Chayei Sarah — La source de la vie

par le Rav Raphaël Benizri

La parasha s’ouvre sur la mort de Sarah, et elle s’intitule pourtant « la vie de Sarah ». Ce cours part de ce décalage pour poser une question simple : pourquoi la Torah, qui a laissé passer toutes les morts précédentes presque inaperçues, s’arrête-t-elle longuement sur celle-ci ? Le Rav Raphaël Benizri en tire une lecture de la mort comme éclipse et non comme fin, et une lecture du temps comme matière que l’on peut soit subir, soit fabriquer. La séance se referme sur Hebron, la cité des quatre, et sur ce que la sépulture des patriarches dit de la vie.

Le point de départ est le premier verset : cent ans, vingt ans, sept ans, ce sont là les années de vie de Sarah. Le texte ne dit pas qu’elle a vécu cent vingt-sept ans d’un seul tenant ; il décompose, il reprend, et il parle des « années de vie » au pluriel. Le Rav y lit d’emblée la thèse du cours : il n’y a pas une vie, il y en a deux, menées en parallèle, celle du temps qui fuit et celle du temps qui ne se perd pas.

De là le cours élargit : la composition de l’homme entre poussière et souffle, la conscience de la mort comme propre de l’humain, le kadish et ce qu’il signifie réellement, la distinction entre olam hazé, olam haba et le jardin d’Éden, puis le rôle du féminin dans l’articulation de ces deux mondes. La dernière partie est occupée par les questions de l’assistance, sur l’écriture, sur le féminin, sur les animaux et sur la philosophie, et le Rav y précise plusieurs de ses formulations.

Ce que dit ce cours

Seule la mort de Sarah est racontée, et la parasha qui la raconte s’appelle « la vie de Sarah ». Jusqu’ici, les morts sont passées inaperçues dans le texte. Celle-ci est relatée en première page et donne son titre à la section — un titre qui parle de vie. On ne s’étend pas autant sur la mort d’Avraham, ni sur celle d’Itzhak, ni sur celle de Yaakov. Ce déséquilibre suggère que la vie et la mort ne sont pas deux réalités opposées l’une à l’autre.

Les années de Sarah ne sont pas une longévité, ce sont des entités. Cent ans est une entité, vingt ans en est une autre, sept ans une autre encore. Le texte ne compte pas des pages de calendrier arrachées parce qu’elles sont périmées ; il garde chaque page parce que chacune porte son message. Vingt ans marque le moment où le jeune assume ses responsabilités, où il devient une entité justiciable sans circonstances atténuantes ; sept ans marque celui où l’enfant s’ouvre à la beauté du monde, et cette beauté n’est pas à négliger. L’ensemble forme un collier, non une vie déchirée.

Il y a deux façons d’habiter le temps : le subir ou le faire. Nos sages disent des justes qu’ils font leurs jours, et des mécréants qu’ils occupent leurs jours — il y a du temps à perdre, le temps pèse, il faut le remplir. Il existe un temps qui fuit et qu’on ne rattrape pas, et un temps dans l’absolu que l’on appelle éternité, où une parcelle du temps est tout le temps et où tout le temps est une parcelle. Dans la vie de tout être, ces deux coordonnées coexistent : il y a des temps morts et des temps de vie. L’idéal est de réduire les temps morts au minimum.

L’homme a été composé de deux éléments, et la mort est la déconnexion de ces deux-là. Poussière de la terre d’une part, qui retourne à la poussière ; souffle de vie d’autre part, qui relève de l’au-delà. Tant qu’ils sont enchevêtrés, l’homme peut donner à l’esprit une réalité sur terre et élever la terre au niveau de l’esprit. À la mort, cette coordination cesse. La question est alors de savoir si la séparation est définitive.

Ce qui distingue l’homme de l’animal n’est pas l’intelligence, c’est la faculté de donner. L’intelligence, nous venons au monde avec, elle est dans nos gènes, et elle est partagée avec les animaux — c’est le nahash, la ruse, la vivacité d’esprit du rationnel humain, que le texte appelle le plus rusé des animaux des champs. La faculté de donner, elle, n’est pas dans la nature de l’homme mais dans le dépassement de sa propre nature. Il a fallu que D’ intervienne pour arracher l’homme au monde du naturel et lui insuffler une âme vivante. Tant que le rationnel n’est pas accompagné du hessed, il n’y a pas d’image de D’ en l’homme.

Seul l’homme a la conscience de la mort, et cette conscience consiste à vouloir la dépasser. Le Rav le maintient face à une objection de l’assistance : que l’animal sente sa fin venir, qu’il s’isole, qu’il fuie celui qui veut l’abattre, cela ne fait pas une conscience de la mort. Perdre ses forces et renoncer, ce n’est pas cela. La conscience de la mort, c’est de la penser comme un accident dans la vie, une excision, une tragédie, mais destinée à être dépassée. C’est ce qui empêche de sombrer dans le désespoir et de se dire que rien ne vaut la peine.

Si l’homme devait vivre un temps puis disparaître, à quoi jouerait le Créateur ? L’argument est posé frontalement. Une vie sans finalité ne vaudrait pas la peine d’être vécue. La mort, dans cette perspective, est la possibilité de démonter un appareil usé, arrivé au bout, pour le reconstituer autrement. Démonté, il ne fonctionne plus ; il faut le reconstituer et lui donner une autre dimension de vie. C’est cela, la définition de hayim, un mot qui est au duel : non pas une dualité d’éléments, mais une confrontation entre le monde d’ici-bas et le monde d’en haut.

Le kadish n’est pas une amulette. Jusqu’au douzième siècle, il faisait partie de la prière et séparait ses quatre niveaux, comme il y a quatre niveaux d’interprétation du texte et quatre niveaux de mort ; il était la sanctification du nom divin qui servait de feuille de séparation entre un mode de prière et un autre. C’est à partir du douzième siècle qu’on a dit de le réciter pour un être cher. Le Rav ne réduit pas cette démarche, mais il en rappelle le sens : l’être cher a disparu, il manque une énergie pour compléter le travail entrepris, et celui qui récite se déclare le substitut de ce disparu. À partir d’aujourd’hui, dit-il, je sanctifierai le nom divin comme il le faisait.

