Tetsave — l’élévation de soi

par le Rav Raphaël Benizri

Le sanctuaire est ordinairement compris comme un lieu de sacrifices et d’expiation. Ce cours conteste cette évidence : à l’origine, le sanctuaire n’est pas un endroit où l’on efface ses fautes, c’est un lieu d’élévation de soi. Le Rav Raphaël Benizri part de cette définition pour lire la différence entre les deux parashiot qui traitent du Tabernacle, Teruma et Tetsave, et pour montrer pourquoi l’élan du cœur ne suffit pas. La question posée est celle de l’articulation entre la spontanéité et la loi.

Le point de départ est la finalité de la création : le petit sanctuaire que l’homme offre en échange de l’univers qui lui a été donné. Sans cette descente dans le palpable, la notion de D’ serait restée une idée pure, sans attache avec la réalité du monde. Le Rav relie ce mouvement au désir humain le plus ordinaire, celui d’avoir un chez-soi, et le porte à son degré le plus élevé.

Le cours passe ensuite en revue ce qui entre dans la construction — les matériaux venus de toutes les cultures, la seule exclusion du fer, les trois dons demandés au peuple — puis bascule sur l’opposition centrale : Teruma est la parasha de Moshe et de l’élan du cœur, Tetsave celle d’Aaron, de l’ordre et de l’éducation, où le nom de Moshe ne figure pas. Il s’achève sur la ménorah, l’huile apportée par les princes et l’humilité requise du Cohen pour l’allumer.

Ce que dit ce cours

Le terme de la création, c’est le sanctuaire que l’homme offre en échange de son univers. Tant que l’homme n’a pas ressenti le besoin de vivre avec D’ dans cette intimité spirituelle, la demeure voulue à l’origine même de la création ne se réalise pas. Sans cette descente dans le monde d’ici-bas, dans le monde du palpable, la notion de D’ serait restée une idée pure, sans aucune attache avec la réalité du monde, et l’on pourrait même douter qu’une créature quelconque l’ait jamais perçue. Le sanctuaire est donc ce par quoi une idée devient une demeure. Ce mouvement recoupe le désir humain le plus ordinaire, celui d’un chez-soi. Chacun aspire à se réaliser dans son petit univers, dans son intimité propre comme dans l’enceinte de la vie familiale, et ne cesse de fignoler la manière dont il meublera sa vie intérieure. Le sanctuaire donne à cette aspiration un niveau sublime : la table, le chandelier, l’arche qui est aussi la bibliothèque, et au-dessus de l’arche l’image d’un couple qui se regarde face à face, chacun étant dans l’autre, à l’écoute de la parole de l’absolu. Ce qui est en jeu est l’accomplissement de l’homme, et la satisfaction que D’ peut tirer d’un logis conforme à ses aspirations profondes. Le Rav note au passage combien il est courant de rester en marge des projets que l’on a nourris et de passer sa vie à corriger le tir.

À la sainteté du temps répond une sainteté de l’espace. La sainteté du temps nous est donnée par le Shabbat : c’est D’ qui a sanctifié le Shabbat, c’est à nous de sanctifier l’éphémère. Il existe de même un devoir de sanctification de la vie de l’homme, pour lequel les moyens ont été offerts et la réalisation laissée à notre charge. Et il y a enfin la sainteté dans l’espace, c’est-à-dire la demeure de notre vie. Chacun l’imagine selon ses exigences, se contente de peu ou soigne les détails pour qu’elle reflète sa personnalité, mais un même esprit porte à réaliser ce lieu où s’exprime toute l’intimité d’une vie.

Le sanctuaire n’est pas d’abord un lieu de sacrifice, mais un lieu d’élévation de soi. Il n’est pas conçu comme un endroit où l’on se dégraisse des péchés commis, des erreurs faites, des rattrapages à opérer. Il est avant tout un makom, un lieu où l’on s’élève. Le mot employé pour le don qui l’édifie le dit assez : terouma, l’élévation. Et dans cette élévation, ce que l’on donne n’est pas perdu — ce que l’on a investi pour soi-même est justement le seul acquis, puisque tout le reste se perd.

Cette intimité, si exclusive qu’on la voudrait, se construit avec ce qui vient du dehors. Le texte demande un don du cœur, de tout homme dont le cœur y consent, et précise que ce don restera le sien. Mais l’argent avec lequel on réalise ce lieu se gagne à l’extérieur, et il vient de tous azimuts : de l’or égyptien, de la culture perse, de la culture grecque. Tous ces éléments à leur place, tous ces peuples peuvent contribuer à l’édification du sanctuaire et de cette intimité avec D’. Personne n’est rejeté.

