au centre de tout cela, il y avait aussi la volonté de noyer l’entité juive. Il y a un deuxième danger qui se présente à l’horizon, c’est celui de Lot. L’hôte est un membre de la famille de Avraham, il est son neveu, un orphelin, il est le fils de Haram. Son père a voulu suivre la voix de Avraham et il a dit, Si Avraham sort indemne de la fournaise ardente, alors je croirais qu’il y a une providence divine et je suivrai sa voie. En fait, Avraham est sorti indemne de cette épreuve et Haran de son plein gré se jette à la fournette d’un don qui perd la vie.

Oui, on n’a pas toujours les mêmes, disons, stimulants dans une vie spirituelle. Et tout ne se ressemble pas, et le miracle qui peut intervenir pour l’un ne sera pas nécessairement accordé à l’autre, mais Haran en lui retiendra cela, à savoir qu’il a voulu se donner exemple pour sa foi en le dieu d’Abrabe et au bout de son itinéraire spirituel nous allons effectivement voir apparaître le messie d’Israël puisque David sera issu de la descendance de Lot, Lot qui est le fils de Haran. Or, ce Lot, il empoisonne la vie d’Avraham au début. Pourquoi ? Parce que ce plagiat de vie spirituelle n’est pas un. Chacun dans sa vie spirituelle évolue à sa façon, à sa manière.

Il est effectivement suivi par un maître, mais on n’imite pas les patriarches. Qui dit qu’il faut imiter les patriarches ? se conforme aux lois d’Israël et de Moshe, oui, les lois de la Torah, mais nous n’allons pas chercher à passer les tests des patriarches, épouser deux soeurs comme Yaakov, ni aller en Égypte, parce qu’il y a une famille en Israël, ni mener une guerre pour l’autre, qui a délibérément choisi une autre fois que celle d’Avraham, On n’a pas à provoquer un sacrifié, soi-disant pour D’, non, on n’élite pas la voix des patriarches. Les patriarches nous ont tout simplement suggéré, au travers de leur vie, ce que nous sommes appelés à affronter dans nos étapes d’évolution, et chacun à sa manière, chacun à sa façon, la vie spirituelle est toute individuelle.

Elle est collective dans la pratique des mitzvot, dans la pratique de la Torah, Mais dans la manière, évidemment, d’évoluer chacun à son rythme, chacun à sa sensibilité, chacun à sa façon, c’est totalement différent. Et c’est là peut-être la différence première que nous allons remarquer dans ces deux, disons, courants passent auxquels se débat Avraham. Je vous lise le texte parce qu’il faut toujours greffer les idées sur le texte. Avraham monte d’Egypte, il monte, le peuple juif est sorti d’Egypte, il n’est pas monté d’Egypte. Begama’er revrav ala Itam, ce qui sont montés d’Égypte, c’était la tourbe, ce qui effectivement c’était également joint à la population du peuple d’Israël, aux enfants d’Israël, Et ce sont eux qui ont par la suite pris la voie différente du dieu d’Israël puisque c’est eux qui vont initier le vô d’or, le péché du vô d’or, ce phénomène.

On le voit déjà chez Lot. Bah il y a Al Avram ibn Israïm, quand Avram monte d’Egypte, c’est bien, il fait monter avec Ubi, il amène avec Ubi son neveu Loth, Son neveu l’aute qui était jusqu’à présent un homme qui avait délibérément choisi de suivre la voie d’Avraham. Peut-être n’avait-il pas le choix, mais malgré tout il l’a fait et Avraham l’a considéré comme son enfant, paradoxalement. Il n’a pas demandé à D’ que Lot soit son héritier, comme il l’a fait pour Ishmael, vous me direz que Ishmael était après tout son enfant. Mais Lot se considère comme le véritable héritier spirituel d’Avraham. Nos âges disent qu’il ressemblait paradoxalement à Avraham, il avait le même trait, il avait le même visage, on pouvait se tromper.

Bon, passons ce détail, disons que tout simplement, il y a différentes facettes du judaïsme que chacun applique à sa manière et chacun implique à sa voix spirituelle ou un prime à sa un courant bien défini. Nous savons que cela peut être un courant hasidique comme ça peut être un courant litaïque comme ça peut être un courant traditionaliste etc. Il n’y a pas de définition du judaïsme si on l’a donné une définition. Nous savons quelles sont les limites, nous savons quel est le cadre des 613 mises-votes, mais celui qui ne pratique pas une loi dans les 613 mises-votes n’est pas pour autant Or du cadre du peuple juif, au mémoire, même un incirconci juif, il est appelé, il est virtuellement considéré comme circonci, par conséquent celui qui fait vœu de ne pas se servir des faveurs d’un incirconcile, il lui est interdit effectivement de profiter de quoi que ce soit, mais il ne lui est pas interdit de se servir et de profiter d’un d’un service rendu par un juif non circonci. Parce que ce juif non circonci, il est déjà virtuellement considéré comme laitant, sauf qu’il déroge à la pratique de la mitzvah.

