Vayehi — l’instrument de la famille

par le Rav Raphaël Benizri

Ce cours clôt le livre de Béréchit en posant une condition préalable à toute histoire : sans cellule familiale constituée, il n’y a pas de peuple. Le Rav Raphaël Benizri relit alors les générations précédentes comme une suite d’échecs du dialogue, d’Adam et Hava jusqu’à Yossef et ses frères, puis reprend la question du droit d’aînesse chez les quatre fils premiers-nés de Yaakov. La seconde moitié du cours part d’un détail matériel du texte — l’espace blanc de neuf lettres qui manque devant Vayehi — pour expliquer pourquoi la famille de Yaakov ne s’accomplit qu’en exil. Le cours se referme sur le Chema récité au chevet du père.

Le Rav part de l’absence de parole. Adam et Hava n’ont pas de projet à échanger au-delà des contingences ; Kayin tente un dialogue que Hevel juge impossible ; la génération du déluge, celle de la dispersion, Avraham et Lot, Itzhak et Ishmaël, Yaakov et Essav : chaque fois la parole manque, se referme ou tourne à la violence. Yossef est celui qui parvient à retrouver le discours unificateur des patriarches entre frères.

Reste alors le second obstacle, la préséance de l’aîné, que le cours suit jusqu’à Ephraïm et Menaché, puis jusqu’à Moché et Aharon. La dernière partie explique les neuf lettres blanches par les dix degrés d’une pensée, s’arrête sur le sommeil comme régénération, et lit dans la parasha « fermée » à la fois la condamnation d’un séjour prolongé en Égypte et le retour de Yaakov à son nom terrestre.

Ce que dit ce cours

Tant que la famille n’est pas constituée, aucune histoire n’est possible. Le livre de Béréchit s’achève, la famille d’Israël est formée, et l’histoire du peuple pourra commencer avec le livre de Chemot. La cellule familiale est indispensable à l’édification d’un peuple sur des bases saines. Or jusque-là ces bases n’étaient pas sûres, et ce qui les perturbait d’abord et avant tout, c’était l’absence de dialogue.

Adam et Hava n’ont rien à se dire au-delà du quotidien. Il faut supposer qu’ils parlent des contingences de la vie, indispensables mais élémentaires. Au-delà de ce discours, il n’y a pas d’idéal, pas de projet de vie, et par conséquent aucune discussion ne s’instaure entre eux. Ils restent dans leur état de nudité première. Kayin et Hevel, eux, n’échangent aucun propos : Kayin a pourtant essayé d’amorcer le dialogue avec son frère, mais Hevel a estimé que ce dialogue était impossible : il n’a pas répondu, il a observé le silence, et Kayin l’a tué. Lemekh, lui, amorce bien un dialogue avec ses deux femmes, mais sur la base de la violence, puisqu’il demande à se justifier d’un mort — et là encore elles ne répondent pas.

Noah a estimé n’avoir aucun compte à rendre à sa génération. Il se suffisait de ce qu’il obtenait par lui-même, du salut qui lui était accordé, de la grâce qu’il avait trouvée. Et même sur le plan familial, des choses se passent ensuite qui ne sont pas à son honneur. La génération de la dispersion, elle, a bien essayé un idéal de vie et un projet — mais c’était celui d’une pensée unique et imposée, où tout le monde devait penser la même chose et suivre la même direction. Échec. C’est sur Avraham qu’on misait pour la reprise de la parole, et il la tente avec Lot ; mais leurs voies ne se rencontrent pas. Avec Itzhak et Ishmaël, de nouveau l’absence de dialogue : ils ne se parlent pas, Ishmaël déteste simplement son frère. Avec Essav et Yaakov, il y a une amorce de dialogue, mais intéressée, et finalement le rejet de l’un par l’autre ; ici encore le discours tourne à la violence, comme s’il reprenait celui de Kayin et de Hevel.

Avec Yossef et ses frères, l’échec se produit à l’intérieur d’une même famille. Ils n’arrivent pas à se parler, et c’est là qu’il faut parler de chaleur : tant qu’il n’y a pas de chaleur dans la cellule familiale, comment continuer ? On n’a même plus envie d’amener des enfants au monde. Or c’est précisément Yossef, le frère renié par ses frères, qui va réussir à retrouver un dialogue entre eux et à retrouver le discours unificateur des patriarches.

Reste le droit d’aînesse, que la nature impose. L’aîné est le fils unique, le fils chéri ; quand le second enfant paraît, il n’est plus le fils, il devient le frère, et cette situation lui déplaît. Il y aura donc toujours une tension entre l’aîné et le cadet. C’est ce qui a fait l’objet de la discorde entre Kayin et Hevel, entre Ishmaël et Itzhak, entre Essav et Yaakov. Yaakov, instruit par toute son expérience, entreprend de réaliser des engendrements qui tiennent la route et ne disloquent pas la famille.

Réouven est un modèle de fils parce qu’il concède son droit. Lea ne le nomme pas d’un nom qui la désigne, elle dit : voyez un fils. En quoi est-il un modèle ? Parce qu’il ne revendique pas le droit d’aînesse et se tient prêt à le céder. Ce qui importait le plus à Lea, c’était d’avoir un enfant de Yaakov, et elle marque la différence entre son fils et le fils de son beau-père. Non seulement Réouven ne réclame rien, mais c’est lui qui cherchera à tirer Yossef du puits où ses frères l’ont jeté.

