Ce cours quitte le récit de la première famille pour ouvrir le chapitre 5 de Bereshit, celui que la Torah appelle le livre des engendrements d’Adam. La question qu’il pose est celle du socle : sur quoi tient un être humain, avant même les commandements et l’étude ? Le Rav Raphaël Benizri y répond par les midot, les manières d’être, dont il fait la condition préalable de toute vie de Torah. Le cours s’achève sur la lettre la plus petite de l’alphabet, le youd, comme point d’équilibre invisible de toute chose.
Le point de départ est un bilan du chapitre 4 : une première famille qui sait qu’il y a un Créateur, mais où l’homme veut être l’associé direct de l’œuvre et surestime ses propres capacités. Les échecs de l’histoire, souligne le Rav, ne sont pas d’abord ceux de l’humanité en général, mais ceux de la cellule familiale et de l’éducation. De là, le cours remonte à la loi première de la création, celle du donateur et du récepteur, puis au chiffre sept comme structure des mutations de la société.
La deuxième moitié du cours est une lecture serrée du verset qui ouvre le chapitre 5. Le Rav y déploie les quatre sens du mot sefer, la controverse entre Rabbi Akiva et Ben Azzaï sur le principe fondamental de la Torah, la différence entre tzelem et demout, et la distinction entre les deux Noms divins. Il aboutit à une série d’exemples où un prélèvement infime — le youd — réhabilite un ensemble : les tzitzit pour le vêtement, la halla pour l’alimentation, la terre d’Israël pour l’espace, le Shabbat pour le temps.
Ce que dit ce cours
La première famille est une œuvre de création, non le produit d’une évolution aveugle. Elle a conscience d’une présence divine, d’un Créateur, et c’est précisément ce qui rend ses tâtonnements instructifs. Mais l’homme n’accepte pas de n’être que cela : il veut être l’associé direct de l’œuvre de la création avec D’, et il en vient à défier ses propres possibilités, ses propres capacités. C’est de là que viennent tous les dérèglements de l’histoire et tous ses échecs. Le chapitre 4 est le récit de cette surestimation et de ce qu’elle produit.
Les échecs ne sont pas d’abord ceux de l’humanité, mais ceux de la famille. Ils tiennent à l’éducation familiale, à la manière dont on a conçu les enfants et dont on les a engagés dans la vie. Ils tiennent surtout à ce que la fraternité n’a pas été réglée dès le début. Or cette fraternité suppose la loi première de la création : il y a toujours un zakhar et une nekeva, un donateur et un récepteur, et une volonté partagée de coordonner leurs efforts pour avancer. C’est sur ce point précis que la première famille échoue.
Le nouveau visage de la création se profile à travers le Shabbat, et le chiffre sept en donne la structure. Nos maîtres ont pris ce jour comme référence du septième millénaire, qui est le septième Shabbat de l’histoire de l’humanité. Les modulations de l’avancement, les progressions et les mutations qui se font au sein de la société suivront toujours ce chiffre sept, pris de la structure universelle des sphères. Si l’on a retenu le sept, c’est que l’accent est mis sur le comportement d’être plutôt que sur des attributs qui nous échappent totalement, comme la hokhma et la bina. La sagesse et l’intelligence ne sont pas toujours à notre portée ; la manière d’être, elle, l’est.
La Torah ne donne pas de morale, mais des règles de conduite, parce qu’elle suppose les comportements déjà acquis. Elle n’a pas dicté un mode de comportement : elle a considéré que ce travail était fait en amont. La Torah ne peut pas être le lot d’une personne qui n’a pas fait un travail sur soi dans ses midot, dans ses vertus, dans sa manière d’être. C’est là une difficulté réelle, car on n’avance pas dans la vie par des impératifs, surtout lorsqu’ils sont imposés de l’extérieur et qu’ils ne sont pas les nôtres. Ce qui est imposé du dehors et qui n’a pas été fait sien est voué à l’échec.
Le chapitre 4 est le tableau de l’homme hors du jardin, et la violence y est maquillée par la construction. Un homme vient à faire violence à son frère pour des problèmes que la société d’aujourd’hui connaît encore. La manière de rattraper cette violence consiste alors à la maquiller par la volonté de construire une ville, des établissements, des réalisations, des découvertes dans l’industrie, la musique, l’armement, l’agriculture. Mais aucune percée culturelle et scientifique ne cache les problèmes inhérents à la vie à l’intérieur de la société. On aura beau les occulter, l’homme, lui, ne change pas.