Le monde à venir est le monde de la mémoire de l’univers, et la Torah écrite s’abstient d’en parler. C’est ce monde qui est capable de remettre des vies en circuit, ce que l’on appelle la résurrection des morts. Nos sages ont pourtant dit que celui qui affirme que la résurrection n’est pas issue de la Torah n’a pas de part au monde à venir — alors même qu’on ne la voit pas dans le texte écrit. La raison est simple : le monde à venir ne peut pas être enfermé dans un écrit, dans un livre. Il est dans l’oralité, dans le devenir permanent. Ce qui est écrit relève de ce monde-ci, celui que l’on peut manipuler et travailler.

Les deux mondes s’achètent l’un par l’autre. On enseigne qu’il vaut mieux une petite heure de sérénité d’esprit dans ce monde-ci que toute la vie du monde à venir, et, réciproquement, qu’il vaut mieux une heure de sérénité dans l’au-delà que toute la vie d’ici-bas réunie. Il y a là une équation dont il faut tenir compte : c’est dans le temps que nous investissons ici que nous constituons notre olam haba. On ne peut donc pas acquérir le monde à venir en se détachant de celui-ci. Le Rav distingue par ailleurs trois notions à ne pas confondre — olam hazé, qui est le couloir par lequel on accède au palais, olam haba, qui est le monde de la vérité, et le jardin d’Éden, qui est un stade encore autre.

Rien ne s’efface : il reste toujours une trace. On ne peut pas concevoir que le Créateur fasse venir des créatures au monde puis les supprime comme on efface des courriers devenus encombrants. Il y a ce qu’on appelle un rechimou, une trace ; tout ce que tu fais est inscrit dans un registre. Cela ne condamne personne, car la correction est une possibilité offerte, et c’est le travail du tikoun. La faute n’est pas effacée, elle est reprise.

C’est le féminin qui intègre les deux mondes, et c’est pourquoi la Torah raconte la mort à travers Sarah. La faculté supplémentaire qui lui est reconnue fait que ce monde-ci et le monde à venir se trouvent incarnés en lui. Interrogé sur ce point par une auditrice, le Rav précise que le féminin est une entité qui se suffit à elle-même, ce qui n’est pas le cas du masculin, et que cette capacité est déjà inscrite dans son être. C’est aussi qu’il assure la génération qui vient : l’homme peut vouloir, il ne portera pas. Sarah, la princesse dans l’universel, est donc celle par laquelle le texte peut dire ce qu’est le passage d’un monde à l’autre.

Sarah meurt à l’annonce de la ligature d’Itzhak, et le texte dit que son âme s’est envolée. On lui a rapporté qu’Avraham avait pris son fils unique et l’avait déjà offert. Le verbe employé dit, en hébreu courant, que sa neshama s’est envolée ; en hébreu biblique, il évoque la floraison. Ce qu’elle a considéré, c’est que le chapitre de sa vie était clos. Le Rav rapproche cela de l’enseignement selon lequel celui qui enseigne la Torah au fils de son ami, en lui donnant la faculté de s’épanouir, est comme s’il l’avait mis au monde : les enfants ne sont pas des êtres de chair et d’os seulement, mais des entités spirituelles que nous avons réalisées.

Il n’y a de temps mort que ce qui ne s’insère dans aucune finalité. À la question de savoir si cent vingt-sept années pleines signifient une vie sans aucun temps mort, le Rav répond par le détail : préparer le pain n’est pas un temps mort, éplucher des légumes non plus, faire de la pâtisserie avec toutes ses complications non plus. Ce ne sont pas des temps morts parce qu’ils s’insèrent dans une finalité, et c’est la finalité qui donne vie à tous les temps morts. Il en va de même dans une existence : certains temps préparent d’autres états, et c’est le résultat qui compte.

On ne meurt pas, on se retire. Le langage admis en hébreu ne dit pas d’un défunt qu’il est mort mais qu’il s’est retiré, qu’il s’est retiré dans la demeure de son monde. Et la meilleure manière de se retirer n’est pas dans l’exploit : l’expression consacrée est d’aller se coucher auprès de ses pères, les rejoindre, compléter le travail qu’ils ont commencé et que l’on a fait avec eux. La mort cesse alors d’être une rupture pour devenir un relais.

Hebron est la cité des quatre parce qu’elle est le lieu où tout se rejoint. Le nom vient d’un verbe qui veut dire unir : c’est le lieu de rencontre du spirituel et du matériel, du ciel et de la terre. Quatre, parce qu’Adam, Avraham, Itzhak et Yaakov y ont leur sépulture, comme Hava, Sarah, Rivka et Lea. Quatre aussi, parce que cette cité appartenait auparavant à des forces de mort : la lapidation, qui est la révolte des forces de la terre contre l’homme ; la mise à feu, qui répond à l’énergie négative des désirs qui ont brûlé l’être ; l’épée, qui est la mort que réservent les guerres et la violence de l’ego ; et la strangulation, celle d’un monde auquel on n’a pas su s’adapter. La Méarat haMakhpela, la caverne du dédoublement, retourne ces forces : la pierre déposée sur la tombe n’y est pas une pierre d’abandon mais une pierre de construction.

Ce qu’il y a de plus sacré dans un rouleau de Torah, c’est le blanc. Interrogé sur ce que signifie situer le monde à venir au-delà de l’écriture, le Rav répond en opposant deux rapports au livre : celui qui tient la Bible pour un livre fermé et interprète à la lettre, et celui qui laisse le texte ouvert. Ce n’est pas la lettre qui importe le plus, ni la fioriture au-dessus d’elle, ni la manière dont on la chante ni son intonation. C’est le blanc qui entoure la lettre, celui où rien n’est écrit et où tout est à découvrir. La même mise en garde revient à propos des enseignements oraux, qu’il faut situer dans leur contexte plutôt que de les coller comme une étiquette sur un flacon.

La philosophie qui s’enferme dans ce monde-ci est une forme de mort. À une question de l’assistance, le Rav répond en distinguant la sagesse profane, celle que développe le nahash et qui se rapporte à ce monde seulement, et la crainte du Ciel, qui associe à la sagesse la vision du transcendant. Il rappelle au passage la formule de Kant, selon laquelle on n’apprend pas la philosophie mais seulement à philosopher — ce n’est pas un maître d’Israël qui le dit, c’est le philosophe lui-même à propos de sa propre philosophie. L’erreur symétrique est celle des philosophes grecs qui ont ignoré le monde d’ici-bas pour ne penser que l’au-delà. Dans les deux cas, les deux sphères n’ont pas été associées, et c’est précisément cette association que le texte enseigne à travers la vie de Sarah.