Il y a pourtant trois autres premiers-nés dans cette maison. Le second est le fils de Bilha ; mais Rahel donne sa servante à Yaakov dans le seul but d’avoir elle-même des enfants — ce que nous appellerions aujourd’hui une mère porteuse. Comme il ne s’agit que d’une voie de passage, d’un pont, ce droit d’aînesse-là ne sera pas considéré. Il en va de même pour Zilpa : Lea avait déjà quatre enfants qui suffisaient amplement, et ce n’est qu’un surcroît qu’elle recherchait ; ce droit d’aînesse ne sera pas retenu davantage.

Rahel, en nommant son fils, demande déjà le suivant. Quand D’ lui donne un enfant, elle remercie en disant qu’Il a mis fin à son humiliation, à sa honte. On aurait pu attendre qu’elle le nomme d’après cette fin de la honte ; elle le nomme Yossef, c’est-à-dire : qu’Il me donne un autre enfant. Voici donc un aîné pour lequel on demande aussitôt un Binyamin. Yossef sera bien reconnu comme premier-né, mais la royauté ne lui sera pas donnée, parce qu’il a attiré sur lui l’animosité de ses frères : elle ira à Yehouda.

C’est chez les fils de Yossef que la concession du droit d’aînesse se réalise vraiment. En bénissant Ephraïm et Menaché, Yaakov croise ses bras : la main droite sur le cadet Ephraïm, la main gauche sur Menaché l’aîné. Il donne la préférence à celui qui a consacré tout son temps à étudier auprès de son grand-père, tandis que Menaché était le bras droit de son père dans la gestion des affaires de l’Égypte. C’est ainsi que la bénédiction des enfants a été instituée sous les noms d’Ephraïm et de Menaché. Le droit d’aînesse devient ainsi un dédommagement matériel, et rien de plus : en aucun cas l’aîné ne peut prétendre à une mainmise spirituelle sur la direction de la famille, à moins qu’il ne le mérite véritablement. L’aboutissement et la consécration de ce principe se trouvent chez Moché et Aharon.

La résistance en Égypte commence par des enfants qui réclament des naissances. Étant donné les mesures et les restrictions imposées par Pharaon, les familles se séparaient et ne voulaient plus d’enfants. Myriam est allée dire à ses parents que les restrictions ne suffisaient pas et qu’en arrêtant toute vie conjugale ils aidaient Pharaon à en finir avec le peuple juif. C’est ainsi qu’Amram a repris sa femme Yokheved et que Moché est né, alors qu’ils avaient déjà Aharon et Myriam, et qu’Aharon était l’aîné. Aharon avait dirigé les affaires de la famille pendant l’absence de Moché condamné à l’exil. Aussi Moché refuse-t-il la mission en disant d’envoyer celui qui a été jusqu’à présent l’émissaire, c’est-à-dire son grand frère, à qui cette charge revient. D’ le console en lui disant d’aller : non seulement Aharon acceptera que son cadet dirige, mais il s’en réjouira. Se réjouir d’un droit d’aînesse concédé et reconnu au frère cadet, c’était bien le projet de toute l’histoire de la famille des patriarches.

Yaakov n’a connu la sérénité que pendant dix-sept ans, en Égypte. Toute sa vie n’avait été que souffrance et lutte. On s’est demandé si ce n’était pas cette famille nombreuse qui lui avait donné du fil à retordre, ou seulement le cas de Dina, l’unique fille qu’il a perdue, et celui de Yossef, qu’il aimait tant et dont il a été séparé des années durant. Certains exégètes en tirent qu’il ne faudrait peut-être pas s’aventurer à fonder une famille nombreuse, dont l’harmonie et l’éducation exposent à l’échec.

Il manque devant cette parasha l’espace blanc de neuf lettres. Entre une parasha et une autre, on laisse toujours cet espace pour marquer le passage. Or Vayehi est collée à celle qui la précède : l’espace n’existe pas, comme si l’une ne pouvait pas s’écrire sans l’autre. Ce blanc n’est pas rien : chaque lettre a quatre résonances — la lettre proprement dite, le chant qui l’accompagne, le sens que lui donnent les couronnes placées à son sommet, et le blanc qui l’entoure. La lettre est autonome ; si elle est collée à une autre, la lecture du rouleau n’est pas valable et il faut le mettre de côté jusqu’à ce qu’on les sépare.

Pourquoi neuf, et non dix ? Parce que tout se compte par dix : dix sphères dans la constitution de l’être, dix étapes d’une pensée, dix étapes de la création, dix commandements, dix plaies. Une pensée arrive à l’état brut par une illumination venue de l’extérieur, passe par l’analyse, revient à la synthèse ; il faut ensuite vérifier si elle est éphémère ou si elle se perpétuera au-delà du moment présent, car toutes les solutions que nous trouvons peuvent n’être valables que dans un laps de temps donné ; il faut enfin l’art de la traduire, la poésie par laquelle on la communique, pour qu’elle devienne un élément de base de la réflexion. Après ces neuf étapes, le dixième élément est toujours le projet d’avenir, qui enclenche un nouveau cycle. Le sommeil est ce blanc dans notre vie : lorsque nous fermons les yeux et laissons nos idées au repos, elles ne sont pas tout à fait au repos : c’est là qu’elles prennent leur place et qu’elles mûrissent. Le sommeil régénère la pensée, et ce que nous acquérons ainsi vaut parfois mieux que ce que nous avons étudié pendant le jour et qui reste confus dans notre esprit. C’est pourquoi la sieste du Chabbat est recommandée, et le Ari disait accéder pendant ce sommeil-là à des révélations qu’il n’avait pas le reste de la semaine.

