Avant que le Tabernacle ne soit édifié, le texte rappelle le Shabbat. Ce cours prend cette inversion au sérieux et demande pourquoi l’observance du septième jour vient en préambule d’une construction. Le Rav Raphaël Benizri montre que le sanctuaire et le Shabbat sont les deux formes d’un même dispositif — un lieu de rencontre et un temps de rencontre — et que le second commande le premier. La question posée est celle du rapport entre ce qui se bâtit dans l’espace et ce qui ne s’y bâtit pas.
Le point de départ est la faute du veau d’or, où le peuple s’est attaché à la personne de Moshe plutôt qu’à celui qui l’envoyait. Le remède tient dans le rassemblement qui ouvre la parasha, au lendemain de Kippour, quand chacun renonce à son individualité. De là, le Rav passe à ce qui rend ce rassemblement possible : le Shabbat, temps antérieur à la création et devenu sa finalité.
Le cours détaille ensuite la structure des travaux interdits — leur nombre, leur répartition selon les constituants de l’univers, leur rapport au passage du néant à l’être — puis parcourt les cinq passages de la Torah où le Shabbat est énoncé et motivé différemment. Il s’achève sur l’interdiction singulière d’allumer un feu, sur les révélations qui se sont toutes faites par le feu, et sur le risque d’y substituer un feu humain.
Ce que dit ce cours
La faute du veau d’or a consisté à s’accrocher à Moshe plutôt qu’à celui qui l’envoyait. Quarante jours après la révélation du Sinaï, le peuple dit de Moshe qu’il est l’homme qui les a fait monter d’Égypte, et qu’on ne sait pas ce qu’il est devenu. Puis, ayant fabriqué le veau, il en dit exactement la même chose : voici ton D’, qui t’a fait monter d’Égypte. Le veau est donc un substitut de Moshe, et Moshe lui-même avait déjà pris, dans l’esprit du peuple, la place de sa source d’inspiration.
Ce travers n’appartient pas au passé. Il vaut de tous les temps, chaque fois que des chefs spirituels commencent à substituer leur propre parole à celle de D’ et à imposer leur autorité tous azimuts. Sans coopération ni concertation entre eux, dans une individualisation des croyances où chacun s’en tient à sa philosophie, jusque dans la religion, et sans qu’aucune marge d’ouverture soit laissée, on se retrouve dans une fermeture du même ordre que celle du veau d’or. La réponse est un rassemblement, et il a lieu au lendemain de Kippour. La parasha s’ouvre sur Moshe rassemblant toute la communauté des enfants d’Israël, à un moment où chacun renonce à son individualité. Ce rassemblement, à lui seul, tient en échec ce qui perdrait le peuple. Et le nom donné ici aux enfants d’Israël dit ce qu’ils sont : des témoins. Nous ne pouvons être que les témoins de sa présence et de sa révélation ; il ne faut pas aller au-delà, il ne faut pas avoir de prétentions, et ce témoignage nous ramène à des proportions relatives.
La rencontre réelle avec le divin se fait dans le Shabbat, et c’est pourquoi il précède l’édification. Le Shabbat est un temps hors du temps, qui a précédé la création et qui en est devenu l’objectif ; c’est là seulement que nous devenons de véritables partenaires. Jusqu’ici il n’avait été question que de la conception du sanctuaire ; on passe maintenant à sa phase d’édification, et avant toute chose Moshe tient à rappeler que la rencontre initiale du peuple s’est faite par le Shabbat. S’y comporter comme D’ l’a fait dans sa création, c’est-à-dire suspendre toute activité, est la première institution posée par D’ dans sa propre œuvre. C’est l’ouverture qu’il a laissée à l’homme pour que celui-ci contribue à la création par sa présence même.
Le sanctuaire signe l’œuvre de la création. Ce qui s’y bâtit est la maquette de l’univers créé, reproduite en petit. Car ce que D’ a cherché, c’est un temps de rencontre avec l’homme et un lieu de rencontre avec lui ; ce couple de l’espace et du temps est représenté d’une part par le Shabbat, d’autre part par le Tabernacle. Le rêve de tout homme qui bâtit sa propre demeure et en marque la porte relève du même désir : faire de sa maison un petit sanctuaire, et ces petits sanctuaires, en s’additionnant, réalisent le grand, où il y a une place pour toute l’humanité.
Mais le Tabernacle ne peut pas se substituer au Shabbat. On ne peut pas suspendre ni repousser le Shabbat pour construire le sanctuaire. On peut y accomplir des avodot, des travaux de service, mais pas de melakha. La différence est nette : la melakha transforme quelque chose et lui donne une forme, une réalité propre, tandis que l’avoda n’est que le transfert d’objets à l’intérieur d’un espace. Dans une maison, cela signifie que l’on n’allume pas de feu, que l’on ne sort rien à l’extérieur, que l’on n’écrit pas une lettre ou deux, que l’on ne noue ni ne consolide — mais que l’on peut déplacer des objets à l’intérieur, quand bien même cela fatiguerait.