Il y a pourtant un seul exclu, et c’est le fer. Dans le rêve de Daniel, quatre puissances apparaissent sous les traits d’une statue à la tête d’or, à la poitrine d’argent, aux hanches d’airain et aux pieds d’argile. On pouvait apporter au Temple l’or de Babel, l’argent de Perse, le cuivre de la Grèce ; l’acier, non. On ne pouvait pas même approcher l’épée ou la hache pour polir les pierres, parce que les armes sont faites de ce matériau et que le Temple incarnait au contraire la sérénité et la joie de vivre. Les pieds d’argile, disent nos sages, sont Rome : lorsqu’une pierre tombe sur eux, c’est toute la statue qui s’effondre, et la pierre devient une petite montagne.

Cette petite montagne est la réponse de l’homme au Sinaï. La Torah a été donnée à travers dix commandements qui peuvent se morceler en soixante-dix langues, en soixante-dix flammes, celles des nations comprises. Une fois écartés les débris et les chutes, une fois les choses présentées dans leur pureté, une rencontre se produit entre l’apport de l’humanité dans son ensemble et celui du peuple juif en particulier. C’est cette rencontre qui constitue la réponse au don de la Torah — non la réponse d’un peuple seul, mais celle de l’humanité par lui.

Un mouvement d’échange va donc constamment du créateur au créé. Quand Shlomo bâtit le Temple, il fait venir des dizaines de milliers d’ouvriers du Liban, des hommes étrangers à toute la tradition et à toute la spiritualité juives, et cela ne fait aucune difficulté. Les éléments peuvent être importés de toute part, sans exclusive, de la même manière que la création est offerte à l’ensemble de l’humanité. Le sanctuaire que le peuple juif réalise n’est pas le lieu exclusif de son propre service divin : il est celui de l’humanité entière. C’est pourquoi un non-Juif pouvait offrir un holocauste à l’intérieur du Temple. Un seul sacrifice lui restait fermé, celui que l’on partage. Le shlamim se divise en trois : une part va sur l’autel, une part revient au Cohen, et une part est mangée par les propriétaires du sacrifice dans l’enceinte du sacré. Manger devant D’, partager le repas en sa présence, est une idée à laquelle le monde païen n’était pas parvenu. Tant qu’il n’a pas intégré la volonté de sanctifier la matière et l’espace, il ne peut pas apporter ce sacrifice de pacification avec la divinité, cette intimité partagée.

La foi juive n’arrache pas au monde de la matière. Elle ne projette pas dans la sphère des idées célestes ; du monde des idées seul, il n’y a rien à faire. La vie juive regarde au contraire la maison que l’on habite comme un petit sanctuaire : la table y est objet de sanctification, la lumière y brûle, et il y a une intimité qui répond au Saint des Saints. Tout cela doit rester un élan du cœur, car on n’impose pas une foi et on n’impose pas un service divin : chacun comme il le sent, chacun comme il le vit.

Mais l’élan seul comporte un risque, et c’est là qu’intervient Tetsave. Livré à lui-même, l’élan retombe dans des fantaisies qui dépassent la fiction et qui affectent parfois l’ordre moral. Après Teruma vient donc Tetsave, qui est un ordre. C’est aussi une éducation : on ne peut pas se fier au seul mouvement du cœur, il faut se soumettre à des clauses, à une discipline de la loi, à une rigueur. Et celui qui n’en est pas capable par lui-même doit recevoir les moyens d’une éducation qui l’y conduise.

Teruma est la parasha de Moshe, et l’absence de Moshe a produit le veau d’or. Dans Teruma, c’est le nom de Moshe qui revient constamment, et l’édification est laissée à son soin. Le peuple, après la révélation du Sinaï, se trouvait à un niveau tel qu’il ne voulait plus entendre parler de ce monde et traduisait son adhésion par des aspirations aux sphères célestes — un phénomène que l’on observe encore aujourd’hui. Il faut se méfier de cette spiritualité qui arrache au monde d’ici-bas et laisse séduire par l’inconnu : c’est elle qui conduit au veau d’or, car au moment de revenir à la réalité, on se met à servir des recettes de spiritualité comme des recettes de cuisine. Cela donne des circuits finis, achevés, qui reviennent sur eux-mêmes, sans nouveauté ni élévation — et ce n’est pas le judaïsme, qui suppose au contraire de renouveler chaque jour sa création et de reprendre chaque jour sa propre vie spirituelle à la lumière des épreuves traversées.

Dans Tetsave, le nom de Moshe ne figure pas, et Aaron prend les commandes. Moshe pouvait rester quarante jours et quarante nuits sur la montagne sans boire ni manger, alimenté par la loi et par la joie de ses découvertes ; mais quarante jours sont la limite d’un tel système de vie, et il lui a fallu descendre pour sauver le peuple. Au passage de la conception du sanctuaire à sa mise sur pied, l’homme central n’est plus lui mais Aaron, qui supervise et instruit. Aaron est le Cohen, animé par l’amour du peuple, cherchant à rapprocher de la voie de Moshe ceux qui étaient restés au bas de la montagne et n’avaient pas pu intégrer l’enseignement. Ses fils hériteront de cette prêtrise et du devoir d’éduquer. Le mot Tetsave veut dire d’ailleurs à la fois attacher et éduquer, et on le retrouve à propos d’Avraham, dont il est dit qu’il instruira ses enfants après lui. Ce qui compte désormais n’est plus l’élan du cœur mais les commandements relatifs à l’édification du sanctuaire. La parasha inaugure ainsi un autre aspect du lieu : à l’origine il s’agissait de vivre une intimité avec l’absolu dans toutes les étapes de la vie et de donner au quotidien le cachet du sacré ; il s’agit maintenant d’un homme conditionné par des lois venues de l’extérieur, auxquelles il doit se soumettre.

