Ce cours ouvre le chapitre 18 de la Genèse, la troisième manifestation de D’ à Avraham, et s’arrête sur son étrangeté : cette fois, D’ ne dit rien. La question posée est donc celle-ci — que vient faire une visite sans parole, et comment un homme devient-il l’objet d’une telle vision ? Le Rav Raphaël Benizri répond en remontant à la création d’Adam et à ce que la terre, précisément, n’a pas pu produire. De là il fait de cette visite la conséquence directe de la circoncision, et du hesed le lieu même de la rencontre avec D’.
Le cours avance en deux temps. Le premier est une analyse de l’acte gratuit : ce que la nature donne et ce qu’elle ne donne pas, ce que signifie être à l’image, pourquoi le don désintéressé est presque introuvable, et pourquoi la mila — située au huitième jour, hors du cadre de la création — conditionne la possibilité d’un amour inconditionnel. Le second suit le texte lui-même : Avraham souffrant, assis à l’entrée de sa tente sous une chaleur torride, courant vers trois passants et demandant à D’ d’attendre.
Le Rav ajoute un récit hassidique sur la difficulté d’un don réellement gratuit, revient sur les trois piliers du monde et sur ce que chaque patriarche incarne, puis discute le statut des visiteurs — anges ou hommes chargés d’une mission. Il termine sur Mamré, le seul des trois amis d’Avraham à l’avoir encouragé, et sur la seule récompense qu’Avraham ait réellement reçue. Les questions des participants prolongent le cours sur la transmission entre les générations.
Ce que dit ce cours
C’est la troisième manifestation, et elle ne comporte aucune parole. La première était pour la promesse de la terre, la seconde pour l’assurance d’une descendance — mais cette descendance était soumise à une condition importante, celle de la circoncision. Dès lors qu’Avraham accomplit la mila, il a droit à une nouvelle manifestation ; seulement, cette fois, D’ ne lui parle pas : c’est une visite de courtoisie, et Rachi le dit expressément, D’ se manifeste à lui pour rendre visite à un malade. Encore faut-il comprendre comment on devient l’objet d’une telle vision : si quelqu’un venait aujourd’hui déclarer une chose pareille, on l’enfermerait. Le texte dit pourtant qu’Avraham est bien l’objet d’une vision, une vision où il n’y a plus rien à lui dire, sinon l’encourager. Pour en saisir l’objet et la manière dont elle se réalise, il faut retourner à la création première d’Adam.
Il y a une chose que la terre n’a pas produite. Il est dit que la terre produise une âme vivante selon son espèce : l’animal, les rampants, le vivant sur terre — et le texte ajoute qu’il en fut ainsi. Mais le verset suivant dit que D’ fit : il ne suffisait donc plus de la parole, il fallait qu’Il intervienne lui-même pour réaliser cette dimension de l’homme. L’homme contient bien les éléments demandés : il rampe pour sa nourriture, il est bête de somme, il lutte farouchement pour survivre, parce que le monde créé est fait d’une tension permanente entre des forces créées, mais complémentaires. Ce que la nature n’a pas produit, c’est l’être vivant, l’âme capable de donner vie — et c’est D’ lui-même qui prend les choses en main, se servant de la terre et de son souffle. Même l’intelligence humaine relève de la nature ; ce qui n’en relève pas, c’est ce souffle divin placé en l’homme pour qu’il soit à son image. Et être à son image signifie être capable d’un hesed, d’une bonté, d’un acte gratuit dans tout ce que nous faisons.
Le don gratuit est presque introuvable. On compte cinq relations entre l’homme et son prochain : celle du père et de son fils, du riche et du pauvre, du patron et de son employé, du fort et du faible, et celle de l’homme qui, de son bon plaisir, est capable d’un don. Or il n’y a pas de don gratuit : il y a toujours un intérêt sous-jacent dans ce que nous donnons. Même le fait d’attendre une reconnaissance de l’autre est une façon de s’affirmer soi-même. Le seul acte gratuit dont on puisse parler est celui que D’ s’est attribué en créant le monde et l’homme, contre l’avis des anges de service, qui jugeaient impossible de confier une telle responsabilité à l’homme.
C’est pourquoi cet amour ne se concrétise qu’après la mila. Un acte de bonté suppose d’abord un amour inconditionnel, et cet amour n’est possible que s’il a été amputé de ses excroissances, qui sont au nombre de quatre : l’excroissance de la chair, celle du cœur et du désir, celle de la parole qui dépasse ses limites, et celle de l’oreille qui se prête à tous les conditionnements. À ces quatre répondent les quatre plans que l’on soupèse dans la vie d’un homme : la réalité physique, la réalité psychologique, la réalité intellectuelle et la réalité spirituelle. La circoncision porte sur le membre chargé de la reproduction, de la conception, du suivi de la création — c’est par lui que passe le retranchement. Et le cadre de la création, ce sont sept jours, tandis que la mila, avec les quatre circoncisions réunies qu’elle emporte, se situe au huitième : elle intervient hors de ce cadre. Dans la prière quotidienne, l’allusion à cette guérison des désirs de la chair et des déviations psychologiques, intellectuelles et spirituelles se trouve dans la bénédiction qui demande : guéris-nous, Éternel, et nous serons guéris.
La mila est la mitzva accomplie alors même que le cœur brûle. Le père ne supporte pas la souffrance de cet enfant fraîchement venu au monde, tellement attendu, et il se demande s’il faut en souffrir pour répondre à la volonté divine ; on peut se prêter à l’accomplissement de cette mitzva, mais c’est le troisième jour que la question se pose. Il y a là une fièvre spirituelle que l’homme ressent à certains moments, accompagnée d’un sentiment de révolte et, en même temps, d’une foi à toute épreuve. Or Avraham a fait la mila à quatre-vingt-dix-neuf ans, et l’on est précisément au troisième jour. Il se demande si cette circoncision ne le coupe pas du reste de l’humanité et de tous ses amis, et il sait que c’est une épreuve qu’il ne peut pas demander aux autres : ils ne suivront pas. Est-ce vraiment par là qu’il fallait commencer ? C’est dans cet état, aux prises avec cette ardeur spirituelle qui l’interroge, que survient la visite.
Visiter un malade, c’est rencontrer un homme qui a changé de plan. Quand l’homme est alité, qu’il a perdu ses forces et ses énergies, qu’il se découvre impuissant, son esprit commence à dépasser les mesquineries de la vie et les plaisirs du quotidien pour passer à un autre stade de réflexion. C’est ce que le Hazon Ich appelait devenir un ange par moments : il est l’objet d’une élévation telle qu’il sait se déconnecter de tout, parce qu’il réalise son impuissance à lutter contre des forces qu’il abandonne. Il est à l’état faible, et il faut lui enlever cette faiblesse — c’est la fonction de l’ange Refaël, du verbe qui veut dire guérir.