Transcription intégrale du cours

D’accord. Alors, je salue ce que je n’ai pas vu tout à l’heure. Et je traduis ces premiers versets de la parashat de la semaine. On nous relate la mort au travers de la de Sarah. Autrement dit, jusqu’à présent toutes les morts sont passées inaperçues. Seule la mort de Sarah, elle est relatée en première page et comme titre de la paracha, mais le titre de la paracha n’est pas la mort de Sarah, mais plutôt la vie de Sarah. Ce qui nous fait dire que la vie et la mort ne sont pas différents l’un de l’autre. Vous allez me demander pourquoi. Nous allons voir. Donc Sarah a vécu, c’est aussi un détail important, qu’on nous relate en long et en large, la mort de Sarah, la femme d’Avraham.

On ne sait pas étaler sur la mort d’Avraham autant que sur la mort de Sarah. Sur la mort d’Israq autant que sur la mort d’Hakob. Mais la mort de Sarah est très importante. La perte de l’épouse, celle qui véritablement nous permet de réaliser notre propre vie et de la faire passer du virtuel au réel, bien cela mérite effectivement que l’on réfléchisse. Parce que ici, on ne dit pas qu’elle a vécu comme ça 127 ans, mais Ashana c’est une entité, Aislim Shana, c’est une autre entité, 20 ans, c’est une autre entité. Sheva Shannin, c’est une autre entité. On verra. Shenei Haye Sarah. Et puis on le reprend en disant, Shenei Haye Sarah, ce sont là les années de vie de Sarah.

Je le savais. Puisqu’on nous a dit que vaillir haïssara voici ce qu’ont été les années de vie de Sarah. Mais la première idée est de nous dire qu’il y a deux vies. Il n’y a pas qu’une seule vie. Il y a deux vies parallèles que nous menons dans toute vie. Bien sûr, ces vies parallèles se fractionnent en plusieurs vies, parce que on somme, ou bien on vit dans le temps, et on essaie de se débattre dans ce temps dans lequel on vit, ou bien on crée nous-mêmes notre propre temps. Les justes disent nos sages, ce sont eux qui font leurs jours. Par contre, les mécréants occupent leurs jours. C’est-à-dire, bon, il y a du temps à perdre, il y a du temps, ça nous pèse, il faut le remplir.

Non, je vais donner réalité d’être un temps. Alors, il y a le temps qui fuit et qu’on ne peut pas effectivement rattraper. Mais il y a un temps dans l’absolu et dans l’infini, et que l’on appelle au lame éternité, et qui lui en somme ne se perd jamais parce que une parcelle de ce temps c’est tout le temps, et tout le temps est une parcelle de ce temps. Alors dans la vie de tout être, il y a ces deux coordonnées, il y a des temps morts, il y a des temps de vie. L’idéal est que l’on réduise au minimum les temps de mort. Ce que finalement, aujourd’hui, à travers un ordinateur, on peut comprendre un peu le phénomène de cette vie avant quand on vous disait que il y a un monde de l’au-delà, quand vous nous le disiez c’était difficile à imaginer.

Comment on peut retenir dans un nuage des informations, une mémoire et pas seulement la conserver outre tombe dans un usage, mais faire en sorte que je puisse la transfaser d’un ordinateur à un autre, d’un cellulaire à un autre. Alors est-ce possible effectivement de transfaser les informations ou la connaissance de quelqu’un au travers de son cœur et de son cerveau, à une autre personne. Bien sûr, on ne va pas dire que les greffes de cœur font en quelque sorte véhiculer aussi toute la sensibilité qu’il y avait dans ce cœur, dans un autre corps, et plus tard si on arrive à faire une grève de cerveau, on va pas dire que effectivement nous allons conserver. Il y a ce qu’on appelle afalmina adama, ce qui est matière et ce qui est l’our et ce qui est esprit.

Quand Akadjwarouho a créé l’homme, il a créé ces deux, à partir de ces deux composés, A afar min a adama, poussière de la terre d’une part. Est-ce qu’il est poussière de la terre dans l’homme, retourne à la poussière de la terre ? Et il a associé une âme de vie. Cette âme de vie de laquelle nous avons parlé la semaine dernière, en disant que finalement il y a deux tranches de création dans l’homme. La première tranche de création c’est lorsque Akado Jwaro Rudi ou laisse la possibilité à la terre de produire l’homme. que la terre produise l’âme de vie, le reptile, le rampant, également la bête des champs et ce que produit la nature, ce que produit la terre, Ce que produit la terre, nous avons dit, c’est uniquement…

leur rampant, et j’ai expliqué que c’est l’homme qui rampe pour survivre. C’est comme ça, cette sensibilité qu’ils partagent également naturellement avec tous les animaux, à Behemah, Haïto Eretz, ils ne partagent pas que la sensibilité, ils partage l’intelligence des animaux. L’intelligence des animaux, n’est-ce pas ? Elle est naturellement acquise par l’homme. Écoutez, nous sommes, nous venons dans un monde avec déjà un acquis d’intelligence poussée ou moins poussée. Mais nous ne l’avons pas encore cultivé, c’est dans nos gènes. Par contre, ce que ce qui fait que nous sommes au-delà de cet animal, c’est évidemment la faculté de donner. La faculté de donner, elle n’est pas dans la nature de l’homme, elle est dans le dépassement de sa propre nature. Pourquoi ? Parce que quand D’ a dû intervenir pour sortir, arracher l’homme au monde du naturel et lui donner une dimension de l’au-delà, il a fallu qui lui insuffle la vie et à Adam, Ayah, les Nefesh Chaya. L’homme était un Nefesh Chaya, donc il était plus que Nahash. Nahash c’est l’intelligence qui se confond avec la ruse, qui est une forme de ruse, de vivacité de l’esprit qui est donnée naturellement à l’homme dans sa création naturelle. Et c’est ce que la Torah nous dit, « Ah nahash ayah haru mikol hayat asadé » Or ce nahash qui est haru, c’est qui ? Ce serpent. C’est uniquement l’intelligence humaine, le rationnel humain. Et tant que ce rationnel humain n’est pas accompagné du chesed, c’est-à-dire de la faculté de donner, de se dépasser, alors il n’y a pas de doute et de s’élèmer le game en langue.