L’autel des origines n’était pas un lieu d’expiation. Le premier élément du sanctuaire apparaît juste après la révélation : un autel de pierre, sans que le fer serve à polir les pierres, sans investissement d’or et d’argent, et sans que l’on découvre sa nudité en gravissant les marches. Ce dernier point vaut avertissement : le sanctuaire ne doit pas devenir une manière de s’exposer au public, de montrer comment on s’affirme par rapport aux autres. C’était simplement un autel, et non un instrument d’expiation des péchés.

Un élément manque dans Teruma : l’autel de l’encens. La liste des éléments nécessaires à l’édification les énumère tous sauf celui-là. Or c’est précisément à cet autel qu’il fallait à tout prix joindre un composant impur, d’odeur nauséabonde, qui symbolisait le pécheur et incarnait le mal, mais qu’il fallait intégrer aux autres — et si cet élément venait à manquer, l’ensemble n’était pas valable. C’est là qu’il est question d’expier les fautes des enfants d’Israël. Cette dimension nouvelle est celle de Tetsave, et elle est appropriée à un homme tenu par des lois qu’il n’observera pas toujours.

Il y aura des égarements, et l’essentiel n’est pas l’acte achevé. Il existe des moyens de rattraper ces manquements sans sombrer dans le désespoir ni abandonner ce que l’on a entrepris. Car ce qui compte dans la vie spirituelle n’est pas ce qui a été mené à son terme : bien souvent, par manque de temps ou de moyens, on ne le mène pas à son terme. Ce qui compte est la détermination avec laquelle on a fait les choses — le tiers, le quart, le cinquième, peu importe. L’essentiel est de s’être engagé et investi dans cette entreprise ; elle portera ses fruits, et les enfants, les disciples, les amis la continueront.

Trois dons ont été demandés, et deux d’entre eux imposent l’égalité stricte. Le premier était laissé à l’élan du cœur, chacun selon ce que son cœur lui dictait. Le deuxième portait sur les socles, les fondements du sanctuaire, et exigeait le demi-sicle : le riche ne pouvait pas donner plus, le pauvre ne pouvait pas donner moins. Le troisième finançait les sacrifices, c’est-à-dire le fonctionnement du sanctuaire, et là encore c’était un demi-sicle partagé par toute la communauté. Nul ne pouvait dire qu’il avait donné plus que son voisin : dans cette édification, tout le monde était sur le même pied.

Le demi-sicle dit que l’homme se complète par celui qui diffère de lui. Le prochain, le réa, n’est pas mon semblable : si je m’entends avec quelqu’un dont je partage exactement les goûts et les sentiments, je n’ai fait que chercher un autre moi pour renforcer le mien, et nous ne sommes jamais deux, nous sommes toujours un. Le réa est celui avec lequel je dois m’entendre parce qu’il est autre, et qui me complète. Or celui qui est différent de moi par essence, c’est mon créateur. C’est pourquoi le Rav rapproche l’amour du prochain, l’amour de D’ et l’amour du conjoint : dans les trois cas il s’agit d’aimer ce qui n’est pas soi.

La seule inégalité du sanctuaire était dans la ménorah. Ses sept branches représentaient les sept jours de la création et les sept sciences qui font la somme de la connaissance du monde. Mais les six branches latérales, trois d’un côté et trois de l’autre, dirigeaient leurs lumières vers la lumière centrale, celle du Shabbat. Tout est ainsi orienté vers un axe : c’est la science du Shabbat qui allume toutes les autres sciences. L’inégalité, ici, n’est pas une hiérarchie de personnes mais une orientation de la connaissance. L’huile qui l’entretient ouvre la phase de fonctionnement du sanctuaire, et ce sont les princes qui l’apportent. Ces chefs de tribu avaient d’abord fait preuve d’une certaine arrogance : ils avaient décidé de laisser le peuple donner, persuadés qu’il n’atteindrait pas la somme nécessaire, et de compléter ensuite. Or au bout de deux jours le peuple avait donné plus qu’il n’en fallait, et lorsqu’ils voulurent apporter leur contribution il ne restait rien pour eux. Le texte leur retire une lettre, et ils ne purent apporter que les pierres précieuses du pectoral et l’huile de l’onction. La leçon est qu’il n’y a, dans la vie spirituelle, aucun mépris à afficher envers le peuple : chacun peut réaliser à sa mesure, et davantage que ce qu’apporte un prince. Ces princes n’étaient d’ailleurs pas des hommes qui s’affirmaient par leurs biens, mais des hakhamim, des hommes de grande science.

