Vaera : le pourquoi de la souffrance

par le Rav Raphaël Benizri

La parasha Vaera s’ouvre sur un intermède : au lieu des plaies que le récit annonçait, D’ répond à Moshe, qui vient de lui demander pourquoi il maltraite ce peuple et pourquoi il l’a envoyé. Ce cours prend cette question au sérieux et la traite comme la question du pourquoi de la souffrance, posée non par un contestataire mais par le futur libérateur. La réponse qu’il en dégage n’est pas une explication mais un déplacement : on ne cherche pas la raison de chaque chose, on cherche sa finalité, et cette finalité passe toujours par une écorce. Le cours suit ensuite ce que le texte promet — la connaissance, la liberté, la terre — et pourquoi le peuple n’écoute pas.

Le Rav Raphaël Benizri rappelle d’abord ce qu’il avait dit de la personnalité de Moshe : quarante ans dans le palais de Pharaon, au cœur de la grande civilisation égyptienne, puis quarante ans chez Yitro, qui connaissait toutes les croyances accessoires, et enfin le retour vers ses frères — sans savoir d’abord auxquels il appartenait. Cette hésitation n’est pas propre à lui, et c’est la racine ancestrale enfouie qui se réveille, sinon chez l’homme lui-même, du moins chez ses descendants.

Le développement s’organise autour des noms divins, de la différence entre un don et un héritage, et des quatre puis cinq étapes de la libération que rappellent les coupes de Pessah. Il se termine sur le durcissement des travaux imposés par Pharaon, sur le rôle d’Aharon comme porte-parole, et sur la liste des chefs de familles lévitiques qui interrompt le récit.

Ce que dit ce cours

Les traitements infligés en Égypte ne nous sont pas étrangers, et c’est ce qui rend la question inévitable. Nous les avons vécus tout au long de notre histoire, et c’est la preuve qu’ils ont bien existé là-bas. Ils soulèvent la question du pourquoi, et cette question n’est pas posée de l’extérieur : elle est posée par Moshe lui-même. Elle vient au moment où il a essuyé son premier échec et où il subit l’assaut de l’élite que Pharaon avait désignée pour encadrer le peuple, et qui lui reproche d’avoir accru les mesures de persécution et lui demande de cesser de parler de libération.

Le peuple avait d’abord cru, et c’est le désespoir qui suit. Quand Moshe était venu lui annoncer que le D’ de ses pères s’était manifesté à lui et qu’il venait en son nom pour les faire sortir, le peuple lui avait accordé toute sa confiance et tout le crédit nécessaire. Mais le processus n’aboutit pas, et les chefs eux-mêmes se révoltent. Moshe se présente alors devant D’ : pourquoi t’acharnes-tu contre ce peuple, et pourquoi m’as-tu envoyé ? Depuis le temps que je me présente chez Pharaon en parlant en ton nom, la situation du peuple a empiré, et tu n’as pas libéré ton peuple.

La réponse est d’abord une promesse, puis une interruption du récit. Il lui est dit de ne pas s’impatienter, que maintenant il verra ce qui sera fait à Pharaon, et que c’est d’une main puissante que celui-ci les renverra de son pays. On devrait alors assister aux plaies qui s’abattent. Or vient cet intermède : « Je suis l’Éternel, je me suis manifesté à Avraham, à Itzhak et à Yaakov par El Chaddaï, et mon nom je ne le leur ai pas fait connaître. » Suivent le maintien de l’alliance, la plainte entendue, le souvenir de l’alliance avec les patriarches, puis les verbes de la délivrance — et cette formule qui en est la finalité : et vous saurez que je suis l’Éternel.

Moshe rapporte cela, et ils n’écoutent pas. Le texte dit qu’ils n’ont pas voulu l’entendre, par essoufflement de leur esprit — par impatience — et à cause des travaux qui n’ont cessé de démolir toute leur foi. Ce sont ces versets que le cours entreprend de comprendre, et avec eux la réponse faite à la révolte de Moshe et à sa volonté de sonder l’intention de D’ dans ces persécutions. Or il lui est répondu que les patriarches, eux, n’ont jamais posé de question. La terre leur avait été promise, et pourtant Avraham a dû payer cher un bout de terrain pour y enterrer sa femme ; Itzhak a dû lutter pour obtenir des puits d’eau afin d’arroser ses terres ; Yaakov a dû acheter le terrain pour y planter ses tentes et avoir un droit du sol. À aucun moment ils n’ont demandé pourquoi. Leur foi relevait d’une prémonition : une adhésion par l’essence plutôt que par l’esprit.

Cette foi-là nous est familière, et elle est respectée sans être l’idéal. Il nous arrive de tenir à la tradition de nos pères de manière surtout affective : nous continuons ce qu’ils nous ont appris, sans chercher à approfondir ni à connaître. Cela est respecté, mais l’idéal reste la connaissance. Et c’est bien ce qui est annoncé ici : je vais me manifester de telle sorte qu’ils cherchent à me connaître. Vous n’aurez plus seulement un sentiment de l’existence de D’ qui s’effrite et se décompose avec le temps ; vous l’intégrerez au niveau de votre esprit.