Pour que l’homme change, il faut qu’il sorte de la compétition permanente avec l’autre. Il lui faudrait se considérer comme devant apporter, à sa mesure, sa part dans les difficultés de ce monde. C’est le petit homme, c’est Enosh, le troisième enfant d’Adam par Chet, celui sur qui le monde est fondé. Enosh se substitue à Hevel, car Hevel aussi devait être la victime de Kayin. Une famille ne se maintient pas à n’importe quel prix.
C’était à Hevel de faire un pas vers son frère. Plutôt que ce soit le Créateur qui parle à Kayin pour lui dire qu’il peut avancer, c’était au frère de partager avec lui le désarroi de n’avoir pas vu son offrande agréée. Il ne faut surtout pas se réjouir de la chute de celui qui nous est hostile : ce n’est ni une attitude, ni un comportement. La réaction juste devant l’offrande refusée d’un autre n’est pas le retrait, c’est le pas fait vers lui. C’est cette absence de pas qui laisse le champ libre à la violence.
Mettre un enfant au monde dans un monde de violence est un acte de foi. Chet, malgré tout, met au monde un enfant. C’est difficile de s’y décider quand la société ne répond pas du tout à notre attente, et la question de savoir s’il faut s’y engager est légitime. La Torah marque ici une nuance de vocabulaire : la natalité attribuée à la femme et celle attribuée à l’homme ne se disent pas du même verbe. La femme, en mettant au monde un enfant, veut le garder, l’entoure de son amour et appréhende le jour de la séparation ; l’homme, lui, est conscient qu’il met un enfant au monde pour permettre à la société d’évoluer, parce qu’il se situe toujours à un stade qui précède l’étape à venir.
L’évolution de l’histoire se fait au bout de dix générations. Dix générations séparent Adam de Noah, dix séparent Noah d’Avraham. C’est une structure de la création, qui se subdivise en sphères d’évolution, et les mutations de la société se font à l’aboutissement de chaque structure. Ce sont là les petits messianismes que nous vivons à différents stades, et auxquels nous ne sommes pas tellement sensibles. La Torah nous aide à mettre le doigt sur l’un d’eux en nommant Enosh, le fils de Chet.
Il y a quatre attributs de l’homme, et Adam est le dernier. Enosh est celui de l’humanité, l’homme soucieux de survivre ; guever est le révolutionnaire ; ish est l’homme de la morale ; et l’on accède enfin à Adam, le prototype de l’homme idéal. Pourquoi Adam ? Parce qu’il y a chez lui une notion tirée de adama, qui donne à l’être une force de croissance, et parce qu’il y a en lui une volonté de ressembler à ce qui est au-dessus de lui. Il ne s’agit pas de prétendre égaler D’, mais d’aspirer à aller au plus haut de ses compétences.
Paradoxalement, c’est à la naissance d’Enosh que le Nom divin commence à être profané. Le verset dit qu’alors on commença d’invoquer le Nom de l’Éternel, et il reçoit deux explications. La première : avec Enosh se répand la croyance en une force supérieure qui gouverne le monde. La seconde : cette croyance, en se propageant, favorise l’idolâtrie et vide le Nom de son contenu. Car lorsque la croyance devient populaire, elle devient l’objet d’une espérance égoïste, d’une espérance nationale, d’un hymne guerrier ; chacun croit à sa façon, chacun se l’approprie et le croit penché uniquement sur son propre problème. C’est là le malheur de l’humanité dans sa quête.
Le chapitre 5 ouvre le livre des engendrements de l’humanité, et nous n’en sommes pas sortis. Il ne faut surtout pas considérer le livre de Bereshit comme la seule jeunesse de l’histoire : il est toute l’histoire. Il ne faut pas davantage considérer la Torah comme un livre de loi propre à Israël seul ; elle concerne l’humanité entière. Ce que la Torah appelle ici sefer, chacun l’écrit et le joint à l’ensemble des écritures, mais dans un esprit de rapprochement de l’homme et de son prochain. Le chapitre 5 fait sortir le propos du cadre limité de la mishpaha, de la famille, pour entrer dans celui de l’humanité.
Le mot sefer a quatre sens. Le premier est le récit : chacun met le récit de sa vie, et c’est son livre — et pour ce récit on n’a pas toujours besoin d’un enfant, car un enfant qui ne participe pas à l’édification de l’œuvre lancée par les générations passées peut devenir un danger. Le deuxième est celui du cliché : il y a beaucoup de clichés dans une vie, et beaucoup de temps morts ; la Torah dira d’un homme « tous les jours qu’il a vécu », ce qui suppose qu’il y a des jours où l’on ne vit pas, rattrapés par d’autres. Le troisième est celui de couper : analyser, mais aussi éliminer, occulter certains aspects et en intégrer d’autres. Le quatrième est le livre de la vie, celui qui accompagne l’homme depuis ses premiers pas jusqu’à l’achèvement de sa mission, et qu’on transmet à ses enfants dans un esprit de transparence.