Cette parasha ne nous laisse pas cet espace de pensée, et pour cause. Les neuf espaces disent d’ordinaire : vous avez fini une parasha, essayez maintenant de l’intégrer, de la vivre, de lui donner une place dans votre vie. Ici, rien. C’est que la famille de Yaakov ne se réalise pleinement qu’en terre d’exil, en Égypte. Les dix-sept années de plénitude sont un bon chiffre, valeur numérique du mot qui signifie le bien. Le peuple forge son identité en Égypte, il adhère de plein gré à la Torah révélée au Sinaï, et l’on dit que c’est seulement à Pourim qu’il a adhéré de plein gré à la loi orale. Si cette famille ne s’accomplit pas en terre d’Israël, c’est que le peuple ne peut se réaliser ni physiquement ni spirituellement sans la dimension universelle des autres. Il ne faut donc pas chercher ici d’explication : Vayehi est tout naturellement la suite du dernier verset, qui dit qu’Israël s’est installé en terre d’Égypte, en terre de Gochen. Gochen était le quartier juif, et il ne leur suffisait pas : ils avaient besoin de s’étendre et de s’implanter.

En terre d’exil, nous redevenons Yaakov. Jusqu’ici le texte disait qu’Israël s’était installé ; il dit maintenant que Yaakov vécut en terre d’Égypte. Israël est la dimension spirituelle, Yaakov la réalité physique. En exil nous sommes Yaakov, cette image première de l’enfant tenant le talon de son frère et l’empêchant d’aller plus loin, ou bien marchant dans son sillage pour ne pas le perdre. Chez nous, nous sommes Israël, et à ce moment-là l’identité est entière.

Rachi donne une première raison : à la mort de Yaakov, les yeux et le cœur se sont bouchés. Bouchés par les affres de l’asservissement, quand les Égyptiens ont commencé à les exploiter. En réalité l’exploitation n’a commencé qu’après la mort de Yossef, non du vivant de Yaakov. Pourquoi alors l’œil et le cœur ? Parce que l’œil est ce qui analyse et distingue, et le cœur ce qui ressent : ce sont les deux manières de saisir un événement. Les deux ont été bouchés, et ils n’ont pas vu les conséquences de ce qui leur semblait une vie agréable en Égypte, en bonne entente avec les autres cultures. Il y a donc une condamnation de ce séjour prolongé et volontaire : ils auraient pu dire, du vivant de Yaakov : notre famille est constituée, nous pouvons rentrer au pays d’où nous sommes venus, puisqu’il est le pays promis. Yaakov, lui, ne voulait pas même d’une sépulture temporaire en Égypte — à la différence de Yossef, qui demande seulement qu’on transporte la sienne au moment de la libération. Yaakov fait jurer à son fils de transporter immédiatement son corps, tant il était attaché à la terre de ses ancêtres, lui qui n’était descendu que sur ordre de D’ et sur la promesse de la Chekhina de l’accompagner et de le faire remonter.

Le second commentaire de Rachi signale une insuffisance du premier. Yaakov a cherché à révéler le terme, la finalité de cette histoire, et cela lui a échappé : son pouvoir prophétique l’a quitté. Il s’est alors demandé pourquoi. Il savait pourtant l’alliance conclue avec Avraham, qui annonçait le séjour en Égypte dans de dures conditions avant que le peuple ne forge son identité et n’en sorte avec la soif de la liberté. Et le premier message à porter à l’univers entier, c’est la liberté d’action et la responsabilité engagée de chacun dans la réalisation du monde. Or quatre lettres manquent aux noms des douze tribus que le kohen portait sur son pectoral les noms de toutes les tribus, pour les associer à son service. Or deux de ces lettres absentes forment le mot qui désigne le terme, et deux autres forment le mot qui désigne la faute. Yaakov s’est donc demandé : si l’on m’empêche de révéler ce terme, est-ce que quelque chose s’arrête au niveau de mes enfants ? Peut-être cette paix entre eux n’est-elle qu’une manière de ne pas le faire souffrir, une paix qui n’a pas encore fait ses preuves parce que le père n’est pas encore absent.

Une fraternité ne se vérifie qu’une fois les parents absents. C’est à ce moment-là qu’on voit si l’entente tient. Yaakov se dit que ses fils se garderont peut-être, après sa mort, de régler les problèmes. C’est alors que ses enfants récitent à son chevet la profession de foi, pour lui dire que de la même manière qu’il a une foi entière en Celui qui unit le ciel à la terre, ils sont eux aussi unis par cette même foi. Et le geste qui accompagne cette profession de foi est de fermer les yeux : c’est un au-delà, ce n’est pas quelque chose que nous allons raisonner ni qui obéisse à une logique quelconque. Cette foi est présente en nous, et lorsqu’elle sera mise à l’épreuve, elle s’affirmera. C’est pourquoi il est conseillé de la réciter en communauté : on attend que chacun arrive à cette partie de la prière, ou l’on se joint à ceux qui la récitent, parce que c’est là la marque de notre affiliation — nous sommes à la fois les enfants de Yaakov et ceux d’Israël.