Mais il y a une limite, et cette limite est de structure. Il y a des choses que l’esprit humain ne pourra pas décoder, parce qu’à partir du moment où tu prétendrais connaître D’, cela voudrait dire que tu le maîtrises et que tu le domines — et un D’ que tu maîtrises par ta connaissance n’est plus D’. Ce qui demeure, en revanche, c’est le sentiment d’appartenance à un ordre supérieur, à un ordre suprême.

Le nom que l’on met à nos portes n’est pas celui de la connaissance intérieure. C’est Chaddaï qui figure sur la mezouza, et non le tétragramme, et il dit : c’est moi qui ai imposé des limites à l’extension de ma création. Ceux qui croient en lui sont invités à ne pas s’éparpiller dans l’espace ni à chercher à l’y contenir, puisque c’est lui qui contient l’espace ; ce qu’il demande, c’est d’être saisi dans le temps, dans le temps qu’il partage avec eux, dans leur existence. La connaissance par l’autre nom sera donc intérieure plutôt qu’extérieure : il ne faut pas chercher D’ à l’extérieur de nous, mais à l’intérieur. La mezouza marque ainsi la limite de l’espace, sous laquelle nos comportements peuvent varier tant que nous restons conséquents avec nous-mêmes.

Il ne s’est pas manifesté de la même manière à chacun, parce qu’il n’y a pas une seule voie. Chacun des patriarches a reçu selon la valeur qu’il avait cultivée. On peut servir chacun selon sa propre mission, sa propre voix, sa propre sensibilité, et même dans l’accomplissement des lois chacun le fait à sa manière, selon ses possibilités et ses capacités. Il n’y a pas de compétition dans ce domaine ; il y a seulement à obtenir le meilleur dans la voie où l’on s’est engagé.

Ce sont les épreuves qui délimitent la lumière, comme le noir délimite le blanc. La nuit délimite le jour ; l’obscurité de l’histoire est ce qui donne à la lumière son contour, et c’est en voulant en sortir qu’on trouve l’issue. Ce qui permet de tenir, c’est de savoir que cela a un terme et que rien n’est gratuit — que rien, en fin de compte, ne vient perturber l’évolution du fruit. Car l’arbre est planté pour un fruit qu’on ne voit pas dans son tronc. Il lui faut déployer des branches de chaque côté et sortir d’abord ses écorces ; et plus les écorces durcissent et se développent, plus le fruit a la possibilité de se nourrir sans être touché par aucun microbe ni perturbé dans son existence. L’homme est à l’image de cet arbre. Le fruit qu’il peut donner ne s’obtient donc pas en interrogeant toujours la raison de chaque chose, mais en cherchant la finalité de toute chose — et cette finalité passe par une écorce.

Rachi relève que le verset précise « les pères », et ce mot n’est pas de trop. Un père qui se dévoue pour son enfant ne s’interroge à aucun moment pour savoir ce qui lui a pris de le mettre au monde, et il ne le fait pas dans l’intérêt d’exploiter plus tard ses forces : cet enfant est le projet du père, et le père est prêt à tous les sacrifices. Amener un enfant au monde, lui assurer son éducation et le mener à bonne fin n’est pas facile, et l’on reste le plus souvent à mi-chemin — mais on est sûr qu’il y a une continuité. Les patriarches ont assumé cette charge alors qu’on leur avait promis merveille et qu’ils n’ont profité de rien : quelle satisfaction Avraham a-t-il eue, quelle satisfaction Itzhak, quelle satisfaction Yaakov ? Le premier enseignement est donc qu’Israël doit toujours avoir un regard en arrière, non sur ce qui lui arrive maintenant, mais sur ce qu’a été le comportement de ses pères.

Ce qui se concrétise ici n’est pas d’abord d’ordre religieux. La sortie d’Égypte et la marche vers la terre apportent au monde la notion de liberté : permettre à l’homme d’assumer ses propres responsabilités en toute indépendance, et de pouvoir lutter pour cette liberté afin que toute l’humanité en bénéficie. Car tant qu’une nation n’aura pas opté pour cette liberté, la nôtre restera menacée. Il faut d’abord y accéder ; ensuite viendront la Torah, la terre, le Temple — tout cela viendra une fois cette étape franchie.

La libération s’inscrit en quatre étapes, qui sont les quatre coupes. Je vous arracherai aux travaux de l’Égypte ; je vous délivrerai de leur assujettissement, c’est-à-dire de leur emprise intellectuelle et morale sur vous ; et lorsque j’aurai arraché l’Égypte de vous, cet assujettissement physique, intellectuel et moral, alors je vous adopterai comme peuple. Reste la cinquième coupe, sur laquelle une discussion est ouverte, et qui correspond à la promesse de la terre.