Il n’y a pas de doute, il n’y a pas de ressemblance, d’image de D’ en langue. Donc, je reviens à mon texte, il y a deux composants essentiels dans la vie. La conscience de la vie d’une part et la conscience de la mort d’autre part. L’animal n’a pas la conscience de la mort. Seul l’homme a la conscience de la mort. Selon qu’on bat la mort, alors cette idée de « Afar mina Adama », poussière de la terre qui retourne à la poussière de la terre, qui retourne à son élément naturel, et ce « Ruach Haïm », Et ce qui se situe dans l’au-delà fait que à la mort, il y a tout simplement une déconnexion.

Il n’y a plus cet enchevêtrément, si vous voulez, ou cette coordination de l’esprit et de la matière, qui fait que l’homme peut effectivement donner à l’esprit une réalité sur terre et élever la terre au niveau de l’esprit. Alors, il y a séparation, mais la séparation est-elle définitive ? Nos singes disent que si, en fin de compte, l’homme devait vivre un certain temps et disparaître, à quoi jouerait le créateur et quel serait, finalement ? Et si nous ne croyons pas, Hazrè Chalome, à un créateur et à une finalité de la vie, est-ce que ça vous la peine de vivre ? S’il n’y a pas véritablement une possibilité de dépasser la mort et de la considérer comme un accident dans la vie, Une excision mortelle, une tragédie, mais qui est appelée à être dépassée et à nous faire accéder à un au l’homme abat, un monde où cette mort n’existe pas, au bilan amav et l’anetsah, au mahas, shemdim, am, et al kol-padim, ou l’éternel et victime, aval la mort, la mort n’existe pas, la mort est une possibilité de démonter un appareil qui est usé, qui est arrivé à beau, et de le reconstituer.

Alors quand il est démonté, il ne fonctionne pas. Il faut le reconstituer et lui donner une autre dimension de vie. Et bien, ça, c’est la définition de Haïm. Ça, c’est la définition de la vie dans un duel. Un duel, il ne faut pas le comprendre tout simplement comme une dualité de deux éléments. Non, mais c’est une confrontation de deux éléments de la création. C’est une confrontation de deux mondes, le monde d’ici bas et le monde en haut. Et c’est la raison pour laquelle je… Il y a des gens qui ont fait du kadiche, le kadiche récité, le kadiche pour un être disparu, le branche a disparu comme si véritablement c’était un camilla. Comment dirait-on un camilla aujourd’hui en français ?

J’ai oublié le nom. Une amulette. Une amulette. Merci. Alors, ce n’est pas à moi, Zarek, de réciter le Kadiche. Allons. Attention, jusqu’au XIIe siècle, le Kadiche faisait partie de la prière, il séparait les quatre niveaux de prière, parce que vous savez qu’il y a quatre niveaux de prière, comme il y a quatre niveaux d’interprétation du texte, comme il y a quatre niveaux de mort. Et ce chiffre de quatre revient constamment. je ne vais pas m’étendre là-dessus, ça a beaucoup à dire, mais ce qui fait que dans le Kadiche à l’origine, c’était la sanctification du nom divin qui constituait une feuille de séparation entre tel monde et tel autre monde dans la prière, lorsque nous progressions dans notre prière et que nous passions d’un mode de prière à un autre mode de prière.

Retenez-le comme ça, on aura un jour l’occasion de parler de la prière, je le développerai autrement, mais à partir du XIIème siècle. dit non le kadish il faut le réciter pour un être cher. Depuis à qui mieux ? Pour réciter le kadish on va pour réciter le kadish. À ce jalom je ne réduis pas cette démarche, pas du tout, Mais tout simplement je rappelle que dans le peuse, le lettre cher que nous avions, il a disparu et il nous manque une énergie pour compléter maintenant le travail, pour reconstituer notre agenda, notre plan pour le mener à bout. Alors j’entends le faire. Je récite au cadiche parce que à partir d’aujourd’hui, eh bien, je vais être le substitut de cet être cher qui n’est plus, et je vais, comme il l’a fait, sanctifier le landin.

Très important, très important parce que vous allez me dire, monsieur, est-ce que tout le monde sanctifie le landin ? Il ne vous appartient pas de juger, il ne vous appartient pas de juger. Si Akado Shwa Lourou a créé son monde tel qu’il est, avec une variété telle, chacun est appelé à assumer sa mission. Et plus on a d’atouts, mieux. Plus on est responsable. Et dans n’importe quel tableau, il y a ce qui relève un peu de l’accessoire et c’est ce qui relève de l’essentiel. Mais l’accessoire, il est important pour la beauté du tableau, l’unité même du tableau. Donc il faut partir du principe que lorsqu’on récite un cadiche pour un être cher, on est là pour compléter sa mission, remplir ce qu’il ne peut plus faire aujourd’hui.

Et cela passe par la sanctification du nom divin, parce que cette sanctification du nom divin relève du monde de l’au-delà et non pas d’un monde, et non pas de ce monde-ci. Parce que le monde de l’au-delà, c’est le monde d’une mémoire de l’univers entier. Celle qui est capable de remettre des vies en circuit. C’est ce qu’on appelle la résurrection des morts. le sage lui dire, « Ola Omer, un tehyat amiti min a tora, en noher et pe olamaba. » Tout celui qui dit qu’il n’y a pas de tehyat amiti, de résurrection des morts, à partir de la Torah, de la Torah ne nous parle pas de olamaba, de ce monde à venir. On ne voit pas, on ne voit rien.

Il a fallu attendre l’époque de la Michna, c’est-à-dire quand les chrétiens ont commencé à aduler le monde futur plus tôt que ce monde-ci et à le rejeter, alors nos haramimes ont dû corriger le tir. Mais le holamaba ne peut pas être enfermé dans un écrit, dans un livre. Non, il est dans l’oralité, il est dans le devenir permanent. Ça c’est le holamaba. Mais tant qu’il est écrit, ça c’est olamazé, ça c’est le monde ici-bas, comment tu peux le manipuler, comment tu peux le travailler ? Alors si la Torah écrite ne mentionne pas La holamaba, c’est pour une raison très simple, elle ne veut pas étrangler la notion de holamaba dans l’écrit, dans le livre. Elle veut la laisser par-delà l’écriture.