La rencontre avec D’ se réalise dans le dépassement de soi par le hesed. Et l’acte gratuit existe bel et bien : quand on a donné un conseil à quelqu’un, quand on lui a donné un tuyau, quand on a partagé un enseignement, quand on a aidé l’autre à se réaliser comme un homme créé à l’image de D’. Le vrai hesed n’est pas d’abord celui qui pratique la charité avec les autres : celui-là est un hesed accessoire. Il y a beaucoup d’exercices d’application que l’on fait avant de résoudre un problème plus difficile ; les actes de bonté accomplis aux différents stades de la vie ne sont que ces exercices, pour l’homme qui va parvenir à connecter le ciel avec la terre et la terre avec le ciel, et à poser la création tout entière comme une entité sacrée.
C’est pour cela qu’Avraham prendra la défense des habitants de Sodome. Ce sont pourtant des personnes corrompues, des mécréants. Mais lui a le souci de réaliser ce monde ensemble, avec le cachet du divin, c’est-à-dire celui de la bonté : puisque à l’origine la création du monde n’est qu’un acte de bonté, il faut persévérer dans cette voie. Avraham est l’homme qui marche devant D’, c’est-à-dire celui qui ébauche ce que D’ voudrait faire de son monde.
La scène de la tente illustre cela jusqu’à l’excès. Avraham vient de se faire circoncire à un âge avancé et il souffre ; il est dispensé de la mitzva d’accueillir du monde chez lui ; de plus, le soleil a été sorti de son écrin, il fait une chaleur torride, les gens sont cloîtrés chez eux. Lui se tient à l’entrée de sa tente, porté par le désir de rencontrer l’autre : il ne veut pas rester seul face à lui-même, il ne veut pas ne s’occuper que de lui. Il aperçoit au loin trois personnes qui passent, et il doit courir vers elles alors qu’il est souffrant, insister pour qu’elles entrent — alors même que D’ est venu lui rendre visite. Il lui dit en substance : attends, que je finisse avec cela. Nous nous indisposons quand, devant un comptoir, quelqu’un se fait servir avant nous ; ici, c’est à D’ qu’Avraham demande de patienter parce que d’autres sont de passage. La scène est là pour dire, à travers la rencontre de l’autre, ce qu’est le véritable service.
Un monde fondé sur le donnant-donnant court à sa perte. Si les relations entre les hommes n’étaient fondées que sur l’intérêt de retour, de quelque ordre qu’il soit, le monde s’effondrerait ; cela est déjà arrivé une fois, avec le déluge, et peut se reproduire sous d’autres formes. Pour l’éviter, il ne faut pas beaucoup de tzadikim : un seul suffit à sauver la génération. Le midrash fait dire à la bonté qu’elle est venue se plaindre devant D’ — depuis qu’Avraham est là, je suis au chômage, il fait tout à ma place —, manière de dire que ce que nous partageons avec le divin, ce sont les attributs, et que le premier d’entre eux est le hesed. Celui-ci sous-tend bien un michpat, une loi qui a sa structure, mais il faut un dépassement de cette structure. Et si nous sommes l’objet de son amour et de sa grâce, c’est avec une part de rigueur qui nous est appliquée : c’est pour cela que nous souffrons parfois de ne pas voir revenir ce que nous avons donné, car l’acte gratuit du peuple juif fait que sa vie elle-même est jalonnée de souffrance.
Un récit hassidique dit la difficulté d’un don réellement gratuit. Rabbi Zoucha, venu voir son maître le maggid de Mezeritch, lui expose qu’il a une fille à marier et qu’il est démuni ; le maître lui remet cinq cents pièces. Sur le chemin du retour, il passe la nuit dans une auberge où il trouve une femme éplorée qui a perdu son portefeuille contenant précisément cinq cents pièces, l’argent avec lequel elle devait marier sa fille. Il lui annonce qu’il a trouvé cet argent, mais refuse de le rendre sans une commission ; scandalisée, elle le traîne devant le rabbin de la ville, qui le réprimande, et il repart humilié. Interrogé plus tard par son maître, il explique qu’en donnant cette somme il avait senti monter en lui un sentiment d’orgueil démesuré, et qu’il a voulu le combattre en réclamant une compensation dont il savait qu’elle lui vaudrait une humiliation — au prix de laquelle son acte devenait entièrement gratuit.
Le monde repose sur trois choses, et la troisième n’est pas la moindre. Torah, avoda et guemilout hassadim : l’étude qui forme, le sacrifice, et les comportements envers autrui. On enseigne qu’Avraham, Itzhak et Yaakov ont étudié dans les grandes académies de Chem et d’Ever, mais ce n’est pas cette Torah-là qui leur a servi : quand on étudie, on étudie l’amour de la bonté comme on lirait un livre de consignes expliquant comment il faut se comporter — ce qui ne signifie pas qu’on le fera. L’accomplissement de la bonté ne se trouve pas dans la seule étude, où l’on peut rester dans les sphères célestes à débattre sans fin, ni dans les seuls sacrifices, où l’on dépense son âme dans la prière. Avraham s’est réalisé par le hesed ; Itzhak par sa rigueur, par sa maîtrise de soi, par l’introspection qu’il a menée sur lui-même ; Yaakov par la synthèse des deux, et c’est pour cela qu’il est aimé.
« Les actes des pères sont un signe pour les enfants » se comprend mal. Il ne faut pas entendre un signe, mais une lanterne : ce que font les parents est ce qui est investi dans les enfants, et c’est ainsi qu’ils seront. Ce que nous avons été, c’est ce qu’ils seront. Puisque nous sommes les enfants d’Avraham, d’Itzhak et de Yaakov, nous sommes tissés de ces mêmes attributs — et c’est pourquoi la Torah prête attention à ces détails, alors que tout aurait pu tenir en un ou deux versets, et prend le temps de montrer Avraham courir de toutes parts, proposer, insister.
Les visiteurs posent une question que les commentateurs se disputent. Pour le Rambam, on ne peut pas se représenter un homme mangeant avec des anges : la scène ne peut être qu’un songe prophétique. Rabbenou Behayé s’oppose à lui sur ce terrain, et l’on relève que le texte parle tantôt d’hommes, tantôt d’anges. C’est que l’homme est parfois chargé d’une mission qui fait de lui, par moments, un ange, un chargé de mission. Ce chassé-croisé n’est possible que si l’on a conçu le monde comme une création divine et non comme un monde où il s’agirait d’insuffler après coup une âme.