Transcription intégrale du cours

Oui, alors bonsoir tout le monde d’abord. Heureux de vous retrouver après la fête de Chanukah. Nous sommes à la clôture du livre de Bereshit. La famille d’Israël est constituée. L’histoire du peuple d’Israël peut commencer. Nous verrons cette histoire à partir du livre de Schmuck. Mais tant que la famille n’est pas normalement constituée, il est impossible de faire une histoire. La cellule familiale est indispensable à l’édification d’un peuple sur des bases saines. Or jusque-là, ces bases malheureusement n’étaient pas sûres. Elles étaient perturbées d’abord et avant tout par l’absence de dialogue. Adam Arishol n’entretient aucun dialogue avec sa femme. Je suppose qu’ils sont en train de parler de toutes les contingences de la vie au quotidien, mais au-delà de ce discours, disons, élémentaire et combien essentiel pour la vie, Il n’y a pas d’idéal de projet de vie par-delà ces contingences et par conséquent il n’y a aucune discussion qui s’instaurent entre eux.

Ils restent dans leur état de mudité première. Il en est de même des enfants de Adam et Chava, Cain et Ebel. Ils ne changent aucun propos. Cain a essayé d’amorcer le dialogue avec son frère Abel, mais Abel a estimé que c’était un dialogue impossible. Il n’a pas répondu, il a observé le silence. Alors, sur ce, Cain a tué son frère. Il y a quelqu’un qui a amorcé le dialogue, mais sur base de la violence, c’était les mères. Avec ces deux femmes, il demande effectivement à se justifier devant elles, Mais là encore, elle ne répond pas parce que c’est sur base du justification d’un mort. Enfin, nous arrivons à l’époque du déluge, l’époque du déluge également.

le noir a estimé que il n’avait pas de compte à rendre à cette génération. Il se suffisait de ce qu’il obtient par lui-même, d’une salut qui lui est accordée, de la grâce qu’il a trouvé au D’ de D’. Et même sur le plan familial, nous verrons qu’il y a des choses qui se passent, qui ne sont pas à son honneur. Doropal Agha lui a essayé effectivement un idéal de vie, un projet, mais c’était celui d’une pensée unique, d’une pensée imposée. Tout le monde doit penser la même chose. Tout le monde doit avoir la même direction de pensée. Échec. Avraham en mise sur lui pour la morse du dialogue. Effectivement, il le fait avec l’autre, mais il est obligé de se séparer.

Parce que leur voie ne se rencontre pas. avec Israël et Ishmaël, encore une fois absence de dialogue, ils ne se parlent pas. Ishmaël déteste tout simplement Israël. Elles savent, et y’a encore, amorce de dialogue intéressé et finalement rejet de l’un par l’autre. Ici aussi, le discours tourne à la violence, comme s’il reprenait le dialogue initial de Cahine et Hében. Et nous arrivons à Joseph et Zébrech. Joseph et Zébrech, à l’intérieur d’une même famille, ils n’arrivent pas à se parler. Et là, on peut parler de la chaleur. Or, tant qu’il n’y a pas de chaleur dans la cellule familiale, comment voulez-vous continuer ? On n’a même plus envie d’avoir des enfants, d’amener des enfants au monde.

Alors, il se trouve que Yosef qui est effectivement le frère oni par ses frères, lui qui va réussir à retrouver un dialogue entre frères et à cimenter, à retrouver le discours des patriarches unificateur de toute la cellule familiale. C’est bien, on aurait pu dire qu’avec ce langage retrouvé ou ce droit à la parole retrouvé, on peut déjà amorcer le deuxième plan, celui de la réalisation d’un peuple à partir de la première cellule familiale. Mais il y a un Il y a un autre problème qu’il faudrait régler. C’est celui du droit d’Ainès. Oui, l’aîné, lui, il est imposé par la nature. Nous l’avons déjà dit. Il est le fils unique, le fils chéri. Et lorsque le deuxième enfant apparaît, il n’est plus le ben, il n’est plus le fils.

il devient le A, il est le frère de situation qui lui déplaît. Donc il va y avoir toujours une tension. De fait, entre les nez, le cadet, et nous savons très bien quel a été l’objet de de discorde entre Kainebel, entre Ishmael et Yitzrak, entre Esam et Yaakov. Et Yaakov, lui, instruit par toute l’expérience qu’il a connue, il entreprend de réaliser les tolodotes, des engendrements qui vont tenir la route et qui ne vont pas disloquer la famille comme cela a été le cas. Parce que tant que la mythane n’est pas schéma, tant que effectivement les enfants ne sont pas unis sous le label de l’entente et de la concorde, il reste beaucoup à faire. Or chez Yacô, il y a quatre élèves. Le premier, celui de Lea s’appelle Réouben. Voyez mon fils, voyez un fils, elle ne dit pas Réoubeni, mais un fils, un modèle de fils. En quoi il est un modèle de fils ? Parce que il ne revendique pas le droit des naisses. Il le concède, il est prêt à le concéder. Pour les A, ce qui importait le plus, c’est avoir un enfant de Yaakov. Donc elle dit ma reu ma beni, les ben hammi. Regardez la différence ce qu’il va y avoir entre mon fils Réouben et le fils de mon beau-père, c’est à dire Aysen.