Rabbi Akiva et Ben Azzaï s’opposent sur le principe fondamental de la Torah. Rabbi Akiva répond : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Hillel, à qui un candidat à la conversion demandait de le convertir le temps qu’il puisse tenir sur un pied, avait formulé la même chose de manière plus terre à terre : ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain. Ben Azzaï objecte que ce verset suppose que tu aimes celui qui t’est proche, celui avec qui tu partages ta vie — d’abord ta femme, puis tes enfants, puis tes amis — et il demande ce que l’on fera des autres. Pour lui, le principe fondamental est le verset qui ouvre le livre des engendrements d’Adam : la morale de la Torah commence non au degré d’amour que je porte à mon prochain, mais à la manière d’appréhender le lointain. Il y a d’ailleurs trois amours dans la Torah : l’amour de D’, l’amour du prochain et l’amour de l’étranger, et c’est le troisième qui vérifie la portée réelle des deux autres.
Tzelem et demout ne disent pas la même chose. Le verset dit que l’homme a été fait à la demout de Elokim, et non ici au tzelem. Le tzelem est l’ossature, ce qui me fait considérer l’autre comme un rival ou comme un appui dans ce que je cherche à obtenir. La demout est plus intérieure : c’est le visage, et panim renvoie à la penimiout, l’intériorité de chacun, ce que chacun cache en soi et qui n’est pas évident. Nous jouons pourtant avec notre visage et nous le maquillons de toutes sortes d’expressions ; il faudrait pouvoir découvrir le visage de l’autre et cette intériorité chez ceux qui m’entourent.
Le verset dit demout Elokim, non demout du Nom ineffable, et la différence est décisive. Le Nom en quatre lettres n’est pas celui de l’existence dans son ensemble que nous pourrions épeler : nous ne pouvons en aucune façon nous l’approprier. Chaque fois que nous entreprenons quelque chose en son nom, nous englobons l’avenir de l’ensemble de la création sous l’attribut du hesed, de la bonté : une bénédiction est un acte de bonté. Elokim, à l’inverse, est le principe de justice, ce sont les lois intangibles de la création. Il est pourtant possible, par chaque mitzva faite au nom du Nom ineffable, d’injecter l’amour dans cette notion de Elokim qui s’impose à nous à travers chaque visage qui nous juge, nous détaille, nous agrée ou nous rejette.
Le youd est le point d’équilibre invisible, et il suffit à réhabiliter un ensemble. C’est la plus petite lettre de l’alphabet, un point sur lequel nous n’avons aucune emprise ; or un objet ne tient que grâce à son centre de gravité, qui est un point, invisible et pourtant là. Chaque homme dispose d’un tel point, et c’est de lui qu’il peut se réaliser. Le vêtement porte la marque du péché, puisque l’homme s’en sert pour couvrir ce qu’il cache — et D’ lui a donné le moyen de le réhabiliter par les tzitzit ; l’homme a porté atteinte à son alimentation, et il lui a été donné la mitzva de la halla, où l’on prélève un youd de la pâte. Il en va de même de la circoncision, et de la terre d’Israël, qui est le youd de l’espace comme le Shabbat est le youd du temps : le Shabbat à lui seul justifie l’œuvre des six jours.
Un homme sans femme ne mérite pas le titre d’Adam, et Ben Azzaï en a répondu lui-même. Nos maîtres l’ont dit, et l’on a objecté que Ben Azzaï n’avait pas voulu prendre femme — c’est lui-même qui avait énoncé la règle. Il a répondu que d’autres étaient capables, mieux que lui, de la réaliser, et que pour lui l’accomplissement de cet amour à travers la Torah pouvait se substituer à la présence du féminin comme à celle de l’enfant. C’est dans cette optique que le chapitre 5 dit d’Adam qu’il met au monde un enfant à sa ressemblance et à son image. Les premiers enfants ne l’étaient pas : ni à son image ni à sa ressemblance, ils ne le représentaient pas, et il s’était séparé de sa femme. Les générations vont maintenant se succéder, et le tout est de voir à quoi elles aboutissent — l’aboutissement étant Noah.