Et la vie dans le holamaba, c’est par-delà l’écriture. Mais ceci dit, on nous enseigne que il vaut mieux une petite heure de sérénité d’esprit ce monde-ci. Michael Hayyar Olamaba, de toute vie, futur, du monde à venir. Et, contrario, Yafaa Shahah Hatch Olamaba, il vaut mieux une heure de sérénité dans l’au-delà. Nicole Haye a Olamazé plutôt que toute la vie ici-bas réuni. Il y a une équation de laquelle il faudrait tenir compte et qui fait que, même temps que nous investissons dans ce monde-ci, nous constituons notre Olamaba et on ne peut en quelque sorte rendre incuit Olamaba en nous détachant de ce monde-ci. Alors maintenant si nous avons compris ce principe et que nous l’admettons parce que nous considérons que le Kado Sholokun ne peut pas tout de même faire venir au monde des créatures, qu’il efface des lettres insupprimées, comme on le fait sur nos ordinateurs, avec nos emails et autres, parce que ça devient surcharge, ça devient incontrôlable, et de peu d’intérêt.

Alors, non, il y a ce qu’on appelle un « rechimu ». Un « rechimu » veut dire « il y a toujours une trace ». Il reste toujours une trace. « Vechol ma’asecha ba’seh vermirtabim » Tout ce que tu fais, c’est inscrit dans un registre. Mais bien sûr, on peut corriger. C’est une possibilité offerte. Alors, c’est de faire le ticou. Or vous savez, le mot icône, qu’est-ce que ça veut dire ? C’est la composition de ten cave. Ten cave, ça veut dire pas cintré. Non ? Alors tu es pas cintré. Tu vois, tu vois qu’il y a quelque chose en haut. C’est merveilleux, c’est merveilleux. Alors, qui peut nous donner parmi les vivants, quelle est la personnalité qui intègre ce ce Olamaze et ce Olamaba d’une façon magistrale, c’est le féminin.

Parce que le féminin à la faculté veut créer Yetira, Koha Yetira, c’est dans le féminin. Alors ce Koha Yetira qui est dans le féminin fait que Aulama Zé et Aulama Ba sont incarnés par ce féminin et c’est la raison pour laquelle la Torah, quand elle nous relate la mort d’une personne et l’importance de ce transit d’une qui s’est fixue d’un monde à l’autre. Elle le fait à travers Sarah, la princesse dans l’universel. C’est ? Non, mais ils sont français. Le troisième ? Pardon, qui pose des questions. Avec plaisir, je écoute. S’il y a une question, il y a quelque chose qui dérange. Je suis désolé, je ne sais pas si les autres ont suivi, mais quand vous me dites que la Kdouchat HaChem, la reconnaissance divine, ça se portait en Olam à bas, moi je crois que tout ce monde, c’est la question de la Rochennaz, la clavite, la malchoutche, la chem, le kippour, le shabbat, tout ce qu’on fait c’est la vie, la reconnaissance divine, tout notre essence même du judaïsme, c’est la vie d’agniver la Kdouchat HaChem.

Bref, vous dites que c’est du lala maba, je ne comprends pas. Oui, alors attendez. Il y a trois notions que faut séparer. Olamazé, c’est le prose d’or. On nous dit que c’est le couloir. Et il faut passer par ce couloir pour arriver au palais. Le tranquil, c’est un lala maba. C’est le monde de la vérité. Si je devais passer par le langage de Platon, d’Aristote, j’aurais dit que ce monde-ci c’est le monde des illusions. Le Holamaba, c’est le monde de la réalité, où les choses prennent corps, effectivement, Parce que les illusions, il y a beaucoup de choses à éliminer. Il faut nettoyer. Il faut sarcler. Oui, le roulant m’abat, c’est celui que nous voyons le fruit de tout ce que nous avons fait.

Mais pour aller, pour obtenir le fruit de tout ce que nous avons fait, il fallait effectivement débarrasser toutes les mauvaises branches, toutes les mauvaises feuilles, toutes les déviations possibles, pensez à la raison pour laquelle nous disons. Qu’est-ce que c’est que la mort ? R’ho hayetzer ala r’ho asatan r’ho malachamavet L’onge de la mort c’est quoi ? C’est d’abord et avant tout les mauvaises pulsions de l’être. Les mauvaises pulsions de l’être, c’est une façon de goûter au parfum de la mort. le Satan qui est la rationalisation pure des choses, de vouloir le n’arrache. Il m’a posé la question la dernière fois, est-ce que la philosophie n’est pas une science ? jamais oublié cette citation de Kant, à savoir il n’y a pas de philosophie que l’on puisse apprendre, il n’y a pas de sagesse que l’on puisse apprendre, on ne peut qu’apprendre à philosopher et ça ce n’est pas nos haramés qui le disent, c’est le philosophe lui-même qui le dit à propos de sa propre philosophie, c’est à dire que en réalité ce que nous faisons ici c’est le brouillon d’une vie. Ce brouillon d’une vie nous voulons le mener à bon port, de telle sorte que il ne puisse plus être en conflit avec le hola mabah, mais qu’il soit véritablement l’accès au olamaban, c’est ce que nous faisons au travers de nos fêtes, de nos chabatotes, de tout ce que nous entendons. Et c’est celle-là, la conscience de la mort, qui fait que nous ne nous sombrons pas dans le désespoir. Nous ne vivons pas avec cette idée que nous allons mourir et si nous allons mourir et que rien ne vaut la peine de s’ouvrir tant et de se contenir alors autant s’éclater dans la vie.

Non, il y a une façon de penser la mort, la conscience de la mort c’est tout simplement de pouvoir permettre le passage de l’au-delà parce que cette mort elle s’instruit déjà dans notre vie, au fur et à mesure que nous avançons dans la vie, nous nous approchons toujours de l’échéance de la mort. Mais quand nous nous rapprochons de l’échéance de la mort, cela ne veut pas dire que nous nous rapprochons de la fin. Pas du tout. Nous nous rapprochons de hola mabá. Et hola mabá n’est pas ganaïdé. Nous, quand on dit que quelqu’un est décédé, on ne parle pas de décès, on ne parle pas de mort. Comment on dit en hébreu ? Je ne vais pas employer le langage des journaux, mais le langage disons admis c’est niftage. Aujourd’hui quand vous parlez de pittorine, pittorine ça veut dire allez vous avez démissionné ou bien on vous a exclu de la boîte, puis t’as l’autre un, niftage ça veut dire que il s’est retiré, il s’est retiré, il n’est pas mort, il s’est retiré.