L’univers est déjà ciel et terre, esprit et matière. Seulement, un espace sépare le ciel de la terre, une tension existe entre les deux, et l’homme se tient au milieu pour faire la jonction : ramener le ciel sur terre et élever la terre vers le ciel. Lorsque cette œuvre est accomplie, le monde retrouve son entité divine et n’apparaît plus comme composé de forces qui s’entre-déchirent, mais de forces qui se complètent. Chacun est alors à la fois homme et ange : homme quand il reste attaché aux seuls problèmes de la terre, ange lorsqu’il parvient à donner à cette matière un souffle divin, comme D’ l’a fait à la création.
La manifestation a lieu aux chênes de Mamré, et ce nom est un hommage. Avraham avait trois amis intimes : Aner, Echkol et Mamré. Deux d’entre eux ont cherché à le dissuader — toute cette morale que tu enseignes est très bien, mais cette amputation dans ta chair ne répond à rien —, sans faire le rapport entre ce qui est chair et ce qui est esprit, et sans voir que le support de tout esprit est cette chair. On sait d’ailleurs que des pays ont interdit la circoncision sur leur territoire, la jugeant cruelle envers l’enfant. Seul Mamré l’a encouragé : si c’est véritablement dans l’ordre de tes convictions et de ta foi, tu dois le faire, quitte à être en rupture pendant un certain temps — car la circoncision doit apprendre au monde que la vie spirituelle n’est pas un compromis.
Quelle récompense Avraham a-t-il donc reçue ? La fournaise ardente, le risque de n’avoir pas d’enfant, un enfant rebelle à l’intérieur de la maison, la disparition de Sodome, sa femme qu’on lui prend : au regard de la vie qu’il a menée, on peut se demander ce qu’il en a retiré. Sa récompense tient à ceci que ce qu’il a fait a engagé les générations à venir, et que sa descendance a opté pour la restauration de l’œuvre du Créateur de telle sorte qu’elle n’aille pas à sa perte. Ce fut là sa récompense sublime. Le véritable hesed, c’est la voie que nous traçons pour la génération à venir.
Une question conduit à relire le verset sur la faute des pères. On objecte que les enfants paieraient jusqu’à la quatrième génération les mauvais actes de leurs parents. Il faut lire autrement : le sujet du verbe n’est pas D’, c’est la faute elle-même, qui se répercute d’elle-même jusqu’à la quatrième génération — et c’est à la quatrième génération que D’ intervient pour l’arrêter, lorsque les intéressés n’ont pas compris qu’ils sont pris dans un tourbillon dont ils ne sortiront pas. De même qu’il y a une génétique physique et psychique, nous bâtissons en nous une constitution spirituelle qui se transmet d’elle-même, pour le bien comme pour le mal. Tant que les quatre plans de l’être ne sont pas atteints, une réparation peut se faire d’elle-même ; quand ils le sont tous, il faut une recréation.
Transcription intégrale du cours
Nous commençons le chapitre 18 d’Amber-Echid, la troisième manifestation de H.M. Avram. La première, c’était pour la promesse de la terre. La seconde, c’est pour l’assurance d’une génération, d’une descendance, d’engendrement, des engendrements. La troisième, mais enfin pour ces engendrements, il y avait une condition importante, celle de la circoncision, celle de la Mila. Et à partir du moment où il fait la misga, il a droit à une nouvelle manifestation de l’éternel. Mais cette fois, l’éternel ne dit rien, il ne lui parle pas. Une visite de courtoisie. Donc, nous dit-on, Rashi, reprenons le commentaire du message, dit, «Va-yé-la, é-la-va-shem, l’Éternel se manifeste à Admi, lé-ba-keh-le-tach-holé, rendre visite à un malade». Vous pouvez vous imaginer ça dans votre esprit, comment Akado Shoroko lui-même se présente chez Avraham pour réconforter le malade.
Comment voyez-vous cette vision, cette manifestation ? Allez, un stade un peu, disons, terre à terre, comment on peut devenir objet d’une manifestation d’un cadeau de cheval. Aujourd’hui, si vous allez déclarer ça, on va vous enfermer. Mais là, Avraham, au contraire, on nous dit attention, il est l’objet d’une vision. Il est l’objet d’une vision où, en cas de joie, on n’a plus rien à lui dire, tout simplement à l’encourager. Qu’est-ce qui se passe ? Alors, pour comprendre l’objet de cette vision et comment elle se réalise, il faut retourner à la création première d’Adam. Et là-bas, quand on lit le texte relatif à la création d’Adam, il est dit, «Voyons m’éloquim totseah ar etznev veshrayal emina» L’Eternel dit que la terre sorte une âme vivante selon son espèce, Behema, l’animal, Varemes et les rampants, Vechaito Eretz-Lemina et la bête de la terre selon son espèce.
Vechaito Eretz veut dire plutôt le vivant sur terre. Ve’ichen. Et le texte dit, il se fait ainsi. Mais le verset suivant, qu’est-ce qu’il dit ? « Vaya selokim et trajata aretsimina » « l’Éternel Fi » c’est-à-dire il réalise par lui-même, cette foi s’il ne suffit pas de la parole seulement, il faut qu’il intervienne dans la réalisation de la dimension de l’homme qui va contenir les quatre éléments demandés, c’est-à-dire le rampant, l’homme rampant pour sa nourriture. Eh oui, il est le nahash rampant pour sa nourriture. Et il est également Khayya-al-Emila, Il est une bête de somme et il lutte férocement, farouchement pour survivre parce que le monde de la création est fait tout simplement de tension permanente entre des forces créées.
mais complémentaire dans un certain sens, seulement il y a quelque chose que la terre ne donne pas. Quand on dit la terre ne donne pas, que la nature ne produit pas. Elle a produit l’animal, elle a produit le rampant, elle a produit la faute. Mais, Haïto Eretz, le vivant sur terre, ne fechraya, ne fech… l’être vivant, elle ne l’a pas produit. Et c’est Akkadosh Baruch lui-même qui doit prendre les choses en main, Et il va se servir de la terre et de son esprit pour réaliser l’homme. Et dans le chapitre 3, effectivement, on nous dit que lorsque Akkadosh-Volokh a insufflé à l’homme son esprit, Vaillit à Adam l’élément de Shraïa. Le Adam a été une âme capable de donner vie, une âme vivante capable de donner vie.