Transcription intégrale du cours
Voilà, c’est fait. C’est fait ? Oui. Alors, bonsoir. Si je comprends bien, c’est un petit comité que nous faisons ce soir. C’est aussi bien. C’est le… Nous avons commenté… On ne vous voit pas, vous, Reda. On ne vous voit pas. Pardon ? On ne vous voit pas. Excusez-moi. Maintenant, oui. Nous avons commenté le chapitre 4 avec les tâtonnements de la première famille, disons celle qui est œuvre de la création et non pas d’une évolution aveugle, et qui a une conscience même d’une présence divine d’un créateur, mais malgré tout, l’homme, ce n’est pas à qui d’être pour lui l’associé direct dans l’œuvre de la création avec D’. Il a quelquefois défi ses propres possibilités, ses propres capacités et c’est de là que vient effectivement tous les dérèglements de l’histoire et tous les échecs. Tous les échecs, les échecs ne sont pas au niveau de l’humanité en général mais d’abord et avant tout de la famille, de l’éducation familiale, de la manière dont on a conçu les enfants, de la manière dont on les a engagés dans la vie et pour autant qu’on n’est pas au début, dès le début arrêté la manière de la disons de la fraternité et cette fraternité suppose la loi première de la création, à savoir qu’il y a toujours un Zachar et un Ekeva, un donateur et un récepteur, une volonté pour les deux de coordonner leurs leurs efforts de l’effondre et d’avancer dans le nouveau visage de la création qu’on en veut se donner. Et ce nouveau visage que l’on veut se donner au niveau de la création, c’est celui qui se profile au travers du jour du Shabbat, et c’est celui que nos Haramim ont pris comme référence pour le septième millénaire qui est le septième Shabbat dans l’histoire de l’humanité et en somme le disons que les modulations de l’avancement ou de la progression ou des mutations qui se au sein de la société suivront toujours ce chiffre 7 qui est pris de la structure disons universelles de disphères et qui sont en somme les modes de rotation de l’univers depuis le point de départ jusqu’au point d’arrivée, mais si nous avons pris le chiffre 7, c’est tout simplement parce que nous mettons l’accent davantage sur le comportement d’être, plutôt que sur certains attributs qui nous échappent totalement comme la horma et l’abinat, comme la sagesse et l’intelligence, et qui ne sont pas toujours à notre portée. Or nous savons très bien que la Torah, si elle n’a pas donné un mode de comportement, si elle ne l’a pas dicté, s’il n’y a pas de morale dans la Torah, mais plutôt des règles de conduite, c’est parce qu’elle a considéré que ces comportements sont déjà acquis.
la Torah ne peut être le lot d’une personne qui n’a pas fait un travail sur soi dans ses midottes, dans ses vertus, dans sa manière d’être. C’est difficile parce qu’à ce moment-là, on n’avance pas par des impératifs dans la vie, surtout quand on nous impose de l’extérieur et qu’ils ne sont pas les nôtres, c’est voué à l’échec. C’est l’image ou plutôt le topo que que la Torah a voulu nous donner dans ce chapitre de l’homme en dehors du jardin des Dènes, de la famille en dehors du jardin des Dènes, où un homme vient à faire violence à son frère pour des problèmes que nous connaissons et que la société, qui ne sont pas étrangers à la société d’aujourd’hui, nous sommes nous sommes toujours en but avec ces problèmes et la violence qui s’ensuit, une manière de la rattraper c’est effectivement de disons de maquiller ça par par la volonté de construire une ville, des établissements scolaires, des données réalisées quelquefois des découvertes dans l’industrie, que ce soit de la musique, que ce soit de l’armement, que ce soit de l’agriculture, mais cela ne cache pas les problèmes inirants à la vie, à l’intérieur de la société.
on aura beau, n’est-ce pas, les occultés par une grande percée culturelle et scientifique, malgré tout l’homme ne change pas et pour qu’il change il faudrait effectivement qu’il ne soit pas là en train de se voir dans une compétition permanente avec l’autre, il faudrait qu’il se considère comme devant à sa mesure apporter cette huile sabrique dans les difficultés de ce monde. Et c’est le petit homme, c’est Enosh, le chèd gamuy le troisième enfant de Adam-Arichon, séchette, chéalà vouchtata olam, sur lui est fondé le monde, et c’est lui qui se substitue à Hevel, parce que Hevel aussi devait être la victime de Cayen. Honneur, honneur ! on ne s’aide pas une famille à n’importe quel prix. Au contraire, le Hevel en lui-même aurait dû répondre à, plutôt que ce soit Kadochvaloukho qui parle à Kayin pour lui dire tu peux avancer, etc.
C’est à Hevel à faire un pas vers son frère et à partager avec lui ce désarroi de ne avoir pas vu son offrande agréée par le créateur. Il ne faudrait pas surtout altismat bin pol o yvra altismat lorsque ton ennemi vient à chouard. Ne te réjouis pas. Ce n’est pas une attitude, ce n’est pas un comportement. Alors le shed gam hu yulat ben. Alors le chef de gamme, même lui, il vous l’admende. C’est difficile de se décider à avoir un enfant lorsque nous vivons dans un monde de violence, et lorsque nous voyons un peu que la société ne répond pas du tout à notre attente. Faut-il s’engager à mettre un enfant au monde ? Mais c’est un acte de foi.