Et le Cohen devait monter trois marches pour allumer une ménorah pourtant à sa portée. Ce qui était important dans le sanctuaire, c’était la connaissance qui se dégageait du service accompli. Les tables de la loi se trouvaient dans l’arche, mais l’essentiel était l’interprétation de la loi orale, dont les Cohanim avaient la charge, la protection et la préservation. Or l’objet à allumer était à dimension humaine : il aurait suffi de tendre la main, et pourtant il fallait gravir un escabeau et se pencher. C’est dans cet état d’humilité que l’on pouvait innover dans la loi sans sortir de ses limites — et c’est pourquoi la ménorah se tenait à la porte du Saint des Saints, incarnant la porte du peuple dans le sanctuaire à travers le service qui s’y accomplissait.

Transcription intégrale du cours

Vous pouvez y aller, Rabben Isri. Je vais y aller. Très bien. Merci. Bonsoir, cher ami. Bonsoir. Nous arrivons au terme de la création du monde. Le terme de la création, c’est ce petit sanctuaire que l’homme offre à D’ en échange de la création de son univers. Autrement dit, tant que l’homme n’a pas ressenti le besoin de vivre avec D’ dans cette intimité spirituelle, Au point que le vœu de D’ puisse se réaliser dans cette demeure ici-bas, que le Créateur du monde a voulu à l’origine même de la création, parce que sans cette descente dans le monde ici bas, dans le monde de la réalité, dans le monde du palpable, Et bien, la notion de D’ serait restée une idée pure, sans aucune attache avec la réalité du monde, savoir même si la notion du créateur du monde aurait été perçue par quelques créatures quelle qu’elle soit. Or nous avons nous-mêmes un désir profond d’avoir un chez soi, de se réaliser dans notre petit demi-vers, dans notre monde, dans notre intimité et cette intimité spirituelle à laquelle chacun aspire, tendant l’enceinte de la vie familiale, que de l’intimité propre personnelle de chacun d’entre nous, et bien c’est celle que l’on va effectivement donner un niveau disons beaucoup plus beaucoup plus élevé, à un niveau sublime lorsque nous réalisons cette intimité avec l’infini.

Et que nous sommes toujours en train de fignoler la manière dont nous allons meubler notre vie intérieure. Vous savez que dans le sanctuaire que l’homme offre à l’éternel, il y a la table, le chandelier, également la bibliothèque, le harone, l’armoire, l’arche. Au-dessus de ce harone, il y a l’image du un couple qui reste à l’écoute de la parole de l’absolu lorsqu’ils se regardent constamment face à face qu’étant chacun dans l’autre ce qui pourrait effectivement effectivement faire l’accomplissement de l’homme et procurer cette sérénité à D’. Faire que D’ est satisfait de son logis, est satisfait de sa création parce qu’elle répond à ses aspirations profondes. Vous savez très bien que bien souvent on nourrit des projets et nous restons en marge des projets que nous avons nourris bien loin et nous cherchons à corriger des tirs, nous cherchons à corriger des erreurs, des égarements et ainsi de suite.

Mais le but est une promotion de soi. Donc, de la même manière qu’il y a une sainteté dans le temps qui nous a été donnée au travers du Shabbat et à laquelle nous répondons par une sanctification des faits. C’est D’ qui a sanctifié le Shabbat, c’est nous qui sanctifions l’Ephémère. Il y a également ce devoir de sainteté pour l’homme, de sanctification de la vie de l’homme. D’ nous a offert les éléments de cette sanctification, les moyens à nous de la réaliser. Mais il y a également cette sainteté dans l’espace. Et cette sainteté dans l’espace, c’est la demeure de notre vie. Bien sûr, chacun imagine cette demeure selon ses exigences. On peut se contenter de très peu, mais on peut s’appliquer dans les détails, à faire en sorte que cet demeure soit le reflet de notre personnalité, de notre intimité profonde. Et à ce niveau-là, il y a effectivement plusieurs degrés, plusieurs étapes. On peut se complaire dans une demeure élémentaire et on peut exigé chaque fois à période fixe ou volontaire d’adapter la demeure à nos exigences de déménager quelquefois mais il y a un esprit qui nous porte à la réalisation de ce sanctuaire où va s’exprimer toute notre intimité de vie.

bien ça c’est le mishkan ça c’est le or el que D’ a élu dans l’homme et ce que l’homme transporte avec lui donc le sanctuaire n’est pas un lieu a priori de sacrifice, n’est pas un lieu de dégraissage des péchés que l’on commet, des erreurs que l’on a faites, des rattrapages. Il est avant tout un makom, un makom c’est à dire un lieu d’élévation de soi. D’ailleurs quand Enkado Shwarukhou demande à ce que nous fassions preuve d’un don de soi, il parle de Teruma. c’est l’élévation et dans cette élévation on ne donne pas en réalité tout ce qu’on donne, c’est ce que nous gardons pour nous-mêmes, c’est ce que nous avons investi pour nous-mêmes, C’est ça notre seul acquis, parce que tout le reste se perd.

