Ce cours inaugure un programme d’exégèse suivie du texte de la Torah, semaine après semaine, sans prétendre couvrir chaque parasha en entier. La parasha de Bereshit ayant été manquée, le Rav Raphaël Benizri en reprend les acquis à l’intérieur du premier verset de Noah, « voici les engendrements de Noah ». Presque toute la séance tient dans ce seul verset, dont chaque mot est retourné : ele, toldot, le nom de Noah, ish, tzadik, tamim, et la marche avec D’. Le fil conducteur est que les engendrements d’un homme commencent par lui-même.
Le Rav pose d’abord que Bereshit traite des pères, c’est-à-dire de ceux qui ont pris sur eux de déterminer l’histoire de leur génération et sont devenus les prototypes de cette histoire. De là une remarque sur le tzadik auquel une communauté confie son destin, et sur la limite de ce transfert : le tzadik lui-même ne fait pas ce qu’il veut, et le libre arbitre laissé à chacun est parfois amendé, parfois retiré, pour que l’homme puisse corriger sa propre trajectoire.
Vient ensuite un long développement sur les trois réalités de l’homme dans le texte — l’homme créé à l’image, l’homme formé de la glaise, l’homme engendré à l’image de l’homme — puis la lecture du verset de Noah proprement dit, et enfin une série de questions de l’auditoire : l’entrée tardive dans l’arche, les enfants non mentionnés, démocratie et anarchie, le besoin de reconnaissance attribué à D’, et l’absence de la femme de Noah.
Ce que dit ce cours
Étudier la Torah n’est pas décortiquer un passé, c’est lire l’actualité. Chacun a en soi une part du destin d’Adam, une part de celui de Noah, des aspirations d’Avraham, d’Itzhak, de Yaakov, de Yossef. Si ce n’est pas tout au long d’une vie, c’est au moins par périodes, parfois un jour, parfois une heure. Ce que nous vivons en privé et ce que nous vivons en communauté relèvent des mêmes figures. Le livre ouvert devant nous parle donc de notre propre histoire.
Aucune histoire ne se fait sans engendrements, et les engendrements ne se réduisent pas aux enfants. Tout s’investit dans les enfants et les petits-enfants, qui sont la meilleure réussite d’une vie, et c’est pourquoi le mot du verset est toldot. Mais on a enseigné aussi que les toldot des justes sont leurs actions. Nous nous engendrons donc nous-mêmes, nous nous réalisons nous-mêmes, et cette réalisation de soi est notre histoire, celle de la communauté où nous évoluons et celle de l’univers dont nous déterminons la progression ou la déperdition.
La Torah décrit trois réalités de l’homme, et non une seule. Il y a d’abord l’homme créé à l’image et à la ressemblance, aboutissement de toute la création, dans lequel D’ s’investit lui-même en disant « faisons l’homme » — un pluriel qui associe l’homme à l’œuvre. Cet homme-là est à la fois masculin et féminin : la femme a été créée simultanément avec l’homme, sans avant ni après, sans dépendance de l’un envers l’autre, ni dans le temps ni dans l’espace. Les kabbalistes y ont lu la manifestation suprême d’en haut et la présence immanente ici-bas.
La deuxième création n’est pas un aboutissement mais un point de départ. « Voici les engendrements du ciel et de la terre au moment de leur création » ouvre le second chapitre, et l’on enseigne d’y lire que la véritable histoire de l’homme commence avec Avraham, les vingt générations précédentes n’ayant été qu’une préparation à son émanation. Cet homme est pris des quatre coins de la terre ; une ondée monte du sol et en fait une glaise ; le Créateur lui insuffle une inspiration de vie, une conscience d’être, sur laquelle la parole viendra plus tard se greffer, comme chez l’enfant qui ressent avant de parler. Le Rav fait remarquer qu’aucune bénédiction ne dit « béni sois-tu qui crées Adam », mais « qui forme Adam » : cet homme n’est plus créé, il est formé. La yetzira est ce par quoi nous cessons d’être un modèle unique pour devenir une diversité de personnes et de sensibilités, et c’est de cette conception que le féminin sera séparé.
Le mot toldot ne s’écrit complet que deux fois dans toute la Bible. Il comporte alors ses deux vav : au début de l’histoire universelle du ciel et de la terre, et dans le livre de Ruth. Partout ailleurs il manque un vav, tantôt le premier, tantôt le dernier — or le vav est la lettre de la vérité, de l’authenticité, de la stabilité, de la coordination dans le temps et dans l’espace, la lettre de la connexion de l’être. Ces engendrements sont donc défaillants, et c’est parce qu’ils le sont que le monde peut avancer : dans un monde parfait où il n’y aurait plus rien à faire, on vivrait une plénitude passive, sans tension et sans progression. Le Rav rappelle le mot de nos sages rendant hommage aux générations qui ont ouvert devant nous la voie de la faute, sans quoi nous n’aurions aucun mérite. Entre les deux toldot complets, il restera toujours des zones sombres, qui obligent à chercher un autre éclairage pour avancer.
Le féminin se manifeste après coup, et il y a là une douce vengeance. L’homme ne doit pas rester seul, car il risquerait de se prendre pour un D’ et de ne rien réaliser, vivant dans un jardin d’Éden où l’idée du temps et de l’espace n’existe pas. Sans la séparation, il n’y aurait ni esprit d’ouverture, ni critique, ni émulation, ni assistance, ni reconnaissance de l’autre. La femme avait pourtant été créée à l’origine en même temps que l’homme : sa manifestation se fait a posteriori, une fois constaté qu’il ne pouvait vivre à l’état solitaire. Ce qui pourrait sembler réducteur — dépendre d’une amputation du masculin — se retourne : c’est elle qui devient l’origine de tout, elle qui est la source, elle qui assure les engendrements, elle qui est les toldot. Et ces engendrements-là seront parfaits quand l’apport vient de l’extérieur, comme dans la descendance de Ruth la Moabite, dans un esprit d’ouverture qui est déjà une phase messianique.
La faute d’Adam et Hava commence par l’absence d’intimité. Le texte dit qu’ils étaient nus tous les deux et n’en avaient pas honte : c’est là le point de départ, non la conséquence. La nudité ne gêne pas tant qu’on est seul chez soi ; la gêne commence à deux, lorsque l’intimité de l’un n’est plus respectée par l’autre et que l’on fait de son intimité un lieu public. Ils n’ont pas songé à se faire une maison où se retirer, et c’est dans cette confusion du privé et du public que le serpent, qui habite l’homme et guette ses moments de faiblesse, s’infiltre au sommet même de l’intimité pour la démolir. À l’inverse, la première parole de l’homme naît de la découverte de l’autre : il ne parle qu’en retrouvant la femme en face de lui, pour dire que c’est l’os de ses os et la chair de sa chair. La conscience de l’autre par rapport à soi est le point de départ de l’histoire ; tant qu’elle ne s’impose pas, on demeure dans un monde de violence et de non-reconnaissance.