Nous disons Haute-Bérite, le signe d’alliance que tu as gravé dans notre chair. Il est déjà gravé dans notre chair. L’autre, qui monte d’Egypte, croit que, finalement, il peut devenir un indépendant et ne pas rester régulier de la mainmise d’Avraham sur lui. Qu’est-ce que c’est que cette volonté de libération de l’autre ? Qu’est-ce qu’il le prend tellement ? Vous savez, l’autre détient et s’accroche à une ligne des rectrices d’Avraham qui est la pratique de la justice. Et la pratique de la justice, ce n’est pas une tâche, attention, si vous voulez véritablement être rigoureux dans votre façon de vivre votre judaïsme, que ce soit vis-à-vis de D’, que ce soit vis-à-vis de la société. Et ce n’est pas par hasard que l’autre va avoir un problème avec Avraham au niveau des bergers.

Mais au niveau des bergers, là aussi, c’est une symbolique. Parce que ces bergers, ce sont les disciples des uns et des autres. Et le texte dit « Akenahani vera perisi as ma’aretz ». Le Kananea et le Perisi est encore sur Terre s’il occupe la Terre. Alors est-ce qu’on peut, quand il a une propriété affirmée sur la Terre, qui est promise mais qui n’est pas conquise, Est-ce qu’il est permis d’aller, d’envoyer son troupeau-pêtre dans les chambres d’un ? Non. Mais l’autre considère que ces terres, remises à Avraham, à sa descendance, Avraham n’a pas de descendance, lui, il est le descendant et par conséquent ces terres lui reviennent. Cela, c’est une pratique que nous voyons encore de nos jours, à savoir que les terres qui sont là nous appartiennent, même si d’autres, les autres âmes, considèrent que tant que la terre n’est pas conquise et que la propriété n’est pas définitivement affirmée, Il faut continuer à vivre en bon terme avec le voisinage.

Pourquoi ? Parce que tout simplement, le peuple juif n’est pas là pour vivre seul, séparé des autres, séparé des nations. Si Avraham amène Avikulvi en Israël, l’hôte, et qu’il amène Avikulvi, et ta nefesh asherasou becharam, les hommes qu’il a convertis à Sarkozy, qu’il a gagnés à Sarkozy, ça veut dire qu’il entend même les associer dans cette, disons, occupation de la terre, dans cette vie commune sur cette terre. La propriété reste celle des enfants d’Avraham, ça reste celle de la descendance d’Ultraq, mais ceci n’empêche que d’autres peuples peuvent habiter à l’intérieur, gueltochaf, gueltsed, parce que nous ne pouvons pas concevoir notre existence sans les autres peuples. au-delà de la chaîne qu’est l’obligement, on dit au-bas, Mime a les doigts d’un.

L’Ouel éternel a clamé son nom, mais partagé avec les peuples tous ses faits, toutes ses actions. Et il est promis que, un… un… un goy à la fin des temps, il s’accrochera à l’habit d’un juif en lui disant « prends moi avec toi parce que D’ est avec toi, je le sais ». Je ne veux pas dire qu’il va pratiquer toute la Torah du juif et toute la Torah d’Avraham ou il va réclamer une partie de la terre pour lui-même. La terre d’Israël est le laboratoire spirituel du peuple juif, exclusif au peuple juif. Il y a une sainteté, ça c’est la différence entre l’esra légoïgadol, je ferai de toi un grand peuple, un grand peuple. Cela a été promis même à Ishmael. Ishmael, le malheur, je dis, ce sera un grand peuple.

Nous sommes un grand peuple. Un grand peuple, c’est du point de vue de la considération, parce que ce n’est pas nécessairement numérique, mais nous sommes koi kadosh. Nous sommes un peuple sain. Nous vivons dans un temps sain, nous vivons sur une terre sainte. Et c’est différent, c’est une autre dimension de vie, une dimension qui effectivement associe tout l’univers à une seule finalité. Mais cette idée n’était pas étrangère à l’Égypte, pourquoi ? Parce que l’Égypte, comme nous l’avons vu, se considérer comme étant un peuple qui, pour les autres peuples, il les a sous sa compte, il leur donne une autonomie, ils leur donnent une autonomie, mais ils sont, c’est colonisés. Il ne peut pas en être autrement lorsque nous voyons en global de masse une volonté de fondre l’homme de particulier dans la communauté internationale.