Et c’est pour cela que dans cette édification du sanctuaire, il est question, d’abord d’un don du cœur, du cœur, que l’îche achèrie des veines ou les bords, et qui crou et qui roulmatise. Ce n’est pas vous donner votre thé romain, c’est que vous prendrez votre don, vous prendrez votre investissement, vous profiterez de votre investissement. Mais cette intimité, combien même, nous la voudrions exclusive. il faut savoir que nous la réalisons avec l’argent que nous gagnons à l’extérieur. Et il vient de tous azimuts. Il peut venir du monde égyptien, de l’argent et de l’or égyptien, comme il peut venir de la culture perse, comme il peut venir de la culture grecque, tous ces éléments en leur place, tous ces peuples peuvent effectivement contribuer à la réalisation de ce sanctuaire et de cette intimité avec D’, Nous ne rejetons personne.

Oui, il y a un seul exclu. L’unique exclu est Rob. Vous savez, dans le rêve de Daniel, il y a quatre puissances qu’il voit à travers une statue, pourvues d’une tête en or, d’une poitrine en argent, de hanches en errain et de pieds en argis. Alors, ce que l’on pouvait apporter au temple, c’était l’or de Babel, c’était l’argent de Perse, c’était le cuivre de la Grèce, tout ce qui brille n’est pas or, mais l’acier il y en a guère. On ne pouvait même pas pincer l’épée, pincer la hache pour polir les pierres sur les matériaux du temple, parce que étant donné que les armes étaient faites de ce matériau-là et le temple représentait justement tout ce qui pouvait incarner la sérénité et la joie de vivre, Alors on devait écarter le fer, l’acier de cette construction.

Les pieds d’argile. Les pieds d’argile c’est effectivement, disent nos singes, c’est Rome, lorsqu’une pierre tombe là-dessus, c’est toute la statue qui tombe et se transforme en une petite montagne dans le rêve de Daniel. Et cette petite montagne, c’est la réponse au mot Sinaï. C’est-à-dire c’est ce que va, c’est la réponse qu’apporte l’homme à la Torah. La Torah qui a été donnée au travers de dix commandements qui sont, bien sûr, Quechive-imlachon qui peuvent se morceler en 70 langues, en 70 flammes, celles des nations comprises et après avoir éliminé toutes les chutes, tous les débris, toute l’affaire aille et présenter les choses dans leur pureté, il y a une rencontre qui se fait entre l’apport de l’humanité dans son ensemble et celui du peuple juif en particulier, Et c’est la rencontre de tous ces éléments réunis qui font la réponse du peuple juif et de l’humanité par conséquent à la révélation de D’ sur le monde synagme.

Donc il y a toujours un mouvement d’échange qui se fait entre le créateur et le créé. Et c’est la raison pour laquelle quand Shlomo Hamel abattit le sentier, il emmenait 150 000 ouvriers du Liban. ce sont des personnes qui étaient étrangères à toute la tradition juive, à toute la spiritualité juive, mais ils peuvent participer à l’édification de ce sanctuaire sans aucun problème. et les éléments, on peut les importer de toute part, parce qu’il n’y a aucune exclusive, de la même manière que la création est offerte à l’ensemble de l’humanité, Le sanctuaire que le peuple juif réalise n’est pas le lieu exclusif du service divin pour le peuple juif, il est celui de l’humanité entière. C’est pour cela que un non-juif pouvait offrir un holocauste à l’intérieur du temple.

le seul sacrifice qu’il ne pouvait pas offrir, c’était le sacrifice Shlamim. Shlamim, c’est un sacrifice que l’on se partage. Une part va sur l’autel, une part est donnée au cohèle, et une part, les propriétaires du sacrifice, la mangent dans l’enceinte du sacré. Imaginez que on puisse manger devant D’, partager le repas en sa présence. Ça c’est une idée à laquelle le monde païen n’est pas arrivé tant qu’il n’a pas intégré la volonté de sanctification de la matière, de l’espace, alors il ne pourra pas apporter le sacrifice de Shla Mim, le sacrifice de pacification avec la divinité, cette intimité partagée. Donc, idée importante, qu’il veut que l’appartenance à une foi juive ne soit pas celle qui nous arrache au reste du monde, ou au monde de la matière proprement dit et qui nous projette dans la sphère des idées célestes, dans le monde des idées, on n’en a que faire.

La vie juive est une vie qui aime voir la maison que l’on habite, la résidence que l’on habite comme un petit sanctuaire. où la table est également objet de sanctification, où la lumière, la menorah brûle en permanence, où il y a ce haron dans l’intimité de Kodesh a Kodashim, et bien sûr, cela doit être un élan de cœur. On n’impose pas une foi. On n’impose pas un service divin. I san shéri devei nu libo. Chacun comme il le sent, chacun comme il le vit. C’est l’idéal. Seulement, il y a un risque. Quel est le risque ? c’est que nous retombions dans certaines fantaisies qui dépassent la fiction et qui quelquefois même affectent l’ordre moral. Alors, il y a un deuxième parachat. Après Terouma, il y a Tetzavé. Tetzavé, c’est un ordre.