C’est-à-dire qu’il y a certains éléments que la nature peut produire d’elle-même du fait de la création, Et ce, même l’intelligence humaine. L’intelligence humaine, elle relève de la nature. Par contre, ce qui ne relève pas de la nature, c’est ce souffle divin que Akado Sholohu a placé en l’homme pour qu’il soit à son image. Or, comment arrive-t-on ? Qu’est-ce que ça veut dire d’abord ? Être à son image, être capable d’un hesed, d’une bonté, d’un acte gratuit dans tout ce que nous faisons. En général, quand on parle de hesed, quand on parle de bonté, et il compte qu’il y a cinq relations entre l’homme et son prochain, que ce soit au niveau du père et de son fils, du riche et du pauvre, du patron et de son employé, fort et du faible et aussi de l’homme qui de son bon plaisir est capable de faire un don gratuit et il dit qu’en réalité il n’y a pas de don gratuit, il y a toujours un intérêt sous temps.
dans ce que nous donnons. Et même en attendant une reconnaissance de l’autre, c’est une façon de s’affirmer soi-même. Alors on se situe le don gratuit qui soit l’équivalent de ce qu’a fait un cadeau de malouche en créant son monde pour que l’homme puisse être véritablement à l’image et à la ressemblance de D’, c’est dans cet espace que s’est attribué un cadeau de malouche dans la création de l’homme et auxquels se sont opposés les anges de service nous parlerons de ces anges de service en disant que ce n’est pas possible de confier cette responsabilité à eux. Alors maintenant nous allons comprendre pourquoi c’est uniquement après l’Ami-L’I se concrétise, cet amour à la limite de l’irrationnel. Cet acte gratuit Parce qu’en principe, un acte de bonté d’abord suppose un amour inconditionnel.
Alors cet amour, si on ne l’a pas amputé de ses excroissances, les excroissances sont en nombre de quatre. L’excroissance de la chair, l’excroissance du cœur, du désir, l’excroissance de la parole qui quelquefois dépasse ses limites et l’excroissance de l’oreille qui se prête à tous les conditionnements. Or là ta osée, or là ta paix, or là ta lève, or là ta Or il y a combien d’existences que l’on soupèse dans la vie de l’homme ? Havaïa, Eva Budé, c’est au nombre de quatre. appelé ça la réalité physique de la vie, la réalité psychologique de la vie, la réalité intellectuelle de la vie et la réalité spirale. lorsque nous sommes arrivés à enlever ces excroissances au travers de l’élément, c’est-à-dire du membre qui lui est chargé de la reproduction, de la formation, de la conception, du suivi de la création.
Alors, on a dépassé le cadre de la création. Le cadre de la création, c’est sept jours. Le cadre de la Mila, de la circoncision, et entendez par là les quatre circoncisions réunies, c’est le huitième jour. Or, où se situe, dans la prière quotidienne, l’allusion à la Myla et où on demande que Hachem nous guérisse de ces désirs de la chair, de ces déviations psychologiques, de ces déviations intellectuelles, de ces déviations spirituelles, c’est dans la vingtième bénédiction de l’Amita, Raphaël, au Hachem, bénérapé, au Cheel, au Vénibachéen, guérir nous éternels, et nous serons guéris. Prête-nous assistance de telle sorte que nous puissions échapper à la mermise de toutes les excroissances, ce qu’on appelle les écances. Alors cette myla est imposée à l’enfant au bout du huitième jour.
elle intervient en dehors du cadre de la création, c’est-à-dire le 8e jour. Pourquoi ? Parce que la Mila est véritablement la mitzvah que l’on fait, l’echême chamay, et alors qu’il brûle dans son cœur, il ne supporte pas la souffrance de cet enfant, fraîchement né, fraîchement venu au monde, attendu, tellement attendu, et il se demande s’il faut en souffrir pour répondre à la volonté de l’éternel. Quel est le sens ? On peut effectivement se prêter à l’accomplissement de cette misévoie, mais le troisième jour on se pose la question. Cette quatrième dimension qui est en nous, et en les faire l’essence, et en l’ébullition, il y a une fièvre spirituelle que l’homme peut ressentir à certains moments, qui est accompagné d’un sentiment de révolte et en même temps d’une foi à toute épreuve.
Alors vous comprendrez que l’objet de cette fièvre spirituelle au troisième jour, il a fait la Milan à l’âge de 99 ans et se demande cette Milan, couplez-pont avec le reste de l’humanité avec tous ses amis et c’est une épreuve qu’il ne peut pas lui demander aux autres, ils vont pas suivre. Est-ce que finalement c’est par là qu’il faut commencer ? Et la manière dont Avraham se mesure à l’épreuve le le troisième jour, c’est qu’effectivement, il est au prise avec toute cette ardeur spirituelle en lui qui part, qui l’interroge, à laquelle il doit répondre. Vaillera et la vachem, les bacquets de Tacholé. Vous savez les bacquets de Tacholé. Quand l’homme est allité et qu’il a perdu ses forces, qu’il a perdu ses énergies, et qu’il est impuissant, c’est là que son cerveau commence à dépasser les mesquineries de la vie, commence à dépasser les même…
plaisir du quotidien et qui commence à passer à un autre stade de réflexion. Ce passage à un autre stade de réflexion, c’est ce que le Khazon Isch disait, malach l’irgaim. Il devient un ange par moment. Par moments, il est objet d’une élevation spirituelle telle, parce qu’il sait déconnecter de tout et il réalise son impuissance à lutter contre ces forces qu’il abandonne. Alors ici aussi, c’est le bacquets de l’état-cholet, il est raffé, il est à l’état faible, Il faut enlever cette faiblesse. Enlever cette faiblesse, c’est Rappé, qui est l’ange qui est chargé de restaurer le moral, c’est l’ange Raphaël. Du verbe Rappé, Raphaël, Rappé. Donc ce que nous concluons d’ici, de cette analyse, c’est que la rencontre avec D’ se réalise dans le dépassement de soi au travers du récepte.
du reset, c’est-à-dire d’un acte gratuit, d’un acte de bonté gratuit. Est-ce qu’il existe ? Oui, il existe. Quand on a donné un conseil à quelqu’un, quand on lui a donné un tuyau, quand on a partagé un enseignement, quand on a aidé l’autre à se réaliser comme un homme créé à l’image et à la ressemblance de D’ nous avons pratiqué un acte gratuit parce que le vrai chrétien c’est pas celui qui pratique la charité avec les autres Ce n’est pas celui-là, c’est un headset accessoire. Vous savez, il y a beaucoup d’exercices d’application que l’on fait pour arriver à résoudre un problème qui est beaucoup plus dur. Mais il faut passer d’abord par ces applications. Par conséquent, le hesed que l’on fait à différents stades de la vie ne sont que des exercices d’application pour l’homme qui va arriver à connecter le ciel avec la terre et la terre avec le ciel et qui va imposer en quelque sorte la création dans son ensemble comme une entité sacrée, une entité divine.