« Chet gamuyul latben» « Chet » malgré tout met au monde un enfant. Alors il faut ici relever la nuance du texte quand c’est la femme qui met au monde un enfant, c’est « va t’aider ». Quand la natalité est attribuée à l’homme, on dit va yô l’aide, va yô l’aide. Alors quelle est la différence ? La différence c’est que la femme en mettant au monde un enfant, c’est son fils, elle veut le garder, elle veut le pouponner, elle entoure de tout son amour, et elle appréhende le jour où elle doit effectivement s’en séparer, c’est pas toujours facile. Tandis que l’homme vaillolide, lui il est conscient que lorsque il met un enfant au monde, c’est pour permettre à la société d’évoluer parce qu’il considère que là où il se situait lui, c’est toujours un stade avant le nouveau Shabbat à venir, la nouvelle étape.
nous constatons que cette évolution dont on a parlé dans l’histoire, elle se fait au bout de dix générations. Il y a dix générations qui séparent Adam de Noé, il y a dix séparations qui séparent Noé de Afraam. C’est une structure, comme je l’ai rappelé tout à l’heure, de la création qui se subdivise en dispères d’évolution et c’est les mutations au niveau de la société se font à l’aboutissement de chaque structure sphérique. Et ce sont là les petits messianismes, que nous vivons à différents stades et auxquels nous ne sommes pas tellement sensibles. Mais la Torah nous aide à mettre le doigt sur Enoch, sur cet homme Enoch, le fils de Chet. Et Enoch, c’est le petit homme, c’est le commun des hommes.
Ce n’est pas le Kain Kanite Iset Hashem, ce n’est pas non plus le Hever qui est le Pune, Non, c’est le Enos, c’est un homme qui est conscient de son insignifiance par rapport autrui mais qui tient à tout prix à poser sa pierre angulaire dans le divinisation de ce monde. Alors quand ce Enos est né et j’ai déjà eu l’occasion de vous dire qu’il y a quatre attributs de l’homme, Enos qui est celui de l’humanité, mais celui de l’homme, soucieux de survivre. Ensuite Gevers, c’est le révolutionnaire. Ensuite Isch, c’est l’homme de la morale, jusqu’à accéder à celui de Adam, celui de Adam qui est le prototype de l’homme idéal. Pourquoi ? Parce qu’il y a chez lui une notion de adamant qui donne une force de croissance à l’être et il y a une volonté de édamer La hélione, et d’amener la hélione, c’est ressembler, ressembler à D’.
Qu’est-ce que ça veut dire la hélione ? Au trio. Il n’y a pas cette notion de traduire D’ émouvaine. Mais il aspire à aller au plus haut de ses compétences. Et c’est ça, et d’Amdélia et Lyon. Alors, mais, paradoxalement, on dit Azoukhal, l’Ikrob et chémachem. Alors on commence à appeler le nom de l’éternel. Qu’est-ce que ça veut dire ça encore ? Az-Zuhalik rub’e shemashem Alors il y a deux explications. L’explication c’est que finalement, avec la naissance d’Enoche, se répand cette croyance en une force supérieure qui gère le Bide. Mais cette connaissance, tout en se propageant, favorise une idolatrie. Au ral, on a rendu le nom de la profane, on l’a profané, on l’a vidé de son contenu. Comment cela se fait-il ? Oui, lorsque la croyance en HM devient une croyance populaire et alors elle est l’objet d’espérance égoïste, elle est l’objet d’espérance nationale, elle est l’objet d’hymne guerrier.
il croit, tout le monde croit en H.M. à sa façon, tout le monde s’est approprié à H.M. il croit qu’il est à lui et qu’il est entièrement penché uniquement sur son problème Et c’est là le malheur de l’humanité dans sa quête vers D’. Et oui, le J’habitre 5 commence par Zé C.E.L. Toledotana. C’est celui-là, le livre des engendres de l’humanité. Nous n’en sommes pas sortis. Surtout ne pas considérer le livre de Bereshit uniquement la jeunesse de l’histoire. Elle est toute l’histoire. Et ne pas considérer la Torah comme un livre de loi propre uniquement à Israël. Non, il concerne l’humanité entière, nos sages en relevés que sait faire. C’est la même valeur numérique que Chêne, ce qui importe dans le nom de chacun qu’il C’est le livre qu’il écrit et qu’il joint à l’ensemble des écritures mais dans l’esprit d’un rapprochement de l’homme à son prochain.