C’est une éducation. Nous ne pouvons pas vivre, nous ne pouvons pas nous fier qu’à l’élan du cœur, il faut véritablement se soumettre à des clauses, à une discipline de la loi, à une rigueur. Et bien sûr, la personne qui n’est pas capable de le faire par elle-même, il faut lui donner la possibilité de recevoir une éducation, d’avoir les moyens pour se faire et pour arriver à cela. Alors, dans le Mishkam, il y a deux parachiotes. Il y a la paracha de Terouma que nous avons lue la semaine dernière et il y a la paracha de Tetzavé que nous allons lire cette semaine. Dans la paracha de Terouma, l’édification du sanctuaire est laissé au bon soin de Moshe.

C’est le nom de Moshe qui revient constamment. Très bien. Mais l’absence de Moshi a conduit le peuple à la création du Vaudor. C’est-à-dire que le peuple était à un niveau élevé tel après la révélation de D’ sur le mont Sinai, qu’il ne voulait plus entendre parler de ce monde et sa son adhésion à D’ se traduisait par des aspirations à des sphères célestes comme on peut en voir aujourd’hui or il faut se méfier de cette cette spiritualité qui vous arrache au monde ici bas et qui vous laisse séduire par le monde de l’inconnu. C’est celui-là qui conduit à l’auvaude d’or parce que quand on veut revenir à la réalité, qu’est-ce qu’on fait au lieu de servir D’, nous servons des recettes de spiritualité comme des recettes de cuisine.

Alors ça devient un… des circuits finis, achevés, qui reviennent sur eux-mêmes. Et où il n’y a aucune nouveauté, il n’y a aucune élévation, il n’y a aucun renouveau. Et ça, ce n’est pas le judaïsme. Le judaïsme c’est de la même manière qu’un cadeau de joie lourde, mais un déj ma’ase berich. Qu’il renouvelle chaque jour sa création qui nous appartient à nous, de passer en revue notre spiritualité chaque jour, de l’enrichir de notre expérience et de lui donner un coup d’accélération au fur et à mesure que nous passons des épreuves dans la vie. Alors ce qui fait que la Parachute du Térouma, de cet élan du cœur où effectivement il n’y a pas de séparation entre la parole de D’ Et l’homme qui adhère, ça c’est mocher.

Tout est esprit, tout est contenu dans ce monde spirituel qu’il a intégré. Et ma foi, sa tendance est de rester quarante jours et quarante nuits sur la montagne, s’emboire et manger. Il est alimenté tout simplement par la loi, par les joies de ses découvertes, par les joies de cette intimité avec le sublime, mais au terme de ces 40 jours, qui sont les limites d’une viabilité, d’un système de vie, alors il y a le vaudor. Et Mochet est obligé de descendre pour sauver le peuple. Et à ce moment-là, qui prend les commandes ? Ce n’est plus Mochet, l’instructeur du peuple va devenir Aaron. Dans la Parachat de Té-Savé, le nom de Mochet ne figure pas. C’est-à-dire que dans le passage de la conception du sanctuaire aux phases de sa mise sur pied, ce n’est plus Moshe.

Moshe est celui qui supervise, si vous voulez, tout ce qui se fait, Mais l’homme central c’est Aaron. Aaron est le Cohen. Aaron est celui qui est animé par l’amour du peuple et qui cherche à les rapprocher vers la voie de Moshe, à les instruire ce peuple qui lui est resté au bas du Mont-Sinaï et qui n’a pas pu intégrer tout l’enseignement, et bien cette fois Aaron va devenir son guide et les enfants d’Aaron par la suite héritera de sa prétrise, de son enseignement, de l’éducation, du devoir d’éduquer le peuple. Alors à ce moment-là, on ne se vit plus aux élan du cœur, non. Ce qui compte ce sont les commandements relatifs à l’édification du sanctuaire. Les commandements relatifs au sanctuaire sont dans le mot Tetzavé. Tetzavé veut dire attaché.

Tetzavé veut dire éduqué. On le trouve chez Abrable et Ma’ana chez Tetzavé, Etbanah vacharav, afin qu’il instruise ses enfants après lui et la Parachat de Tetzavé inaugure un autre aspect du sanctuaire. Nous avons dit que le sanctuaire au début était une volonté de vivre cette intimité avec l’absolué dans toutes les étapes de notre vie et pouvoir sortir du quotidien les éléments d’une vie disons quelconque ordinaire et lui donner le cachet du sacré. Donc à À l’origine, il n’y avait pas du tout dans la conception du sanctuaire la notion du sacrifice, du sacrifice expiatoire. D’ailleurs, l’élément premier du sanctuaire, nous le voyons dans la Parachat de Hithraud, juste après la révélation, juste après la révélation de D’, voici qu’il demande à Moshe, «Misbah havanim tahasséli».