Une troisième dimension apparaît quand l’homme engendre à sa propre image. Le registre du livre de l’homme dit qu’il crée l’homme à son image, et non plus à celle de D’. Dans cet homme qui engendre, le dépôt divin premier est bien présent, mais la variété qu’il met au monde participe désormais d’une alliance. Cela ne se situe plus dans la création elle-même, mais dans la formation et dans l’action. C’est là qu’intervient le libre arbitre, donné à l’homme pour qu’il achève avec son Créateur ce qui a été créé.
« Voici les engendrements de Noah » : ce que Noah engendre d’abord, c’est lui-même. Ce ne sont pas d’abord ses enfants. Il faut se réaliser soi-même, dans sa coquille, dans sa vie privée, dans son intimité, car les enfants seront ce que j’aurai fait de moi-même et non ce que j’aurai projeté pour eux hors de moi-même. Le mot ele qui ouvre le verset annule ce qui précède : c’est un nouveau point de départ, qui fait abstraction de l’antérieur. Les générations que la Torah a fait défiler avant Noah sont en effet des histoires non abouties, restées dans le creux de la chaîne plutôt que dans son enchaînement.
Abonder dans le quantitatif, c’est déjà abonder dans le sens de l’idolâtrie. Le Rav rapporte une audace de nos sages : ele est un diminutif du nom divin au pluriel, et le parfum d’idolâtrie s’entend dans le « voici tes dieux, Israël » du veau d’or. C’est ce que fait un peuple qui, dans un moment de désespoir, cède au tout-venant, à n’importe quel chef et à n’importe quelle philosophie pour se donner des repères. L’homme y vient facilement, dès qu’il suit le courant des modes de vie qui s’offrent à lui sans recherche personnelle. C’est précisément là que Noah apparaît : quand la société se multiplie et que le sens de l’individualité se perd, quand on devient un matricule, un anonyme. Ce qui compte alors est de prendre la femme que l’on veut : l’intimité bascule dans la débauche, et c’est encore le quantitatif qui prend le pas sur le qualitatif. Le Rav y voit la manière dont des pouvoirs détournent les peuples de leur trajectoire en ouvrant toutes les vannes, la perversion s’installant sous le couvert d’un laisser-faire. D’ alors ne regrette pas : il change de plan, et mise non plus sur l’ensemble de la société mais sur l’unité, sur le juste de la génération, qui n’est pas nécessairement celui qui vit comme un ange mais celui qui a un message à donner et un équilibre de vie à proposer.
Le nom de Noah dit le changement d’orientation, et fait de lui un ish plutôt qu’un Adam. Le Rav rattache ce nom à nehama, qu’il refuse de traduire par consolation ou par regret. Noah est passif : il s’est replié sur lui-même, il est dans sa teva, il veut construire sa propre arche, et c’est en se réalisant pleinement lui-même qu’il sauvera l’univers. Or être Adam, c’est prendre sur soi les problèmes de l’humanité entière, ce qui est au-delà des capacités d’un homme ; il faut se limiter à ce qui est réalisable. Adam a devant lui la adama, le sol, qui lui rappelle qu’il est limité dans le temps et dans l’espace ; ish a devant lui isha. Le titre d’ish appelle une responsabilité, une personnalité, ce que le mot Adam ne traduit pas. Moshe est un ish, et ce qui l’intéresse est le destin de son peuple : cesser de parler très haut du destin de l’humanité et commencer par le sien, celui de sa famille et de sa société.
Tamim ne veut pas dire naïf, et se mesure toujours à une génération. Le mot dit la perfection, mais la perfection n’existe que dans la tête : dans la réalité chacun a ses défauts et souffre d’un manque, et c’est heureux, car c’est ainsi qu’un échange et des responsabilités deviennent possibles. On peut tenir tamim comme une ligne de conduite et un critère, mais il s’entend par rapport à soi, à ses propres possibilités. Et le verset précise bedorotav, dans ses générations : dans celle d’Avraham, le défi eût été bien plus grand, et Noah s’y serait mesuré ou bien y aurait renoncé.
Marcher avec Elokim, c’est la rigueur envers soi et la bonté envers les autres. Avec soi-même, ce qui compte n’est ni l’indulgence ni la bonté : il faut être exigeant. On ne se fait pas pardonner ses erreurs, on les corrige et l’on s’amende. Mais le verset dit que Noah a marché avec D’, et c’est ce qu’on peut lui reprocher : il aurait dû marcher devant, annoncer au passage l’arrivée de D’ plutôt que de lui tenir la main faute de tenir seul en équilibre. Marcher de l’avant se fait avec plus d’assurance et de sérénité, sans la peur de fléchir ou de basculer.
Shem, Ham et Yefet sont les trois composants d’une même vie. Shem est l’éthique, Ham le côté biologique de l’être, Yefet le côté esthétique, et les trois sont réunis dans un seul être. Le Rav annonce qu’ils définiront par la suite trois tendances dans le monde : l’économie, l’art, puis l’intellectuel et le spirituel. Shem est le premier nommé, et les deux autres viennent se greffer sur lui. Le cours s’arrête là, le temps imparti n’ayant permis de commenter que le premier verset.
Si Noah n’entre dans l’arche qu’une fois l’eau montée, c’est qu’il ne croyait pas à ce qu’il voyait. Un auditeur relève le paradoxe entre cette hésitation et la marche avec D’. Le Rav répond que dans le dialogue de l’homme et de l’absolu il y a toujours, en sourdine, un défi lancé à l’autre : on attend de voir jusqu’où il ira, et l’on compte sur lui pour arrêter sa machine. Noah ne croyait pas que le monde allait basculer, car détruire cette œuvre serait l’échec de son auteur — comme un artiste qui déchirerait le tableau où il a passé tant de temps. Il a attendu la dernière minute, puis, sans autre solution, s’est replié.
La démocratie de la Torah n’est pas le laisser-faire. À l’auditeur qui s’étonne de l’assimilation entre démocratie et « chacun fait ce qu’il veut », le Rav répond qu’il visait l’anarchie, celle du pluralisme d’être où chacun fait ce qu’il veut comme il veut. La démocratie telle que la Torah l’entend consiste à se donner pour tête des hommes responsables, sages et vertueux, capables d’être les censeurs moraux de la société — ce que Moshe demande au peuple avant l’entrée en terre d’Israël. Chacun s’y réalise selon ses sensibilités et ses capacités, mais il existe des barrières et des garde-fous.
La reconnaissance dont il est question ne va pas du sujet au roi. À la question de savoir pourquoi le Créateur aurait besoin d’un monde et d’être reconnu, le Rav écarte d’abord le mot lui-même, qu’il dit gêné par une connotation devenue presque idolâtre. Cet esprit transcendant qui peut tout a concédé son pouvoir à l’homme, car seul il n’y a ni reconnaissance ni monde. Mais cette reconnaissance se joue entre citoyens, entre l’un et l’autre, par le détour d’un absolu que nous avons en commun malgré nos mesquineries et nos existences étriquées. Ce qui a été voulu, c’est une résidence dans les sphères inférieures : une présence en toi, en l’autre, en moi.