La terre est promise avec un mot qui dit les fiançailles plutôt que l’héritage. L’objection est simple : une promesse qui s’étale dans le temps ne suffit pas, on a été délogé du pays, et l’on veut quelque chose qui reste acquis totalement, alors que la terre n’est acquise que conditionnellement. Le mot employé n’est pas celui de l’héritage ordinaire, et il se lit comme celui des fiançailles — or l’amour qui anime les fiançailles est plus intense que celui du mariage proprement dit, parce qu’il est en attente. Reste à souhaiter qu’il se prolonge une fois l’union consommée.

Un don se mérite, un héritage non — et nous bénissons pour le don. Nous ne bénissons pas celui qui nous a fait hériter la Torah, mais celui qui nous l’a donnée, et l’on parle du don de la Torah : car un cadeau ne se fait qu’à un être qu’on apprécie, qu’on chérit et qu’on veut garder, et quand nous avons des velléités à l’égard de l’ami que nous nous étions choisi, nous cessons de lui faire des cadeaux. L’héritage, lui, n’a pas besoin d’être mérité : l’enfant hérite de ses parents qu’il soit méritant ou non, sauf s’ils l’ont déshérité. Or il arrive que nous ne soyons pas au niveau d’être l’associé de D’ dans son œuvre et que nous ne méritions pas ce qu’il nous a donné ; alors nous revendiquons le titre d’héritier, ce dépôt reçu par filiation. Le mot revient d’ailleurs deux fois dans la Torah, une fois pour le don de la Torah, une autre pour celui de la terre : elle vous appartiendra que vous soyez là ou non, parce que la décision de la donner a été prise.

Une autre version fait de la cinquième coupe la connaissance de D’. Ce n’est plus la terre, mais cette connaissance aléatoire que nous n’arrivons pas à cerner et qui reste problématique aux moments difficiles — Moshe lui-même a demandé qu’on lui fasse connaître les voies. On ne peut pas toujours sonder la finalité de chaque chose. Mais savoir que l’on communique avec quelqu’un dans ce à quoi l’on aspire change tout, même dans la pire des prisons. Les sages ont comparé cela à un prisonnier qui purge sa peine avec la conscience qu’il sera libéré un jour, parce que d’autres mènent le même combat sans l’avoir exprimé, et qu’il finira par les retrouver.

Une transgression commise en visant la mitsva est comptée dans la mitsva. Deux circoncisions sont dues, l’une le samedi, l’autre le dimanche ; si l’on a circoncis le samedi l’enfant dont le jour était le dimanche, on a profané le chabbat. Les sages disent qu’étant donné que l’intention première n’était pas de transgresser, l’acte n’est pas considéré comme une transgression mais comme un élément faisant partie de l’accomplissement. Il en va de même dans la vie : dans notre cheminement vers la vérité et le repentir, l’intention est pure, mais des forces obscures nous ont empêchés d’agir consciemment — et cette déviation compte comme un élément de la finalité cherchée. C’est ainsi que dans la techouva même les fautes deviennent des mérites : c’est la finalité qui entérine le tout.

Si Pharaon durcit les travaux, c’est que l’idée avait déjà pris. Sa réaction ne signifie pas qu’il sous-estimait l’intervention de Moshe : la confiance que le peuple lui avait accordée montrait que l’idée, à l’état embryonnaire, avait déjà gagné les cœurs et qu’elle n’allait plus que mûrir. C’est le sens du reproche fait au peuple d’être relâché : vous êtes en train de mûrir cette idée de liberté au plus profond de vous-mêmes. À ce moment-là, les forces contraires augmentent leur contrainte pour nous obliger à oublier cette idée qui jaillit, ce mouvement de libération de la conscience morale. Et c’est dans l’écorce qui durcit que le fruit peut sainement mûrir : c’est dans l’endurcissement des conditions que Pharaon finira par dire que D’ est le juste et que lui et son peuple sont coupables. Ce ne fut qu’un éclair, mais il l’a dit, et il finit par reconnaître cette existence.

Moshe ne trouvait pas les mots, et c’est pour cela qu’il fallait Aharon. Il était bègue, incirconcis des lèvres, parce que tout se fait par le verbe : si celui à qui vous parlez ne vous comprend pas, il refuse votre enseignement en bloc. Aharon a cette faculté de descendre au niveau du peuple et de lui parler. Et si le texte enchaîne avec la liste des chefs de familles paternelles, celle des enfants de Lévi, sans donner les douze chefs de tribus, c’est que ce qui se passe en Égypte prolonge l’histoire des douze tribus et celle d’Avraham, d’Itzhak et de Yaakov : ce n’est ni une rupture ni une cassure, c’est la suite. On y trouve la royauté de Yehuda avec Elicheva et Nahchon, qui se jette à l’eau pour frayer le chemin ; les enfants de Korah qui se révolteront ; Nadav et Avihou qui apporteront un feu étranger ; Elazar fils d’Aharon, qui a épousé une fille de Yitro ; et Pinhas, l’extrémiste. Tous font partie de ce peuple, parce que la libération d’Égypte est celle de tous les composants du peuple et de tous ceux de l’humanité — et c’est pourquoi le porte-parole est Aharon, qui aime la paix et la poursuit, et qui rapproche les gens de l’esprit de la Torah.