Tu me feras un hôtel en pierre, mais tu ne passeras pas le fer pour polir ces pierres, Oui, mais tu éviteras d’investir or et argent et tu éviteras, en montant sur l’autel, en gravissant les marches de l’autel, de découvrir ta nutitie. c’est-à-dire il ne faudrait pas que le sanctuaire devienne réellement une manière du matulu de t’exposer ainsi à tout le public et de montrer quelque part la manière dont tu t’affirmes par rapport aux autres éventuels ta vie à venir. C’était tout simplement un hôtel, et ce n’était pas un hôtel qui pouvait servir d’explication de péché. D’ailleurs, dans la Parachaine de Tiroumar, où il est question de tous les éléments nécessaires à l’édification du sanctuaire, il y a un seul élément qui manque. Lequel ? L’hôtel sur lequel on offrait l’enceinte.

Mismaha Ketorett, l’hôtel de l’encens. Or, l’hôtel de l’encens, c’était justement l’hôtel où il fallait à tout prix mettre un élément qui était impur et qui avait une odeur nauséabonde, et qui symbolisait le pêcheur, qui incarnait le pêcheur, qui incarnait le mal, mais qu’il fallait à tout prix intégrer aux autres éléments qui, de l’an 100, il y avait, à Hadassat Tamanim ayubah, il y avait 11 éléments, Et si jamais cet élément de Hélbénat venait à manquer, l’ensemble n’était pas valable. C’est là qu’il est question de l’échapper halbéné israél, d’expier les péchés du peuple. Donc, ça c’est la nouvelle dimension dans Parachat Tetsarebe et qui est plus appropriée à l’homme conditionné par des lois, par des clauses venant de l’extérieur auxquelles il devrait se soumettre.

Et cet homme, il ne va pas être à la mesure de l’observance de ces lois d’une manière appliquée. Il y aura des égarements, il y aura des négligences. Alors, il y a des moyens de rattraper cela et de ne pas sombrer dans le désespoir et de ne pas abandonner ce que l’on a entrepris. Parce que ce qui est important dans la vie spirituelle, ce n’est pas ce que l’on fait. Ce n’est pas le devoir que l’on a fini. Jamais on l’a fait. Et quelquefois par manque de temps, quelquefois par manque de moyens. Mais ce qui est important, c’est le oser et non pas le mazer. Ce n’est pas l’acte que l’on a fini, que l’on a fait, que l’on a réalisé.

C’est ce, c’est la détermination avec laquelle on a fait les choses. On a fait le tiers, on a fait le quart, on a fait le cinquième, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on s’est engagé, on s’est investi dans cette entreprise spirituelle, on l’a réalisée, elle apportera ses fruits. Les enfants continueront, les disciples continueront, les amis. Et en somme, c’est ce qui importe dans le sanctuaire et c’est la raison pour laquelle, dans le sanctuaire, il y avait trois tons. Le premier, c’était « mais est-ce qu’au-l’île cherit-il des vaines ou les beaux ? » Chaque homme selon ce les élan de son cœur. mais le deuxième qui se rapportait aux fondements de l’arche du sanctuaire, ce qu’on appelle les adanimes, les socles, il fallait apporter le demi-cycle. Le riche ne ne pouvait pas donner plus et le pauvre ne pouvait pas donner moins.

Le demi-ciel était dans cette complémentarité de l’homme, de cette couverture de l’homme vis-à-vis du prochain, de cette couverture de l’homme vis-à-vis également, parce que le prochain par excellence. D’, le Réen, le plus proche de soi, c’est celui qui me porte à me projeter sur l’autre qui est différent de moi, parce que s’il est moi, ça ne change pas. Si je m’entends avec une personne avec laquelle je partage exactement tous mes goûts, tous ce que je veux, tous mes sentiments, alors je n’ai fait que chercher un autre moi pour renforcer le mien, pour renforcer mon égo. Nous ne sommes jamais deux, nous sommes toujours un. Le réa, c’est celui qui est différent. C’est celui avec lequel je dois m’entendre, c’est celui qui va me compléter.

Et celui qui est différent de moi par essence, c’est mon créateur, c’est D’. c’est aimer ton prochain, c’est aimer D’ comme tu aimes toi-même, aimer ce qui est différent de toi. C’est cela, c’est dans cela qu’il y a une identité d’exégèse entre l’amour du prochain, proprement dit, et l’amour de D’, et l’amour de son conjoint. Parce que le raraha, celui qui est différent de toi, c’est l’épouse, n’est-ce pas ? Par définition. Bref, donc pour les soklis, chacun devait donner effectivement le demi-ciquel. mais il y avait un troisième don. Le troisième don c’est celui des sacrifices, c’est-à-dire du fonctionnement du sanctuaire et ce fonctionnement du sanctuaire de Liberté. Voilà. Et ce fonctionnement des sacrifices, c’était également partagé par l’ensemble de la communauté.