Les travaux interdits se comptent à partir des paroles et des lettres de la création. Il y a dix paroles de création, et vingt-deux lettres de réalisation : dans la parole il y a le contenu, le projet et le son, et les lettres sont les outils par lesquels l’édifice universel se réalise. Parmi ces vingt-deux, sept sont dites accentuées, marquées d’un point, et par là dédoublées. L’ensemble conduit ainsi au nombre des travaux qui ont fondé le monde et qui ont servi à la réalisation du Tabernacle. Ces travaux se répartissent en outre selon les constituants de l’univers. Nos sages en comptent quatre, que le langage actuel dirait le gaz, le liquide, le solide et l’énergie. À la terre correspondent celui qui construit et celui qui démolit ; au feu, celui qui allume et celui qui éteint ; à l’eau, celui qui écrit et celui qui efface ; à l’air, celui qui noue et celui qui dénoue, celui qui assemble et celui qui démonte. S’y ajoute un cinquième registre, qui sort de l’ordinaire : donner forme à une matière qui existe déjà, en faire un instrument.
Ce dernier travail rejoint l’acte inaugural de la création. Il y a d’abord un être premier, totalement spirituel, qui a concédé une part infime de sa lumière pour que ce monde soit ; cette part a ensuite été ramenée à un néant, et c’est de ce néant qu’est né notre monde matériel. Donner forme à ce qui était informe reproduit ce geste, et c’est pourquoi cela figure parmi les travaux interdits. Il en va de même du transport d’un domaine privé vers un domaine public : sortir un mouchoir de sa poche paraît insignifiant, mais ce transfert d’un domaine à un autre évoque le premier passage du néant à l’être, ce changement d’état et de niveau par lequel une réalité est mise en évidence.
Puisque D’ a suspendu ses interventions, l’homme ne peut rien accomplir d’une seule traite. Il nous est interdit, quand nous voulons faire de ce monde un sanctuaire, d’y parvenir d’un coup ; il faut toujours six jours. Le texte le dit : six jours tu travailleras. Même pour la révélation, Moshe a dû attendre six jours de préparation. Rien n’est offert gratuitement à l’homme, et il lui faut s’investir pour découvrir cette spiritualité et pour opérer la rencontre. Et ce que le Shabbat concentre, ce sont les étincelles du quotidien. La rencontre vient parfois à des moments limites — une fraction de seconde, une minute, un moment d’élévation dans la prière. Ce sont ces moments qui s’additionnent et se rassemblent dans le Shabbat, puisqu’il en est la finalité. Nous le célébrons avec la sainteté de l’action menée chaque jour, et ce sont ces étincelles, ces paroles, ces sons, ces projets qui font notre sanctuaire.
Les sages ont retrouvé cet ordre dans les gestes les plus ordinaires. Ils ont dénombré les étapes qui mènent de la matière première au pain et en ont compté onze ; onze également pour le vêtement, sept pour le travail du cuir. Ces séries reconstituent les nombres déjà rencontrés, ceux des lettres et de leurs redoublements. La vie matérielle la plus banale se trouve ainsi structurée par le même compte que la création et que le sanctuaire.
Le Shabbat apparaît cinq fois dans la Torah, et la première n’est pas motivée. On en compte ordinairement quatre, mais l’analyse des textes en donne cinq, chacun le justifiant d’une manière ou d’une autre — sauf un. Le premier est le Shabbat de la genèse, où D’ s’est arrêté de lui-même : c’est un Shabbat de D’, non un Shabbat de l’homme, et aucune raison n’en est donnée. On ne sait pas pourquoi il a décidé de suspendre son univers au septième jour et d’en laisser une part à composer avec l’homme.
Neuf fois dans la création, dix-huit fois dans le sanctuaire. Le nom d’Elohim apparaît neuf fois dans le récit de la création de l’univers. Et la formule « comme l’Éternel l’a ordonné à Moshe » revient dix-huit fois dans l’édification du sanctuaire. Dans ce que le sanctuaire coûte d’efforts, il y a donc une association effective de D’ et de l’homme, une élévation de l’univers au rang de sanctuaire où l’un et l’autre opèrent leur rencontre — celle qui a lieu trois fois l’an, quand l’homme se présente aux solennités, voit et se laisse voir.
Le premier Shabbat est universel, et non propre au peuple juif. Là où l’Éternel suspend sa création, la consacre et la bénit, il invite toute l’humanité à imiter sa démarche. Lorsque le roi Salomon a construit le Temple, il a de même laissé une place à tout étranger désireux d’apporter un sacrifice et d’attester la souveraineté de D’ dans le monde. Car la raison première du Shabbat est d’affirmer D’ comme créateur, et c’est à ce Shabbat de l’origine que nous restons liés. À ce premier Shabbat s’en rattache un second, celui de la manne : la providence assure les besoins de l’homme tous les jours sauf le septième, comme au moment de la création toute la végétation lui avait été donnée en nourriture.