C’est la raison pour laquelle nous verrons qu’Avraham va prendre la défense même des habitants de ce nom. Mais comment ? Ce sont des personnes corrompues, ce sont des mécréants. Mais lui, il a le souci de réaliser ce monde ensemble, avec le cachet du divin, c’est-à-dire celui de la bonté. Puisque à l’origine, la création du monde n’est qu’un acte de bonté, alors il faut persévérer dans cette voie. Et Avraham, c’est, nous avons dit, l’homme qui marche devant D’, c’est-à-dire c’est lui qui fait les bouches de ce que D’ voudrait de son monde, faire de son monde. Et comment cela est effectivement illustré par nos sages d’une façon merveilleuse ? C’est uniquement dans cette ouverture de la maison d’Avraham, à tout vent, à tout passant.
Il faut imaginer que Avraham vient de faire la circoncision à un âge avancé, il souffre. Il est dispensé de la witzwad, d’accueillir du monde chez lui, etc. De plus, à cause de « Je vois le cou la servie en me disant » qu’il a sorti le soleil de son écrin, c’est-à-dire il faisait une chaleur torride et s’indisposait. Les gens étaient cloîtrés chez eux et lui, il portait du désir de rencontrer l’autre, d’aller à la rencontre. Il ne veut pas rester seul face à lui-même. Il ne veut pas s’occuper que de lui. Il ne le tend pas ainsi. Et c’est pour cela qu’il se met pétaha’oel. Donc, même quand Akkadosh Wallachou le dispense de tout investissement, lui il considère que son devoir est d’aller de l’avant et de défier, comme on a dit tout à l’heure, tous les obstacles qui peuvent se trouver sur son chemin.
Et bien c’est pour cela qu’il peut dire, vous imaginez, qu’il peut dire à Akkado Shvalokhoun quand il voit les trois personnes qui passent devant sa tante, il les aperçoit au loin. Il ne passe pas nécessairement en coulée puisque il doit courir vers eux alors qu’il est souffrant. Pour insister pour qu’il en s’y élite, alors qu’Akado Sholoko vient lui rendre visite, il lui dit, écoute, s’il te plaît, attends, attends, que je finisse avec cela. Nous nous sommes indisposés quand nous sommes devant un comptoir en train d’attendre et que quelqu’un vient par le billet et se fait servir avant nous. Nous râlons. Mais ici, vous vous imaginez que Avraham dit à Kadojvolochon, Écoute, on a du temps à passer, on va se voir après, mais laisse-moi m’occuper de ceux-là, qui sont de passage.
C’est tout simplement pour nous donner au travers de la rencontre de l’autre, ce que sera le véritable service qui vient. il n’y a pas, le monde ne pourrait pas vivre sans ce mitat ahese. Et si tout simplement les relations de l’homme étaient fondées sur le donnant-donnant, c’est à dire que tout est avec un intérêt de retour, qu’il soit de n’importe quel ordre, alors le monde court à sa perte. Ça est arrivé déjà une fois avec le déluge, ça peut se reproduire sous d’autres formes. Or, pour cela, il ne faut pas qu’il y ait beaucoup de tzadikim. Il suffit d’un tzadik pour sauver la génération. La bonté est venue se plaindre devant, dit le Médrage devant le Cadeau de Jolot-Rouen, Depuis qu’Avraham est là, je suis en chômage, je n’ai plus rien à faire.
Il fait tout à ma place. Une manière pour nos sages de dire, en réalité, nous, ce que nous partageons avec le divin, ce sont les mythodes, ce sont les mythes. attributs et le premier attribut c’est celui de Hassed. Bien sûr que ce Hassed sous-tend un mishpat, sous-tend une justice, une loi, mais il faut qu’il y ait un dépassement de ces lois, il y a une structure de la loi. C’est un fait qui gavare aléno Hasdo si nous nous sommes comme objet de son amour, de sa bonté, de sa grâce, c’est avec une relative gouvoura, c’est-à-dire un sens de la justice appliquée, appliquée à nous. C’est pour cela que nous sommes là, en train de souffrir quelquefois d’une non-retour des sots.
C’est l’acte gratuit du peuple juif qui fait que sa vie elle-même est jalonnée de souffrance. Alors nous avons expliqué ce vaillé là et là pas chez nous. Et là, je voudrais, c’est pas contrairement à mes habitudes, relater ici un petit récit hasidique. Peut-être que vous le connaissez de Zucha, qui, vous savez, les Hasidismes ont l’habitude à l’occasion des fêtes, à leur maître qui a été voir le rabis de Mézeritch, son admirer. Il a annoncé qu’il avait une fille à marier qui était démunie. Alors le rabis de Mézeritch lui a donné 500 roues. Il a dit, écoute, va en marier, t’apprends. Mais le retour chez lui passe par une auberge, passe la nuit. Et là, il trouve une jeune d’œuvre éplorée, en train de pleurer, parce qu’elle avait perdu son portefeuille contenant 500 roues, argent avec lequel elle devait marier Sa fille, elle ne trouvait pas cet argent, comment elle allait perdre ?
Elle lit, pris de pitié au bon-voté. Il crie mais j’ai trouvé cet argent-là. La femme était heureuse comme ton. Seulement, il lui dit, moi je ne peux pas te le redonner sans que tu me donnes 10% de commission, 50%. La femme est toute très… Quoi ? 100% de commission ? 10% de commission ? Pourquoi ? Ils vont à un dîne Torah, ils vont voir le rabbin de la ville, le rabbin de la ville aussi est scandalisé par le comportement de ce monsieur, de ce rabbi-zoucha, Et lui dit, tu n’as pas honte, une pauvre veuve qui va marier sa fille, parce que tu as trouvé cet argent, tu demandes 50 euros. Alors, éhonté, le rabisoucha retourne chez lui.
Le rabi de Méseritch, il fait une tournée, il passe par ce village, Et le rabbin lui relate le fait qu’il y a eu d’un certain Rabbi Zoucha qui réclamait cinq ans de troubles pour avoir trouvé le rabbi de Mésiritch. Ça a déjà compris. Et il a entendu que son disciple lui rende visite à nouveau. Il lui a dit, mais qu’est-ce qui t’a pris, pourquoi tu t’es comporté de l’insomne ? Il lui a dit, écoutez, quand j’ai voulu donner la somme que vous m’avez confiée pour marier ma propre femme, j’ai senti en moi un sentiment de fierté, d’emmueil, démesuré parce que je faisais cette attaque. et j’ai donné cet argent et j’ai voulu combattre ce sentiment d’orgueil et j’ai demandé une compensation sachant très bien qu’ils allaient m’humilier, qu’ils n’allaient rien me donner, mais avec cette humiliation j’étais quitte que j’avais fait un acte gratuit, entièrement gratuit.