Là il n’y aura pas de discord. Donc effectivement Réouben nous le voyons. Non seulement il ne réclame pas son droit d’Ainès, mais encore il le concède à à Youssouf et c’est lui qui va chercher à tirer Youssouf du puits alors que ses frères l’ont jeté dans la fosse tellement il le détestait pour ses projets futurs, pour ses rêves de domination. Mais il y a un deuxième aîné, le deuxième aîné c’est d’un, c’est le fils de Bila qui est la femme, l’aide si vous voulez de Rahel. Mais la reine la donne à Yanko uniquement dans le but, elle, d’avoir des enfants. C’est-à-dire que c’est ce qu’on appelle aujourd’hui un prêtre ventre, une femme porteuse, porteuse du futur enfant que voudrait avoir à elle et qui serait l’aînée. Et étant donné que c’est tout simplement une voie de passage, un pont, alors son droit d’aînés ne sera pas considéré. Et l’on sera de même de Zilpa, l’autre concubine, qui est donnée par les uns à Yaakov et elle aussi, elle a déjà quatre enfants, mais elle veut en avoir d’autres. Alors elle se dit, bon, en attendant que je puisse à nouveau donner des enfants je vais donner ma servante à Yaako. Or ici c’est un plus, elle n’en a pas besoin réellement. Les quatre enfants qu’elle a suffisent amplement, mais non puisque c’est un plus qu’elle recherche le droit d’aînés l’on non plus ne sera pas considéré vient Rahel Rahel effectivement à cadeau jean loucheau lui donne un enfant elle le remercie en disant à sa féloïe maîtresse bati à sa féloïe maîtresse bati c’est à dire que l’éternel a mis fin à mon l’humiliation à ma honte, alors on aurait pu s’attendre à ce qu’elle le nomme Assa, mais non, elle le nomme Youssef, c’est-à-dire qu’il me donne un autre enfant. Voici donc un aîné qui est pour pour lequel on demande un Benjamin, ce sera Bignami, et celui-là, effectivement, sera un néné Bechor Chorro Hadarlo, celui qui sera reconnu comme Bechor, même si la royauté ne lui est pas donnée, parce qu’en fin de compte, il a attiré sur lui l’animosité de ses frères parce qu’il a attiré l’animosité de ses frères, la royauté ne lui sera pas accordée, elle sera plutôt donnée à Yehouda. Mais chez ses enfants, Ephraïm et Menaché, se réalisera vraiment la concession de ce droit d’Ainès, puisqu’Yachov, en bénissant les enfants de Yosef, il va croiser ses bras en mettant la main droite sur le cadet Ephraim et la main gauche sur celle de Menaché d’Ainé, en donnant une préférence au cadet qui lui a étudié, a consacré tout son temps à étudier auprès de son grand-père Yaakov alors que Ménaché était le bras droit de la gestion des affaires de l’Egypte auprès avec son père et on a instauré que la bénédiction des enfants des ornés sera « yesimcha eloqim ke ephraim vechim nashay » c’est à dire que le droit d’Ainès lui-même sera un dédommagement matériel si on veut de l’Ainé mais en aucun cas l’Ainé ne pourrait pas prétendre à une mainmise spirituelle sur la direction de la famille, à moins qu’il ne le mérite.

Véritablement, l’aboutissement de ce droit d’Ainès et sa consécration, tel qu’on vient de le définir, nous allons le retrouver plutôt chez Moshe et Aaron. Puisque, vous savez, après on dit que Yaakov a beaucoup souffert. Vechi Yaakov b’eret mitzrayim, Yaakov a viku en terre d’Egypte 17 ans. enfin il a connu la sérénité, le repos. Toute sa vie n’a été que souffrance, lutte. Alors on s’est aussi posé la question, ce n’est pas finalement cette famille nombreuse qui lui a donné du fil à retombe où c’est uniquement peut-être le cas de Dina, l’unique fille qu’il a perdue, et Joseph, qu’il aimait tant et duquel il a été séparé pendant des années, il se trouve que certains exagètes disent c’est peut-être la raison pour laquelle mener une famille nombreuse qui doute sa harmonie et affronter les possibilités d’échec l’éducation des enfants, peut-être il faudrait pas s’aventurer à avoir une famille nombreuse.

Dans le livre de Schémott, l’histoire va commencer par, ou la résistance va commencer, par des enfants qui demandent à leurs parents d’avoir d’autres enfants. Et c’est comme ça qu’Ainé moucher puisque étant donné les difficultés qu’il y avait en Egypte et les mesures, les restrictions imposées par Paro, les familles se sont séparées et ils ne voulaient plus avoir d’enfant et Myriam a a été dire à ses parents, ça ne suffit pas, les restrictions que nous impose Paro en vue de finir avec le peuple juif, vous l’aidez en ne mettant pas au monde des enfants et en arrêtant toute vie conjugale. Et c’est comme ça que Amram a repris sa femme, Yorhébet, qu’elle est mouchée, alors qu’ils avaient déjà Aaron et Myriam, et Aaron était l’aîné.