Ici aussi, il y avait un demi-sic. Aucun ne pouvait dire qu’il donnait plus que l’autre. Tout le monde dans cette édification du sanctuaire était sur le même pied d’égalité. Il y avait ou l’inégalité et également ou l’inégalité se faisait. Elle était dans la ménorin. La menorah, elle était à cette branche, représentant les sept jours de la création, représentant les sept sciences qui faisaient la somme de la connaissance du monde. mais il y avait les six branches, trois d’un côté et trois de l’autre, dont les lumières étaient dirigées vers la lumière centrale, la lumière du Shabbat. C’est-à-dire tout est orienté vers cet axe de la connaissance, Celui qui est constamment allumé à partir de l’hôtel, c’est lui qui allume les routes, c’est cette science du Shabbat qui allume toutes les autres sciences, c’était l’Aménoran.

et dans la paracha de la semaine tetzavdé. Avant que nous passions au vêtement du Cohen Gaddaoui, le Chavod ultif ha-let, parce qu’il faut un uniforme. Il faut un uniforme pour le rabbin, il faut un uniforme pour le Cohen. Le Havod cultifare. Cet uniforme, il a chaque vêtement, un sens, vous savez, il y avait huit vêtements. Le Cohen, le Cohen idiot, le Cohen sain avait quatre vêtements, le Cohen gadol avait huit vêtements, Mais le service de Yom Kippur, c’est-à-dire le jour de l’expiation des motres, il se faisait avec quatre vêtements de revient en nature. Mais ce qui importe pour le moment, c’est de voir que l’apport de l’huile qui devait entretenir la Ménoprâme, c’est elle qui inaugure la phase de fonctionnement du sanctuaire.

Dans la conception du sanctuaire, c’était « Chacun offrira selon les lames de son cœur, dans l’apport de l’huile, également vikrou el-er al-shamayn zaïdzak. Ils vont apporter de l’huile. Qui va apporter de l’huile ? On dit que ce sont les chefs de tribune qui ont apporté de l’huile. Ces chefs qui au début avaient fait preuve d’une certaine arrogance vis-à-vis du peuple quand il était question de ramasser des dons pour la réalisation du sanctuaire, ils ont dit on va laisser le peuple donner, certainement il ne va pas arriver à réunir la somme suffisante pour la réalisation du sanctuaire et nous allons compléter. Or ils ils se trouvaient que le peuple au bout de deux jours après cet appel a montré qu’ils avaient donné plus qu’il n’en fallait et lorsque les Nesimim, lorsque ces princes ont voulu apporter leur contribution, il n’y avait rien pour eux, il ne restait rien, On n’en avait pas besoin.

Alors le texte leur a enlevé un jute, un nessi imiviu, parce qu’ils n’ont pas apporté à ce moment-là, ils n’ont pu apporter que les pierres précieuses que le Cohen portait sur son pectoral, et par lesquelles ils devaient faire participer tout le peuple d’Israël à l’expiation de leurs fautes. Rochenam Ispát, c’était le pectoral du jugement. Et là ils ont eu leur leçon à savoir qu’il n’y a aucun mépris dans la vie spirituelle affichée vis-à-vis du peuple. Tout le monde pouvait effectivement réaliser à sa mesure et même plus ce que pouvait apporter un prince. on leur a laissé une faveur. Ces princes étaient des haqqamīns, ces princes étaient des personnes qui étaient imprégnées d’une grande science. Ce n’était pas le commun des mortels, ce n’était pas des gens qui s’étaient affirmés par leur bien, mais bien par leur connaissance.

Alors ce sont eux qui apportaient ce chèmène à Michelin, ce sont eux qui ont apporté cette huile d’onction, ce sont eux qui ont apporté cette huile de la menorah pour l’inauguration du sanctuaire, parce que ce qui était important dans le sanctuaire, c’était la connaissance qui se dégageait au travers du service qui était accompli. Mais l’intention, la reconnaissance du service, du service accompli, la base ou l’essence de la connaissance, était dans l’étable de la loi qui était à l’intérieur du sanctuaire, dans l’arche. Mais ce n’était pas ça l’essentiel. qui était essentielle, c’est l’interprétation de cette loi orale qui se faisait par le peuple, par les hommes qui avaient approfondi cette connaissance de la loi et qui avaient en charge, avait en charge cette protection et cette préservation de la loi orale, c’était les Kohanis. Et c’est pour cela que c’est le Kohane qui, avec un, disons, un sens d’humilité, lui met cette ménora qui était pourtant à dimension humaine. Il ne pouvait rien que tendre la main, mais non, il fallait qu’il monte sur un escabeau, trois marches, pour se pencher et allumer la menorat. C’est dans un état d’humidité que l’on pouvait effectivement innover dans la loi sans sortir de ses limites, c’est en cela que l’Aménora c’était effectivement la porte, elle était à la porte d’entrée du Saint-Déssaint, c’est elle qui incarnait la porte du peuple dans le sanctuaire au travers du service accompli dans ce sanctuaire.