C’est une parfaite illustration de ce don à la limite de l’ingratitude qui est lié à la personne d’Avraham. Or, nous s’agent à firmé, à joshua d’varim a oula nomé, sur trois choses de monde repos. Oui, Torah, Avodah, Gimilut HaSadim. Torah, donc c’est l’information de soi. Avodah c’est les korbanotes, c’est le sacrifice. Gimilut HaSadim, ce sont les comportements d’être. Alors Avraham, Itzhak et Yaakov ont dit qu’ils ont étudié dans les Chivotes de Shemeh eveh, de grandes échimotes, mais ce n’est pas ces torahs qui leur a servi. Parce que quand tu étudies la torah, tu étudies ahavat ha-etzeh, tu étudies l’amour de la bonté. C’est-à-dire, comme si tu l’étais, un livre de consignes, de recettes, de lois où on t’explique comment il faut se comporter, mais comment il faut se comporter, ça veut pas dire que toi tu vas le faire.
Alors il dit, il ne faut pas parler d’Avatar-Saint, il faut assidâter, accomplir. Or, l’accomplissement de cette bonté n’est pas dans l’étude de la Torah, tout simplement, parce que là on peut rester dans les sphères célestes, en train de débattre de problèmes à non plus finir. Ça ne peut pas être non plus qu’Orbanot, oh en fin de compte, on est là dans la prière, en train toujours de dépenser son âme devant lui. Le but est de mille autres assalins. Nous sommes les enfants d’Avraham. Nous sommes les enfants de Itzhak. Avraham, il s’est réalisé par le hessé. Itzhak s’est réalisé par sa gourra, par sa maîtrise de soi, par cette introspection qu’il a fait sur lui-même. la vraie en manque ici. Yaakov, on a fait la tition et c’est pour cela qu’il est aimé.
Il faut les deux. Je vous ai dit, Chesed et Mishpat, Chesed c’est Avraham, Mishpat c’est Itzhak et Yaakov c’est Ishtar. Alors ce que nous sommes en train d’étudier ici, la baisser de cette façon même de concevoir sa vie parce que si nous parlons des avotes, c’est que nous sommes les bannines, nous sommes les enfants. Et ma assez avote, et ce que font les pères. On dit toujours « siman labanin », c’est un signe pour les enfants. Non, il ne faut pas comprendre. Siman labanin, c’est une lanterne pour les enfants. Siman babanim, c’est-à-dire que ce que font les parents c’est ce qui est investi dans les enfants. C’est comme ça qu’ils vont être les enfants. Ce que nous avons été, c’est ce qu’ils seront.
Et de ce fait, nous qui sommes bené Avraham et Tzachviachot, Nous sommes tissés de ces mêmes attributs. Et c’est la raison pour laquelle la Torah prête attention à ces détails quand elle relâche. Parce que tout cela aurait pu être résumé dans un verset, dans deux. Mais c’est toute une histoire où on va voir Avraham courir de toutes parts, essayer de proposer quelque chose, d’insister. Bon, mais chaque détail a sa place. Et attention, on a affaire à des malachimes. Voilà, des anges, et vous savez qu’en bas me dit que… On ne peut pas imaginer un engage avec des anges, mais tout ça c’est impossible. C’est impossible, il faut que ce soit dans un songe prophétique. Alors un songe prophétique c’est très bien, mais il y a quelque chose qui est relaté ici, à savoir qu’ils ont mangé, qu’ils se sont débarrassé de la poussière de la terre, de leur idolatrie.
C’est Rabbein Obahye qui a essayé de relever le bras de fer de Rambam, contre Rambam dans ce domaine, parce que pour Rambam il s’agit d’ange, tandis que pour Rambam il ne peut être que un revêtement, C’est-à-dire l’homme quelquefois est chargé d’une mission qui fait de lui par moment un ange, un chargé de mission. Et c’est la raison pour laquelle tantôt on parle de l’anachienne, tantôt on parle de hommes, tantôt on parle de ces mêmes hommes comme des malachines, comme des anges. Mais quand on peut véritablement faire ce chassé croisé entre l’homme et l’ange, c’est lorsque nous avons conçu le monde comme une création divine, comme un ensemble divin. Ce n’est pas un monde où nous essayons d’insuffler une âme divine.
Non, l’homme, le monde lui-même, l’univers créé, il est Shamaïvaret. Il y a à la fois ciel et terre, c’est-à-dire il y a à la fois esprit et matière. Seulement il y a un espace qui sépare le ciel de la terre, une tension entre les deux et l’homme est au milieu pour faire cette jonction et ramener le ciel sur terre et élever la terre vers le ciel. Et lorsque cette œuvre est accomplie, le monde retrouve son entité divine, c’est-à-dire, se racsonne, cette volonté divine qu’il a créée. Il est tout. Il n’est pas composé de forces qui s’entredéchirent, mais de forces qui se complètent et alors chacun à l’intérieur est à la fois homme et ange. Homme, quand il est attaché uniquement au problème de la terre, qu’en se lèvent par-dessus, qu’il arrive effectivement à un soufflet à cette matière, un souffle divin comme l’a fait D’ pour la création d’eux.
Ça, c’est ce que le texte veut nous dire. Donc, voyez-la, elle a va-ch’aime, bé élo mé mamré, bé élo mé mamré. On dit que D’ a rendu hommage à un homme qui a finalement, qui s’est montré tolérant plus que tolérant vis-à-vis de Abraha. Vous savez qu’il y a des pays qui, à un certain moment, ont interdit la circoncision dans leur zone. Ils ont considéré que c’est un acte cruel, méchant vis-à-vis de l’enfant. Ça se pratique pas. Alors dites-vous que du temps de Avraham a vécu, il avait trois amis intimes, Anne et Schkole et Mamret. Et allez Réje, qu’on lui en dit, attends, toute cette morale que tu nous enseignes c’est très bien, mais cette amputation dans ta chair, ça ne répond à rien.
Or ils ne font pas le rapport entre ce qui est chair et ce qui est esprit, Ce qui est esprit et ce qui est chère de ce vœu, bien sûr. Or, ils ne savent pas que le support de tout esprit est cette chair, et que cette chair est effectivement celle qui porte l’homme à des envolées d’amour, des envolées de bien-être, etc. Alors, ils l’ont dissuadé. mais il y avait un seul qui l’a encouragé, c’est Mamret, n’est-ce pas ? Mamret vient et dit bon, si c’est véritablement dans l’ordre de tes convictions et de ta foi, tu devrais le faire, quitte même à ce que tu sois en rupture pendant un certain moment des autres, Mais il faudrait que le monde apprenne qu’au travers de la circoncision, ce n’est pas une pchara, ce ne sont pas des compromis que l’on fait.