Transcription intégrale du cours

De ces traitements infligés au peuple juif ne nous sont pas étrangères, malheureusement nous les avons vécu tout au long de notre histoire, c’est la preuve qu’elles ont existé en Egypte. bien sûr, cela soulève la question du pourquoi. Et cette question, elle est posée par Moshe lui-même, le futur libérateur d’Israël. Nous avons, lors du dernier cours, insisté sur ce qu’était cette personnalité, à la fois forgée dans la personnalité, a été forgée dans le palais de Pharaon, au cœur même de la grande civilisation égyptienne et de durant quarante ans. Ensuite, chez Ytro, le Manitou de toutes les croyances accessoires, c’est comme ça que nous définirons là à Vaudazarin le culte étranger, l’idolâtrie en quelque sorte. 40 ans là-bas, et retour sur ordre de Akkadosh Baruchou vers ses frères.

Au début, il ne savait pas effectivement à quel frère il appartenait, si c’est à ses frères égyptiens ou à ses frères juifs. Enfin, question que l’on peut se poser quelquefois tout au long de nos prises de position et finalement, c’est cette racine ancestrale qui est enfouie en nous et qui se réveille, si ce n’est pas en nous, directement au travers de nos descendants. Et c’est ce qui se passe en Égypte, seulement qui va résister à tant de persécutions, à tant de malheurs. Et lorsque Moshé, après maintes opposition à l’accomplissement de sa mission, finalement se décide à l’entreprendre et essuie son premier échec, et il subit l’assaut de toute cette élite qu’avait désigné par au lui-même pour encadrer tout le peuple juif, Et cette élite, elle veut le dire à Moshe, que tu ne fais qu’accroître les mesures de persécution contre nous, cesse de parler de cette libération.

Donc, il y a un mouvement de désespoir qui gagne le peuple juif, ce peuple qui, au début, va y amener un âme, quand Moshe vient lui annoncer qu’à Kadosh Baruch que D’ de leur père s’est manifesté à lui et qu’il vient en son nom pour les sortir d’Égypte. Le peuple lui encorce toute sa confiance, tout le crédit qu’il faut, mais par la suite, le processus n’aboutissant pas, les chefs même se révoltent, et Moshe se présente devant D’ en disant, « La mare ota la amazé, pourquoi t’acharmes-tu contre ce peuple ? Et pourquoi tu m’as envoyé ? » Parce que depuis le temps que je me suis présenté chez Pharaon, en parlant ton nom, la situation du peuple l’a fait compirer et toi tu n’as pas libéré ton peuple.

Alors D’ répond, ne t’impatiente pas, maintenant tu vas voir ce que je vais faire à Pharaon, car c’est d’une main puissante qu’il les renverra d’une main puissante. D’une main puissante il les libérera, d’une main puissante il les renverra de son pays. ensuite la commence, la parachat que nous allons commenter. Parce que il y a comme une interruption, on aurait dû assister à la suite des événements à savoir que désormais vont commencer par à à court les plaies qui vont s’abattre sur Pharaon de telle sorte à l’obliger à se séparer du peuple juif, mais auparavant il y a cet intermètre. L’Eternel parlait à Moshe et lui dit « Je suis l’Eternel et je me suis manifesté à Avraham, à Itzhak, à Yaakov, et à El Shaddai ». Je traduis pour le moment par D’ le tout puissant Ushmi Hashem, mais la tribu de Hashem, l’Onodati Lahem, je ne me suis pas fait connaître à eux, les Gamma qui m’ont dit la vérité, et même j’ai maintenu mon alliance avec eux afin de leur donner le pays de Canaan, la terre où ils ont ont demeuré, et même j’ai entendu la plainte des enfants d’Israël que les Égyptiens pour les affres que les Égyptiens leur vont subir, et je me suis rappelé de mon alliance avec les Patriarches, la reine et molle l’ignit Israël pour cela, a cet effet, aux enfants d’Israël, je suis l’éternel qui les ai sorti des travaux forcés égyptiens, je les délivrerai, de leur travaux forcés, je vous sauverai d’une main tendue avec de grande prodige, je vous prendrai comme peuple, je serai pour vous D’, vidatem, qui est anéachem et loquetrem, et vous saurez que je suis l’éternel, votre éduqueur, ha-mo-ti-etrem.

Regardez, la finalité, c’est vidatem, vous saurez. Et je vous emmènerai à la terre que j’ai juré de donner à Avraham, maître Diakophe, je vous la donnerai, Morasha, comme héritage. Alors Moshe a rapporté cela à l’enfant d’Israël et le texte nous dit Lush hamo el-Moshe ils n’ont pas écouté Moshe ils n’ont pas voulu l’entendre Mikotseruach par essoufflement de leur esprit impatience, et évidemment à cause des travaux qui n’ont cessé de les démolir toutes leurs fois. On s’arrête là, ce sont les versets que nous allons essayer de comprendre. La réponse de D’ à la révolte de Moshe, à cette volonté de Moshe de sonder l’intention de D’ dans ces persécutions qu’il impose aux enfants d’Israël. Il lui dit, tu sais, cette attitude n’est pas de ton mérite, elle n’est pas de ton mérite, pourquoi ? Parce que je me suis manifesté déjà au patriarche, mais à aucun moment il ne m’en posait de question.