L’absence de la femme de Noah dans le récit est voulue par le texte. Une auditrice s’étonne que celle qui devrait être le symbole même du renouvellement de la création disparaisse. Le Rav renvoie à l’ordre des mots à la sortie de l’arche, où la femme vient après les enfants, et donne un début de réponse : elle a pris au sérieux la parole adressée à la femme après la faute, « il te gouvernera ». Or il faut lire ce verbe autrement : non pas imposer sa volonté, mais être pour l’autre un exemple, un modèle. Ce silence de la femme se répétera ailleurs — chez Avraham, Sarah ne se fait entendre qu’à propos de son enfant. Le Rav ajoute, sur le mérite de Noah, qu’on lui attribue l’invention de la charrue et qu’il refuse d’y voir un mérite technique : ce qui compte est qu’il a contrecarré la malédiction adressée à la terre, qu’il a voulu la neutraliser et lui donner une acception positive, en la retournant en formation de l’homme et en réalisation de sa personne. Car il ne faut pas voir dans l’exclusion du jardin d’Éden un châtiment, mais une volonté de réparation.
Transcription intégrale du cours
Bonsoir tout le monde. Nous inaugurons la nouvelle année avec un nouveau programme, c’est celui de l’exégèse du texte de la Torah, régulièrement chaque semaine. Nous terminerons les versets que nous pourrons chaque semaine. Nous ne traiterons pas de l’ensemble de la paracha. C’est une étude de textes, je crois, qui rapporte énormément parce que ce sont là les clés de l’interprétation de tout texte dans la Torah et dans les textes midrachiques. Alors nous avons effectivement manqué la première parachète, celle de Béréchit. Nous reprendrons quelques idées en traitant la parachète de Noir, de Tol Dov Noir. Nous verrons que Béréchit traite principalement des pères, c’est-à-dire de tous ceux qui ont pris sur eux de déterminer l’histoire de leur génération, de leur époque, et qui sont devenus les prototypes de cette histoire à différents niveaux.
Et inutile de vous dire que de la même manière que l’ensemble d’une population confie son destin national et économique à une personne qui l’a choisie de part l’idéologie qu’il incarne ou qu’il veut bien réaliser, et bien nous en quelque sorte nous confions notre destin entre les mains d’un Tzaddik et nous sommes là pour le servir autant qu’il nous sert. Par conséquent parler des mots de Tzaddikim qui réalisent cet univers, c’est un peu une illusion. Il faut réaliser qu’il y a des Tzadikim qui effectivement infléchissent l’histoire dans le bon sens et nous nous confions entre leurs mains et nous les suivons, et bien sûr, le monde participe, l’univers entier participe à cette histoire. C’est-à-dire que le Tzadik lui-même ne peut pas faire ce qu’il veut.
Il y a, si vous voulez, un libre arbitre qui est laissé à chacun et qui fait le mérite de chacun, mais ce libre arbitre, nous le verrons bien, il est de temps en temps amendé, quelquefois retiré, corriger de telle sorte que l’homme puisse effectivement corriger sa propre trajectoire de vie. Sinon, la nature se précipite vers ses origines, c’est le théôme, c’est l’abbine. Donc, quand nous étudions en somme le texte de la Torah, c’est de notre propre histoire qu’il s’agit. Chacun a un peu en soi du destin d’Adam, du destin de Noir, de la désaspiration d’Avraham, des aspirations d’Itsraq, de Yaakov, de Youssef. Si ce n’est pas tout au long d’une vie, au moins à des périodes de sa vie, quelquefois un jour, une heure, dans sa vie, il est Avraham, il est Itzhak, il est Yaakov, il est Yosef.
Et de cette façon-là, quand nous ouvrons le livre de la Torah, ce n’est pas une histoire du passé que nous sommes en train de décortiquer, c’est l’actualité. C’est celle que nous vivons en privé et que nous vivons également en communauté sur le plan universel. Et bien sûr, aucune histoire ne se fait sans les engendrements, tout ça est investi dans les enfants, les petits-enfants. C’est la meilleure réussite de la vie et c’est la raison pour laquelle c’est Toldot, les engendrements. Et ne parlons pas uniquement des enfants et des petits-enfants, parce qu’on nous a enseigné que Toldot et Helchel Tzaddikim a un symptôme. C’est-à-dire que nous nous engendrons nous-mêmes, nous nous réalisons nous-mêmes, et cette réalisation de soi, c’est notre histoire, c’est l’histoire de la communauté dans dans laquelle on évolue, et de l’univers entier dont nous déterminons la trajectoire de progression, d’avancement ou malheureusement de dépérdition.
Eh bien, nous devons savoir que d’emblée la Torah nous a dit qu’il y a trois réalités dans l’homme. Il y a l’homme qui a été créé à l’origine, à l’image et à la ressemblance de D’. Et cet homme qui a été créé, on ne le dit pas comment, D’ s’investit lui-même en disant « Naassé Adam, toi l’homme et moi D’ faisons l’homme », il a employé un pluriel pour ça, mais quand il a créé l’homme, il l’a conçu comme l’aboutissement de toute la création. Et cet homme-là, il est à la fois masculin et féminin, Simultanément, la femme a été créée avec l’homme, par conséquent, il n’y a pas d’avant, il n’y a pas d’après, il n’y a pas de dépendance de l’un par rapport à l’autre, ni dans le temps, ni dans l’espace.
L’homme et la femme ont été créés simultanément à l’image et à la ressemblance. non non c’est bon allez vous y parlez nous, nos sages ou nos cabalistes sont traduits dans la manifestation suprême de D’ d’en haut et sa présence immanente dans le monde ici bas dans l’au delà et dans l’ici et maintenant que nous vivons tout le temps. Or il y a une deuxième création de l’homme, mais cette fois c’est elle qui est au départ de l’ensemble de la création. Voici les engendrements du ciel et de la terre au moment de leur création. et ça c’est dans le chapitre 2 et on nous dit, il ne faut pas lire B’ib’al ham el abbé ablam, il faut dire que l’histoire commence, la vraie histoire de l’homme commence avec Avraham et les deux, les 20 générations qui en précédent n’ont été qu’une initiation préparatoire à l’émanation d’Avraham.