Le hesed c’est pas un compromis, la vie spirituelle c’est pas un compromis. C’est quelque chose qui nous coûte en sauve pour y y parvenir. Mais il y a quelque chose qui se réalise. Si ce n’est pas à votre niveau, parce que, bon, écoutez, la fournaise ardente est la couille. Le risque de ne pas avoir d’enfant… Il a connu un enfant rebelle à l’intérieur de la maison. Le souffrir pour ce domedomor il était là. On lui prend sa femme. Bon, qu’est-ce qu’il a eu? Avraham. Comment on peut dire que quelle récompense il a eu de toute la vie qu’il a menée? Bien, le fait que ce qu’il a fait engager les générations avanies, et principalement sa descendance a opté pour la restauration de l’œuvre de Kadoch Maluchu de telle sorte qu’elle n’aille pas à sa perte.
Ça, c’était la sublime récompense de Avraham. Or, ce que nous faisons, le véritable essaye, c’est la voie que nous traçons pour la génération à venir. Ici, je vais m’arrêter, je vote 54. Je vais vous laisser poser des questions, s’il vous plaît. Moi j’ai une question. J’ai une question. Oui. Bonjour. Bonjour. Benizri. En fait, vous avez dit les parents, ce sont les enfants. C’est-à-dire que les actes des parents se répercutent sur les enfants, sur leur avenir. vous avez voulu dire ? Ce n’est pas sur les percuites. Ils tracent déjà la voix de leurs enfants parce que un enfant, il commence d’abord par imiter ses parents. Oui, ça c’est sûr. Maintenant, je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à autre chose.
C’était à ce que les enfants payent jusqu’à la quatrième gestion les mauvais actes des parents. Oui. Alors là, ça coince un peu, je trouve. Alors voilà, je vais vous dire, ça ne coince pas du tout. Parce qu’il faut lire le verset autrement. Alors oui, expliquez-le. Alors, « poket avon avot albanim al shedeshim ve albenim » « Poket », ça veut dire, c’est celui qui répercute, celui qui se souvient, celui qui recense, « avon avot albanim », le péché des parents sur les enfants. Mais quel est le sujet du verbe pocket ? pocket pocket et à votre pocket le péché le péché lui-même se répercute de lui-même jusque la quatrième génération et la quatrième génération à cadeau je parle en houdini si ils n’ont pas compris que là ils sont en train effectivement dans un tourbillon duquel ils ne vont pas sortir, c’est moi qui intervient.
C’est moi qui intervient pour arrêter à la quatrième génération. C’est-à-dire que ce que fait… A cause de Jolot-Roux. Ça, il faut qu’on sache que l’acte bon de lui-même se trace son chemin. c’est pas moi qui le donne de l’extérieur. Oui. N’est-ce pas ? Bien sûr. De la même manière que vous avez une génétique, ou nous avons une génétique physique, psychique, n’est-ce pas ? Oui. il y a au fur et à mesure que nous constituons notre être spirituel, nous sommes en train de bâtir en nous une constitution d’être qui se transmet elle-même à nos enfants. Et elle peut être pour le bien, elle peut être malheureusement pour le mal. Mais ce n’est pas nous qui le faisons, ce n’est pas nous qui sommes responsables.
Mais c’est le, disons que c’est la déviation elle-même qui, en quelque sorte, comme s’il y avait une cellule qui était défrayé ou dévié de sa pointe, et qui détruisait tout le tissu de l’être, du spirituel de l’être. Et alors vous dites à Kadoj Baroho à un certain moment, à la quatrième génération, il stoppe ça. Il stoppe ça, oui. Parce que souvent ce interprétation, Parce qu’il faut une reconversion totale. Comment ? Vous avez dit quoi ? Il faut une reconversion. Nous avons parlé des quatre stades, yutke, vavke, de l’être. Donc tant que les quatre éléments ne sont pas pourris, alors il peut y avoir une réparation qui se fait d’elle-même. Mais quand les quatre éléments sont effectivement atteints, alors il faut une recréation.
D’accord. Ok. Oui, je comprends. C’est comme on dit aussi, je ne sais pas, quand on dit… Enfin, je ne sais pas si c’était avec vous, ou vous disiez aussi… Il y a très longtemps, vous disiez aussi « terhiata mettim », c’est en fait… c’est les générations à venir, quoi… Non, non, « terhiata mettim », vous le faites chaque jour. Ah oui, bien sûr. Ce que vous étiez hier, vous ne l’êtes pas aujourd’hui. Vous ne le serez pas demain. Donc vous avez déjà, n’est-ce pas, vous vous êtes dépouillé de certaines cellules de laver et vous vous êtes refait. N’est-ce pas ? Alors dites-vous que vous ne refaites pas les cellules physiques, vous refaites des cellules spirituelles.
elles sont bien parce que les cellules physiques, mais elles sont fripées, elles sont vieillies déjà. Ça, c’est irrécuperable. Mais ce qui est récupérable, et dans toute sa splendeur, c’est les cellules de pensée. Oui. Merci. Vous avez deux petites questions, si vous permettez, des petits détails. Vous parliez au départ, au cours, de « orlé à gouffes », « orlé à lèvres », « orlé à pe » « orlé à chemias » et même « orlé à ainaïmes », c’est caché au « lèvres ». Orlé ? À ainaïmes. Il y a une « orlé à ainaïmes » ? Il y a une « orlé à ainaïmes ». Alors là, attends, un jour je te développerai ça. Je te développerai ça parce que le haïn est un élément à lui seul.
Parce que tu me poses une question que j’aurais dû aborder dans Vailléra. Vailléra, il s’est fait voir et il a pu. Oui, Rao sait voir. Et là, c’est se montrer, se manifester. Aurélien, dans quel cas, vote. Le Rav qui interroge ses disciples et qui leur dit, dis-t-on quel est le comportement d’être le plus sûr dans la vie. Pour chacun dit, lève toi, un bon cœur, l’autre dit, un esprit éclairé qui ne perd rien, qui résonne bien. Il y a un qui dit, aïe, m’tova, un bon œil. L’œil en soi, c’est un élément qui est déterminant. la manière de… La manière est féminin. Et qui en plus est féminin. Ha ha ha ha. Bon. Il y a encore une petite question qui est pas pour plus à la Parachute Noire en fait.
Ou aussi, vous avez cité, on parle tout le temps d’Yéchi-Vaude Chême. Oui. Quelle échivé est-il de la Torah ? Quelle échivé est-il de la Torah ? Qu’est-ce qu’ils apprenaient ? On parle ? De quelle Torah on parle ? Je vais attendre la réception. Yey ! Sacré Yves ! Maman ! Attends ! C’est vous qui m’ont provoqué ! Je suis incroyable ! La Torah, comme nous n’étions pas, comme nous avons été incapables de la découvrir par nos mèmes, alors D’ nous l’a nous l’a écrite nous la donner. Mais en principe, si nous étions comme les avotes en train de chercher et de penser les problèmes de l’existence et de penser par nous-mêmes les problèmes de création, mais nous aurions nous-mêmes découvert la Torah. C’est la Torah, alipam et ertovena, C’est là que l’intorat est inscrit sur le cœur de l’homme.