Le Shabbat de la sortie d’Égypte n’apparaît clairement que dans le second décalogue. Là, le septième jour est rattaché à une volonté de libération de l’homme de tout esclavage et de tout conditionnement. Il prend une allure communautaire et sociale. Mais il reconnaît en même temps qu’au-delà de toute maîtrise que nous pouvons avoir sur le monde et de toute gestion que nous y exerçons, il y a un gestionnaire au-dessus de nous qui régit l’ensemble.
Un quatrième Shabbat ne se rattache à rien, sinon à la sainteté du peuple. Il n’est justifié ni par la création, ni par l’approvisionnement du monde, ni par le sanctuaire : le texte dit seulement qu’il est un signe entre D’ et le peuple, pour toutes les générations, afin que l’on sache que c’est lui qui sanctifie. Autrement dit, celui qui veut s’initier à la sainteté doit passer par le Shabbat. Et parce que cela resterait abstrait, cette manifestation est reliée au Tabernacle, qui la rend palpable. Le sanctuaire est ainsi une manière de faire converger la pensée de l’homme vers un monde imprégné de l’esprit du Shabbat, capable d’assurer sa liberté.
Le cinquième passage lie le repos à ceux qui ne peuvent pas se le donner. Le Shabbat y est évoqué sans autre justification : six jours tu accompliras tout ton travail, et le septième tu cesseras — afin que ton bœuf se repose, afin que ton serviteur et l’étranger puissent se ressourcer. La raison donnée est que tu as connu la servitude en Égypte, et qu’il n’y a pas d’autre échappatoire à cette servitude que le Shabbat. C’est pourquoi le prophète le rend vivable : tu t’en délecteras, tu choisiras les meilleurs fruits, tu l’appelleras délices. Ce n’est pas un jour de recueillement austère ni d’ascèse, mais un jour où l’on vit de l’intérieur cette proximité.
Reste à comprendre pourquoi le texte spécifie ici l’interdiction d’allumer un feu. Tout travail est déjà interdit, et l’allumage est compris dans les autres travaux ; le mentionner à part, juste avant l’édification, appelle une explication. Elle tient à ceci que toute révélation de D’ à l’homme s’est faite à travers un feu. La première fois, c’est l’alliance conclue avec Avraham, où une torche passe entre les morceaux. Puis le buisson qui brûle sans se consumer, le feu au sommet du Sinaï, et enfin le feu qui s’installe dans le sanctuaire lui-même. Le danger est dès lors de substituer un feu humain au feu divin. C’est ce qu’ont fait Nadav et Avihou : ils n’ont pas attendu que l’Éternel se révèle dans le sanctuaire lors de l’inauguration et ont apporté leur propre feu — entendons une manière personnelle de concevoir le service divin. C’est aussi ce qui s’est produit avec le veau d’or, où l’on a jeté l’or dans le feu et où il en est sorti une idole. La Torah donne un Shabbat et un sanctuaire comme points de rencontre de l’humain et du divin ; l’un et l’autre sont empreints d’une sainteté où l’initiative propre n’a pas sa place.
Une lettre manque là où il est question de lumière pure. Le Rav signale, sans pouvoir le développer, que la lettre samekh est absente des noms donnés aux personnages depuis les origines, sauf chez Yosef, et qu’elle manque également dans les passages du sanctuaire et de la ménorah. C’est une lettre fermée, qui figure un cercle vicieux, et le Rav rappelle qu’elle entre dans les mots désignant le poison ou la drogue ; il faut lui assurer une ouverture. Yosef l’a en quelque sorte reconvertie : vendu par ses frères, condamné, emprisonné, il a traversé toutes ces épreuves et mérité d’être appelé le juste. Là est le trait propre du peuple juif — assumer les périples et les tragédies de l’histoire et manifester malgré tout sa présence.
Il faut des zones franches, parce que tout s’use. Il n’y a pas de vêtement qu’on ne salisse, pas de nourriture qu’on ne détériore, pas de vie spirituelle qu’on ne néglige. Il faut donc une lumière qui n’enferme pas dans le cercle répétitif, un endroit où se replonger et se refaire, et c’est le Shabbat et le Tabernacle : y retrouver le feu initial par lequel D’ se manifeste. Des quatre constituants de l’univers, le feu est d’ailleurs le seul dont le mouvement aille de bas en haut, arrachant le monde à sa pesanteur pour lui donner des ailes — six ailes, dit le prophète, qui répondent aux six jours de la création, l’homme devenu messager portant en lui ce qu’il a réalisé de chaque jour de sa semaine.
Transcription intégrale du cours
Alors nous sommes dans Parachat Vayaké, au long de l’intervention de Moshe en faveur du peuple d’Israël, qui 40 jours après la révélation de D’ sur le monde Sinai, a commis le péché du Vaudôtre. Nous n’avons pas encore expliqué en long et en large ce péché. Mais enfin, il y a eu un moment où le peuple s’est accroché plutôt à la personnalité de Moshe qu’à son inspirateur, à celui qu’il a délégué. Donc, il a dit dans le Pêcher du Vaudor, il a considéré que c’est moché qu’ils aient un « ish moché » « achere’ elanu me’eret mitraim » C’est un moché qui nous avait monté d’Egypte. Le Yadda nous met à y aller. Et maintenant, fais-nous un D’ qui puisse nous faire monter d’ici.