Or c’est Tolodot, vous savez le mot Tolodot s’écrit avec deux vaves, Tolodot à Shammail et à Haaretz. Mais ce que nous voyons par la suite, où il manque le vave, le premier vape où il manque le dernier vape. Vous savez que la lettre vape est la lettre de la vérité et la lettre de l’authenticité et la lettre de la stabilité et la lettre de la coordination dans le temps et dans l’espace. C’est la lettre de la connexion de l’être. Alors ces engendrements ou cette connexion, elle est défaillante, elle est défectueuse, et c’est parce qu’elle est encore défaillante et qu’elle est défectueuse que le monde peut avancer, parce que justement si le monde était parfait et qu’il n’y avait plus rien à faire, alors nous aurions vécu un état de de plénitude dans la passivité totale, il n’y aurait plus de tension, il n’y aurait plus rien à faire, et ma foi, le monde n’avancerait pas, or nos singes nous ont déjà dit, rendons hommage à nos générations qui ont ouvert la voie de la faute devant nous parce que sans cela nous n’aurions eu aucun mairie. C’est-à-dire que le sens de l’imperfection celui qui donne à l’histoire toute sa plénitude d’être. Nous l’expliquerons davantage, mais en tout cas, il y a une deuxième étape dans la création de l’homme, et celle-là, elle est le point de départ de l’ensemble de la création, et on nous la précise. On nous dit que cet homme est pris des quatre coins de la terre et il y a une ondée qui monte de la terre et qui fait une glaise à partir de laquelle cet homme est créé et D’, le Créateur, lui insuffle une inspiration de vie qu’il lui donne une sensibilité d’être, une conscience d’être.
Mais une conscience d’être, attention, sur laquelle va venir se greffer par la suite la parole, la parole n’est pas immédiate, tout comme un enfant qui vient au monde, il est capable de ressentir ici et là les choses, comme un être en chair et en os, comme toute créature, mais la parole, il va la développer beaucoup plus tard, il va la manifester beaucoup Or, cet homme-là, qui n’est plus Nivran, il n’est plus créé, il est Yotzer, il est Notzar, il est formé. Je vous fais remarquer que dans nos bénédictions, nous ne disons jamais Baruch HaTashem Boré à Adam. Béni, es-tu le créateur qui crée Adam? Non. Baruch ha tashen. Yotsher ha Adam. Béni, tu es un chêne qui conçoit Adam. La yetzira, c’est ce qui fait que, à partir de là, nous avons une diversité de personnes, de sensibilités et nous ne sommes plus un modèle unique. Le modèle unique, c’est celui qui a été créé comme aboutissement de la création dans le premier chapitre, mais dans le deuxième chapitre. Celui à partir duquel le féminin va être à ce moment-là séparé, eh bien c’est dans la conception.
Et cette conception fait que l’homme ne doit pas rester seul. Il ne doit pas rester seul, Pourquoi ? Parce qu’il risque de se prendre pour un D’ et par conséquent de le rien réaliser dans ce monde parce qu’il va vivre dans un jardin d’Éden. Or un jardin d’Éden c’est quoi ? C’est vivre dans un monde où l’idée du temps et de l’espace n’existe pas. Vous savez, il y a des parcelles de cette vie dans le jardin d’Eden, dans l’intimité de l’amour, du couple, où cette absence de temps et d’espace est effective et Et il n’y a que ce sentiment, que cette volonté de retrouver, de vivre une unité qui a été volontairement séparée parce que sans cette séparation il n’y aurait pas d’esprit d’ouverture, il n’y aurait pas de critique.
il n’y aurait pas de compétition dans la réalisation de la vie, il n’y aurait pas d’assistance, il n’y aurait pas de reconnaissance de l’autre, mais c’est à partir de cette séparation que tout va se réaliser, C’est pour cela que la manifestation du féminin, qu’elle apparaisse comme une nécessité parce que la femme, elle a été créée à l’origine en même temps que l’homme dans l’homme et où l’homme dans la femme. Mais il y a un moment où cette séparation s’est imposée. Donc la manifestation du féminin se fait à posteriori, pas a priori, c’est parce qu’on a constaté que l’homme ne pouvait pas vivre seul à l’état solitaire, sans l’autre, alors on a séparé le féminin maintenant, là, bien sûr, ce qui est, ce qui peut paraître désolant ou réducteur pour le féminin, c’est le fait de dépendre de de l’amputation du masculin, mais attention, il y a une douce vengeance du féminin, parce que c’est elle qui devient par la suite l’origine de tout, c’est elle le maquor, c’est elle la source, c’est elle qui assure les engendrements, c’est elle les toldotes, et ces toldotes dépendent de ce féminin, maintenant ils seront parfaits, comme dans la descendance de route à Moabia, la porte vient de l’extérieur, pas un repli uniquement sur soi, mais un esprit d’ouverture sur le monde extérieur, et là nous sommes dans une phase messiamique, or il y a deux fois, dans toute la Bible, le mot Toledot en entier, c’est le point de départ de l’histoire universelle du ciel et de la terre, de l’esprit et de la matière, dont le chapitre 2 est l’aboutissement messianique tel qu’il se profile au travers du livre de route, Toldot avec deux vaves, c’est dans le livre de route.
Mais entre ces deux Toldots, il y aura toujours, comme je l’ai dit tout à l’heure, des zones sombres, floues, qui font que nous aurons besoin d’un autre éclairage pour avancer dans l’être. Bien, tout cela, dans cet hôte, existe le respect de l’shutayahid, de l’intimité propre de la personne. Rappelons-nous que le point de départ de la faute d’Adam, c’est vraiment le même que Adam et Ishto. Les deux étaient nus. Adam et Ishto étaient nus. Alors, avec le magasin, Véloïte Voschachour, il n’est pas au point de honte. Non, ça c’est le point de départ de la faute puisque quand la faute est consommée, Akanosh Maaloukou dit à Adam et Chava qui se cachent parce qu’ils s’aperçoivent qu’ils sont nus, qui te dit que tu as été nus. Mais la nudité tant qu’on est seul dans une maison, ça ne gêne pas.
Quand finalement la gêne commence, c’est lorsque nous sommes deux et qu’il n’y a plus de respect de l’intimité de l’un par l’autre, alors à ce moment-là effectivement on a fait de notre intimité un lieu public. Et quand on a confondu entre la vie privée et l’intimité de soi avec celle des autres. Et quand on les a confondus, il n’y a plus de respect de l’un par l’autre, il n’y a plus de reconnaissance, il faut un vêtement, il faut un vêtement, il faut cacher l’annuité, il faut que chacun que tu m’en retrouves quelque part sa vie privée, sa vie intime, sont chez soi. Ce par quoi Adam et Chavant ont faussé en premier lieu, c’est qu’ils étaient dans un monde public sans nœud, sans intimité. Ils n’ont pas soujeé à se faire une petite huitoque ou une petite maison pour se retirer, pour vivre leur intimité, mais non, et alors face à un serpent, et ce serpent qui habite l’homme, il n’attend que des moments de faiblesse pour effectivement s’infiltrer et tout, et le Le moment est, disons, à l’apogée de cette intimité retrouvée, il va la démolir et c’est là le point de rupture de l’histoire à chaque moment.