Et la meilleure façon de se retirer, c’est pas par des exploits, quelconque. Il y a une expression consacrée dans la dîne. Je vais me coucher auprès de mes pères. Je vais les rejoindre. Je vais compléter ce travail qu’ils ont commencé, que j’ai fait avec eux. Voilà que sont les expressions. Alors maintenant nous allons pouvoir avancer dans le texte et comprendre beaucoup mieux. Je vous expliquais que c’est ça. Je vous expliquais pourquoi il y a des tranches de vie. qui ne sont pas équivalentes au point de vue teneur, mais qui s’inscrit dans la flèche d’une vie harmonieuse. Ça c’est dit dans le texte. Ce vaillou hayesala, ça peut être Yver, ça peut être ils deviennent. sont devenues les années de Salah. Le Mea Shana, ça ne vous dit rien, c’est pas une longévité de vie, c’est une qualité des vies. Parce que, mais à Shana, on s’est émis de toutes les barrières physiques et biologiques de l’être, et seul l’esprit est en train de briller.

Nous remplaçons la vie par une lumière. C’est la raison pour laquelle effectivement, dès que c’est un être, on allume à son chevet une lumière. Celle-là, elle est là tout le temps. Elle ne le quitte pas. Elle est à sa tête. Alors ce n’est pas Iyo, mais à Shana, qu’est-il Shana ? Alors on nous dit, il y a cent ans, vingt ans, sept ans, il y a une tranche de lutte et de bravoure, de succès, de réussite. les défis que se lance un jeune à partir de l’âge de 20 ans et où il devient, où il assume ses responsabilités parce que jusqu’à 20 ans on ne le considère pas encore comme suffisamment responsable de ses Il n’est pas, ce n’est pas une entité qui peut être efférée à la justice avec une responsabilité accrue.

Mais là on peut trouver des circonstances atténuantes. Au-delà de 20 ans, sa responsabilité beaucoup plus engagée. Alors à 100 ans comme à 20 ans, à 20 ans, au la coqueterie comme à 7 ans, au moment où cette coqueterie de la vie commence et où effectivement le jeune garçon ou la jeune fille, elle s’ouvre à la beauté du monde. Parce que c’est un élément non plus qu’il ne faudrait pas aller qu’écher, celui de la beauté de cet univers. Alors Sarah a été cet ensemble. Mais Ashana, Sheva Shani, Esrim Shana, Sheva Shani, Shehne Haye Sarah, et tout cela forme un très beau collier. Ce ne sont pas des pages arrachées au calendrier parce qu’elles sont périmées. Non, nous les avons gardées parce que chaque page a son message.

Elle a elle vit quelque chose. C’est pas une vie déchirée, c’est une vie complète. Et c’est pour cela que la case de Jean-Laurent M. M. M. M. les journées, les jours des personnes qui ont le souci de l’intégrité, de la complétude, de l’ensemble harmonieux. Et ça, mais après ça on nous dit, vata mot Sarah bikiriya tarbah. Si on doit parler de la mort de Sarah, on nous dit bikiriya tarbah. dans la cité des quatre. Alors cette cité des quatre, c’est quoi ? Et Hebron, Be’er et Tzkenan. Cette cité des quatre, c’est Hebron. Paradoxalement, Hebron vient du verbe « apel », qui veut dire « unir ». C’est le lieu de rencontre du spirituel et du matériel, de Chamaïne et de Hérès.

Et c’est à ce titre qu’elle est Kyriat 4. Pas seulement parce que Adam, Avraham, Itzhak, Yaakov, quatre patriarches. Ce n’est pas seulement parce que Chaba, Sarah, Rivka, Lea, quatre matriarches ont trouvé leur sépulture là-bas, non qu’il y ait un talbà. C’est parce que cette cité qui appartenait à d’autres forces qui étaient les éléments de mort. Vous savez qu’il y a quatre modes de mise à mort. Il y a ce qu’il a, la lapidation, la lapidation, c’est la révolte des forces de la terre contre l’homme. C’est une manière de dire que cet homme-là, il relève dans sa vie des forces, disons, déviationnistes de la nature. Il y a aussi la mise à feu. La mise à feu, cela correspond à l’incinération de ces désirs de l’être, qui ont brûlé cette énergie qui a brûlé l’être toute la vie, qui a été une énergie négative.

Il y a Hèrèd, il y a l’épée, il y a la mort que nous réserve les guerres, la violence de l’homme, l’ego lorsqu’il est livré à l’immé, et puis il y a Hanek, la strangulation, On est ouf par un monde dans lequel on n’a pas su s’adapter. Elle l’engage avec moi. Mais ça c’est la mort quand la mort est une punition, quand elle s’impose de l’extérieur. Elle vient de l’intérieur. Attention, tout est… une volonté de conversion, de conversion de tout ce qui a été, de tout ce qui a composé cet univers et qui était domaine, inerte, Tzomeya qui pousse, Hay, vivant, Médabert, parole, tous ceux-là qui ont finalement donné un sens à cette énergie, à cette force, à ces guerres, à ces combats qu’ils ont et à cette recherche dans le dialogue.

Alors, ça c’est qu’il y a 4, c’est la cité des 4. Or la cité des 4, ce sont effectivement les qualités des patriarges. Les qualités des patriarges. Avraham, Isha Chesed, Itzhak, Agbura, Adam, c’est le Mélokim, l’image de D’, Népheshaya, lettre douée de la première parole. C’est tout ça réuni. Ça c’est Hebron. Ça c’est Me’arat HaMakpela. C’est la caverne du dédoublement où tout se dédouble et par-delà, par-delà cette terre, par-delà cette structure est libérée, est libérée un message, une vie à quatre niveaux, tant du côté des patriarges que du côté des matriarches à l’ensemble du clan israël qui lui y’a une part au monde futur qui sait que la vie ne vaut que part ce que l’on construit en vue du monde futur C’est pour cela que le texte cible, parce qu’il aurait pu nous dire « Hebron, pourquoi Hebron, pourquoi Kireat Arba ou Hebron ? » Non, il y a un message à véhiculer au travers de Maralat a Marpella à tous ceux dont la conscience de la mort fait que au travers de leur sépulture Il y a tout un roi, tout un esprit qui plane et qui fait que le Heven, la pierre que l’on dépose sur la tombe, n’est pas une pierre, as v’chalom de l’appellation, non, c’est une pierre de bâtisme bel, à travers cet esprit qui émane.