Je leur ai promis la terre, pourtant quand il s’est agi, pour Avraham d’acheter un bout de terrain pour enterrer sa femme, il a dû le payer, a pris fort, alors que la terre lui était promise, Itzhak a été obligé également de lutter pour avoir des puits d’eau pour arroser ses terres à lui, alors que la terre lui a été promise. Yaakov n’a pas trouvé ou planté ses tentes, il a dû lui aussi acheter le terrain pour avoir un droit de sol, mais à aucun moment ils ne m’ont posé de question. leur foi relevée d’une prémunition, on dirait que c’était plutôt une adhésion à D’ par l’essence plutôt que par l’esprit. Ça nous arrive aujourd’hui, lorsque nous tenons à la tradition de nos pères, de nos ancêtres, c’est plus affectif, nous continuons ce qu’ils nous ont appris, mais nous ne cherchons pas à approfondir, nous ne cherchons pas à connaître.

H. M. lui dit, je respecte ça, et pourquoi je le respecte ? Parce que, bien sûr, l’idéal la connaissance. Moi aujourd’hui, je vais me manifester aux enfants d’Israël de telle sorte qu’ils cherchent à me connaître. Vida adem et tachemi. Vous allez enfin non plus avoir ce sentiment de l’existence de D’ qui va en s’effritant, en se décomposant par le temps, mais vous allez également l’intégrer au niveau de votre esprit. Et c’est ça la la différence entre Vaira et Avraham et Iztraqe’el Yanko. Je me suis manifesté, Avraham et Iztraqe’el Yanko, et ils ont senti cela, tout au travers de ma création, ils ont senti ma connaissance, ma, mon existence. Maintenant, je veux répondre à ton attente, c’est celle de connaître mes voies, bien, mais sache qu’il y a une limite à l’esprit humain, il y a des choses que tu ne vas pas pouvoir décoder parce qu’à partir du moment où tu prétendras connaître D’, ça veut dire que tu le maîtrises toi-même, que tu le domines toi-même, alors ce n’est plus un D’, un D’ que tu maîtrises par ta connaissance, n’est plus D’.

Mais sache que ce sentiment d’appartenance à un ordre supérieur, un ordre suprême, c’est ce qui fait et ce qui fera toujours un associé de D’ à ni un chêne, non pas de quel chadaï. Shaddai, c’est celui que nous mettons à nos portes, dans nos mésous autres, il n’y a que la tribu Shaddai qui figure, pas celui de Yutke-Vavke. Pourquoi ? Parce que Shaddai, Anishi, Amartilla, Olami, Daï, c’est moi qui ai imposé des limites, l’extension de ma création, à l’infini de ma création. mais j’invite effectivement, mais ceux qui croient en moi à ne pas s’éparpiller dans l’espace, à ne pas chercher à me contenir dans l’espace, l’espace c’est moi qui le contient. Je veux qu’ils me saisissent dans le temps, dans le temps que je partage avec eux, dans leur existence. Et la connaissance donc de l’éternel de yutkei varkai sera plus une connaissance intérieure qu’une connaissance extérieure. Il ne faut pas chercher D’ à l’extérieur de nous, il faut le chercher à l’intérieur de nous. Alors la Mézusa qui est à nos portes nous dit attention là il y a des limites que nous devons faire dans dans l’espace, même si nos comportements changent ici et là, il faut que nous restions bien sûr conséquents avec nous-mêmes, nos valeurs, mais il faut savoir qu’au-delà de ces comportements d’être, il y a une connaissance, et qui est celle de yutke-vavke, de l’être par définition. Point. Je me suis manifesté au patriarche, et chacun selon la valeur même qu’il a cultivée, à savoir qu’il n’y a pas qu’une seule voie de servir On peut le servir à chacun, à sa propre mission, chacun à sa propre voix, chacun à sa propre sensibilité, même dans l’accomplissement des lois de D’, chacun le fait à sa manière, selon ses possibilités, selon ses capacités.

Il n’y a pas de compétition dans ce domaine, mais chacun a voulu obtenir le meilleur dans la voie où il s’est engagé et c’est l’accès vivement conseillé à toute personne qui veut aborder la connaissance de l’être. Il faut qu’il sache qu’il demeure au plus profond de lui-même, et de la même manière, c’est le noir qui délimite le blanc, c’est le soir qui délimite le jour, la nuit qui délimite le jour. Il faut savoir que ce sont les épreuves qui délimitent la lumière. Et si on ne va pas, effectivement, ce halo d’obscurité dans l’histoire au point de vouloir en sortir, et par quoi nous allons effectivement trouver l’issue ? C’est la con, que cela a un terme, que rien n’est gratuit, que rien en fin de compte ne vient perturber l’évolution du fruit parce que, je m’explique, là j’ai été trop vite, parce que quand on voit un arbre, on ne voit pas sa finalité, on ne voit pas son fruit, Et pourtant, cet arbre n’a été planté que pour le fruit qu’il va donner, mais dans son tronc, on ne le voit pas.