Et Aaron a dirigé les affaires de la famille tout au long de l’absence de mouchée qui a été condamné à l’exil. et voici que lorsqu’on revient en Egypte chargé d’une mission par D’, or cette mission il avait refusé en disant « envoie celui qui a été jusqu’à présent ton édicère et celui qui a été ton et ton émissaire jusqu’à présent c’est Aaron, mon grand frère, c’est à lui que revient cette charge et à Kadoch Waruchou le console en disant va, tu verras, comme il t’accueillera, il ne va pas se formaliser, verra ach’a ve sa ma’chmédiboh et non seulement il acceptera que tu sois le dirigeant Mais il va se réjouir. Alors se réjouir de ce droit d’Aenès concédé et reconnu à son frère cadet, c’était effectivement la projet de l’histoire de la famille des patriarches.

Maintenant, il nous reste un autre point à éclaircir. Lequel ? C’est que vous savez qu’entre une paracha et une autre, il y a toujours un espace blanc de neuf lettres qu’on laisse pour marquer le passage d’une paracha à une autre. Vous allez me dire pourquoi neuf ? pourquoi neuf ? Mais d’abord je dois faire remarquer que Vahiri, la paracha de Vahiri, est collée à celle de Vayigache. cet espace n’existe pas. Autrement dit, Vaiga chez Vaheri, c’est une seule parachat, comme si une ne pouvait pas s’écrire sans l’autre. On a supprimé cet espace de neuf lettres. Je vous avais dit, je crois, que dans chaque lettre il y avait quatre résonances. La première, celle de la lettre proprement dit.

La deuxième, celle du chant qui l’accompagne. La troisième, c’est le sens qui lui est donné au travers des couronnes, des pointes qui sont au sommet de la lettre et qui doivent attirer notre attention sur le sens de chaque lettre. Et la quatrième résonance, c’est dans le blanc qui entoure la lettre. l’être est autonome. Il y a un blanc. Si elle est collée, le sévertorat n’est pas valable. La lecture de sévertorat n’est pas valable. Il faut classer le sévertorat jusqu’à ce qu’on se par les lettres. Pourquoi ? Le non dit de chaque lettre. Chaque lettre a une certaine poésie, un répond à un au-delà de ce que je peux exprimer moi-même et qui effectivement relève d’une métaphysique, j’ai des difficultés effectivement d’accès. Maintenant, entre une parachat et une autre, il y a neuf espaces blancs. Pourquoi neuf ? Parce que de la même manière qu’il y a une constitution physique d’être de l’homme qui répond à 10 sphères de constitution, que une pensée répond aussi à 10 étapes d’évolution, que la création se fait en dix étapes, que les commandements sont au nombre de dix, que les fléaux également sont au nombre de dix. Une pensée, à partir du moment où vous l’avez par une illumination qui vient de l’extérieur et que vous analysez, elle arrive à l’état brut et puis elle passe par l’état de Bina, c’est-à-dire de l’analyse, elle revient à l’état de Tif-Hered, c’est la synthèse. Ensuite il faut vérifier si elle est d’une éphémérité quelconque ou si elle va se perpétuer au-delà du moment présent, parce que toutes les pensées, toutes les solutions que nous pouvons trouver, elles peuvent être valables dans un laps de temps bien déterminé et pas au-delà. Ensuite, il faut le hôte, il faut l’art de traduire, il faut la poésie, par laquelle, effectivement, nous allons la communiquer et faire qu’elle soit yesode, qu’elle devient yesode, c’est-à-dire un élément de base dans la réflexion.

Alors, quand nous nous sommes passés par ces neuf étapes, Alors, on peut, à ce moment-là, le dixième élément est toujours le projet d’avenir qui enclenche un nouveau cycle de pensée. Alors, le khamim dit que le sommeil qui constitue effectivement ce blanc dans notre vie, ou lorsque nous en avons étudié, nous en avons fermé, et que nous fermons les yeux et que nous nous sommes en train de laisser ces idées au repos, elles ne sont pas tout à fait au repos, C’est là qu’elles sont en train de prendre leur place, de mûrir dans l’autre esprit et de procéder à une génétique de pensée. On régénère notre connaissance. le sommeil régénère la pensée de l’être. Et ce que nous pouvons quelquefois acquérir au travers de ce repos, de ce sommeil, c’est mieux que ce que nous avons étudié pendant le jour et qui reste toujours un peu confus dans notre esprit.

Ça, Noachamim, c’est pour cela que la shena du Shabbat, dormir Shabbat, la sieste du Shabbat, elle est recommandée. Le Harizal disait qu’il accédait à des révélations pendant son sommeil du Shabbat, ce qu’il n’avait pas pendant tout le reste de la semaine, parce que c’est une de la régénérescence cyclique de toute la pensée d’eux. Alors nous avons ces neuf espaces qui séparent une paracha de l’autre et qui nous dit attention, vous avez fini une paracha ? Essayez maintenant de l’intégrer, de la vivre, de lui donner une place dans votre vie. Or va écrire telle qu’elle se présente, ne nous donne pas cet espace de pensée. Pourquoi ? Parce que je ne sais pas si vous l’avez remarqué, que la famille de Yaakov ne se réalise pleinement qu’en terre d’exil, en Égypte.