C’est lorsque l’on n’a pas voulu respecter les individualités et les personnalités, rappelons-nous que l’homme commence à parler, la première parole qu’il sort de sa bouche, c’est lorsque il a retrouvé la femme en face de lui, c’est à ce moment-là qu’il Il a retrouvé son langage. Cette foi, c’est vraiment l’os de mes os, la chair de ma chair. Il a éprouvé cette satisfaction, cette plénitude de vie en découvrant l’autre. La conscience de l’autre par rapport à soi est le point de départ de l’histoire, tant que cette conscience de l’autre ne s’impose pas, alors on va être effectivement dans dans un monde d’écousure, dans un monde de violence, dans un monde de non-reconnaissance de l’un par l’autre, or c’est en cela que Tola d’hôtes, Toldot, les engendrements Très important, il y a une troisième dimension de la création de l’homme, c’est c’est-c’est-faire-t-autre-adam.
Voici le registre du livre de l’homme où il crée l’homme à son image. Ce n’est plus à l’image de D’ mais à l’image de l’homme. À l’image de l’homme, je crée l’homme, et bien sûr, dans cet homme que je suis, il y a déjà ce dépôt divin premier, mais cette variété de l’homme que je mets au monde, elle participe à cette association, à cette alliance de l’homme, dans la Yetzira, dans la formation, dans le concept de la création, pas dans l’Aberia, pas dans la création elle-même, elle est dans l’Asia et c’est là qu’intervient la dimension du libre arbitre. Le libre arbitre en quelque sorte, il est donné à l’homme pour réaliser avec son créateur se monte à Sheba la Elohim, la sot qu’il a créé pour Parfait.
Bien, nous comprenons maintenant l’importance de ce eletoldot. Eletoldot noah, noah. Ceux qui engendrent noah, ce ne sont pas d’abord ses propres enfants. Se congendre noirs, c’est lui-même. D’abord, il faut se réaliser soi-même. Se réaliser dans sa coquille, dans sa vie privée, dans son intimité. Les enfants seront ce que j’aurais fait de moi-même. Non pas ce que j’aurais projeté pour eux en dehors de moi-même. Vous voyez comment le texte parle de lui. Et tout en disant qu’elle est, elle est, attention, chaque fois que vous dites elle est pas sale et tarishonim, elle est pas sale et tarishonim. Qu’est-ce que ça veut dire que elle est pas sale et tarishonim ? Elle est, voici, c’est un nouveau point de départ qui fait abstraction de ce qui présente.
Il y a bien sûr une chaîne de l’histoire, mais dans cette chaîne de l’histoire, on peut se retrouver soit dans la cavité, soit dans le trou, soit dans le bout de la chaîne, dans le circuit de la chaîne. Alors, la Torah nous a fait défiler des générations et des générations, baïonnette, baïonnette, baïonnette, baïonnette. C’était des histoires non abouties, et les histoires non abouties, elles restent à ce moment-là dans le creux de la chêle, et non dans le, dans ce qui fait l’enchaînement des générations, ça aussi c’est un deuxième enseignement, c’est pour cela que le mot élé, il est un diminutif de héloïne, il faut un esprit audacieux de l’onsage pour dire que le singulier de héloïne c’est Et qu’est-ce que ça veut dire, ça veut dire tout simplement que lorsqu’on abonde dans le quantitative, on abonde dans le sens de l’idolâtrie, quand on adhère au populao et quand on aborde, et quand on va, et quand on abonde dans le sens, dans le courant de tout venant, de toute idéologie, de toute philosophie, et qu’on ne vit pas de l’intérieur ce que nous sommes, nous sommes dans l’arbre d’Azra, nous sommes dans l’idolâtrie. Il y a un parfum d’idolâtrie dont elle est, elle est Elohecha Israël, voici ton D’ Israël, elle est Elohecha Israël, Des dieux Israël sont là. Le Hegel c’est le fait que le peuple est cédé en un moment de désespoir à tout venant, n’importe quel chef, n’importe quelle philosophie pour continuer à vivre, pour avoir des repères, pour avoir des références. C’est malheureusement ce qui arrive, ce que fait l’homme facilement. Bien souvent quand il abonde dans le courant des différents mots de vie qui s’offre à lui sans recherche personnelle, sans est-ce qu’ils se reconnaissent pleinement et réellement à travers cela ? Alors Noir recommence effectivement une nouvelle trajectoire de vie dans l’histoire. Oui parce que quand apparaît Noir ? Noir apparaît quand le Le monde, quand la société se multiplie et que le sens de l’individualité se perd, on devient une matricule, on devient un anonyme dans la société.
Le texte dit ce qui compte, c’est effectivement de prendre la femme que l’on veut, d’abuser de la femme que l’on veut, c’est-à-dire en fin de compte, l’intimité que l’on qu’on soit, c’est dans la débauche d’être. Et ça, c’est le quantitatif. Ça, c’est le populo. Ça, c’est la manière dont les gouvernements, quelques voies même, détournent les peuples de la vraie trajectoire de vie, en ouvrant toutes les vannes, la perversion sous le couvert de la démocratie, d’un laissez-faire, chacun fait ce qu’il veut. Il y a ce quantitatif qui prend le pas sur le qualitatif, non, alors D’ se reprend, D’ se reprend, non. Mais quoi, il regrette ? Non, il ne regrette pas, il ne regrette pas.
C’est un essai, c’est une leçon donnée à l’homme. Il faut changer de plan de direction. Il faut changer de mode d’éducation émisé non pas sur l’ensemble de la société mais sur le qualitatif, sur l’unité, sur le tzaddik, sur le juste de la génération, nécessairement celui qui vit comme un ange. Non, il est, si vous voulez, le tzaddik de sa génération. Tzaddik ayam bedorotah. Il est le juste de sa génération. Il a un message à donner. Il a, disons, un équilibre de vie à proposer. Il est pris en compte, il est pris en considération, il a trouvé grâce aux yeux de l’Éternel. C’est-à-dire que pendant un moment D’ a laissé l’homme faire, user de sa liberté, puisque le troisième volet de la création de l’homme, nous avons vu que le premier volet c’était la création ex nihilo, la deuxième volet c’était la conception de l’homme. Et avec l’apparition des féminins, le troisième volet c’est le libre arbitre de l’homme qui est mis à l’épreuve. Lorsqu’il y a un abus de pouvoir dans ce qu’il y a dans le monde de la réalisation, alors à ce moment-là, il y a des restrictions qui se font.
Des restrictions qui se font dans l’espace et dans le temps puisque à ce moment-là D’ lui-même décide que l’homme quitte cette vie édénique où il n’a rien à faire par rapport à ce qu’il pourrait entreprendre. Étant donné que lui-même ne cherche pas de défis dans sa manière de progresser, alors il le met dans tension, et or la tension est dans ses dualités, dans ses dualités de la vie privée et de la vie publique, du bien et du mal, de la lumière et de l’obscurité. Et ma foi, s’il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas de lumière. S’il n’y a pas de mal, il n’y a pas de bien. S’il n’y a pas de vie privée, il n’y a pas de vie publique.