Oui, Zé C.F.L. ça aussi nous avons expliqué que C.F.L. a quatre sens. Le premier, c’est le récit. Chacun met son récit de la vie, c’est son livre. Et pour le récit de sa vie, on n’a pas toujours besoin d’un enfant. Si on a laissé un récit de sa vie, c’est quelquefois plus qu’un enfant qui risque d’hypotéquer la famille, qui risque d’hypotéquer tous les diffusés de vie que j’ai bâti. C’est un enfant quand il n’est pas baine, quand il n’est pas bonnet, quand il ne participe pas à l’édification de l’œuvre lancée par les générations passées, par moi-même. Alors, ça devient effectivement un danger, un danger public. Et puis, ce récit de la vie, il y a beaucoup de clichés.
Il y a beaucoup de clichés, il faut les serrer, s’afforcer, s’éconter. Il y a beaucoup de temps mort. Vous voyez, nous verrons que la Torah dit à propos de la vie. Et voici tous les jours qu’il a vécu. C’est-à-dire, il y a des jours où on ne vit pas. Il y a des jours où on ne vit pas. Il y a des jours qui sont comme des temps morts, mais qui sont rattrapés par d’autres jours. « Yémei, kol yémei adam hachéchayi » Il vit. Bon, c’est la raison pour laquelle sa fort comté, sa fort sérielle, il faut savoir, dans une vie, effectivement, choisir ses clichés de vie. Bon, le troisième sens, le troisième sens de sa foi, c’est couper.
Oui, ça peut être dans le sens d’analyser, ça peut être également dans le sens d’éliminer, dans une reprise de ces temps morts, nous occultons certains aspects, nous les avons intégrés à d’autres. Ça c’est Sefer. C’est aussi le livre de la vie. C’est le livre des engendres mondiaux. Vous voyez que ce n’est pas, Sefer, toi, toi, ta dame, ce n’est pas, ce n’est pas une histoire qui dépasse les possibilités de l’homme, les prétentions de l’homme. Non, c’est un livre qui accompagne l’homme depuis ses premiers pas jusqu’à l’achèvement de sa mission. Alors, c’est ce qu’on appelle quand on a lustré toute sa vie, quand on l’a rendue transparente, quand on peut effectivement la transmettre à ses enfants, mais sous le meilleur empattage, dans un esprit de transparence totale mais qui les invite à respecter le le disons les balbuchements d’une vie des parents des grands-parents et leur espérance en même temps. C’est comme ça qu’on commence le livre de l’humanité. Jusqu’à présent on a parlé de la famille, maintenant nous sommes sortis avec Enos de cadres limités de Mishpacha pour voir, vous voyez, le mot Enos n’a donné qu’un seul attribut, celui de Enoshut, Enoshut qui est l’humanité dans son mot le plus large et c’est la raison pour laquelle il y a une discussion entre Rabiakiva et Benazai, Rabiakiva et Benazai qui se demandait quel était finalement le fondement principal de la Torah, sur quoi reposer essentiellement la Torah.
Et nous savons tous que Seyh Rabi Hakima avait répondu et tu as aimé le vent comme je t’ai aimé. tu aimeras ton prochain comme toi-même, je suis étonnée. Et l’aile lui-même quand il a voulu, quand s’est présenté un candidat à la conversion et lui a demandé de le convertir le temps qu’il puisse tenir sur un seul pied, c’est-à-dire quel était finalement l’essence même de toute cette conversion, le sens même de la Torah, l’esprit de la Torah. Il lui a dit « desané l’achde hafrech tabed » ce que tu as en erreur ne le ne fait pas un ton prochain. C’est une manière de dire, de formuler le « ve’af taleré akha kamocha » d’une façon plutôt, disons, terre à terre, parce que aimer son prochain comme son même, c’est difficile.
C’est très difficile. Ça, ça demande beaucoup d’efforts, et surtout quand je dis comme moi je suis comme toi je suis l’éternel mais qui suis-je pour imiter l’éternel dans ce verre alors benazah il dit attention ce verre ça suppose que tu vas aimer ton prochain, celui qui t’es proche, celui avec qui tu partages ta vie et le premier avec qui tu partages ta vie c’est ta femme, mais alors ça après c’est tes enfants, après c’est tes amis mais que vas-tu faire des autres ? Benazahidi non, zesefer tulde tala. C’est ici que commence la morale de la Torah. C’est fait tout d’autre, Adam, considérer que dans mon histoire je ne suis pas là en train de me fonder sur le degré d’amour que je vaux à mon prochain, mais sur la manière d’appréhender le lointain, d’appréhender l’autre, d’appréhender les tranchées.