Et ils ont fait un vodor, «Ele Elohecha Yisra’el, asheré elu chame’er ez mitzrayim». Et voici ton D’ Yisra’el qui t’avait monté d’Égypte, donc il y a un substitut de Moshe qui s’accapare en quelque sorte La source d’inspiration du peuple est cela est valable de tous les temps quand les chefs spirituels commencent à substituer, à substituer le Parole à celle de D’ et à vouloir imposer leur autorité tous azimuts sont qu’il y ait effectivement une coopération, une concertation de tous ces chefs, de toute cette direction spirituelle du peuple juif, et effectivement dans cette individualisation des franges de croyances diverses, parce que chacun sa philosophie, même dans la religion malheureusement, sans laisser une marge d’ouverture, nous sommes dans la fermeture effectivement du redout.
Alors, il y a pour cela, nous ne pouvons pas éviter ces travers. Cela arrive. Mais nous avons le jour du jour de ce rassemblement, de cette reprise de souffle du peuple juif où nous renonçons à nos individualité et ce rassemblement en lui-même telle que nous l’avons expliqué la dernière fois et le remet à toute perdition du peuple juif et c’est pour cela au long de main de Kippour, va y a quel Moshe, et koladat ben Israël Il rassemble tous les enfants d’Israël. Les enfants d’Israël en l’air sont appelés Adat Ben Israel, les témoins du peuple d’Israël. Nous ne pouvons être que des témoins de sa présence, de sa révélation. Il ne faut pas aller au-delà, il ne faut pas avoir des prétentions.
Nous témoignons de sa parole et cela nous amène à des proportions toutes relatives. Mais là où finalement nous opérons une réelle rencontre avec le divin, c’est dans le Shabbat. le Shabbat qui est ce temps extra-temps, qui est le temps qui a précédé même la création et qui est devenu l’objectif même de cette création. Nous nous devenons de véritables partenaires d’un cadeau cheval roux, que dans le temps du Shabbat, ce temps du Shabbat, il faudrait d’abord l’analyser pour comprendre la raison qui fait que l’observance du Shabbat vient se placer ici en préambule, en avant-propos, l’édification du sanctuaire. Parce que jusqu’à présent nous n’avons parlé que de la conception du sanctuaire. Nous passons à sa phase d’édification du sanctuaire. Mais avant toute chose, Moshe tient à rappeler que la rencontre initiale du peuple avec H.M. c’est d’abord au travers du Shabbat, mais cette rencontre telle qu’elle a où nous essayons, pardon, d’agir, de nous comporter comme D’ l’a fait au travers de sa création, à savoir cette suspension de toute activité, le jour du Shabbat comme l’Éternel l’a fait, et bien c’est la première, disons, institution de D’ dans sa propre création. C’est l’ouverture qu’il a laissée à l’homme pour réaliser de part sa contribution, sa présence même dans l’œuvre de la création. Parce que n’oublions pas que le sanctuaire, il a signé l’œuvre de la création. Qu’est-ce que ça veut dire qu’il a signé l’œuvre de la création, nous avons reproduit à travers le sanctuaire, disons, la maquette de l’univers créé par D’.
Parce que c’est cela que D’ a cherché, à savoir un lieu de rencontre, après un temps de rencontre avec l’homme, mais un lieu de rencontre avec l’homme, cet espace-temps est représenté d’une part par le Shabbat et d’autre part par le Mishkan. Mais est-ce que le Mishkan peut remplacer, peut substituer au Shabbat ? Non, le Shabbat Et melech etam mishkan dorah etachabad. C’est-à-dire qu’on ne peut pas, pour construire le mishkan, suspendre le Shabbat ou repousser le Shabbat. On peut effectivement faire les havodot, les travaux. On peut les faire le Shabbat dans le sanctuaire, mais on ne peut pas faire de melachah. On peut faire une avoda. ne peut pas faire de Melachin. Quelle est la différence entre Melachin et Avodin ? Melachin c’est transformer quelque chose et lui donner une forme, une réalité propre à Avodin.
Il s’agit tout simplement du transfert des objets à l’intérieur d’un espace. Comment cela se conçoit dans la vie ? Tout simplement, nous pouvons imaginer que le Shabbat dans notre maison n’allume pas le feu. le Shabbat, on ne puisse pas sortir quelque chose à l’extérieur, on ne puisse pas écrire un mot ou deux, une lettre ou deux, nous ne pouvons pas nouer ou consolider des choses. Par contre, nous pouvons déplacer des objets à l’intérieur de la maison, même si cela nous fatiguait tant soit peu, mais c’est permis. Ça s’appelle un roda. Mais la première, celle qui fait appel au Lat Melanchote, aux 39 travaux qui ont fondé le monde et qui ont participé à la réalisation du lichkan, le seferit sira les enumères ainsi.