Par conséquent, tout vie machnaïde, minas et hads, il vaut mieux deux que un élève. Vous êtes arabe ? Vous êtes arabe-béniserie, on ne vous entend plus. Et on ne vous voit plus. J’ai lu le téléphone. C’était justement sur un geste un peu violent. Ah, voilà, magnifique. On vous a perdu. Oui, oui, moi aussi je vous ai perdu. Bon, c’était une dialectique. une guerre et obscurité bon alors donc noir comme son nom l’indique c’est il est passif il est vous me suivez maintenant n’est-ce pas oui mais il a décidé de de se replier sur lui-même, il est dans sa teva, il est dans son arch, il veut construire sa propre arch. Ce qui l’intéresse c’est d’abord réussir sa propre famille, c’est sauver son univers, C’est ne pas abonder dans le sens du désespoir des autres, de la non affiliation, de la non-reconnaissance.
Il veut d’abord se réaliser pleinement, et c’est en se réalisant pleinement lui qu’il va sauver l’univers, ça nous le verrons. Mais nous ne brûlons pas les étapes, nous avons expliqué, si vous voulez, ce Helle, ce Toldot, ce Noach qui vient de Nechama, Nechama qui ne veut pas dire consolation, qui ne veut pas dire regret, mais qui veut dire changement d’orientation. Et ce noir qui est isch, ce n’est plus Adam. Adam, c’est prendre sur soi les problèmes de l’humanité, c’est d’une part, c’est remuer du bon, c’est au-delà de nos capacités. Il faut se limiter à ce qu’on peut réaliser, ce qu’on peut faire, ce qui est possible. Donc, plutôt que d’être bel Adam, il faut être Isch.
Et on ne peut être Isch que si, en face de nous, il chante. Isch, il chante. Adam, ce qu’il met en face de vous, c’est Adama. Alors cette notion de Adam Adama revient pour dire à l’homme qu’il est limité dans sa vie. Achoufra est la Adama, il est limité dans le temps, il est limité dans l’espace. assez de parler très haut de destin de l’humanité, un peu du destin de ton propre destin, de celui de ta famille, de celui de sa société. Commence par là et essaie de donner à ton univers un ciel inter. Alors ça c’est le isht, ça c’est le ishtzadik. Le titre de ish appelle une responsabilité, une ishiyut, c’est une personnalité. Adam ne veut pas, ne traduit pas l’idée de personnalité. Par contre Isch oui, vers Isch Moshe. Moshe est un Isch. Moshe n’est pas Adam. Moshe, ce qui l’intéresse le plus, c’est le destin de son peuple. Alors, TAM-MIM HA-YA-BE-DO-LO-TA-B, IS-T-SA-DI-K TAM-MIM, TAM-MIM, TAM-MIM, oui, TAM-MIM c’est pas naïve, TAM-MIM c’est parfait, en ce sens de perfection, il est que dans la tête, la perfection, nul n’est parfait, dans la réalité, chacun a ses défauts, chacun souffre d’un manque, et heureusement parce que c’est comme cela qu’il y a véritablement un échange qui se fait et des responsabilités Donc le TAMIM on peut l’avoir toujours comme une ligne de conduite, comme un critère, mais ça c’est TAMIM, mais ça indique que c’est par rapport à soi, ça indique que c’est par rapport à mes possibilités, à mes capacités.
et ensuite c’est toujours par rapport à ma génération, si elle était dans la génération d’Avraham, bien sûr qu’il aurait été autre chose, peut-être que le défi aurait été pour lui beaucoup plus important. Il se serait mesuré à ce défi et avancé encore plus, ou bien il se serait démis de cette conscience, parce que finalement c’était trop pour lui, n’est-ce pas ? Donc, Bédo-l’Otaf, Bédo-l’Otaf. Essayons de trouver la société à laquelle on avance et on avance prudemment, on avance bien, et celle que l’on peut servir aussi. Et nous n’oublions pas une dernière idée importante, à savoir « Eta elokimita lernoa », avec soi, ce qui compte ce n’est pas l’indulgence, ce n’est pas la bonté, il ne faut pas être bon avec soi, il faut être bon avec les autres, avec soin il faut être exigeant, il faut être rigoureux.
Et à Eloquim, Eloquim c’est mitatatou, je marche avec D’ selon des critères de rigueur par rapport à moi-même, des critères de bonté vis-à-vis des autres, alors mais quand je n’ai pas suffisamment confiance en moi, il ne faut pas se faire pardonner les erreurs, il faut les corriger, il faut s’amender, et t’as Eloquim, t’as l’air noir, noir à marcher main à main avec D’, on peut le reprocher parce qu’il aurait dû marcher au-devant de D’, il devait être, il Il devait laisser D’ derrière lui, has vishalom, entre guillemets, je le dis, parce qu’il vaut mieux, il vaut mieux pouvoir annoncer au passage l’arrivée de D’ que de lui tenir la main parce qu’on ne peut pas tenir en équilibre sans lui.
Mais il faut plutôt marcher de l’avant soi-même, si Eta Elohim et Taler Noir, Lifner Elohim marcher de l’avant devant D’, c’est avec beaucoup plus d’assurance, beaucoup plus disons de sérénité. Nous n’avons pas la peur de fléchir, de basculer, de tomber. Alors ce qu’on nous présente maintenant, c’est le noir tel qu’il était. Et on va nous donner, aussitôt, va y aller noir. Noir a mis au monde trois enfants. ce que sont ces trois enfants, Shem, Ham et Effet, ce sont les trois composants d’une vie, d’une éthique, Shem c’est l’éthique, Ham c’est l’être biologique, le côté biologique de l’être, et il y a fait le côté esthétique, tous les trois réunis en un être, et bien cela nous verrons par la suite, que Shemham et Effet vont définir trois tendances dans le monde, de l’économie d’une part, de l’art d’autre part, et de l’intellectuel et du spirituel en derniers lieux.
Mais ce qui serait en premier lieu, parce que Shen n’est pas en quelque sorte Shen, c’est d’abord le premier nommé. Chaine, Ham et Yef et Vienne se greffaient là-dessus. De quelle manière nous ne le verrons pas là-dessus ? Je m’arrête là. Si vous avez des questions à poser, s’il vous plaît, posez-les. Je n’ai pas de question, Rav Benizri. Si cela vous intéresse aussi, dites-le moi. Si cela ne vous intéresse pas, dites-le aussi. D’abord, c’était passionnant. La question que j’ai, qui est toujours une question que je me pose, C’est un peu au niveau du paradoxe que nous avons avant quand lorsqu’il a été écrit et était loquim, il a l’air noir, alors qu’on sait que noir, d’après les Médraches, n’est pas rentré directement dans l’arche, il a attendu que l’eau arrive jusqu’à son genou.