Vous n’avez plus de personnalité, vous êtes fondu dans la masse. nous devant, à ce moment-là, nous comporter comme tous les autres, mais nous comporter comme tous les autres, ce n’est pas pour rien qu’on nous a dit que l’Egypte s’est noyée et s’est noyée dans le nid. Ça veut dire que de cette réduction, de cette volonté d’animilation du moi, pour la société, la globalité, alors, de la mène à l’anéantissement de tout, les bêtes, nous devons sortir les jetes. Pourquoi nous devons sortir des Gilles ? Parce que nous devons marquer notre indépendance par rapport à cette idée globale d’un monde, d’une humanité où tout le monde pense comme tout le monde, tout le monde se nourrit de la même façon que tout le monde.

Nous devons affirmer chacun son moi. Bechor dor vadot, hayam vadam, ver ot et atsmu ki ilu yatsami mitzrayim. Sortir d’Égypte, mais en sorte de deux Égyptes, pas d’une seule Égypte. Nous sommes les mitzrayim, c’est un duel. Nous sommes entre deux courants qui nous menacent. Et quel est ce deuxième courant ? Ce deuxième courant, c’est celui de Sdomer. Sdomer, contrairement à l’Égypte, il pratique non pas Je lis, je larve, je larve, je lis. Ce qui est à moi t’appartient, est-ce que ce qui t’appartient m’appartient ? Et on peut, dans ce cas-là, changer, faire des échanges à tous les niveaux ? Non. Pour Osdorff, il y a une rigueur, il y a une justice. Tout le monde ne l’est pas avec une même chance, les mêmes facultés, les mêmes possibilités.

Et c’est le Créateur qui a voulu que ce soit ainsi. Et si le Créateur a voulu que ce soit ainsi, pourquoi moi je vais m’opposer à lui ? Non, pratiquer l’œuvre de charité, c’est aller à l’encontre de celui qui a décidé que telle personne sera pauvre. Le Baha-Jentop disait « zeleon maze bala elokim » « l’éternel a créé des forces contraires, une opposée à l’autre. Et de la même manière que nous pouvons trouver dans la sainteté, une certaine fierté de spiritualité d’être qui avance par lui-même, se réalise par lui-même sans devoir rester tributaire de l’un ou de l’autre. Un enfant, il est conçu pour prendre un jour ou l’autre son indépendance et un disciple, bien sûr.

Le contraire, ce rêve, il ne va pas permettre un épanouissement, une rachoute, un renouveau, une connaissance. c’est comme ça. Alors pour les postes d’homme, il fallait à tout prix se maintenir dans cette stricte justice que D’ a imposé à son nom et on a posé la question à Rabbi Strachowin Mais une fois, quel serait l’exemple plutôt du mécréant dans l’impureté ? Il a dit que le mécréant dans l’impureté, c’est celui qui fait une œuvre chafitable. parce que il le fait dans un esprit de domination de l’autre, de la manipulation de l’autre, et nous vainculer de l’autre, parce que je suis son bienfaiteur, un esprit paternaliste, quel qu’il soit, est une manière de dévier la loi de ce trajectoire pur, mais n’empêche ça c’est important. Ce dôme est condamné à être détruit, oui, elle est condamnée à la destruction, à l’anéantissement, parce qu’on ne peut pas vivre selon les critères de la justice pure, mais on ne peut pas non plus vivre selon les critères de l’Egypte à savoir chez l’archélie et chez l’échelade et on va fondre le tout comme fait Youssef en Égypte, et bien on va nationaliser toutes les terres et ce sera pour pharaons et même D’, sera la possession ou la propriété du roi d’Égypte lié au l’évangéensité ?

Non. Il faut trouver le moyen terme entre les deux. Entre ce mouvement de gauche d’un côté, je voudrais tâcher, et ce mouvement de droite. C’est vrai que chacun, effectivement, garde ce qu’il a parce que il a travaillé pour, il a réussi, il s’est aidé, il a réussi. C’est important. Quand Balot se permet de prendre la femme de Avraham, parce que là on se change les femmes aussi. Pourquoi pas ? Avraham ne prie pas pour lui. Parle en haut, subis les conséquences de son acte. Il y a des légalimes, il y a des plaies qui l’atteignent. Mais attends, je veux dire qu’on ne dit pas, Avraham. On ne dit pas, parle en haut. Demande à Avraham qu’il prie pour toi.