Il y a dix paroles de création, mais il y a les 22 lettres de réalisation, parce que dans la parole il y a le contenu, le projet et le son, les lettres qui sont les outils de réalisation de cet édifice universel, alors il y a 22 lettres. Mais à l’intérieur de ces 22 lettres, il y a ce qu’on appelle les lettres d’agéchi, les lettres accentuées par un point et qui sont par ce fait là les doublées. Ce sont les lettres bet-guimel-dalet-kafer-ech-tam. Alloski nous porte à 29 lettres, plus les 10 paroles de la création, constituent l’ensemble des travaux qui se répartissent également sur cinq chapitres. chapitre 4 plus 1, disons-le comme ça, puisque il y a quatre constituants de l’univers. Dans le langage actuel c’est le gaz, le liquide, le solide et l’énergie.
Dans le langage de nos sages c’est Afar, la terre, la matière et dans ce domaine ou à ce niveau c’est Bonnet Vessautaire, celui qui construit et celui qui dévole. Au niveau de « eche », c’est celui de « mav’ire » et de « méchabé », celui qui « allume » et qui « éteint ». Au niveau de « maïm », de « l’eau », c’est celui qui « écrit » et qui « efface ». Au niveau de « l’air », c’est celui qui « fait un nœud » et qui « le défait ». C’est celui qui « consoille » quelque chose et qui « la démonte ». Et enfin, il y a un cinquième qui, lui, en quelque sorte, sort de l’ordinaire parce que c’est maqeba patish.
Maqeba patish, c’est donner forme à la matière. Cette matière existe, lui donner une forme, en faire un instrument quelconque, Cela est interdit le jour de Shabbat parce que cela rejoint la première façon ou la première élément des déficitations de l’univers à partir de l’être. parce que il y a un être, un être, c’est Akkadosh Wallachoum lui-même, qui a concédé une infime partie de sang, de sa lumière, de son être pour la création de ce monde, et qui l’a transformé par la suite en un haïn, en un néant, et par la suite il a créé notre monde qui est Iesh-Mehaïne donc il y a un Iesh premier qui est totalement spirituel il y a un Haïne qui est en quelque sorte le déblayage de ce Iesh premier et ensuite donner naissance à ce yesh, ce gond qui est celui de notre monde matériel.
Alors celui-là s’appelle ma kebapatish, c’est donner forme à quelque chose, quelque chose qui était informe et lui donner une forme, Cela fait partie des interdits des travaux de Shabbat parce que cela n’a pas été également une manière de participer à la création du monde. Or quand H.M. s’est arrêté le jour de Shabbat d’intervenir dans sa création, il a suspendu toutes ses interventions et de ce fait il nous est interdit à nous, quand nous voulons faire de ce monde un sanctuaire pour D’, que nous, auxquelles nous aspirons petit à petit, que nous ne pouvons pas réaliser d’une seule traite. Mais nous avons besoin toujours de six jours. « Che che ti aminta se melancha, che che ti aminta vo dve a sita kol melanfecha. » Ces jours tu travailleras parce que même pour la révélation de D’, Moucher a dû attendre six jours de préparation.
Rien n’est offert à l’homme gratuitement. faut qu’ils s’investissent pour découvrir cette spiritualité, pour opérer cette rencontre avec le divin. Et quelquefois elle vient à des moments limites, une fraction de seconde, une minute, un moment d’élévation dans la prière. Eh bien, ce sont ceux-là, ce sont ces moments que nous additionnons et que nous concentrons dans le Shabbat, puisque c’est la finalité. Quand le Shabbat, nous le célébrons, nous le célébrons avec la sainteté de l’action que nous avons menée, au quotidien, chaque jour. Et ce sont ces étincelles de sainteté, ce sont ces paroles, ce sont ces sons, ce sont ces projets qui font notre sanctuaire. Parce que nous avons dit que ce sanctuaire que D’ a désiré au sein de l’homme, Il a en quelque sorte son répandant dans la réalité à travers le Michcan que nous bâtissons et à travers le Shabbat.
Et dans ces travaux, nos singes ont bien sûr introduit un certain ordre. Comme par exemple la confection du pain, elles demandent 11. Ils ont compté quelles sont les étapes pour arriver à la fabrication du pain à partir de Horèche à partir de la boue. Ils ont trouvé qu’il y avait 11 étapes. 11 étapes pour le lechem, 11 étapes pour le bégué, pour le vêtement, l’île Boche. 7 étapes pour le travail du hors du cuir. Donc vous voyez que l’on a reconstitué les 22, les lettres dédoublées 7, 29, et puis les travaux que je vous ai annoncés, énumérés tout à l’heure. Il y a une que je n’ai pas énumérée, c’est le fait de déplacer une chose d’un domaine privé, un domaine public, ou transporter des choses dans le domaine public. Bien sûr, on peut se demander finalement, transporter un mouchoir à l’extérieur dans sa poche, qu’est-ce que ça fait ? C’est rien du tout.