Je suis originelle de Maritela, je vous laisse, si vous avez des questions à poser après. Là, nous avons à partir de ce premier verset de Sarah, de la mort de Sarah, esquissé, je dirais esquissé d’une ligne de pensée sur la conception de la mort au travers du Judéï. J’ai une petite question. Dans le Maharat-Marpela sont enterrés nos trois pères, plus le… Adam. Joseph ? Non, Adam. Adam. Oui. Adam est le premier. Dans Maharat-Marpela. Oui. Et Joseph était où ? Joseph, elle est à Shren. H.M. OK. Pardon. Merci. Aujourd’hui d’ailleurs on se rend à H.M. Il faut se rendre avec un escort armé. Malheureusement. Le bel Rene sur le tambour de Joseph. M. Raav, une autre question, deux questions que je n’ai pas très bien compris sur le hola mabar.

Quand vous dites qu’il est par-delà l’écriture, tout a été créé par les lettres, par l’écriture. Je ne comprends pas très bien ce que vous venez de dire quand vous dites « par de la littrature », c’est quoi par de la littrature ? Alors, alors… Il n’y a pas de question que ça va aller ensemble. Quand vous dites que le l’alamaba est féminin, c’est pas que je le refusque, je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Quel est le lien entre le l’alamaba et le féminin ? Bon, je l’ai pourtant suggéré. Je disais que il n’y a que le féminin qui assume la génération nobèle. Mon cher ami, toi tu as beau vouloir. Tu ne vas pas l’apporter chez de la femme.

C’est le début, mais ce n’est pas la finalité. Mais c’est ta femme qui va l’apporter. C’est elle, c’est elle. C’est le début, ce n’est pas la finalité. Là le lama’abat c’est la finalité. C’est le petit coup. Le Eden, c’est la finalité. Je vous ai dit qu’il fallait établir une différence entre Olamazé, Olamaba et Ganaïden. Mais au début, on dit « shenifta lebet olamo », il s’est retiré dans l’enseigne de son monde. C’est tout. Ça c’est son olamaban. Alors, si il y a menuhatou à Eden, que son âme repose dans le Eden, ça c’est déjà un autre stade. Quel rapport quand même entre le féminin, je comprends, toujours au Pax, c’est bon. Le féminin, tout simplement. C’est une suggestion.

Il est le géniteur de la génération qui vient, c’est-à-dire de la parcelle de toi-même, qui est appelé à se substituer à toi, à compléter ton travail, etc. Ah, comme là, Mabah qui vient finaliser. Et Proie vous dit qu’il est par-delà l’écriture. Je n’ai pas entendu ta question. Il a dit que le Lama Ba était par-delà l’écriture. Personnellement, je ne sais pas ce que ça veut dire par-delà l’écriture. Je voudrais bien comprendre la signification de cette chose. Les chrétiens ont commencé effectivement à répondre le renseignement à partir du quatrième siècle seulement. dans les autres siècles. Ils ont écrit d’autres livres que nous n’avons pas intégrés, par exemple les Maccabées. Pourtant, nous nous retrouvons là-dedans. C’est-à-dire que les chrétiens ont considéré la Bible comme son nom l’indique, tel un livre.

Un livre fermé. Et de ce fait, l’interprétation médicale à la lettre dans l’écriture. J’ai l’occasion de vous dire déjà que ce qui est le plus sacré dans l’écriture d’un séfertorat, c’est quoi ? Ce n’est pas la lettre. Ce n’est pas le taq, ce n’est pas cette fioriture au-dessus de la lettre. Ce n’est pas le ta’am, ce n’est pas la manière dont tu chantes la lettre. Ce n’est pas son intonation. Non, qu’est-ce qui importe ? Le blanc qui entoure la lettre. Ce blanc où rien n’est écrit. Et où tout est à découvrir. T’as déjà rabattu. Merci beaucoup. J’aurais quelques remarques. D’abord, quand vous dites ici que le féminin, c’est ce qui va le relayer pour le projeter dans une perspective du alamaba ou d’une finalité, parce que c’est un homme et moi qui suis une femme, alors qu’est-ce qui va me relayer à moi ?

Je comprends pas bien, attendez, lui en tant qu’homme, il y a un féminin qui va le relayer, Et alors moi, ça y est, il n’y a rien qui me relu, vous considérez que je suis comme une, que je suis quelque chose de plein ou fini, ce qui n’est pas le cas. Ce qui n’est pas le cas. Je ne peux pas être dans quelque chose d’achever. Je crois que c’est la symbolique du féminin, c’est ça, la symbolique du féminin. Non mais attendez, ici je pose une question à M. Benizri. Oui, il faut que ce soit M. Benizri qui a… Est-ce que vous plaignez parce que c’est vous qui avez dit… Oui, oui, oui. Je m’excuse, vous êtes quand même l’orateur.

La question est excellente. Mais ce que je dois dire, c’est que j’ai eu déjà l’occasion de l’expliquer. à savoir que le féminin est une entité qui se suffit à elle-même. Ce qui n’est pas le cas du masculin. Le masculin dit « shalor asani isham » La femme dit « shalor asani kil son no » Je suis la pleine expression de la volonté. Non, mais ça je le comprends bien, mais c’est quand vous dites, quand vous répondez à un question. Alors elle-même, c’est-à-dire qu’elle-même, elle a déjà cette capacité, elle est inscrite dans son être. La Torah, si elle l’a, commençait par nous relater la mort de Sarah, paradoxalement, vous savez comment elle survient, cette mort de Sarah ?

Elle survient quand on lui a annoncé que Avraham a pris son fils unique et qu’il avait déjà offert en Holocaust. Et elle s’est dit, mais comment, quelle bêtise il a été faire, comment ce qu’il s’est laissé prendre, il s’est fait avoir. Le texte dit par hanishmata. Par hanishmata, ça veut dire en hébreu, courant, sa neshamah s’est envolé. En hébreu biblique. ça veut dire que Saneshama c’était Panou, Paroa fleurir c’est Panou, Parhanishmata c’est-à-dire qu’en fin de compte, elle l’a considéré que sans le chapitre de sa vie, elle l’a clôturé. Alors, nos haram’im disent quand on parle de fils, quand on parle d’enfant, qu’olam l’am’etet ben chave’l otor’in, qu’il l’ouye l’ado, tout celui qui enseigne au fils de son ami l’ator’in, c’est-à-dire qu’il lui donne cette faculté de s’épanouir, c’est comme s’il avait mis au bond.