Et Avraham n’intervient pas du tout. Mais par contre, le lendemain, Paro restitue Sarah Avraham, et voici qu’il va l’accompagner de nombreux présents, de nombreux cadeaux. C’est ce qui fait la richesse d’Avraham, c’est ce que les enfants d’Israël sortiront Également, alors que les Égyptiens, on leur inflige des plaies de partout, et on ne prie pas pour eux. Entre quand il s’est agi d’Aviméler, qui a pris également la femme d’Avraham Sarray, Hashem se révèle à Aviméler. Et alors qu’Avimeller ne l’a pas encore touché, il considère, il est en train de se poser la question si ce problème de frère et sœur est véridique. Mais lorsque la chaîne se manifeste à Avumel et Goudi, demande à Avraham qu’il prie pour lui, et Avraham prie pour lui.

Maintenant, nous savons très bien que l’autre va être l’otage de la guerre que va mener Nimrod, une ligue de quatre rois contre cinq, et nous allons l’étudier, nous verrons, Et on a pris un des teneurs qui lui tenait à cœur, au roi de Léon-Pas-que-à-Brahme. Vous avez été coupé quand vous avez dit quatre rois contre cinq. Pardon ? Vous avez été coupé quand vous avez parlé de la guerre des quatre rois contre cinq. Vous avez été coupé, si vous pouviez reprendre. Vous parlez de l’autre qui a été pris dans la guerre des quatre rois contre les cinq. Et puis là, votre vidéo était coupée. Alors, oui, il est intervenu, il est intervenu pour l’autre, il a libéré, il a mené le combat, alors qu’il s’était séparé de lui. C’est Avraham qui a demandé à l’autre, pour ne pas qu’il y ait confusion, de se séparer, qui, c’est Anachim Ahim Anachnou qui apparaît maintenant dans les discours entre les différents courants au sein du peuple juif. Attention, cela a été évoqué pour une séparation, pas pour nous retrouver ensemble.

Elle nous parlait, elle est là, elle parlait de Mealaï, nous sommes frères parce que nous sommes frères. Il faut qu’on se sépare. Quelle aberration. Si nous sommes frères, non, on ne peut pas séparer. Non, nous partageons des valeurs et le partage de ces valeurs fait que nous sommes frères. Mais cela ne veut pas dire que nous devons être identiques les uns aux autres. Nous ne devons pas être, nous ne devons pas aller du même au même. Chacun reste dans sa voie. Si, en fin de compte, tu considères que la voie de la justice est celle qui te convient le mieux parce que c’est celle qui est pratiquée par cet homme, Mais moi, je garde celle du hesed.

Vous savez, Ishmael, lui, se démarque par l’accueil qu’il réserve à ses invités à la Nozène. C’est toujours la porte ouverte, la pratique de la bonté. Les descendants des chemins sont forts là-dedans, une pratique de bonté qu’ils ont héritée de Avraham et qui fait que l’un seuf s’efface devant l’autre. C’est cela. Avraham ne prit pas pour l’Égypte, il prit pour ce Dôme. Pourquoi elle prévose donc ? Parce que la réalité se donne pour autant qu’elle intègre le chéli-chélach-véchélach-chélis égyptien, alors ce sera effectivement l’époque messianique. Vous savez dans l’époque messianique, On a tracé la voie à deux messiaen, Mashiach ben Yosef et Mashiach ben David. Mashiach ben Yosef, c’est lui qui considérait que tout devrait être sous une même enseigne, Une seule et unique enceinte, seulement ce ne sera pas Pharaon, le roi Pharaon, ce sera au créateur de l’univers, vers disons converger tous les courants de pensée vers l’idée suprême d’un dieu qui a créé l’univers et qui veille sur son univers, ça c’est c’est Machiaveld David, mais le pain sera cédé à Machiaveld David, Machiaveld David c’est qui effectivement veillera à ce que chacun dans ce monde mécanique garde, c’est ce qui l’écoloise, ce qui le caractère, ce qui le définit, ce qui l’individualise et qui mais il a, si vous voulez, un autre courant qui lui permet de ne pas tomber dans les travers de ce dos.