Il faut que cet arbre déploie des branches de chaque côté, qu’il sorte d’abord les corces, Et plus les corps s’endurcient et se développent, plus le fruit a les possibilités de nourrir sans être touché par aucun microbe perturbé dans son existence. Et à l’image de cet arbre est l’homme, Adam, à être sensadé. Par conséquent, le fruit que l’homme peut donner, ce n’est pas en interrogeant toujours sur la raison de chaque chose, mais en cherchant la finalité de toute chose. Or il y a une finalité. Et cette finalité passe, une clippa, une écorce. On va développer ça tout à l’heure. Mais tu dois savoir que je reste attaché, je reste fidèle à ce comportement des patriarches, à cette relation que j’ai développé avec eux.

Pourquoi ? un enseignement important. Rashi va era, va era, era avot. Quand il dit je me suis présenté, comme s’il m’expliquait quelque chose, je me suis manifesté au avot, au patriarche. Mais voilà qu’il hésite en disant Avraham yisraqeyatov. Qu’est-ce que j’ai besoin de savoir que ce sont les avos, que ce sont les pères. Pourquoi ? Mais un père, quand il se dévoue pour son enfant, qu’est-ce qu’il s’interroge à un moment quelconque pour dire, mais qu’est-ce qu’il m’a pris d’amener cet enfant au vôtre ? Finalement, il le fait dans un intérêt de vouloir exploiter les forces de cet enfant ou ce qu’il va lui assurer par la suite. Non, cet enfant est le projet du Père et le Père est prêt à tous les sacrifices pour son enfant.

Il sait qu’il s’expose à de nombreuses épreuves. Ce n’est pas facile, ça, Hargit Durbanil, amener un enfant au monde, lui assurer son éducation et l’amener à bonne fin. Ce n’est pas facile. Mais bon, on est toujours à mi-chemin quelquefois, la plupart des fois on est à mi-chemin. Mais malgré tout, on est sûr qu’il y a une continuité. Mais assumez cette charge de parents, comme l’ont fait nos patriarches, alors qu’on leur a promis mon émerveil. Mais eux n’ont profité de rien. Ils font sur l’Instachos des promesses et des promesses. Mais qu’est-ce qu’ils ont eu dans leur vie ? Avraham, quelle satisfaction a-t-il ? Itzhak, quelle satisfaction a-t-il ? Yaakov, le même. Alors, premier enseignement, et Israël doivent toujours avoir un regard en arrière non pas sur ce qui leur arrive maintenant mais sur ce qu’a été le comportement de leur père. Alors malgré tout ici il y a concrétisation de ce que les pères ont investi. Et cette concrétisation, attention, elle n’est pas a priori d’ordre religieux. Vous savez, la sortie d’Égypte et sa direction vers l’état d’Israël est d’abord la notion, apporte au monde la notion de la liberté, de la libération, de permettre à l’homme d’assumer ses propres responsabilités en toute indépendance et de pouvoir lutter pour cette liberté afin que toute l’humanité en bénéfice. Parce que tant que une nation n’aura pas opté pour cette liberté, la nôtre restera menacée. Et il est important que d’abord on accède à cette liberté, ensuite il y aura la Torah, il y aura l’intérieur d’Israël, il y aura le Temple, tout cela viendra, tout cela viendra lorsque, une fois cette étape franchie de la libération du peuple juif, et elle s’inscrit d’ailleurs en quatre étapes. Quelles sont ces quatre étapes ? Ce sont les quatre étapes qui correspondent aux quatre coupes de vin que nous prenons la veille de la Haggadah, par laquelle nous accompagnons la Haggadah, c’est «Veotzei ti etrem», je vais vous arracher aux travaux de l’Egypte, «Veitzei ti etrem meravodatam», à la sujettissement de leur emprise intellectuelle sur vous, vous qu’a-t-il à l’emprise morale, vous la qu’a-t-il ? Et alors quand j’aurais arraché l’Egypte de vous, c’est à dire votre votre assujettissement à cet égypte, tant physique, qu’intellectuel, que moral, alors je vous adopterai comme peuple.

La cinquième étape, c’est les vétis, vous savez qu’il y a toute une discussion ouvert sur la cinquième coupe de vin, et d’aucuns disent qu’elle sera tâche, je vous emmènerai dans l’appel au pays promis. Ils disent, bon, mais l’été est très mélaire, c’est pas une promesse qui s’étale dans le temps. On a été délogé du pays. Or nous, nous voulons quelque chose qui Il reste acquis totalement, hors la terre, certaine est acquis, dans une certaine mesure conditionnellement. Où trouve-t-on cette idée ? Je vous la donnerai comme héritage. nous disent non pas oracha mais orasa mais orasa fiancé c’est à dire les fiançailles bien sûr en vain l’amour qui anime les fiançailles sont encore beaucoup plus intense et beaucoup plus intense que celui du mariage proprement dit parce que ça c’est attendu, c’est un amour qui est en attente et pourvu. D’ailleurs que cet amour se prolonge tout au long de l’union une fois consommée, de la relation une fois qu’on peut consommer.