C’est pour cela qu’il y a trois amours qui sont dans la Torah. L’amour, «V’a’avta eta Shem elukecha, tu emra l’estrana l’ton D’, ve’a’avta l’re’acha kamocha, tu emra ton broshin kom ton emm», mais le troisième, «V’a’avta emetager, vous emrez l’étranger, les métagères dans une certaine mesure, D’, et notre prochain, et notre étranger, fondre l’amour du lointain au nom d’D’, au nom de cette morale que je partage avec mes proches. Zeseferte. Ça c’est le livre des engendrements de Adam. Je ne dois considérer que Adam et non pas le Réa. Voilà. Alors pourquoi ? Parce que biyom berro elokim Adam, parce que le jour où l’Éternel a créé l’homme vidmut elokim voir chaque homme une créature divine de création c’est ce qui est visé en premier dieu Dmudd et Lokimasa auto Dmudd attention ici ce n’est pas Betsalem en réalité étudié un peu avant la création de l’homme de l’homme, va y avoir et le quim et ta dambe et sa lune, et c’est l’ère des mots de tavenito.
On a d’abord insisté sur le tzélem, or le tzélem c’est l’ossature, mais cette ossature c’est ce qui m’approche à outrevu pas, à le réaliser comme étant dans compétition avec moi ou même dans une volonté de me prêter une main forte dans ce que je cherche à obtenir mais par contre Dmout a un sens plus unique. Vous avez été coupé pendant trois secondes. Vous avez été coupé tout à l’incent et puis vous avez été coupé. Et ici le texte quand il part de cette histoire que je dois écrire avec lui, c’est associer son visage, or associer son visage, Vous savez ce que c’est ? Panime en hébreu, c’est la panémioute, c’est l’intériorité de chacun, c’est ce que chacun cache en soi et qui n’est pas évident.
Mais pourtant, nous jouons avec notre visage et nous le maquillons de toutes sortes d’expressions Il faudrait pouvoir découvrir le visage de l’autre et cette intériorité associée, celle des personnes qui m’entourent dans la vie parce que de toute façon, je ne peux pas répondre mon enseignement ni imposer mon influence au-delà de certaines limites. Quoique il y ait des personnes qui ont changé le cours de l’univers, oui, et c’est ce que nous attendons du machiavre, mais ce n’est pas ce qui est demandé à chacun de prétendre qu’il est le machia. Non, chacun est la tante de ce machia et ce machia est dans cette projection de soins sur l’autre. C’est très important, mais cette projection de soins sur le plus petit que soins, et c’est ce qui fait que le machiave, nous le partageons avec l’étranger, et qu’il vient de Moab, qu’il vient de Hamon, qui sont interdits de séjour dans le corps de la Torah, mais le corps d’Israël, mais malgré tout.
un roi, il peut arriver à faire une brèche dans la muraille, oui, et cette brèche dans la muraille a une portée mycénique. Alors je disais que Bidmuth et Lochim à sa auto, et un visage, un visage de Elohim. Un visage de Elohim, quand on parle d’un visage, ce n’est pas Bidmut HaShem, c’est Bidmut Elohim. J’ai parlé tout à l’heure Azurkhal Likrub HaShem HaShem, et nous faisons toujours ces différences entre le Yudh’kivav’ké, Ce n’est pas celui de l’existence dans son ensemble, de la totalité et de l’au-delà de ses totalités, et qu’on ne peut en aucune façon épeuler. Nous ne pouvons pas l’assurer. C’est impossible. chaque fois que nous entreprenons quelque chose au nom de Yutke Vavke, ça veut dire que nous englobons l’avenir de l’ensemble de la création avec la tribu de Chézèd.
Chézèd, c’est-à-dire c’est un acte de bonté que je fais. Une bénédiction est un acte de bonté. Ici, j’ouvre la parenthèse pour dire que le cas de Joueur-Rouge a prévu, une fois qu’il a laissé la liberté à l’homme de parachever sa création, Et là aussi, projeté que il y aurait des échecs désastreux qui menaceraient l’avenir de la création et qui exigeraient une reprise à nouveau, mon faire, priver l’homme de sa liberté d’action. Ce n’est pas possible. Alors il ne serait qu’un robot. il n’aurait aucun mérite et ce n’est pas dans cet esprit de D’ a voulu trouver sa place ici bas. Vaya Radmina Ayoni, le premier mouvement de D’ est de s’installer parmi les parmi ses enfants, au sein de sa création. C’est là qu’il est reconnu.