C’est lui qui l’a forgé. Parce que l’intorat ne s’impose pas de l’extérieur. Il faut l’articuler de l’intérieur. Alors ce qu’ont fait les premières générations, c’est qu’ils ont été en quête de la Torah, et ils ont découvert tout. C’est pour ça qu’on dit que Pessin, que les anges ont rendu visite à Avraham, à Pessin. C’est un aspect que nous analyserons par la suite dans un autre édition. Mais enfin, c’est pour dire tout simplement que ici, le Henian, qu’ils ont accompli toute la Torah, même le Eruf Tachinim, même le Eruf Ha-Tzerot, Ils ont été capables de le découvrir par eux-mêmes. Parce que la Torah, dans la mesure où elle a précédé la création du monde, et où elle a été la pièce maîtresse d’architecture de l’univers, Alors finalement, si tu sais découvrir l’univers, si tu sais lire l’univers, tu découvres les lois de la Torah.
Avalaz, en quoi Avraham était le premier ? Ce n’est pas Avraham qui était le premier, c’était Shem, ou Malkitsedek, mais Ler-Shalem. C’est Marquit Tzedek, celui qui était le roi de la justice, celui qui a cherché les arcanes de la justice. Et c’est chez lui qu’Avraham, il y a un chèm, Avraham, Yisra’el, Yaakov, on fait leurs armes. Pourquoi ce chèm n’est pas un avote, le roi Avraham ? Pardon ? Alors pourquoi ce chèm n’est pas compté comme un avote ? Pourquoi? Bonne question. Parce que, je l’ai suggéré tout à l’heure, parce que c’est comme l’étude à l’Aïchiva, quelquefois pour certains, elle les met dans des sphères célestes et elle les déconnecte totalement de la terre. Et à ce moment-là, il n’y a pas d’adaptation de ce qu’ils ont étudié avec le monde dans lequel il n’y a pas d’interférences.
Et ça c’est grave. Or ça, c’est pas l’ayéchiva qui va te le faire, l’ayéchiva elle te donne les armes, mais à toi de réaliser la chose. Je peux intervenir ? Donc vous voulez dire par là que l’ayéchiva c’est bon pour un moment, Et puis après, il faut travailler, il faut rentrer dans la vie active. Mais c’est pas après, c’est en même temps. Il faut être dans la vie active. Non, parce qu’on fait souvent. Seulement, il faut considérer que le travail on fait, c’est tout. Mais à partir du moment où vous allez effectivement bâtir votre maison, vous allez effectivement vous destiner à servir la communauté juive et internationale, vous êtes en train de faire la connexion entre le monde céleste et l’univers terrestre.
Oui, c’est intéressant ce que vous dites, parce qu’il y en a qui ne pensent pas comme ça, beaucoup. Non, je pense pas. Je pense que vous vous trompez, Mme Muriel. Vous ne connaissez pas le monde des chivotes. Non, mais le monde des chivotes, il y en a qui étudient du matin au soir et c’est tout. Et c’est les femmes qui travaillent. C’est quoi tout? Non, vous ne connaissez pas le monde. Vous avez des a priori. Vous avez des a priori. Vous ne connaissez pas le monde des chivotes. Non, non, je n’ai pas des a priori. Nous allons dire que c’est difficile de généraliser. Nous allons dire que c’est difficile de généraliser, Mais que c’est quelque chose qui arrive.
Enfin, des travers, des exagérations existent en toutes choses. Comment ? Vous dites quoi ? Des travers, existent en toutes choses. Voilà, des exagérations existent en toutes choses. Je ne vais pas étudier la prière des exagérations. Nous avons parlé d’excroissance. Il faut savoir pratiquer la circoncision à tous les niveaux. Il y a des limites à tout. Mais dans l’autre sens aussi, il y a des limites dans l’ignorance aussi et dans la non-étude. Ça c’est sûr, oui ça c’est sûr. Heureusement que ce n’est pas ce qui se passe parmi notre noble assemblée. Il faudra un modérateur. J’ai une petite question, malheureusement je n’ai pas suivi, ça faisait un petit moment que je n’ai pas repris, depuis les fêtes ça a repris, est-ce que tous les cours ont été enregistrés depuis les fêtes ?
Alors excusez-moi, donc ne sont pas enregistrés le cours de la semaine passée et évidemment de cette semaine-ci. mais il a marqué ici euh record. Non non ils sont enregistrés mais ils sont pas encore ils ont pas pour été montés sur le sur le système c’est ce qu’ils voulaient dire. J’ai vu le cours sur Facebook. Je t’ai pas le cours et je l’ai vu sur Facebook donc. Mais. On va trouver le Facebook. Non mais sur YouTube YouTube. Et bah je l’ai vu sur Facebook. Tu me le cherchais sur Facebook je l’ai trouvé parce que j’étais pas là la semaine dernière j’étais à en Belgique. Et bien, il est désinfecté. Bon, moi je ne vais pas sur Facebook, j’aimerais sur YouTube.
Donc, comme je dis, sur YouTube, l’erlérat sera probablement placé encore ce soir. Donc, avant l’erlérat, tout est fait. Ah, tout est fait, d’accord. Et il y a les dates. Vous mettez les dates ou pas ? Non, je ne mets pas les dates. Il faut y aller rétroactivement. Vous mettez les titres un peu ou pas ? Je mets les titres oui. D’accord, ça c’est facile. La veille émixbeu, ça serait aussi bien. Et pourquoi pas les dates ? Parce que parfois on peut revenir à quelque chose un peu plus ancien. C’est une expérience d’être utile. Alors on va dire comme ça, c’est une excellente idée de mettre les dates. Je les mettrais aussi, malheureusement, c’est difficile à mettre dans le titre.
Je peux le mettre éventuellement dans le corps du texte, mais le titre, je n’ai que 100 caractères. D’accord. Vous pouvez peut-être le mettre dans le premier commentaire en dessous. Voilà, c’est ça, c’est bien ça. Bonne soirée à tous, Chavoiteur. Rav Benesri, je vous prie de m’excuser pour tous les participants qui ont préféré participer aujourd’hui sur Facebook. C’est assez hallucinant. il y avait plus de monde sur Facebook que sur le Zoom, à peu près 18 personnes. C’est très étonnant. Et pourtant, ce ne sont pas des habitués du cours. Donc voilà, les jours passent et ne se ressemblent pas. En tout cas, un grand merci encore. Merci à tous. D’accord, merci. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci, au revoir.
Bonne semaine, bonne santé. Chavoie à Tove. Chavoie à Tove. Bonne santé. J’avoue à toi. Au revoir.