Lorsqu’il l’a vu, il est rentré, donc il y avait en fait un moment de… Malgré qu’il avait déjà toute l’information à l’avance, il a quand même pas cru à Kodosh Baruch Ho, il a attendu que l’eau arrive jusqu’à ses genoux pour pouvoir rentrer dans l’âge. Et ça c’était une sorte de paradoxe qui est entre étalé avec la main dans la main avec Eloquii, mais d’un autre côté il ne croyait pas, donc c’est assez étonnant d’après moi. Oui, alors écoutez, il vaut vous dire que dans le dialogue de l’homme et de D’, je ne sais pas comment le dire autrement, dans le dialogue de l’homme et de l’absolu, il y a en sourdine un défi qui est lancé à l’autre.
Je vais voir jusqu’où tu veux aller. Et on compte que sur l’autre, pour qu’il arrête sa machine et qu’ils se disent bon, je vous ai donné une leçon, je vous ai effrayé, vous avez finalement vu ce que j’étais capable de faire, alors tenez-vous tranquille. Alors Noah est à la porte de sa dévoile de sondage. Alors, tenez-vous trempé de musique. Est-ce que finalement, à Tadosh Waloukho, le créateur va aller jusqu’au bout ? Est-ce qu’il va détruire son œuvre ? Vous savez, c’est difficile pour un… Ne serait-ce que pour un artiste qui vit à réaliser un beau tableau, le prendre et le déchirer en immense, le détruire, le brûler, Ça lui fait mal au cœur combien de temps il a passé là-dessus, combien d’énergie il a investi dans cette oeuvre-là, et du jour au lendemain, il va effectivement la jeter.
Alors, dites-vous que Noah ne croyait pas à ses yeux, Il ne croyait pas que le monde allait basculer dans ce taux de brûle alors que D’ a fait que ce monde soit effectivement son œuvre et que si jamais il l’a détruisé, ce serait l’échec de D’, l’échec de son œuvre. Donc il a attendu jusqu’à la dernière minute. À ce moment-là, il n’avait pas de solution, il s’est replié sur son marche. Mais on arrivera à ce chapitre, je me suis contenté de commenter le premier verset de Noir, parce que le temps qui m’est imparti ne m’a permis que ça. Oui, autre question. Oui Rav, moi j’ai une question. Oui, allez-y. C’est écrit dans la Torah que Adam et Hava ont eu deux garçons, et j’ai appris hier que d’une façon codée, ils ont eu six enfants.
Avec K1, il a été jumelé avec une fille, et Abel a été jumelé avec une fille, et K1 a été jumelé avec deux filles, donc ils ont eu six enfants. Est-ce que pour Noir, il a eu d’autres enfants aussi, et c’est codé dans la Torah ? Alors je dois vous dire que de la même manière que la Torah ne s’étale pas sur ce qui peut être en marche de l’histoire, en marche de la société, sur ce que j’ai dit, ce qui fait le creux de la vague de l’histoire ou de la chaîne des générations, tout cela Thora ne l’a pas mis en avance, ne l’a pas mentionné. Si on peut le dire ainsi, ça relève des déchets de l’histoire, ça relève des écorces de l’histoire, parce nous ne devons nous boire que dans les effets déterminants, les éléments déterminants de cette histoire, c’est ce que relève la force. M. Benizri, bonsoir. J’ai deux choses, une première chose qui m’a un peu fait sursauter, une deuxième chose qui est une réflexion que je voudrais vous donner de votre part. La première chose qui m’a fait sursauter c’est que vous dites que la démocratie c’est chacun fait ce qu’il veut, un peu en opposition à la morale d’une certaine manière entre la séparation de la vie privée et de la vie publique, en tout cas c’est ce que j’ai compris. Alors autant que je puisse le comprendre, la démocratie c’est permettre à chacun de faire ce qu’il veut dans des règles bien précises et délimitées. Alors est-ce que vous vouliez parler de l’anarchie ou de la démocratie, ça c’est une première chose. La deuxième chose, il y a la création qui en fait est un monde parfait d’une certaine manière et avec la faute ce monde parfait devient imparfait de manière à ce que l’homme puisse à nouveau le rendre parfait avec l’aide de D’. Mais pourquoi D’ a-t-il besoin de créer un monde parfait pour le défaire et pourquoi faire la création ? Pourquoi la faire ? Pourquoi a-t-il besoin de cette création en fait ? Voilà ce sont les deux choses que j’oublie bien. Alors première réponse à la première question. On ne Je ne parle pas d’anarchie, au contraire, l’anarchie, c’est celle que j’ai décrit dans «Vaïk et Chela Adam, la robe en plein Adama», lorsque l’homme, effectivement, cède à ce pluralisme d’être, et chacun fait ce qu’il veut, comme il veut.
C’est le monde, si vous voulez, de la pornographie et de l’aide et de la débrouche dans lequel vit notre société, et que vit notre société d’une manière bien avancée, parce qu’en somme ce n’est pas nouveau ce que vit notre société. La démocratie, telle qu’elle s’entende dans la Torah, c’est « Abou lachem al-asim al-khamim al-boumine ». Faites appel à des gens responsables, à des gens sages, intelligents, ayant des vertus, pouvant être le modèle de la société et mettez-les à votre tête. ne serait-ce que pour qu’ils soient les senseurs moraux de votre société. Et c’est ce que dit Moshe au peuple avant d’entrer dans la terre d’Israël, « choisissez-vous des élites, va à si même vers le Chegrèbre, il y aura une autorité qui les consacrera à votre tête. » Et dans cette structure, bien sûr, chacun se réalise à sa façon, selon ses sensibilités, selon ses possibilités, ses capacités.
Mais il y a des barrières, il y a des garde-fous. C’est la Torah, les uns les a prévus. Alors cela m’amène à répondre à votre deuxième question, à savoir que réaliser un monde que voudrait D’ et où l’intervention de l’homme ne serait pas différente de l’animal, Parce que D’ a besoin de ce monde-ci où l’homme, dans sa passivité, n’est que le sujet de D’ et non véritablement l’associé dans l’œuvre de la création. Ce que, quand nous parlons de D’, ce mot me dérange énormément parce qu’aujourd’hui nous lui donnons une connotation un peu idolâtre. Je ne sais pas comment le traduire, mais sachez que lorsque je parle de cet esprit transcendant, tout-puissant, qui peut tout et qui a concédé son pouvoir à l’homme parce que c’est uniquement à travers lui-même qu’il sera reconnu parce qu’en étant seul, il n’y a aucune reconnaissance, il n’y a pas de monde, il n’y a rien dit.