puisque ce transfert des objets d’un domaine à un autre, c’est lui qui évoque le premier transfert, le premier passage du néant à l’être, ce transfert, ce passage d’un état à l’autre, d’un niveau à l’autre, cette mise en évidence d’une réalité, d’un domaine fait que la Yit-la-Hot-Saha, le transport des objets d’un domaine privé, un domaine public ou dans un domaine public, est interdit le jour de Shabbat. Donc ceci pour vous dire tout simplement que cette paranchat qui clôture avec celle de Béconet, la réalisation du sanctuaire, elle est calquée sur les travaux du Shabbat. Or, ce Shabbat, comment il apparaît ? Il y a quatre Shabbatot en réalité. Quand on analyse les textes de la Torah, il n’y a pas quatre, il y a cinq.
J’expliquerai pourquoi je suis passé de quatre à cinq. Mais il y a cinq passages dans la Torah où le Shabbat est développé et on l’a motivé d’une manière ou d’une autre, on l’a justifié. Mais il y a une partie où le Shabbat n’a pas été justifié. Alors le premier Shabbat, le Shabbat de Bereshit, le Shabbat de Bereshit où D’ effectivement s’est arrêté par lui-même, c’est un Shabbat de D’, ce n’est pas un Shabbat de l’homme. Et celui-là n’est pas motivé. On ne sait pas pourquoi Akado Jwaruro a décidé d’enfquen le 16e jour de suspendre son univers et de laisser une partie à faire avec l’homme, à composer avec l’homme. C’est intéressant d’ailleurs de remarquer qu’il y a neuf fois le nom de Elohim, de D’, qui apparaît dans la création de l’univers.
Puisque Béréchit c’est le dixième Mahamar, mais là il n’y a pas de Vayomer Elohim, comme les autres fois l’Éternel dit, l’Éternel dit. Et combien de fois il y a dans le sanctuaire qu’Aachel Tsiba Hachem Etmoshé, comme l’Éternel a ordonné Ammoshé, il y a 18 fois. Neuf fois dans la création, 18 fois dans l’édification du sanctuaire. C’est-à-dire que dans les difficultés du sanctuaire, il y a véritablement une association de faits de D’ et de l’homme dont l’un dans l’élévation de cet univers au niveau d’un sanctuaire où l’homme et D’ opèrent leur rencontre. Trois fois l’an, l’homme se présente à l’occasion des Solennités, il voit D’, « Que sheimsch balir hoth, kach balera hoth », et il se montre, il se révèle à lui.
Donc il y a réellement dans ce sanctuaire duquel nous rêvons quand nous construisons notre petit demeure et que nous avons marqué à la porte par la pause de la Mésousa, c’est une volonté manifeste de faire de cette demeure un petit sanctuaire, et ces petits sanctuaires, en s’additionnant, réalisent le grand sanctuaire, où effectivement il y a une place pour toute l’humanité. Parce que le premier Shabbat, attention, le premier Shabbat est un Shabbat universel, ce n’est pas un Shabbat propre au peuple juif. Celui qui est là où l’éternel suspend sa création, et il a arrêté, il a consacré, il a béni son monde. Il a invité toute l’humanité à imiter sa démarche. Lorsque le roi Salomon a construit le temple, lui aussi, Il a laissé une place à Ben Nehran, tout étranger, qui voudrait apporter un sacrifice à D’ et qui se, disons, qui voudrait attester ou témoigner de la souveraineté de D’ dans le monde et bien parce que c’est là en somme là le point où la raison essentielle du Shabbat c’est d’abord affirmer D’ comme étant le créateur de ce monde et de ce fait on est lié à un Shabbat bérechit au Shabbat de l’origine et ce Le Shabbat de l’origine est un Shabbat qui est universel et c’est le Shabbat où il est même parce que avant même qu’on nous donne le Shabbat, on nous a prévenu que le septième jour il n’y aura pas de man.
A Kadech Maroukho, assure la main, assure les provisions de l’homme, assure les besoins de l’homme tous les jours ou semaines, sauf le Shabbat. Le Shabbat, il n’y a pas. pas de main. Donc c’est exactement la même chose comme lors de la création, lorsque l’Éternel a créé l’homme, l’a introduit dans le Shabbat. Mais il a dit, attention, «hine natat ilahem etkola esem» «etkoli alek aesem le ochla» «je vous ai donné toute la verdure à manger, toute la végétation à manger. Donc les premiers Chabbat que nous connaissons ou leur institution est rattachée au Chabbat de la Genèse et au Chabbat de cette providence qui assure à l’homme tout besoin. Pour le moment, nous ne sommes pas encore dans le Chabat de la sortie d’Égypte. Le Chabat de la sortie d’Égypte, lui, d’une manière claire et nette, De manière évidente, il ne va apparaître que dans le deuxième décalogue, dans le deuxième table de la loi, où on va rattacher le Shabbat à une volonté de libération de l’homme de tout esclavage, de tout conditionnement, Et le Chabat va prendre une allure communautaire et sociale, mais qui reconnaît que au-delà de toute maîtrise que nous pouvons avoir sur le monde, et au-delà de toute gestion que nous aurons dans ce monde, et bien il y a un gestionnaire qui est au-dessus de nous et qui régit tout.