C’est-à-dire que les banimes, que les êtres, on ne les considère pas comme étant des êtres en chair et en os, mais des entités spirituelles que nous avons réalisées dans notre santé et qui sont notre Oiyama. Voilà. Est-ce que je peux, en fait, si on doit pousser votre raisonnement jusqu’au bout, si on est dans le féminin, quand vous parlez des 127 années de vie de Sarah, c’est que les 127 années sont pleines, il n’y a pas de temps mort. Si la Torah parle de 127 années, c’est qu’il n’y a pas de temps mort. Ce sont des années de vie où ça inclut aussi des temps morts, parce que sinon on va dans le sens du féminin.

Et puis j’aurais une autre question, mais qui est par rapport à la philosophie, si c’est possible. Alors la réponse à la question, je ne vais pas dire que la préparation du pain n’est pas un temps mort. Éplucher les légumes n’est pas un temps mort. faire de la pâtisserie, quelquefois, en tenant beaucoup de complications parce qu’on veut créer, il n’est pas quelquefois un temps mort. Mais ce ne sont pas des temps morts parce qu’ils s’intègrent, ils s’insèrent dans une finalité. C’est la finalité qui, elle, donne la vie à tous les temps morts. Et c’est comme ça dans notre vie aussi, parce qu’il y a des temps morts que tu prépares d’autres états dans la vie, et c’est le résultat de la finalité qui compte.

Voilà, ça c’est la réponse abrégée à la question. Est-ce que je peux encore poser une question ou c’est la fin ? Mais la dernière alors, allez. Moi, j’ai encore une question sur la philosophie. Oui, oui, moi je ne suis pas philosophe. Non, mais vous en parlez, vous prenez le risque d’en parler. Oui, alors quelle est la question ? J’ai pas su écouter tout le cours, mais au début vous avez dit que les animaux n’ont pas la conscience de la mort. Oui. Et ça, je suis pas tout à fait d’accord, les animaux ont une très grande conscience de la mort, la mort parce que ils sentent leur mort à venir et souvent ils s’isolent ou ils se bloquent, ils sentent la mort à venir. Oui mais d’accord, mais la conscience de la mort n’est pas le fait que l’on a perdu ses forces et que finalement allez on renonce à tout. C’est pas celle là la conscience de la mort. La conscience de la mort c’est de vouloir la dépasser. C’est celle-là la conscience de la mort.

Bien sûr, mais c’est inné dans chaque animal. Vous cherchez à l’abattre, il vous fit. Il va se… il va fuir. Mais il ne veut pas mourir. Oui. Pourtant c’est écrit dans la Torah aussi que les animaux voient 24 heures sur 24 l’ange de la mort au-dessus des gens. Ça veut dire qu’ils voient le gilgoule de la personne, non ? Oui bon, c’est pas écrit dans la Torah. Ah, on m’a dit que c’était écrit en codé, ou alors c’est écrit dans la Gemara que les… Ah bon, alors maintenant c’est… … l’ange de la mort… Écoutez, ça c’est déjà l’enseignement oral et l’enseignement oral, il faudrait effectivement le situer dans son contexte et ne pas le prendre comme une lecture catholique.

Ça il faut l’éviter, il faut l’éviter à tout prix. Après ça devient vraiment comme on dirait. C’est un raciste qui m’a dit ça. Oui, oui, oui, bon, bon, mais on peut quelquefois, même à certains moments, souffrir d’infantilisme. Ça nous arrive. Ça nous arrive. Bon, ça nous arrive de prendre quelquefois des textes comme ça, à la lettre et de vouloir, à tout prix, les écoller. les coller comme une etiquette à des flacons. C’est bon. Il faut toujours voir le contexte dans lequel la naissance de Bilahame, elle a parlé. Elle a parlé parce qu’elle a vu l’ange de la mort. Ça, c’est écrit dans la Torah, la naissance de Bilahame. Mais là-bas, c’est écrit. Oui, c’est vrai. Il y a un certain moment où l’homme, quand il est plus bas que l’animal, l’animal est capable de le devancer.

Ok. Oui, autre chose, autre question. La question philosophique. Bon votre réaction est déjà en quelque sorte une réponse mais je vais quand même poser ma question. En fait, dans cette notion de mort que vous mettez en perspective avec le hola mazé et le hola maba, c’est-à-dire dans une perspective du hola maba. pas d’une finalité mais d’un dépassement. Il y a toujours une ambiguïté qui est attachée à homophilosophie ou à la notion de philosophie. Or en fait quand on écoute simplement un philosophe à qui on pose des questions parlées, on est en règle générale frappé par le fait que tout ce qu’il dit ne s’attache qu’à ce monde-ci. C’est-à-dire qu’on se rend compte qu’il considère ce monde-ci comme étant la finalité des choses.

Il n’y a pas de notion de dépassement. Est-ce que c’est en cela qu’on peut considérer que la philosophie représente une nouvelle monde de mort ? c’est la différence entre Hohmann et Hirat Hachem. Hohmann, c’est une philosophie, n’est-ce pas? C’est effectivement celle que développe le Nahash et qui se rapporte ce monde-ci. D’accord. Mais ce n’est pas la… Mais il attachait les Hormas la vision du transcendant, du transcendant et la véritable sagesse. Ça c’est la vision juive de la Horma. Voilà. C’est ce qui distingue la philosophie des nations de la philosophie juive. D’accord, mais donc la philosophie des nations se range plus dans une notion mortifère, en fait. Dès lors qu’elle n’est contenée qu’à ce monde-ci, elle ne se passe pas, elle ne se donne pas les moyens de se dépasser.

ou bien comme l’ont fait les philosophes grecs, ils ont ignoré le monde ici bas pour ne penser que le monde de l’au-delà et situer toute la réalité des choses uniquement dans le monde de l’au-delà et pas dans ce monde-ci. Ils n’ont pas associé les deux sphères. Allez. Merci, Rav. Bonne soirée. Chavoie-Tov. Merci beaucoup. Chavoie-Tov. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Si je peux encore vous rappeler, comme il est indiqué derrière moi, de la cabane. C’est une initiation de Edward Robrecht qui est le président des études juives à l’université de Aix-Marseille, mercredi soir. Et tu as dit que ce n’était pas en zoom, c’est ça ? Ce n’est pas en zoom, effectivement. On essaiera quand même de l’enregistrer, alors on pourra vous la mettre sur la chaîne YouTube. Hélas, tout le monde ne pourra pas assister.

Non, j’habite à Tiberiat, je ne pourrais pas assister. Merci à tous et en tout cas à la semaine prochaine.