Maintenant, nous, ce que nous bénissons, ce n’est pas celui qui nous avait hérité la Torah, mais c’est celui qui nous a donné la Torah. On appelle Matan Torah le don de la Torah. Le don de la Torah, quand on fait un cadeau, on ne le fait qu’à un être que l’on apprécie, que l’on chérie, qu’on veut garder, alors ce cadeau est mérité, mais quand nous avons des velléités sur l’ami que nous avons en quelque sorte choisi, nous cessons de l’entretenir, nous cessons de lui faire des cadeaux. Ce n’est pas le cas de Morachin, de Hiroshin, héritage, il n’a pas besoin d’être mérité, il est en droite ligne. Que l’enfant soit méritant, ne soit pas méritant, il hérite ses parents, sauf si ses parents l’ont déshérité.

Mais en tout cas, d’après la loi, le père peut avoir travaillé toute sa vie et le fils n’a n’a rien fait, il veut profiter uniquement des biens de son père et même de Dolce Vita pour lui-même. Et voilà, il dit la pide, l’argent de ses parents. Alors, il arrive que nous ne soyons pas au niveau d’être l’associé de D’ dans son œuvre, et que cet orain qu’il nous a donné, nous ne l’améritions pas, alors nous revendiquons le titre de Jorèche, celui d’héritier. Aujourd’hui, nous avons en nous ce dépôt par filiation, par héritage, nous le revendiquons. c’est de même pour la terre d’Israël, parce que deux fois ce terme de Morachat existe dans la Torah, une fois pour le don de la Torah, et une autre fois pour le don de la terre d’Israël.

Je vous la donnerai comme héritage, il s’agit de la terre promise, elle vous appartiendra que vous soyez là ou que vous ne soyez pas là, parce que moi j’ai décidé de vous la donner. Et celui qui donne, on dit, celui qui donne, il donne avec générosité, avec affection, avec considération. Or ici, nous avons dit qu’il y a une concrétisation de ce que Akkadosh Maloukro a promis aux ancêtres, les enfants vont les hériter, vont hériter la terre, ils vont avoir la Torah, mais il y a une autre version qui nous est proposée pour le cinquième vers. Le cinquième vers ce n’est pas pour la terre, le cinquième vers c’est surtout la connaissance de D’, cette connaissance de D’ qui est aléatoire, que nous n’arrivons pas effectivement à cerner, qui reste de ce fait problématique à des moments difficiles, à des moments difficiles, même Moshe a demandé à Cadeau-Joyle-Raudier, il n’y en a pas, fais-moi connaître tes mots, on ne peut pas sonder toujours la finalité de chaque chose, parce que quand on sonde la finalité, on a beau avoir des contraintes pour être conditionner le fait de savoir que je communique avec quelqu’un dans ce à quoi j’aspire, dans ce que je veux, fait que même dans la pire des prisons, je ne sais qu’un jour l’autre, je vais en somme. Nos sages ont comparé cela à un prisonnier qui a purgé sa peine, mais ce prisonnier qui a purgé sa peine, il a purgé sa peine avec la conscience qu’un jour ou l’autre. Il va être libéré parce qu’il y a d’autres qui également mènent le même combat que lui, mais intérieurement ils ne l’ont pas exprimé. Un jour ou l’autre il va les retrouver. Nous ne parlons pas effectivement de peine pour des délits commis des adultes, mais il s’agit des délits d’intention. Vous savez, il y a des délits d’intention qui ne ne sont pas possibles de sacrifices expiatoires.

L’ossage en donner un exemple, mais bon, on peut le déplacer ailleurs. Il y a deux circoncisions effectuées sur deux enfants. L’un, une doit s’effectuer le samedi, et le deuxième enfant doit avoir sa circoncision le dimanche ? Qu’arrive-t-il si le samedi, on a effectivement circonci celui qui devait être, c’est celui qui n’avait la circoncision que le dimanche, mais on a profané le samedi pour lui faire la circoncision ? Ce jour-là, est-ce que c’est considéré comme un péché pour lequel il faut apporter un sacré vif expéatoire, et nos singes ont dit, étant donné que l’intention première n’était pas de faire cette transgression de la loi, Elle n’est pas considérée comme une transgression d’un loi, elle est considérée comme un élément faisant partie de l’accomplissement de la mitzvah, comme s’il avait, comme si pour accomplir la mitzvah, il était passé par une transgression involontaire.