C’est la raison pour laquelle, dans cette Parachute de la Christe, la Torah a tenu nous mettre en face de deux mouvements de pensée que vont se disputer les hommes autour même de l’unité d’Avraham, parce que dans le mouvement d’Avraham, il y aura les hasidines d’une part qui sont pour une, effectivement, une homogénéité totale et un ton de soins, une ouverture des portes caractéristiques d’Avraham et de Gauche-Marée, et de l’autre côté, un mouvement très rigoureux, celui de l’Itaïm, celui du monde de l’Alahain, de la stricte observance, mais qui est plus conservateur, et on ne va pas exclure ni l’un ni l’autre, mais c’est la, disons, la somme de ces deux ronds qui font effectivement le messianisme du peuple juif. Je reviens sur cette idée de Naassé qui est dans le le halsez et le mishmar qui est dans le dîn et la payane et la machéna de l’autre.

Alors ces deux, ces deux mouvements, nous allons les voir par la suite, il ne faut pas perdre de vue. Donc c’est cette séparation qui se fait au début avec l’autre. Ce que nous allons voir que lorsqu’on prend une voix et qu’on veut à tout prix de l’imiter ses seuls voies, alors on précipite sa peau, c’est son anéantisme. Il s’avère que ce n’est pas ce qu’il fallait faire et les gens vont devoir corriger et nous faisons que corriger chaque fois par la suite les mouvements de largesse que que nous avons eues, mais aussi les mouvements de rigueur que nous avons imposés. Savoir faire l’équilibre des choses, cela va plus dans le sens de l’hôte de Mitzraïd, de David, plutôt que de Joseph, de Machiavelle, parce qu’à propos de Stone, il est dit qu’elle gagne la chaîne, la ville des hommes, quand l’homme choisit toute la plaine du Jourdain et qu’il s’éloigne de l’Est, non ce n’est pas à l’Est d’Eden, il s’est éloigné de celui qui est antique au monde, celui qui est antique au monde, a considéré que le monde ne pouvait pas tenir par la justice et qu’il fallait lui associer la tribu de Brunet.

Et c’est ce qui s’est passé, alors c’est la raison pour laquelle quand Avraham se sépare de l’autre. À ce moment-là, il y a une nouvelle promesse de D’ d’attribuer la terre à la descendance d’Avraham. Mais qu’est-ce qui est dit cette fois ? Il y a une petite différence, il y a une petite nuance. L’éternel est malheureux parce qu’Avraham s’est séparé de l’autre. Mais tant qu’Avraham était avec l’autre, le Père-Neige n’était pas tout à fait satisfait, il n’était pas content. Mais il se réveillait lui. Il n’avait pas les doutes, mais il n’y en avait pas. Alors, il y a deux choses d’une. Ou bien il faut être avec l’autre, ou bien il ne faut pas être avec l’autre.

Alors il y a deux explications à l’autre. L’autre qui est le visage d’Avraham reproduit, ou bien l’autre, dans sa traduction aramienne, je ne veux pas dire masque, dans sa traduction aramienne je veux dire malédiction. malédiction quand on ne garde que l’euse et cela risque d’avoir des conséquences désastreuses sur la terre, sur la propriété de la terre, parce qu’à ce moment-là faut-il kenani perisi ? Perisi c’est celui parouz ouvert, c’est c’est celui qui dit que la terre d’Israël est sans frontières, elle appartient à tout le monde. Et la Hanne, c’est celui qui la réclame à soi. Elle est uniquement pour soi-même, pour saint Susan. Mais pour la terre d’Israël, c’est effectivement une terre sans frontières, c’est une terre exclusive à Israël et c’est la raison pour laquelle D’ fait une nouvelle déclaration à Avraham en lui disant Cette terre, tu la vois, je la désommerai à ta descendance, à Dholam, à Shammé.

Et ta descendance sera comme le sable de la terre. Mais le sable de la terre c’est quoi ? C’est celui qui arrête le mouvement des vades, risquent de noyer la terre. Il y a aussi une portion numérique du peuple juif, ce n’est pas possible. Par ailleurs, on a dit « ke’atahamad mikolahamim », l’éternet vous a choisi parce que vous êtes le peuple le moins nombreux de toutes les nations. Et nos sages ont interprété, c’est celui qui sait se réduire par rapport à toutes les autres nations. Et c’est le sens qu’il faut donner au texte ici. à savoir que on ne le tient pas tout à fait en place sur des sables mouvants. A Farah Aretz, le comité l’Ekhba Aretz, marche sur ces terres les Orka Orochba, Tilecha et Temena et cette pointe où il va construire son hôtel à Hebron.

Hevron, c’est le nœud de jonction, de jonction du spirituel et du matériel, de la terre d’Israël ici bas et de la terre d’Israël telle que nous.