Le être reconnu par des esprits supérieurs, par une élite de mal à crime, ça ne vaut rien, ça ne répond à rien. C’est encore rester dans un monde, un monde élitiste spirituellement qui n’apporte rien. Non, trouver sa place ici bas, c’est se considérer quelle est la petite lettre de l’alphabet ? C’est le IUD. Le IUD c’est un point imaginable. Nous n’avons aucune emprise sur le point. Un objet ne tient que grâce à son centre de gravité. C’est un point. C’est le point d’équilibre. Il n’est pas visible. À l’unus, il existe. Il est là. c’est son yut. Chaque homme dans sa création dispose d’un yut, d’un petit yut et c’est ce yut qui a donné yat parce que c’est à partir de ce yut qui peut effectivement se réaliser, avoir une réalité propre mais comme je le disais tout à l’heure le créateur était conscient de cette possibilité de dégénérescence de l’être alors il a laissé le yut comme étant la lettre du du Roland Mabin du monde futur. La lettre de l’avenir, la lettre du devenir, à D’Vir-San. En fait, regardez un peu, le vêtement porte en lui la marque du péché de l’homme. L’homme se sert de son vêtement pour couvrir des faits d’une gravité énorme, sous son vêtement, il cache son péché.
Mais D’ lui a donné au vêtement le moyen de le réhabiliter par le yudh tzit tzit, que nous accrochons au vêtement. L’homme a déréglé la nature humaine, a porté atteinte à son alimentation. Et qu’est-ce qu’il a fait D’ ? il a donné à l’homme la possibilité de réhabiliter cette alimentation par la mitzvah de la chalain. Qu’est ce qu’on fait dans la chalain ? On prélève un yud de la pâte et on a revalorisé notre chalain, on lui a donné une réalité dans une autre, disons, dans un autre ordre de sainteté. Et l’on est de même de l’abila de l’homme, de la circoncision. Et l’on est de même de eretz Israel. Israel, eretz Israel est le iud de l’ensemble de la création dans l’espace comme le Shabbat et le Yud de la création du temps.
Le Shabbat, il vit à lui seul, justifie l’ensemble du travail, de l’œuvre des six jours de la création Et elle est Israël et avec son sanctuaire le iud de l’espace de l’air, de l’espace tout court. Et bien, c’était cette notion, cette notion au l’homme. effectivement agit dans ce monde sous le signe du chése parce que c’est ce qui meurt la relation intime de Zahar et Nékeva ce qui les meurt c’est l’amour La notion de Eloquim c’est le principe de justice de Elemi-Bara, et Eloquim c’est effectivement les lois intangibles de la création, mais malgré tout il est possible de par chaque mitzvah que nous faisons, les Shem-Yerud, les Shem-Yut-kei-vav-kei, au nom de Yut-kei-vav-kei, c’est injecter l’amour dans cette notion de Eloquine qui s’impose à nous au travers de chaque visage, de chaque visage qui nous juge, qui nous détaille, qui nous agréent ou qui nous rejette.
Mais, Zacharun Keva Bela’a, ma kadosh veluk’un, fait que ce soit toujours sous le principe de Zacharun Keva, du donateur et du récepteur et c’est ça la source de la bénédiction et c’est ça ce qui fait Adam c’est la raison pour laquelle nos harami m’ont dit que un homme qui n’a pas de femme n’est pas appelé Adam ne mérite pas le titre de Adam alors on a posé la question mais Benazay Voilà qu’il n’a pas voulu prendre femme et on lui a dit, et c’est lui-même qui a dit qu’il ne mérite pas le nom d’Adam, alors il a répondu que il y a d’autres qui sont capables, mieux que lui, de le réaliser, mais lui, il a quelquefois le fait de le réaliser cet amour à travers la Torah, cela peut se substituer à la présence du féminin comme à la présence de l’enfant. Voilà, et c’est pour cela que l’Orska Torah a énoncé cela au chapitre 5, Adam le dit dans cette optique, « Ni au monde un enfant, bit moto quetzalmo ». Alors les premiers enfants n’étaient pas bit moto quetzalmo. Cain et Heve n’étaient pas ni à son image, ni à sa ressemblance. Ils n’étaient pas ni dans le satur, ni dans le visage. Ils ne le ne se représentait pas, il s’est séparé de sa femme, pourquoi avoir des enfants à lui-même ?
Il en est venu s’interdire d’avoir des enfants si jamais il n’était pas sûr de leur heureuse évolution. Et alors cette fois, quand il a reçu le, quand il a pris sur lui d’écrire le livre de l’humanité, C’est ce faire tout de suite le livre des engendresments de l’humanité. Alors, il a jeté les bases de cette humanité à travers 7 et maintenant nous allons avoir 3. Des générations qui se succèdent pas toujours, ils vont arriver à réaliser des choses. c’est vrai, ça va, ce ne sont pas toutes les familles qui réalisent des choses mais nous ne sommes pas capables de juger mais les générations se succèdent le tout est de voir quel est le rabotisme et quand l’abotissement est celui de Noah, et c’est ce que nous verrons la semaine prochaine. Alors on peut effectivement se dire que nous ne voulions pas des pionniers de de ce mécanisme, de cette histoire du 7e millénaire.
Voilà.