Eh bien, cela arrive dans la vie, disent nos sages, cela arrive que finalement, quand dans nos cheminement vers la vérité, le repentir, notre intention est pure, mais il se trouve que des forces obscures en nous nous ont empêchées et nous n’avons pas fait les choses consciemment, mais notre but a été plutôt d’arriver à effectuer un repentir ou à poser une bonne et bien, cette déviation que l’on a faite dans ce parcours, elle est considérée comme étant un élément de la finalité que j’ai cherché. Et c’est pour cela que dans la Tichouvrin, il y a un symbole qui se rouloute, même lorsque l’on passe par par des fautes intentionnelles, elles deviennent mérite parce que c’est la finalité qui enterrine le tout. Alors, on revient à l’autre sortie d’échec. On nous dit que Pharaon a fait imposer des travaux supplémentaires au peuple dès que Moshe a parlé de libération.

Au début, le peuple a cru, le paro a réagi, mais quand paro a réagi, ce n’est pas que il a sous-estimé l’intervention de Moshe. Cette fois que le peuple a accordé à Moshe, il voulait dire que l’idée à l’état embryonnaire a déjà gagné leur cœur, alors maintenant elle ne va que mûrir petit à petit, il faudrait attendre qu’elle atteigne sa maturité, et c’est pour cela que le peuple, comme vos parents ont dit, « n’ir pime et n’ir atteigne n’ir pime », ils disent au peuple « vous vous êtes affaibli, vous vous êtes laissé aller dans votre travail, c’est-à-dire vous êtes maintenant déjà en train de mûrir cette idée de liberté au plus profond de vous-même, alors à ce À ce moment-là, les forces contraires augmentent leur contrainte pour nous obliger à oublier cette idée qui jaillit en nous, ce mouvement de repentir, ce mouvement de libération de notre conscience morale, cette volonté d’accéder à la connaissance de D’, Si on la poursuit petit à petit, nous allons voir que dans l’écorce qui durcit, le fruit va pouvoir sainement mûrir.

Et bien, c’est le message que donne le cadeau à Moshe lorsqu’il lui pose la question « la Marie Autain, pourquoi as-tu continué à malmener ce peuple, à faire mal à ce peuple ? » Il lui dit, tu verras, parce que c’est bien qu’Hazaka, c’est dans l’endurcissement de ces conditions que Farran, lui-même, va finir par dire « Hashem atzadik ma anibami ha-shayn », c’est D’ qui est le juste, moi et mon peuple shayn. C’était un éclair pour lui, mais il l’a dit, et par la suite il dit à Chêne, Roi et Loquim, il reconnaît l’existence de D’. Or, cette existence, elle ne doit pas nous rester propres, connaissance de D’, tout comme le mouvement de libération, nous devons le partager avec tout le monde. Mais il ne se fait pas du jour au lendemain.

Moshe était bègue, aral se fatahim. Pourquoi aral se fatahim ? Il ne trouvait pas les mots, parce que tout se fait par le Verbe. Et ce Verbe, si vous avez quelqu’un qui ne vous comprend pas. Alors, effectivement, il ne va pas accepter votre enseignement. Il va le refuser en bloc. Alors, il avait besoin de qui ? Il avait besoin d’Aaron. Aaron, il va être ton porte-parole à Aaron, à cette faculté de descendre au niveau du peuple, de lui parler. Or, vous savez, il y a une parachat qui vient immédiatement après pour nous dire, voici, et on se demande qu’est-ce qu’elle vient faire, voici, là je m’arrêterai, voici les chefs des bêtes avotables, des maisons, des pères, les enfants de Lévis, les enfants de Lévis dans l’Ontre, comme ils sont nés.

Mais dans ce cas-là, il faut nous donner toute la liste des douze chefs de tribus. Pourquoi s’est-on arrêté ici ? Si nos, je le dis en passant, péridés, les douze tribus, Ce qui se passe en Égypte, c’est dans le prolongement de l’histoire des douze tribus, de ce qui s’est passé au niveau de Avraham du Trébiaco. Ce n’est pas une rupture, ce n’est pas une cassure, c’est la suite. Donc l’histoire continue comme ça, tout naturellement, mais dans cette histoire, Il y a Léléline, le royaume de Youda avec Elisheva, Narchonne qui lui se jette à l’eau pour frayer le chemin au peuple et qui porte l’emblème de la royauté. Il y a les enfants de Korah qui veulent se révolter contre Moshe.

Il y a Nadal et Avihu qui vont apporter un feu étranger au temple. Il y a également El-Azhar bin Aharon qui a épousé une fille d’Hitro. Il y a Pinchas, ce canaille, cet extrémiste, alors tous ceux-là vont faire partie du peuple juif parce que la libération d’Egypte est la libération, pas seulement de tous les composants de l’ensemble du peuple juif, mais également de tous les composants de l’humanité, et c’est pour cela que ce n’est pas Moshe qui va être le porte-parole, mais c’est Aaron qui est Rodev Shalom, Ohev Shalom, Rodev Shalom, qui aime la paix, qui poursuit la paix, ne carent pas de la Torah et qui rapprochent les gens de l’esprit de la Torah et si je m’arrête