Il y a encore le vie ces années de tout repos et de jouissance puisque il s’agit de 17 années et 17 vous savez très bien que c’est un bon chiffre puisque c’est la valeur numérique de Thauve quand il va vivre cette plénitude de vie en Égypte, quand la famille se trouve parfaitement composée en l’Égypte. Quand le peuple d’Israël va se forger son identité en Égypte, quand le peuple d’Israël d’Israël va adhérer de plein gré à la Torah qui lui a été révélée à Sinai, c’est en exil. Pourim, Kiim, Ovi, Kibbutz, Wahy, Udim, on nous dit que c’est à Pourim seulement qu’ils ont accepté, adhéré de plein gré à la loi Oral. Pourquoi ceci ne se fait pas en terre d’Israël ?

Pourquoi cette famille n’est pas arrivée effectivement à se réaliser en terre d’Israël ? c’est le fait que le peuple d’Israël ne peut pas se réaliser physiquement et spirituellement sans la dimension universelle des autres. Et c’est la raison pour laquelle, ici, on nous dit, Il ne faut pas réfléchir, il ne faut pas chercher des explications. C’est tout à fait naturel que ce soit la suite. La suite de quoi ? La suite du dernier verset. Va yechev Israël be’eretz mitzrayim be’eretz gaushen. Israël s’est installé en terre d’Égypte, en terre de Gauchen. En terre de Gauchesne, c’est l’hôpital de l’époque, c’est effectivement le quartier juif, il est important, vai à Chazouba, mais il ne leur suffit pas. Ils ont besoin de s’étendre et de s’implanter là-bas, Vous avez besoin de vous mettre en haute, parce qu’ils ont besoin de se développer, de se misser de l’aise.

Vous êtes un corbe. Alors jusqu’à présent on a parlé de, vous êtes chef Israël. Israël, c’est la dimension spirituelle de Yaakov. Yaakov, c’est sa réalité physique. Alors, voyez Yaakov et Eretz Mitzraim quand nous sommes en terre d’Égypte. Attention, nous redevenons Yaakov. Quand nous redevenons Yaakov, nous sommes là, cette image première de la naissance de Yaakov, tenant un sable au talon et l’empêchant d’aller plus loin ou bien allant dans son sillage parce que nous ne voulons pas le perdre. Nous sommes Yaakov, en terre d’exil nous sommes Yaakov. Chez nous, nous sommes Israël. À ce moment-là, l’identité est entière. C’est le premier renseignement de cette absence de blanc entre la Parachat de Veigas Et la dernière parachat, ou le dernier chapitre maintenant, qui clôture la vie de Yaakov.

Mais en lisant Rachid, nous avons un autre son de gauche. Yaakov a vécu en terre d’Egypte, 17 ans, je lui rappelle un peu ces 17 ans qu’il avait vécu avec Yosef, où il était tout heureux de retrouver son fils, le portrait de Rahel. Et il y a deux parashies qui font éteindre les années de vie de Yaakov, 7 ans et 40 ans. 147 ans. Nous verrons un peu pourquoi cette vie de Yaakov est présentée de la sorte, mais le parallèle, il y a deux parashies qui font état de cette importance de la vie, ce descriptif c’est Haye Sarah, la vie de Sarah qui présente le modèle féminin et Wehi Hakko qui présente le prototype de vie du masculin.

et les deux portent l’enseigne de Hayim la vie. La vie Haye Sarah, la vie de Sarah, vehi Yaakov Yaakovvi. Alors, Rachidi, la ma parasha Zostuma, pourquoi cette parasha est-elle fermée ? Les filles s’étonnent que le niftali Yaakov a vingu parce que lorsque est mort Yaakov, notre père, n’estimou ainehem v’nibam she’l Israël. Parce que à la mort de Yaakov, n’estimou ainehem se sont bouchés les yeux et le le cœur d’Israël, mitzalat ha-shi’avut, par quoi ? Par les affres de l’esclavage, de l’asservissement. Chez Yitrilou, les Shabedin, quand les Égyptiens ont commencé à les exploiter. En réalité, les Égyptiens ont commencé à les exploiter qu’après la mort de Yosef, pas du vivant de Yacou. Pourquoi on nous dit que Mr. Mour, Einem, Vili Bam, vous savez ce que c’est, Aïn, Velev, pourquoi on a dit Aïn, Velev, puisque le Aïn c’est celui qui analyse, c’est qui distingue et le lève c’est celui qui sent, c’est le Réguech. Donc il y a deux manières effectivement de saisir un événement, soit par le lève, soit par le haïn, soit par le sécré. Alors ici les deux ont été bouchés, ils n’ont pas vu quelles quelles seraient les conséquences de ce qu’ils considèrent comme il fait bon de vivre en Égypte.

Comme il fait bon effectivement de s’entendre avec les autres cultures, de vivre en harmonie avec les autres. les conditions de vie ne sont pas mauvaises, mais ils n’ont pas été au-delà de ce qui se profilait pour eux à longue vue. Ils avaient la possibilité du vivant de Yaakov à dire bon maintenant nous avons atteint la constitution de notre famille, nous avons la cellule, nous pouvons effectivement retourner du pays duquel nous sommes venus et nous installer là-bas puisque c’est le pays promis. Donc il y a une condamnation de ce séjour prolongé, volontairement en Egypte, alors que Yaakov ne voulait même pas de la Kémoura en Egypte. Yaakov ne voulait pas entendre, être enterré, un laps de temps en Egypte.