Et si ce n’était pas le cas, ça aurait été le cas où. Ce serait le cas. Donc nous comprenons pourquoi le Shabbat va faire son apparition tout au long du livre de Schmott. d’abord en se rattachant au phénomène de la création, mais il y a un Shabbat qui lui ne se rattache pas du tout à la création, ni à la nourriture, ni à l’approvisionnement du monde, ni à celui du mishkan. Donc vous voyez la la création, l’approvisionnement du monde, le mishkan, le quatrième, c’est la sainteté du peuple d’Israël. Dans la paracha de la semaine que nous avons lue, il y avait effectivement « Ah, et tchabetotay tishmolu, me tchabatot vule gardere ki oti bini u benechem » parce que c’est un signe entre vous et moi, entre vous et moi, de l’Otéchem pour toutes vos générations, pourquoi ?
« La dat ki ani ha-chem me kadishchem » pour que vous sachiez que c’est moi qui vous sanctifie. Autrement dit, ici, la sainteté du Shabbat, c’est celle qui sanctifie le peuple d’Israël. Ici, le Shabbat ne se rattache à rien. On ne nous a pas dit que l’Éternel, parce que l’Éternel nous a sortis d’Égypte, ou parce que le terme nous a créé le monde. D’abord, la Dââtiâne al-Shem’eqâb al-Deshrem. Si vous voulez effectivement vous initier à la sainteté, vous devez passer par le Shabbat. Mais comme cela va être quelque peu, disons, abstrait pour vous, je lis cette manifestation à celle du Michcan, je la rend ma machite réelle, palpable à travers le sanctuaire. Donc le sanctuaire, c’est une manière en quelque sorte de faire converger la pensée de l’homme vers la réalité d’un monde que l’on voudrait voir imprégné de l’esprit du shabat et qui pourrait effectivement assurer à l’homme sa liberté.
Et justement, en parlant de cette libération, dans la paracha de Mishpatim de Edet, c’est là que le Shabbat est évoqué, mais sans rien d’autre. 6 jours, tu vas faire ce que tu veux. Donc tu vas faire… Tu vas compléter tout ton travail, et le 7e jour, tu vas te faire chanter. Pour quoi je te fais chanter et te faire chanter ? Ici, c’est pour que tu te reposes. Pour quoi je te fais chanter ? afin que se repose ton boeuf, tes machis, va à mort-gat, v’y nafesh ben amaté-gat, et afin que puisse ton serviteur, lui aussi, se ressourcer vers la guerre et l’étranger et le converti. Mais en gros, il est dit La raison qui est donnée, tu as connu ces servitudes en Egypte.
Tu veux sortir de ces servitudes, il n’y a pas d’autre échappatoire pour toi que le Shabbat. Mais le Shabbat, effectivement, c’est dans le Mishkan que tu vas pouvoir le palper, le réaliser. C’est la raison pour laquelle, en fait, le prophète rend ce Shabbat vivable. Tu vas te délecter de ce Shabbat. Tu vas choisir les meilleurs fruits pour ton Shabbat. Tu vas apprécier le Shabbat dans la joie. Mais quand tu as la Shabbat en haut, tu appelleras le Shabbat des Lisses. Ce n’est pas un jour de recueillement, disons, de Naziréen, d’assétisme, Mais c’est un Shabbat où véritablement tu vis de l’intérieur cette choix ou cette proximité divine. Seulement, il y a une question à laquelle nous n’avons pas répondu maintenant.
C’est que partout d’ailleurs il est dit que dans les cinq passages importants du Shabbat dans la Torah, il est clairement dit que tout travail sera interdit. Nous n’avons pas fait de travail, nous avons défini ce que c’est « kemelachah » par opposition à « avodah ». Il nous reste à justifier le fait que ici, en introduction à l’édification du sanctuaire, le texte dit c’est terminé et le septième jour ce sera saint parce que c’est par la sainteté du shabbat que vous sanctifiez votre propre vie, que vous êtes vous-même saint et pour cela, le téva’ar. Et vous allez voir que le septième jour, le septième jour, le septième jour, le septième vous êtes vous-même sains et pour cela l’oté va arou, etch b’chol mosh vote chem b’yom ha shabbat l’oté va arou, etch, n’allumez pas de feu le jour du shabbat mais n’allumez pas de feu, c’est inclus déjà dans tous les autres travaux du shabbat pourquoi spécifier l’allumage de tout feu le jour du shabbat maintenant, maintenant, avant de passer à l’édification du Michigan, la réponse est facile parce que toute révélation de D’ à l’homme s’est faite au travers d’un feu. La première fois que ce feu apparaît, c’est dans l’alliance entre les morceaux.