Pourquoi est-il besoin de reconnaissance ? La reconnaissance n’est pas dans le sujet par rapport au roi. La reconnaissance est dans le citoyen par rapport à l’autre citoyen, par rapport à l’élite, par rapport au tzaddik. Ça c’est une reconnaissance. être un sadique pour lui-même, ça ne sert à rien, c’est-à-dire à quoi ça mène, à quoi ça mène vivre dans un monde de Ganaïden où il n’y a ni temps ni espace, où il n’y a pas de monde qui se réalise à travers l’Étoldote, ça ne répond à rien. D’ a voulu un monde où Dira Ba Tahtoni Moulpis résidait lui-même dans l’esphère inférieure et non pas rester dans l’esphère supérieure. La réalisation de D’ ici-bas, c’est sa présence, c’est son sanctuaire, c’est son immanence, c’est sa présence en toi, en l’autre, en moi.
Ça, c’est ce que D’ a voulu, c’est comme un père à échelle, bien sûr, très très très très réduite, quand il met au monde un enfant, pour s’attirer des ennuis, pour qu’on s’encombre des problèmes. Non ? Oui, mais excusez-moi, Monsieur Bélisier, pourquoi D’ a-t-il besoin de reconnaissance ? Et pourquoi a-t-il besoin de ce monde pour être reconnu et pour avoir de la reconnaissance ? Alors, cette reconnaissance que demande D’, c’est cette reconnaissance que toi, D’ le revendique. Laissons D’ de côté, laissons le tranquille, parlons entre nous. Tu veux que je te reconnaisse, n’est-ce pas ? de cette reconnaissance, nous aurons besoin de nous reconnaître les uns des autres, et cette reconnaissance ne peut se faire que via cet absolu que nous avons en commun, par nos mesquineries, notre existence réduite, étriquée, et nos différentes sensibilités.
La reconnaissance, c’est celle de cette personnalité que tu représentes par rapport à la mienne et de la mienne par rapport à la tienne et qui fait que, en somme, nous partageons un absolu en commun, mais de temps qui est là, qui est présent. Voilà, j’ai parlé comme… R. Benesri, excusez-moi ma petite question très pratique. La semaine prochaine, nous continuons Noir ? Non. D’accord. Nous passons à la vache. La vache, la semaine prochaine, c’est l’erreur. La semaine d’après ? Chaque année, chaque semaine, ce que nous aurons fini, nous aurons fini. auront fini. Et si D’ me prête vie et que vous vous êtes aussi intéressés, alors l’année prochaine on continuera. Là on s’est arrêté. J’ai dit à Manu avec mon professeur Levinas quand on faisait rachis, c’est comme ça qu’on faisait tous les Shabbat. Alors chaque Shabbat on prenait l’apparachan on s’était arrêté l’année précédente. Donc je ne vois qu’une seule solution être là l’année prochaine. Également, je le souhaite pour moi aussi. Il y a encore moyen de vous poser une ou deux questions.
On parle de Toldot, on parle de recréation du monde. Où est passée la femme de Noir, qui devrait être le symbole même, vous l’avez dit précédemment, c’est le symbole du renouvellement de la création. Tout d’un coup dans la paracha de Noir, il n’y a pas de Chavar, il n’y a pas de Sarah, il n’y a pas de Ruska, la femme de Noir disparaît comme s’il n’existait pas, alors elle devrait être ultra présente. C’est elle, en fait, qui redonne, qui refait le monde. Et en fait, on parle de Noah, qu’on ne parle pas de la femme de Noah. Ta question brûle de nombreux versets dans notre projet. Alors écoute, dans chapitre 8, verset 15, Donc le verset 18. Tu as fait attention à l’ordre, hein ?
Noa est sorti au banal avec ses enfants, Visto en chez banal et la femme, la femme arrive en troisième position après les enfants, il y a une leçon ici, mais on a dit qu’on respectait l’ordre. Je vais te donner un bout de réponse. Un bout de réponse, c’est que la femme de Noir, la femme de Noir, elle a pris au sérieux Verouïm Cholbach, cette malédiction, tu Tu as vu quelqu’un qui vient d’attendre, qu’on n’aura pas, qu’on n’aura pas péché. D’ lui a dit, eh bien, maintenant, ah, dis à la femme, eh oui, tu vas toujours désirer ton mari, et lui, il va te gouverner, il va te gérer, il va te gérer. Tu gères ta femme, toi ?
Au revoir. A la mesère. Enfin, où allons-nous ? Où allons-nous ? Bon, c’est une statue d’une femme esclave. On ne va pas en parler comme ça, mais c’est… « Vehuyim shol baq, yelach lema shal, Il sera pour toi un exemple, il sera pour toi un modèle, alors il faut corriger cette méchiloute en mâchâle, il faut traduire cette notion d’imposer, d’imposer sa volonté par l’exemple que l’on est pour l’autre, pardon, c’est ça, c’est ça là. le mâchôle. Mâchôle, c’est être un mâchâle, c’est devenir pour l’autre et parler pour l’autre, n’est-ce pas ? Alors, ici, il faut… quel est le mérite de Noir ? Vous savez quel est le mérite de Noir ? C’est d’avoir inventé la charrue. Allez, inventer la charrue, c’est un mérite.
ce n’est pas aujourd’hui, on l’a traduit autrement, non, c’est d’avoir contrecarré la malédiction d’un cadeau de Jouer-le-Cou d’avoir voulu, effectivement, la neutraliser, cette malédiction, et lui donner une exception positive, la la rendre dans le sens d’une formation de l’homme, d’une réalisation de sa personne à travers cette malédiction, parce qu’il ne faut pas voir dans l’exclusion de l’homme du jardin d’Éden, un rôneige, un châtiment, mais non, une volonté de réparation, c’est tout. Et bien, dans la malédiction aussi, ce que je suis fait bien comprendre. Je comprends que dans la malédiction, la femme a été entre guillemets, son statut a été diminué entre guillemets, pour qu’elle puisse remonter par la fuite. Mais c’est quand même étonnant, dans le chapitre de la récréation du monde, qu’elle soit absente.
Oui, mais c’est voulu par le texte. C’est voulu, c’est une des… nous verrons. ce silence de la femme dans le déluge. Et attention, il va se répéter ailleurs, on le Je recommandera aussi, parce que chez Avraham, oui, on l’entend Sarah, le Sarah ne se manifeste qu’à propos de son enfant, celle-là qu’elle fait entendre. Merci, non pas la mère juive, la première là. Bon, au revoir, au revoir, au revoir, allez. D’araba, d’araba. Je vous aide. D’araba, un grand merci. Merci beaucoup. D’araba. Voilà, pour les Bruxelles Lois, voilà, merci beaucoup. Je voudrais juste annoncer une activité pour les Bruxelles Lois, malheureusement, seulement pour les Bruxelles Lois, qui aura lieu donc mercredi le 13 avec Rav au CCLJ, qui va nous parler donc, comme vous le voyez derrière moi, de Maïmonide, de son œuvre et nous allons avoir aussi une lecture de texte. Merci à tous. Merci.