Ce n’est pas comme Joseph qui dit que quand vous serez libéré, n’oubliez pas de prendre ma sépulture d’ici et de la transporter dans la ville de Shrem. Non, ici, il y a un cof ne veut pas. C’est-à-dire que s’il est de passage en Egypte, il considère que sur ordre de D’, puisque la shékhina a promis de l’accompagner, alors qu’il ne voulait pas descendre en Egypte, Et lui a dit « Allo riach ha gamalot, moi je te ferai monter » Alors les enfants d’Israël auraient dû comprendre d’autant plus qu’il a fait jurer son fils Yosef de transporter immédiatement son corps en Israël. tellement il était attaché à la terre de ses ancêtres. Ça c’est le premier commentaire.

Mais quand Rashi apporte un deuxième commentaire, ça veut dire qu’il y a une insuffisance dans le premier et qu’il faut compléter par le second. Alors le second c’est d’avoir un réel que l’on traduit par autre interprétation ou autrement dit Je biquais chez les galotes et à quête les vannes de Nistar Mumen. Il a cherché à révéler le projet final, la limite du temps, c’est-à-dire la finalité de cette histoire. Et finalement, Nistar Mumen se lui a échappé. c’est-à-dire que son pouvoir prophétique l’a quitté. Alors il a commencé à se demander pourquoi, pour quelle raison. D’abord, il faudrait essayer d’expliquer qu’est-ce que c’est qu’il a voulu révéler le quête saint-saison, le projet final. Oui, on a bien dit à Avraham que Gerizah, Aham et Erzoulayn, Yaakov était au courant de cette alliance entre les morceaux de D’ avec Avraham et qui lui a annoncé que le peuple allait, effectivement, séjourner en Égypte dans de dures conditions avant de forger son identité et de sortir d’Égypte avec la soif de la liberté.

Et le premier message qu’il devait apporter à l’univers entier, c’est la liberté d’action. et la responsabilité engagée de chacun dans la réalisation du monde pour le bien, au hasbéchalom pour le mal. Il a voulu en quelque sorte réconforter ses enfants et à travers eux sa descendance. Nous verrons d’ailleurs que lorsque il va leur parler, il va se contenter de dégager tout simplement l’identité et les possibilités de chaque enfant. Mais ceci ne l’a pas empêché de s’inquiéter du fait de la disparition soudaine de son don d’inspiration. On l’a empêché. On l’a empêché de révéler quoi, Lucas? Alors si on l’a empêché de révéler Lucas? Vous savez, dans les noms des enfants d’Israël, que le Koh-Hin portait sur son pectoral, parce que étant donné que le peuple était constitué de Kohanim, un peuple de Kohanim pour les autres nations. Donc le Cohen représentait toutes les tribus d’Israël quand il faisait son service au sanctuaire. Il portait le nom de toutes les tribus sur son pectoral pour les associer à ce service au sein des saints. Mais il y avait quatre lettres qui ne figureaient pas dans les noms des douze tribus, les quêtes. Le Kouf et le Tsandi, le Kouf et le Tsandi, qui sont quetz, or vous savez qu’en fait ça dit on veut dire quelque chose dans le contexte milique, ce n’est pas le moment. Mais il y a deux autres lettres qui manquent, c’est le chet et le tét, le chrète et le tête. La conjonction de chrète et tête c’est chrète, c’est le péché. Au chrète, il n’y a qu’une ouverture vers le bas et c’est la raison pour laquelle. Bon, elle représente une brisure, une cassure. Alors, Yaakov s’est demandé si on m’empêche de révélé le ques, cela veut dire qu’il arrête au niveau de mes enfants. Il y a peut-être quelque chose qui ne sonne pas bien, que ce chalôme est un chalôme tout simplement pour ne pas me faire souffrir. Il n’a pas encore donné ses preuves parce que le père n’est pas encore absent.

Or, une véritable fraternité se vérifie quand le père est déjà absent. Quand les parents sont absents, à ce moment-là, on voit si véritablement cette fraternité, cette entente va tenir l’ordre. Alors il s’y dit que peut-être c’est tout simplement une façon de me consoler, mais que chacun se garde après la mort du père de régler les problèmes. C’est à ce moment-là que les enfants de Yaakov nous savons ce qui se passe dans ton nous le devinons. La profession de foi d’innostage a été récité par les enfants de Yaakov à son chevet pour lui dire que de la même manière que tu as une foi entière dans le Ehad en unité de celui qui unit le ciel à la terre, de celui qui est à l’origine de la création, de celui qui est le maître de toutes les créatures, sachent que nous aussi nous sommes unis par cette même foi.

Et quand nous récitons cette foi, quel est le geste immédiat ? C’est de fermer les yeux, c’est un au-delà. Ce n’est pas quelque chose que nous allons raisonner, qui obéit à une logique quelconque. Non, c’est la foi en unité. Nous ne l’avons pas maintenant, mais elle est là, elle est présente en nous. Quand elle sera mise à l’épreuve, elle s’affirmera, elle se manifestera, elle s’affirmera. Et de là, on est conseillé de ne réciter cette profession de poing. Lorsque nous sommes en communauté, on s’arrête, on attend que tout le monde arrive à cette partie de la prière. de la prière, ou bien même quand tout le monde n’est pas dans la même partie de la prière, une fois que les gens récitent le schéma, nous devons nous unir à leur profession de foi parce que c’est là la marque de notre affiliation à cette même foi, à cette même croyance que nous sommes à la fois les enfants de Yaakov et d’Israël. Je vais m’arrêter là et si vous avez des questions à poser avec plaisir.