Conclus avec Avraham, «Vin etanur achan velapideh eche auver ben hagezarima ele» Voici qu’une torche de feu passe entre ces cadavres, ou ces morceaux découpés. Ensuite, quand un cadeau de choualouchou se révèle à Moshe, il voit un buisson en feu, et le buisson ne se consume pas. Quand l’Éternel se révèle sur le Mont Sinai, il y a un feu qui est au sommet de la montagne, à la vêche. Quand l’éternel se révèle à l’intérieur du michkan, à l’intérieur du sanctuaire, vient également cette colonne de feu, ou ce feu divin qui s’installe dans le sanctuaire. Alors, quel est effectivement le danger ? C’est de substituer à ce feu divin un feu humain. Cela a été fait par Nadavé Avio.
Nadavé Avio, on n’a pas attendu que l’Éternel se révèle dans le sanctuaire lors de l’inauguration du Temple. Ils ont apporté leur propre feu. entendons par là une manière personnelle de concevoir le service divin. C’est ce qui a été fait lors de la confection du Vaudor. On a jeté l’or dans le feu, et il en est sorti de ce feu un vodô. Donc la Torah dit attention je vous donne je vous donne un shabbat je vous donne un sanctuaire qu’on point de rencontre de l’humain et du divin et tous ceux là sont emprunts d’une sainteté ou n’intervient pas vous savez je n’aurais pas le temps de développer cela mais il y a des passages dans la Torah où la lettre sa mère. La lettre sa mère n’apparaît pas.
Vous savez, quand vous considérez, quand vous analysez tous les noms qui ont été donnés à partir des tenants de l’histoire depuis les origines, Vous ne voyez pas de Samer dans les noms des personnes, sauf chez Josef. Pourquoi ? Parce que le Samer, c’est un cercle vicieux. Je vous ai déjà dit, n’est-ce pas, que les lettres les plus redoutables, ce qui représente une drogue, le Sam, Sam Hamaret, Samer Emmen. Aujourd’hui Sam Mim c’est la drogue, Sam c’est le singulier et sa mère elle-même sont des lettres dangereuses parce que fermées. Il faut leur assurer leur ouverture. On a trouvé pour le même, on a trouvé pour le même un remède. Les Marbéh ha-Shalom vous allez trouver dans la fonction du Messie qui est décrite par le prophète Echaïa, un même final qui est placé au milieu du mot.
On l’a en quelque sorte reconverti. Et le samer a été reconverti par Joseph. Joseph sa vie en somme, nous la connaissons, il est remis par ses frères poursuivis, vendu comme esclave condamné par la femme de Petit Phare. Il est dans béton à Sourim, il est en prison. J’étais en raison, mais après avoir traversé toutes ces épreuves, il a mérité le titre de Joseph le Juste. Et de ce fait, la cégoula du peuple juif, le saint-mère de cégoula, cégol, c’est d’assumer tous ces périples, tous ces tragiques de l’histoire, et malgré tout de manifester sa présence, de pouvoir affirmer le triomphe de toutes ces épreuves, qu’il a dû subir, pour dans la parachade du sanctuaire, comme dans la parachade de la menorah, où il s’agit de la lumière pure, on ne va pas trouver de sa mère.
De la lumière pure, on ne va pas trouver de sa mère. Et c’est une manière de dire que pour effectivement pouvoir se refaire, parce que il n’y a pas de vêtements qu’on ne salit pas, il n’y a pas de nourriture qu’on ne détériore pas, Il n’y a pas de vie spirituelle qu’on ne néglige pas. Mais il faut avoir des zones franches, des zones dures, une lumière qui ne nous installe pas dans ce cercle répétitif de sa mère, où il faut être sauvelle, romesse. Mais sauras, il y a toutes les verbes où sa mère apparaît et montre à quel point l’homme peut être désaxé et peut être désorienté tout en faisant son chemin volontaire dans la spiritualité.
On peut être gagné par l’usure, mais il faut pouvoir se replonger dans le Shabbat, se refaire dans ce mishkan, retrouver ce feu initial par lequel D’ se manifeste à l’homme. dit que de tous les quatre constituants de cet univers il n’y avait que ce feu qui avait ce mouvement de bas vers le haut et qui traduisait effectivement cette volonté de la révélation d’arracher ce monde à sa pesanteur pour lui donner une des ailes, des ailes, six ailes, dit le prophète Isaïe. Lorsque l’homme devient un messager, il est pourvu de six ailes. Cysèles qui sont la réponse aux six jours de la création parce qu’il est porteur de chaque jour de la création, de chaque jour de la semaine, il a réalisé quelque chose de shabbatique dans sa vie, il a préparé le Shabbat de sa vie.
Nous savons très bien que le Shabbat c’est le Holamaba, c’est le monde à venir, tandis que le Holamazé, l’échantillon dans lequel se tisse ce monde à venir, c’est Issyba. Et c’est en cela que la paracha de Vayatéen exige le regroupement de toutes les forces, Quel jour au lendemain de quipo lorsque nous avons fait tous peau neuve, lorsque nous avons réalisé notre unité.